Carmen Sandiego (Netflix)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle découverte série animée ! En me renseignant,  j’ai découvert des choses très intéressantes !

Carmen Sandiego est à l’origine un jeu d’aventure éducatif développé et édité par Brøderbund en 1985. Il s’est fait connaître sous le nom de Where in the World Is Carmen Sandiego? outre-Atlantique et À la Poursuite de Carmen Sandiego dans le Monde, en France.

Le joueur incarnait un enquêteur d’Interpol qui parcourt le globe pour arrêter Carmen Sandiego et les membres de son organisation, la V.I.L.E. (Villains International League of Evil). L’aventure prend la forme d’un jeu de piste qui mène le joueur dans trente villes et fait appel à ses connaissances en géographie.

L’univers s’est ensuite développé dans les années 90, en élargissant les connaissances dans des domaines variés. En 1995, une première version série est sortie. On garde l’esprit éducatif, dans la veine du Bus Magique, dans ce sens où chaque épisode est l’occasion d’enrichir ses connaissances.

Dans chaque épisode, une personne réelle (un jeune garçon devant son ordinateur), appelée « Player », discute avec Carmen Sandiego via une messagerie instantanée. Usant beaucoup d’effets 3D, très novateurs à l’époque, pour suggérer la téléportation, cette série est également hautement instructive, chaque voyage dans un pays ou dans un lieu précis étant l’occasion de donner quelques informations sur celui-ci avec photos réelles ou petites animations à l’appui.

Pour la nouvelle version des années 2000, les auteurs ont considérablement approfondi l’histoire de Carmen, en faisant une sorte de joli croisement entre Arsène Lupin et Kim Possible, tout en conservant le côté éducatif.

Dans cette version, la jeune voleuse est une orpheline élevée au sein même de l’organisation V.I.L.E. , une école qui forme des gens aux cambriolage et autre banditisme. Elle ne connaît rien de ses origines, pas même son vrai nom.

La jeune fille, en plus d’être une cleptomane née, se montre totalement imprévisible dans son comportement. Ce qui agace prodigieusement ses camarades autant que les « profs », qui l’ont surnommée Mouton Noir. Ignorant tout de son passé, Mouton Noir rêve de voyages et de retrouver ses origines. Quand elle comprend que sa vie est basée sur les mensonges de ses supérieurs, Elle s’évade de V.I.LE , et se crée une nouvelle identité: Carmen Sandiego.

Que dire sinon que j’ai ADORÉ cette série?  L’intrigue est palpitante et j’ai adoré comment tout s’imbrique au fur et à mesure ! L’univers est totalement  remodernisé avec de nouveaux personnages et des clins d’oeil au jeu.

Ainsi, l’un des premiers alliés de Carmen pour la quête de ses origines est un jeune geek…dont le pseudo est Player ! C’est un lycéen lambda qui semble passer sa vie sur son PC ! Carmen a aussi des camarades de son « école » avec qui elle entretient des relations plus ou moins tendues. Ainsi que deux acolytes civils Zack et Ivy, deux rouquins plein de malice, qui l’aident sur le terrain.

On fait aussi la connaissance de Chase Devineaux, un inspecteur blasé qui rêve de capturer Carmen depuis des années ! Son caractère ronchon et sa malchance m’ont beaucoup fait rire ! C’est l’adversaire préféré de Carmen, qui prend un malin plaisir à le provoquer.

Mais la plus belle surprise est sa collègue, Julia Argent, une jeune flic passionnée d’histoire. C’est le genre de personnage qui semble inoffensif. Puis, au fur et à mesure, elle prend de plus en plus de caractère ! Elle m’a fait penser à Scully dans Xfiles, parce qu’elle est toujours très calme et réfléchie. Et contrairement à Devineaux, elle éprouve une certaine admiration pour Carmen ! En plus, elle me ressemble un peu physiquement ! Ça m’a fait bizarre quand j’ai découvert le personnage !

Chaque épisode nous embarque dans un pays différent et nous raconte deux histoires en filigrane: celle de Carmen… et celle de L’organisation V.I.L.E. qui cache bien des secrets ! Mais je ne dirai rien de plus, concernant l’intrigue !

L’esthétique est absolument magnifique, colorée, graphique et la musique mystérieuse à souhait ! Il y a même un « épisode » interactif où le spectateur prend les décisions de Carmen en cliquant ! Nous avons donc deux fins !  J’ai testé et c’est confirmé: je ne suis pas bien douée en tant que voleuse agent secret ! 

Les jeux vidéos sont enfin devenu une culture à part entière au même titre que la littérature ! J’ai adoré découvrir l’univers mystérieux de Carmen  et ses aventures !

Lire sur écran ou sur papier: ce faux débat

Comme vous le savez, j’adore lire toute sorte de choses ! Si j’ai longtemps lu sur papier, j’ai peu à peu intégré le support numérique dans mes habitudes !

Oui, je l’avoue, j’ai fait partie des rats de bibliothèques qui mettent les livres sur un piédestal ! Quelle erreur ! L’important c’est l’histoire et non le support ! J’ai donc ouvert mes horizons.

Ça a commencé avec les fanfictions. Quel régal de voir l’immagination des fans s’enflammer pour leurs persos préférés ! Et puis, j’ai voulu me cultiver davantage sur les Bd et les mangas en ligne : et j’ai découvert les webtoons !

Les webtoons sont des mangas/BDs à lire en ligne… totalement gratuitement ! Rien que ça, je trouve que c’est génial ! Et il y en a pour tout les goûts ! De la romance au thriller, fantastique ou horreur. Voici trois webtoons que je suis actuellement:

Le premier que j’ai découvert c’est Tradition Olympus de Rachel Smythe. C’est une magnifique remodernisation des Dieux de l’Olympe ! Les graphismes sont élégants, colorés, et les persos incroyablement expressifs ! Franchement, j’adore !

Dans un registre plus cartoon, Plutôt mourir que partager de Lila, raconte la vie de Minouche, une jeune femme chamboulée par des êtres bizarroïdes venus du futur… À la fois fun, triste et grinçant, plus que 4 épisodes et je découvre la fin ! Les dialogues sont juste excellents ! 

Et enfin, « Porte-Bonheur » de Tacmela, raconte comment Clément, un jeune lycéen, fait face à sa Dépression…au sens litéral du terme ! Une histoire assez mélancolique, mais quiconque est passé par se stade s’y retrouvera. J’aime bien l’idée de discuter avec sa part d’ombre. L’histoire est en cours depuis peu et j’espère vraiment qu’elle aboutira !

Les dessins sont aussi une jolie façon de raconter une histoire ! En plus, je trouve que c’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs/illustrateurs, autrement que dans une librairie ! 

Je pense que support numérique n’a non seulement pas tué la lecture mais l’a rendue plus vaste, ludique et surtout amusante.

Pour moi le débat Papier/écran, c’est aussi stérile que nos ancêtres qui pensaient que le cinéma allait tuer la culture et les livres.  (coucou Guillaume Durand  ! )

Après tout, j’ai découvert Orgeuil & Préjugés grâce à la série de la BBC et Le journal de Bridget Jones. Récemment, c’est Anne et la maison aux pignons verts qui a été redécouvert grâce à Netflix !

On a le droit aussi de ne pas aimer les classiques ! Voire de ne pas aimer lire tout court ! La lecture doit être avant tout un plaisir. 

Alors, lisez/visionnez ce que vous voulez. Découvrez de nouvelles histoires, que ce soit pour vous cultiver, vous détendre, vous amuser  ou vous inspirer ! 

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

« La prophétie des Andes » de James Redfield

Et c’est reparti pour une nouvelle chronique littéraire ! Depuis quelques mois, mes envies de lectures se font plus espacée. Et en ce moment, j’essaie de combiner la juste mesure entre les lectures légères et les plus sérieuses.  Ça faisait des années que j’entendais parler des livres de James Redfield mais ça me paraissait trop farfelu et mystique pour m’y intéresser vraiment. Et puis finalement, la curiosité a été la plus forte !

Résumé:

À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment ! Et c’était indéniablement le cas ici !

De prime abord, ça ressemble à un roman d’aventure ésotérique « classique ». Un jeune homme passionné d’histoire et de psychologie, découvre l’existence d’un manuscrit qui annonce une grande Prophétie sur l’Évolution humaine. Mais ce papier risque de disloquer la société actuelle, notamment au niveau spirituel.

Commence alors une espèce de course-poursuite avec le gouvernement du Pérou, bien décidé à récupérer le manuscrit et le détruire ! En parallèle, notre héro va vivre un « éveil spirituel » qui va l’aider à mieux comprendre sa vie et ses choix.

J’ai beaucoup aimé le message de ce roman, qui m’a paru…étrangement visionnaire, en fait ! En effet, le thème principal de l’histoire, c’est l’éveil des consciences ! Et plus particulièrement, la lutte entre la conscience collective et individuelle ! C’est une des manies les plus flagrante chez l’humain: il veut tout classer, cloisonner, étiqueter. Et quand deux éléments semblent trop opposé, ça se clash !

Religion contre sciences, Athéisme contre spiritualité, féminin contre masculin, enfant contre adulte, ect… Tout est mis dans un shaker pour nous proposer une vision plus globale de notre monde et de l’humanité. Ce message fort m’a beaucoup parlé !

Hélas ! Autant les passages psycho-ésotériques sont passionnants, autant la trame « romancière » du bouquin est fade au possible ! Les descriptions sont plates, parfois déroutantes, voire carrément d’une niaiserie insupportable ! L’écriture change radicalement quand on passe de l’un à l’autre, ce qui m’a fait lever les yeux aux ciel plus d’une fois ! Surtout dans les descriptions de l’Amour ! Genre: « Soudain, il la trouva magnifique ». Genre, ça lui prend comme une envie de pisser quoi ! 

Alors que l’histoire a de très bons arguments: des décors exotiques, des personnages attachants dans leur cheminement, une belle réflexion sur notre avenir… Je ne peux pas lui enlever cette qualité: il fait réfléchir ! Mais je n’ai pas pu m’empêchée d’être frustrée arrivée à la dernière page ! D’autant que c’est un premier tome !

Un livre unique en son genre, qu’à mon avis, soit on aime, soit on déteste !

 

Une immense sensation de calme

 En ce moment, je lis moins qu’à l’accoutumée. De dévoreuse de livres, je passe à « savoureuse » ! Je suis devenue plus exigeante dans mes choix de livres. De plus, j’ai des envies d’évasion, de nature, de rudesse. Et je suis tombée sur ce livre !

Résumé:

Au cœur d’une étendue enneigée, une jeune fille rencontre Igor, un être aussi étrange que magnétique. Presque sans échanger un mot, elle va le suivre à travers une nature souveraine et hostile, portée par ce que la jeunesse a d’insolence. Mais plus elle semble proche d’Igor, plus le mystère qui l’entoure s’épaissit. Jusqu’à ce qu’une tempête les précipite tous deux dans la tourmente, révélant les légendes et les souvenirs de ceux qu’illumine le côtoiement permanent de la mort et de l’amour.

Mon avis:

Quel voyage !  Cette chronique est difficile à écrire tant ce livre est singulier ! La nature sibérienne illumine le récit; c’est un pays âpre, glacial où les habitants parlent peu. L’héroïne de l’histoire (dont on ne connaît pas le nom), tombe en fascination devant Igor, un homme aussi sauvage que fascinant. Leur histoire d’amour est à l’image de leur pays:  rude, sans mots inutiles, tout dans l’instant, l’envie. L’autrice nous relie à notre propre animalité, à une vie simple, sans interrogations stériles.

Ce sont aussi deux histoire d’amour qui se croisent. Deux amours interdits, où les non-dit de famille affluent à la surface sans jamais dire tous leur secrets. Igor est un être pur et incompris, qui ne sent bien qu’en pleine nature. Sa présence en impose, et même la naratrice fait profil bas. Très intriguante aussi, la vieille Grishka, une « guérisseuse », trop belle en son temps de jeunesse. Un personnage fort et mélancolique, qui porte ses blessures avec dignité. Puis, progressivement, on bascule dans un monde quasi-mystique ! J’avais presque l’impression de lire du Jean Giono à la sauce scandinave !

L’écriture est magnifique dans sa fausse simplicité. Les mots sont choisis avec soin, nous emportant dans une tempête tant météorologique que sentimentale. Au début, l’ambiance est sèche, comme une sorte de désert froid. J’ai frissonné au milieu de cette terre hostile qui ne laisse aucun répit ! Et puis, plus l’histoire avance, et plus je me suis enfoncée dans une fascination qui ne m’a plus quittée jusqu’au dernier mot ! 

Un petit bijou de lecture hivernale, à savourer au coin du feu !

« L’Ascension » de Ludovic Bernard

Hello à tous ! Aujourd’hui, je devais regarder un film romantique pour mon challenge de films… mais rien ne me convenais vraiment. Et puis finalement, j’ai opté pour un film adapté d‘une histoire vraie !

Résumé:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Mon avis:

Une histoire digne d’un conte de Noël ! Ça fait tellement de bien de voir des parcours inspirants comme ça ! On dira ce que l’on veut, mais pour moi, ce film devrait faire partie des classiques à voir !

Samy Diakhaté est un jeune d’origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s’en sortir. Depuis le collège, il est amoureux de Nadia, employée du supermarché du quartier, d’origine maghrébine. Samy est un jeune homme gentil, d’une timidité adorable avec Nadia. Mais celle-ci reste sur la défensive, ce qui m’a d’abord un peu agacée, même si je comprends son point de vue.

Et voilà que sur une boutade, Samy fait un pari insensé: gravir l’Everest, le Toit du Monde ! Lui qui peine rien qu’à trouvé un boulot ! Sans avoir ni expérience de l’alpinisme ni même entraînement physique, il se jette dans l’aventure avec la ferme intention de prouver à sa belle qu’il n’est pas un tocard ! Le choc de la réalité du défi est rude. Mais il en faut plus pour le décourager.

Ce film est à la fois une leçon de courage et une jolie histoire d’amour. 

Pour Samy, son apprentissage est très dur mais aussi très intéressant. Il apprend l’endurance physique, l’importance de chaque souffle, l’instant présent perpétuel, indispensable à la survie. L’économie des mots, le poids du matériel. Le froid, la soif, le manque d’oxygène … Il découvre aussi une autre forme de solidarité, et les habitants du Népal, capables de porter des poids inimaginables !

Enfin, au milieu de tout ça, il s’accroche à son amour pour Nadia, qui lui donne la force d’avancer jusqu’au bout.

En parallèle, Nadia, en suivant les aventures de Samy, évolue, elle aussi. Elle doit affronter la colère de la mère de ce dernier, terrifiée de savoir son fils dans une épopée aussi dangereuse. Elle découvre aussi la solidarité de tout le quartier, ainsi que la radio locale !

 J’ai pu découvrir une autre facette d’Ahmed Sylla, dont je connais quelques sketchs. Ici, il nous offre ici une prestation touchante, sans être larmoyante. Son jeu sobre m’a beaucoup plu ! Un talent à suivre donc ! Quant à Nadia, elle prend les traits d’Alice Belaïdi, que je ne connaissais pas du tout, par contre ! Et là aussi, pas de trémolo, un jeu tout en douceur. J’ai bien aimé ce couple, bien qu’on le voie peu à l’écran ! Les paysages sont magnifiques, et la musique, parfaite. 

Un film inspirant, drôle et positif, qui change des romances guimauve et des films à Père Noël ! J’ai beaucoup aimé !

The Universe

Hello à Tous ! Aujourd’hui, on change de registre ! Après les gentils films de Noel, place…à l’espace ! J’ai toujours été fascinée par les découvertes scientifique, même si je ne comprends pas toujours ce qu’il se passe ! Alors quand, j’ai vu que Netflix diffusait The Universe, j’ai foncé !

The Universe (ou Les Mystères de l’Univers en VF) est une série documentaire scientifique américaine centrée sur les domaines de la cosmologie, de l’astronomie et de l’astrophysique. 

De phénomènes quantiques aux « éxoplanètes », des trous noirs aux OVNI, des « trous de vers » au Big Bang originel, cette série explore les thèmes les plus vastes qui soient avec l’aide d’ingénieurs, d’astro-physiciens, avocats, écrivains de science-fiction. Chaque « épisode » explore un thème complètement différent et c’est juste passionnant ! 

Nous sommes des atomes de grains de sable au milieu de cette immensité et j’aime cette sensation vertigineuse. Pourrons-nous un jour voyager dans l’espace et le temps ? Existe-t-il une autre Terre? Quelle genre de vie les extra-terrestre mènent? Comment se forme une étoile? Autant de sujets fascinants qui m’ont transportée !

Je suis restée aussi émerveillée qu’une gosse devant toutes ces théories passionnantes ! À l’heure actuelle, ça m’a fait un bien fou de retrouver des scientifiques enthousiastes, curieux, et passionnés. Ça change de ce qu’on entend dans les médias en ce moment !

Une série de documentaires géniale ! J’en suis à la deuxième saison déjà et je kiffe !

« Respire ! » de Maud Ankaoua

Hello à tous ! En attendant mon défi de noël, (hâte de vous en parler !), je continue, tant bien que mal mes lectures.  Et, aujourd’hui , je vais vous parler d’un livre gracieusement offert par ma maman !

Résumé:

Malo, 30 ans, virtuose de la stratégie, est appelé à Bangkok pour redresser une entreprise en dificulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit ! Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de 30 jours de la vie du jeune homme, elle le met au défi . Sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences susceptibles de modifier le cours de son destin ?

Mon avis:

Il y a deux grande tendance littéraire depuis quelques années; Le roman « feel-good » et les manuels de développement personnel. Maud Ankaoua décide de mélanger les deux et nous donne une histoire… qui sent le réchauffé à plein nez !

Malo, 30 ans, est un petit génie de la finance à qui tout réussit, du moins, professionnellement. Séduisant et charismatique, il n’a pas son pareil pour rebooster les PDG en manque d’objectif. Mais son arrivée dans une entreprise de Thaïlande est plus corsée que prévue.

En effet, le patron, dépressif et alcoolique, en vient à maltraiter psychologiquement ses employés, rendant la vie au bureau intenable. Les semaines, puis les mois passent …

Le jeune cadre, s’il était confiant au début, est vite dépassé par l’ambiance stressante et oppressante de l’entreprise. Jusqu’au jour où il surprend une conversation qui le choque profondément.

Sa vie va être bouleversée de façon inattendue… par un petit bout de femme en apparence toute frêle, mais qui lui ouvrira de nouvelles perspectives de vie.

Des thèmes intemporels sont abordés, comme l’ambition dévorante, la famille, l’alcoolisme,  ou les regrets, pour ne citer qu’eux. Les personnages sont sympathiques… mais bien trop fades ! J’avais l’impression de voir une de ces tragi-comédies bien larmoyantes sur TF1 !

C’est d’autant plus frustrant que j’ai deviné le « twist » final à des kilomètres !

Dommage, car l’écriture est pétillante et donne des conseils de vie judicieux. Malheureusement, le côté « feel-good » du livre est poussé à un point tel, qu’il en efface le relief de certains personnages. Je pense notamment au père de Malo ! J’aurai aimé une confrontation père/fils plus… mordante, je sais pas !

J’ai en revanche adoré la « femme de ménage », qui noue une vraie complicité avec Malo. Leur relation m’a au final bien plus touchée que la vie amoureuse de ce dernier, complètement tarabiscotée ! En fait, Malo a un vrai problème de communication ! Un comble, vu son métier !

Même le cadre exotique du roman est peu mis en avant : alors qu’on est en Thaïlande, quand même ! Même si  la culture locale n’est pas le sujet principal, je m’attendais à un peu plus d’exotisme !

Un livre, pas déplaisant, mais pas innovant non plus ! Dans la même veine, j’ai préféré  Laurent Gournelle !

Voyage vers la Lune

Hello à tous ! En attendant mon prochain défi pour Les fêtes, j’ai voulu voir un petif film d’animation Netflix qui m’avait l’air plutôt original: Voyage vers la Lune, réalisé par Glen Keane et John Kahrs. On leur doit notamment l’excellent Raiponce de Disney et (pour John Kahr) l’émouvant court-métrage Paperman.

Résumé:

Aussi brillante que passionnée de science, une jeune fille déterminée construit une fusée pour se rendre sur la lune et prouver l’existence d’une légendaire déesse lunaire ! C’est alors qu’elle se retrouve embarquée dans une quête inattendue et qu’elle découvre un univers féerique peuplé de créatures fantastiques.

Mon avis:

Frustrant ! Ce film est frustrant ! Cette animation avait tout pour me plaire !

Fei Fei a perdu sa maman et ne supporte pas que son père ait trouvé une nouvelle compagne. Encore moins l’arrivée d’un « petit frère » turbulent et bien trop joyeux. Loin d’être heureuse pour son papa, Fei-Fei éprouve beaucoup de chagrin. Elle a l’impression d’être trahie. Aussi, elle décide de saisir le prétexte d’une légende locale pour empêcher son père de se remarier. Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Ce film a indéniablement de nombreux atouts: Un univers coloré et poétique, des thèmes modernes comme la famille recomposée, le deuil et les souvenirs. C’est aussi la découverte d’une jolie légende chinoise, celle de Chang’E, la déesse de la Lune.

J’ai beaucoup aimé cette légende où une superbe princesse exilée sur la Lune, se languit de son amour perdu. Chang’E est un personnage, plus lunatique que lunaire, qui m’a fait penser à la Reine des Neiges ( la vraie, pas celle de Disney ). Un coeur tellement rongé de solitude et de chagrin, qu’il se coupe du monde et de ses proches.

Le face-à-face entre Chang’E et Fei-Fei est, en cela, très intéressant. Il y a d’abord la Joie de découvrir que la légende est vraie. Mais surtout la mise en miroir de sa propre Solitude, forgée dans le Chagrin…mais aussi la peur de l’oubli.

Fei-Fei doit non seulement affronter le deuil de sa mère mais aussi accepter l’arrivée d’une nouvelle famille qui ne demande qu’à la connaître. Pour ça, j’ai trouvé l’histoire intelligente et d’une belle modernité. 

Bref, l’histoire a, comme je l’ai dit, de bons filons à exploiter.

Mais problème: Ça chante quasiment tout le temps, plus que dans un Disney ! Et ça finit par gonfler à force !

Certains personnages auraient pu être mieux développés comme le père de Fei-Fei. Leur relation est très peu montrée au final, ce qui est dommage ! De même pour la (future) belle-mère, qui me semblait bien sympathique. Mais il y a tout de même le petit frère, plein d’énergie et une adorable lapine ! 

Bref, les chansons sont non seulement trop présentes… mais manquent cruellement d’émotion ! J’imaginais une Lune moins…disco dans son ambiance, un monde à la Princesse Kaguya, onirique et subtil avec des sons plus… asiatiques surtout !

Le contraste entre la musique pop et l’histoire aurait pu être fun… mais ça m’a vite gonflée, en fait ! J’ai trouvé que ça gâchait une belle histoire. 

Une petite déception, donc, car cette animation avait de bonnes bases et un très bel univers graphique !

« Les 9 vies d’Edward » de Chrystine Brouillet

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite relecture cocooning d’un livre…que je n’ai pourtant jamais chroniqué ! Je répare cette erreur !

Résumé:

Delphine aime les hommes, la photographie et son chat Edward. Celui-ci le lui rend bien. Doutant des choix amoureux de sa maîtresse, il décide de lui trouver un mari. Il connaît déjà l’amant qu’il destine à Delphine ; un homme très bon qui l’a soigné lors d’une traversée vers la Nouvelle-France en 1670… Edward espère qu’il s’est, comme lui, réincarné et qu’il habite aujourd’hui à Paris. La tâche est ardue. Heureusement, Catherine, sorcière sous Henri IV, lui a transmis un don : la télépathie… Edward arrive à sa dernière vie et veut partir en voyant Delphine Heureuse ! Mais ce nouveau venu Américain ne lui dit rien qui vaille…

Mon avis:

J’avais découvert ce joli livre sur France Loisirs ! Et quelle lecture fraîche et originale !

Edward est un abyssin qui arrive à sa dixième et dernière vie.

Né en Égypte sous le culte de la déesse Bastet, il a traversé les époques: Antiquité, Croisades des Templiers, Nouvelle-France, il a été vénéré dans sa première vie, maudit au Moyen-âge. Bref les Humains sont pour lui des créatures vraiment étranges.

Surtout depuis qu’il est télépathe. Il peut en effet lire les pensées des humains qui le touchent. Et ce n’est pas toujours un cadeau ! Entre les ennuyeux, les égoïstes, les méchants et les hypocrites, il y a de quoi ne plus vouloir de maître.

Mais Edward a connu quelques bons humains : Sébastien, qui l’a soigné sur un bateau; Mr Leblanc, cuisinier en mal de reconnaissance des années 1800…

Mais trois femmes ont une place spéciale dans ses vies : Catherine, la sorcière, Rachel, une jeune chapelière juive et Delphine, une photographe des années 90.

L’histoire se situe à Paris, en 1996. Delphine Perdrix est une talentueuse photographe, mais manque de discernement dans ses choix amoureux.

J’ai beaucoup aimé cette femme artiste et fleur bleue, naïve jusqu’au ridicule parfois, mais la passion pour son travail, sa répartie et ses amitiés solides la rendent assez touchante. Son lien avec Edward est particulièrement tendre et complice. On dirait presque un vieux couple ! Mais Delphine a une drôle de manie: elle suit ses modèles avant de les photographier…

C’est là que la tournure de l’histoire devient beaucoup moins légère et surprenante ! 

Une tournure « roman policier », qui donne des griffes à une intrigue qui aurait viré à la Sheba ! Edward sent que sa maîtresse est en danger. Les deux amies de Delphine sont aussi sur leur gardes.

L’histoire gagne en intensité et ce, d’autant plus, que nous la vivons à travers les yeux du chat ! L’autrice a remarquablement su me mettre dans la tête d’Edward, ses réflexions, ses sensations. L’odorat est très présent et pas seulement pour la nourriture : chaque émotion a une odeur, chaque personne a sa « marque ».

Enfin, il y a le point faible d’Edward: la barrière de la langue. Que faire quand votre maitresse est en danger ? Comment alerter les autres Humains sans se prendre un coup de balai ?

J’ai adoré le mélange des genres, à la fois familier et étrange. L’écriture est fluide et plutôt agréable. Toutefois l’alternance temporelle des souvenirs d’Edward plombe un peu le récit par moment. C’est le seul défaut du livre !

Mais l’histoire est prenante, avec plein de références historiques et artistique. Et plus que la romance, c’est au final l’Amitié Féminine qui tire son épingle du jeu ! Rien que pour ça, je recommande !

Une lecture originale, donc, pour les amoureux des chats, des romances mais aussi de policier !