La plus belle histoire du monde

Aujourd’hui un chronique d’un livre qui n’était pas prévu dans ma PAL mais qui s’est avéré passionnant !

Résumé:

« Comment l’univers at-il commencé? Comment la terre at-il évolué? Comment la vie at-elle commencé? Que réserve l’avenir? Trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – réfléchir à ces questions et offrent des réponses éclairantes. »

Mon avis:

Découvert un peu par hasard, c’est avec surprise et fascination que j’ai découvert ce livre. Du Big Bang aux premiers hommes, des étoiles à la religion de la Genèse à Darwin… Un pont rare entre science et spiritualité qui est structuré comme une pièce en trois actes.

Ça nous remet à notre place de petite « poussière d’Étoile » tout en évitant tout jargon scientifique ou sectaire. Car la science et la religion ont un point commun: l’Émerveillement face au monde. Et ce livre m’a fait voyager dans l’espace, de cellule en cellule, du plus grand au plus petit.

Dans ce relativement bref mais puissant livre, trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – discutent de certaines des questions fondamentales qui ont obsédé l’humanité à travers les âges. Jusqu’à présent, la plupart de ces questions ont été abordées par la religion et la philosophie. Mais la science a atteint un point où, elle aussi, peut exprimer une opinion.

Un livre rare et insolite, qui change de mes lectures habituelles  !

La Tempête (Shakespeare)

Je continue ma découverte des classiques de Shakespeare avec sa dernière pièce: La Tempête

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Contrairement à d’autres pièces, la Tempête n’est pas une tragédie, ce qui m’a beaucoup surprise ! 

J’ai voulu découvrir ce livre suite à l’adaptaton théâtrale de Jeremy Herrin en 2013, avec Colin Morgan (Merlin) dans le rôle d’Ariel ! Déjà dans la série, je trouvais qu’il avait un physique de lutin mais là c’est encore plus flagrant avec son costume…assez spectaculaire je dois dire ! 

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Ariel est d’ailleurs un personnage plutôt attachant, à la fois naïf et maladroit, rien à voir avec la sirène du même nom ! La version de Colin est très dynamique et physique puisqu’il n’hésite pas à grimper un peu partout sur la scène ! 

Mais revenons à l’histoire:

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise.

Gonzalo, un conseiller du roi de Naples, leur est secrètement venu en aide en approvisionnant leur bateau en nourriture, en eau et en vêtements, ainsi qu’avec les plus précieux des ouvrages de la bibliothèque de l’érudit Prospéro.

Sur l’île, Prospéro a libéré Ariel, un esprit emprisonné dans un arbre par la défunte sorcière Sycorax, et s’est ainsi acquis ses services. La situation n’enchante guère Ariel, à qui Prospéro promet régulièrement de rendre sa liberté. Le fils de Sycorax, une créature monstrueuse du nom de Caliban, vit également sur l’île.  

Lorsque celui-ci tente de violer Miranda, Prospéro le soumet et fait de lui son esclave. Caliban hait Prospéro et Miranda, qui n’ont que mépris et dégoût pour lui.

Mais ces épreuves aboutiront non pas à un drame familial mais bien une réconciliation, chaque personnage suivant son propre propre cheminement. 

Un classique étonnant et au final, assez méconnu de Shakespeare !

 

 

Playlist du jour: Envie de partir…

J’ai emprunté l’idée de cette playlist suite à une interview de Jared Padalecki et Jensen Ackles ! voici donc ma playlist à écouter à fond en voiture !

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  • Kid Rock : « Cowboy »: un mélange rock/rap/country drôlement efficace !

  • Kaolin : « Partons vite », une petite mignonnerie musicale

  • Elliott Smith : « Southern Belle »: une jolie balade découverte par hasard !

  • Black Strombe : « I’m a Man » ( bon, là j’ai pensé à Jensen j’avoue ^_^)

  • Rusted Root avec « Send Me On My Way », découvert dans…« L’Âge de Glace », si, si !!

  • Gérald De Palmas avec « Sur La Route »: Grand classique de la chanson française!

  • Et enfin, Wild Cherry : Play That Funky Music, découvert cette fois-ci par le film « Évolution » avec David Duchovny ! 

Et vous, quelles musiques vous donne envie de vacances? 

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Tea Book Tag #2

 Juste un deuxième Tea Book Tag, que j’ai emprunté à la Booktubeuse Margaud Liseuse ^_^

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1) English breakfast – Un livre que tout le monde t’as recommandé et que tu as donc fini par lire.41x364OgNWL._SX317_BO1,204,203,200_

Le silence de Mélodie, de Sharon M. Draper que j’ai adoré ! Un beau message de tolérance et un thème qui me touche beaucoup: l’intégration d’élèves handicapés dans une classe « normale » ! À lire assurément !

2) Earl Grey – Un livre sombre qui t’as laissé une forte impression même après l’avoir terminé.

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Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier. J’ai été retournée par ce bouquin. Sans doute l’un des plus sombre qu’il m’ait été donner de lire sur le mal-être adolescent. 

3) Rooibos – Un livre qui t’as fait découvrir un autre pays.

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Wild, de Cheryl Strayed a été un dépaysement total ! En livre comme en film !

4) Chaï – Un livre de ta PAL, que tu es sûre d’aimer avant même de l’avoir lu.

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« Mademoiselle Scaramouche » de Jean-Michel Payet, qui m’a l’air bien sympa ! Et cette chevelure de Mérida version mousquetaire, Waouh !

5) Darjeeling – Une pépite que tu aimes tellement que tu la recommandes à tout le monde.21848023

Il était une rivière de Bonnie Jo Campbell. Un livre magnifique qui mérite d’être plus connu !

6) Oolong – Le genre livresque que tu considères comme ton péché mignon.

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J’aime bien les contes, réécrits ou non. Je choisis donc pour l’occasion Animale de Victor Dixen. Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un reprend l’histoire de Boucle d’Or !

7) Ginseng – Un livre qui t’as fait sortir d’une panne livresque.

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À Mélie, sans mélo de Barbara Constantine. Une lecture fraîche et mignonne, idéale pour l’été ! 

8) Camomille – Un livre qui t’as endormie et que tu n’as pas pu finir.
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« Les âmes vagabondes » de Stephanie Meyer, que je n’ai même pas pris la peine de chroniquer. Je ne suis donc pas prête de lire Twilight !

9) L’assam – Un livre qui t’as chamboulé mais que tu n’as pas pu reposer avant de l’avoir fini.

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Le Choeur des femmes de Martin Winckler. Un livre enrichissant et glaçant sur le manque de communication entre gynéco et patientes. Je ne peux pas dire que j’ai aimé, mais c’est un livre qui pose beaucoup de questions en tout cas !

10) Thé vert Matcha – Le livre que tu considères comme le joyau de ta bibliothèque.

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Mon livre de contes roumains que je prends plaisir à relire de temps en temps !

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Je ne tague personne en particulier ! Si l’envie vous prend, lâchez-vous !

Terre des hommes

Si Antoine de Saint-Exupery est particulièrement connu pour son « Petit Prince », son ouvrage « Terre des hommes », donne toute la mesure de la personalité et de l’humilité de l’écrivain-aviateur.

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Terre des hommes relate les exploits des pilotes de l’Aéropostale, et de quelques autres épisodes de sa vie d’aviateur entre 1926 et 1935. Saint-Exupéry raconte ses débuts à la société Latécoère basée à Toulouse où il a rejoint la famille des pilotes parmi lesquels Jean Mermoz et Henri Guillaumet. Aux commandes de son avion, il admire et médite notre planète vue du ciel. Il assure le courrier entre Toulouse et Dakar et sert de lien entre les hommes.

J’ai été très touchée par l’émerveillement enfantin d’Antoine pour son métier, mais aussi par ses propos d’une grande sagesse et d’humanité. En cotoyant le ciel et ses dangers, en découvrant l’immensité de la terre vue d’en haut, il gagne en humilité, mais aussi en courage. Il manque de mourir à plusieurs reprises. Mais ce n’est pas de mourir qu’il a peur: la mort fait partie de son métier. Sa vraie peur est de laisser les siens: sa famille et ses compagnons de vol.

Son crash en plein désert du Sahara, m’a particulièrement marquée: entre la faim, la soif, la chaleur, les mirages…mais aussi l’aide innatendue de Bedouins, la valeur inestimable de l’eau, et les souvenirs de sa famille qui lui donne le courage de continuer, malgré tout. Respect !

Il y a aussi ses camarades, Jean Mermoz et Henri Guillaumet, qu’il tient en haute estime. Leur respect mutuel, leur façon de s’épauler, s’encourager sans passer par les mots, tout cela m’a remplie d’admiration.

Un livre qui me donne vraiment envie de découvrir l’histoire de cet homme hors du commun !

La couleur pourpre (Alice Walker)

Aujourd’hui, petite chronique pour un grand roman qui, bien avant La couleur des sentiments et les Suprêmes, a dénoncé la condition féminine et raciale sous forme épistolaire. Ce livre a également été adapté au cinéma par Steven Spielberg, en 1985.

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Résumé:

« Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n’ont cessé de s’écrire. Mais aucune missive, jamais, n’est parvenue ni à l’une ni à l’autre.
C’est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d’un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d’Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout… Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle? »

Mon avis:

Une belle claque dans la figure ! Celie est une jeune femme noire des années 1930, pauvre et sans éducation, vivant en Géorgie. Elle est enlevée à l’âge de 14 ans par un homme qu’elle appelle Pa et qui la mettra enceinte deux fois. Ses enfants disparaissent tous les deux. Celie pense qu’ils ont certainement été tués par leur père, jusqu’au jour où elle rencontre, en ville, une petite fille qui lui ressemble fortement.

Celie est mariée contre sa volonté à monsieur Johnson. Ce dernier avait d’abord demandé au père de Celie la permission d’épouser sa jeune sœur, Nettie. Peu de temps après avoir emménagé dans sa nouvelle demeure, Nettie la rejoint, essayant ainsi d’échapper, elle aussi, aux mauvaises conditions de vie domestique. Après une tentative de séduction de monsieur Johnson envers Nettie, il la chasse, et sur les conseils de Celie, Nettie se rend chez le pasteur local et promet d’écrire à Celie. Mais le temps passe et Celie ne reçoit aucun courrier : elle en conclut que Nettie est morte.

Pour tenir le coup, Celie écrit son journal sous forme de lettres qu’elle adresse à Dieu. Elle fera la connaissance d’une chanteuse du nom de Shug Avery. Bien que maîtresse de son mari, c’est avec elle que la jeune femme va éprouver ses premiers émois amoureux et s’éveillera enfin à la sexualité, jusqu’ici subie. 

Un de ses fils, Harpo, tombe amoureux de Sofia, une femme rondelette et au physique aussi imposant que sa personnalité. Et bien qu’Harpo et son père tentent de la soumettre à leur autorité, Sofia ne se laisse pas faire. Celie encourage d’abord ce comportement d’intimidation envers Sofia; en tant qu’inférieure à un homme, c’est la seule manière de vivre qu’elle ait jamais connue, mais lorsqu’elle est confrontée à Sofia, elle réalise son erreur.

Celie est à la fois fascinée et intimidée par l’esprit fort de la jeune femme, ainsi que par les défis lancés à l’égard de l’autorité de son mari. Un étrange trio amoureux est mis en place, fait d’admiration pour l’une et de frustration pour l’autre, qui, pour la première fois de sa vie, est remis à sa place par « le sexe faible ».

De son côté, Nettie part en Afrique,avec un couple de missionnaires, Samuel et Corrine, ainsi que leurs enfants adoptés, Olivia et Adam. Elle apprendra qu’ils sont étroitement liés à Celie…

Entre règlements de comptes, amours interdites, lutte pour l’indépendance et racisme teinté de sexisme, La couleur pourpre offre deux beaux portraits de femmes, fortes et tenaces. L’écriture est âpre, dure et m’a fait frissonner. J’en suis ressortie avec un sentiment d’accablement: il y a encore tellement à faire !

Une histoire poignante et féministe à découvrir !

Wormworld tome 2: Le refuge de l’espoir

C’est avec grand plaisir que je continue la très belle série BD de Daniel Lieske : Wormworld 

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Résumé:

« Guidé par Raya, Jonas découvre les beautés et les dangers du Monde du Grand Ver, le « Wormworld », dans lequel il a basculé en explorant le grenier de sa grand-mère. Un monde féerique, sur lequel pèse une lourde menace, celle de la vengeance du dieu Unurtha, emprisonné depuis des temps immémoriaux, et dont la libération approche. Un seul et unique guerrier, venu d’un autre monde, pourra contrer son pouvoir de destruction et de mort… un guerrier que le grand prêtre du Wormworld est certain de reconnaître en Jonas. Incrédule et un peu effrayé, Jonas n’est pas au bout de ses surprises. Car s’il semble en effet immortel selon les critères du Wormworld, le dieu qu’il va devoir affronter détient un terrible pouvoir, capable de réveiller chez Jonas de traumatisantes réminiscences… le feu. » 

Mon avis:

Une belle continuité dans l’histoire, qui explore les traumatismes de l’enfance (dans le cas de Jonas, la pyrophobie: la peur du feu.) Or pour sortir du monde magique de Wormworld et libérer ses habitants de leur malédiction, il devra affronter le symbole même de sa peur: le Dieu du Feu. 

J’ai beaucoup aimé Raya, la jeune fille qui accompagne Jonas dans sa quête. Belle, courageuse, elle parle à Jonas comme à un adulte, tout en le rassurant et écoutant sa détresse. Il pourra lui confier ce qui le ronge depuis son arrivée: sa peur irraisonnée du feu, mais aussi son amertûme par raport à sa relation tendue avec son père.

Et puis au fur et à mesure, il prend conscience que s’il veut changer les choses, il devra prendre son Destin en main. Le fait qu’il soit d’un autre monde le rend imperméable à la fatigue, la faim et la douleur. 

Visuellement, c’est toujours aussi flambloyant et coloré, avec un mélange de cultures assez original; hindou (le sage du vilage), inca et maya. J’ai beaucoup pensé au monde de Narnia aussi à cause du tableau qui fait ofice de porte entre deux mondes !

Une très belle BD jeunesse, pour les fans de magie, de cultures disparues et de monde paralèles !