soirée théâtre (2) : Paprika (Pierre Palmade)

Je continue ma découverte théâtrale avec une comédie de boulevard des plus sympathiques: Paprika, mise en scène par Pierre Palmade ! Merci le replay !

« Eva est une mangeuse d’hommes qui présente tous les soirs une revue de striptease dans un cabaret parisien. Boisson, rire et batifolages composent son quotidien. Un matin, un beau jeune homme sonne à sa porte affirmant être son fils. La jeune femme, d’ordinaire si légère, dessoûle très vite. Son passé, plutôt trouble, la rattrape. Improvisant une échappatoire, elle se rebaptise Paprika, femme de ménage d’Eva, et observe à loisir cet inconnu, le temps d’y voir plus clair. Son entourage, lui, nage en pleine confusion. Combien de temps Luc va-t-il être dupe ?… »

 

Mon avis:

C’est le duo qui m’a intriguée: la calliente Victoria Abril (de la série Clem) en tête-à tête avec Jean-Baptiste Maunier, qui a bien grandi depuis Les Choristes !

Paprika est une comédie pleine de peps qui raconte les « retrouvailles » mouvementées d’une mère fantasque et son fils de 28 ans.

Eva est une femme mûre qui présente un spectacle de cabaret. D’un caractère olé olé, elle mène une vie dissolue avec sa copine Clémentine, et ses aventures d’un soir. Le lendemain d’une soirée particulièrement arrosée, un beau jeune homme se présente à sa porte : Luc Sommelier, qui est en fait son fils. Sous le choc, Eva se fait passer pour la femme de ménage et s’invente un nom, Paprika.

Victoria Abril est juste épatante dans ce rôle sur-mesure ! Eva aime la vie, la fête et les hommes. Mais l’arrivée de son fils la chamboule bien plus qu’elle ne veut le reconnaître. En ce faisant passer pour la bonne, elle l’observe de loin pour faire sa connaissance. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu !

 Entre l’amant pompier qui s’incruste, le concierge amoureux qui invente une vie d’institutrice à Eva, ou encore Clémentine, la fétarde un peu cruche mais qui a bon coeur, cette pièce a des personnages auxquels on s’attache tout de suite ! 

Jean-Baptiste Maunier incarne Luc, un étudiant au chômage, qui a grandi avec des parents aimants mais qui a tenu à retrouver sa mère, juste pour la rencontrer. Naïf mais avec un certain répondant, c’est un jeune homme perdu qui appréhende beaucoup ces retrouvailles inespérées.

Les dialogues sont mordants et super drôles ! Et il y a aussi une certaine émotion et une jolie réflexion sur le bonheur, la jeunesse et nos choix.

À l’origine, un autre titre était prévu mais il a été changé au dernier moment ! Et ce n’est pas plus mal étant donné que c’est meilleure réplique de la pièce !

Une très belle comédie, drôle et émouvante !

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Soirée théâtre: Je préfère qu’on reste amis (Laurent Ruquier)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle rubrique: Soirée théâtre ! Parce que la comédie, ce n’est pas qu’au ciné, c’est aussi sur les planches ! Et hier soir, j’ai eu la bonne surprise de voir une pièce en entier sur youtube !

Résumé:

« Claudine, fleuriste quinquagénaire, a rendez-vous avec Valentin, son meilleur ami et confident. Elle souhaite lui dévoiler les sentiments amoureux qu’elle éprouve à son égard depuis cinq ans. Mais le jeune homme est un éternel séducteur. Il ne semble pas être sur la même longueur d’ondes que son amie. A sa déclaration, il lui répond «Je préfère qu’on reste amis». Claudine n’en peut plus d’entendre cette phrase. La soirée tourne au réglement de comptes entre aveux et révélations… »

Mon avis:

Quel régal ! Une comédie moderne et savoureuse avec deux comédiens de talent. La pétillante Michèle Bernier et le plus discret Frédéric Diefenthal. Les thèmes abordés me parlent beaucoup puisqu’il est question d’amitié homme-femme.

Michèle Bernier incarne Claudine, surnommée Clo-clo, une fleuriste pleine de répondant, fan de soirées karaoké et de bonne chère. Depuis 5 ans elle entretient une relation amicale avec Valentin, un homme plus jeune, fêtard et séducteur. Si le jeune homme apprécie son amitié, Clo-clo se languit d’espérer un peu plus. D’autant qu’elle en a marre de toujours rester « la bonne copine » !

Valentin est un jeune homme volage et immature, qui ne voit en Claudine qu’une bonne pote avec qui il aime délirer. Habitué aux aventures, son amitié pour Clo-clo est d’autant plus précieuse. Qui plus est, il a aussi ses secrets, dont certains sont vraiment surprenants Drôle, mignon mais pas prétentieux pour autant, j’ai vraiment apprécié ce jeune homme maladroit derrière ses vannes à deux balles.

Une confrontation aussi drôle que virulente va alors commencer entre nos deux fêtards.

Si je connaissais Michèle Bernier pour son super spectacle Le démon de Midi, c’est une bien agréable surprise de découvrir Frédéric Diefenthal sur les planches. La complicité entre les deux comédiens est aussi géniale qu’inattendue ! Je ne les aurait jamais imaginés ensembles ! 

Derrière l’humour, se cachent des sujets plutôt actuels, comme le chômage, les secrets, la complexité entre l’interaction physique, émotionnelle et surtout la complicité, avec ou sans jeu de séduction. Les dialogues sont excellents et la chanson a une place bien particulière. Michèle s’amuse comme une gamine sous le regard tendre et amusé de Frédéric. J’ai passé un très bon moment !

Une comédie tendre et drôle, à savourer à deux …ou entre potes !

Antoine et Cléopâtre (William Shakespeare)

Antoine et Cléopâtre … Encore une pièce méconnue du maitre William Shakespeare. C’est suite à un épisode de Miss Fisher enquête, qui y fait référence, que j’ai fini par tenter l’expérience.

 

Après la mort de Jules César, Marc-Antoine hérite d’un tiers du monde romain, dont l’Égypte. Las de la guerre, il tombe sous le charme de Cléopâtre. Cette dernière voue une passion peu commune au soldat romain, elle l’idolâtre, le met sur un piédestal.

Une passion réciproque qui se heurte aux conflits politiques et unions diplomatiques. Mais, plus que la guerre et ses enjeux, c’est vraiment cet amour exclusif, excessif, et brûlant qui ne trouve son apothéose que dans la Mort.

J’ai été frappée par le lyrisme, l’expansion du langage. C’est de loin la pièce la plus…érotique que j’ai pu lire de Shakespeare. Pas de place pour le tiède, la retenue ou la diplomatie. Tout est exagéré, parfois jusqu’au ridicule. La passion, la colère, le désespoir… En guerre comme en amour.

C’est particulièrement flagrant chez Cléopâtre, Reine sur le déclin, qui se consume pour Antoine, son soldat, son dieu Mars. J’ai tout de suite pensé à Richard Burton et Elizabeth Taylor dans le film de1963. Ils ont vraiment bien retranscrit cette relation scandaleuse et passionnée.

Il n’y a au final pas tant d’action dans la pièce. C’est surtout une réflexion sur les ravages des sentiment exclusifs et de ce déchirement entre amour et devoir. Mais aussi, entre l’image publique et les sentiments intimes.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé mais j’ai été très intéressée par cette pièce, peu mise en avant par rapport à Roméo et Juliette, Hamlet ou Macbeth. Ce qui est dommage !

Pour le coup, j’ai très envie de revoir le film !

Hamlet (Wiliam Shakespeare)

Ça faisait bien longtemps que j’hésitais à lire Hamlet. Comme tous les classiques encensés par le public, je suis restée un temps sur la défensive, ayant peur de ne pas l’apprécier autant. Et puis finalement…

Hamlet est la plus longue et l’une des plus célèbres pièces de William Shakespeare.

Le roi du Danemark est mort. Et son spectre, avide de vengeance, hante les brumes du château d’Elseneur. Car si les rumeurs disent qu’il est mort d’un accident, il n’en est rien. C’est son propre frère Claudius, qui l’a empoisonné pour ensuite prendre sa place !

Sa confrontation avec le spectre de son père est à la fois un soulagement et une malédiction. Un soulagement car la mort de son père l’a profondément affligé et il a pu le revoir, même sous une autre forme. Mais lorsqu’il apprend la réalité, la colère le submerge.

L’étrangeté de son comportement plonge alors la cour dans la perplexité. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi.

Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu.

Pris au piège dans son jeu trouble, Hamlet devient véritablement fou, tandis qu’autour de lui, les drames se multiplient, dont le suicide de la belle Ophélie.

Lyrique, dramatique, Hamlet demeure cependant plus accessible que Macbeth, que ce soit dans les dialogues ou son analyse qui dénonce autant les jalousies familiales que l’amour, la guerre et la trahison.

Une lecture que j’ai aimé et que j’aimerais relire juste pour la justesse des mots !

3000 façons de dire je t’aime (Marie-Aude Murail)

Et voici un livre que je voulais lire depuis très longtemps ! Et j’ai adoré !!!

Résumé:

« Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n’aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C’est décidé, ils seront comédiens !
Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d’art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu’elle vient d’intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu’il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade dHarpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d’être un autre pour savoir enfin qui il est. Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ? »

Mon avis:

Ah… ce livre ❤ ❤ ❤ !!!! Ayant moi-même pris des cours de théâtre à l’adolescence, je ne pouvait que m’attacher à nos héros ! J’ai retrouvé avec émotion cette période particulière de ma vie.

Je me suis beaucoup retrouvée chez Neville, l’amoureux de poésie ! J’ai aimé sa fougue, la façon dont il s’imprègne de chaque rôle. Un vrai tragédien ! Il y a aussi Bastien, le fanfaron, qui veut redonner le sourire à ses parents par la comédie. Mais il a beaucoup de mal à apprendre ses textes et à supporter toute forme de pression. Il est assez maladroit et s’énerve facilement.

Enfin, Chloé, qui trime comme une guerrière entre ses études et le théâtre. Ses parents oscillent entre admiration et inquiétude. Elle a en effet un emploi du temps de dingue !

Tous les trois vont s’aimer, s’épauler, se secouer, se disputer pour finalement se lier étroitement grâce à l’amour des mots. Et ce que j’ai vraiment trouver original, c’est qu’il n’y a pas de « triangle amoureux » comme souvent. Là c’est plutôt un « amour à trois » ! Chloé aime Neville pour sa beauté mélancolique et son lyrisme dans les héros qu’il incarne. Et elle aime Bastien pour son caractère, son humour et sa façon de tout prendre à la légère. Et il n’y a aucune rivalité ou jalousie entre Bastien et Neville. Du moins, pas concernant Chloé. Ce qui est rare dans une histoire !

J’ai moins accroché à leur mentor, Monsieur Jeanson. Tour à tour implacable, attentionné, sarcastique, puis encourageant, je n’ai jamais trop su sur quel pied danser avec lui.

Enfin, j’ai adoré toutes les références théâtrales: de Molière à Marivaux, de Shakespeare à Ionesco ou Alfred de Musset… Je suis particulièrement intriguée par « Lorenzaccio », de ce dernier !

Un très beau livre pour tous les amateurs de théâtre !!!

La Tempête (Shakespeare)

Je continue ma découverte des classiques de Shakespeare avec sa dernière pièce: La Tempête

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Contrairement à d’autres pièces, la Tempête n’est pas une tragédie, ce qui m’a beaucoup surprise ! 

J’ai voulu découvrir ce livre suite à l’adaptaton théâtrale de Jeremy Herrin en 2013, avec Colin Morgan (Merlin) dans le rôle d’Ariel ! Déjà dans la série, je trouvais qu’il avait un physique de lutin mais là c’est encore plus flagrant avec son costume…assez spectaculaire je dois dire ! 

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Ariel est d’ailleurs un personnage plutôt attachant, à la fois naïf et maladroit, rien à voir avec la sirène du même nom ! La version de Colin est très dynamique et physique puisqu’il n’hésite pas à grimper un peu partout sur la scène ! 

Mais revenons à l’histoire:

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise.

Gonzalo, un conseiller du roi de Naples, leur est secrètement venu en aide en approvisionnant leur bateau en nourriture, en eau et en vêtements, ainsi qu’avec les plus précieux des ouvrages de la bibliothèque de l’érudit Prospéro.

Sur l’île, Prospéro a libéré Ariel, un esprit emprisonné dans un arbre par la défunte sorcière Sycorax, et s’est ainsi acquis ses services. La situation n’enchante guère Ariel, à qui Prospéro promet régulièrement de rendre sa liberté. Le fils de Sycorax, une créature monstrueuse du nom de Caliban, vit également sur l’île.  

Lorsque celui-ci tente de violer Miranda, Prospéro le soumet et fait de lui son esclave. Caliban hait Prospéro et Miranda, qui n’ont que mépris et dégoût pour lui.

Mais ces épreuves aboutiront non pas à un drame familial mais bien une réconciliation, chaque personnage suivant son propre propre cheminement. 

Un classique étonnant et au final, assez méconnu de Shakespeare !

 

 

Ruy Blas (Victor Hugo)

Une fois n’est pas coutume, j’ai lu une pièce de théâtre ! Après une millième redifusion de La folie des grandeurs (vacances oblige), je me suis rendu compte que je n’avais jamais lu l’oeuvre d’origine !

Le film est en effet la parodie de Ruy Blas de Victor Hugo ! C’est donc avec curiosité que j’ai lu ce livre, qui s’est révélé très plaisant !

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J’ai beaucoup aimé l’intrigue, à la fois politique et amoureuse.

Le noble Don Salluste de Bazan, est disgracié par la reine d’Espagne pour avoir séduit et refusé d’épouser une de ses filles d’honneur. Blessé dans son orgueil, il veut se venger en lui faisant tromper le roi Charles. Il choisit pour cela son cousin, Don César de Bazan, noble dévoyé sous le nom de Zafari. S’il a préféré changer de nom pour vivre en liberté comme un vagabond, il est cependant assez intelligent et sensé pour refuser tout net son plan. De rage, Don Salluste décide de faire d’une pierre deux coups: il le fait enlever et lui substitue Ruy Blas, son valet, qui est réellement amoureux de la Reine.

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J’ai beaucoup aimé don César, très moderne dans sa loyauté et sa soif de liberté. Je l’ai trouvé plus indépendant que Ruy Blas, qui étouffe dans son amour impossible pour la reine. C’est pour pouvoir enfin l’approcher qu’il cède à Don Salluste et son plan machiavelique. Mais il tentera par ses propres moyens de protéger l’élue de son coeur. 

La reine est une jeune femme seule, loin de son Alemagne natale et qui souffre de l’indifférence d’un mari absent. Les lettres de Ruy Blas (sous le nom de Don César) vont la réveiller et lui faire enfin éprouver l’Amour dont elle rêvait. Mais ces doux sentiments sont mis à l’épreuve par un rival pour Ruy Blas qui le provoquera en duel.

J’ai pensé à Cyrano de Bergerac, à cause de la déclaration d’amour sous une autre identité. L’amour et le mensonge ne font jamais bon ménage ! Certaines réactions de Ruy Bas sont cependant dignes d’une diva ! La scène où il fait un malaise vagal parce qu’il a vu la reine est assez ridicule ! Mes ses origines modestes le rendent plus combatif lors des confrontations avec d’autres nobles, qui eux, ne pensent qu’à leurs argent au détriment du peuple. 

Don Salluste, enfin, est un monstre de cupidité, d’orgueil mal placé et d’hypocrisie. Seul le profit compte pour lui.J’ai été bien contente qu’il trépasse ! Louis de Funes a très bien su tourner en ridicule ce personnage !

L’histoire d’amour de Ruy Blas et la reine est comme toutes les tragédies: intense, désespérée, fatale. L’écriture est parfois longue, mais les dialogues en vers m’ont toujours fascinée ! Je ne regrette pas ma lecture ! 

Un superbe classique à ranger à côté de Cyrano ! Pour le coup, j’ai envie de découvrir l’adaptation de 1948 avec Jean Marais *_*