Barbarella (1968)

Barbarella est un film franco-italien de science-fiction réalisé par Roger Vadim et sorti en 1968. Il est adapté de la bande dessinée éponyme de Jean-Claude Forest.

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Résumé:

« En l’an 4000, l’astronaute Barbarella, alors en vacances, se voit confier par le président de la Terre une mission spéciale. Elle doit retrouver Durand-Durand, un savant disparu il y a quelques années, inventeur de l’arme absolue, qu’il veut vendre à une planète ennemie. »

 

Mon avis:

Un petit bijou kitsh aussi érotique que délirant ! Jane Fonda est sublime de sensualité très Brigitte Bardot dans les poses, le côté prétentieux en moins. Visuellement, c’est plutôt bien fait pour l’époque, notament la scène en apesanteur du début !

En l’an 40 000, le monde vit maintenant dans une ère peace and love où les armes sont devenues obsolètes et où les gens font l’amour en absorbant des pilules. L’aventurière Barbarella est envoyée en mission par le président de la Terre pour tenter de retrouver le savant Durand Durand, inventeur d’une arme destructrice, le Positron. L’homme a disparu aux environs de la planète Lithion, quelques années auparavant. Mais son appareil se crashe…

Alors oui, côté scénario et notament l’image de femme-objet pourrait faire grincer des dents. Mais non, je l’ai trouvé loin d’être dénigrant pour les femmes !

Il y a aussi les scènes coquines qui sont… assez comiques il faut le dire ! J’ai aussi aimé la Reine Noire de la planète, incarnée par la vénéneuse Anita Pallenberg ! La libération sexuelle est très présente. La « salle aux fantasmes » notamment, est très dérangeante (Christian Grey peut se rhabiller !)

Notre aventurière sexy va faire de drôles de rencontres sur la planète Lithion: des enfants tortionnaires avec des poupées tueuses, un baroudeur obsédé sexuel qui a fuit une ville trop fade, un rebelle maladroit et sa salle de machines qui buggue tout le temps et… des perruches tueuses façon Hitchcock !

Ce film parodie autant les films de science-fiction, que d’espionnage ou les peplum: monstres gluants, un ange magnifique mais aveugle, un « méchant » qui veut faire joujou avec son Positron atomiseur.

Mais surtout, une héroïne qui n’hésite pas à user de ses charmes comme James Bond et vit pleinement et gaiement sa sexualité ! Le jeu des acteurs est très second degré, ce que j’ai beaucoup aprécié ! J’ai ri à plusieurs reprises !

Un petit OVNI du cinéma où la science-fiction ne se prend pas au sérieux ! 

Troisième humanité tome 3: La voix de la Terre

Sonnez trompettes !!! Après des mois d’attente et une lecture progressive avec plusieurs pauses, ça y est: j’ai enfin lu le dernier volet de Troisième Humanité: La voix de la Terre !

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Résumé:

7 joueurs, 7 visions du futur.
Chacun tente d’influencer l’avenir.
Mais c’est sans compter sur le 8e joueur, notre mère la Terre, qui n’a pas dit son dernier mot.

La saga des micro-humains commencée avec « Troisième humanité » se poursuit sur fond d’apocalypse. Alors qu’une 3e guerre mondiale se profile à l’horizon, Gaïa, la Terre, semble vouloir se rebeller contre ses habitants. Humains et micro-humains prêteront-ils attention à sa voix ?

Mon avis:

L’idée était bonne. Très intéressante vraiment. Deux peuples opposés qui doivent apprendre à vivre ensembles. Une Terre qui parle, pense et ressent des émotions… Une version geek des aventures de Gullivers avec un mélange de réflexion écologique et de satire politique.

J’ai aimé l’intrigue sous forme de jeu stratégique: un jeu d’échec heptagonal (dessiné dans l’ouvrage) qui compte donc 7 joueurs.

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Les blancs : les capitalistes.
Les verts : les religieux.
Les bleus : les geek (robots).
Les noirs : les spatiaux.
Les jaunes : les bicentenaires.
Les rouges : les féministes.
Les mauves : les emachs.

Puis c’est Gaïa, la Terre elle-même qui vient se greffer à l’échiquier, car elle a un message de la plus haute importance à faire passer à ses (Grands et Petits) habitants.

Les personnages principaux au début du roman sont David et Aurore, mais cette dernière est rapidement substituée par une nouvelle arrivée : Hypatie Kim.

En effet, à ce point de la trilogie, David Wells a la quarantaine, et marié à Aurore Kammerer. Ils ont trois enfants, des triplés. À 10 ans, ils ont déjà de forts débats sur l’avenir de la planète ! La relève est assurée !

Mais voila que son épouse le chasse en plein repas de famille pour éviter « qu’il ne périclite dans sa vie ». Elle veut qu’il redevienne le chercheur ambitieux et optimiste dont elle était tombée amoureuse. À partir de là, ouste ! On n’entend plus parler de l’ex danseuse-scientifique, du moins pendant un temps.

Une fois seul, David s’engage au côté de son élève Hypatie Kim afin d’aider les Micro-Humains et découvrir qu’une menace approche: un astéroïde est sur le point de s’écraser sur la Terre. Une nouvelle mission pour les Micro-Humains ! Mais la révolution couve au sein de Microland: certains Emachs son devenu anti-Grands, de la même manière que les Humains s’étaient rebélés contre leurs ancêtres géants disparus en Atlantide

Toujours aussi déroutant, Bernard Werber explore une intrigue mi-politique, mi-scientifique avec une pointe de mystique. Son livre m’a rappelé notament un livre de Christan Grenier, où là aussi, on avait le point de vue d’une planète et de ses réactions face à ses « habitants »…

Il y a aussi une réflexion sur la surpopulation et le danger d’une humanité trop centrée sur ses propres intérêts pour évoluer dans le bon sens, ainsi que l’hypocrisie des politiciens. Werber est très mordant sur ce point, je trouve !

J’aurais bien voulu qu’Aurore évolue differemment. Je ne la trouvais déjà pas spécialement attachante dans les autres tomes mais là, elle en est devenue trop caricaturale. Et au final très agaçante et surtout égoïste. 

Hypatie Kim en revanche, est la bonne surprise du livre. De prime abord assez réservée, la jeune femme aidera David à reprendre du poil de la bête. Si Aurore s’est intéressée au Amazones, Hypatie pense que les Pyramides sont des émetteurs récepteurs pour communiquer avec Gaïa, notre panète ! J’ai aimé son caractère posé et plus diplomate qu’Aurore. Son couple avec David est en fin de compte plus crédible et sain.

Cette trilogie a le mérite d’avoir un aspect plus féministe et engagé, nous amenant à réfléchir à l’Avenir de notre planète et comment pourrait évoluer l’espèce humaine au fil des siècles. Il y a de belles références féminines: les Amazones, les Femen mais aussi Hypatie d’Alexandriegrande savante égyptienne encore trop méconnue !

Et la fin est  digne d’un livre de science-fiction « à l’ancienne » de type « chroniques martiennes » ! Malheureusement, l’alternance avec les extraits de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, plombe inutilement le récit. C’est ce qui m’a le plus freiné dans ma lecture ! 

Mon avis est donc mitigé: s’il y a des aspects intéressants, les longueurs inutiles gâchent l’originalité de l’histoire. Et certains points auraient pu être mieux développé. Dommage !

L’Épreuve 2: La Terre Brûlée

Après un premier volet certes un peu rapide mais intéressant, c’est avec curiosité que j’ai visionné le deuxième volet de la saga réalisée par Wes Ball.

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Résumé:

« Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi, rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d’obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d’autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir. »

 

Mon avis:

Bien meilleur que le premier ! L’histoire gagne en intensité et complexité, le tout dans des décors très réussis ! J’ai particulièrement aprécié le désert envahissant un monde ravagé, rongé par une terrible épidémie venu du Soleil: la Braise, qui transforme les gens en une sorte de zombies. Les enfants des labyrinthes sont utilisés comme cobaye par les scientifiques de WICKED car ils semblent être immunisés contre ce virus. Parvenus à s’échapper, Thomas et ses amis vont joindre un groupe de résistants dans les montagnes. Mais le WICKED les traquent sans merci.

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Si dans le premier volet, Thomas se posait beaucoup de questions, (sur ses origines et le projet WICKED dont il faisait partie au départ), dans ce deuxième opus, il est clairement plus dans l’action. Ses amis le soutiennent et j’ai aimé le trio solide entre Thomas, Newt et Minho. Un nouveau venu, Aris, (photo ci-dessus), va apporter une aide précieuse dans la suite des événements. C’est un jeune homme discret, qui paraît fragile…mais qui en sait long !

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J’ai cependant eu un gros coup de coeur pour le nouveau personnage féminin, Brenda: bien plus bad-ass et combative que Teresa ! J’ai beaucoup aimé son caractère fonceur ! Teresa, en revanche, s’avère beaucoup plus trouble comme personnage ! Elle souffle le chaud et le froid et je suis très intriguée de son rôle dans l’histoire.

Enfin, il y a, (outre le côté apocalyptique) une réflection sur les divergences d’opinion en tant que scientifique entre celle qui veut prélever un maximum de sang et celle qui veut préserver les vies humaines. C’est le temps des choix et des actes. Ma seule déception est l’aspect des Fondus (ou les humains atteints de la Braise) que je n’ai guère trouvé effrayants. Pas plus que dans un jeu vidéo en tout cas !

Un deuxième volet efficace qui laisse juste ce qu’il faut de suspense à la fin ! Hâte de connaître la suite !

Vidéo du jour: les femmes Bad-ass

Comme c’est la journée de la femme, place à un bel hommage aux  personnages féminins Bad-Ass de Joss Whedon: ce montage regroupe notamment la mythique Buffy et ses acolytes, mais aussi Kaylee de Firefly, Penny de Doctor Horrible et Echo du moins connu Dollhouse, une série sur un laboratoire scientifique qui regroupe de belles femmes agents secret…dont la mémoire est effacée après chaque mission !

Auteur: MrMorda898

Musique:« Rock Star (Jason Nevins Remix Edit) » de N.E.R.D.

Challenge Cold Winter (2): Le Cas Jack Spark saison 3: Hiver nucléaire

Enfin, après de nombreuses découvertes littéraires, j’ai pris le temps de lire le troisième tome du cas Jack Spark: Hiver nucléaire !

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Résumé

La fin du monde est arrivée : le ciel n’est plus qu’un immense nuage de cendres, la planète un désert gelé.

Alors que les envahisseurs ont résolu d’exterminer jusqu’au dernier survivant, Jack Spark n’a qu’un but : unir la résistance. Pour y parvenir, devra-t-il sacrifier son amour pour Sinead et tout ce qu’il reste d’humain en lui ?

Mon avis:

De loin le plus sombre volet de la saga, Hiver nucléaire met en place la lutte finale entre les Humains et les Xénotrons, une race extra-terrestre ayant combattu les Fés, il y a des décennies . 

L’histoire commence dans une ambiance glaciaire apocalyptique des plus inquiétantes ! Entre fantastique, médiéval et dystopie, Victor Dixen nous plonge dans une Terre envahie de toute part par les Xénotrons, bien décidés à exterminer l’Humanité en leur vidant de leur Flux, c’est à dire leur énergie vitale.

Leur arrivée par le biais d’un astéroïde provoquera sur Terre ce terrible Hiver Nucléaire, noyant le ciel de nuages nocifs et provoquant la panique… Il transformera ses victimes en mort-vivants, les Nécrosés. Par eux, l’auteur revisite avec brio le mythe du zombie, loin des clichés habituels.

C’est sans compter Jack et ses amis, qui, bien que séparés, résistent, chacun à leur façon. L’humanité doit lutter pour survivre, contre la rudesse du climat, le manque de nourriture, mais avant tout contre elle-même. Il sera en effet bien plus difficile pour Jack de convaincre les humains de combattre l’ennemi d’un même front, plutôt que faire face à Krampus et ses sbires…Et surtout le véritable « Méchant »: le padre Da Silva, un prêtre corrompu par le pouvoir et qui jubile de voir la population paniquer. Son cynisme et son absence de scrupule est plus dangereux que les extra-terrestres venu envahir la Terre. 

Chaque personnage mène son propre combat, avec ses moyens, ses alliés et ses ennemis. L’alternance des points de vues permet de mieux se rendre compte et apprécier leur évolution. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils en bavent, humains ou Fés.

Josh se découvre un « pouvoir »: le Trouble Don, qui lui permet de voir des êtres surnaturels, ce qui fait de lui un Exorciste. Kassandra, l’une des filles de Krampus, se rallie à Jack Spark suite à la trahison de son père. C’est l’une des belles surprises du livre car elle m’était plutôt antipathique, au départ.

Sinead a été transformée en vampire par Krampus pour mieux la manipuler. Son frère Kévin, a été torturé.  Bref chacun lutte pour sa survie, assume ses choix et ses convictions. Ça me rappelle d’ailleurs une citation du livre qui pour moi résume parfaitement ce point de vue:

« Au fond, la seule chose que nous choisissons vraiment, la seule chose sur laquelle nous serons jugés, ce sont nos combats. »

J’ai aimé connaître l’histoire des autres personnages ! Jack Spark est plus en retrait, mais ça ne m’a pas dérangée. Par contre, le fait que ses « parents » humains ont complètement déserté l’histoire depuis le premier tome, ça oui ! J’aurais tellement voulu des « retrouvailles » et surtout des explications entre eux ! Ils lui ont menti sur ses origines pendant 15 ans quand même !

L’ambiance apocalyptique mondiale est bien plantée, que ce soit dans les décors glaciaires ou le comportement des gens: Les gouvernements dépassés, le peuple en panique, l’Armée mobilisée pour combattre un ennemi invisible… L’aspect politique et religieux est également assez glaçant et intéressant: Le Vatican a une grande place dans l’histoire, ainsi que les exorcistes pour qui l‘Hiver Nucléaire n’est rien d’autre que l’Apocalypse.

J’ai aimé la réflexion sur la soif de pouvoir sous toute ses formes, que ce soit Krampus avide de Flux humain, qui en a oublié les siens et que tous les Fés ne partagent pas forcément ses opinions. Les gouvernements humains qui protègent leur argent mais n’hésitent pas à torturer des enfants. Et surtout Da Silva pour sa folie de dictateur religieux qui est prêt à massacrer Humains et Fés sans distinction et devenir Dieu, rien que ça ! Ce passage est une vraie claque et une vision très réaliste de tous les dictateurs, religieux ou non: des gens aveuglés par leur cupidité qui ne voient pas plus loin qu’eux-même…

Ce troisième tome se termine avec une jolie note d’espoir comme je les aime. Pour le coup, je ne sais pas à quoi m’attendre pour le dernier tome: Printemps Humain. Peut être un livre à part comme Extra de la saga Uglies ! J’espère que je ne serais pas autant déçue que pour ce dernier !

Bref, si vous aimez les dystopies, les contes de fées, les légendes du Roi Arthur et les extraterrestres.. cette saga pourrait vous plaire ! Le mélange des genres n’est pas parfait mais a le mérite d’être original ! 

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Troisième humanité tome 2: Les Micro-Humains

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Résumé:

« Demain, l’espèce sera Plus petite Plus féminine Plus résistante Plus solidaire… A l’ère de la 3e Humanité, Que restera-t-il de nous ? Composée de chercheurs et de militaires, la société française Pygmée Prod commercialise les services d’une nouvelle race d’humains créée de toute pièce : les Emachs, des femmes et des hommes ne dépassant pas 17 cm. Ces êtres réduits servent sur la planète entière à diverses tâches : leur petite taille et la minutie de leurs gestes font des merveilles ; certains se sont même illustrés dans des actes héroïques. Tout pourrait continuer ainsi, si un fait divers sordide ne venait tout bouleverser. En Autriche, un adolescent se filme en train de torturer trois de ces Emachs. Sur internet, la vidéo fait un buzz. Le Dr Wells, à l’origine du projet, prend alors conscience que ses créatures ne sont pas considérées comme des êtres humains. Il milite activement pour que les grands de ce monde changent leur point de vue sur ces minis humains et leur donnent des droits. De leur coté, les Emachs prennent le maquis et entrent en résistance… »

Mon avis

Lentement, mais sûrement, je continue l’aventure ! Un an après les événements narrés dans Troisième Humanité, les humains de taille réduite, appelés Emachs, sont acceptées dans le monde. Leurs créateurs, David Wells, Aurore Kammerer, Natalia Ovitz, Nuç’xia et Penthésilée, gèrent la nouvelle population en louant les services des Emachs pour des interventions diverses nécessitant un travail de haute précision. Cependant, une affaire va poser la question du statut juridique et biologique de cette nouvelle espèce : est-ce une simple nouvelle race animale ou une véritable nouvelle humanité ?

Un débat houleux et controversé fait rage parmi les humains. Certains n’y voient qu’un ridicule cloporte technologique. D’autres comme une arme providentielle et discrète pour les trafics en tout genre…  Et ce, d’autant plus que les Micro-humains sont immunisés contre les radiations nucléaires ! Et leurs créateurs qui les voient comme la génération d’après, ce qui constitue un avenir tout tracés..  Comme tout peuple qui évolue, les Emachs veulent décider par elles- mêmes, loin de leurs Géants-créateurs. Seule 109, une des leurs, cherche à comprendre cette race de géants qui les ont créée…

Parallèlement, on suit les autres « candidats » au changement du monde: notamment le projet « Papillon des Étoiles » dont le livre existe réellement ! C’est une des particularité de Werber, croiser d’autres de ses oeuvres dans ses histoires. Il en fait un peu trop d’ailleurs et ces divagations, en plus des extraits historiques issus d’autres de ses livres, loin de rythmer le récit, le plombe davantage.

De son côté, la Terre, observe, calcule, ressent comme une vraie personne et ça, c’est vraiment ma partie préférée de ce roman ! Elle nous fait prendre conscience du mal qu’on lui fait subir en la maltraitant constamment. Mais aussi du danger de la surpopulation et de l’épuisement de nos ressources naturelles…

Un livre engagé donc, qui se lit non sans mal au vu de toutes les informations que l’auteur nous donne. Ça donne le vertige par moment ! J’avoue que je préfère quand Werber écrit des nouvelles ! C’est plus digeste ! 

 

 

 

 

Troisième Humanité Tome 1 (Bernard Werber)

Ouf !! Enfin ! Après une lecture des plus laborieuse, j’ai enfin réussi à terminer ce premier volet ! J’ai l’impression de faire un Triathlon et d’avoir gagné la première épreuve !

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Charles Wells, un paléontologue très connu, part en excursion avec son assistante et une journaliste explorer le lac Vostok en Antarctique. Là-bas, il fait une découverte pour le moins spectaculaire : il trouve deux squelettes d’humains de dix-sept mètres de haut et un corps de la même taille, parfaitement conservé dans la glace. Il réussit à dater les squelettes au carbone 14 et estime qu’ils ont vécu il y a 8000 ans. Malheureusement, il ne pourra pas faire profiter le monde de sa découverte : ses deux acolytes et lui meurent dans le lac. Ils sont retrouvés eux-même dans un immense bloc de glace !

Pendant ce temps, David Wells, le fils de Charles, présente à la Sorbonne son mémoire sur l’évolution par le rapetissement. Le jeune homme est en effet persuadé que l’humanité évoluera en diminuant de taille à l’instar des dinosaures (ancêtres des lézards et… des oiseaux !) des mammouths et des félins. C’est un homme calme et plein de bonne volonté, mais très maladroit, qui vit encore chez sa mère. Il a un côté « homme-enfant », un peu vieux garçon, ce qui le rend très attachant.

Parmi ses concurrents, Aurore Kammerer, une scientifique lesbienne spécialiste des abeilles, qui a écrit une thèse sur la féminisation du monde. Elle veut faire des recherches sur les Amazones, dont l’immunité face à de nombreuses maladies est due à leur connaissances des abeilles.  À l’inverse de David, c’est une femme forte et cynique, en grande partie à cause de sa mère, féministe engagée, (pour ne pas dire enragée !) qui l’emmenait dans toutes ses manifestations dans son enfance.

Au premier regard, David a l’impression de connaître cette femme, sans réussir à mettre le doigt dessus. 

Par un étrange concours de circonstances, ils vont être amenés à travailler avec le colonel Natalia Ovitz et le lieutenant Martin Janicot afin de créer une nouvelle humanité, dix fois plus petite que la nôtre et beaucoup plus résistante, dans le but de déjouer les plans d’attaque nucléaire du dictateur iranien Jaffar

Bernard Werber nous conte une sorte de « Voyage de Gulliver » version scientifique, mâtiné d’un féminisme bienvenu ! Si l’ouvrage n’est pas sans longueurs, j’ai bien aimé ses références : ça va de la Bible (particulièrement l’Apocalypse, vu que le livre a été écrit en 2012 !), à la mythologie grecque (David contre Goliath), en passant par d’authentiques découvertes scientifiques et de peuples ayant vraiment existé comme les Amazones, ou encore les derniers Pygmées .

Mais la vraie bonne surprise est qu’il donne la parole… à la Terre ! Les chapitres sont en effet entrecoupés des réflexions de notre bonne vieille planète, qui souffre du traitement de ses « locataires temporaires » comme elle les appelle ! Et qui réagit très violemment quand elle l’estime nécessaire: Séisme, pluie diluvienne ou encore éruption volcanique. Mais elle a aussi des moments de pitié: lorsqu’une épidémie de grippe mortelle s’abat sur le monde, elle la fait disparaître… par un hiver particulièrement rigoureux !

Un premier volet riche en découvertes, mêlant aventure scientifique, valeurs familiales et réflexion écologique. Laborieux mais passionnant ! 

Note: fait amusant, Bernard Werber, en plus des remerciement habituels à ses fans et autres sources d’inspiration, a écrit la playlist des artistes qu’il a écouté durant l’écriture de son pavé ! Ici, ça va des Doors à Antonin Dvorak, Hans Zimmer, ou encore… Iron Maiden ! Un vrai rocker en fait !