Meurtres au paradis (saison 3)

Je continue ma découverte de Meurtres au Paradis avec l’arrivée d’un nouvel inspecteur, Humphrey Goodman, fraîchement débarqué de Londres pour enquêter sur le meurtre… de l’inspecteur Richard Poole ! Une transition logique et plutôt bien menée !

J’ai beaucoup aimé notre nouvel enquêteur, qui est moins rigide, assez maladroit mais intelligent, et avec un certain sens de la fête ! Le mélange humour anglais combiné au cadre tropical fonctionne toujours aussi bien ! Les enquêtes sont plus personnelles et la cohésion de l’équipe se fait en douceur ! Le casting des personnages de chaque enquête est toujours très bons !

J’ai même pu voir un épisode avec Matthew Lewis (le Neville de Harry Potter) dans un rôle plus sombre et tourmenté qui lui allait comme un gant ! Ça fait du bien de le voir dans un autre registre ! Il a un charisme de dingue ce mec ! 

En tout cas, c’est toujours aussi drôle et plein d’action ! Et après la belle Sarah Martins, nous faisons la connaissance de la mignonne Joséphine Jobert, avec qui les rapports seront assez paternels ! Mais comme dans les autres saisons, il n’y a aucun flirt ou relation ambiguës entres collègues, ce que je trouve tellement plus agréable !

La famille est aussi un thème souvent évoqué, notamment le père de Humphrey, qui fera une visite surprise à son fils ! Un épisode assez touchant, avec une pudeur toute anglaise. Ça change des effusions à l’américaine, où ils en font toujours des tonnes !

L’ambiance est également très réussie ! On n’est ni dans le guindé façon Hercule Poirot, ni le clinquant des yaucht de luxe ! C’est le parfait entre-deux !

Alors oui, les acteurs changent beaucoup (puisque Kris Marshall a récemment laissé sa place à un autre acteur) Mais ça ne me gêne pas. Comme pour le Doctor Who, chaque acteur apporte sa patte ! J’ai autant aimé Ben Miller que Kris Marshall donc, j’attends le prochain (Ardal O’Hanlon) avec curiosité !

Une série policière très sympa pour les beaux jours !

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Le mystère de la chambre jaune (Gaston Leroux)

En ce moment j’ai envie de me remettre aux romans policiers ! Et j’ai opté pour un classique qui m’intriguait depuis un petit moment !

Résumé:

La porte de la chambre fermée à clef « de l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « de l’intérieur », pas de cheminée…

Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson et, surtout, par où l’assassin a-t-il pu quitter la chambre jaune ?

C’est le jeune reporter Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par « le bon bout de la raison, ce bon bout que l’on reconnaît à ce que rien ne peut le faire craquer », qui va trouver la solution de cet affolant problème, au terme d’une enquête fertile en aventures et en rebondissements.

Tenant en haleine le lecteur de la première à la dernière page, Le Mystère de la chambre jaune est devenu un classique du roman criminel.

Mon avis:

Une très belle lecture ! Un suspense soutenu, juste ce qu’il faut, des personnages aussi attachants que troubles, et surtout, un détective hors du commun ! J’ai tout simplement adoré Rouletabille, joli mélange de Sherlock Holmes, pour le sens de déduction, et de Tintin pour son côté jeune premier. Je l’ai trouvé impertinent et d’un certain caractère !

Tout commence au château du Glandier, avec une étrange tentative de meurtre dans une chambre fermée de l’intérieur. La victime, Mathilde Stangerson, faisait des expérience de chimie avec son père. C’est une femme assez mystérieuse, puisqu’on ne la voit au final que très peu dans l’histoire !

Toute l’intrigue repose sur une énigme à priori impossible: comment un homme peut-il s’enfuir d’une pièce fermée de l’intérieur?

Il y a tout d’abord le suspect principal, Robert Darzac, le fiancé de la victime. Tous les soupçons se tournent vers lui. Du moins concernant la police, car notre reporter, lui, est persuadé de son innocence. Il entre alors en compétition avec Frédéric Larsan, habile enquêteur de la police française. Leur rivalité ne fera que croître, tout le long de l’intrigue.

Il est aussi question d’amour destructeur, de jalousie, mais aussi de secret de famille. L’enquête est rythmée et pleine de rebondissement !

La dernière révélation, met la lumière sur le comportement, assez déroutant de Rouletabille au début de l’enquête ! Car notre reporter aussi, a ses zones d’ombres, qui seront développées dans la suite du livre: Le Parfum de la dame en noir !

J’ai d’ailleurs très envie de découvrir l’adaptation de Bruno Podalydèsdont on doit le très joli « Comme un avion » !

Bref, un classique qui n’a rien à envier à Conan Doyle et Agatha Christie !

 

 

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La nuit du renard (Mary Higgins Clark)

Pour cette année, j’ai décidé de lire davantage de polar et de thrillers. C’est un genre que je connais peu, Agatha Christie mise à part, mais elle c’est plus du policier. J’ai donc opté pour une autre « dame du crime »: Mary Higgins Clark !

Résumé:

« Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée… »

Mon avis:

Pas mal du tout !!! J’avais peur de tomber sur une simple histoire de kidnaping et de description gores, mais j’ai été agréablement surprise ! 

Tout commence avec un bien inquiétant personnage, qui se fait appeler Renard. Psychopathe pervers, il aime voir souffrir ses victimes, surtout si ce sont de belles femmes. Il sait se rendre invisible au milieu d’une foule et personne ne sait qui il est…ni de quoi il est capable. 

Mais c’est aussi l’histoire d’une famille brisée suite à l’un de ses crimes. Le journaliste Steve Peterson a en effet perdu sa femme à cause du criminel. Pire, son fils Neil a été témoin du meurtre. Mais la terreur lui a fait condamner une autre personne, Ronald Thompson, qui clame toujours son innocence. 

Mais voilà que Neil et Sharon, la nouvelle compagne de Steve, sont enlevés et séquestrés par le RenardPour Steve, c’est une course contre la montre car son fils est sujet à de graves crises d’asthme. 

J’ai adoré la patience et le courage de Sharon, qui tentera par tous les moyen de protéger le fils de son compagnon. Leur relation est très compliquée, pleine de non-dits. Neil est un garçon désemparé qui n’arrive plus à parler, ni à son père, ni à cette nouvelle personne qui partage sa vie.

Il y aussi l’autre famille, les Thompson, dont le fils, Ron, est condamné à tort. Sa mère se bât pour faire avancer l’enquête, et déteste Sharon qu’elle tient pour responsable de la condamnation de son fils. Mais c’est aussi une femme très croyante, dont la foi va la sauver du désespoir. 

Et au milieu de tout ça, le Renard, un homme abject, atrocement banal qui tue pour que l’on parle de lui. C’est un psychopathe qui vit dans son petit monde et se fiche des autres. Rien que de penser que des types pareils existent vraiment me donne envie de vomir !

Mais ce que j’ai trouvé le plus intéressant, c’est ce sujet délicat de la peine de mort, encore si présent en Amérique. Oui, il existe des personnes abominables. Mais les tuer, est-ce vraiment la solution au problème? C’est le point le plus sensible du roman.

L’écriture est fluide, nerveuse. On entre tout de suite dans l’histoire et c’est très agréable ! Le style est accessible et ne tombe pas dans le gore inutile, ce que j’appréhendais, je l’avoue ! La tension est surtout psychologique et assez bien dosée.

En tout cas, sans être un coup de coeur, c’est un livre drôlement efficace qui change de ce que je lis d’habitude !

Le ver à soie (Robert Galbraith)

Après la bonne surprise qu’a été L’appel du coucou, j’étais curieuse de plonger dans les nouvelles aventures de Comoran Strike et Robin Ellacott !

Résumé:

« Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête. Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière. »

Mon avis:

Plus dense et haletant que le premier volet ! J’ai plongé tête la première dans cette nouvelle intrigue ! Et j’ai trouvé que l’on était au final, plus proche d’un thriller que d’un policier ! 

Quel plaisir de retrouver le détective Comoran Strike et sa personnalité si singulière ! Je suis de plus en plus fascinée par ce personnage, à la fois bourru, rebelle et tourmenté.

Comoran reçoit la visite d’une certaine Léonora Quine, dont le mari écrivain a disparu. Un homme à la personnalité provocatrice et insouciante dont le dernier roman, Bombyx Mori risque de mettre fin à sa carrière. Après le show biz, c’est donc  le domaine de l’édition qui est pointé du doigt !

Personnalités parodiée, romans aussi sanglants que pervers, jalousie des autres écrivains… mais aussi la fascination du public pour le morbide foisonnent dans cette nouvelle aventure !

En plus d’une enquête particulièrement compliquée, Comoran doit faire face à des différents avec son assistante, Robin, qui cache décidément bien son jeu derrière sa façade angélique !

Il faut dire que la jeune femme s’implique particulièrement dans le déroulement de l’enquête, quitte à prendre des risques ! Sa personnalité s’affirme de plus en plus et ça me plait beaucoup !

Malheureusement, elle doit aussi faire face à la jalousie de Mathew, son fiancé, qui méprise ouvertement le détective. La situation est d’autant plus délicate qu’elle doit se marier bientôt ! On la sent déçue et troublée mais déterminée à imposer ses choix.

Quant à Strike, ses difficultés liées à son handicap m’ont profondément touchée. Tiraillé entre la douleur physique et la volonté de se débrouiller seul, il peut compter sur le soutien de Robin mais ne demande jamais son aide par fierté. Et Robin le comprend très bien. C’est cette façon dont ils s’épaulent, veillent l’un sur l’autre, que j’admire le plus. Il n’y a pas de séduction entre eux. Juste de l’affection, du soutien et de l’admiration.

Si l’intrigue policière est efficace, avec une pointe de sanglant,  c’est vraiment l’aspect humain et surtout la complexité de la relation Strike/Robin qui m’a passionnée ! 

L’écriture est addctive et j’ai vraiment envie de connaitre l’évolution de ce duo atypique ! Pour le coup, l’adaptation série m’intrigue d’autant plus que je trouve le casting plutôt bien choisi ! Quelqu’un a déjà regardé? 

Prochain volet : La carrière du Mal !

Coup de coeur: Miss Fisher enquête

Moins médiatisé que Murdoch ou l’Inspecteur Barnaby, Miss Fisher dynamite les séries policières avec son ambiance vintage et son héroïne aussi séductrice qu’indépendante. Cette série australienne est l’adaptation d’une série de romans: Phryne Fisher Historical Mysteries de Kerry Greenwood.

L’histoire se déroule dans les années 1920, en Australie.

Marquée par la disparition de sa jeune sœur et les errements de l’enquête, Phryne Fisher débarque de Londres. Armée de son revolver et d’un solide aplomb, la jeune femme infiltre cabarets et clubs de jazz de Melbourne. C’est une femme fatale qui n’hésite pas à user de ses charmes, tant pour le plaisir que pour arriver à ses fins.

Elle y entraîne à contrecœur l’inspecteur Jack Robinson qui lui permet parfois de se tirer d’un mauvais pas, mais peut également compter sur Dot, sa femme de chambre, ses chauffeurs Albert « Bert » et Cecil « Ces », ainsi que son majordome Butler.

Que dire, à part que j’ai adoré ? Cette série est une jolie immersion dans l’Australie des années 20 et fait la part belle aux décors glamours et les costumes raffinés. Essie Davis, qui incarne Phryne Fisher nous fait un véritable défilé de mode à chaque épisode ! Phryne est une femme forte au passé plus sombre qu’il ne paraît. Sinon, pourquoi ne sort-elle jamais sans son révolver et son couteau à la jarretière ?

J’ai adoré son tempérament, très James Bond, que ce soit pour résoudre des enquêtes ou sa séduction assumée. Elle vit pleinement ses aventures d’un soir, et aime jouer avec les hommes, quitte à se brûler les ailes. Mais c’est une femme qui sait se défendre et qui a appris à ne compter que sur elle-même ! 

Il faut dire qu’entre un père qui semble cacher bien des secrets et une jeune soeur disparue dont le présumé « kidnappeur » est en prison, la jeune femme sait que le monde est loin d’être sûr. Sa relation avec son père est très électrique ! Mais celui-ci a le mérite de tenter de recoller les morceaux, de façon souvent infantile et maladroite, mais l’intention est tout de même là ! Elle en a gardé un certain sens de la justice, surtout envers les femmes et les jeunes filles. Elle a aussi  le chic pour se retrouver dans des situations dangereuse.

Aussi, elle s’improvise détective privé en faisant équipe avec l’inspecteur Jack Robinson, un homme nonchalant et sarcastique qui  paraît sortir d’un film en noir et blanc avec son costume impeccable, son chapeau et son expression neutre, presque froide. Mais bien sur, ce n’est qu’une façade, et tout deux vont développer une romance « vintage » avec des dialogues dignes de classiques ! J’adore ce couple intense, qui a une très belle alchimie à l’écran !

J’aime aussi beaucoup Dot, la domestique de Phryne. C’est une jeune fille pleine de douceur et de sensibilité. L’influence de sa charismatique patronne lui sera des plus bénéfique et l’amènera à faire des choses dont elle ne se serait jamais cru capable.

Toutes les deux ont une jolie amitié et j’aime beaucoup le fait que Phryne ne la traite pas en domestique. Elles se côtoient d’égale à égale et deviendront de très bonnes amies.

Elle tombera sous le charme de Hugh Collins, un jeune brigadier réservé et discret mais qui sait se montrer plein de resources. Il m’a beaucoup fait penser à Crabtree dans « l’inspecteur Murdoch » : quelqu’un de maladroit et très attachant ! Tout deux forment un couple trop cute ! Dot hésitera longtemps à l’aborder, car le jeune homme est protestant et elle catholique. J’ai trouvé cet aspect très intéressant ! Je trouve même qu’il y a un terrain à creuser dans leurs valeurs respectives ! Leur relation est pleine de tendresse et j’aime beaucoup leur timidité à tout les deux !

Il y a aussi la tante de Phryne, la pétulante Prudence Stanley qui me fait beaucoup rire avec ses mimiques, son caractère et sa bouille sympathique. Cuisinière hors pair, c’est une dame qui respecte les conventions et désapprouve la vie légère de Phryne. Toutefois, elle ne tentera jamais de la remettre dans le droit chemin, sachant pertinemment que c’est inutile. Elle incarne un peu « la voix de la raison » de la série.

Mais Miss Fisher, ce n’est pas seulement des enquêtes policières et des histoires d’amour. C’est aussi une histoire familiale compliquée et une touche féministe plus que bienvenue. Ça, ça fait vraiment du bien !

Il y a par exemple, la médecin légiste: le Docteur Elizabeth Macmillan, surnommée « Mac » qui s’habille en homme et préfère les femmes. Comme Phryne, Mac se moque des conventions et dit toujours ce qu’elle pense ! Sa relation avec la détective est très intéressante et dépasse la simple amitié féminine…J’ai hâte d’en savoir plus sur elle !

L’Amitié tient donc une jolie place ! Phryne, Dot, le pragmatique majordome Butler et les deux sympathiques chauffeurs Bert et Ces forment un groupe soudé comme une famille. Viendra s’y ajouter une orpheline, Jane qui ravivera la soif de justice de Phryne, revoyant en la jeune fille Janey sa petite soeur trop tôt disparue. Leur relation est également très touchante !

Mais mon coup de coeur reste l’inspecteur Jack Robinson :

C’est un homme amer que la guerre a profondément marqué. De plus, sa relation ratée avec son ex-femme l’a rendu sur la défensive, surtout avec Phryne dont les moeurs décomplexés l’agacent autant qu’ils le troublent. Il paraît sarcastique et rigide mais peu à peu, on découvre un certain romantisme doublé d’un vrai gentleman. D’ailleurs, la deuxième saison est plus consacrée à sa vie tourmentée, notamment sa relation tendue avec son ex beau-père…

Nathan Page, qui incarne l’inspecteur est très charismatique !  Et, je l’avoue, je suis totalement in love de sa voix ! Sérieux, après avoir regardé quelques épisodes en VO, j’étais… comment dire ? Un peu comme ça :

Les épisodes s’enchaînent bien et sont très agréables à regarder. Les intrigues vont certes  souvent dans la facilité, mais la superbe ambiance vintage et les personnages sympathiques compensent ce détail. 

De nombreux thèmes intéressants sont abordés: la première guerre mondiale, l’immigration, la place des femmes dans le monde du travail, les différences sociales, mais aussi le monde du cirque, les cabarets, la boxe, la course automobile et l’aéro-naval. Chaque épisode nous plonge dans un nouvel univers, je n’ai jamais eu ce sentiment de répétition comme dans d’autres séries policières ! Rien que ça, c’est un plus !

En tout cas, j’espère que cette série repassera en France car elle mérite vraiment le détour ! Je vous laisse avec cette splendide vidéo de fan qui illustre à merveille son ambiance à la fois glamour et extravagante ! La musique est une version longue du générique !

Hercule Poirot (série)

Après Arabesque, voici mon autre série policière fétiche: Hercule Poirot, diffusée sur TMC, France 2 et TV Breizh. Outre Atlantique, elle a été diffusée entre le 8 janvier 1989 et le 13 novembre 2013 sur ITV. Ce qui fait tout de même une belle longévité !

Hercule Poirot, un ancien policier belge, a fui son pays pendant la Première Guerre mondiale. Désormais il vit à Londres en Angleterre et exerce en tant que détective privé. Durant les années 30, sa réputation d’enquêteur hors pair est internationale et de nombreuses personnes font appel à lui pour percer des mystères (souvent des assassinats) que la police n’a pas su résoudre.

Dans les premiers temps, Hercule Poirot mène ses enquêtes avec le capitaine Arthur Hastings (un vétéran de la British Army); puis,l’inspecteur James Japp, un policier de Scotland Yard) avec qui il entretient une relation de rivalité intéressante. C’est un policier pragmatique mais manque quelquefois de jugeote. J’aime bien aussi ce personnage, à la fois bourru et blasé !

Il y a aussi la classieuse Felicity Lemon, qui est la secrétaire de Poirot. Une belle jeune femme bienveillante, qui supporte le caractère, parfois maniaque de son patron; on sent qu’elle lui voue cependant un réelle admiration, pour son intelligence mais surtout son sens moral inflexible.

Cependant, au fil des ans, ses amis s’éloignent de lui et Poirot se retrouve obligé de se coltiner Ariadne Oliver, une romancière au caractère bien trempé qui n’hésite pas à prendre des risques durant certaines enquêtes !

Si j’étais déjà fan de la série en VF, (je revendique mon côté mamie, vous le savez 😉 ), j’ai voulu récemment la regarder en VO. Et bien, « mes amis », je suis encore plus bluffée par David Suchet ! Je ne pourrais plus lire les romans sans le visualiser dans ma tête !

Son travail sur le personnage est absolument remarquable. Moi qui avais toujours trouvé la version littéraire un peu pompeuse, il a su lui donner une belle humanité, tout en lui insufflant un langage coloré mais précis: Accent frenchy à couper au couteau, quelques mots français par ci par là. Une posture nette, presque rigide, sans parler de la mythique moustache !

L’ambiance est très agréable, à la fois rétro, guindée et assez mystérieuse. Elle évoluera vers quelque chose de plus sombre jusqu’au dernier épisode.

Les acteurs choisi pour les différentes enquêtes sont tous très bien campés. D’ailleurs le casting des protagoniste est toujours irréprochable et m’a permis de découvrir une flopée d’acteurs et même d’y redécouvrir quelques-uns ! Est-ce que ce visage vous dis quelque-chose?

Ou encore celui-là ? Je dois dire que le rôle lui allait même très bien !

Pas étonnant que David Suchet ait fini par participer à un épisode du Doctor Who ! Très bon, d’ailleurs !

Les épisodes d’Hercule Poirot s’enchaînent bien et la noirceur s’insuffle progressivement, juste ce qu’il faut. Mon moment préféré est indiscutablement la confrontation, lorsque Poirot mouche chaque suspect avec ses théories ! Et le dernier épisode, qui montre un Poirot vieilli et fatigué terminera brillamment cette belle épopée !

Une série « so British  » à savourer à l’heure du thé ! Prochaines séries à tester: Miss Fisher enquête (à cause de la belle ambiance 20’s) et le commissaire Maigret dont le nouveau visage est pour le moins inattendu !

 

 

L’appel du coucou (Robert Galbraith)

En attendant ma lecture de « Harry Potter et l’Enfant Maudit », j’ai voulu découvrir une autre facette de J. K. Rowling. Aussi, ai-je choisi L’Appel du coucou, publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith

Résumé:

« Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances… »

Mon avis:

Un très bon policier à l’anglaise, que j’ai pris plaisir à découvrir ! Loin de la magie Potterienne, je me suis retrouvée plongée au coeur de la presse people et ses paillettes, son hypocrisie et ses secrets douteux.

Lula Landry, une jeune starlette métisse, est retrouvée morte et tout porte à croire au suicide. Mais son frère, John Bristow est convaincu qu’il s’agit d’un assassinat. J’ai tout de suite détesté cet homme, sans réussir à mettre le doigt dessus… C’est un jeune homme instable, nerveux, qui souffle le chaud et le froid.

Il fait appel à Cormoran Strike, un détective privé au bord de la faillite mais au flair incontestable. Je me suis tout de suite attachée à ce flic bourru, blessé de guerre dont la vie privée part en cacahuète ! Il est aidé par sa secrétaire intérimaire, Robin, qui rêve secrètement de devenir détective. J’ai adoré cette femme, pleine de peps et de discrétion quand il le faut. Son arrivée est une bouffée d’air frais pour le détective, qui est réduit à camper dans son bureau !

Tout deux forme un duo efficace et complémentaire, sans jeu de séduction, ce que j’ai trouvé bien agréable. En tout cas, leur relation, faite d’admiration et de désir de justice me parait très intéressante ! 

Les autres personnages sont bien tournés, sans caricature et l’intrigue efficace, proche d’Agatha Christie, dans un langage plus coloré. Le cadre londonien m’a beaucoup plu, ce qui est une belle surprise ! La ville est quasiment un personnage de l’histoire, tant elle m’a parue vivante dans ses contrastes. Ce qui donne une belle ambiance dans le roman !

L’ écriture est fluide et les thèmes abordés sont intéressants: secrets de famille, drogues, jalousies, fascination pour la célébrité, harcèlement des paparazzis…mais aussi les blessures (de guerre et d’amour) le traumatisme, tant physique que psychologique, qu’elles engendrent.

Une première enquête efficace avec un duo d’enquêteurs très sympathiques ! J’ai bien envie de les voir évoluer dans une autre enquête !