Un oiseau s’envole

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Un oiseau s’envole,
II rejette les nues comme un voile inutile,
II n’a jamais craint la lumière,
Enfermé dans son vol
II n’a jamais eu d’ombre.

Coquilles des moissons brisées par le soleil.
Toutes les feuilles dans les bois disent oui,
Elles ne savent dire que oui,
Toute question, toute réponse
Et la rosée coule au fond de ce oui.

Un homme aux yeux légers décrit le ciel d’amour.
Il en rassemble les merveilles
Comme des feuilles dans un bois,
Comme des oiseaux dans leurs ailes
Et des hommes dans le sommeil.

Paul Eluard

Prière indienne

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« À ceux que j’aime…
et ceux qui m’aiment »

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,laissez-moi partir, J’ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi, Soyez reconnaissants pour les belles années, Je vous ai donné mon amitié, vous pouvez seulement deviner Le bonheur que vous m’avez apporté .Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré, Maintenant, il est temps de voyager seul. Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.

La confiance vous apportera réconfort et consolation. Nous serons séparés pour quelque temps. Laissez les souvenirs apaiser votre douleur, Je ne suis pas loin, et la vie continue… Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai, Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là, Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement La douceur de l’amour que j’apporterai. Et quand il sera temps pour vous de partir, Je serai là pour vous accueillir. Absent de mon corps, présent avec Dieu.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer, je ne suis pas là,

je ne dors pas,

Je suis les mille vents qui soufflent,

Je suis le scintillement des cristaux de neige,

Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,

Je suis la douce pluie d’automne,

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit, N’allez pas sur ma tombe pour pleurer, Je ne suis pas là,

Je ne suis pas mort.

 

Séquence nostalgie : Jour de neige

Une fois n’est pas coutume, Notre séquence nostalgie du jour sera musicale ! Enfant, j’ai toujours préféré Elsa à Vanessa Paradis. Et ma chanson préférée entre toutes est incontestablement « Jour de neige ». J’adore ce clip ! Une ambiance nostalgique et une vision poétique de la neige. C’est la chanson que je fredonne quand j’entends les gens râler sur le mauvais temps ! 

Tout doux tout doux
Comme un rêve un peu flou    
Froid dehors et chaud dedans
Descendre en courant l’escalier
Quand tout, même le ciel est blanc
Comme le papier plié
D’un secret
Pressée sans savoir pourquoi
Filer déjà sur mon vélo
La longue écharpe après moi
Le coeœur en plein galop
Jour de neige
Dans un grand pull qui me protège
Première neige
Vertige en moi comme un manège
Jour bien tendre
Comme ce quelqu’un qui vient m’attendre
Au bout du chemin
Tout doux tout doux
Comme un rêve un peu flou
Froid dehors et chaud dedans
Les flocons comme des papillons
Sur mes lèvres et sur mes dents
Une sensation frisson
Et pour ça
Vouloir préserver pareille
La blancheur que rien ne sauv’ra
Après l’retour du soleil
Toujours toujours en moi
Jour de neige
Dans un grand pull qui me protège
Première neige
Vertige en moi comme un manège
Jour bien tendre
Comme ce quelqu’un qui vient m’attendre
Au bout du cheminTout doux tout doux
Comme un rêve un peu flouJour de neige
Dans un grand pull qui me protège
Jour de neige
Au loin disparaît le manège
Première neige
Tourbillon léger qui m’enlève
Jour de neige
Sur mon vélo comme dans un rêve
Jour de neige
Et pourtant j’ai peur d’aucun piège
Jour de neige
Dans un grand pull…

Un de mes poèmes préférés

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Les Yeux d’Elsa


Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie
Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L’enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

J’ai retiré ce radium de la pechblende
Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa

Louis Aragon

 

Fais-moi signe !

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Les mots du silence

Étrange langage

Mi-geste, mi-danse

Les mains parlent, crient, chantent

Je découvre une nouvelle « voix »

Celle qui dessine le vent et les anges.

Les mots , c’est quoi?

Tant de gens gaspillent leur voix

À parler pour ne rien dire !

Les mots claquent et on n’entend rien !

Alors, si tu as besoin de moi, fais-moi signe,

Je te répondrai de vive main !  

Poème de moi, écrit il y a quelques années !

Entre-Deux

J’avais envie d’écrire…

Parce que commence à en avoir marre de l’hiver,

Parce que le gris me tape sur les nerfs,

Parce que j’ai envie de vert, de soleil et de primevères

J’écris un peu, pour me sentir mieux

Ce poème plus gris que bleu

J’écris pour calmer l’ennui d’une journée « Entre-deux »

Entre deux rives, entre pleurs et rire

Dans la brume de l’incertitude

Je déteste ce triste interlude.

 

poème du jour

 
 

Des choses que je voudrais te dire

Des choses que je n’arrive pas à dire

Des choses que j’essaie de noyer

dans la trame des mots

dans la contradiction

dans la fuite

dans le détour

des choses simples

des choses à la fois profondes et douces

des choses sans façon

des choses que n’importe qui pourrait dire

à condition d’oser

à condition d’essayer

à condition de les dire

Des choses qui ont déjà été dites par d’autres

à d’autres

des choses qui ne se disent tout de même pas si facilement

parce qu’intimes

parce que secrètes

parce que rares

Des choses que je voudrais te dire sans avoir à les dire

Parce que c’est déjà trop de dire

Parce que c’est ne rien dire pour ainsi dire

que de dire ça

Parce que c’est au delà de tout ce qu’on peut dire

C’est presque ça que que je voulais te dire

mais je n’ai encore pas vraiment su dire

Parce que je t’aime

parce que je t’aime toi

Parce que c’est ça que je ne peux pas dire

ça que je veux depuis longtemps t’écrire

ça que, n’ayant su dire, j’ai quand même osé dire

 

M.C

lettre primée lors de la Journée européenne de l’écriture de 1992