Le mystère de Crystal Gardens (Amanda Quick)

Je continue mon exploration des romances historiques, avec le premier volet de série « Les Ladies de Lantern Street » d’Amanda Quick. Et, j’ai eu la surprise de tomber sur une romance plus paranormale qu’historique !

Résumé:

« En apparence, Evangeline est une simple demoiselle de compagnie. En réalité, grâce à ses capacités extrasensorielle, elle est détective au sein d’une agence un peu spéciale. Victime d’une tentative de meurtre, elle est contrainte de se cacher à Crystal Gardens, un immense domaine où un botaniste fou a mené d’étranges expériences avant d’être tué. Evangeline se croyait à l’abri, elle découvre que la mort rode dans ces jardins hanté par des forces maléfiques. Et le charme de Lucas Sebastian, le propriétaire des lieux n’est pas le moindre dangers qui la guettent… »

Mon avis

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, entre policier, surnaturel et secret de famille.

Lucas Sebastian est un jeune homme à la beauté inquiétante qui s’occupe d’un domaine tout aussi mystérieux. En effet, les plantes de son jardin sont le fruit d’expériences de son grand-père, botaniste renommé mais aussi scientifique. Il se passionnait particulièrement pour les énergies paranormales, sujet ô combien controversé.

Mais entre les rumeurs de « sorcellerie » et celle , (plus alléchante) d’un trésor caché, on ne peut pas dire que Lucas mène une vie tranquille.

C’est sans compter l’arrivée d’Evangeline Ames, une demoiselle de compagnie assez particulière, puisque non seulement, elle est agent secret, mais elle possède des pouvoirs paranormaux. 

Pourchassée par un psychopathe qui a tenté de l’assassiner durant son sommeil, elle frappe à la porte la plus proche de chez elle: chez Lucas Sebastian. Et tout de suite, elle comprend que la demeure baigne dans le surnaturel, surtout le jardin et son labyrinthe. Elle est aussi troublée par le maître des lieux, qui, elle le sent, porte un secret aussi lourd que le sien.

Bon. si j’ai aimé le côté victorien-monstroplantes, on ne peut pas dire pour autant que les scènes « piquantes » entre nos deux tourtereaux m’ont transcendée. Autant les échanges de regards, les répliques pleine de sous-entendus, ça va encore. Mais les scènes de sexe sont juste… AAAARgh ! Ça m’a un peu énervée, quoi !

Heureusement, il y a tout de même un point positif dans ce livre: les tensions familiales. Et plus particulièrement entre Lucas et sa belle-mère, Judith, qui le méprise ouvertement. Mais derrière cette façade se cache une femme forte et digne, qui veut protéger ses enfants (car Lucas a aussi un frère et une soeur, issu de ce second mariage). J’ai beaucoup aimé cette femme, très digne, qui est en fait terrifiée par le surnaturel et pour le coup, de son beau-fils.

L’enquête policière est assez bien menée, avec de bons rebondissements et l’écriture est facile d’accès. Ça se lit tout seul et il n’y a pas de longues description assommantes.

Une romance sympathique, qui change de la chic-litt et dont le décor original m’a beaucoup plus ! Pour le coup, je lirais bien le tome 2: La femme mystère

 

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DVD du week-end: Miss Peregrine et les enfants particuliers (Tim Burton)

Depuis le temps que je voulais voir ce film ! Ayant loupé la sortie ciné, j’étais vraiment curieuse de ce nouveau Burton !

Résumé:

« À la mort de son grand-père, Jake Portman découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis. »

Mon avis:

Un Burton « basique », entre La famille Addams et Alice au pays des merveilles  ! 

Jake Portman (Asa Butterfield) est un jeune adolescent timide de 16 ans menant une vie paisible en Floride. Un soir, il reçoit un appel de son grand-père Abe (Terence Stamp), dont il est très proche, qui semble en proie à la panique. Accompagné de sa collègue de travail Shelley (O-Lan Jones), il se rend chez lui pour découvrir son appartement vandalisé et, non loin de là, le corps de son grand-père dont les yeux ont été arrachés. Avant de mourir, Abe parle confusément à Jake d’une boucle, du 3 septembre 1943 et d’un oiseau.

Après une séance de thérapie suite au choc de cette mort violente, Jake et son père décident de se rendre au village de Cairnholm, perdu sur une île du Pays de Galles, pour retrouver le pensionnat où vivait Miss Peregrine. Malheureusement, ils découvre un pensionnat en ruine…détruit par un bombardement de la Luftwaffe le soir du 3 septembre 1943.

Commence alors une aventure incroyable pour le jeune homme, qui fera la connaissance  de ces « enfants particuliers » dont son grand-père lui racontait les histoires: il y a Olive, une rouquine qui maîtrise le feu, Millard, qui est invisibleBronwyn, une toute petite fille à la force herculéenne, des Jumeaux toujours masqués, Ennoch, un jeune homme taciturne qui peut faire bouger les choses animées et même revivre des morts ! Et enfin la jolie Emma, qui peut flotter dans les air et doit porter en permanence des soulier de plomb pour rester au sol ! Cette fille est un indéniable clin d’oeil à Alice dont elle est très similaire: blonde, robe bleue, calme mais plus forte qu’elle en a l’air !

Plus que la romance assez convenue entre Emma et Jake, j’ai aimé sa rivalité avec Ennoch, qui est assez cinglant dans ses répliques ! M’est avis qu’il se serait entendu à merveille avec Mercredi Addams ! J’ai trouvé qu’il avait un certain caractère ! En tout cas plus que Jake !

Quant à Miss Peregrine, j’ai trouvé qu’elle apparaissait au final, trop peu dans le film ! C’est une directrice au style gothique chic qui a la particularité d’être une Ombrune: en plus de se transformer en oiseau dans son cas un faucon pèlerin (peregrine falcon en anglais), elle a le pouvoir de manipuler le temps. Pour protéger tous les enfants particuliers de la persécution xénophobe, à chaque fin de journée, elle fait remonter le temps de 24 heures : les pensionnaires vivent donc en boucle la journée du 3 septembre 1943, celle-la même qui se termine par le bombardement allemand. 

J’ai beaucoup aimé l’univers très travaillé ! L’histoire m’a d’abord fait penser à un autre film de Tim Burton: Big Fish. Là aussi, il est question de créatures fantastiques raconté dans des histoires..qui se révèlent en fait réelles ! Mais l’ambiance est nettement plus sombre ! 

Malheureusement, j’ai trouvé les méchants totalement ridicules ! Les monstres passe encore, mais Samuel L. Jackson est absolument risible ! Je m’attendais à beaucoup mieux de sa part !

Cependant, la mise en scène et les beau décors remontent le niveau et m’ont, pour le coup beaucoup intriguée concernant les livres ! Ça pourrait être un challenge sympa pour Halloween, vous en pensez quoi? 

Fun, sombre et agréable à regarder malgré ses défauts ! Toutefois, comme pour Big Fish justement, j’aurais voulu plus d’émotion, notamment entre le père et le fils, qui n’ont aucune alchimie ! 

 

 

 

Belle reprise

Je suis totalement sous le charme de cette reprise de Afire love d’Ed Sheeran par le quatuor savoyard Coulcaf ! Leur chant à capella est juste fantastique !

Things were all good yesterday
And then the devil took your memory
And if you fell to your death today
I hope that heaven is your resting place
I heard the doctors put your chest in pain
But then that could have been the medicine
And now you’re lying in the bed again
Either way I’ll cry with the rest of them

And my father told me, son
It’s not his fault he doesn’t know your face
And you’re not the only one
Although my grandma used to say, he used to say

Darling hold me in your arms the way you did last night
And we’ll lie inside, a little while he wrote
I could look into your eyes until the sun comes up
And we’re wrapped in light, in life, in love
Put your open lips on mine and slowly let them shut
For they’re designed to be together oh
With your body next to mine our hearts will beat as one
And we’re set alight, we’re afire love, love, love oh

And things were all good yesterday
Then the devil took your breath away
And now we’re left here in the pain
Black suit, black tie standin’ in the rain
And now my family is one again
Stapled together with the strangers and a friend
Came to my mind I should paint it with a pen
Six years old I remember when

And my father told me, son
It’s not his fault he doesn’t know your face
And you’re not the only one
Although my grandma used to say, he used to say

Darling hold me in your arms the way you did last night
And we’ll lie inside, a little while he wrote
I could look into your eyes until the sun comes up
And we’re wrapped in light, in life, in love
Put your open lips on mine and slowly let them shut
For they’re designed to be together oh
With your body next to mine our hearts will beat as one
And we’re set alight, we’re afire love, love, love oh

And my father and all of my family
Rise from the seats to sing hallelujah
And my mother and all of my family
Rise from the seats to sing halellujah
And my brother and all of my family
Rise from the seats to sing hallelujah
(And all of my brothers and my sisters, yeah)
And my father and all of my family
Rise from the seats to sing hallelujah
Hallelujah

Mémé dans les orties (Aurélie Valogne)

Et voici une petite lecture de laquelle j’attendais beaucoup vu sa popularité ! J’avais eu d’assez bons échos et j’avais envie de me détendre un peu ! Malheureusement, ce fut un flop !

Résumé:

« Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur. »

Mon avis:

Mouais…Sans plus !  L’histoire m’a au départ fait penser à Et puis Paulette car le héros a le même prénom: Ferdinand. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à m’attacher à lui…ni aux autres personnages d’ailleurs !

Ferdinand est un octogénaire grincheux, qui refuse tout changement dans ses habitudes. Son plus grand plaisir est de rendre chèvre ses voisines. Notamment la terrible concierge Madame Suarez, qui ne peut pas le voir en peinture.

Mais ses plans vont être réduits à néant par deux événements imprévus: 1) la disparition de Daisy, sa chienne et 2) l’arrivée de Juliette, une petite fille de 10 ans, qui a décidé d’en faire son ami. 

Mémé dans les orties est une comédie assez satirique sur les relations entre voisins, les conflits familiaux et les amitiés inattendues. J’ai notamment bien aimé Béatrice, la voisine de palier geek qui va initier Ferdinand aux « joies »de la technologie. C’est l’une des rares surprise du livre !

 J’ai instantanément détesté Juliette, énervante au possible et qui pour moi, n’est pas crédible pour une gamine de 10 ans. Je n’arrivais pas à la « visualiser » quand je lisais et c’est très désagréable !

La relation houleuse de Ferdinand avec sa progéniture m’a en revanche beaucoup plus intéressée. Mais ce sujet n’est que survolé, ce qui m’a pas mal énervée, il faut le dire !

Car j’ai été touchée par Marion, sa fille, qui n’hésite pas à rabattre le clapet de son père et aurait gagné à avoir une plus grand place dans le livre !

Daisy, la chienne de Ferdinand est aussi intéressante; on ne parle pas assez de l’importance d’un animal pour une personne âgée ! Je trouve que c’est un beau thème trop rarement évoqué !

Un livre certes sympa mais loin d’être hilarant ! Une lecture facile et rapide qui s’oublie hélas, tout aussi vite ! Dommage !

 

Les Élémentaires (Nadia Coste)

Aujourd’hui, place à un livre que j’étais très impatiente de lire ! Gagné grâce à Marine, il me tardait de découvrir ce roman de Fantasy jeunesse, bien français ! Et là encore, c’est une bien belle découverte ! Déjà, regardez moi cette couverture *_*

 Résumé:

Cassandra, jeune mage du feu, souffre depuis sa naissance d’un dérèglement hormonal qui lui rend la vie très compliquée : dès qu’elle ressent une émotion trop intense, le feu jaillit de sa peau en consumant ses cheveux, ses vêtements et tout ce qu’elle touche ! Quand elle entend parler d’une cure miracle, la jeune fille veut donc s’y rendre à tout prix. Elle va faire un voyage surprenant et périlleux à l’autre bout du royaume, dans un baquet d’eau, escortée par deux chevaliers absolument débutants, au cours duquel elle devra affronter les horribles singes-serpents et d’affreux brigands !

Mon avis:

Serais-je réconciliée avec la lecture Fantasy? Il semblerait, grâce à ce roman très sympa !

Dans un monde où chacun naît avec un don pour un des quatre Éléments, Cassandra, la fille d’un Duc n’a pas eu de chance : Mage de Feu, un dérèglement hormonal fait qu’elle est incapable de maîtriser son don. C’est encore pire depuis la puberté; chaque saut d’humeur l’enflamme…littéralement !

Désespérée de ne pouvoir vivre normalement, elle vit cloitrée chez elle avec une Mage d’Eau pour l’éteindre à chaque émotion. Elle est frustrée, triste et surtout, elle se sent coupable, notamment d’avoir blessée sa mère à son accouchement, et de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras. 

Elle n’a jamais connu le monde extérieur et avec son pouvoir qu’elle ne maîtrise pas, elle a la hantise de blesser ses proches et sa famille.

Aussi, lorsqu’elle apprend l’existence d’une cure miracle, elle fait des pieds et des mains pour convaincre son père de l’y emmener ! Ses parents acceptent mais à une condition: leur fille va devoir traverser le royaume avec des gardes du corps et rester dans un baquet d’eau histoire d’éviter les « accidents » ! Ils recrutent comme escorte Grégoire un chevalier débutant et Mage d’Eau, avec son apprenti Christian, un jeune Mage d’Air prometteur mais qui manque d’expérience.

Elle sera aussi accompagnée de sa cousine, Kiana, une Mage de Terre de qui elle est très proche !  Mais de nombreux ennuis les attendent ! Outre des bandits, ils devront affronter de curieuses bestioles « élémentaires ».

Je ne me suis pas tout de suite attaché à Cassandra. Il faut dire que la future duchesse est parfois drôlement agaçante ! Même si ça se comprend, ses réactions m’ont souvent énervée ! Heureusement, elle évolue de façon très positive !

En revanche, j’ai tout de suite adoré Kiana pour son courage et sa loyauté. C’est le personnage qui aura eu l’évolution la plus intéressante ! Si un jour, ce livre a une suite, je la voudrait avec elle en premier plan !

J’ai aussi aimé la belle complicité entre Grégoire et Christian ! Leur confiance mutuelle, leurs resources et surtout leur sens des valeurs en font deux jeunes hommes très attachants ! On sent qu’ils ont beaucoup de respect l’un envers l’autre !

L’univers est original et j’ai particulièrement aimé l’humour !

Nadia Coste a eu l’idée géniale de complètement changer le sens des sigles de notre vie de tous les jours !

Ainsi, les C.R.S. deviennent les Contrôleurs Royaux des Sorts, les P.T.T. sont les Pigeons et Tourterelles Transmissions, ou encore les T.G.V, qui deviennent Les Transports de la Guilde du Vent ! Mais mon préféré reste l’A.N.P.E: l’Auberge des Nouvelles Propositions d’Emploi !

J’ai trouvé super intéressant la façon dont les pouvoirs se manifestent et notamment l’importance des menstruations (oui, vous avez bien lu !)

Pour une fois, les règles ont une place spéciale et ne sont pas associées à quelque chose de « sale ». C’est la preuve irréfutable que la jeune fille est devenue une femme et donc, acquiert une puissance « adulte ».

Suivant l’Élément dont dispose la personne, les conséquences et bien évidemment la douleur est différente. Une façon originale et assez subtile d’aborder un sujet qui commence seulement à émerger: chaque femme est unique dans son rapport avec son corps et son cycle ! C’est déjà rare que ce sujet soit abordé, (surtout dans un roman Fantasy), mais là, j’ai vraiment été agréablement surprise ! C’est pour moi, la meilleure partie du roman !

Il y a deux romances dans le livre: l’une entre Grégoire et Cassandra, l’autre entre Kiana et Christian. Deux relations totalement différentes, plutôt bien adaptées au caractère de chacun ! On n’est loin des clichés habituels genre « coup de foudre au premier regard » ! Là, il est surtout question de la subtile différence entre l’amour romantique et le désir physique souvent compliqué à gérer quand on est ado ! Alors imaginez quand les pouvoirs magiques sont influencés par les hormones !

Enfin, je tire mon chapeau pour la fin, que j’ai trouvé intelligente avec un joli message sur le passage à l’âge adulte et la famille, notamment la relation père/fille, qui a une grande place dans l’histoire !

Une lecture très sympathique, surtout quand on n’est pas habituée à ce genre littéraire ! Ça change et ça fait du bien !

Séance ciné: Chouquette (Patrick Godeau)

Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allé au cinéma ! Surtout pour un film français,  choisi « au pifomètre », juste parce que je trouvais l’affiche sympa ! 

Résumé:

« Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane… »

 

Mon avis:

J’ai bien fait d’écouter mon instinct: un film discret et bien sympathique !

Chouquette est une grand-mère blasée et taciturne qui vit coupée du monde sur son île de Bretagne. Ses seuls compagnons sont Jay, son domestique et Fuck, une otarie abandonnée. Tous les jours, elle mène sa petite vie tranquille, téléphone à sa mère, boit des litres de vodka et cultive son magnifique jardin.

Chaque année, Chouquette prépare avec amour la fête d’anniversaire pour son mari, Gepetto, mais celui-ci ne vient plus depuis bien longtemps. 

Mais voilà que « miracle », deux invités inattendus répondent à l’invitation cette année: Lucas, son petit-fils et Diane, la maîtresse de son mari. Tous les trois vont vivre des vacances douces-amères, entre règlements de comptes, répliques cinglantes et vadrouille dans une vieille voiture rouge qui démarre quand ça lui chante.

J’ai bien aimé Sabine Azera dans le rôle de Chouquette: une femme qui cache sa mélancolie derrière l’alcool, les sarcasmes et des appels téléphoniques imaginaires. Il faut dire que sa fille vit au bout du monde et reste toujours injoignable.

Elle m’a fait penser à une version féminine de Michel Serrault: à la fois grincheuse, qui parle peu mais qui souffre d’une grande solitude.

Lucas est un petit garçon féru d’astronomie, qui veut faire sortir sa grand-mère de son trou perdu. J’ai moins aimé ce gamin, aux questions justes et tente de comprendre ces grandes personnes tellement têtues.

Enfin, Michèle Laroque campe une citadine émotive et coincée qui ne sait plus comment communiquer avec sa mère. J’ai aimé son côté très à fleur de peau, maladroite et aussi un côté « petite fille » assez touchante. 

C’est film assez lent, mélancolique, très centré sur les dialogues et la beauté des paysages, qui agissent comme un baume sur les blessures de ses deux femmes. La Bretagne est superbement filmée, ça donne envie de prolonger les vacances ! La musique  joue sur le décalage avec des mélodies  assez joyeuses, ce qui donne un peu de peps à l’ensemble !

J’ai donc plutôt bien aimé ! En tout cas, ça change des films de guerre, des Minions et autres Blockbusters  surmédiatisés (coucou Luc Besson! )

 

Un été d’herbes sèches (Daniel Crozes)

Avec les beaux jours, j’aime profiter du beau temps en lisant en extérieur, dans un parc ou mon jardin… Et ce joli titre m’a tout de suite attirée !

Un adolescent de 15 ans (dont on ne sait pas le nom), passe ses vacances aux Vernhes, dans la ferme d’un oncle, perdue dans une vallée de l’Aveyron.

Son oncle, Kébler, travaille « à l’ancienne », sans moteur avec ses vaches. Il est méprisé par le milieu et le haut Werhnes, qui sont modernisés. Et enrichis grâce à la collaboration durant les deux guerres mondiales. Or, le jeune garçon a souffert de ne pas connaître l’histoire de sa famille durant cette période. En effet son père, traumatisé par les combats n’a jamais pu (voulu) en parler.

Il découvrira un passé complexe, grâce à son oncle et un de ses amis, lui aussi rescapé de guerre.

Ce livre est un hommage sensible et pudique aux Survivants mais aussi aux non-dits familiaux, à la souffrance indicible des camps, les rancunes incurables qui traversent les générations, l’attente terrible des épouses qui ne savent pas si leur mari va revenir…

C’est aussi une immersion tendre et champêtre dans les campagnes d’autrefois, avec sa vie rude, ses coutumes, ses superstitions, mais aussi ses ombres et ses blessures.

Un très beau livre, dans la lignée de Christian Signol et Françoise Bourdon, mais en version jeunesse. Parfait pour faire découvrir les romans de terroir aux ados !