Carmen Sandiego (Netflix)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle découverte série animée ! En me renseignant,  j’ai découvert des choses très intéressantes !

Carmen Sandiego est à l’origine un jeu d’aventure éducatif développé et édité par Brøderbund en 1985. Il s’est fait connaître sous le nom de Where in the World Is Carmen Sandiego? outre-Atlantique et À la Poursuite de Carmen Sandiego dans le Monde, en France.

Le joueur incarnait un enquêteur d’Interpol qui parcourt le globe pour arrêter Carmen Sandiego et les membres de son organisation, la V.I.L.E. (Villains International League of Evil). L’aventure prend la forme d’un jeu de piste qui mène le joueur dans trente villes et fait appel à ses connaissances en géographie.

L’univers s’est ensuite développé dans les années 90, en élargissant les connaissances dans des domaines variés. En 1995, une première version série est sortie. On garde l’esprit éducatif, dans la veine du Bus Magique, dans ce sens où chaque épisode est l’occasion d’enrichir ses connaissances.

Dans chaque épisode, une personne réelle (un jeune garçon devant son ordinateur), appelée « Player », discute avec Carmen Sandiego via une messagerie instantanée. Usant beaucoup d’effets 3D, très novateurs à l’époque, pour suggérer la téléportation, cette série est également hautement instructive, chaque voyage dans un pays ou dans un lieu précis étant l’occasion de donner quelques informations sur celui-ci avec photos réelles ou petites animations à l’appui.

Pour la nouvelle version des années 2000, les auteurs ont considérablement approfondi l’histoire de Carmen, en faisant une sorte de joli croisement entre Arsène Lupin et Kim Possible, tout en conservant le côté éducatif.

Dans cette version, la jeune voleuse est une orpheline élevée au sein même de l’organisation V.I.L.E. , une école qui forme des gens aux cambriolage et autre banditisme. Elle ne connaît rien de ses origines, pas même son vrai nom.

La jeune fille, en plus d’être une cleptomane née, se montre totalement imprévisible dans son comportement. Ce qui agace prodigieusement ses camarades autant que les « profs », qui l’ont surnommée Mouton Noir. Ignorant tout de son passé, Mouton Noir rêve de voyages et de retrouver ses origines. Quand elle comprend que sa vie est basée sur les mensonges de ses supérieurs, Elle s’évade de V.I.LE , et se crée une nouvelle identité: Carmen Sandiego.

Que dire sinon que j’ai ADORÉ cette série?  L’intrigue est palpitante et j’ai adoré comment tout s’imbrique au fur et à mesure ! L’univers est totalement  remodernisé avec de nouveaux personnages et des clins d’oeil au jeu.

Ainsi, l’un des premiers alliés de Carmen pour la quête de ses origines est un jeune geek…dont le pseudo est Player ! C’est un lycéen lambda qui semble passer sa vie sur son PC ! Carmen a aussi des camarades de son « école » avec qui elle entretient des relations plus ou moins tendues. Ainsi que deux acolytes civils Zack et Ivy, deux rouquins plein de malice, qui l’aident sur le terrain.

On fait aussi la connaissance de Chase Devineaux, un inspecteur blasé qui rêve de capturer Carmen depuis des années ! Son caractère ronchon et sa malchance m’ont beaucoup fait rire ! C’est l’adversaire préféré de Carmen, qui prend un malin plaisir à le provoquer.

Mais la plus belle surprise est sa collègue, Julia Argent, une jeune flic passionnée d’histoire. C’est le genre de personnage qui semble inoffensif. Puis, au fur et à mesure, elle prend de plus en plus de caractère ! Elle m’a fait penser à Scully dans Xfiles, parce qu’elle est toujours très calme et réfléchie. Et contrairement à Devineaux, elle éprouve une certaine admiration pour Carmen ! En plus, elle me ressemble un peu physiquement ! Ça m’a fait bizarre quand j’ai découvert le personnage !

Chaque épisode nous embarque dans un pays différent et nous raconte deux histoires en filigrane: celle de Carmen… et celle de L’organisation V.I.L.E. qui cache bien des secrets ! Mais je ne dirai rien de plus, concernant l’intrigue !

L’esthétique est absolument magnifique, colorée, graphique et la musique mystérieuse à souhait ! Il y a même un « épisode » interactif où le spectateur prend les décisions de Carmen en cliquant ! Nous avons donc deux fins !  J’ai testé et c’est confirmé: je ne suis pas bien douée en tant que voleuse agent secret ! 

Les jeux vidéos sont enfin devenu une culture à part entière au même titre que la littérature ! J’ai adoré découvrir l’univers mystérieux de Carmen  et ses aventures !

Lire sur écran ou sur papier: ce faux débat

Comme vous le savez, j’adore lire toute sorte de choses ! Si j’ai longtemps lu sur papier, j’ai peu à peu intégré le support numérique dans mes habitudes !

Oui, je l’avoue, j’ai fait partie des rats de bibliothèques qui mettent les livres sur un piédestal ! Quelle erreur ! L’important c’est l’histoire et non le support ! J’ai donc ouvert mes horizons.

Ça a commencé avec les fanfictions. Quel régal de voir l’immagination des fans s’enflammer pour leurs persos préférés ! Et puis, j’ai voulu me cultiver davantage sur les Bd et les mangas en ligne : et j’ai découvert les webtoons !

Les webtoons sont des mangas/BDs à lire en ligne… totalement gratuitement ! Rien que ça, je trouve que c’est génial ! Et il y en a pour tout les goûts ! De la romance au thriller, fantastique ou horreur. Voici trois webtoons que je suis actuellement:

Le premier que j’ai découvert c’est Tradition Olympus de Rachel Smythe. C’est une magnifique remodernisation des Dieux de l’Olympe ! Les graphismes sont élégants, colorés, et les persos incroyablement expressifs ! Franchement, j’adore !

Dans un registre plus cartoon, Plutôt mourir que partager de Lila, raconte la vie de Minouche, une jeune femme chamboulée par des êtres bizarroïdes venus du futur… À la fois fun, triste et grinçant, plus que 4 épisodes et je découvre la fin ! Les dialogues sont juste excellents ! 

Et enfin, « Porte-Bonheur » de Tacmela, raconte comment Clément, un jeune lycéen, fait face à sa Dépression…au sens litéral du terme ! Une histoire assez mélancolique, mais quiconque est passé par se stade s’y retrouvera. J’aime bien l’idée de discuter avec sa part d’ombre. L’histoire est en cours depuis peu et j’espère vraiment qu’elle aboutira !

Les dessins sont aussi une jolie façon de raconter une histoire ! En plus, je trouve que c’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs/illustrateurs, autrement que dans une librairie ! 

Je pense que support numérique n’a non seulement pas tué la lecture mais l’a rendue plus vaste, ludique et surtout amusante.

Pour moi le débat Papier/écran, c’est aussi stérile que nos ancêtres qui pensaient que le cinéma allait tuer la culture et les livres.  (coucou Guillaume Durand  ! )

Après tout, j’ai découvert Orgeuil & Préjugés grâce à la série de la BBC et Le journal de Bridget Jones. Récemment, c’est Anne et la maison aux pignons verts qui a été redécouvert grâce à Netflix !

On a le droit aussi de ne pas aimer les classiques ! Voire de ne pas aimer lire tout court ! La lecture doit être avant tout un plaisir. 

Alors, lisez/visionnez ce que vous voulez. Découvrez de nouvelles histoires, que ce soit pour vous cultiver, vous détendre, vous amuser  ou vous inspirer ! 

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Les femmes en 8 livres

Hello à tous ! Cette année, pour la journée internationnale du Droits des femmes, je vous concocte une Pal spéciale ! 

  • Une saga à finir : Les Amazones, dernier tome de la saga des « mille femmes blanches » de Jim Fergus ! J’avais adoré les deux premiers livres ! L’histoire de l’amérique vue à travers les femmes !

« Elles étaient mille femmes blanches, troquées jadis par le chef Little Wolf contre autant de chevaux. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre l’État américain, accapareur de terres et massacreur d’une culture séculaire. Cette tribu fantôme d’amazones, guerrières indomptables, insoumises et rebelles, va passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération… »

 

  • Un livre instructif : Sans hésiter, Le grand mystère des règles de Taous Merakchi, alias Jack Parker. C’est bien simple, j’ai envie de lire ce livre depuis sa sortie ! Je suis sûre que cette lecture a beaucoup à m’apporter !

« Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ? Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet. Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique. Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions. Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescentes, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leur corps. Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher. Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques, et c’est tout l’objet de ce livre. »

  • Un livre « artistique » : L’aquarelliste de Béatrice Masini, parce que j’ai d’abord flashé sur la couverture et que le résumé s’annonce prometteur !

« Début du XIXe siècle, la Lombardie est sous domination autrichienne. Bianca, jeune peintre surdouée, fait ses premiers pas vers l’indépendance. À l’invitation de don Titta, un influent poète féru d’horticulture, elle entame la réalisation d’un catalogue illustré sur la flore, d’une richesse exceptionnelle, du domaine de Brusuglio. N’appartenant ni à la classe des maîtres ni à la domesticité, Bianca devient l’observatrice privilégiée de la demeure et commence à déceler des secrets. Elle se prend d’affection pour Pia, une jeune servante vive à qui elle souhaite communiquer un souffle de liberté. Ces quelques années à l’aube du Printemps des peuples vont mettre sa naïveté et sa droiture à l’épreuve de la complexité du monde. Un apprentissage majeur dans sa vie de femme et d’aquarelliste.

  • Un livre dépaysant: je suis très tentée par « Noces Indiennes » de Sharon Mass ! L’Inde et ses coutumes me fascinent depuis des années et je n’ai pas lu beaucoup sur le sujet !

Sur le thème des mariages contrariés ou imposés, trois destins rebelles, celui de Savitri fille d’un cuisinier de Madras amoureuse du fils du maître, celui de Nat l’orphelin et de Saroj, la Guyanaise, révoltée contre un père tyrannique se rejoignent pour tisser une vaste épopée.

 

 

 

  • Un témoignage : « Les corps abstinents » dEmmanuelle Richard. Là aussi un gros sujet incompris ! Quelle place à l’abstinence au sein de notre société où le sexe est devenu normalisé, catalogué et sur-analysé ? Ce livre m’intrigue !

Qui sont ces corps abstinents ? Intriguée par ce sujet tabou et opaque, abstinente elle-même pendant cinq ans, l’écrivaine Emmanuelle Richard a recueilli l’intimité de ces sexualités non partagées. Près de quarante personnes se confient, loin des stéréotypes et des idées approximatives, tissant peu à peu un récit polyphonique empreint de délicatesse. Par-delà la mélancolie, sans amertume ni ostentation, s’élève une parole forte sur l’absence du toucher où se laisse entendre l’universelle quête du sens. 

 

  • Un classique féminin :« Anne et la maison aux Pignons Verts » de Lucy Maud Mongomery. Et si j’accroche, je tente la série Netflix !

« Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l’orphelin qui doit les aider, sa sœur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c’est une petite rouquine aux yeux pétillants qui se présente… N’ayant pas le cœur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l’emmène dans leur maison aux pignons verts. Vive et pleine d’esprit, Anne parvient bien vite à conquérir Marilla et Matthew grâce à son imagination débordante, sa détermination et sa débrouillardise. Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d’Avonlea d’imaginer une existence sans elle. L’arrivée d’Anne a changé leur vie… »

  • Un livre « bucolique »: « Les Lendemains » de Mélissa Da Costa. Une femme qui se reconstruit grâce au contact de la nature? Ce roman me semble parfait pour le printemps, non?

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

  • Une femme que j’admire : « Les tribulations d’une chamane à Paris » de Corine Sombrun. Parce que le chamanisme a été complètement démystifié grâce à cette femme. Et que son parcours de vie me passionne de plus en plus !

 « Après trois ans d’initiation en Mongolie, Corine Sombrun poursuit son apprentissage des rituels chamaniques à Paris. Provoquant tout d’abord l’incrédulité de ses proches, avant de se voir assaillie de demandes en tous genres. Déstabilisée, elle s’interroge sur la nature de ses nouvelles facultés et sur ses responsabilités face à des espoirs parfois démesurés. » Ils sont passionnants et libérateurs, ces allers-retours d’une fille comme nous entre la magie et le quotidien, Pigalle et la Mongolie, la solitude et l’amour, entre la spiritualité et… « Ma chamane bien-aimée ». « 

Et vous? Que voulez-vous lire en ce début de printemps ? 

Playlist St Valentin: spécial Duo

Hello à tous ! En ce jour des amoureux, place à une playlist spécial duo ! N’hésitez pas à me faire des suggestions !

 

  • Mauss & Charlie:  Deux voix bien distinctes, un clip original ! Et Mauss  ressemble à Adam Driver  !

 

  • Un des plus jolis duos français/anglais : Cyril Paulus et Natasha Bedingfield ! La voix de Cyril me rappelle beaucoup Goldman dans ses jeunes années !

  • Parce que j’adore les métissages, la superbe version de « Paris » de Marc Lavoine et la belle algérienne Souad Massi

  • Quand Alex Kapranos (Franz Ferdinand) et Clara Luciani rendent hommage au mythique « Summer Wine » de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, ça donne un joli clip lumineux !

  • Et je termine avec le mythique À Ma Place de Zazie et Axel Bauer: une chanson essentielle sur la complexité des relations hommes/femmes. Le clip est percutant, je trouve !

Et vous, vous écoutez quoi ? 

 

Loin de moi, près de moi (Netflix)

Miaou à tous ! En grande fan de japon, de mignonneries et de félins, j’étais très curieuse de cet animé de Jun’ichi Satôt et Tomokata Shinbayama, Loin de toi, près de moi, qui passe sur Netflix. 

Résumé:

Miyo Sasaki, une collégienne, est amoureuse de son camarade de classe, Kento Hinode. Malgré tous les efforts de Sasaki pour se faire remarquer, Hinode ne fait pas attention à elle. Un jour, elle découvre un étrange masque lui permettant de se transformer en un chat nommé Tarō. Grâce à cet objet, elle peut se rapprocher de celui qu’elle aime. Cependant, à force de l’utiliser, elle pourrait bien ne plus retrouver sa forme originelle…

Mon avis:

On ne va pas se mentir, l’histoire est de prime abord très convenue dans ses personnages, surtout au début, assez lent. Mais je pense que c’était pour mieux poser le personnage principal !

L’histoire prend place dans la ville de Tokoname située dans la préfecture dAichi. Nous y suivons le quotidien de Miyo Sasaki, surnommée « Muge » prononcez « Mugué ».

Miyo est une collégienne pleine de peps qui a le coup de foudre pour le très sérieux Kento Hinode. Le début de l’histoire m’a trop fait penser à Sakura, la chasseuse de cartes ! En effet, Muge devient complètement « fangirl » quand son crush daigne lui adresser la parole ! Mais elle a beau faire toutes les pitreries pour attirer son attention, elle ne récolte qu’un regard perplexe ! 

De plus, sa vie de famille lui pèse plus qu’elle ne veut bien l’avouer: sa mère l’a abandonnée et son père s’est remarié avec Kaoru, une femme gentille mais dont elle peine à s’attacher. Seule sa meilleure amie lui remonte le moral! Jusque là, rien de bien nouveau, si vous avez vu d’autres animés shojos.

Mais le festival d’été de la ville va chambouler la vie de la collégienne. Par une étrange rencontre avec un esprit, Muge se retrouve avec un masque magique…qui la transforme en adorable chatte blanche aux yeux bleus ! Quelle meilleure forme pour attirer l’attention de son amoureux ? 

J’ai adoré cette histoire, qui montre un visage ambigu chez nos amis chats ! L’Esprit Vendeur de masque a en effet un business bien particulier: l’échange de corps entre félin et humains ! Ces échanges lui permettent de gagner en puissance et en durée de vie.

Mais revenons à Miyo, qui, grâce à son masque, se crée une double-vie, mi humaine, mi féline. Mais si son amoureux est tendre et câlin à souhait quand elle est sous la forme de Taro, sa relation sous sa forme humaine lui pose de plus en plus de souci. Et oui, parfois, on cache sa timidité derrière un visage souriant, voire énervant, pour ne pas perdre la face devant l’autre. Et c’est aussi vrai avec Hinode qu’avec Kaoru, la belle-mère !

Comme dans le film avec Jim Carey, le « masque » réel du film est avant tout symbolique. Pas facile de se montrer tel que l’on est ! Visuellement, le graphisme ne vaut pas Le Royaume des Chats ou Your Name. Mais ça reste joli à l’oeil. 

Une histoire qui remplit son rôle: du mignon, des sentiments, de la magie et des chats ! J’ai beaucoup aimé !

« La fourmi rouge » d’Émilie Chazerand

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé d’innover pour ma chronique littéraire ! Si j’ai découvert ce livre grâce à Folavril, c’est le coup de coeur de Mika sur Goodreads qui m’a décidée à me lancer ! 

Résumé:

Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Pour elle, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres.

Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…

Mon avis:

Wow ! Voilà un livre qui cache bien son jeu ! Si le résumé fait penser à un roman Young adult classique, ne vous y fiez pas ! J’ai rarement eu autant de surprises en moins de 350 pages ! Outre l’écriture, La Fourmi rouge partage le même point commun que les Petites Reines: en effet, l’histoire a sa bande originale ! J’ai eu donc l’idée d’écrire cette chronique en rapport avec les chansons proposées !

1.Radiohead, Creap

Vania Strudel a 15 ans et comme beaucoup d’ados, elle est mal dans sa peau. Que ce soit côté physique ou sentimental, elle se situe dans « l’entre-deux »: pas vraiment populaire, ni laide, pas vraiment jolie non plus. Banale en somme. Mais plutôt que de se lamenter et sombrer dans la déprime, elle dégaine ses sarcasmes et son imagination débridée ! Je me suis tout de suite sentie proche d’elle, tant dans sa personnalité que ses questionnements. Avec ses deux amis, Victoire et Pierre-Rachid, dit Pierach, ils sont les « Creaps » de la classe. Chacun à leur façon, ils ont leurs mal-être et leurs handicap. 

2.Luz Casal, Piensa en Mi

Maria Luzia, la mère de Vania a une place tellement spécifique dans ce livre que je n’ose pas trop la dévoiler ici.  Ce que je peux en dire, c’est qu’elle est espagnole, très belle… et que son évolution dans l’histoire m’a laissée en mode WTF ! Je ne m’y attendais absolument pas ! J’avais envie d’avoir un peu de compassion pour elle… mais au final non ! Oh, my God !

3.Camillo, Sag Warum

Pour moi, cette chanson symbolise le père de Vania: sous son masque excentrique et maladroit, se cache un homme très sympathique ! J’ai été touchée par ce père courage, qui s’est retrouvé à gérer tant bien que mal une fille qu’il adore, mais qui le dépasse souvent… Son métier est aussi original que méconnu: la taxidermie ! 

4.Blondie, Maria

Cette chanson m’évoque Diane, la mère de Victoire (la meilleure mamie de Vania). Elle a la manie originale d’avoir plein de perruques !  On pourrait croire à une simple lubie, mais la raison est surprenante ; suite à la « fuite » de son mari, elle a développé une « pelade »: elle a tout simplement perdu tous ses poils ! Cette pathologie bien réelle peut arriver à tout âge, homme ou femme !  J’ai adoré la façon dont cette femme a su compenser ce handicap et même en rire avec cette solution… plutôt fun ! Une femme forte comme je les aime !

5.The Pupini Sisters, Bei mir bist du schon

Pour moi, cette chanson symbolise  tous les quiproquos/problèmes entre les personnages. Pierrach et son amour naissant. Grégoire, le beau gosse qui fait tourner la tête de toutes les filles. Charlotte, la « pétasse »et ses rêves de potins. Rachel, la voisine coeur d’artichaut accro aux horoscopes; mais le pompon c’est Victoire Elle aurait pu être populaire: jolie blonde, pas trop prétentieuse. Mais personne ne l’approche à part Vania. Atteinte d’une maladie hormonale, Victoire « pue » continuellement. Un handicap invisible, mais invivable ! À force de se blinder, (émotionnellement)  elle en a gagné une certaine maturité. Son amitié avec Vania est géniale, très touchante.

6.Roberta Flack, Hey That’s no way to say goodbye

Parce qu’il y a pas mal de « piques », de disputes, de réconciliations. Les dialogues sont dignes d’une sit-com ! J’ai ri autant que j’ai été touchée ! En fait, ce livre est un concentré d’émotions: j’ai ri, j’ai été attendrie, puis révoltée, puis triste… 

7.The Cinematic Orchestra; To Build a Home

Parce que nos héros sont tous un peu cabossés, cette chanson représente bien le combat pour rester dignes et aller de l’avant ! Mais pas évident d’assumer ses blessures ! Cette chanson représente pour moi celle de Vania, qui a du faire face à l’incompréhension et la douleur de son père… Et son impuissance face à un événement impensable pour eux deux.

8.Damien Rice; Eskimo

Vania s’est fait un ami plutôt inattendu: Abraham, le père de Rachel, est un vieux monsieur qui semble bien s’ennuyer à la maison de retraite. Pour le coup, Vania veille sur lui en faisant du « papy-siting ». C’est bien simple, leur amitié est la plus adorable surprise du bouquin. Et la façon dont Vania prend soin de lui m’a fait chaud au coeur !

9.France Gall, Ella, elle l’a

Cette chanson montre bien l’évolution de la famille Strudel, père et fille. Ils ont tous les deux leur charme, leur singularité et leur combativité, surtout. Leur relation est le thème le mieux exploité de cette histoire ! Le nom Ela a aussi son importance ! Mais là encore, je vous laisse la surprise !

10.The Dandy Warhols; We Used to be Friends

LA chanson sur la relation Pierach/Vania ! J’ai beaucoup aimé la façon dont ils se « perdent » pour mieux se retrouver tout le long de cette histoire ! Pierach est un jeune homme maladroit, pas toujours simple à comprendre. Mais il faut lui reconnaître une grande patience !

11.Olivia Ruiz, elle panique

Ouh là oui, Vania a toutes les raisons de paniquer, et pas seulement à cause de sa vie sentimentale ! La jeune fille va se retrouver au pied du mur et enfin se décider à grandir. Mais le cap va être costaud à passer !

12.Garbage; Special

Parce que oui, Vania est « spéciale »; drôle, forte, elle se révolte et évolue à sa façon. Cette chanson évoque aussi pour moi l’élément déclencheur de l’histoire: ce mystérieux email qui donne le coup de pied dans la fourmilière ! L’email en question est d’ailleurs assez… brut de décoffrage ! 

13.John Lennon; Instant Karma (we all shine on)

Oh Oui, le karma a une sacrée place dans cette histoire ! Je dirait même qu’il en fait un peu trop par moment !  La pauvre Vania ! Ses déconvenues, surtout au lycée m’ont fait rire jaune ! Le lycée tiens ! Palons-en ! Entre les rivalités, les premiers crushs, les cours,  les rumeurs. J’ai été sceptique concernant les profs, de prime abord parodique au possible…  Et finalement, c’est super bien tourné ! Belle surprise, la encore ! Un tableau plus grinçant que comique, qui m’a fait réfléchir.

14.Florence & the Machines: the dog days are over

C’est l’apothéose de ce livre ! Ce moment où enfin, ça y est, la roue tourne et qu’au final, on comprend que sans nos problèmes, on ne grandirait pas.

15.Nena: 99 Luftballons

Une chanson indémodable et tellement fun pour de l’allemand ! C’est aussi la chanson préféré du père de Vania, qui, au fait s’appelle Gottfried et conduit une « ouaf-ture ». Cette famille a la palme d’Or de l’improbable !

16.Nat « King » Cole: Joy to the world

Oui, une chanson de Noël ! Et c’est bien vu parce qu’il y a de la bonne cuisine ! De quoi donner envie de faire des sablés et surtout des puddings !

17.Jack Brel: la valse à mille temps

Peut-être le passage le plus émouvant du livre ! Abraham est définitivement mon personnage préféré ! 

En conclusion,  j’ai adoré ce roman d’apprentissage désopilant, touchant, moderne et surtout, plein de surprises ! La Fourmi Rouge, c’est Le livre Feel Good à s’offrir ! Un coup de coeur !

 

Journal d’une Aprentie chamane

Après ma superbe découverte de Corine Sombruen Mongolie, j’étais curieuse de découvrir le point de départ de son initiation chamanique qui a débuté en Amazonie…

Résumé:

« Ça y est. Je pars demain pour l’Amazonie. Je veux te retrouver. C’est tout. » Voilà le journal de bord d’une jeune femme, musicienne à Londres qui, sous le coup d’un deuil inconsolable, décide de suivre l’enseignement d’un chamane péruvien. Au travers de ses aventures aussi drôles qu’émouvantes, Corine Sombrun nous conduit sur la piste d’un rendez-vous hors du temps qui doit l’amener à retrouver cet amour plus fort que la mort.

Mon avis:

J’ai mis plusieurs jours à me remettre de cette lecture ! Connaissant la suite des événements (voir chronique), j’étais curieuse de découvrir la Corine d’avant et j’en ai été très touchée. Comme Cheryl Strayed,  la jeune femme traverse un deuil terrible qui la dévaste totalement. Et puis un jour, un déclic, lors d’une exposition de peinture à Londres. Une rencontre, un échange. Un chemin différent. Et la voilà partie en Amazonie où elle suit les enseignements d’un chamane. Et autant vous le dire, Kho Lanta, c’est une promenade de santé, à côté !

Isolement en pleine forêt, purification par le biais de plantes, jeûne de plusieurs jours… sans parler des conditions climatiques et des rencontres avec la faune locale. 

Enfin, il y a l’initiation auprès de son « médecin chamane » avec des incantations sonores très particulières qui emmènent Corine au-delà de son propre corps.

Ses impressions m’ont fortement fait penser à des soins énergétiques, que j’ai moi-même expérimenté. Par des réactions, parfois très violentes (ex: vomissements, diarrhée), le corps expulse les maux, traumas et noeuds émotionnels restés imprimés dans l’inconscient. Le corps a une mémoire, trop souvent ignorée par notre mental rationnel.

Autre particularité de Corine qui m’a énormément parlée: sa sensibilité musicale. Le son a sur elle un impact très particulier. Il est aujourd’hui reconnu que certaines ondes sonores peuvent nettoyer les lieux ou des personnes lors de soins. 

Enfin, c’est un avis des plus personnel: j’aime beaucoup la personnalité de Corine. Même au bord du gouffre, elle trouve la force de voir de la lumière, s’accrochant à son amour perdu, non pas pour sombrer mais se relever.

Grâce à son expérience, en Amazonie d’abord, puis en Mongolie, elle ouvre une nouvelle voie inexplorée par les scientifiques : les mécanismes du cerveau lors d’une transe. En effet, la jeune femme s’est révélée capable d’en faire…à volonté, sans passer par un tambour ! Depuis, elle en étudie les effets cognitifs sur le comportement et les perceptions…

Un livre inspirant, passionnant, qui m’aura marquée durablement ! Je vous conseille également  sa conférence TEDX sur son expérience en Mongolie et ses découvertes scientifiques sur le cerveau. 

Vicky Rawlins: le land Art à son apogée

Pinterest est une véritable mine d’or pour découvrir des artistes hors du commun ! En grande fan de nature et plus particulièrement du Land Art, (voir article) je suis tombée sur une petite perle !

Vicki Rawlins est une fleuriste qui vit à Chicago. Dans un travail d’une finesse et d’une poésie hors pair, elle réalise de somptueux portraits végétaux… qu’elle prend ensuite en photo ! Le résultat est juste bluffant Que ce soit des scènes de la vie de tout les jours…

 

où de superbes portraits de femmes ,rien n’est fixé de quelques manière que ce soit. Du land art à son apogée ! Dans sa fiche de présentation, elle dit que cet art est au départ thérapeutique pour elle et qu’elle veut montrer tout ce que l’on peut faire avec « de l’éphémère » !

Une superbe artiste que je vous invite à découvrir sur le site  Sister Golden et bien évidemment Pinterest !

 

« Respire ! » de Maud Ankaoua

Hello à tous ! En attendant mon défi de noël, (hâte de vous en parler !), je continue, tant bien que mal mes lectures.  Et, aujourd’hui , je vais vous parler d’un livre gracieusement offert par ma maman !

Résumé:

Malo, 30 ans, virtuose de la stratégie, est appelé à Bangkok pour redresser une entreprise en dificulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit ! Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de 30 jours de la vie du jeune homme, elle le met au défi . Sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences susceptibles de modifier le cours de son destin ?

Mon avis:

Il y a deux grande tendance littéraire depuis quelques années; Le roman « feel-good » et les manuels de développement personnel. Maud Ankaoua décide de mélanger les deux et nous donne une histoire… qui sent le réchauffé à plein nez !

Malo, 30 ans, est un petit génie de la finance à qui tout réussit, du moins, professionnellement. Séduisant et charismatique, il n’a pas son pareil pour rebooster les PDG en manque d’objectif. Mais son arrivée dans une entreprise de Thaïlande est plus corsée que prévue.

En effet, le patron, dépressif et alcoolique, en vient à maltraiter psychologiquement ses employés, rendant la vie au bureau intenable. Les semaines, puis les mois passent …

Le jeune cadre, s’il était confiant au début, est vite dépassé par l’ambiance stressante et oppressante de l’entreprise. Jusqu’au jour où il surprend une conversation qui le choque profondément.

Sa vie va être bouleversée de façon inattendue… par un petit bout de femme en apparence toute frêle, mais qui lui ouvrira de nouvelles perspectives de vie.

Des thèmes intemporels sont abordés, comme l’ambition dévorante, la famille, l’alcoolisme,  ou les regrets, pour ne citer qu’eux. Les personnages sont sympathiques… mais bien trop fades ! J’avais l’impression de voir une de ces tragi-comédies bien larmoyantes sur TF1 !

C’est d’autant plus frustrant que j’ai deviné le « twist » final à des kilomètres !

Dommage, car l’écriture est pétillante et donne des conseils de vie judicieux. Malheureusement, le côté « feel-good » du livre est poussé à un point tel, qu’il en efface le relief de certains personnages. Je pense notamment au père de Malo ! J’aurai aimé une confrontation père/fils plus… mordante, je sais pas !

J’ai en revanche adoré la « femme de ménage », qui noue une vraie complicité avec Malo. Leur relation m’a au final bien plus touchée que la vie amoureuse de ce dernier, complètement tarabiscotée ! En fait, Malo a un vrai problème de communication ! Un comble, vu son métier !

Même le cadre exotique du roman est peu mis en avant : alors qu’on est en Thaïlande, quand même ! Même si  la culture locale n’est pas le sujet principal, je m’attendais à un peu plus d’exotisme !

Un livre, pas déplaisant, mais pas innovant non plus ! Dans la même veine, j’ai préféré  Laurent Gournelle !