Défi western : Un été dans l’Ouest

Parce que je voulais continuer ma découverte de l’ouest américain ! Alors que j’allais commencer « Mille femmes blanches » de Jim Fergus, je suis tombée sur ce livre de Philippe Labro.

Résumé:

‘Rien ne vous prépare à l’Ouest’, dit le narrateur, l’étudiant étranger de Philippe Labro, parti travailler tout un été dans les montagnes du Colorado. Pour atteindre ce territoire irréel et sauvage, il est d’abord confronté au peuple de la ‘route’. Il rencontre Amy, la fille Clarke, aux cheveux fous, qui exhalent des senteurs de fleurs séchées – la liberté même. Il vivra avec elle un grand amour, fulgurant, dont le souvenir ne cessera de le hanter. Dans l’Ouest, c’est un autre monde, celui d’hommes porteurs de mystère : Bill, colosse impénétrable, recherché par d’étranges motards; Dick, et son regard insensé de cascadeur; Mack, qui l’initie aux secrets de la forêt. Au terme de cette aventure initiatique, qu’est devenu le jeune homme ignorant, apeuré, assoiffé de vivre et de savoir qui se faisait appeler Frenchy ?

Mon avis:

Une très belle découverte estivale ! Il s’agit en fait de la suite d’un autre livre: « L’Étudiant Étranger » ! Pour le coup, je le rajoute à ma PAL !

Un jeune étudiant français décide de partir en Amérique ! Il vivra un été inoubliable, un vrai parcours initiatique. 

Son voyage débute de la pire manière qui soit, en auto stop. Suite à une rencontre avec deux malfrats qui aurait pu mal finir, il se tourne vers les bus. Là, il tombe sous le charme d’Amy Clarke, une belle jeune fille, à la fois fantasque, farouche et mélancolique. Il découvre la vie nomade et une sensation de liberté inédite.

Il correspondra avec une jeune étudiante, Élisabeth, une jeune fille étrange et malade,  dont le destin se fera tragique.

Il trouvera un travail éreintant d’ouvrier forestier dans une Forêt immense et magnifique. Il apprendra à soigner les arbres, le travail d’équipe et surtout à observer. J’ai aimé son caractère très « caméléon », dans le sens où il s’adapte, tant à son environnement qu’aux gens qui l’entourent.

Il découvre la solidarité, la communication sans paroles inutiles, la force physique et mentale. Mais surtout, cet art de vivre à l’Américaine. Émerveillé par cette Nature incomparable, il goûte chaque moment avec ferveur, tout en sortant de sa zone de confort. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son formateur, Mac, qui a été initié aux merveilles de la forêt par un vieil Indien.

Ses rencontres sont tantôt belles, tantôt décevantes. Mais il gardera longtemps en mémoire cet  » été dans l’ouest », avec ses paysages grandioses et ses hommes rudes, authentiques.

Un livre dépaysant à souhait ! Parfait pour les vacances !

Miss Pain d’Épices (Cathy Cassidy)

À force de voir ses livres partout au rayon jeunesse, j’ai fini par craquer: j’ai lu un livre de Cathy Cassidy ! Je l’ai choisi à cause du prénom de l’héroïne, plutôt original !

Résumé:

« À l’école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l’amie d’une fille cool. Depuis, elle tient son rôle de fille populaire à la perfection. Mais l’arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout. Cannelle craque pour lui, et c’est réciproque, mais sa meilleure amie le déteste. Cannelle réussira-t-elle à assumer ses sentiments, et surtout… à ne plus avoir peur d’être elle-même ? »

Mon avis:

Une lecture jeunesse sympathique pas si « sucrée » que ça, j’ai trouvé !

Cannelle est une jeune fille qui se cherche. Elle est tiraillée entre la peur d’être seule et être acceptée pour de mauvaises raison. Aussi, prenant exemple sur sa soeur Mélissa, elle change de look et se fait une « amie »: Shannon. Il faut en effet mettre ce terme entre guillemets car cette fille représente tout ce que je déteste ! C’est une petite peste qui ne pense qu’à elle et ne supporte pas qu’on la snobe…ce qu’elle fait à longueur de journées ! Elle se sert de Cannelle comme faire valoir et n’hésite pas lui dire comment s’habiller, où sortir…et qui fréquenter !

Mais tout va changer quand les deux jeunes filles rencontrent un nouveau: Sam. Shannon le prend en grippe parce qu’il a « osé » l’ignorer et s’intéresser à Cannelle. Dès lors, la relation entre elles va considérablement se dégrader. Cannelle s’attache de plus en plus à Sam, mais aussi Emily, une des ses camarades qui l’a aidée à prendre confiance en elle. Mais cette peste de Shannon ne l’aime pas non plus ! Vous l’aurez compris: je l’ai détestée du début à la fin !

Bien que prévisible, j’ai apprécié la dégringolade de Shannon, ainsi que le tourment de Cannelle. Je l’ai même trouvée trop indulgente, envers sa soi-disant meilleure amie ! Mais au final, elle n’en est que plus admirable ! Il vaut mieux s’éloigner que se venger!

Quant à Sam, j’ai beaucoup aimé son caractère ! Il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, même si ça fait mal! Il ne comprend  pas comment Cannelle peut avoir une amie aussi hypocrite ! Ce sera lui, qui ouvrira vraiment les yeux de la jeune fille ! Car les « chagrins d’amitié » existent et peuvent faire autant de mal !

L’écriture est agréable et on entre facilement dans la tête de cette jeune fille. Toutefois, j’ai trouvé qu’il lui manquait un peu de peps. Rien à voir avec Aurélie Laflamme qui m’avait beaucoup plu par son caractère ! Je pense continuer cette saga pour l’été !

Pour en revenir à Miss Pain d’Épices, ça reste une histoire sympa, sans chichi et girly, qui parlera à beaucoup d’adolescentes ! 

En finir avec Eddy Bellegueule

Attention ! Livre Coup de Poing ! J’avais d’abord entendu parler de ce livre par Persephone, puis, sur l’instagram de Diglee. Comme c’est un livre assez court, j’ai tenté ma chance: Grosse Claque !

Résumé:

« Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d’entendre ma mère dire Qu’est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j’ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l’odeur de colza, très forte à ce moment de l’année. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici. »En vérité, l’insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n’a été que seconde. Car avant de m’insurger contre le monde de mon enfance, c’est le monde de mon enfance qui s’est insurgé contre moi. Très vite j’ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre. »

Mon avis:

LE livre à faire lire à toute les personnes qui minimisent encore l’homophobie.

Avant d’être Edouard Louis, notre auteur s’appelait Eddy. Eddy Bellegueule. Et il morfle ! Que ce soit au lycée, où il est le souffre-douleur de deux caïds qui le rouent d’injures et de coups. Ou chez lui, avec un père alcoolique qui ne comprend pas que son fils ne soit pas « un dur ». Comprenez: un jeune homme viril qui drague les filles et se bagarre avec les mecs. Rien que cette vision de la masculinité me fait horreur. 

C’est bien simple: j’ai eu la gorge serrée et une violente colère envers l’entourage d’Eddy durant toute la lecture. Ce livre montre l’intolérance dans toute son horreur et sa stupidité. Et ça ne se passe non pas à Paris ou sa banlieue, mais dans un petit village de Nord de la France. On en parle moins, mais c’est un fait. L’homophobie et le rejet d’hommes efféminés, font tout autant de ravages en milieu rural ! La violence est palpable: autant dans les mots que dans les actes. Eddy n’a pas choisi d’être mince, pas plus que d’avoir des « manières de tapette ». 

J’ai aussi, dans une certaine mesure, pensé à Annabel à cause de cette manie des parents qui veulent façonner leur enfant selon leur vision, leur désirs, leurs rêves. Ça me dépasse ce genre de comportement !

En tout cas, ce livre ne m’a pas laissée indemne et m’a hantée durant plusieurs jours !

Dofus Livre 1: Julith

Je connaissais Dofus de nom et bien que n’ayant jamais testé ce jeu j’étais très curieuse quant à l’animation qui en découle ! Et je l’ai trouvé très sous-estimée !

Résumé:

« Dans la majestueuse cité de Bonta, Joris coule des jours heureux , aux côtés de Kerubim Crépin , son papycha adoptif. Mais tout bascule lorsque Joris, bravant l’interdiction de papycha, tente d’approcher son idole de toujours, la mégastar du Boufbowl, Khan Karkass. De son côté, Julith, la sorcière revient avec une revanche à prendre et un objectif : anéantir Bonta. Joris et ses amis arriveront-ils à sauver la cité et tous ses habitants ? »

 

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Je ne comprends pas comment cette animation a pu connaître un tel flop au cinéma ! J’ai adoré, tant dans sa forme que dans le fond !

Dans une belle cité vit Joris, un petit garçon tout noir et plein d’énergie. Il mêne une petite vie tranquille avec son père adoptif Kerubim Crépin, un vieil homme-chat. Il s’invente tout un monde imaginaire avec sa meilleure amie Lilotte, une fille-chienne pétillante et absolument adorable !

Mais quand il essaye d’approcher sa plus grande idole, Khan Karmas, joueur de boufbowl, il se produit un événement diabolique : l’ignoble Julith, une belle femme aux grands pouvoirs magiques, est de retour et veut prendre sa revanche en volant le Dofus Ébène : un œuf de dragon qui renferme d’étranges pouvoirs. 

Avec ses nouveaux amis Khan et Bakara, une belle Huppermage, Joris fera toute une quête initiatique qui lui révélera ses origines, dignes de Star Wars !

Les graphismes sont magnifiques: colorés, dynamiques et les personnages sont tous très attachants ! Mention spéciale à Khan Karmas, l’idole sportive, arrogant et dragueur, mais qui a bon coeur malgré tout ! Il m’a fait rire du début à la fin ! J’ai adoré l’évolution du personnage, qui m’a fait penser à Cuzco, l’empereur mégalo de Disney dans le genre fanfaron !

Bakara, la jeune mage est aussi très intéressante ! C’est une apprentie très sérieuse et très douée. Ses attaques sont totalement bad-ass ! Ses professeurs lui promettent un avenir glorieux, mais Bakara est trop timide et n’a pas confiance en elle. Tout l’inverse de Khan, qui la drague de façon bien lourde, tout au long de l’aventure !

Enfin, j’ai adoré Julith, la mystérieuse sorcière dont l’amour fou pour le regretté Jahash, défenseur de Bonta, et Gardien du Dofus Ivoire va tout bouleverser !

Secret de famille, Amour,  guerre, opposition Noir/Blanc (le Dofus Ébène et le Dofus Ivoire), les revers de la célébrité ou encore l’amitié fille/garçon ! J’ai adoré la relation tendre et complice entre Joris et Lilotte !

Bref, TOUT m’a plu dans cette superbe animation et j’ai vraiment regretté de quitter ce bel univers ! Seul bémol: la fin est trop rapide ! J’aurais tellement voulu un épilogue !

En tout cas, c’est une très belle découverte, qui n’a rien à envier aux animés japonais !

Playlist de printemps

Juste une petite playlist vitaminée pour les beaux jours !

« Quelque chose de Magique » de la comédie musicale « Le Roi Arthur »: un petit son médiéval bien sympathique !

 

 Le très beau « Chant des sirènes » de Fréro Delavega: un petit côté De Palmas dans le style de musique et des paroles ! J’aime beaucoup ! 

 

La super reprise de « Footloose » par la chorale Perpetuum Jazzile ! Cette chanson me donne la pèche pour la journée !

 

Et je termine avec l’excellent « Shape of You » du talentueux Ed Sheehan, qui s’essaie au style reggae avec brio ! LA chanson à écouter en vacances !

Et vous qu’est-ce qui passe dans vos oreilles en ce moment? 

« Sous le charme d’Harriet »

Ça devait arriver ! À force de traîner chez Persie, Milady et In Need of Prince Charming, j’ai cédé à la tentation: j’ai lu ma première romance historique ! 

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Résumé:

« Résignée à rester vieille fille, Harriet Benson travaille pour la célèbre agence Evensong où ses talents d’organisatrice font merveille. Sa patronne la recommande à sir Thomas Featherstone, qui cherche une assistante pour monter une association d’artistes, projet ambitieux que ce mécène visionnaire est bien incapable de gérer seul. Et c’est là que les ennuis commencent… Car sir Thomas tombe fou amoureux de la jeune fille au premier regard et lui propose de devenir sa maîtresse. Harriet y voit l’occasion inespérée d’échapper quelque temps à son quotidien morose. Sauf que les apparences sont parfois trompeuses. »

Mon avis:

Étant plus une lectrice de romances contemporaines de type chick-lit, j’étais curieuse de m’initier à cet autre genre ! Et je l’ai trouvé… rafraîchissant sur plusieurs points: 

  1. Sir Thomas Featherstone est vierge ! Ce qui le pèse et le rend du même coup assez attachant en fait. Parce qu’il est à l’aise en société, son entourage le prend pour un Don Juan. Or il n’en est rien. Sa rencontre avec la belle Harriet va le troubler et lui donner l’envie d’enfin se dévergonder un peu.
  2. Concernant Harriet, c’est une femme de caractère, sensible et…qui sort des critères de beauté de son époque. Elle est brune, pulpeuse et myope comme une taupe ! Quand les « belles femmes » sont frêles, blonde et pâles. Elle complexe beaucoup sur son physique, notamment une vilaine cicatrice sur son ventre. Elle a sa fierté et est loin d’être idiote. Elle est aussi vierge et se considère comme banale. Aussi, elle a du mal à croire que le beau Thomas soit dans le même cas qu’elle !

J’ai aimé l’aspect « initiatique » de la sexualité. Quand, dans beaucoup de comédies romantiques, les deux tourtereaux couchent d’abord ensembles avant de faire connaissance, c’est tout l’inverse ici. Chaque contact a son importance, du simple regard à l’acte en lui-même. 

L’histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais reste agréable malgré quelques anachronismes (des préservatifs dans les années 1800 ??? ) .

J’ai regretté que le père de Harriet ne soit pas plus développé cependant. Cet homme amer, qui a perdu ses deux épouses doit faire face à une situation  financière difficile en s’occupant de ses trois enfants. Mais quand Harriet lui propose son l’aide, il refuse catégoriquement. Au point de devenir violent. Au point que même ses deux autres enfants (des jumeaux) s’enfuient de la maison, refusant de travailler à l’usine, alors qu’ils sont si brillants dans leurs études.

Ses frères, quant à eux, sont trop caricaturaux et n’apparaissent pas assez dans le roman pour me faire une opinion. Mais le cadre anglais est très agréable !

Un livre loin d’être parfait, mais facile à lire et sympathique ! Je réessaierai ce genre de romance ! 

 

Accroche-toi, Sam ! (Margaret Bechard)

Cette semaine, je vais parler d’un livre au thème encore trop peu abordé: les parents encore adolescent. Si les « filles-mères » sont souvent médiatisées, les jeunes papas par contre, (qui ont souvent le mauvais rôle), sont bien plus rares ! Ce livre m’a donc d’autant plus intéressée !

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Résumé:

« À 17 ans, Sam est déjà le papa d’un petit garçon, Max. Finies les sorties… Sam doit s’occuper de son fils tout en continuant ses études, la jeune mère ayant abandonné le bébé. Au bout de quelques mous, Sam se rend compte qu’il est bien difficile d’être à la fois « père-célibataire » et lycéen, même dans un « lycée alternatif » équipé d’une crèche. Cependant, grâce à Claire, son amour de collège, il reprend espoir… »

Mon avis:

Un thème touchant et très actuel !

À dix-sept ans, Sam se retrouve papa d’un petit garçon. Contrairement à Brittany, la jeune mère, il refuse d’abandonner son fils et intègre un lycée alternatif avec crèche pour garder Max avec lui. Sam n’a plus les mêmes préoccupations que ses copains : en plus de ses devoirs, il doit s’occuper seul de son fils, qui marche encore à quatre pattes. Il adore son fils, c’est évident. Mais il a du mal à s’occuper de lui. Il vit avec son père, sa mère étant morte d’un cancer quand il avait 9 ans. Seule sa tante l’aide de temps en temps de ses conseils.

Un jour, il retrouve Claire, un ancien amour de collège, elle aussi mère d’une petite fille, Émilie. Elle est très aidée par sa mère et sa sœur, et se sent même parfois un peu dépossédée de sa fille ! Elle encourage Sam à préparer avec elle l’examen pour entrer à l’Université et poursuivre ses études, alors qu’il y avait renoncé. 

 Mais bien qu’amoureux l’un de l’autre, leur approche de la pa/maternité va finir par les séparer. Claire est ultra-protectrice et ne peut pas rester longtemps sans sa fille. Elle adopte Max tout de suite et s’entend très bien avec lui. Tandis que Sam, lui, doute de plus en plus de sa capacité à assumer. 

J’ai aimé ces deux approches, aussi lucide l’une que l’autre.Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais parent ». Ce n’est pas rien d’élever un enfant, quel que soit l’âge ! Il y a aussi le regard des adultes sur ces jeunes parents, parfois indulgents, parfois choqués, pas toujours compréhensifs.

Toutefois, je n’ai pas pu m’empêchée d’être interloquée par le dernier chapitre, un peu exagéré quant à l’évolution de Sam. J’ai trouvé que l’on passait un peu du coq à l’âne.  Mais mis à part ça, l’histoire est facile à lire et les personnages sont tous attachants, dans leurs forces et leurs faiblesses.

En tout cas, c’est un livre sensible qui parlera à tous les parents !