L’Enchanteur (René Barjavel)

Pour ce début d’hiver, je me suis promis de sortir de mes lectures habituelles et de découvrir des univers diférents. Je connaissais René Barjavel surtout pour ses livres de Fantasy/SF tels que La nuit des Temps ou encore Le grand Secret. Mais c’est d’un tout autre livre dont il est question aujourd’hui.

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Résumé:

« Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Ce livre est très certainement la version la plus surprenante des légendes arthuriennes et surtout du magicien le plus mythique qui soit: Merlin. Et l’on est bien loin de l’image du vieux sage habituel.

Le Cerf Blanc: symbole de pureté, de sagesse et de connaissance. Une autre image de Merlin !

Merlin y est mystique, jeune et beau. Il puise sa puissance et sa jeunesse au coeur de la Forêt de Brocéliande, où il se promène sous la forme d’un Cerf Blanc, annonçant aux chevaliers du royaume de poursuivre une quête: le Graal ! 

Ses origines aussi sont différentes: Merlin y est ni plus ni moins que le fils du Diable !

Quand le Dieu unique venu de Jérusalem occupa le Continent, le Diable n’arriva plus à pervertir les hommes ; il mit enceinte une vierge dans le but de donner naissance à un antéchrist, mais Dieu, voyant que l’enfant avait hérité du cœur pur de sa mère, lui laissa ses pouvoirs diaboliques.

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Devenu adulte, Merlin utilise ses pouvoirs d’enchanteur pour trouver l’homme au cœur pur capable de trouver le Château Aventureux gardé par le Roi blessé afin d’en ramener le Saint Graal et, avec lui, le bonheur et la paix parmi les hommes.

Il implique dans cette quête de nombreux chevaliers, réunis autour de la table ronde du roi Arthur ; ceux en lesquels Merlin place le plus d’espoirs sont, successivement, Arthur, Perceval, et enfin Galaad plus connu sous le nom de Lancelot du Lac.

Ces trois personnages représentent les trois modèles de chevalier existants au Moyen Âge: le chevalier guerrier, le chevalier courtois et le chevalier en quête spirituelle.

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Cependant, Merlin, malgré ses pouvoirs et sa jeunesse éternelle, doute, souffre et succombe à l’amour de Viviane, la seule qui voit derrière l’Enchanteur l’être humain, la seule qu’il aimera et qui l’aimera pour ce qu’il est. Si l’on ne présente plus le célèbre trio amoureux Guenièvre/Arthur/Lancelot, la vie amoureuse de Merlin est beaucoup moins connue. Son amour pour la belle Viviane m’a d’autant plus passionnée ! 

Viviane

Viviane

Barjavel lui rend ses lettres de noblesse avec cette très belle histoire. Les origines de Viviane, surnommée la Dame du Lac sont aussi intéressantes: elle décendrait de Dianela déesse de la chasse dans la mythologie romaine. Ce serait Merlin lui-même qui lui aurait fait découvrir ses pouvoirs… J’ai adoré l’ambiance de la Forêt de Brocéliande, qui paraît hors du temps, avec ses arbres millénaires et sa magie cachée.

Chaque chevalier est différent et j’ai pris plaisir à les (re)découvrir, notamment Perceval, qui a été élevé en dehors de Camelot en pleine natureSa mère pressentait déjà une vie de guerre pour son enfant et l’en a écarté pour le protéger. Mais il sufira d’un brève rencontre avec un beau chevalier en armure pour sceller son destin et celui de son amour, Bénie, une jeune paysanne, aussi frêle et douce que sa mère, Bénigne est revêche et amère. 

Autre chevalier, autre caractère: Gauvain, le séducteur de ces dames ! J’ai tout de suite pensé à la version dEoin Macken sans la série Merlin ! C’est quelqu’un d’enthousiaste et d’une extrême loyauté, mais dont le penchant pour les jolies femmes constituera un frein dans la Quête du Graal.

Enfin, Lancelot, l’enfant sauvé et élevée par Viviane, qui surpassera beaucoup de chevalier mais sa relation adultère avec la Reine lui sera fatale. Un personnage assez subtil qui m’a agréablement surprise !

Quant à Guenièvre, c’est une jeune femme pleine de caractère (elle dirige quand même le royaume de Logres en l’absence d’Arthur ! ) mais aussi très seule. Pas étonnant, qu’elle ait  craqué pour le beau Lancelot, son mariage était plus par devoir. 

J’avais peur de tomber dans des descriptions assommantes à laTolkien, et bien pas du tout ! L’écriture est splendide: onirique sans tomber dans le niais ou la lourdeur. Les chapitres sont assez courts et je tournais les pages sans même m’en apercevoir. Autant vous dire que j’ai été « enchantée » par ma lecture. En plus, c’est la première fois que je me lance dans les légendes arthuriennes !

Entre Amour, combats, quête spirituelle et légendes mirifiques, L’Enchanteur est un livre étonnant qui m’a très agréablement surprise ! Pour le coup, j’ai envie de découvrir aussi Les Dames à la licorne du même auteur !

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Top 5 : les séries de la honte ^_^

Nous avons tous des « séries de la honte »: ces séries, kitchs, vintages et régressives que nous n’avouerons aimer pour rien au monde ! Et bien moi j’ose 😀  ! Et vous êtes autorisés à vous foutre de ma gueule !

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Shérif Fais-moi peur: J’aimais bien les courses de voitures et le shérif complêtement débile ! Les scénarios n’étaient pas bien originaux mais il y avait de l’humour et une bonne ambiance « ranch » qui me plaisait bien ! Bon… Ok je l’avoue: je le regardais pour Bo Duke ! 😀

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Xéna, la princesse guerrière. Il y avait aussi Hercule mais j’aimais moins: je le trouvais trop prétentieux ! Je kiffais les scènes de combat super (peu) réalistes dans ces deux séries ! Et j’ai toujours pensé que Xéna et Gabrielle étaient amoureuses l’une de l’autre ! Par la suite, j’ai eu la même impression pour Arthur et Merlin dans la série de la BBC  !

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Mariés Deux Enfants: enfin une série familiale qui sortait des niaiseries habituelles genre La fête à la maison ! Entre le père, cinglant et machiste. Sa femme qui, en vingt ans de mariage, n’a jamais fait la cuisine, ni la vaisselle, ni lavé le linge. Sa fille, Kelly, l’exemple type de la blonde complètement idiote ; son fils Bud, vrai pervers qui tente désespérément de ramener des filles à la maison… Bref, l’oposé total de ce qui se faisait habituellement ! 

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La Croisière s’amuse: mine de rien ces « feux de l’amour sur l’eau » était un vrai boat VIP d’acteurs: Anne Baxter, Cyd Charisse, Raymond Burr, Don Adams, Ginger Rogers, Olivia de Havilland, Lana Turner, Joan Fontaine, Andy Warhol, Joan Collins, John Forsythe, Heather Locklear, Linda Evans, Teri Hatcher, Mark Harmon, Tom Hanks, et même Micheal JFox ! Pourtant, il s’y passait toujours le même scénario: des couples en crise quand ils montent et réconciliés quand ils décendent ! 

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Et je termine par ma période « mec aux cheveux longs » avec Le Rebelle: En fait, ce dont j’ai le plus honte, c’est que je regardais non pas pour Lorenzo Lamas, mais pour Branscombe Richmond, son pote indien ! Je le trouvais plus drôle et original. Réno se la jouait un peu trop avec sa bécane 😀  ! Boby lui, avait une bagnole ! 

Et vous, quelles sont vos séries de la honte ? 

TAG – Mon blog en musique

Aujourd’hui, place à un nouveau TAG..musical celui-là ! Ça change un peu des livres ! Encore merci à Kim

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Règles: 

  • Avec chaque lettre du nom de notre blog, il faut associer une chanson qui représente notre univers musical, une chanson qu’on aime.
  • Taguer des copines ! 🙂

Le titre entier du blog risque de faire un peu long, donc je vais faire avec mon pseudo: Claire Belgato

C comme le Chat des Pow-Wow ! J’adorais cette chanson quand j’étais petite !

L comme « Les uns contre les autres » de Starmania, que je chante en chorale en ce moment !

A comme « Angel » de Theory of a Deadman, une belle balade rock comme je les aime ! Et un clip triste et artistique.

I comme « In And Out Of Love » un duo entre le Dj Armin Van Buuren et Sharon den Adel, du groupe Within Temptation. J’aime bien un peu d’electro de temps en temps…

R comme « Roses » de Darren Hayes. Une balade un peu guimauve mais ça fait toujours du bien ! Et puis, c’est mon chanteur préféré donc je devais forcément le placer 😀

E comme le mythique « Eye Of The Tiger » du film Rocky mais version Jensen Ackles de la série Supernatural ! Parce que je suis comme ça quand je suis à fond dans une chanson ! 😀

B comme « Break the Spell » de Daughtry, encore un bon morceau rock !

E comme « Elements » de Lindsey Stirling, parce que j’ai fait du violon quand j’étais petite ! 

L comme Linking Park ! J’aime tous leurs morceaux donc c’est un choix difficile: on va dire Numb parce que j’aime beaucoup le clip, très touchant !

G comme Gold et sa « Ville de lumière », chanson que je connaissais par coeur au primaire ! Non j’ai même pas honte 😀

A comme Amy Lee d’Evanescence et sa chanson Hello qu’elle a dédié à sa soeur décédée. Cette chanson me fait pleurer à chaque fois c’est immanquable ! Pire que Céline Dion, c’est dire !

T comme There is A Light That Never Goes out des Smiths ! Un bon classique, agréable à écouter !

O comme « Omnos » du groupe folkmétal suisse Eluveitie (imaginez Ramstein qui chante en gaëlique ^^!) Parce que j’ai un côté rock mais aussi celtique ! Ce sont deux genre qui me touchent donc quand on mélange les deux, c’est forcément gagnant !

Je ne tague personne mais libre à vous de relever le défi ! Ce n’est pas un tag facile !

Jour n°3: La Forêt des coeurs glaçés

Ce n’est pas un album mais un roman jeunesse au édition du Seuil. Il rejoindra Patrick Ness et Polly Shullman dans la catégorie « Hommage aux contes de fées  » ! Anne Ursu. Retenez bien ce nom ! 

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Résumé:

Hazel et Jack aiment rêver et passent leur temps à réinventer le monde. Quand la réalité les ennuie ou leur paraît trop rude, ils se réfugient dans les jeux et les histoires qu’ils inventent, bien plus belles et amusantes que le monde des adultes qu’ils trouvent si triste ! Mais un jour, Jack disparaît, sans explication. Pour le retrouver et sauver leur amitié, Hazel entreprend un long et périlleux voyage. La voici seule dans une étrange forêt peuplée de créatures fantastiques, à la recherche du palais de glace de la Reine des neiges qui a enlevé Jack

Mon avis:

Bon, et bien voilà: encore un livre qui m’a totalement chamboulée. L’un des plus vibrants hommages aux contes de mon enfance, le tout, écrit sous forme de roman initiatique. Et cette couverture *_* ! 

Suite au divorce de ses parents, Hazel a dû changer d’école. Mis à part Jack, elle ne s’entend pas du tout avec les autres élèves et peine à s’intégrer en classe. Elle se réfugie donc dans les histoires qu’elle invente avec son meilleur ami. Mais là où d’autres jeunes filles rêvent de paillettes, de belles robes et de princes charmants, l’imagination de notre héroïne est beaucoup plus sombre: sorcières, loups, neige ensanglantée, kidnapping d’enfants, forêt enchantée…

Leur entente semblait parfaite jusqu’au jour où il change d’attitude, devient froid, cassant. Troublée et blessée, Hazel veut comprendre. Jack ne lui paraît pas dans son état normal. Aussi, lorsque celui-ci disparait, elle n’hésite pas à partir à sa recherche. Et ce d’autant plus que rien ne la retient: ni l’école, où la maîtresse, comme les élèves, la réprimandent sans cesse, ni son foyer, où sa mère la somme de grandir à tout va ! Hazel m’a, de ce fait, beaucoup fait penser à Hester Day ! Ella a le même côté fantasque et le même dédain pour le monde des adultes ! 

Là, va commencer la grande aventure ! Perdue dans une forêt mystérieuse, elle est confrontée à la violence de la réalité, ses peurs, ses doutes. Mais son affection pour Jack l’emporte pour l’emmener là où elle n’aurait jamais pensé se trouver ! Chaque rencontre lui apportera une réponse. Mais les retrouvailles seront amères, puisque Jack a été envouté par la Reine des Neiges, (la vraie, pas la gentille Elsa de Disney !), par le biais d’un éclat de miroir qu’il a reçu dans l’oeil !

Tout l’art de ce beau roman est d’entretenir le doute sur la réalité de ce que raconte Hazel. De belles références de contes de fées servent d’écrin à la recherche désespérée de la jeune fille. Ça va du vilain petit canard aux Chaussons rouges, Les 6 frères Cygnes, en passant par Hansel et Gretel ou encore le petit Poucet, le Monde de Narnia

Mais le plus beau reste le lien entre Hazel et Jack: Une vraie amitié sans ambiguité qui m’a fait chaud au coeur ! Les railleries que subissent les deux enfants à l’école m’ont beaucoup parlé: pourquoi sous prétexte qu’une fille s’entend bien avec un garçon, ils sortiraient forcément ensemble !!?? Qu’est-ce que ça pouvait m’énerver !!! J’ai aimé aussi le thème de l’adoption, qui est abordé de façon subtile et intelligente. Hazel, se sent trop dépareillée, trop différente de sa famille pour s’y sentir à sa place. 

L’écriture est fluide, poétique, très agréable à lire ! Et une fois le livre fermé, je n’ai eu qu’une envie: replonger dans mes livres d’enfant. 

Un roman triste, certes, mais profond et touchant à découvrir d’urgence !!!!

D’où vient… Halloween?

1) Origine:

Halloween est une fête folklorique et païenne traditionnelle ayant une lointaine origine celtique. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse – Samain en IrlandeSamonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après). « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sidh (l’autre monde) brièvement confondu avec celui de l’humanité ». C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. Les fêtes druidiques ont disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l’arrivée d’une nouvelle religion, le christianisme. La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au IXe siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe siècles, ne mentionne que la fête sacrée de Samain. Sur le Continent, l’historienne Nadine Cretin cite une croyance bretonne qui aurait perduré jusqu’au début du XXe siècle, selon laquelle les âmes des morts revenaient à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d’aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans le feu pour qu’ils puissent se chauffer. Cette croyance n’étant pas chrétienne, elle pourrait être, si elle est confirmée, une survivance de Samain.

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L’étymologie du mot Halloween appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallows Eve, qui signifie littéralement « le soir de tous les saints », c’est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la ToussaintHallow est une forme archaïque du mot anglais holy et signifie « saint », even est une forme usuelle qui a formé evening, le soir). L’orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni  « e’en » étant la contraction de even, devenue « een ».

Une jack-o’-lantern traditionnelle (navet) irlandaise du début du XXe siècle exposée au Museum of Country Life

Jack-O’-Lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à l’Halloween. Il nous provient d’un vieux conte irlandais:  Jack aurait été un avare, un personnage ivrogne, méchant et égocentrique. Un soir, alors qu’il était dans une taverne, le diable lui apparut et lui réclama son âme.  Jack demande au diable de lui offrir à boire, un dernier verre avant de partir pour l’enfer. Le diable accepte et se transforme en pièce de six pence. Jack la saisit et la place immédiatement dans sa bourse. Cette dernière ayant une serrure en forme de croix, le diable ne peut s’en échapper. Finalement, Jack accepta de libérer le diable, à condition que ce dernier lui accorde dix ans de plus à vivre. Dix ans plus tard, Jack fit une autre farce au Diable, le laissant en haut d’un arbre (sur lequel il avait gravé une croix grâce à son couteau) avec la promesse qu’il ne le poursuivrait plus.

Lorsque Jack meurt, l’entrée au paradis lui est refusée, et le diable refuse également de le laisser entrer en enfer. Jack réussit néanmoins à convaincre le diable de lui donner un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il place le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu’au jour du jugement dernier. Il est alors nommé Jack of the Lantern (Jack à la lanterne, en français), ou Jack-o’-lantern. Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o’-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l’obscurité entre l’enfer et le paradis en s’éclairant d’un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille, elle-même remplacée quelquefois par un autre légume. Même s’il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d’un rutabaga, d’une betterave fourragère ou d’un navet, la pratique fut associée à Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter.

L’imagerie qui entoure Halloween est largement un amalgame de la saison d’Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d’un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains)11, et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombies, les momies, les squelettes, les loups-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d’horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.

L’orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à Halloween. Pour l’historienne Nadine Cretin, ces couleurs ont été adoptées après la rencontre d’Halloween avec l’antique fête des Morts célébrée au Mexique5. Dans les produits et les images plus récentes, les couleurs mauve, vert et rouge peuvent être retrouvées. L’usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d’un siècle.

En Irlande, Halloween est une fête très populaire, connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l’été), et célébrée depuis des siècles. Dans la nuit d’Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombis, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d’artifices sont tirés partout dans le pays.

L’Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe’en (1785). Halloween, connu en gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissements variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Il n’y a pas de tradition du trick or treat écossaise. Le folklore, incluant Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées. Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où une pomme soit être attrapée dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle.

En Angleterre, l’Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit ». Halloween a été critiquée en Angleterre pendant la période des réformes pour être opposée à la notion de prédestination et sa popularité a baissé dans ce pays.

En Belgique, Il existait, en milieu rural, des traditions similaires à celles du Jack-O-Lantern. En Flandres, à l’occasion de la Saint-Martin, les enfants creusent en effet des betteraves et y percent des trous pour figurer un visage grimaçant éclairé par une bougie placée à l’intérieur de la betterave. En Wallonie, ces lanternes étaient appelées Grign’ Dints. Ces lanternes étaient réalisées au moment de la récolte qui coïncide avec le début de l’automne et avec les fêtes de la Toussaint. Cette pratique tend a disparaître depuis les années 1980. L’Halloween n’a commencé à être fêtée que depuis le début des années 1990. La formule trick or treat est adaptée en « des bonbons ou des coups de bâton », « des bonbons ou un frisson », « des bonbons ou la malédiction » ou plus couramment « des bonbons ou la mort ».

En France, il existait en Bretagne dans le Finistère, au moins jusqu’à la moitié du vingtième siècle, une coutume chez les enfants, « vers l’approche de la Toussaint, de creuser des betteraves, d’y pratiquer des trous en forme d’yeux, de nez et de bouche, d’y introduire un bout de bougie et de refermer le tout »; outre ce « lampion à tête humaine, posé la nuit sur un talus ou dissimulé dans les broussailles d’un terrain creux » pour effrayer les gens, le même témoignage évoque des enfants avec cette fois la tête-betterave portée sur leur tête et montés sur des échasses, en une terrifiante procession supposée représenter l’Ankou et les êtres de l’Autre Monde. En Lorraine, la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en Francique Lorrain) est une tradition célébrée en Moselle la veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d’une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué a être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d’Halloween à la fin des années 90.

L’Halloween n’a jamais été célébré à Malte jusqu’à tout récemment, où sa popularité a augmenté à cause du grand nombre de bals costumés organisés le soir d’Halloween, surtout courus par les adolescents et les jeunes adultes. Il n’y a pratiquement personne qui distribue des bonbons ou qui passe dans les maisons. La célébration d’Halloween en Roumanie est liée au mythe de Dracula. Des bals costumés sont organisés en T mais surtout dans la ville deSighişoara En effet, il est considéré que l’esprit de Dracula vit dans cette ville parce qu’elle fut le théâtre de plusieurs chasses aux sorcières. Celles-ci sont recréées, de nos jours, par des acteurs le soir du 31 octobre.

2) Amérique du Nord

Hallowe’en at Merryvale par Alice Hale Burnett

Décorations d’Halloween sur une maison de Washington.

À la suite d’une famine, les coutumes et les pratiques se déplacèrent, avec l’émigration irlandaise vers les États-Unis. C’est à la fin du XIXe siècle qu’elle y devient une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du trick or treat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux États-Unis dans les années 1930.

Au Canada, la fête d’Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d’une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l’ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d’horreur devant certaines maisons. Les commerces comme les restaurants et les discothèques se prêtent également au jeu.

Il fallut néanmoins attendre les années 19601970 pour qu’elle s’impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent. Par ses manifestations, l’Halloween s’apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême, qui donnaient lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet (Nouveau-Brunswick) et à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues (Québec).

L’Halloween est célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l’honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs d’Halloween. Sur l’île de Bonaire, les enfants d’une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils passent l’Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.

3) Asie

Citrouille d’Halloween dans un magasin japonais

Cette fête n’ayant aucun lien avec le shintoïsme ni avec le bouddhisme, les Japonais ne célèbrent traditionnellement pas Halloween. Cependant l’événement gagne en popularité et beaucoup de décorations et de déguisements peuvent être trouvés en magasin.

4) Controverses

Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas l’Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête.

5) En France

En France, la tradition indigène de la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes) s’est maintenue dans le Pays de Nied en Lorraine. D’autre part, Halloween était surtout célébré dans les familles ou regroupements anglo-saxons, mais aucun distributeur n’osait commercialiser la fête à grande échelle. Tout change en 1997, lorsque l’opérateur téléphonique France Telecom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé « Olaween ». Une importante campagne publicitaire (8 000 citrouilles sont distribuées au Trocadéro), associée à d’autres initiatives commerciales (comprenant des événements spécifiques au sein du parc à thèmes de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. La Salsa du démon est rééditée en version remixée. Dès 1998, Halloween est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant juste au moment de la « période creuse » avant les fêtes de Noël.

Rapidement, cette importation (notamment dans la grande distribution) est critiquée en la dénonçant comme du marketing visant à faire plus de profit auprès des jeunes consommateurs (confiseries, jouets, masques et costumes…). Néanmoins, la fête s’impose en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l’année, juste derrière Noël et le jour de l’an.

Mais dès 2006, de nombreux médias comme L’Express et 20 minutes font état d’un désintérêt progressif des Français pour Halloween. La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier. Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre).

LÉglise catholique romaine aurait constaté qu’une population non chrétienne s’intéresse au sens de la mort avec Halloween. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif (et ce pour créer un jeu de mot en opposition à Halloween), « Holy wins » (possiblement traduit par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d’octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois, ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D’après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint ».

5) Ailleurs dans le monde

En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L’Église évangélique y distribue des bonbons à l’effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer l’Halloween. Selon l’évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières ».

En Russie, le Kremlin et l’Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante d’Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou.

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales. Au Venezuela, le président Hugo Chávez a déjà affirmé qu’Halloween répandait la terreur et qu’il fallait que la population résiste à l’envahissement de la culture américaine. Au Brésil, la fête d’Halloween n’est pas célébrée ; sa popularité a cependant augmenté de par l’influence de la culture américaine. Il existe également des oppositions quant à fêter ce jour. Le gouvernement a alors créé en 2005 le « Jour du Saci«  (Dia do Saci, en Portugais), se déroulant à la même date qu’Halloween et faisant hommage à un personnage du folklore brésilien.

À l’île Maurice, cette quête de friandises est parfois effectuée par les enfants, bien que cela ne soit pas entièrement inscrit dans les mœurs du pays.

Au Maroc , la fête d’Halloween est peu célébrée mais sa popularité augmente rapidement au point de voir des citrouilles dans certains quartiers, des enfants déguisés et des adultes qui organisent des soirées.

6) Santé et sécurité

À chaque fête d’Halloween, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Une légende urbaine raconte même que certains enfants auraient mangé des jouets qui gonflent dans l’eau en guise de bonbons. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. Il n’y a en fait jamais eu de véritable cas d’empoisonnement ou de blessure, la plupart étant des canulars ou ayant été commis par la propre famille des enfants. Pourtant, chaque année, des reportages avertissant les gens du danger sont diffusés. Certains parents vont même jusqu’à suivre leurs enfants dans leur collectes, et les obligent à se déplacer en auto, même pour de courtes distances. À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l’aide d’automobiles munies de gyrophares pour permettre au enfants de passer l’Halloween à l’abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit.

Aux États-Unis, dans l’État du Michigan et à certains endroits des Maritimes canadiennes, certaines personnes prennent très à cœur l’aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l’incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l’espoir de réduire le vandalisme.

7) Dans la culture populaire

Halloween est le prétexte d’un nombre important d’œuvres, notamment cinématographiques comme par exemple It’s the Great PumpkinCharlie Brown (1966) (de Bill Melendez), La Nuit des masques (1978) (de John Carpenter), Hocus Pocus (1993) (v.f. Abracadabra), (de David Kirschner et Mick Garris), L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993), (de Henry Selick) et Trick ‘r Treat , (2008) (de Michael Dougherty),Halloween 1,2,3,4,5,6,7,8(1996-2004).

Les feuilletons et séries télévisés américains ont souvent un épisode consacré à Halloween, quand ce n’est pas plusieurs (voiLes Simpson par exemple, ou encore la série Friends ou dans des séries policières tel que NCIS : Enquêtes spéciales). Au Canada, notons le clip Halloween desTêtes à claques et de nombreux épisodes de Chair de poule.

Dans Buffy contre les vampires, Halloween est le jour que les « démons » détestent, le jour où ils préfèrent ne pas sortir de chez eux, révoltés à l’idée de ne pas être suffisamment pris au sérieux et d’être dévalués par une manifestation commerciale. Ce qui est un curieux contre-sens : dans la tradition celtique, la fête de Samain était justement celle de la réunion du monde visible et du monde invisible, le jour de l’année où les vivants pouvaient avoir accès à l’« Autre Monde ».

Dans Charmed, Halloween est considéré comme le jour le plus magique de l’année, nouvel an sorcier. C’est par cette magie que les démons vaincus au cours de l’année précédente peuvent revenir d’entre les morts pour la journée et circuler librement parmi les humains festifs. Pour les sorcières, c’est un jour où la magie primitive peut être invoquée facilement. Un chapeau pointu leur permet ainsi facilement de capter les énergies célestes tandis qu’un balai ou une pomme se trouvent être des moyens de défense et d’attaque inestimables !

 

Le miroir de Cassandre

J’en avais parlé ici,  voici la critique ! 
Cassandre Katzenberg a le don de voir le futur, mais le problème, c’est qu’elle a oublié son passé ! C’est une jeune fille étrange, qui ne parle pas beaucoup, qui reste en retrait, mais qui cache un caractère bien trempé ! S’échappant de l’école des Hirondelles, une institution mystérieuse où elle se sent enfermée, elle trouve refuge à Rédemption, un village improvisé dans une décharge dans lequel vit une bande de marginaux qui se sont attribués des titres de noblesse : le « Baron » Orlando Van de Putte, la « Duchesse » Esméralda, le « Vicomte » Fetnat Wade et le « Marquis » Kim Ye Bin.  Mais son don fait peur et elle se fait chasser pour avoir voulu les prévenir d’un attentat imminent. Désemparée, la jeune fille finit par retourner à l’école des Hirondelles où elle apprend qu’elle a un frère, Daniel, qui a inventé un objet bien étrange : Probabilis, une montre qui prédit les probabilités du temps qui vous reste à vivre. Peu à peu, des flashs reviennent à sa mémoire et elle découvrira une incroyable vérité, qui remettra en question sa vision sur ses parents et sur le futur…

Le Miroir de Cassandre est un livre très… étrange, à la fois fascinant et déroutant. Il aborde le thème du futur sous un angle original mais aussi une réflexion des plus surprenante… sur l’autisme ! Il dénonce la peur de cette particularité et fait référence à cet extraordinaire reportage sur le fonctionnement de leur cerveau : Les Autistes Surdoués ! Passionnant et enrichissant !

Un petit bémol cependant, pour une intrigue qui s’installe trop lentement, un certain cynisme aussi, notamment concernant la bande de clochards de la Rédemption, mais surtout, beaucoup trop de longueurs dans l’écriture.  Une histoire originale donc, mais inégale. Lègère déception de ce côté là !

J’espère que le prochain livre de Werber, Troisième Humanité, sera à la hauteur ! Réponse d’ici Noël ou l’année prochaine !

Monstres & Merveilles: Séquence nostalgie…

Ça faisait un bon moment que je voulais caser cet article. Pratiquement depuis l’ouverture de ce blog en fait ! Voici la série de mon enfance, celle qui a complètement changé ma vision des contes de fées: Monstres & Merveilles ( The Storyteller en VO)

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Un vieux conteur aux allures de Bilbo le Hobbit et son chien-marionnette se mettent au coin du feu et racontent  des histoires.  Le décor se met en place, avec des pantins, des jeux d’ombres et lumière, de magnifiques costumes… Je me souviens notamment d’un incroyable Lion Blanc qui m’a laissée bouche bée ! Je l’aurais bien vu dans Le Monde de Narnia ! Cette série, même si elle a considérablement vieilli, conserve néanmoins une étrange poésie, quelque parts entre l’Histoire Sans Fin et Labyrinth. Elle a aussi le mérite de ne jamais tomber dans la moralisation, laissant le spectateur à ses propres réflexions. Chaque conte a son ambiance, sa couleur, son caractère. Et la VF était (pour une fois) très acceptable ! J’aimais beaucoup la voix française du conteur ! Même si je n’ai jamais compris pourquoi ils ont fait une traduction aussi… étrange ! Pourquoi Monstres et Merveilles, et non pas tout simplement Le Conteur d’histoires ? La phrase de l’intro ne veut plus rien dire, du coup !  Jugez en par vous même ! la VO, c’est ici ! 

Par la suite, malheureusement, John Hurt (et oui ! c’était bien lui !) a été remplacé par un autre conteur:  je n’ai plus du tout accroché !