TAG livresque: Tout est dans le titre !

Parce que ça faisait trop longtemps que j’en avais pas fait: un petit tag déniché chez Smells like Rock ! Le principe: réponde par des titres de livres !

Décris-toi : « Complètement cramé(e) » de Giles Legardinier

Comment te sens-tu ? « Que du Bonheur ! » de Rachel Corenblit

Décris où tu vis actuellement : « Je suis à l’Est ! » de Josef Schovanec

– Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ? :« Espaces sauvages » de Jim Fergus

Ton moyen de transport préféré : « La Rose dans le bus jaune » d’Eugène Ébaudé

– Toi et tes amis vous êtes ? : « Gamines » de Sylvie Testud

– Comment est le temps ? : « Un été de canicule » de Françoise Bourdin

– Ton moment préféré de la journée ? « Un matin sur la terre » de Christian Signol

– Qu’est la vie pour toi ? « Un parfum d’encre et de liberté » de Sarah McCoy

– Quel est le meilleur conseil que tu aies à donner ? « Respire » d’Anne-Sophie Brasme

– Ta peur ? « Comment j’ai vidé la maison de mes parents » de Lydia Flem

– Ta pensée du jour ? « Chouette ! Une ride ! » d’Agnès Abécassis

– Comment aimerais-tu mourir ? « Sans regrets » de Françoise Bourdin

– La condition actuelle de ton âme : « Que ma joie demeure » de Jean Giono

Comme toujours, je ne tague personne. Chacun est libre de reprendre ou non ce questionnaire !

 

 

Bienvenue au Paradis (Bernard Werber)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je continue mon exploration sur le thème de l’au delà avec un livre de Bernard Werber !

Résumé:

« Le Paradis? Un jour, vous aussi, vous y viendrez. Alors préparez-vous au Jugement Dernier. Il y aura un avocat (votre ange gardien), un procureur, (votre démon) et un juge (de préférence impartial). Mais les valeurs au Paradis ne sont pas les même que sur Terre. Anatole Pichon va en faire l’amusante expérience. »

Mon avis:

Bernard Werber continue à me dérouter avec sa vision singulière de l’après-vie. C’est ce qui avait fait le succès des Thanathonautes ! Le lire en version théâtre est plutôt bien vu !

Anatole Pichon meurt lors d’une opération pour son cancer du poumon. Arrivé au portes du Paradis, il fait la connaissance de Caroline, son Ange gardien et de Bertrand, son Démon. Ils devront passer en revue toute sa vie pour savoir s’il doit se réincarner ou non.

Au départ, j’avais trouvé Anatole Pichon plutôt benêt et beauf. Mais comme Juste Leblanc du Dîner de cons, il a plus d’un tour dans son sac ! J’ai beaucoup aimé son évolution !

Son Ange et son Démon m’ont beaucoup fait rire ! En effet, avant leur métier céleste, ils ont été mariés/ Divorcés ! Ils passent donc la moitié du temps à s’envoyer des piques, ce qui donne un certain mordant à l’histoire !

Ma préférence va cependant au Juge: Gabrielle.

Arrivée au Ciel durant l’Antiquité, elle est completement perdue face à notre époque moderne et tout ses changements ! En plus du jugement, elle doit gérer les prochaines naissances terrestres et veiller à ce qu’elles soient toutes incarnées ! Un travail épuisant ! C’est une jeune femme qui se veut impartiale mais comment démêler le bien du mal avec toutes ces vies ? J’ai aimé sa maladresse, son écoute, mais aussi sa curiosité pour chaque âme !

J’ai aimé la façon dont est transposé le Jugement au Ciel. Les « valeurs morales » humaines sont complètement détournées. On y trouve aussi une certaine critique de la société: corps médical sous pression, différents conjugaux, misogynie, potentiel gâché…  Mais surtout, il y a le libre arbitre, et la façon dont on choisit son Destin.

Cette pièce aurait pu être ennuyeuse avec ses thèmes trop récurrents. Mais elle a le mérite d’avoir des dialogues savoureux. L’humour est acerbe, presque noir. Ce qui ne m’a au final pas déplu ! L’écriture passe bien et la fin est un joli twist !

Une lecture rafraîchissante et facile à lire ! 

 

Le tendre baiser du Tyrannosaure

Hello à tous ! Après le ciné, je me remets à la lecture ! Et vu le contexte actuel, on va éviter les polars/Thriller est autres trucs angoissants ! J’ai opté pour Agnès Abécassis avec un roman au titre rigolo !

Résumé:

Rassurez-vous, il n’y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire.
Mais il y a Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S’il y parvient, il aura droit à une immense surprise…
Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d’enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère !
On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pour la fille capricieuse qu’il va rencontrer.
Et n’oublions pas Ava, vendeuse d’escarpins de luxe, qui reçoit un jour d’une cliente millionnaire  un bijou hors de prix, et qui quitte illico cet emploi qu’elle déteste tant. Jusqu’à ce que son bijou disparaisse…

Mon avis:

Une lecture très agréable, qui m’a fait penser au film Love Actually dans sa forme. En effet, ce sont plusieurs histoires qui se croisent et finissent par se rejoindre.

Il y a d’abord Félix, paléontologue aussi intelligent qu’angoissé. Il faut dire qu’entre son asthme et sa relation conflictuelle avec Yolanda, il est au bord de la crise de nerfs ! Heureusement, il a Lutèce, sa grand-mère excentrique et Tom, son ami flic ! 

Tom, justement, est en pleine déprime depuis sa séparation. Mais sa rencontre mouvementée avec Régine, une femme au caractère bien trempé, va lui donner le coup de fouet dont il avait besoin ! Leur couple vif et maladroit est la touche comique du livre !

Olive, elle, est, incontestablement, le personnage qui m’a le plus parlé ! Sans enfants par choix, la voilà qui se fait remonter les bretelles par sa famille juste avant son mariage ! Indignation, incompréhension, réaction puérile, tout y passe ! J’ai eu envie de baffer les mères respectives du couple à plusieurs reprises ! Une rencontre inattendue va lever le voile sur la motivation réelle de la jeune femme et là… j’arrête ce serait un grand spolier mais, ce que je peux en dire, c’est que ça m’a fait monter les larmes ! 

Il y a aussi Ava, la vendeuse de chaussures de luxe, qui se fait larguer le jour de son anniversaire alors qu’elle n’en peut plus de son boulot… Heureusement, les copines sont là ! Mais voilà qu’une cliente richissime va lui permettre de voler de ses propres ailes.

Félix prend sa vie par les cornes en osant enfin s’affirmer. Tom fait le deuil de sa séparation et reprend gout à la vie. Ava prend conscience de la valeur inestimable de l’amitié. Régine finit s’attacher réellement à quelqu’un. 

Enfin, le personnage qui m’a le plus effarée est Yolanda. Comment peut-on s’accrocher de façon aussi malsaine? Même si je comprends ses motivations, ce n’est pas une raison pour emprisonner quelqu’un de la sorte ! Le pire, c’est qu’elle est persuadée de bien faire !

Bref, chaque personnage traverse une période compliquée et chacun va évoluer, à sa manière. Ce qui donne un portrait humain sufisemment éclectique pour que chacun se retrouve dans au moins un personnage !

L’écriture est pétillante, facile à lire. Je pouvais presque les visualiser pendant ma lecture ! En tout cas, je compte bien lire d’autres livre de cette autrice ! 

Un livre qui aborde des thèmes importants avec le ton léger, ça ne court pas les rues ! Si ce genre de lecture vous intéresse, n’hésitez pas !

 

Chronique lecture: Romain Puértolas

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique livresque ! Ça faisait longtemps ! J’avais envie de découvrir Romain Puértolas et plutôt que son célèbre fakir, j’ai opté pour son deuxième roman.

Résumé:

Alors que la jeune et jolie factrice parisienne s’apprête à se rendre à Marrakech chercher ce qu’elle a de plus précieux au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l’ensemble du trafic aérien européen. D’aéroports en monastère, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyage.

Mon avis:

Ce livre avait tout pour me plaire: une héroïne fraîche, un voyage, des personnages pittoresques.

Providence Dupois aurait pu être la nouvelle Amélie Poulain. Ne pouvant plus avoir d’enfants, elle fait la connaissance d’une petite fille malade, Zahera, lors d’une crise…d’appendicite. Elle s’attache à elle et décide de l’adopter. Pourquoi pas.

J’ai aimé leur complicité, leur douceur, la force de cette gamine. J’aimé la façon dont sa maladie des poumon était expliquée, comme un conte. Car c’est ça le Nuage. Un énorme nuage qui pollue son organisme et l’empêche de vivre normalement.

J’ai aussi aimé le ton de l’histoire, à la fois ironique et fantaisiste. La suite de l’histoire part tellement en live que je m’attendais à trouver une fin en barbe à Papa. J’ai adoré cette factrice en quête de maternité, prête à tout pour retrouvé sa fille adoptive. Oui, la famille n’est pas forcément une question de sang. 

Il y a aussi, Léo, son « amoureux », avec qui elle noue une jolie romance, pleine d’espoir et de péripétie. Sans parler des autres personnages aussi loufoques que déroutants que Providence va croiser sur sa route. J’aimais de plus en plus ! Et puis, il y a eu la fin et là… Pfiouuuuuuu…..

Tout est retombé comme un soufflé ! Je suis restée aussi choquée pour Libby Lomax ! Sans parler que l’auteur conclut avec une morale à 2 centimes d’euros, genre « il faut continuer à croire en nos rêves »…et patata.

Bref une grosse déception ! Si je veux du loufoque, je v’ais en tenir à David Safier !

 

Harry Potter et l’Enfant Maudit ( John Tiffany)

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique littéraire d’un livre qui traînassait depuis bien trop longtemps dans ma bibliothèque !

Résumé:

« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

Mon avis:

Enfin la suite de l’épilogue ! Et sans être époustouflante, cette fiction m’a agréablement divertie. Comme beaucoup, j’ai eu l’impression de lire une fanfiction… ce qui n’enlève en rien à sa qualité !

Dix-neuf ans après la mort de Voldemort, Harry travaille au ministère de la magie, Ron s’occupe de la boutique de son frère et Hermione est carrément devenue ministre  !

Mais un événement grave couve au sein du ministère: un Retourneur de Temps a disparu !

Les cicatrices du passé s’ouvrent, en particulier la mort tragique de Cédric Diggory. En effet, son père voudrait carrément faire ressusciter son fils !

Pire, voilà que la cicatrice de Harry recommence à lui faire mal ! Comme si Harry n’avait pas assez à faire entre ses affaires au ministère et sa relation conflictuelle avec Albus. 

De plus, son fils, se retrouvant à Serpentard, devient ami avec …Scorpius Malfoy, le fils de Draco ! Et tous les deux refusent de devenir ennemis, comme leurs parents ! Leur amitié transcende toute l’histoire et ça m’a fait chaud au coeur !

Le couple Ron/Hermione est beaucoup plus en retrait mais présent ! En revanche, l’éternelle rivalité Harry/Draco m’a tapé sur le système ! Grandissez un peu les gars ! D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’évolution de Draco, plus mélancolique, moins dur. Le masque du rival a laissé place à un homme brisé par une enfance de guerre et débordant d’amour pour son fils. Il n’en est pas de même pour Harry, complètement dépassé par un fils qu’il ne comprend pas.

Cependant, le véritable « héro » de l’histoire… c’est le Retourneur de Temps, lui-même ! C’est une arme plus redoutable qu’une baguette magique ! Jouer avec, même avec les meilleures intentions du monde, peut faire des ravages !

C’est la belle morale que je retiendrai de cette histoire !

Côté écriture, j’ai beaucoup aimé lire en format théâtre ! C’est plus léger et surtout, on rentre mieux dans l’action ! Ça change des romans, dont les longues descriptions ont souvent freiné ma lecture !

Une suite originale dans sa forme et plutôt efficace dans le scénario ! Une pause agréable !

 

 

 

« Un clafoutis aux tomates cerises »

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique d’un roman feel-good et nostalgique ! Et j’adore le titre !

Résumé:

Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés…

Mon avis:

Une jolie pause à la fois légère et grave. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma grand-mère, mais aussi mes propres parents en lisant ce livre. 

Jeanne est une dame de 90 ans pleine de vie, d’humour et d’entrain. Elle adore les mots croisés, le thé, les copines, les bons légumes du potager. Elle voue un culte à son jardin et mène une vie bien plus remplie que l’on pourrait le croire !

La première partie du livre est désopilante de légèreté. C’est un hommage aux plaisirs simples de la vie: rire entre amies, les petits enfants turbulents, le voisin qui sait tout faire… la vache échappée qui débarque sans prévenir dans le jardin … le tout dans une belle maison à la campagne…

Gastronomiquement, c’est aussi un festival de bonnes choses: tartes, soupes, thé, vins… framboises cueillies en foret… J’ai fait un petit retour en enfance ! 

Petit à petit, Jeanne prend conscience que la vieillesse est différente pour tout le monde: une de ses amies perd la tête, une autre se bat contre un cancer, d’autres ont perdu leur mari, voire même des enfants !

Jeanne elle-même a des pertes de mémoire, a de plus en plus de mal à conduire et perd ses forces…Mais jamais sa dignité ! C’est une qualité que j’ai toujours admiré chez les personnes âgées ! Elles ont une pudeur touchante sur leur états d’âme, qu’elle cachent souvent derrière l’humour ou le silence.

Enfin, et c’est le plus surprenant, je me suis reconnue dans beaucoup de ses réflexions ! La technologie qui évolue trop vite, le temps qui file et surtout la mort qui frappe nos voisins, nos proches… vieux ou moins vieux, chamboulant les repères d’une vie. Ce passage m’a particulièrement parlé parce que c’est un sentiment universel !

Une lecture douce et tendre qui m’a beaucoup émue !

 

Le Zahir (Paulo Coelho)

Hello à tous ! Aujourd’hui , je redonne une chance à l’écrivain brésilien Paulo Coelho. Son alchimiste m’avait un peu déroutée, même si j’avais aimé le côté « conte initiatique ». Est-ceque le Zahir m’a réconciliée avec l’auteur?

Résumé

« Un célèbre écrivain tombe des nues lorsque sa femme, Esther, correspondante de guerre, disparaît mystérieusement. Elle semble l’avoir quitté pour un autre… Mais au bout de dix ans de mariage, il ne peut accepter son départ sans une véritable explication. Alors que la femme qu’il aime devient son « Zahir », son obsession, l’écrivain part en quête de lui-même. De Paris à l’Asie centrale, son périple lui ouvrira les yeux sur le véritable amour. »

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment. Et je pense que c’est le cas pour celui-ci ! S’il est moins « spirituel » que l’Alchimiste, Le Zahir explore plus les relations humaines, le couple et la façon dont chacun construit sa propre histoire.

L’histoire commence comme un roman sentimental. Un écrivain se retrouve complètement dérouté lorsque son épouse part sans explication. Esther est une femme singulière. Intelligente, qui encourage son mari à réaliser son rêve: écrire un livre

Le couple est « libre », chacun peut avoir des aventures de son côté sans que ça ne gène l’autre. Mais la disparition brutale de la jeune femme a de quoi inquiéter. En effet, Esther est correspondante de guerre, ce qui l’amène à être confrontée à de nombreux dangers.

Et bien qu’il ait une autre amante, notre héro n’arrive pas à s’enlever sa femme de sa tête. C’est là qu’elle devient son « Zahir », expression tirée d’un livre de Jorge Luis BorgesLe Zahir serait une personne ou un objet ayant le pouvoir de susciter une obsession chez tous ceux qui la voient ; c’est effectivement ce qui ce passe.

Il y a deux « périples » qui se superposent: il y a le voyage « physique », qui va de Paris à l’Asie centrale. Et le voyage « émotionnel »; chaque discussion du couple est remise en question, puis mise sous une lumière différente.

Le côté religion/spirituel est aussi présent. L’auteur réussit l’exploit d’oser critiquer sans jamais diffamer, invitant à nous faire notre propre opinion sur la question. C’est ce qui m’a le plus parlé dans ce roman !

Enfin, il y a une jolie réflexion sur l’image « idéalisée » du couple; ou plutôt, le choc entre l’image donnée aux autres, celle vue par chacun des partenaires, l’importance (ou non) du sexe dans la relation. Chaque relation est unique et libre.

Un livre original qui m’a beaucoup intriguée ! Pour le coup j’ai envie de relire « l’Alchimiste » !

Avant toi (Me Before you) de Thea Sharrok

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un une petite chronique romantique ! J’ai choisi « Avant Toi », l’adaptation ciné du livre éponyme de Jojo Moyes.

Résumé

Une charmante petite ville de l’Angleterre rurale. Si elle est originale et artiste dans l’âme, Louisa « Lou » Clark, 26 ans, n’a aucune ambition particulière. Elle se contente d’enchaîner les boulots pour permettre à ses proches de joindre les deux bouts. Jeune et riche banquier, Will Traynor était un garçon plein d’audace et d’optimisme jusqu’à ce qu’il se retrouve paralysé, suite à un accident survenu deux ans plus tôt. Devenu cynique, il a renoncé à tout et n’est plus que l’ombre de lui-même.
Autant dire que ces deux-là auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais lorsque Lou accepte de travailler comme aide-soignante auprès de Will, elle est bien décidée à lui redonner goût à la vie. Et peu à peu, les deux jeunes gens s’éprennent passionnément l’un de l’autre. La force de leur amour pourra-t-elle survivre à leur destin qui semble inexorable ?

 

Mon avis:

N’ayant pas lu le livre de Jojo Moyes, je ne suis pas en mesure de dire si c’est une bonne adaptation ou pas. Toutefois, je trouvais le thème intéressant, sans parler du casting !

Louisa Clark est une pétillante jeune femme avec un coeur d’or et une bonne dose de maladresse. Elle est issue d’un milieu modeste et vit encore avec ses parents, les aidant tant bien que mal avec de petits boulots. 

Après avoir perdu son emploi dans un café, elle est embauchée en tant qu’aide-soignante de Will Traynor, un jeune et riche banquier dont la vie a basculé le jour où il est devenu tétraplégique après avoir été renversé par une moto deux ans auparavant. Bien que Lou n’ait aucune expérience, la mère de Will espère que la personnalité joyeuse de la jeune femme permettra de lui remonter le moral. Lou est assistée dans sa tâche par Nathan, l’infirmier personnel de Will et comprend que les dommages causés à la moelle épinière de ce dernier ne lui permettront jamais de remarcher.

Si leur première rencontre est pour le moins glaciale, la relation Lou/Will va peu à peu évoluer vers une romance tendre et au final, assez convenue. Le vrai sujet se situe ailleurs: les difficultés tant matérielles qu’humaine pour s’occuper d’une personne en handicap, les problèmes d’argent, et surtout le thème encore tabou de choisir sa mort. 

J’ai été intéressée par Nathan, l’infirmier qui s’occupe de Will. Sa présence et son soutien vont beaucoup aider Lou dans son travail. Ce personnage, bien que discret, m’a bien plu ! Steve Peacocke a très bien mis en avant ce métier compliqué, tant physiquement que moralement. Enfin, il y a bien évidemment les parents de Will, tourmentés par la terrible décision de leur fils. Si la mère s’accroche à l’espoir fou d’un changement d’avis, son père ne se fait plus d’illusions. Tout deux n’en aiment pas moins leurs fils. J’ai beaucoup aimé leur dignité.

Si j’ai apprécié la performance sobre de Sam Claflin, (qui joue Will) j’ai été très déroutée par Emilia Clarke. Dommage car Lou avait un certain potentiel !

L’actrice est belle, mais ses expressions, trop forcées ont gâché le personnage ! Son « jeu de sourcil » finit par énerver à force ! De plus, j’ai trouvé que la garde-robe de Lou piquait les yeux ! Ç’aurait pu être mignon sur une autre actrice, mais sur Emilia c’est assez ridicule ! Seule exception: la robe rouge  !

J’aurais volontiers échangé le rôle avec Jenna Coleman, beaucoup plus naturelle ! Dans le film, elle interprète la soeur de Lou, Katrina, une jeune femme posée qui rêve d’indépendance. Mais comme Nathan, elle reste en retrait dans le film ! Ce qui est dommage car j’aime bien cet actrice par contre ! Autre bonne surprise, Matt Lewis (Neville) qui joue l’insupportable petit ami de Lou. Ça lui va bien, les rôles de connard, en fait ! 

Le film a tout de même des points positifs: le décor est joliment filmé, j’ai adoré le château et cette Angleterre rurale plutôt attachante ! L’histoire s’enchaîne bien et il y a quelques répliques sympathiques ! Mais la fin est trop mélo-dramatique, même si le sujet est fort !

Un film ni bon, ni catastrophique. Je m’attendais à beaucoup mieux vu le thème abordé.

 

Tu me trouveras au bout du monde (Nicolas Barreau)

Avec cette grisaille et après toutes ces histoires de guerre (avec ou sans super héro), j’avais envie d’une petite romance mignonne, histoire de me détendre un peu !

Résumé:

Lorsque Jean-Luc Champolion, jeune galeriste de talent et Don Juan à ses heures, reçoit la lettre d’une énigmatique correspondante, ce ne sont que les prémices d’un irrésistible jeu de piste amoureux. Que désire cette femme qui distille savamment les indices et tarde à se dévoiler? Comment la convaincre de tomber le masque? Jean-Luc devra-t-il aller jusqu’au bout du monde pour la tenir enfin dans ses bras?

Mon avis:

Une comédie romantique plus savoureuse que ce à quoi je m’attendais ! Si Le Sourire des Femmes m’avait laissée sur ma faim, ce nouveau roman m’a totalement charmée !

Déjà, notre Jean-Luc n’est pas devenu un Don Juan par hasard. Je n’en dirai pas plus mais ce simple détail m’a fait voir sous un autre angle les hommes qui collectionnent les conquêtes d’un soir. De plus, son nom de famille ridicule me l’a rendu plutôt sympathique!

J’ai beaucoup aimé l’idée de la lettre manuscrite. C’est touchant d’oser aborder quelqu’un en prenant le temps de lui écrire. Surtout à notre époque moderne ou les SMS font et défont les coeurs aussi vite qu’ils sont envoyés ! En plus, les lettres sont rédigée façon Liaisons Dangereuses, avec des insinuations polissonnes du plus bel effet ! Ça chauffe beaucoup de la plume !

Intrigué, mais aussi troublé, le jeune homme va fouiller dans son passé de tombeur, ses conquêtes plus ou moins sérieuses, et son entourage en général. Ce petit jeu de cache-cache s’est révélé bien plus plaisant que je ne l’aurais cru !

Les références littéraires et artistiques sont légion. À commencer par…le chien de notre héro, un dalmatien du nom de Cézanne ! Forcément, vu que c’est un galériste ! Un métier  méconnu et des plus stressant ! Certains « artistes maudits » donnent vraiment du fil à retordre à Jean-Luc ! Mais avec sa nouvelle « passion écrite », il n’a plus vraiment la tête à bosser ! Chaque femme croisée lui donne le tournis: Elle? Pas elle?

J’ai adoré suivre sa petite enquête et ses interrogations. J’ai aussi bien aimé son entourage: Marion, la stagiaire provoc’, Luisa, la réceptionniste maladroite; Bruno le meilleur ami sarcastique qui ne supporte pas l’art contemporain.

J’ai moins aimé cette vision idéalisée de Paris, le même défaut que le roman précédent de Barreau ! Mais bon, c’est aussi pour ça que j’ai choisi ce livre !

Enfin, l’identité de la mystérieuse correspondante m’a beaucoup plue! C’est une femme de caractère qui sait mener son homme par le bout du nez ! Prenez-en de la graine, mesdames ! Et c’est bien connu, la solution (en l’occurence la femme) se trouve souvent sous nos yeux !

L’écriture est fluide et se lit très facilement ! Ce roman peut très bien se lire en une soirée pluvieuse au coin du feu ! Une seule chose m’a déçue: la couverture du livre ne transcrit pas du tout l’histoire, je trouve !

Une jolie romance cocooning, à savourer sans modération !

 

Le prisonnier du ciel (Carlos Ruiz Zafon)

Hello à tous ! Pour cette rentrée, je démarre fort avec un livre qui m’attendait depuis …trop longtemps ! Aimant les ambiances sombres et fantastiques, Carlos Ruiz Zafon est parfait pour cette période !

Résumé:

« Au mois de décembre 1957, un inconnu se rend dans la librairie des Sempere pour acheter un exemplaire du Comte de Monte Cristo et l’offrir ensuite à Fermin Romero de Torres, accompagné d’une lettre plutôt menaçante. Fermin est alors contraint de révéler le lourd secret qu’il a toujours caché. Il raconte ainsi à Daniel Sempere son histoire et les terribles moments qu’il a vécu dans la prison de Montjuïc en 1939 en compagnie du mystérieux David Martin, auteur de La Ville des Maudits.

Dix-huit années se sont écoulées, les ombres de son passé refont surface pour Fermin, quelqu’un crie vengeance. Le Cimetière des livres oubliés n’a pas fini de livrer tous ses secrets … »

Mon avis:

Alors déjà, un livre qui rend hommage aux livres…ça ne pouvait que me plaire !

La librairie Sempere & Fils est assez particulière. Elle ne contient que des raretés. Des oeuvres méconnues. Daniel Sempere s‘occupe de la boutique avec bonheur et tout son amour pour les livres. 

Mais un soir de Noël 1952, l’un de ses clients et ami Fermin, reçoit un « cadeau » des plus étrange: une « dédicace » qui l’a terrifié au point qu’il en soit méconnaissable ! 

Ne reconnaissant plus son ami, Daniel décide de lui faire cracher le morceau.

Ainsi débute l’histoire terrible de Firmin, dans la prison de Montjuïc en 1939.

En plein Franquisme, le jeune homme vit dans des conditions innommables: frappé torturé, le jeune Firmin endure autant les coups que les insultes. Il se noue des liens plus ou moins amicaux avec les autres prisonniers. L’un d’eux l’intrigue particulièrement: David Martin, un écrivain lunatique et perturbé, qui est particulièrement malmené par ses geôliers.

Mais plus que ses tortionnaires, c’est le « directeur » de la prison qui m’a fait froid dans le dos; Mauricio Vals est un bourgeois cultivé, arrogant, sans scrupule. Pour lui, les gens du peuple sont des sous-merdes qu’il prend plaisir à  manipuler, que ce soit chez les prisonniers ou leur famille. Il ne « garde » que ceux dont il peut tirer profit. David Martin est de ceux-là. Et Firmin est son pion.

Je n’en dirai pas plus concernant l’intrigue. Ce que j’en conclue par contre, c’est que ce livre m’a beaucoup surprise ! Entre torture de guerre, cupidité, mais aussi secrets de famille, ce livre baigne moins dans le fantastique que les précédents. On est plus dans le mystère, les non-dits, la solidarité inattendue et des amours contrariés. L’écriture est toujours aussi prenante et l’ambiance est presque gothique par moment.

Enfin, les livres ont une place spéciale qui m’a touchée. L’auteur parvient même à placer des clin d’oeil à ses autres romans L’Ombre du vent et Le Jeu de l’ange, qui complètent cette série !

L’action et le suspense sont dosés juste ce qu’il faut ! J’ai dévoré ce livre ! La première partie du roman est sur la vie de Daniel, dans une Barcelone qui se relève à peine de la guerre. La deuxième parle du combat de Firmin et de ses compagnons d’infortune et la fin… m’a beaucoup frustrée !

Il faut que je lise le Labyrinthe des Esprits ! C’est juste obligé !

En tout cas, je suis toujours aussi fan de Zafon et son univers ! Et je ne peux que le conseiller aux fans de mystères, de livres et d’ambiance brumeuse… 

Un livre parfait pour l’automne !