Le mystère Sherlock (J.M. Erre)

Hello à tous! Ça fait un bon mois que je n’ai pas écrit et je m’en excuse. Je vais essayer d’être plus régulière … si wordpress m’en laisse la possibilité ! En effet, leur nouveau format est très compliqué et il m’est devenu impossible de mettre des liens youtube ! Je vais donc m’en tenir avec une chronique littéraire ! Et j’ai opté pour le sympathique « Mystère Sherlock » de J.M. Erre !

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Résumé:

Meiringen, Suisse.  Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street, coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche, et découvrent un véritable tombeau. Alignés dans une chambre froide reposent les cadavres de dix univeritaires qui participaient à un colloque sur  Sherlock Holmes. Le meilleur d’entre eux devait être nommé titulaire de la toute première chaire « d’holmésologie » de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…

Mon avis:

Ça faisait des années que j’hésitais à lire ce bouquin ! En effet, j’ai tendance à me méfier des « best sellers » ! Mais là, je dois dire: « well done, Mr Erre » ! Cependant, il serait malvenu d’y voir un simple « pastiche » de Sherlock Holmes ! Non, on est plus dans la fascination du public face au personnage ! 

En effet, les victimes de l’histoire sont des fans obsessionnels du célèbre détective. Au point de vouloir en faire une spécialité à la Sorbonne ! Avec un humour féroce, l’auteur nous enmène dans leur grand délire « holmésien » jusqu’à ce que le jeu tourne au vinaigre! Le tout, dans un décor pittoresque à milles lieux du Londres victorien !

Je n’ai pas trop envie de vous dire l’intrigue pour vous laisser la surprise. Mais ce que je peux en dire, c’est que l’écriture est absolument délectable, entre l’absurde et le caustique. Les dialogues comme les descriptions sont à mourir de rire ! On sent que J.M Erre s’est éclaté comme un gamin dans son histoire ! C’est un livre avec beaucoup de rythme, à la fois fantaisiste et intelligent dans son cheminement.

Chaque personnage parodie à merveille tous les clichés du roman policier: que ce soit le fils à papa, le beau gosse arrogant, la sainte nitouche et j’en passe ! Et c’est vraiment jubilatoire à lire ! C’est frais sans la niaiserie, délirant sans trop tomber dans l’invraisemblable.

En bref, ce livre est un classique du roman feel-good, que vous soyez team Sherlock ou non ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman et je suis curieuse d’en lire d’autres ! N’hésitez pas à me mettre des suggestions !

 

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Ça faisait un temps que je voulais découvrir Virginie Grimaldi ! Et c’est grâce à Kim, l’experte en romance/lectures doudou, que j’ai fini par craquer. J’ai choisi « Tu comprendras quand tu seras plus grande » ! Et sans surprise, j’ai adoré !

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Résumé:

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…
Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

Mon avis:

C’est le genre de roman que j’affectionne:  « léger » en apparence.

Le personnage principal, Julia, traverse une vraie tempête émotionnelle et affective. Que ce soit avec sa famille ou son petit ami. À la fois nerveuse, triste et paumée, elle accepte une offre d’emploi bien particulière: psy pour personnes âgées. Elle en sera transformée.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance très particulière de l’endroit Pas le temps de s’ennuyer à la maison de retraite Les Tamaris ! Quelle belle sélection de tranche de vies !

Julia y rencontre Marine et Greg, des collègues aussi drôles qu’attachants, avec qui elle a aura un vrai soutien, en plus d’une jolie amitié.

Et du soutien, elle en aura besoin ! Car elle fort à faire avec des retraités, qui lui en font voir de toutes les couleurs ! Chacun vieillit différemment : entre la maladie, la perte de repère, les relations familiales compliquées, l’agressivité, volontaire ou non. Mais aussi l’amour, la nostalgie, la peur de la mort, de l’oubli ou de la solitude. En ce sens, ce livre nous donne une belle réflexion sur le sujet ! Mais pas que !

L’évolution de Julia m’a beaucoup parlé. Elle affronte ses démons avec courage, elle s’investit, est remarquablement à l’écoute de ses « patients ». Elle se prend aussi des claques, des désillusions, des déceptions. Mais le soutien sans faille de ses collègues lui donne du punch et elle prend de plus en plus confiance en elle. Ce qui lui sera bien utile dans sa relation avec les retraités.

En effet, si certains résidents ont le contact plus ou moins facile, d’autres sont carrément imbuvables ! Ce qui est loin d’être facile à gérer, même pour une psy ! Très interressant de lire une « thérapie » vue du côté soignant !

Mais le plus fort, c’est que les petits vieux sont tous intéressants et attachants, même dans leur (pires)défauts. Gustave et ses blagues beaufs, Miss Mamie et ses potins, Louise et son grand coeur, Léon et sa mythomanie agressive. Et oui, tous les vieux monsieur ne sont pas forcément gentils ! En fait, ce livre fait vraiment prendre conscience du manque de communication entre les gens…quel que soit l’âge ! 

Enfin, j’ai adoré les quatre romances du roman ! L’une entre collègues, Marine et Greg, qui m’ont fait beaucoup rire. Une autre entre deux résidents, Gustave et Louise, toute en tendresse et romantisme. Il y a aussi Pierre et Elisabeth, un couple tellement fusionnel que c’est la panique à la moindre séparation ! Et enfin Julia, fera la connaissance de Raphaël, un homme pudique à l’humour enfantin, qui lui donnera la légèreté qui lui manquait dans une relation de couple. 

L’écriture est dynamique, facile à lire. Il y a un joli mélange d’humour, de simplicité et un côté cocooning très agréable ! Mais je l’avoue, le twist final a été à la limite du mélo ! Même si j’ai aimé l’idée !

Jai adoré l’ambiance, les dialogues vrais et la jolie réflexion sur tout ce qui fait la saveur de la vie. 

Une lecture fraîche, pétillante qui fait du bien !

La dixième Prophétie

Hello à tous ! En attendant la suite de la vengeance des mères qui clot la saga des Mille Femmes blanches, je vous ai chroniqué une autre suite, celle de la prophétie des Andes !

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Résumé:

Avec La dixième prophétie, notre héros se trouve de nouveau entraîné dans une passionnante aventure. Charlène a disparu dans un parc naturel aux États-Unis, où des scientifiques mènent – en toute illégalité – d’inquiétantes expériences. Préoccupé, James décide de partir à sa recherche. Cette poursuite donne lieu à quatre rencontres qui l’aident à pousser encore plus loin sa quête spirituelle.

Mon avis:

Même si ma lecture du premier tome m’a laissée sceptique, je tiens à lire la saga complète ! Et j’ai bien fait de persister ! Car si la forme me déroute toujours autant, j’aime beaucoup les thème principaux de ce deuxième tome: notre évolution spirituelle et l’avenir de la planète ! Rien que ça !

Nous retrouvons James aux États Unis où il recherche son amie Charlène. Leur relation m’intrigue beaucoup ! Il y a une complicité singulière entre eux ! Charlène a un côté un peu tête brûlée qui inquiète et fascine à la fois James ! Et puis, il y a le mystérieux Will ! Je n’arrive toujours pas à le cerner et c’est assez frustrant par moment !

Ce livre nous montre comment notre histoire, non seulement familiale mais de tous nos ancêtres depuis le début des temps nous ont façonnés. Mais l’humanité a de gros problèmes de communication et ça vire en lutte de pouvoir. James, notre héro en a bien conscience. En plein éveil spirituel, il comprend que le changement doit d’abord se faire individuellement.

Mais que faire quand la planète est en danger ? Quand des personnes haut placées rasent des forêts millénaires et restent aveugles sur les conséquences ? Le Manuscrit que James cherche explique comment élever suffisamment notre Énergie (ou taux vibratoire) pour grandir et trouver sa mission de vie. Chose qui terrorise les gouvernement qui se verraient perdre leur toute puissance ! Un thème d’actualité !

L’aspect psycho-ésotérique est toujours aussi passionnant ! Comment sortir de nos anciens schémas? Écouter, communiquer avec l’autre sans le vampiriser?  Non contents de nous attaquer les uns les autres, nous appauvrissons notre environnement sans avoir compris que notre propre planète est vivante ! Il y a un vrai et beau cheminement sur ce sujet !

L’écriture de la partie « roman » du livre est cependant moins redondante que dans le premier tome ! Ouf ! 

J’ai bien aimé le côté « initiation » de l’histoire :l’utilisation de la première personne permet une vraie identification aux thème abordés ! Il est, en fait, surtout question de communication : entre humains mais aussi avec les animaux, les plantes… toute la Terre en fait !

Un livre intriguant, qui donne de l’espoir dans les rapports humains. Encore un tome à lire : Le secret de Shambala !

« Riquet à la houppe » d’Amélie Nothomb

Amélie Nothomb m’a toujours fascinée. Comme Bernard Werber, elle a su créer sa propre atmosphère littéraire. J’ai toujours trouvé qu’elle dégageait quelque chose d’énigmatique, presque dérangeant. J’avais d’abord tenté de lire « Le voyage d’hiver »…que je n’ai absolument pas compris. Mais comme ma fascination pour cette autrice est toujours présente, j’ai voulu lire sa version du célèbre conte « Riquet à la Houppe ».

Résumé

L’exceptionnelle intelligence de Déodat n’avait d’égale que son extrême laideur. Trémière était incroyablement belle, mais on la disait simple d’esprit. Le destin les fit se rencontrer… 

Mon avis:

On ne compte plus les contes revisités ! Et j’étais vraiment curieuse de lire cette remodernisation du célèbre Riquet à la houppe de Perrault ! Et quelle belle surprise ! Nothomb a gardé le message d’origine : La beauté n’existe qu’à travers le regard de l’être aimé.

En fait, il n’est pas juste question de beauté où de laideur, pas plus que de bêtise ou d’intelligence. Mais de l’impact des « extrêmes » sur la société.

Déodat est un garçon d’une extrême intelligence. Très tôt il prend conscience de sa différence et du poids de son physique atypique. Sur ses parents d’abord. Puis sur « les autres ». Mais plutôt que de maudire le destin, Déodat se détourne de ses camarades et se prend de passion pour les oiseaux. Ce que j’ai adoré, c’est que son intelligence est plus émotionnelle qu’intellectuelle. Il n’y a ni rancoeur, ni arrogance chez lui. Sa passion pour les oiseaux lui sauve la vie en fait ! Car non seulement, ça lui évite de tomber dans le désir de vengeance, mais elle lui ouvre les portes de son avenir. Il découvre une autre forme de Beauté.

Trémière est d’une beauté diaphane et délicate. Mais à l’inverse de Déodat, elle est « lente ». Lente à marcher, à parler, à se faire comprendre. À l’école, c’est l’enfer pour la petite fille. Entre l’incompréhension des professeurs pour un niveau aussi faible et les jalousies des ses camarades pour sa trop grande beauté, elle a préféré se « fermer ». Ce qui n’a pas joué en sa faveur. Comme elle ne dit jamais rien, son entourage l’a qualifiée de « bête ». 

On peut dire que l’éducation n’est pas vraiment à l’honneur dans cette histoire ! La scolarité de nos deux héros m’a rappelé mon propre parcours ! Moi non plus, on ne savait pas dans quelle « case » me mettre. Et entre le mépris de la bêtise de Trémière et du « pourquoi, il ne va pas plus loin dans ses études » pour Déodat, j’ai eu autant de compassion pour l’un que pour l’autre !

Nothomb fait un portrait au vitriol d’une société d’artifice, avide de scandales.  La beauté comme la laideur sont prétexte aux pires inepties des médias. Et au milieu de ça, nos deux tourtereaux, qui n’en ont rien à foutre ! J’ai adoré !

La plume d’Amélie est très singulière. Belle dans sa précision, sa fausse limpidité. Elle assène ça et là des petites vérités bien senties. Elle invite à chercher le caractère, plutôt que l’apparence. Ce qui est la plus grande qualité de nos héros !

Le format du livre est très court, presque une nouvelle ! Je n’ai été rebutée à aucun moment dans ma lecture, qui s’est achevée rapidement !

Une jolie surprise ! Pour le coup, je suis curieuse de sa version de « Barbe- Bleue » quelqu’un l’a lu ? 

Le Grand Mystère des règles

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique qui m’a été difficile d’écrire tant le sujet est délicat. Mais comme pour le choeur des femmes, il était plus que temps que je le lise !

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Résumé:

Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ?
Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet.
Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique.
Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions.
Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescents, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leurs corps.
Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher.
Parce qu’il faut surtout « ne pas en parler ».
Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques et qu’on arrête de culpabiliser, de complexer et de se cacher à tout prix qu’on possède un utérus ou non.
C’est tout l’objet de ce livre.

Mon avis:

Édifiant ! Je suis vraiment contente d’avoir un livre aussi utile dans ma bibliothèque ! Ce n’est pas juste un énième guide pratique sur le fonctionnement des menstruations. Taous Merakchi, connue sous le pseudonyme de Jack Parker nous offre un nouvel éclairage sur le sujet.

Certes, il y a l’aspect pratique/biologique : un résumé du cycle menstruel, les protections utilisées avec avantages et inconvénients ect… La précision des infos et des risques sont limpides et très bien documentées !

Mais il y a aussi l’aspect psycho-somatique. Comment réellement, les règles agissent sur le corps (crampes, maux de tête, fatigue…) et notre mental.  À travers son témoignage et celui d’autres femmes, l’autrice fait un constat amer: on dit tout et n’importe quoi sur les menstruations… et ça ne date pas d’hier !

C’est une chose de lire les discussions maladroites de jeunes filles qui essaient tant bien que mal de comprendre ce qui leur arrivent. C’en est une autre de lire les réponses qu’elle reçoivent ! Mais, il y a pire.

J’ai été effarée par les interprétations dégradantes des menstruations au cours de l’Histoire, les coutumes de certaines cultures et même dans mon propre pays ! Vous saviez que dans certaines familles, une jeune fille ayant ses premières règles était giflée???! Soit disant pour conjurer le mauvais sort et célébrer l’âge adulte. Su-per !

L’aspect historique de cet ouvrage a été très éprouvant à lire pour moi. J’en ai eu les larmes aux yeux. Il est vrai que j’ai la chance d’être dans un pays où beaucoup de solutions existent contre les douleurs, et autres désagréments. Mais dans d’autres pays moins développés c’est un autre son de cloche !

L’isolation des femmes durant leur règles en Inde et au Tibet m’a particulièrement révoltée et émue. Mais heureusement, les mentalités changent et de plus en plus de femmes…et d’hommes ! commencent enfin à se défaire de leurs aprioris issus de « traditions » qui font plus de mal que de bien. Dans certaines cultures, les premières règles sont même célébrées…. Mais attention, il faut faire des enfants aussi ! Sinon, c’est du gâchis ! Bref, ce livre est une succession de douche écossaise !

Et les témoignages de femmes dans tout ça ? Çe n’est pas évident de voir son corps changer. Les menstruations sont vécues de façon différente en fonction du moment où elles arrivent à la puberté. Certaines jeunes filles sont menstruées dès l’âge de 9 ans. D’autres beaucoup plus tard…ce qui entraînent malheureusement pour certaines un sentiment d’être « anormale ». J’ai connue des copines au collège comme ça. Mais le plus triste, c’est que malgré toutes les infos dont nous disposons aujourd’hui sur le sujet, beaucoup de jeunes filles grandissent encore dans la honte (voire le dégoût) de leur corps. 

Il y a aussi le dégoût des hommes sur le sujet ! Là aussi, on en voit de toute les couleurs ! Mais heureusement, là aussi un changement positif s’opère tout doucement !

Jack Parker nous offre une véritable bible, pleine de bienveillance et d’humour. J’ai appris beaucoup de choses, j’ai ri, j’ai pleuré aussi. Un grand merci pour cet ouvrage d’utilité publique… qui devrait aussi être lu par des hommes !

Les lendemains (Mélissa Da Costa)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une lecture juste parfaite pour le printemps ! Au menu: du drame, du bucolique, de la pudeur et beaucoup de bienveillance !

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Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

Mon avis:

Quelle belle lecture ! Mélissa Da Costa m’a complètement conquise avec cette histoire ! D’une plume douce et bienveillante, elle nous plonge dans la vie d’Amande, ou plutôt de sa renaissance !

En effet, la jeune femme est dévastée par un deuil absolument terrible. Et c’est justement le coeur même du sujet de ce livre: chacun(e) panse ses plaies à sa façon…et SURTOUT à son rythme ! Certains ont besoin d’être entourés; le bruit, le monde qui continue de tourner les aide à ne pas sombrer. Pour Amande, c’est juste insupportable ! Elle a besoin de calme, de temps et de solitude. Elle fuit son entourage et se met « au vert » dans une maison paumée en Auvergne

J’ai adoré le côté « saisonnier » de la renaissance d’Amande. Au début de l’histoire, bien que ce soit en été, le coeur de la jeune femme est en mode « hiver »: engourdi par la douleur, elle est comme en hibernation, ne supportant aucun contact, pas même celui du soleil. Puis, vient une première graine d’espoir, qui prend la forme de vieux calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire. Intriguée, Amande commence à « germer » en lisant les conseils de jardinages, de bricolage et autres recettes de cuisine. Puis, vient un premier contact inattendu avec un chat errant…

Et ainsi de suite. Peu à peu, le coeur d’Amande refleurit avec un arrosage progressif de plaisirs simples. Un papillon, un rayon de soleil, la première salade qui pousse, le vent dans les arbres ou la beauté d’une nuit de pleine lune. J’ai beaucoup aimé son émerveillement face à la nature. Une vraie découverte pour la fille des villes !

Mais l’entourage d’Amande n’est pas en reste ! Sa famille est toute aussi dévastée ! Comment réagir quand votre belle-soeur, amie, votre fille ne vous donne plus de nouvelles? Comment trouver les mots juste quand vous-même avez le coeur en miettes? La relation mère/fille est particulièrement bien exploitée dans ce contexte ! Il y a aussi la famille de coeur. Ceux qui, dont la simple présence apaise et permet d’avancer.

Enfin, il y a les « nouvelles pousses «  d’amitié, qui permettront à Amande de vraiment refleurir. La pétillante Julie et son enthousiasme. Mika, l’ado plein de répartie, Lola et ses couronnes de fleurs. Mais ce que j’ai vraiment adoré, c’est la présence des absents dans le coeur de nos héros. Parce que la Résiliance, ce n’est pas oublier. C’est garder les souvenirs heureux comme un cadeau précieux.

Un livre plein de douceur et de bienveillance, à découvrir !

Les femmes en 8 livres

Hello à tous ! Cette année, pour la journée internationnale du Droits des femmes, je vous concocte une Pal spéciale ! 

  • Une saga à finir : Les Amazones, dernier tome de la saga des « mille femmes blanches » de Jim Fergus ! J’avais adoré les deux premiers livres ! L’histoire de l’amérique vue à travers les femmes !

« Elles étaient mille femmes blanches, troquées jadis par le chef Little Wolf contre autant de chevaux. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre l’État américain, accapareur de terres et massacreur d’une culture séculaire. Cette tribu fantôme d’amazones, guerrières indomptables, insoumises et rebelles, va passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération… »

 

  • Un livre instructif : Sans hésiter, Le grand mystère des règles de Taous Merakchi, alias Jack Parker. C’est bien simple, j’ai envie de lire ce livre depuis sa sortie ! Je suis sûre que cette lecture a beaucoup à m’apporter !

« Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ? Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet. Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique. Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions. Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescentes, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leur corps. Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher. Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques, et c’est tout l’objet de ce livre. »

  • Un livre « artistique » : L’aquarelliste de Béatrice Masini, parce que j’ai d’abord flashé sur la couverture et que le résumé s’annonce prometteur !

« Début du XIXe siècle, la Lombardie est sous domination autrichienne. Bianca, jeune peintre surdouée, fait ses premiers pas vers l’indépendance. À l’invitation de don Titta, un influent poète féru d’horticulture, elle entame la réalisation d’un catalogue illustré sur la flore, d’une richesse exceptionnelle, du domaine de Brusuglio. N’appartenant ni à la classe des maîtres ni à la domesticité, Bianca devient l’observatrice privilégiée de la demeure et commence à déceler des secrets. Elle se prend d’affection pour Pia, une jeune servante vive à qui elle souhaite communiquer un souffle de liberté. Ces quelques années à l’aube du Printemps des peuples vont mettre sa naïveté et sa droiture à l’épreuve de la complexité du monde. Un apprentissage majeur dans sa vie de femme et d’aquarelliste.

  • Un livre dépaysant: je suis très tentée par « Noces Indiennes » de Sharon Mass ! L’Inde et ses coutumes me fascinent depuis des années et je n’ai pas lu beaucoup sur le sujet !

Sur le thème des mariages contrariés ou imposés, trois destins rebelles, celui de Savitri fille d’un cuisinier de Madras amoureuse du fils du maître, celui de Nat l’orphelin et de Saroj, la Guyanaise, révoltée contre un père tyrannique se rejoignent pour tisser une vaste épopée.

 

 

 

  • Un témoignage : « Les corps abstinents » dEmmanuelle Richard. Là aussi un gros sujet incompris ! Quelle place à l’abstinence au sein de notre société où le sexe est devenu normalisé, catalogué et sur-analysé ? Ce livre m’intrigue !

Qui sont ces corps abstinents ? Intriguée par ce sujet tabou et opaque, abstinente elle-même pendant cinq ans, l’écrivaine Emmanuelle Richard a recueilli l’intimité de ces sexualités non partagées. Près de quarante personnes se confient, loin des stéréotypes et des idées approximatives, tissant peu à peu un récit polyphonique empreint de délicatesse. Par-delà la mélancolie, sans amertume ni ostentation, s’élève une parole forte sur l’absence du toucher où se laisse entendre l’universelle quête du sens. 

 

  • Un classique féminin :« Anne et la maison aux Pignons Verts » de Lucy Maud Mongomery. Et si j’accroche, je tente la série Netflix !

« Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l’orphelin qui doit les aider, sa sœur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c’est une petite rouquine aux yeux pétillants qui se présente… N’ayant pas le cœur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l’emmène dans leur maison aux pignons verts. Vive et pleine d’esprit, Anne parvient bien vite à conquérir Marilla et Matthew grâce à son imagination débordante, sa détermination et sa débrouillardise. Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d’Avonlea d’imaginer une existence sans elle. L’arrivée d’Anne a changé leur vie… »

  • Un livre « bucolique »: « Les Lendemains » de Mélissa Da Costa. Une femme qui se reconstruit grâce au contact de la nature? Ce roman me semble parfait pour le printemps, non?

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

  • Une femme que j’admire : « Les tribulations d’une chamane à Paris » de Corine Sombrun. Parce que le chamanisme a été complètement démystifié grâce à cette femme. Et que son parcours de vie me passionne de plus en plus !

 « Après trois ans d’initiation en Mongolie, Corine Sombrun poursuit son apprentissage des rituels chamaniques à Paris. Provoquant tout d’abord l’incrédulité de ses proches, avant de se voir assaillie de demandes en tous genres. Déstabilisée, elle s’interroge sur la nature de ses nouvelles facultés et sur ses responsabilités face à des espoirs parfois démesurés. » Ils sont passionnants et libérateurs, ces allers-retours d’une fille comme nous entre la magie et le quotidien, Pigalle et la Mongolie, la solitude et l’amour, entre la spiritualité et… « Ma chamane bien-aimée ». « 

Et vous? Que voulez-vous lire en ce début de printemps ? 

Complètement cramé ! (Gilles Legardinier)

Hello à tous ! Après l’expérience de Jean Giono, j’avais envie d’une lecture plus simple et moderne ! Et j’ai opté pour Complètement cramé ! de Gilles Legardinier. 

Résumé:

Lassé de tout, Andrew Blake quitte l’Angleterre et se fait engager comme majordome en France, au domaine des Beauvillier. Et entre une patronne bien mystérieuse, une cuisinière pleine de répondant, un jardinier-régisseur déjanté et une jeune ménagère aussi attendrissante que paumée, la vie d’Andrew va prendre une tournure bien différente que ce qu’il croyait…

Mon avis:

J’ai rarement lu un livre aussi vite ! Il faut dire que Legardinier a de nombreux atouts dans ses livres : une écriture facile sans être trop simpliste, des personnages attachants et des sujets intemporels !

En premier lieu, je dois dire que j’ai largement préféré ce livre à Demain, j’arrête ! L’histoire est plus travaillée, et surtout plus riche en péripéties !

Ici, nous faisons la connaissance d’Andrew Blake, un sexagénaire en pleine déprime. Sa femme lui manque, sa fille habite loin et son boulot lui es devenu tellement hypocrite et étranger qu’il décide de tout plaquer ! 

En effet, Blake décide de retourner en France (le pays de sa femme) pour y devenir majordome ! Mais cette « mise au vert » ne sera pas de tout repos !

J’ai adoré la découverte du Domaine ! Le manoir est un vrai labyrinthe, l’emploi du temps est au millimètre près et le terrain est immense ! De plus, Madame de Beauvillier, la patronne, semble cacher bien des secrets ! Et s’il n’y avait qu’elle ! Entre Odile, la cuisinière ronchon, Philipe, le régisseur-jardinier déjanté et la petite Manon, la femme de ménage fleur-bleue, notre héro va en voir de toute les couleurs !

L’intrigue est drôle et surprenante sans être trop loufoque ! Mais plus que l’humour, c’est la tendresse qui se dégage de cette histoire qui m’a plue. L’auteur rend un bel hommage aux « anciens ». Blake est un homme généreux, qui a grandi dans le gout du travail bien fait et des relations authentiques. Son nouvel emploi lui donne un véritable coup de peps ! L’amitié qui se tisse autour de lui au fil de l’histoire est particulièrement bien tournée et touchante. Cet aspect du livre m’a beaucoup rappelé Le nouveau Stagiaire, avec De Niro ! Blake devient peu à peu un véritable membre du Domaine des Beauvillier !

Et puis, il y a la mascotte du livre: Mephisto, l’impressionnant chat d’Odile, qui est aussi un vrai personnage en soi ! Ce chat m’a autant fait rire que surprise ! Sur ce point, la couverture du livre est parfaite !

Une lecture drôle et tendre, parfaite pour terminer l’hiver !

 

« Que ma joie demeure » de Jean Giono

Je continue ma (re)découverte de l’oeuvre de Jean Giono avec un livre qui m’intriguait depuis bien longtemps ! 

Résumé:

Sur le rude plateau provençal de Grémone, quelques hommes peinent tristement sur leurs terres, chacun de leur côté. Ils comprendront le message de joie et d’espérance que leur apporte le sage Bobi, vagabond au coeur généreux, et, malgré les difficultés de l’existence, la joie renaîtra sur le plateau.
Que ma joie demeure est un hymne à la vie, un chant merveilleux en l’honneur de la nature, des hommes et des animaux.

Mon avis :

Déroutant. C’est le premier mot qui me vient après cette lecture ! De prime abord, j’ai eu l’impression de lire une sorte de conte pastoral ! Nous faisons la connaissance de Jourdain, un paysan solide et travailleur, qui aime sa terre et ses paysages. Mais le dur labeur des champs ne donne guère de place à la rêverie. Et pourtant…

Il va faire la connaissance d’un bien étrange personnage: Bobi, un homme aussi fantasque que mystérieux. Qui est-il?  Un vagabond? Un poète fou? Un vieux sage? Toujours est-il qu’il va marquer durablement le village de Grémone

J’ai, en effet, senti une grande séparation entre les hommes et la terre. D’un côté, le monde sauvage; beau, lumineux, parfois tourmenté,  insaisissable; de l’autre, des homme fatigués, tellement habitués à travailler sans relâche, qu’ils en ont oublié de vivre dans la Joie. Bobi est l’élément révélateur de ce malaise.

L’écriture est l’une des plus étranges que j’ai jamais lue ! Les descriptions de la nature sont de véritables tableaux ! Et en contre-partie, les dialogues et la construction du récit sont totalement déstructurés, au point que j’en ai eu du mal à suivre l’histoire ! Ce fut donc une lecture inconfortable. Pourtant je n’ai pas lâché le bouquin ! C’était plus fort que moi ! 

Ce livre pose un questionnement intéressant sur la place que « devrait » occuper l’homme au sein de la Nature. Mais aussi sur la Pauvreté, non pas matérielle mais émotionnelle. Les relations entre les gens du village sont assez équivoques sur ce sujet. Les dialogues sont dépouillés, d’ordre pratique. Et puis Bobi débarque avec sa poésie foutraque et tout est chamboulé.

 Qu’est-ce que la Joie apprès tout ? Est-ce une explosion de sentiments? Aimer un homme, une femme, un animal ? Ou alors est-ce mettre en collier des petits plaisirs ?  

En tout cas, Giono nous lègue là son livre le plus singulier. Plus qu’un livre, une expérience littéraire !

« La prophétie des Andes » de James Redfield

Et c’est reparti pour une nouvelle chronique littéraire ! Depuis quelques mois, mes envies de lectures se font plus espacée. Et en ce moment, j’essaie de combiner la juste mesure entre les lectures légères et les plus sérieuses.  Ça faisait des années que j’entendais parler des livres de James Redfield mais ça me paraissait trop farfelu et mystique pour m’y intéresser vraiment. Et puis finalement, la curiosité a été la plus forte !

Résumé:

À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment ! Et c’était indéniablement le cas ici !

De prime abord, ça ressemble à un roman d’aventure ésotérique « classique ». Un jeune homme passionné d’histoire et de psychologie, découvre l’existence d’un manuscrit qui annonce une grande Prophétie sur l’Évolution humaine. Mais ce papier risque de disloquer la société actuelle, notamment au niveau spirituel.

Commence alors une espèce de course-poursuite avec le gouvernement du Pérou, bien décidé à récupérer le manuscrit et le détruire ! En parallèle, notre héro va vivre un « éveil spirituel » qui va l’aider à mieux comprendre sa vie et ses choix.

J’ai beaucoup aimé le message de ce roman, qui m’a paru…étrangement visionnaire, en fait ! En effet, le thème principal de l’histoire, c’est l’éveil des consciences ! Et plus particulièrement, la lutte entre la conscience collective et individuelle ! C’est une des manies les plus flagrante chez l’humain: il veut tout classer, cloisonner, étiqueter. Et quand deux éléments semblent trop opposé, ça se clash !

Religion contre sciences, Athéisme contre spiritualité, féminin contre masculin, enfant contre adulte, ect… Tout est mis dans un shaker pour nous proposer une vision plus globale de notre monde et de l’humanité. Ce message fort m’a beaucoup parlé !

Hélas ! Autant les passages psycho-ésotériques sont passionnants, autant la trame « romancière » du bouquin est fade au possible ! Les descriptions sont plates, parfois déroutantes, voire carrément d’une niaiserie insupportable ! L’écriture change radicalement quand on passe de l’un à l’autre, ce qui m’a fait lever les yeux aux ciel plus d’une fois ! Surtout dans les descriptions de l’Amour ! Genre: « Soudain, il la trouva magnifique ». Genre, ça lui prend comme une envie de pisser quoi ! 

Alors que l’histoire a de très bons arguments: des décors exotiques, des personnages attachants dans leur cheminement, une belle réflexion sur notre avenir… Je ne peux pas lui enlever cette qualité: il fait réfléchir ! Mais je n’ai pas pu m’empêchée d’être frustrée arrivée à la dernière page ! D’autant que c’est un premier tome !

Un livre unique en son genre, qu’à mon avis, soit on aime, soit on déteste !