Le château de Cassandra (Dodie Smith)

Je continue ma découverte des classiques méconnus britannique avec Dodie Smith ! Avec une si belle couverture, comment vouliez-vous que je résiste?

Résumé:

«J’écris ces mots assise dans l’évier de la cuisine»: la première phrase culte du roman nous plonge au coeur des années 1930, dans un château en ruine du fin fond de l’Angleterre. Cassandra, narratrice aussi romanesque que sa famille est excentrique, tient un journal émouvant et plein d’esprit. Quand deux beaux et riches Américains s’installent dans le manoir voisin, la vie au château est bouleversée…

Mon avis

Si Le Château de Cassandra (I Capture the Castle en VO)  est son premier roman, l’autrice est surtout connu pour Les 101 Dalmatiens, paru en 1956, adapté par Disney en 1961 !

Le roman relate la vie des Mortmains, une famille relativement pauvre vivant dans un château en ruines dans lAngleterre des années 1930. Il est rédigé sous forme de journal intime, tenu par Cassandra, l’héroïne de 17 ans, cadette de la famille.

Elle y décrit son père, un écrivain taciturne connu pour son seul ouvrage Jacob Luttant (référence biblique), son étrange belle-mère Topaz, modèle pour peintres, sa sœur ainée Rose, qui rêve d’une vie moins austère, et son petit frère de 15 ans, Thomas, espiègle et intellectuellement brillant. Il y a aussi le jeune jardinier, Stephen Colly, un jeune homme plein de bonne volonté fou de Cassandra. J’avoue avoir beaucoup aimé ce personnage ! Mais les événements n’ont pas tourné comme j’aurais cru !

En effet, le quotidien des Mortmain change lorsque Neil et Simon Cotton, deux frères américains, arrivent au château, suscitant l’intérêt de la narratrice et de sa sœur. 

Pour Rose, c’est l’occasion de sortir d’une vie de misère, quelle ne supporte plus. Cassandra, elle, est très attirée par Simon. Elle se sert des événement pour peaufiner son écriture. Mais ses sentiments vont se troubler. D’autant qu’elle apprend que Stephen, son ami d’enfance, est amoureux d’elle depuis des années ! 

Il y a aussi le père de Cassandra, qui a eu le coup de foudre pour le château, persuadé que la noble bâtisse ravivera son inspiration. Le château est superbement décrit, comme un personnage à part entière, de sa grandeur passée à son déclin. Il y a dans ce livre une belle ambiance champêtre et romanesque qui m’a bien plu ! 

L’écriture est vive, espiègle, à l’image de son héroïne en pleine inspiration. J’ai aimé son optimisme et son mordant. En tout cas, ça change des drames adolescents comme Le faire ou mourir ou Treize raisons !

J’ai  aussi beaucoup aimé les références littéraires et artistiques, qui fourmillent dans ce livre: de Jane Austen à Marcel Prousten passant par la musique baroque, ou même la Bible !

À tenter pour ceux qui aiment les romans vintage, les châteaux et les ambiances bucoliques !

 

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Les délices de Tokyo (Durian Sukegawa)

Après le dépaysant restaurant de l’amour retrouvé, j’ai voulu continuer ma découverte de la littérature japonaise ! J’ai opté pour Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa !

Résumé:

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Mon avis:

Très belle lecture ! J’avais un peu peur de tomber sur les même thèmes que le roman d’Ogawa, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Il est certes, aussi question de cuisine et de quête de soi …mais pas seulement !

Sentarô travaille dans un restaurant par nécessité. Sorti de prison, un ami lui a proposé ce travail afin de rembourser ses dettes. C’est un homme dépressif qui se noie dans le travail. Les affaires ne vont pas fort, ce qui le déprime encore plus. Mais une rencontre inattendue avec une vieille dame, Tokue va lui faire voir son métier autrement.

En l’embauchant pour un salaire de misère, Sentarô va réviser sa manière de cuisiner et se poser de plus en plus de questions: qui est cette dame étrange? Pourquoi a-t-elle les mains déformées? La réponse est assez troublante. Car malgré leur différences, Tokue et Sentarô partagent un secret : l’enfermement. Pas dans le même contexte, mais tout de même !

J’ai été très touchée par leur amitié, qui se dessine progressivement. Une troisième personne va les rejoindre Walkana, une jeune collégienne mélancolique. Ils forme un trio attachant et atypique qui m’a beaucoup émue. J’aime les liens inter-générationnels !

Des thèmes forts sont abordés comme la guerre, la dépression, la maladie, l’isolement, et bien évidement la cuisine. Chaque plat est si délicieusement décrit que j’en avais l’eau à la bouche !

Il y a aussi le handicap et les réaction (bonnes et mauvaises) qu’il engendre. Il pose une jolie réflexion sur le sens que l’on veut donner à sa vie, les épreuves qui nous façonnent. 

Mais j’ai surtout été marquée par le Sakura, le cerisier japonais qui illumine l’histoire. Cet arbre a vraiment une place à part dans la culture japonaise et ce livre l’illustre joliment ! 

Un roman gastronomique et délicat, à lire avec une bonne tasse de thé ! Note: il existe une adaptation ciné de cette histoire ! J’ai très envie de la découvrir du coup !

Demain les chats (Bernard Werber)

C’est toujours avec un mélange d’enthousiasme et d’appréhension que je lis un Bernard Werber. Les thèmes paraissent intéressants mais ont parfois tendance à tourner en rond … Mais comme j’aime les histoires de chats, je n’ai pas pu résister !

Résumé:

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la releve de la civilisation humaine.

Mon avis:

Si la trilogie Troisième Humanité m’a laissée sur ma faim, ce nouveau roman remonte l’auteur dans mon estime ! Les thème récurents sont certes toujours là, (évolution des espèces, histoire, opposition religion/sciences…)

Mais le point de vue félin est très intéressant, notamment le fait qu’ils nous voient comme leurs serviteurs. L’héroïne de l’histoire, qui porte le nom de la déesse égyptienne Bastet, est très déroutée par le comportement humain, surtout leur violence. Elle souhaite plus que tout les comprendre et s’est juré de réussir à entrer en contact télépathique avec eux !

Sa rencontre avec le mystérieux Pythagore, un chat de laboratoire dont la maîtresse a implanté une clé USB directement dans le cerveau va l’aider à mieux nous comprendre en lui racontant l’histoire de l’Humanité…et des chats ! Et il y a urgence !

Car l’Humanité devient folle et tombe dans une sorte de Troisième Guerre Mondiale, où la Peste fait son grand retour. Or les humains ont oublié que se sont les chats qui les ont sauvé de la dernière épidémie…en tuant les rats.

Malgré quelques incohérences, j’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance si particulière de Bernard Werber, qui a le mérite de dérouter le lecteur ! Ce qui pour moi est positif ! J’aime les livre qui interrogent, nous renvoient à notre propre comportement. Dans ce livre, la fascination de la télévision et ses images chocs est particulièrement alarmante et m’a, de ce fait, beaucoup fait penser à Fahrenheit 51, dans le sens où les images bloquent tout raisonnement et esprit critique. 

Et quelle étrange relation entre les hommes et les chats ! Tantôt vénérés (Bastet et autres divinités similaires), et maudits (les feux de la Saint-Jean où l’on brûlait les chats vivants). C’est une relation Amour-Haine qui m’a beaucoup intéressée. Le Chat fascine l’homme depuis des millénaires !

Un bon cru Werberien, qui se lit vite et nous fait avoir une nouvelle vision de nos amis félins ! J’ai bien aimé pour ma part, même si ce n’est pas un coup de coeur !

L’allée du Roi (Françoise Chandernagor)

Aujourd’hui, place à une histoire authentique, et une femme fascinante !

Résumé:

« Je ne mets point de borne à mes désirs », disait celle qui fut presque reine de France… De sa naissance dans une prison de Niort à sa mort dans le doux asile de Saint-Cyr, de l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d’un poète infirme et libertin à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos et de ses amants au parti pris de dévotion de l’âge mûr, quel roman que cette vie ! A partir d’une documentation considérable puisée aux sources les plus sûres et en recourant aux écrits, souvent inédits, de la Marquise de Maintenon, Françoise Chandernagor a su restituer, à travers des « mémoires apocryphes » qui ont le tour et la séduction de la langue du XVIIè siècle, le vrai visage d’une femme méconnue, témoin sans pareil d’une fascinante époque.

Mon avis:

Fascinante, c’est le mot ! Quelle envoûtante immersion dans la tête d’une femme peu commune ! Et quelle vie trépidante !

Cette biographie romancée raconte la vie de Madame de Maintenon, née Françoise d’Aubigné,  fille de Constant d’Aubigné — lui-même fils du célèbre poète et ami d’Henri IV, Agrippa d’Aubigné et de sa seconde épouse Jeanne de Cardilhac. Elle naît le 27 novembre 1635 rue du Pont dans la prison royale de Niort dans la geôle où son père est incarcéré pour dettes.

Celui-ci, après avoir abjuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première épouse et son amant en 1619, puis rapidement dépensé la dot de la deuxième, est soupçonné d’intelligence avec les Anglais avec qui il est en relation d’affaires et enfermé à la prison de Bordeaux puis de Niort.

Lorsque son père sort de la prison de Niort, la jeune Françoise passe les premiers mois de sa petite enfance chez Madame de Villette, sa tante huguenote, au château de Mursay, au nord de Niort. Elle passe les six années suivantes avec ses parents à la Martinique, dont elle garde un souvenir très fort, transmis à ses futurs époux, le poète burlesque Paul Scarron puis le roi de France Louis XIV, qui décide dès 1674 d’intensifier la culture de la canne à sucre en Martinique puis à Saint-Domingue.

Après une vie de pauvreté et la mort brutale de ses parents, son père d’abord; puis sa mère, elle rentre en France où, prise en charge par sa tante de Niort, Madame de Villette, fervente protestante.

Cependant, Madame de Neuillant, sa marraine catholique, obtient de la reine-mère Anne d’Autriche une lettre de cachet pour récupérer Françoise et lui permettre de pratiquer le catholicisme (en effet à sa naissance Madame d’Aubigné l’avait fait baptiser dans la religion catholique) et renier sa foi calviniste. Elle la place contre sa volonté au couvent des Ursulines de Niort, puis chez les Ursulines de la rue SaintJacques à Paris où, grâce à la douceur et l’affection d’une religieuse, sœur Céleste, la jeune fille renonce définitivement au calvinisme, condition indispensable pour pouvoir accompagner Madame de Neuillant dans les salons parisiens.

C’est à l’une de ces réunions mondaines qu’elle rencontre le chevalier de Méré qui se prend d’affection pour celle qu’il nomme « la belle Indienne » et s’offre de l’instruire convenablement.

Il fut son premier admirateur alors que la jeune fille n’avait que 15 ans ! Un an plus tard elle épouse un poète infirme: Paul Scarron.

Après la mort de son mari, Françoise devient la maîtresse de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, pendant trois ans, avant de mettre un terme à sa relation avec lui de façon brutale pour préserver sa réputation. Il restera de cette liaison une peinture réalisée par Mornay lui-même, et la représentant en déesse grecque, le sein nu, le regard fixé sur l’horizon, indifférente à son amant, représenté sous les traits de l’Amour tenant sa flèche. Cette toile est conservée dans la salle à manger du château de Villarceaux, dans le Val-d’Oise.

Elle se forge dès lors une image de femme pieuse et dévote, comme en atteste sa correspondance avec labbé Gobelin, son confesseur depuis 1666

Puis, de Paris, la jeune femme se retrouvera à Versailles où elle deviendra l’une des favorites du Roi Soleil, rien que ça ! Elle s’occupera aussi de l’éducation des « bâtards royaux » dans une demeure à l’écart !

J’ai été emportée par son histoire, d’autant plus passionnante que Françoise est une femme de caractère, dont la foi et le courage n’a d’égale que la beauté. De l’enfant vive et rebelle, elle deviendra une femme posée mais qui sait manier les mots autant que ses charmes !

L’écriture, précieuse à souhait, nous plonge dans une époque troublée dans ses extrêmes, de la pauvreté des paysans au faste des bals de Versailles. La religion a aussi un grand rôle politique pour le Roi, qui l’utilise dans sa prise de pouvoir sur le peuple.

Mais pour Françoise, c’est un code d’honneur et de respect, qui l’amènera à créer le couvent de Saint-Cyr, où elle recueillera et éduquera les jeunes filles. J’ai aimé sa force, qui l’incite à toujours penser aux plus faibles, mais aussi à s’adapter à son entourage et prendre sur elle. Ce côté empathique et ce « feu sous la glace » m’a beaucoup rappelé Jane Eyre, surtout dans sa relation complexe avec Louis XIV !

Nous découvrons en effet, un Roi très instable et coureur de jupons, dont les réactions démesurées m’ont déroutée plus d’une fois ! Sans parler des autres favorites de la Cour !

Une vie palpitante qui a fait l’objet d’un joli téléfilm, passé il y a quelques années sur France 2 ! J’avais adoré Dominique Blanc, absolument parfaite dans le rôle de cette femme, à la fois forte, sensuelle et mélancolique !

Une belle lecture, passionnante et finement écrite, que je recommande autant aux fans d’histoire que de glamour à la française !

 

 

 

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La Bromance: amitié ou amour?

Aujourd’hui, un article assez particulier sur un sujet qui m’intéresse beaucoup.

Que ce soit dans les livres, films ou série, j’ai toujours été plus touchée par les histoires d’amitié que d’amour, notamment entre personnes du même sexe. Et c’est par hasard sur un forum, que j’ai découvert ce nouveau mot: la bromance.

La bromance qu’est-ce que c’est ?

Étymologiquement, c’est la contraction de brother (frère) et romance, au sens de « relation » et non de lien romantique.

Une bromance est une amitié très forte, sans jeu de séduction ou attirance. Ce qui n’empêche pas les gestes d’affection. Et c’est justement ça qui peut prêter à confusion avec l’homosexualité, alors que ça n’a rien à voir. Les deux personnes s’aiment comme des frères sans avoir de lien de sang. 

J’ai toujours trouvé ce genre de relation très émouvante, plus même que les « romances » classiques. Pendant des années, on m’a bassiné avec le fait que l‘Amour était le sentiment le plus fort qui soit. Mais pas forcément, la bromance en est la preuve !

Exemple de « bromances » dans la fiction.

Sherlock Holmes et John Watson: j’ai choisi la version film de Guy Richtie, que personnellement, je préfère à la série ! Et puis, Jude Law en habit victorien, c’est quand même la classe !

Merlin et Arthur dans la série de la BBC. Ce duo s’est révélé aussi attachant qu’inattendu, et j’adore la façon dont ils veillent l’un sur l’autre. En plus j’ai trouvé cette réinterprétation des légendes Arhuriennes plutôt intéressante.

Spock et Kirk, (Star Trek) là aussi version film ! Leur relation est très différente de la série d’origine, qui était plus ambigüe. Ici, c’est une amitié qui se construit petit à petit, au fil des dangers encourus. Des « frères d’armes » en quelque sorte ! Je n’ai vu que le premier volet pour l’instant, mais j’ai hâte de connaître la suite !

Lee et Carter (Rush Hour): Parce que j’adore Jackie Chan et que ce film, c’est comme une cure de vitamines. Il me donne la pêche ! En plus les deux acteurs s’entendent aussi très bien ! Note: il existe aussi un reboot Série comme pour l’Arme Fatale ! Mais je suis sceptique !

Frodon et Sam (Le seigneur des anneaux): J’avoue avoir plus de réserve sur ces deux-là. Si les livres on montré une amitié magnifique, l’adaptation ciné a dérouté beaucoup de spectateurs, à cause de leurs gestes d’affections très prononcés. Ce qui m’a paru tout de même ambigu. 

Et je termine avec une bromance plus récente: Thomas et Newt (The Maze Runner)Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir Le remède mortel mais leur relation m’intrigue beaucoup !

Voilà, si vous avez d’autres exemple de bromance, je suis preneuse ! Un bien joli mot qui n’a, hélas, aucune traduction en français. Et c’est bien dommage ! 

 

Antoine et Cléopâtre (William Shakespeare)

Antoine et Cléopâtre … Encore une pièce méconnue du maitre William Shakespeare. C’est suite à un épisode de Miss Fisher enquête, qui y fait référence, que j’ai fini par tenter l’expérience.

 

Après la mort de Jules César, Marc-Antoine hérite d’un tiers du monde romain, dont l’Égypte. Las de la guerre, il tombe sous le charme de Cléopâtre. Cette dernière voue une passion peu commune au soldat romain, elle l’idolâtre, le met sur un piédestal.

Une passion réciproque qui se heurte aux conflits politiques et unions diplomatiques. Mais, plus que la guerre et ses enjeux, c’est vraiment cet amour exclusif, excessif, et brûlant qui ne trouve son apothéose que dans la Mort.

J’ai été frappée par le lyrisme, l’expansion du langage. C’est de loin la pièce la plus…érotique que j’ai pu lire de Shakespeare. Pas de place pour le tiède, la retenue ou la diplomatie. Tout est exagéré, parfois jusqu’au ridicule. La passion, la colère, le désespoir… En guerre comme en amour.

C’est particulièrement flagrant chez Cléopâtre, Reine sur le déclin, qui se consume pour Antoine, son soldat, son dieu Mars. J’ai tout de suite pensé à Richard Burton et Elizabeth Taylor dans le film de1963. Ils ont vraiment bien retranscrit cette relation scandaleuse et passionnée.

Il n’y a au final pas tant d’action dans la pièce. C’est surtout une réflexion sur les ravages des sentiment exclusifs et de ce déchirement entre amour et devoir. Mais aussi, entre l’image publique et les sentiments intimes.

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai aimé mais j’ai été très intéressée par cette pièce, peu mise en avant par rapport à Roméo et Juliette, Hamlet ou Macbeth. Ce qui est dommage !

Pour le coup, j’ai très envie de revoir le film !

La nuit du renard (Mary Higgins Clark)

Pour cette année, j’ai décidé de lire davantage de polar et de thrillers. C’est un genre que je connais peu, Agatha Christie mise à part, mais elle c’est plus du policier. J’ai donc opté pour une autre « dame du crime »: Mary Higgins Clark !

Résumé:

« Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée… »

Mon avis:

Pas mal du tout !!! J’avais peur de tomber sur une simple histoire de kidnaping et de description gores, mais j’ai été agréablement surprise ! 

Tout commence avec un bien inquiétant personnage, qui se fait appeler Renard. Psychopathe pervers, il aime voir souffrir ses victimes, surtout si ce sont de belles femmes. Il sait se rendre invisible au milieu d’une foule et personne ne sait qui il est…ni de quoi il est capable. 

Mais c’est aussi l’histoire d’une famille brisée suite à l’un de ses crimes. Le journaliste Steve Peterson a en effet perdu sa femme à cause du criminel. Pire, son fils Neil a été témoin du meurtre. Mais la terreur lui a fait condamner une autre personne, Ronald Thompson, qui clame toujours son innocence. 

Mais voilà que Neil et Sharon, la nouvelle compagne de Steve, sont enlevés et séquestrés par le RenardPour Steve, c’est une course contre la montre car son fils est sujet à de graves crises d’asthme. 

J’ai adoré la patience et le courage de Sharon, qui tentera par tous les moyen de protéger le fils de son compagnon. Leur relation est très compliquée, pleine de non-dits. Neil est un garçon désemparé qui n’arrive plus à parler, ni à son père, ni à cette nouvelle personne qui partage sa vie.

Il y aussi l’autre famille, les Thompson, dont le fils, Ron, est condamné à tort. Sa mère se bât pour faire avancer l’enquête, et déteste Sharon qu’elle tient pour responsable de la condamnation de son fils. Mais c’est aussi une femme très croyante, dont la foi va la sauver du désespoir. 

Et au milieu de tout ça, le Renard, un homme abject, atrocement banal qui tue pour que l’on parle de lui. C’est un psychopathe qui vit dans son petit monde et se fiche des autres. Rien que de penser que des types pareils existent vraiment me donne envie de vomir !

Mais ce que j’ai trouvé le plus intéressant, c’est ce sujet délicat de la peine de mort, encore si présent en Amérique. Oui, il existe des personnes abominables. Mais les tuer, est-ce vraiment la solution au problème? C’est le point le plus sensible du roman.

L’écriture est fluide, nerveuse. On entre tout de suite dans l’histoire et c’est très agréable ! Le style est accessible et ne tombe pas dans le gore inutile, ce que j’appréhendais, je l’avoue ! La tension est surtout psychologique et assez bien dosée.

En tout cas, sans être un coup de coeur, c’est un livre drôlement efficace qui change de ce que je lis d’habitude !