Audrey Hepburn, la vie et moi (Lucy Holliday)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je vous présente un sympathique roman contemporain qui mêle romance, famille compliquée et une touche de surnaturel !

Résumé:

« Quand elle touche le fond, Libby Lomax connaît un remède imparable : se rouler en boule dans son canapé pour savourer un de ces films hollywoodiens dont elle est une fan inconditionnelle. Son icône absolue ? L’exquise Audrey Hepburn. Son film préféré ? Diamants sur canapé… De la pure magie…
C’est justement un de ses jours « sans » qu’une chose totalement folle se produit : Audrey Hepburn sort de l’écran ! Une Audrey Hepburn parée de sa petite robe noire, de ses perles et de son fume-cigarette. Venue aider Libby à relancer sa vie en lui prodiguant conseils d’élégance et d’art de vivre. Hallucination ? Bonne fée ?… ou charmante calamité? »

Mon avis:

Lucy Holliday n’a pas volé son nom. Son roman  m’a fait l’effet d’un film de vacances !

La plume pétille comme du champagne, les aventures de Libby sont aussi cocasses que rocambolesques ! Toutefois, je noterai un léger too much en ce qui concerne l’un des perso masculins: Dillon O Hara. S’il y a quelques moments où il peut se montrer d’une certaine maladresse… On se dit alors que « peut-être », il n’est pas si faux jeton…  mais en fait, non ! Il m’a fait beaucoup penser à Daniel Cleaver dans Bridget Jones: séduisant de prime abord mais tellement vantard qu’il en devient détestable !

Non Daniel,ce n’est pas une raison pour t’incruster ! Retourne chez ta maman tu seras gentil !

On ne peut donc pas dire que le côté romance m’ait attirée, rien de bien nouveau de ce côté ! Non, c’est l’aspect familial qui m’a le plus intéressée dans ce livre !

En effet, notre héroïne, Libby Lomax enchaîne les auditions depuis l’âge de neuf ans avec sa mère comme agent ! Une vraie galère car elle n’a souvent que des rôles de figuration, sans parler des costumes ridicules.

Sa mère est un dragon en affaire. Sa soeur est prête à se transformer en Poupée Barbie vivante si ça peut lancer sa carrière. Quant à son père écrivain, il est bien trop plongé dans son monde imaginaire pour daigner s’occuper de sa fille. 

C’est son père, cependant, qui a fait découvrir Audrey Hepburn à Libby ! Ses films lui font office de refuge, de doudou en cas de déprime. Alors, imaginez sa surprise quand elle voit l’icône du glamour sur le vieux canapé miteux qu’elle a (involontairement) hérité lors de son déménagement ! 

Rêve ou réalité ? Toujours est-il qu’Audey est une femme charmante mais un peu maladroite ! Avec elle, Libby prendra conscience qu’elle vaut mieux qu’actrice de figuration. Mais aussi prendra ses distances avec une famille qui ne lui a jamais fait prendre le temps de choisir son avenir. C’est la relation avec son père qui m’a au final le plus touchée dans sa mélancolie. Je n’en dirais pas plus ! 

Il y a aussi le triangle amoureux entre Libby, Ollie et Dillon mais comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas le point fort du livre. Dès le début, il m’a paru juste évident qu’Ollie serait Le Vrai Prince Charming de Libby. Il est mignon, a le coeur sur la main, fait de bon petits plats (avec une prédilection pour le fromage) et est loin de la laisser indifférente ! Toutefois, elle est aussi flattée qu’un aussi bel homme que Dillon la remarque ! Elle hésite donc beaucoup ! Mais j’espérait tout de même qu’elle choisisse Ollie.

La fin a donc d’autant plus été un coup de massue ! J’étais en mode total WTF genre ça:

C’est sans doute pour lancer le deuxième volet où notre Libby va profiter des conseils… de Marilyn Monroe 😉

Ça reste cependant une sympathique comédie romantique, dans la veine de Très Chère Sadie de Sophie Kinsella dans son côté pétillant ! Les références ciné m’ont donné très envie de découvrir Diamants sur canapé et Vacances romaines !

En tout cas, Ça NE PEUX PAS finir comme ça c’est juste pas possible ! Je vais donc m’empresser de lire la suite !

 

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Le palais des larmes (Michel de Grèce)

Un peu d’exotisme avec un livre dépaysant à souhait ! Si vous aimez les fresques historiques à la Christian Jacq ou Amin Maalouf, ce livre est pour vous !

Résumé:

« Certains, il est vrai, ont fait de mon existence un rocambolesque et parfois sordide roman. La vérité est à la fois plus logique, plus inattendue et encore plus extraordinaire. »

Ainsi commencent, au VIème siècle de notre ère, les confessions de l’impératrice Théodora. Sans faiblesse et sans fard, l’ancienne courtisane qui su gravir une à une les marches du trône et épouser l’empereur Justinien, se souvient. De la misère, des complots, des révoltes, des trahisons, mais aussi de l’amour et de la foi qui guidaient ses pas.  À cette femme de tête et de passion, main de fer dans un gant de velours, prête à sacrifier quiconque ose lui porter ombrage, il fallait un théâtre grandiose. Le Palais sacré de Constantinople, ville dans la ville, avec sa cour et son protocole, ses règles secrètes, ses fastes exquis et ses meurtres sauvages, était à son image. Elle y règnera jusqu’à ce qu’il devienne le Palais des Larmes habité par sa légende.

Mon avis:

Après le Japon, je continue mon voyage littéraire féminin en embarquant pour la Turquie ! L’époque où Istanbul s’appelait Constantinople et faisait partie de l’Empire Byzantin.

Théodora est une jeune fille des quartiers pauvres. Fuyant une famille désunie et un beau-père violent, elle devient  d’abord actrice dans une troupe de théâtre, puis courtisane dans les tavernes obscures où elle use de ses charmes contre un peu d’argent. 

Mais l’appel d’ailleurs est toujours plus fort et après une escapade « mystique » auprès d’ascètes en plein désert, elle retrouve la ville de Constantinople où va se réalisera la prédiction d’une voyante: elle deviendra l’Impératrice !

J’ai beaucoup pensé à l’allée du roi : enfance misérable, prostitution, mais aussi délires mystiques, complots en tout genre et des hommes pas vraiment sympathiques. Mais c’est avant tout l’histoire d’une femme impressionnante et volcanique, qui ne supporte ni la médiocrité ni l’apathie. J’ai beaucoup aimé sa force de caractère !

Méthodiquement, Théodora gravit les échelons, se lance dans le théâtre, la danse, use sans vergogne de ses charmes pour gagner sa vie sans pour autant gagner le coeur des hommes. Mais ce sera Constantinople son grand amour:  cosmopolite, vibrante, vivante. J’ai adoré l’ambiance de cette ville !

Si la jeune femme aura quelques amants, c’est surtout  sa relation avec l’empereur qui m’a fascinée: leur lien tient plus de la compétition que de l’amour. Ils se conseillent, s’espionnent, s’épaulent, se disputent pour mieux revenir l’un vers l’autre. Justinien aussi calme qu’elle est volcanique, ils se complètent totalement politiquement et stratégiquement. Théodora sera une vraie femme politique, à la poigne de fer et la foi très forte. 

Il y a enfin Le Palais Impérial qui est aussi un Univers à lui tout seul, avec ses eunuques, ses espions, ses gardes, ses aristocrates et ses intrigues.

L’histoire avait donc tout pour me plaire. Une femme de poigne, un empire qui doit jongler entre les invasions extérieures et ses propres conflits internes. Sans parler des catastrophes naturelles comme la sécheresse ou les épidémies. 

Les événements s’enchainent bien et il n’y a pas de temps morts. Toutefois, l’écriture manque parfois de finesse. C’est le seul bémol de cette flamboyante histoire !

Une biographie romancée passionnante historiquement mais qui manquait de ce « petit plus » pour me séduire totalement ! 

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Vous verrez le ciel ouvert (Gilbert Cesbron)

J’ai découvert cet auteur chez ma grand-mère. Gilbert Cesbron, né le à Paris et mort le à Paris, est un écrivain français d’inspiration catholique. 

Il est surtout connu pour son roman « Chiens perdus sans colliers », qui a été adapté au cinéma avec Jean Gabin. Mais c’est d’un autre livre dont je vais vous parler.

« Vous verrez le Ciel ouvert » est un livre à la fois tragique et lumineux, entre Emile Zola et et Victor Hugo ! Sauf que la religion est le pilier central de cette histoire.

Tout commence avec Michel Legrand, un militant chrétien, qui décide d’aller à Lourdes. Là, il y découvre la souffrance, la foi, la montagne et une foule grouillante. Ainsi qu’une certaine paix à l’idée d’aider les miséreux. Il s’y dévoue corps et âme, comme un infirmier bénévole. Il s’y sent utile et à sa place.

Mais quant il trouve un nouvel emploi au village de Ramèges, ce n’est plus la même chanson :

Dans la montagne, on construit un barrage. La vie est dure, tragique, meurtrière, mais la paie est bonne. Dans le village qui doit être submergé, on boit, on dépense son « fric », et pourtant il y a des misères, des injustices. Entre les coups bas entre collègues, les « accidents » de chantier et les beuveries du soir… Michel assiste à tout cela, dans un mélange de tristesse et d’amertume. 

Le prêtre contre le maire. Les villageois contre les commerçants… L’argent dangereusement gagné dans une montagne défigurée par le béton et les mineurs. Et au milieu de tout ça des enfants paumés: Tit-Oeil et Claire, qui tentent de se tricoter un semblant d’enfance. Et surtout, Odette, la fille du « bistro ». Une jeune fille envieuse, révoltée par le manque réaction du Seigneur pour sa mère malade et (contre) son père violent. Elle ne supporte plus ni son entourage ni son milieu. Seule sa mère compte à ses yeux.

Gilbert Cesbron aborde avec un réalisme touchant l’époque des prêtres ouvriers des années 40-50.

Ainsi qu’une famille éclatée où la fille invoque la Vierge pour guérir sa mère de la maladie qui la cloue au lit. Mais il faut se méfier des Miracles Ils ne sont pas toujours là où l’on pense…

Quelle tragédienne que cette Odette ! À partir d’un mensonge, elle va s’enfoncer dans un tourment digne d’un Hamlet au féminin ! Manipulant ses deux jeunes camarades, elle donne « vie » à la Sainte Vierge, assemble méthodiquement sa brillante machination, sans ce douter du remous, que cela va causer chez les adultes. Et tout le village !

Ainsi le prêtre la croit (alors qu’il la déteste d’ordinaire). Ou plutôt il veut la croire, car cette « manifestation divine » est une occasion trop belle pour ramener des fidèles. Il y a aussi Michel qui connaît bien les enfants,  mais qui croira surtout Claire, la simple, la pure, la (trop) gentille. Sans se douter qu’elle est le jouet d‘Odette.

Louis, (Tit-Oeil) est terrifié par cette jeune fille cruelle et amère. Il lui obéit comme à un chef de gang. Quant à Claire, elle est furieuse que sa rivale ait vu la Sainte et non Elle, l’angélique, la petite fille modèle ! Car c’est elle la vraie pieuse du groupe ! Pour les deux autres ce n’est qu’un jeu pour duper les adultes ! 

Et la Machination enfle, attire les journalistes, les curieux et les politiques. Chacun y met son grain de sel, des inspecteurs aux psychologues. Certains sont sceptiques, d’autres, y voient une distraction comme un encart de journal… ou une nouvelle star ! 

Le dénouement est juste…grandiose dans sa justice. La Pieuse finit par voir la Lumière, tandis que la Menteuse finit dans la Nuit, prisonnière des démons qu’elle a elle-même provoqué. Son père Alcitre, est tout aussi détestable et opportuniste, se servant sans vergogne de sa fille pour lustrer son commerce. 

Je ne saurais décrire mes impressions sur ce livre. La foi de l’écrivain transcende les pages, ça se sent tout de suite qu’il est croyant. Et en même temps, c’est un portrait au vitriol des jalousies mal placées, de l’égoïsme à son apogée. L’écriture est très belle, tantôt lyrique, tantôt tranchante !

La Misère. la Douleur, la Foi comme refuge. le Mensonge, le « Progrès » qui dépouille la nature. Mais aussi la Révolte et la Résignation. La Colère et la Lassitude. Il y a tant de thèmes universels abordés, que je sens d’emblée que ce livre fera partie de ceux que je relirai. 

Un livre singulier, Triste et fort. Et un auteur encore trop peu cité. 

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Je suis né un jour bleu (Daniel Tammet)

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu ce célèbre livre de Daniel Tammet. L’autisme est un sujet qui me touche et m’intrigue. Aussi, j’étais plus que curieuse de découvrir ce témoignage !

Atteint du syndrome d’Asperger, Daniel Tammet est ce que l’on appelle un « autiste savant ». Les nombres sont ses amis, son cocon, sa zone de confort. Il les visualise avec des couleurs qu’il mélange au gré de ses combinaisons mathématiques.

Ce phénomène neurologique, appelé la Synestésie, est involontaire et automatique. Daniel ne fait pas mentalement les calculs, comme nous: il voit les solutions lui apparaître sous forme de paysages, dont chaque couleur est un chiffre ! Étonnant non? 

J’ai été surprise et émue par cette vision poétique d’une discipline qui a toujours été compliquée pour moi ! Mais il est également sensible à la musique et aux langues. Cette vision colorée s’applique aussi aux sons et à la musique. Il a ainsi pu apprendre sept langues. Il a notamment appris l’islandais en quatre jours !!!

Ce qui m’a plu, c’est que Daniel Tammet insiste plus sur son humanité et sa sensibilité, que sur sa mémoire hors du commun. Il raconte ses souvenirs d’enfance, de ses crises d’épilepsie à ses difficultés relationnelles. Il a aussi souffert d’agoraphobie.

Au départ, il n avait pas conscience ce sa différence; les nombres constituaient son UniversÀ son époque, l’autisme n’était pas encore aussi bien comprise qu’aujourd’hui.  Mais, petit à petit, il a commencé à prendre conscience de sa particularité.

Ses parents ont eu l’intelligence de l’élever au maximum comme un enfant « normal », le forçant à rester en contact avec le monde réel. Il a ainsi pu se socialiser et sortir de l’enfermement psychologique dont beaucoup d’autistes souffrent encore aujourd’hui !

Mais ce livre ne parle pas que de handicap. Il parle de la Vie. De la difficulté des gestes de tous les jours. De la peur de l’autre, de l’importance des amis, et aussi de l‘Amour, sous toutes ses formes. Que chacun est unique, autiste ou non.

Les émotions en général sont difficiles à comprendre pour lui. Alors quand la puberté et les premiers coup de foudres se produisent, il est très perturbé. Et comme beaucoup, Daniel a souffert d’être la Curiosité de sa classe.

Mais tout le monde n’est pas intolérant. J’ai eu la belle surprise de lire des réactions autres que de simples railleries. Comme son premier amour de collège qui lui a gentiment fait comprendre, sans violence ni insulte, qu’il n’était pas la bonne personne. Pour une fois que l’on voit une réaction intelligente, je tenais à la souligner !

Daniel a toujours été attiré par les garçons, et ne s’est jamais posé la question du « pourquoi ». Il ressent et c’est tout. Ses émotions ont quelque chose de pur et d’innocent sans séduction ni sexualisation. Il m’a beaucoup touchée.

Un livre passionnant, qui m’a émue, mais aussi rassurée. Par ce livre, j’ai pu sortir de mes aprioris ! Je l’ai refermé avec un mélange d’admiration et de tendresse. 

Je termine avec l’une de ses citations qui me met du baume au coeur: 

L’important n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres

Phaenomen (Erik L’Homme)

Ça faisait un moment que je voulais parler d‘Erik L’Homme. Je l’ai découvert grâce à une conversation avec un ami lycéen qui m’a vraiment intriguée. Alors que ses camarades ne juraient que par Harry Potter, Percy Jackson ou Katniss Everdeen, mon ami ne parlait que d’une autre saga: Phaenomen. Si la première édition n’attirait pas vraiment l’oeil avec sa couverture immonde, la version intégrale, parue récemment chez Folio SF, est bien plus jolie et mystérieuse !

 

Résumé:

« Fous? Idiots? Bons à rien? Aux yeux du personnel de la Clinique du Lac, Violaine, Claire, Nicolas et Arthur sont un peu tout ça à la fois. Pas vraiment des héros. Et pourtant…

Quand le seul médecin qui se soucie de leur sort disparaît, enlevé par de mystérieux agents, ses jeunes protégés n’hésitent pas : ils se lancent sur ses traces. Sans se douter qu’ils sont aussi sur la piste d’un des plus grands secrets du XXe siècle. Leur vie ne sera plus jamais la même.

L’histoire de l’humanité non plus. Une course poursuite haletante, où quatre adolescents vont puiser dans leur handicap la source de pouvoirs surnaturels. »

Mon avis:

Nettement moins connue que sa saga A comme Association ou encore Le livre des Étoiles, la trilogie Phaenomen mérite vraiment d’être (re)découverte ! Mais de quoi ça parle?

Nous suivons les aventures de quatre adolescents « à problèmes ». Il faut en effet les mettre ce mots entre guillemets, car ils ont la particularité d’avoir certains pouvoirs. 

Tout d’abord Arthur, qui a la faculté de se souvenir de tout. Ce qui sera très utile lors de leur aventure. Mais ce don est à double tranchant : son pouvoir le rend très nerveux et irritable. Noyé par ses souvenirs, Il peut faire des crises de panique. Pour se calmer, il dessine les trois « singes de la sagesse » sur tout ce qu’il peut trouver.

Nicolas est un peu comme Cyclope dans les X-Men: son pouvoir est la vision thermique. Hyper-sensibles, ses yeux ont donc constamment des lunettes de soleil. Mais ça ne l’empêche pas d’être drôle Il essaie sans cesse de dénouer les situations délicates. C’est l’optimiste de la bande !

Claire est sans contexte la plus mystérieuse: pâle, presque fantomatique, elle a des difficultés à se déplacer. Ses parents l’ont internée car elle se proclame l’enfant d’une fée ! Et au fil des événements, on se rend compte que c’est effectivement le cas ! Mais on est loin de la Fée de conte avec baguette magique… Elle serait plus proche de Vif-Argentqui se déplace plus vite que la lumière en cas de danger ! Elle se sent hors du Temps et du Monde, comme un animal qui ne sait pas s’adapter à son environnement. 

Enfin, je termine avec Violaine ma préférée: la meneuse du groupe. Son don est de pouvoir voir et contrôler l’âme des gens, représentée sous forme de dragon, alors que sa propre âme est représentée par un chevalier. Un don original et particulièrement puissant. Elle peut voir si l’âme d’une personne est bonne ou mauvaise, en fonction que leur « dragon » soit blanc ou noir. Sauf qu’elle va rencontrer un homme qui va la chambouler.  Clarence est un agent secret particulier qui a échangé son âme: il n’a donc PAS de dragon, ce qui trouble beaucoup la jeune fille ! 

Phaenomen est une histoire unique qui mixe les genres de façon brillante ! Il peut être lu comme un policier ésotérique teinté de fantastique ; l’intrigue est un vrai jeu de piste avec une confrérie malveillante qui traque nos anti-héros. Il y a aussi un complot historique assez improbable mais qui a le mérite de soulever de grandes questions: Que savons-nous de notre Histoire, et comment les images nous manipulent? 

J’ai été bluffée par le culot de l’auteur, car il a osé remettre en question un événement reconnu de tous. Et y repenser est extrêmement troublant !

Il y a aussi les « handicaps » et autres « différences » qui sont ici représentés par les enfants. Des cas, des « phénomènes » reclus dans une clinique en dehors de la société. Une façon judicieuse de dénoncer le comportement odieux, lâches ou juste effrayés de certains parents qui ne comprennent pas (ou ne veulent pas comprendre) leur enfant. J’ai aimé le fait que les handicaps soient en réalité des pouvoirs ! Un joli pied de nez aux apparences !

La grande qualité du livre est la façon dont nos 4 amis veillent les uns sur les autres. Suite à la mystérieuse disparition de leur médecin à la Clinique du Lac (en Suisse !!!) où ils sont internés, notre petite bande faire faire un long périple qui les fera voyager autour du monde. Malgré leurs différents, ils formeront une petite famille qui finira même par trouver un nouveau refuge…sous Paris !

Leur voyage leur mènera à une stupéfiante découverte qui risque de faire voler en éclat notre propre histoire et leurs ennemis sont prêts à tout pour les éliminer!

Moi, à la fin du troisième tome

La fin m’a juste scotchée ! J’étais à la fois triste effarée, et même en colère ! Car cette fin est digne d’un thriller pour adulte où on se demande juste: Mais Pourquoi?!!! Mais d’une certaine manière, c’était plus réaliste ! Nos jeunes héros sont trop différents et cette fin montre bien l’Aveuglement et l’Hypocrisie des adultes mais aussi du gouvernement.

En tout cas, c’est une trilogie encore trop méconnue ! Si vous aimez les mystères, l’action, l’amitié et les histoires originales, foncez !

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La vie secrète des arbres (Peter Wohlleben)

Aujourd’hui, place à une lecture parfaite pour cette période de l’année ! Qui dit printemps, dit renouveau, fleurs et arbres qui retrouvent une belle couleur vert tendre.. Et comme j’adore les arbres, j’ai tout de suite été attirée par ce magnifique ouvrage.

Résumé:

« Dans ce livre plein de grâce, acclamé dans le monde entier, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s’organise la société des arbres. Prodigieux conteur, Peter s’appuie sur les dernières connaissances scientifiques et multiplie les anecdotes fascinantes pour faire partager sa passion. Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même. »

Mon avis.

La forêt comme vous ne l’avez jamais lue ! Ludique et passionnant, Peter Wolhleben nous enmène au coeur de la vie forestière, où les arbres, feuilles, branches racines et même la terre respirent, communiquent…

Les forêts ressemblent à de vraies communautés humaines, où les « parents » vivent avec leurs enfants, où leur système radiculaire est d’une étonnante ressemblance avec … notre réseau internet (mais version végétale) !

J’ai vraiment été de surprises en surprises avec ce bouquin !

Ainsi, les arbres communiquent entre eux, via leur racines ! Et peuvent ainsi partager leurs nutriments avec les arbres malades, protéger les plus faibles, s’alliant même à certains animaux, qui les débarrassent de leurs parasites ! 

On connaissait l‘intelligence animale. Ce livre va encore plus loin en nous faisant découvrir la fascinante intelligence végétale ! Nous n’en avions pas conscience, car les arbres se développent lentement ! À 100 ans, ils sont tout juste « adolescents » ! Leur notion de Temps est donc très différentes de la nôtre !

Autre découverte étonnante: nous connaissons le phénomène de la photosynthèse, qui donne la belle couleur verte des feuilles ! Mais pourquoi ce vert, alors que la lumière est blanche? Tout simplement parce que la chlorophylle absorbe tout le spectre lumineux…sauf le vert

Bref, si vous aimez la nature et les émissions de type « C’est pas sorcier », ce livre va vous étonner ! Une superbe découverte !

 

Le château de Cassandra (Dodie Smith)

Je continue ma découverte des classiques méconnus britannique avec Dodie Smith ! Avec une si belle couverture, comment vouliez-vous que je résiste?

Résumé:

«J’écris ces mots assise dans l’évier de la cuisine»: la première phrase culte du roman nous plonge au coeur des années 1930, dans un château en ruine du fin fond de l’Angleterre. Cassandra, narratrice aussi romanesque que sa famille est excentrique, tient un journal émouvant et plein d’esprit. Quand deux beaux et riches Américains s’installent dans le manoir voisin, la vie au château est bouleversée…

Mon avis

Si Le Château de Cassandra (I Capture the Castle en VO)  est son premier roman, l’autrice est surtout connu pour Les 101 Dalmatiens, paru en 1956, adapté par Disney en 1961 !

Le roman relate la vie des Mortmains, une famille relativement pauvre vivant dans un château en ruines dans lAngleterre des années 1930. Il est rédigé sous forme de journal intime, tenu par Cassandra, l’héroïne de 17 ans, cadette de la famille.

Elle y décrit son père, un écrivain taciturne connu pour son seul ouvrage Jacob Luttant (référence biblique), son étrange belle-mère Topaz, modèle pour peintres, sa sœur ainée Rose, qui rêve d’une vie moins austère, et son petit frère de 15 ans, Thomas, espiègle et intellectuellement brillant. Il y a aussi le jeune jardinier, Stephen Colly, un jeune homme plein de bonne volonté fou de Cassandra. J’avoue avoir beaucoup aimé ce personnage ! Mais les événements n’ont pas tourné comme j’aurais cru !

En effet, le quotidien des Mortmain change lorsque Neil et Simon Cotton, deux frères américains, arrivent au château, suscitant l’intérêt de la narratrice et de sa sœur. 

Pour Rose, c’est l’occasion de sortir d’une vie de misère, quelle ne supporte plus. Cassandra, elle, est très attirée par Simon. Elle se sert des événement pour peaufiner son écriture. Mais ses sentiments vont se troubler. D’autant qu’elle apprend que Stephen, son ami d’enfance, est amoureux d’elle depuis des années ! 

Il y a aussi le père de Cassandra, qui a eu le coup de foudre pour le château, persuadé que la noble bâtisse ravivera son inspiration. Le château est superbement décrit, comme un personnage à part entière, de sa grandeur passée à son déclin. Il y a dans ce livre une belle ambiance champêtre et romanesque qui m’a bien plu ! 

L’écriture est vive, espiègle, à l’image de son héroïne en pleine inspiration. J’ai aimé son optimisme et son mordant. En tout cas, ça change des drames adolescents comme Le faire ou mourir ou Treize raisons !

J’ai  aussi beaucoup aimé les références littéraires et artistiques, qui fourmillent dans ce livre: de Jane Austen à Marcel Prousten passant par la musique baroque, ou même la Bible !

À tenter pour ceux qui aiment les romans vintage, les châteaux et les ambiances bucoliques !