« De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles »

C’est la grosse mode en ce moment: les auteurs rivalisent d’originalité pour trouver les titres les plus longs et improbables ! Mais je dois dire que celui-ci m’a vraiment plu !

Résumé:

C’est l’histoire improbable d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héro peu ordinaire. Paul qui, derrière ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n’a jamais connu son père. Paul, que le hasard va de sa naissance va mener sur la route d’un célèbre androgyne: David Bowie. Fantaisiste et généreux, De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous détourne avec grâce des chemins tout tracés et nous fait goûter aux charmes de l’incertitude.

Mon avis:

Après sa vision personnelle de la fin de vie de Van Gogh, c‘est avec curiosité que je découvre ce livre de Jean-Michel Guenassia. Et quel beau roman d’apprentissage !

Paul vit dans une famille homoparentale aussi paumée que déglinguée.

Ses deux mères: Léna, la tatoueuse fan de Harley et Stella, une ancienne hôtesse de l’air, qui tient un restaurant-bar.

Si ses mères sont rebelles à souhait (surtout Léna), Paul lui, parait tout sage à côté d’elles. Sa rébellion à lui est plus subtile. Androgyne, il refuse de « choisir son camp », et ne se reconnaît pas dans la masculinité de ses camarades. Et je ne parle même pas du fait qu’il ait deux mères, ce qui lui a valu quelques bagarres.

Quittant le collège, il aide Stella en devenant pianiste à son restaurant, tout en cumulant petites boulots… Son allure androgyne fascine et déroute. Résultat, son entourage ne peut pas s’empêcher de le mettre « dans une case ». Pour son camarade d’école Alex, c’est un homo refoulé. Pour Caroline, une psy, Paul est un transsexuel qui veut se faire opérer…

Mais Paul s’en fiche. Il est comme il est. Ça l’amuse de voir les autre se creuser les méninges pour le « normaliser » selon leur critères. Car Paul n’est pas trans mais androgyne. Il n’est pas homo mais hétéro. Il n’aime pas le hard rock mais la variété française, ce qui va beaucoup l’aider pour son boulot de pianiste.

Ce roman est à la fois rageur, tendre et d’une certaine mélancolie.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Paul observe avant de réagir. Il y a ce manque de communication avec sa première mère Léna, qui prend une place importante. Léna est rebelle, colérique, écorchée vive. On a l’impression qu’elle en veut à la terre entière. Stella en revanche, parait beaucoup plus posée. Mais cet équilibre est encore précaire. J’ai beaucoup aimé Stella, qui a su donner un semblant de « normalité » dans le trio.

L’histoire m’a réservé une surprise de taille avec le célèbre David Bowie, qui a une place singulière dans la vie de nos héros cabossés. Pas étonnant qu’il en soit le titre ! Je n’en dirai pas plus !

Un roman qui fait réfléchir sur ce qu’est vraiment « la famille » et un coup de pied aux idéaux hétéro-normés ! À  découvrir !

Sword Art Online (saison 1)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un nouvel animé ! Sword Art Online est à l’origine un roman de Reki Kawahara sorti en 2002, puis adapté en manga et enfin de la série animé dont je vais vous parler !

Résumé:

« En 2022, l’humanité a réussi à créer une réalité virtuelle. Grâce à un casque, les humains peuvent se plonger entièrement dans le monde virtuel en étant comme déconnectés de la réalité, et Sword Art Online (appelé aussi SAO), est le premier MMORPG a utiliser ce système. Mais voila que le premier jour de jeu, 10 000 personnes se retrouvent piégées dans cette réalité virtuelle par son créateur : Akihiko Kayaba. Le seul moyen d’en sortir est de finir le jeu. Mais ce ne sera pas facile de sortir de ce monde virtuel puisque si un joueur perd la partie, il meurt également dans la vraie vie. Kirito décide alors de partir à la conquête du jeu en solo, avec pour avantage le fait de faire partie des 1 000 ex-bêta-testeurs. »

 

Mon avis:

N’ayant pas lu l’oeuvre originale, je ne saurais me prononcer sur la qualité d’adaptation ! Je peux dire cependant que j’ai adoré l’univers et les questions qu’il soulève.

Sword Art Online est un Jeu de Rôle en Ligne Massivement Multijoueur en réalité virtuelle (VRMMORPG), sorti en 2022. Avec le NerveGear, un casque de réalité virtuelle, les joueurs peuvent contrôler leur personnage dans le jeu avec leur esprit. Le jeu est bêta-testé par 1000 joueurs puis est enfin commercialisé.

Le 6 novembre 2022, plus de 10 000 joueurs se connectent au jeu pour la première fois et découvrent plus tard qu’ils sont incapables de se déconnecter. Ils sont ensuite informés par Akihiko Kayaba, le créateur de SAO, qu’ils doivent atteindre le 100e palier de la tour du jeu et vaincre le boss final pour être libres. Cependant, si leurs avatars meurent dans le jeu, leurs corps mourront aussi… dans le monde réel.

Glaçant non? Parmi les joueurs, nous faisons la connaissance de Kazuto Kirigaya, connu alors sous le pseudonyme de « Kirito ». Il était l’un des « testeurs » de la version bêta du jeu, ce qui lui donne un avantage sur les autres, selon lui. Mais bien sûr, rien ne va se passer comme prévu ! Dans le bon, comme dans le mauvais sens !

Ils va se faire autant d’adversaires que d’amis, affronter des monstres énormes, perdre de nombreux camarades… Mais aussi tomber amoureux !

La joueuse qui partagera sa vie s’appelle Asuna, vice-commandante d’une guilde très puissante. Tous le deux vont vite se lier d’un amour très fort qui va transcender leur technique de combat et les sortir d’une solitude intenable dans le monde réel. 

Car le corps réel du joueur, en prend un coup. En effet, le NerveGear intercepte toutes les sensations. Autrement dit, la faim, la soif ou le sommeil d’un joueur dans le jeu n’a rien à voir avec l’état réel de son corps qui est dans une sorte de coma. Glaçant, non? 

C’est d’autant plus tragique que le monde de SAO a tout pour fasciner les joueurs: une esthétique à couper le souffle, des combats épiques, des quêtes à suivre… Plongés dans cet univers, certains joueurs changent de personnalité, et deviennent « rouges » c’est à dire maléfiques pour les autres. Et perdent tout contact avec la réalité, au grand désespoir de leur famille…

Cet animé est superbe ! Que ce soit graphiquement ou côté scénario. Kirito est un jeune homme timide dans la vie mais bad-ass dans le jeu. S’il est au début sûr de lui, il va se rendre compte que « jouer solo » n’est pas toujours la solution. Sa rencontre avec Asuna est assez mignonne et j’aime beaucoup leur romance à tout les deux ! 

Ils vont vivre une sorte de quête initiatique qui va donner un nouveau sens à leur vie. Et rencontrer l’énigmatique Akihiko Kayaba, le créateur de SAO.

Cet animé explore des thème importants, voire graves: la fascination des mondes virtuels, des familles éclatées, le manque de communication. Mais aussi l’amitié, la compétition, la jalousie et la créativité d’une technologie qui dépasse l’imagination.

Une très belle découverte, pour sûr, qui n’est pas si éloignée de la réalité !

Full Metal Alchemist: Brotherhood

Hello, à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique otaku, avec le plus célèbre alchimiste du japon !

Fullmetal Alchemist: Brotherhood est la deuxième adaptation animée du manga Fullmetal Alchemist d’Hiromu Arakawa

Contrairement à la première adaptation, cette version se veut plus fidèle à l’histoire et à l’esprit du manga, et ce, dans son intégralité.

Résumé:

« Dans le pays dAmestris, pays où l’alchimie est élevée au rang de science universelle, deux frères, Edward et Alphonse Elric, parcourent le pays à la recherche de la légendaire pierre philosophale. Leur père les a quittés et leur mère, Trisha Elric, meurt quelques années plus tard d’une maladie, laissant ses deux jeunes enfants derrière elle. Quelque temps plus tard, les deux frères tentent de la faire revenir grâce à l’alchimie, bravant la loi qui interdit formellement la transmutation humaine. Ils en payeront le prix fort. Edward décide alors de s’engager dans l’armée en tant qu’alchimiste d’État,  obtenant un nouveau nom: le Fullmetal. Grâce à ce statut, les deux frères chercheront, au péril de leur vie, la pierre qui leur rendra ce qu’ils ont perdu, mais le secret de la pierre philosophale est bien gardé… »

 

 

Mon avis:

Par où commencer? Cette histoire est bien trop complexe, tant dans son univers que ses personnages, qu’il me sera difficile de n’en faire qu’un seul article !

Tout d’abord, il y a la famille Elric elle-même: ravagés par la mort de leur mère, deux frères vont tenter l’impossible: la ressusciter par le biais de l‘Alchimie. Mais non seulement, cela s’avérera impossible, mais ils vont payer cher cet acte désespéré !

Edward est un ado rebelle et soupe au lait, qui est aussi maladroit qu’attachant. Derrière sa fougue, il cache une « naïveté » touchante, surtout dans ses aspirations: revoir sa mère et rendre son corps à son frère. Il est très en colère contre son père, qui a déserté la maison familiale sans explication. À douze ans, il sera le plus jeune Alchimiste d’état, mais il est loin d’en tirer gloire ! 

Alphonse, lui, est plus calme, réfléchis et sensible. Son corps bloqué « de l’autre côté », son âme est incarné dans une armure vide gigantesque ! J’ai beaucoup aimé ses questionnements, ses doutes, mais aussi la confiance absolue envers son frère. Tout les deux ont une relation forte et complexe, entre complicité, courage et amertume.

Ils seront aidés dans leur quête par une pléiade de personnages aussi loufoques qu’attachants, mais non sans zone d’ombres…

Il faut dire que l’univers dans lequel ils évoluent est pour le moins déroutant:

En effet, le chef d’état, King Bradley est aussi connu sous un autre nom, bien plus inquiétant: le Führer ! Des événements très graves se sont produits; armée toute puissante, génocide, vengeance, abus de pouvoir… L’histoire s’inspire clairement de la Seconde Guerre Mondiale !

Il y a bien-sur l’Alchimie: cette science permet de comprendre, décomposer et recomposer la matière. Mais bien que puissante, elle a aussi ses limites : il est impossible de créer à partir de rien. On ne peut qu’utiliser des matériaux déjà présents à l’origine.  C’est la loi fondamentale de l’échange équivalent. Et la transmutation humaine (créer un être humain à partir de ses matières premières) est un tabou absolu. 

Mais bien entendu, il y a toujours une exception à la règle ! Car de curieux êtres sèment la zizanie dans le village et l’armée: les Homonculus, des créatures aussi cruelles que puissantes !

Il y a aussi les Chimères, des êtres hybrides parfois mi-humaines mi animale. Cet aspect sombre m’a fait penser à la quête de Frankenstein: créer un humain à partir d’autres… L’épisode 7 notamment, m’a particulièrement marquée sur le sujet ! Ceux/celles qui l’ont vu me comprendront !

Chaque personnage a son importance, même le plus « innocent ». Du colonel utopiste Roy Mustang au soldat Ishval Scar, de l’amie d’enfance Winry au Lieutenant Maes Hugues, gaga de ses petites filles…

Tous m’ont tous émue par leur courage, leurs démons cachés et leur force de combat ! 

La famille enfin, est la pierre centrale de l’histoire: qu’elle soit bonne ou mauvaise, humaine ou « divine », de sang ou de coeur. La relation père/ fils est particulièrement présente !

J’ai regardé cet animé avec fascination, surprise, horreur parfois, mais surtout avec le sentiment qu’il faudrait que je le revois pour découvrir d’autres détails que j’ai loupé !

Tout ça pour dire que j’ai juste adoré cet animé mythique !

Le bout du monde (2019)

Bonjours à tous ! Aujourd’hui, place à une petite curiosité Netflix ! La bande annonce m’avait beaucoup intriguée !

Résumé:

Féru de technologies et introverti depuis la mort de son père, Alex (Jack Gore) se lamente sur la décision de sa mère. Cette dernière l’emmène en colonie de vacances dans le but de se faire des amis. Cas (plus ou moins) réussi, Alex rencontre d’abord ZhenZhen (Miya Cech) sans vraiment se parler, puis Dariush (Benjamin Flores Jr.) et Gabriel (Alessio Scalzotto). À l’instant de leur vraie rencontre en pleine montagne, ils découvrent avec stupeur les attaques extraterrestres en plein camp…

 

Mon avis:

Sans être exceptionnel , Le bout du monde est un film très sympa à regarder ! 

Tout commence quand Alex, un jeune geek surdoué, se retrouve à partir en colonie de vacances. Introverti, il est bien plus à l’aise devant son ordi que dans le monde extérieur. Alors quand sa mère l’envoie en colo, c’est un vrai drame pour lui ! Ces « vacances » vont changer sa vie, mais pas dans le sens habituel du terme !

Tout d’abord, les moniteurs de la colo sont juste imbuvables ! Entre les condescendants, la brute épaisse et leur manque de psychologie, j’avais juste envie de les baffer ! Quant aux parents, je les ai trouvés assez fades.

Heureusement, le jeune garçon réussit à se faire trois camarades: 

Zhen-Zhen, une jeune chinoise échappée de chez elle. J’ai beaucoup aimé ce personnage, qui observe d’abord et parle ensuite. C’est aussi, la plus bad-ass du groupe !

Dariush, un black fanfaron et mythomane, qui parle le plus possible pour cacher ses propres failles. Si je le trouvais franchement énervant au début, j’ai beaucoup apprécié son évolution ! 

Enfin, Gabriel est pour moi le plus mystérieux; contrairement aux autres, il ne vient pas de la colonie et a un passé des plus tristes. 

Le groupe se soude assez rapidement et heureusement ! Car ils vont devoir faire face aux attaques extra-terrestres TOUS SEULS, les adultes ayant déguerpis sans eux ! Au cours de leurs cavale, ils trouverons leurs propres ressources et surtouts ils vont combattre chacun leurs démons intérieurs. 

J’ai beaucoup aimé l’humour et l’optimisme de l’histoire ! Ça change de la dystopie apocalyptique ! Et puis surtout, c’est interprété par de vrais ados et non des adultes ! D’ailleurs le jeune Jack Gore (qui fait Alex) m’a beaucoup fait penser à Elliott dans E.T. mais en version rouquin ! Je l’ai trouvé adorable !

Pour moi, Le bout du monde est une sorte de Goonies version SF, sympathique et sans prétention !

Avril et le monde truqué (Franck Ekinci et Christian Desmares)

Aujourd’hui, place à une jolie découverte ! Etant fan d’histoire alternative et « steampunk », j’ai découvert ce joli long métrage complètement par hasard !

Résumé:

1941. Le monde est radicalement différent de celui décrit par l’Histoire habituelle. Napoléon V règne sur la France, où, comme partout sur le globe, depuis 70 ans, les savants disparaissent mystérieusement, privant l’humanité d’inventions capitales. Ignorant notamment radio, télévision, électricité, aviation, moteur à explosion, cet univers est enlisé dans une technologie dépassée, comme endormi dans un savoir du XIXème siècle, gouverné par le charbon et la vapeur.
C’est dans ce monde étrange qu’une jeune fille, Avril, part à la recherche de ses parents, scientifiques disparus, en compagnie de Darwin, son chat parlant, et de Julius, jeune gredin des rues. Ce trio devra affronter les dangers et les mystères de ce Monde Truqué. Qui enlève les savants depuis des décennies ? Dans quel sinistre but ?

 

Mon avis:

WOUAH ! J’ai adoré ! Si comme moi, vous aimez les histoires originales et l’animation 2D, je vous conseille fortement cette petite perle !

D’ailleurs, il s’agit plus d’une « uchronie » qu’un film de science-fiction ! Et si le monde n’avait jamais connu les révolutions telles que l’électricité, la radio, et autres inventions capitales? Et si tout le globe étouffait sous le charbon? 

Car dans cette nouvelle version de l’Histoire,l’empereur Napoléon III et le maréchal Bazaine se rendent au Jardin des Plantes où Gustave Franklin, un biologiste de renom, avait promis de créer un sérum pouvant rendre les soldats Français immortels. Furieux, l’empereur ordonne au maréchal de tuer les cobayes qui s’échappent mais un incident de laboratoire fait exploser le bâtiment et tue toutes les personnes présentes. Son fils, Napoléon IV, signe un traité d’amitié avec la Prusse et la guerre de 1870 n’a ainsi pas lieu.

C’est dans ce monde gris et sale que vit la dernière descendante des Franklin,  Avril, une jeune fille aussi débrouillarde qu’indépendante. Elle a du s’enfuir avec son grand-père suite à la disparition de ses parents scientifiques, qui travaillaient sur ce fameux sérum. Elle fera la connaissance de Julius, un jeune et charmant ex-taulard, qui lui sera bien utile dans son aventure ! Tous deux vont  devoir affronter un ennemi aussi inattendu que dangereux

L’histoire est intéressante et très sombre, montrant l’humanité sous un jour différent: des hommes avides de pouvoir, un monde pollué avec presque plus d’arbres. Des chercheurs et savants « recrutés » par l’armée pour créer des soldats immortels…

Cet aspect du film m’a beaucoup fait penser à l’animé « Full Métal Alchemist » ! Jusqu’où les hommes sont capables pour être immortels ? Sans parler de l’état pitoyable de notre planète ! Ça, et une histoire de famille plus compliquée qu’il ne paraît; en effet, les parents d’Avril ne sont pas tout roses non plus… 

Heureusement, un petit personnage vient égayer cet univers insalubre: Darwin, le chat d’Avril, qui peut parler suite à une « expérience ratée » ! Ce chat est à la fois mignon, drôle et bien plus lucide que ses maîtres.

J’ai aussi beaucoup aimé Prosper, dit « Pop’s », le grand-père d’Avril. C’est le scientifique dans tout son enthousiasme, un vrai Doc à la française ! Il y a aussi une romance entre Julius et Avril mais c’est secondaire dans l’histoire, et ça ne m’a pas plus marquée que ça. Non, c’est l’aspect familial avec ses forces et ses faiblesse, ses mensonges et sa vie misérable, sur une terre ravagée comme les poumons d’un fumeur, qui m’a marquée. Je trouve que ce film porte un message fort et sans équivoque là dessus !

L’esthétique de ce dessin animé est superbe, sombre et naïve à la fois. Le style m’a beaucoup fait penser à Adèle Blanc-Sec version BD, mais dans un décor à la Jules Verne ! Je pense que ce dernier aurait adoré ! 

Un film d’animation original et bien plus complexe qu’il ne parait ! Belle surprise !

« Megamind » de Dreamworks (2010)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de productions Dreamworks ! Et aimant beaucoup les super-héros, j’étais curieuse de découvrir Megamind, dont la graphisme coloré m’a beaucoup intriguée !

Résumé:

« Megamind est le superméchant le plus génial de toute l’histoire de l’humanité.
Et le pire loser aussi…
Depuis des années, il essaie par tous les moyens de conquérir Metro City. En vain : chacune de ses tentatives est mise en échec par l’invincible Metro Man, et tourne à la farce. Jusqu’au jour où Megamind tue Metro Man !
Mais un superméchant a besoin d’un super héros pour se sentir exister et avoir un but dans la vie.  Megamind réussira-t-il à devenir le héros inattendu de sa propre histoire ? »

Mon avis:

Un film de super-héro qui sort de l’ordinaire ! J’ai beaucoup aimé cette animation qui parodie le genre tout en lui insufflant une jolie morale sur les apparences !

Megamind n’est pas humain, c’est un Alien bleu qui a été envoyé dans l’espace par ses parent suite à la destruction de sa planète. Son enfance sur Terre est un calvaire: il est la « bête bleue » de la classe, alors que pourtant, il essaie, à sa manière de créer des liens. Mais rien à faire ! Aussi, décide-t’il de devenir un super vilain. Mais ses efforts ne paient pas, car il n’est pas « méchant » au fond !

En parallèle, un autre homme va être son rival pendant des années: Metro Man, un pseudo Superman aussi vantard que beau. Bonne idée d’avoir mis Frank Dubosq pour la voix française ! Ça collait parfaitement au personnage !

Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par la qualité du scénario, dans une ambiance très rock & Roll ! Le décalage entre nos deux héros m’a fortement fait penser à la web-série Doctor Horrible: l’un « du bon côté » mais qui en fait trop. L’autre soit-disant « méchant » mais au fond, surtout seul !

De beaux thèmes sont abordés: Amour, amitié, rivalité, mais aussi la déception et le besoin de reconnaissance. Megamind veut avant tout être accepté tel qu’il est ! C’est ce qui en fait tout le charme ! Mais sa maladresse le met dans des situations vraiment pas possibles !

Il tombera amoureux d’une jolie journaliste au caractère bien trempé ! Toutefois, j’ai trouvé Roxane un peu trop injuste avec les hommes, gentils au méchants ! Heureusement, les circonstances vont la faire évoluer ! Elle apprendra une bonne leçon ! Il y a aussi Nounou, le poisson-nourrice de Megamind qui est à la fois un compagnon, un confident et un assistant. J’ai adoré sa bouille et son caractère !

Enfin, le « vrai » méchant est très différent de ce que je croyais ! C’est sûrement la meilleure pioche du film ! J’ai trouvé la morale éloquente: les plus cruels ne sont pas ceux que l’on croit !

Une belle animation, colorée et intelligente qui porte un beau message !

« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » de Rita Sepetys

Aujourd’hui, place à une lecture, certes, loin d’être gaie, mais qui m’a beaucoup plu ! Je suis toujours touchée par les récits de guerre et celui-ci me faisait de l’oeil depuis un moment !

Résumé:

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais un nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu’elle.

Mon avis:

Je n’ai encore jamais lu de récit sur la guerre soviétique ! C’est chose faite avec ce « témoignage romancé » inspiré par l’histoire de l’autrice elle-même !

Lina est une jeune fille brillante. Très sensible à l’art, c’est une combative, qui ne supporte pas l’injustice. Elle a des rapports parfois tendus avec ses parents, surtout quand elle s’intéresse un peu trop à la politique de son pays.

En une nuit, tout bascule : des militaires saccagent son foyer et la jette, avec sa famille dans un train insalubre pour la Sibérie. Autant dire la descente aux enfers ! La cruauté des militaires est sans limites: injures, coups, agressions sexuelles sur les femmes et autres atrocités. Certains passages m’ont juste écoeurée par leur violence !

Au coeur de ce chaos, la jeune fille montre une exceptionnelle rage de vivre ! J’ai aimé le fait que ce soit le dessin qui la fasse tenir. Elle est déterminée à témoigner du massacre dont elle a été victime et témoin, enregistrant tout dans sa tête pour mieux le reproduire plus tard. Une vraie résistante !

Sa famille est tout aussi admirable: une mère diplomate, d’un calme extraordinaire. Un petit frère qui ne comprend rien à tout ce massacre mais qui s’accroche, vaille que vaille. Un père cultivé et engagé, qui se bat pour la liberté de son pays, loin des siens.

Sa « romance » avec Andrius est très bien écrite vue le contexte. Ils se soutiennent, s’accrochent l’un à l’autre, même lorsqu’ils sont séparés. Ce qui n’empêche pas les disputes et les malentendus. J’ai bien aimé ce jeune homme, courageux, qui ne reste jamais inactif. 

L’écriture est à la fois dure et poétique. Chaque déporté porte une histoire et des motivations différentes. Certains ont perdus espoir, d’autres obéissent sans faire de vagues, de peur d’être tué. D’autres enfin, résistent, crient leur révolte, aident le plus de monde possible… quel qu’en soit le prix.

Tout ça dans un froid polaire et des conditions de vie à pleurer. J’avais l’impression de lire un authentique témoignage ! Je me suis parfois demandé comment j’aurais réagi si j’avais vécu à cette époque. Aurais-je résisté? Suivi le mouvement? impossible à savoir !

 J’aime aussi beaucoup la photo choisie pour la couverture, qui illustre très bien cette histoire tragique mais pleine d’espoir!

Un livre fort et nécessaire, qui m’a remué les tripes !