Coup de coeur: Arlo, le garçon alligator

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une découverte Netflix ! Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’aussi belle animation: Arlo le garçon alligator de Ryan Crego.

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Résumé:

Né moitié humain, moitié-alligator, Arlo n’arrive pas à trouver sa place dans les marécages. Lorsqu’il apprend qu’il vient de New York, il décide de s’y rendre à la recherche de son père disparu. Il se lie d’amitié avec un groupe de personnages farfelus qui vont l’aider dans son entreprise.

Bande annonce

Mon avis: 

Quelle superbe découverte ! Arlo est un jeune garçon plein de peps et d’optimisme. Il adore chanter, courir partout et ne demande qu’à s’épanouir et profiter de la vie. Mais problème : il est à moitié alligator et ne connaît rien de ses origines. Il a été recueilli tel Moïse dans un panier dans les marécages. Sa mère adoptive Edmée est gentille mais elle voit bien que la partie humaine prend plus de place que l’animale. 

Lorsqu’ Edmée lui apprend que son père vit à New York, c’est un rêve qui se réalise ! En effet, Arlo a toujours aimé espionner les humains qui viennent en bateau . C’est de là que lui vient son amour de la musique. Et comme il est vu comme un extraterrestre par les autres animaux, il souffre beaucoup de sa différence même s’il tient à garder constamment un masque souriant. 

J’ai adoré la façon dont la quête d’Arlo se construit. Une quête universelle en fait: celle de trouver sa place en ce monde. Durant son périple, notre héro va faire la connaissance de Bertie, une dame géante au physique de lutteuse,  avec qui il va vivre des aventures trépidantes et se faire de nouveaux camarades.

Le côté comédie musicale ne m’a pas gênée, car il est bien exploité pour un public jeune. C’est entraînant, à la fois groovy et moderne.  Mais mon vrai coup de coeur c’est l’esthétique de cette animation ! Les couleurs sont vibrantes et chaleureuses, entre La princesse et la grenouille de Disney et Gravity Falls !

Les personnages sont attachants et rigolos. Et certains passages musicaux très poétiques ! Mon seul bémol c’est que le personnage de la mère d’Arlo n’a pas du tout été exploité ! Dommage, j’aurai bien voulu en savoir plus !

Une animation qui swingue et donne la pêche ! 

Mary et la fleur de la sorcière

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un bel animé que je voulais voir depuis un moment ! En grande fan de magie, de nature et de jolis dessins, je devais absolument voir « Mary et la fleur de la sorcière » de Hiromasa Yonebayashides studios Ponoc

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Résumé:

C’est l’été, Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt, la fillette  découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois  tous les sept ans. On l’appelle la «Fleur de la sorcière».
Pour une nuit seulement, grâce à cette fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et sera transportée à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s’élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. C’est là que l’aventure de Mary va commencer !

Mon avis: 

Quelle merveille !!! J’ai retrouvé ce qui m’avait charmé dans Arietty et Souvenirs de Marnie. Une histoire passionnante, une héroïne choupinette comme tout, et beaucoup de rebondissements !

Mary est une petite fille pleine d’énergie, mais très maladroite. Elle a emménagé chez sa grand-tante dans un joli manoir non loin d’une mystérieuse forêt. Elle se fait un camarade, Peter, un voisin aussi souriant et taquin qu’elle est timide et presque ronchon. J’ai juste adoré Mary avec ses couettes, son air buté et l’affection sincère qu’elle voue à sa tante. Elle n’abandonne pas malgré ses maladresses. 

La vie de Mary va prendre une tournure fantastique le jour où elle découvre une jolie fleur bleue étrangement phosphorescente, qui apparemment, ne fleurit que tous les 7 ans…

Si le début du film est lent, la suite devient plus dynamique et enlevée à la seconde où on découvre l’aspect magique de l’histoire: une école dans les nuages, un balai plein de personnalité, un chat blasé, des sorciers qui ne pensent qu’à leur pouvoir (dans les deux sens du terme !) et un secret bien gardé !

L’esthétique est colorée à souhait, et particulièrement réaliste dans tous les plans de nature ! J’avais l’impression de voir une photo, par moment ! L’école de Endor n’est certes pas aussi impressionnante que Poudhlard ou de Witch Academia, mais c’était bien agréable à regarder ! J’ai aussi bien aimé l’évolution de Peter ! C’est un garçon courageux et plutôt mignon ! Mais mon coup de coeur, c’est le chat ! Ses expressions et ses miaulement ont été la touche la plus réaliste du film au final !

Les puristes de Ghibli pourraient le trouver un peu fade dans ses plans. Mais je trouve ce film parfait pour les enfants car le scénario est moins compliqué que je l’imaginais ! Il y a de l’action, de l’humour, mais aussi une morale… que je n’avais pas vue venir, et qui change des Ghibli justement !

Des couleurs, de l’amitié, des chats, une nature verdoyante, une fleur étrange et une jolie musique. Voici tous les ingrédients pour une animation certes maladroite dans certains plans, mais qui remplit très bien son rôle ! Je le préfère à Kiki la petite sorcière !

 

Carmen Sandiego (Netflix)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle découverte série animée ! En me renseignant,  j’ai découvert des choses très intéressantes !

Carmen Sandiego est à l’origine un jeu d’aventure éducatif développé et édité par Brøderbund en 1985. Il s’est fait connaître sous le nom de Where in the World Is Carmen Sandiego? outre-Atlantique et À la Poursuite de Carmen Sandiego dans le Monde, en France.

Le joueur incarnait un enquêteur d’Interpol qui parcourt le globe pour arrêter Carmen Sandiego et les membres de son organisation, la V.I.L.E. (Villains International League of Evil). L’aventure prend la forme d’un jeu de piste qui mène le joueur dans trente villes et fait appel à ses connaissances en géographie.

L’univers s’est ensuite développé dans les années 90, en élargissant les connaissances dans des domaines variés. En 1995, une première version série est sortie. On garde l’esprit éducatif, dans la veine du Bus Magique, dans ce sens où chaque épisode est l’occasion d’enrichir ses connaissances.

Dans chaque épisode, une personne réelle (un jeune garçon devant son ordinateur), appelée « Player », discute avec Carmen Sandiego via une messagerie instantanée. Usant beaucoup d’effets 3D, très novateurs à l’époque, pour suggérer la téléportation, cette série est également hautement instructive, chaque voyage dans un pays ou dans un lieu précis étant l’occasion de donner quelques informations sur celui-ci avec photos réelles ou petites animations à l’appui.

Pour la nouvelle version des années 2000, les auteurs ont considérablement approfondi l’histoire de Carmen, en faisant une sorte de joli croisement entre Arsène Lupin et Kim Possible, tout en conservant le côté éducatif.

Dans cette version, la jeune voleuse est une orpheline élevée au sein même de l’organisation V.I.L.E. , une école qui forme des gens aux cambriolage et autre banditisme. Elle ne connaît rien de ses origines, pas même son vrai nom.

La jeune fille, en plus d’être une cleptomane née, se montre totalement imprévisible dans son comportement. Ce qui agace prodigieusement ses camarades autant que les « profs », qui l’ont surnommée Mouton Noir. Ignorant tout de son passé, Mouton Noir rêve de voyages et de retrouver ses origines. Quand elle comprend que sa vie est basée sur les mensonges de ses supérieurs, Elle s’évade de V.I.LE , et se crée une nouvelle identité: Carmen Sandiego.

Que dire sinon que j’ai ADORÉ cette série?  L’intrigue est palpitante et j’ai adoré comment tout s’imbrique au fur et à mesure ! L’univers est totalement  remodernisé avec de nouveaux personnages et des clins d’oeil au jeu.

Ainsi, l’un des premiers alliés de Carmen pour la quête de ses origines est un jeune geek…dont le pseudo est Player ! C’est un lycéen lambda qui semble passer sa vie sur son PC ! Carmen a aussi des camarades de son « école » avec qui elle entretient des relations plus ou moins tendues. Ainsi que deux acolytes civils Zack et Ivy, deux rouquins plein de malice, qui l’aident sur le terrain.

On fait aussi la connaissance de Chase Devineaux, un inspecteur blasé qui rêve de capturer Carmen depuis des années ! Son caractère ronchon et sa malchance m’ont beaucoup fait rire ! C’est l’adversaire préféré de Carmen, qui prend un malin plaisir à le provoquer.

Mais la plus belle surprise est sa collègue, Julia Argent, une jeune flic passionnée d’histoire. C’est le genre de personnage qui semble inoffensif. Puis, au fur et à mesure, elle prend de plus en plus de caractère ! Elle m’a fait penser à Scully dans Xfiles, parce qu’elle est toujours très calme et réfléchie. Et contrairement à Devineaux, elle éprouve une certaine admiration pour Carmen ! En plus, elle me ressemble un peu physiquement ! Ça m’a fait bizarre quand j’ai découvert le personnage !

Chaque épisode nous embarque dans un pays différent et nous raconte deux histoires en filigrane: celle de Carmen… et celle de L’organisation V.I.L.E. qui cache bien des secrets ! Mais je ne dirai rien de plus, concernant l’intrigue !

L’esthétique est absolument magnifique, colorée, graphique et la musique mystérieuse à souhait ! Il y a même un « épisode » interactif où le spectateur prend les décisions de Carmen en cliquant ! Nous avons donc deux fins !  J’ai testé et c’est confirmé: je ne suis pas bien douée en tant que voleuse agent secret ! 

Les jeux vidéos sont enfin devenu une culture à part entière au même titre que la littérature ! J’ai adoré découvrir l’univers mystérieux de Carmen  et ses aventures !

Lire sur écran ou sur papier: ce faux débat

Comme vous le savez, j’adore lire toute sorte de choses ! Si j’ai longtemps lu sur papier, j’ai peu à peu intégré le support numérique dans mes habitudes !

Oui, je l’avoue, j’ai fait partie des rats de bibliothèques qui mettent les livres sur un piédestal ! Quelle erreur ! L’important c’est l’histoire et non le support ! J’ai donc ouvert mes horizons.

Ça a commencé avec les fanfictions. Quel régal de voir l’immagination des fans s’enflammer pour leurs persos préférés ! Et puis, j’ai voulu me cultiver davantage sur les Bd et les mangas en ligne : et j’ai découvert les webtoons !

Les webtoons sont des mangas/BDs à lire en ligne… totalement gratuitement ! Rien que ça, je trouve que c’est génial ! Et il y en a pour tout les goûts ! De la romance au thriller, fantastique ou horreur. Voici trois webtoons que je suis actuellement:

Le premier que j’ai découvert c’est Tradition Olympus de Rachel Smythe. C’est une magnifique remodernisation des Dieux de l’Olympe ! Les graphismes sont élégants, colorés, et les persos incroyablement expressifs ! Franchement, j’adore !

Dans un registre plus cartoon, Plutôt mourir que partager de Lila, raconte la vie de Minouche, une jeune femme chamboulée par des êtres bizarroïdes venus du futur… À la fois fun, triste et grinçant, plus que 4 épisodes et je découvre la fin ! Les dialogues sont juste excellents ! 

Et enfin, « Porte-Bonheur » de Tacmela, raconte comment Clément, un jeune lycéen, fait face à sa Dépression…au sens litéral du terme ! Une histoire assez mélancolique, mais quiconque est passé par se stade s’y retrouvera. J’aime bien l’idée de discuter avec sa part d’ombre. L’histoire est en cours depuis peu et j’espère vraiment qu’elle aboutira !

Les dessins sont aussi une jolie façon de raconter une histoire ! En plus, je trouve que c’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs/illustrateurs, autrement que dans une librairie ! 

Je pense que support numérique n’a non seulement pas tué la lecture mais l’a rendue plus vaste, ludique et surtout amusante.

Pour moi le débat Papier/écran, c’est aussi stérile que nos ancêtres qui pensaient que le cinéma allait tuer la culture et les livres.  (coucou Guillaume Durand  ! )

Après tout, j’ai découvert Orgeuil & Préjugés grâce à la série de la BBC et Le journal de Bridget Jones. Récemment, c’est Anne et la maison aux pignons verts qui a été redécouvert grâce à Netflix !

On a le droit aussi de ne pas aimer les classiques ! Voire de ne pas aimer lire tout court ! La lecture doit être avant tout un plaisir. 

Alors, lisez/visionnez ce que vous voulez. Découvrez de nouvelles histoires, que ce soit pour vous cultiver, vous détendre, vous amuser  ou vous inspirer ! 

Loin de moi, près de moi (Netflix)

Miaou à tous ! En grande fan de japon, de mignonneries et de félins, j’étais très curieuse de cet animé de Jun’ichi Satôt et Tomokata Shinbayama, Loin de toi, près de moi, qui passe sur Netflix. 

Résumé:

Miyo Sasaki, une collégienne, est amoureuse de son camarade de classe, Kento Hinode. Malgré tous les efforts de Sasaki pour se faire remarquer, Hinode ne fait pas attention à elle. Un jour, elle découvre un étrange masque lui permettant de se transformer en un chat nommé Tarō. Grâce à cet objet, elle peut se rapprocher de celui qu’elle aime. Cependant, à force de l’utiliser, elle pourrait bien ne plus retrouver sa forme originelle…

Mon avis:

On ne va pas se mentir, l’histoire est de prime abord très convenue dans ses personnages, surtout au début, assez lent. Mais je pense que c’était pour mieux poser le personnage principal !

L’histoire prend place dans la ville de Tokoname située dans la préfecture dAichi. Nous y suivons le quotidien de Miyo Sasaki, surnommée « Muge » prononcez « Mugué ».

Miyo est une collégienne pleine de peps qui a le coup de foudre pour le très sérieux Kento Hinode. Le début de l’histoire m’a trop fait penser à Sakura, la chasseuse de cartes ! En effet, Muge devient complètement « fangirl » quand son crush daigne lui adresser la parole ! Mais elle a beau faire toutes les pitreries pour attirer son attention, elle ne récolte qu’un regard perplexe ! 

De plus, sa vie de famille lui pèse plus qu’elle ne veut bien l’avouer: sa mère l’a abandonnée et son père s’est remarié avec Kaoru, une femme gentille mais dont elle peine à s’attacher. Seule sa meilleure amie lui remonte le moral! Jusque là, rien de bien nouveau, si vous avez vu d’autres animés shojos.

Mais le festival d’été de la ville va chambouler la vie de la collégienne. Par une étrange rencontre avec un esprit, Muge se retrouve avec un masque magique…qui la transforme en adorable chatte blanche aux yeux bleus ! Quelle meilleure forme pour attirer l’attention de son amoureux ? 

J’ai adoré cette histoire, qui montre un visage ambigu chez nos amis chats ! L’Esprit Vendeur de masque a en effet un business bien particulier: l’échange de corps entre félin et humains ! Ces échanges lui permettent de gagner en puissance et en durée de vie.

Mais revenons à Miyo, qui, grâce à son masque, se crée une double-vie, mi humaine, mi féline. Mais si son amoureux est tendre et câlin à souhait quand elle est sous la forme de Taro, sa relation sous sa forme humaine lui pose de plus en plus de souci. Et oui, parfois, on cache sa timidité derrière un visage souriant, voire énervant, pour ne pas perdre la face devant l’autre. Et c’est aussi vrai avec Hinode qu’avec Kaoru, la belle-mère !

Comme dans le film avec Jim Carey, le « masque » réel du film est avant tout symbolique. Pas facile de se montrer tel que l’on est ! Visuellement, le graphisme ne vaut pas Le Royaume des Chats ou Your Name. Mais ça reste joli à l’oeil. 

Une histoire qui remplit son rôle: du mignon, des sentiments, de la magie et des chats ! J’ai beaucoup aimé !

« Porco Rosso » de Hayao Miyazaki (1992)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un ghibli que je n’avais encore jamais vu ! L’univers de Miyazaki est tellement vaste, qui’il ne cesse de me surprendre à chaque Ghibli que je visionne !

Résumé:

Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire mi-homme, mi-cochon, vit dans le repaire qu’il a établi sur une ile déserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

Mon avis:

S’il n’est pas aussi drôle que je le croyais, j’ai été très attendrie par ce film d’animation ! Miyasaki rend un superbe hommage aux pilotes de guerre. C’est aussi le plus européen, puisque l’histoire se déroule du côté Italien de l’Adriatique. Il est question d’une époque assez peu connue de l’entre deux guerre: celle entre l’Italie et la Yougoslavie.

En fait, Porco Rosso montre l’absurdité de la guerre de façon totalement brillante !

Marco Pagot était pilote émérite des forces aériennes italiennes. Mais il s’est retrouvé transformé en cochon. Il se reconvertit en chasseur de primes sous le nom de « Porco Rosso ».  Rien que ce surnom est une immage forte. Il est le symbole de sa rebellion contre le fascisme. Poursuivi par l’Armée pour désertion, Marco s’amuse de moins en moins dans ce jeu de chat et la souris.

J’ai adoré Marco et ses airs de héro fatigué, dont l’aspect animal renforce le côté pathétique. Mais plus que la politique, ce sont  les petites histoires prises dans la Grande qui font la beauté de ce film ! Le mythe du « héro de guerre » est totalement remis à sa juste place.

Il y les amours déchirés de Gina, la belle patronne d’hôtel. Les rêves de gloire de Curtis, un jeune aviateur aussi fourbe que séducteur. Et puis surtout, il y a Fio, la petite-fille de 17 ans du patron de Piccolo SPA, le manufacturier aéronautique de Marco.  Ce Piccolo est un malin: tous ses employés sont des femmes ! Un bel hommages aux femmes qui ont repris le travail de leur mari pendant la guerre !

Pour en revenir à Fio, c’est une jeune fille vive, intelligente qui aime avec passion son métier ! Elle est fascinée par Marco et son histoire mystérieuse. Son affection est comme celle d’une ado, maladroite et fraîche. L’opposé total de Gina et sa beauté rafinée. En un sens, leur différence m’a beaucoup fait penser à  celle entre Kaori et Saeko dans City Hunter.

Autre sujet très joliment abordé: la rivalité entre Marco et Curtis; tous deux amoureux de Gina, les deux iront jusqu’à s’affronter en duel, combat au final beaucoup plus noble que la patrie.

Une animation touchante et tragi-comique, que j’ai regardé avec plaisir!

« La fourmi rouge » d’Émilie Chazerand

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé d’innover pour ma chronique littéraire ! Si j’ai découvert ce livre grâce à Folavril, c’est le coup de coeur de Mika sur Goodreads qui m’a décidée à me lancer ! 

Résumé:

Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Pour elle, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres.

Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…

Mon avis:

Wow ! Voilà un livre qui cache bien son jeu ! Si le résumé fait penser à un roman Young adult classique, ne vous y fiez pas ! J’ai rarement eu autant de surprises en moins de 350 pages ! Outre l’écriture, La Fourmi rouge partage le même point commun que les Petites Reines: en effet, l’histoire a sa bande originale ! J’ai eu donc l’idée d’écrire cette chronique en rapport avec les chansons proposées !

1.Radiohead, Creap

Vania Strudel a 15 ans et comme beaucoup d’ados, elle est mal dans sa peau. Que ce soit côté physique ou sentimental, elle se situe dans « l’entre-deux »: pas vraiment populaire, ni laide, pas vraiment jolie non plus. Banale en somme. Mais plutôt que de se lamenter et sombrer dans la déprime, elle dégaine ses sarcasmes et son imagination débridée ! Je me suis tout de suite sentie proche d’elle, tant dans sa personnalité que ses questionnements. Avec ses deux amis, Victoire et Pierre-Rachid, dit Pierach, ils sont les « Creaps » de la classe. Chacun à leur façon, ils ont leurs mal-être et leurs handicap. 

2.Luz Casal, Piensa en Mi

Maria Luzia, la mère de Vania a une place tellement spécifique dans ce livre que je n’ose pas trop la dévoiler ici.  Ce que je peux en dire, c’est qu’elle est espagnole, très belle… et que son évolution dans l’histoire m’a laissée en mode WTF ! Je ne m’y attendais absolument pas ! J’avais envie d’avoir un peu de compassion pour elle… mais au final non ! Oh, my God !

3.Camillo, Sag Warum

Pour moi, cette chanson symbolise le père de Vania: sous son masque excentrique et maladroit, se cache un homme très sympathique ! J’ai été touchée par ce père courage, qui s’est retrouvé à gérer tant bien que mal une fille qu’il adore, mais qui le dépasse souvent… Son métier est aussi original que méconnu: la taxidermie ! 

4.Blondie, Maria

Cette chanson m’évoque Diane, la mère de Victoire (la meilleure amie de Vania). Elle a la manie originale d’avoir plein de perruques !  On pourrait croire à une simple lubie, mais la raison est surprenante ; suite à la « fuite » de son mari, elle a développé une « pelade »: elle a tout simplement perdu tous ses poils ! Cette pathologie bien réelle peut arriver à tout âge, homme ou femme !  J’ai adoré la façon dont cette femme a su compenser ce handicap et même en rire avec cette solution… plutôt fun ! Une femme forte comme je les aime !

5.The Pupini Sisters, Bei mir bist du schon

Pour moi, cette chanson symbolise  tous les quiproquos/problèmes entre les personnages. Pierrach et son amour naissant. Grégoire, le beau gosse qui fait tourner la tête de toutes les filles. Charlotte, la « pétasse »et ses rêves de potins. Rachel, la voisine coeur d’artichaut accro aux horoscopes; mais le pompon c’est Victoire Elle aurait pu être populaire: jolie blonde, pas trop prétentieuse. Mais personne ne l’approche à part Vania. Atteinte d’une maladie hormonale, Victoire « pue » continuellement. Un handicap invisible, mais invivable ! À force de se blinder, (émotionnellement)  elle en a gagné une certaine maturité. Son amitié avec Vania est géniale, très touchante.

6.Roberta Flack, Hey That’s no way to say goodbye

Parce qu’il y a pas mal de « piques », de disputes, de réconciliations. Les dialogues sont dignes d’une sit-com ! J’ai ri autant que j’ai été touchée ! En fait, ce livre est un concentré d’émotions: j’ai ri, j’ai été attendrie, puis révoltée, puis triste… 

7.The Cinematic Orchestra; To Build a Home

Parce que nos héros sont tous un peu cabossés, cette chanson représente bien le combat pour rester dignes et aller de l’avant ! Mais pas évident d’assumer ses blessures ! Cette chanson représente pour moi celle de Vania, qui a du faire face à l’incompréhension et la douleur de son père… Et son impuissance face à un événement impensable pour eux deux.

8.Damien Rice; Eskimo

Vania s’est fait un ami plutôt inattendu: Abraham, le père de Rachel, est un vieux monsieur qui semble bien s’ennuyer à la maison de retraite. Pour le coup, Vania veille sur lui en faisant du « papy-siting ». C’est bien simple, leur amitié est la plus adorable surprise du bouquin. Et la façon dont Vania prend soin de lui m’a fait chaud au coeur !

9.France Gall, Ella, elle l’a

Cette chanson montre bien l’évolution de la famille Strudel, père et fille. Ils ont tous les deux leur charme, leur singularité et leur combativité, surtout. Leur relation est le thème le mieux exploité de cette histoire ! Le nom Ela a aussi son importance ! Mais là encore, je vous laisse la surprise !

10.The Dandy Warhols; We Used to be Friends

LA chanson sur la relation Pierach/Vania ! J’ai beaucoup aimé la façon dont ils se « perdent » pour mieux se retrouver tout le long de cette histoire ! Pierach est un jeune homme maladroit, pas toujours simple à comprendre. Mais il faut lui reconnaître une grande patience !

11.Olivia Ruiz, elle panique

Ouh là oui, Vania a toutes les raisons de paniquer, et pas seulement à cause de sa vie sentimentale ! La jeune fille va se retrouver au pied du mur et enfin se décider à grandir. Mais le cap va être costaud à passer !

12.Garbage; Special

Parce que oui, Vania est « spéciale »; drôle, forte, elle se révolte et évolue à sa façon. Cette chanson évoque aussi pour moi l’élément déclencheur de l’histoire: ce mystérieux email qui donne le coup de pied dans la fourmilière ! L’email en question est d’ailleurs assez… brut de décoffrage ! 

13.John Lennon; Instant Karma (we all shine on)

Oh Oui, le karma a une sacrée place dans cette histoire ! Je dirait même qu’il en fait un peu trop par moment !  La pauvre Vania ! Ses déconvenues, surtout au lycée m’ont fait rire jaune ! Le lycée tiens ! Palons-en ! Entre les rivalités, les premiers crushs, les cours,  les rumeurs. J’ai été sceptique concernant les profs, de prime abord parodique au possible…  Et finalement, c’est super bien tourné ! Belle surprise, la encore ! Un tableau plus grinçant que comique, qui m’a fait réfléchir.

14.Florence & the Machines: the dog days are over

C’est l’apothéose de ce livre ! Ce moment où enfin, ça y est, la roue tourne et qu’au final, on comprend que sans nos problèmes, on ne grandirait pas.

15.Nena: 99 Luftballons

Une chanson indémodable et tellement fun pour de l’allemand ! C’est aussi la chanson préféré du père de Vania, qui, au fait s’appelle Gottfried et conduit une « ouaf-ture ». Cette famille a la palme d’Or de l’improbable !

16.Nat « King » Cole: Joy to the world

Oui, une chanson de Noël ! Et c’est bien vu parce qu’il y a de la bonne cuisine ! De quoi donner envie de faire des sablés et surtout des puddings !

17.Jack Brel: la valse à mille temps

Peut-être le passage le plus émouvant du livre ! Abraham est définitivement mon personnage préféré ! 

En conclusion,  j’ai adoré ce roman d’apprentissage désopilant, touchant, moderne et surtout, plein de surprises ! La Fourmi Rouge, c’est Le livre Feel Good à s’offrir ! Un coup de coeur !

 

« Interstella 555 » de Matsumoto/Daft Punk

Hello à tous ! Pour terminer l’année, place à une curiosité geek cultissime pour tous les fans de mangas/animé ! Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est un film d’animation japonais musical de science-fiction, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et par le studio Toei Animation, co-réalisé par Bernard Deyriès en 2003. Il allie le graphisme de Leiji Matsumoto, dessinateur dAlbator et la musique de l’album Discovery du groupe Daft Punk

Résumé:

Un groupe de musique extra-terrestre, se retrouve kidnappé par un homme aussi mystérieux qu’inquiétant. Ils se retrouvent à jouer comme des robots sur Terre, sans aucun souvenirs de leur vie d’avant. 

Mon avis:

Un véritable OVNI ! Je connaissais l’album Discovery de Daft Punk, mais j’ignorais tout de l’histoire de la conception de cet album. Ou plutôt des clips, qui, mis bout à bout donnent cette splendide animation !

L’idée du film est conçue par le groupe pendant les sessions d’enregistrement de son deuxième album, Discovery. Ils entrent ensuite en contact avec Leiji Matsumoto, le mythique créateur d’Albator pour le graphisme du film

Et j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est bien moins « enfantine » qu’il n’y paraît !

Durant l’un de leurs concerts sur leur planète natale, quatre musiciens extra-terrestres à la peau bleue, sont enlevés par une sorte de commando d’élite terrien. Sous la direction d’un mystérieux imprésario aux cheveux gris, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe The Crescendolls .

Mais cette célébrité est amère: drogués et amnésiques, ils ont été façonnés de manière à plaire à leur nouveau public. Le contraste entre la version d’origine et la version « formatée » terrienne est saisissante. Amorphe et inexpressifs, ce ne sont plus que des robots qui jouent pour enrichir un homme sans scrupule.

Je ne raconterai pas la suite pour ceux qui veulent voir l’animation. Mais j’ai beaucoup aimé le mélange de science-fiction et de satire du monde de l’industrie musicale. Il y a aussi un côté assez romantique. La jeune Stella, bassiste du groupe est très belle, même si sa version Alien, m’a fait penser à une version manga adulte de la shtroumfette !

Sinon, j’ai bien aimé le message sur la liberté, tant artistique qu’individuelle !

Cette animation nous montre aussi qu’il n’y a pas forcément besoin de dialogue pour faire une histoire divertissante et cohérente ! Le graphisme unique de Matsumoto donne la touche nostalgique à tous les fans d’Albator !

En bref, j’ai adoré !

Enola Holmes

Hello à tous ! Alors oui, j’ai completement foiré mon challenge de Noël cet année ! Mais je continue tout de même de regarder des choses ! J’ai fini par voir Enola Holmes, l’adaptation du premier roman de la série du même nom !

Résumé:

Enola est la cadette de la famille Holmes et vit seule dans la campagne britannique avec sa mère, Eudoria. Elle l’éduque de manière peu orthodoxe et loin des codes de la société d’autrefois. Quand Eudoria disparaît brutalement, la jeune fille se retrouve obligée de contacter ses frères, Mycroft et Sherlock. Ce dernier étant un célèbre détective, Enola pense qu’il pourra retrouver la trace de sa mère. Et vivra une grande aventure !

Mon avis:

J’ai longtemps hésité à voir ce film… Et puis finalement, j’ai bien aimé cet univers alternatif de Sherlock Holmes !

Millie Bobby Brown était faite pour incarner Enola ! C’est une jeune fille vive, intelligente, qui a vécu les 16 premières années de sa vie avec sa mère. Toute les deux sont très proches. Toutefois, Eudoria Holmes n’est pas une femme ordinaire. Très féministe, elle tient à apprendre à sa fille l’antithèse de ce que devrait savoir une jeune fille de l’ère victorienne: jeux de logique, escrime, histoire… Elle lui apprend surtout à penser par elle-même !

Lorsqu’Eudoria disparaît, Enola n’a d’autres choix que de contacter son frère, le grand détective Sherlock Holmes. Mais les retrouvailles sont une douche froide pour la jeune fille. Engoncés dans les conventions sociales et dans leur désir d’en faire une « dame respectable », Sherlock et Mycroft veulent « l’éduquer » en l’envoyant dans un pensionnat pour jeune fille. 

Si Enola éprouve une certaine admiration pour Sherlock, il n’en est pas de même pour Mycroft, avec qui elle n’a aucune affinité. Il faut dire qu’il la prend de haut et ne voit en elle qu’une sauvageonne qui ignore tout du monde. Pour lui, la jeune fille gâche son avenir. Dans le rôle de celui-ci, le beau Sam Claflin (Avant toi), campe un homme particulièrement cinglant et…pas du tout sympathique ! J’étais plus sceptique pour Henry Carvil en Sherlock mais il s’en sort bien ! Le Sherlock de cette version est d’abord dérouté par cette jeune soeur fougueuse et exubérante. Mais, peu à peu, un certain respect se forme quant à ses talents de détective.

J’ai indéniablement apprécié le mélange d’aventure, d’énigme et de jeu de cache-cache ente Enola et ses frères ! L’enquête est plus mouvementée que je le pensais, avec une histoire de famille et de politique. Et notre petite Enola fait la connaissance d’un jeune comte, guère plus âgé qu’elle, au nom tellement imprononçable que je l’ai oublié ! Contrairement à d’autres, il est charmé par la personnalité de la jeune fille. Et lui aussi, partage avec elle une certaine rebellion malgré sa maladresse. Autre surprise concernant cette version: l’absence du docteur Watson ! Logique, étant donné que l’hitoire se focalise essentiellement sur Enola. 

Visuellement, c’est très joliment filmé, avec des costumes sympa, et surtout, l’héroïne s’adresse parfois directement au public, lors de ses reflexions, comme pour l’encourager à enquêter avec elle! Ce qui donne un ton ludique très rafraîchissant !

Enfin, le lien mère-fille illumine tout le film ! Et c’est Helena Boham Carter qui incarne cette femme de poigne, qui aime et respecte énormément sa fille, malgré sa conduite parfois déroutante. Elle est aussi mystérieuse. On ne sait au final pas grand chose d’elle et de sa vie. 

Mais la plus belle réussite de ce film est son message: c’est l’éclosion d’une jeune femme qui refuse qu’on lui dise comment vivre et se comporter. Et la jeune Millie est aussi mignonne que pétillante ! Une future Natalie Portman ! 

À voir au moins une fois, pour les amateurs !