« Le dernier pub avant la fin du monde » d’Edgar Wright

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique ciné d’un film qui m’a totalement emballée! Ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant rigolé ! Comme vous le remarquez, je n’ai pas mis la bande-annonce, mais c’est pour ne pas gâcher la surprise de l’intrigue !

Résumé:

« L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde).

Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. Il souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc ainsi Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi.

Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. Mais les événements vont prendre une tournure inattendue. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Voilà un film totalement barré comme je les aime.

Ça commence comme une comédie classique: cinq potes de lycée qui se retrouvent pour terminer leur dernier pari alcoolisé de leurs jeunes années. Sauf que les ados insouciants sont devenus des adultes blasés et amers. Seul Gary, le héro du film, s’accroche mordicus à ce pari idiot de tournée de pub. L’amitié est toujours là, mais cabossée par les rancoeurs et les déceptions. 

Ce pari, c’est un retour aux sources, une mise au point entre potes mais aussi une bonne dose de rigolade ! Et au fil du film, les événement prennent une tournure de plus en plus frapadingue ! C’est drôle, c’est déjanté, ça part en sucette, ça s’engueule et se pardonne.

Je ne spolierai pas l’intrigue du film. Tout ce que je peux en dire, c’est que j’ai adoré Simon Peg, que j’avais découvert dans la nouvelle version de Star Trek ! Le personnage de Gary King est très beau, à la fois  drôle, immature, déjanté, colérique et surtout bien plus triste qu’il ne paraît ! J’ai été très touchée par son évolution !

Il partage l’affiche avec le fringuant Martin Freeman, toujours aussi classe dans son humour ! Il est dans un rôle d’un agent immobilier blasé, un peu sage à mon gout mais tout aussi touchant. Belle découverte aussi, Nick Frost, dans le rôle de l’ami déçu qui tente vaille que vaille d’ouvrir les yeux de son pote. Andy est un homme attachant et plein de maladresse. 

Enfin parmi les rôles féminin on retrouve la belle Rosamund Pike, que j’avais bien aimé dans « Orgueil et Préjugés ». Et je dois dire que son rôle est au final, plutôt bad-ass ! Ça fait du bien de la voir dans ce registre ! J’aime de plus en plus cette actrice ! Je suis très tentée par Gone Girl !

Bref, Le dernier pub est une excellente surprise ! Je ne m’attendais pas à une histoire de ce genre et vraiment, si vous aimez le déjanté anglais, foncez sur ce film…mais sans avoir vu la bande-annonce !

 

Les Yeux (Slimane Baptiste Berhoun)

Attention, cet article est celui d’une French Nerd en mode « fangirl hystérique » ! Je connaissais Slim Berhoun en tant qu’acteur et réalisateur. Je le découvre en tant qu’écrivain. J’ai d’ailleurs très envie de lire La Meute, (le préquel du Visiteur du Futur !) chez la même édition !

Résumé:

Tout en haut du Plateau, le vent pouvait rendre fou.
On avait choisi d’y construire un asile. L’Orme : une grande bâtisse lugubre, battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n’avaient pu en venir à bout. À croire qu’il échappait à toute influence humaine. Et des morts étranges, violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut.

D’ordinaire, personne ne venait s’en mêler. Ni la gendarmerie du Village, ni les réducteurs de tête de Paris. Si on avait écouté les fous enfermés derrière les murs de l’Orme, on y aurait peut-être vu l’oeuvre d’un monstre. Mais les fous, ça ne s’écoute pas, ça se traite. À l’abri des regards. L’arrivée de Lucie Klein, disciple du professeur Lacan, pourrait pourtant délier les langues… Si on lui en laisse le temps…

Mon avis:

Je lis peu de thrillers. J’ai toujours peur de faire des cauchemars quand j’en lis ! Mais il y a tout de même quelques exceptions ! Est-ce que ce livre vaut le coup?

Les Yeux vont donc rejoindre Conan Lord et Phenomen dans ma bibliothèque ! J’ai bien fait d’écouter ma curiosité, parce que j’ai vraiment bien aimé !

Tout d’abord, le décor: L’Orme est un asile psychiatrique isolé en pleine campagne berrichonne de l’après Guerre. Un bâtiment lugubre qui paraît sortir d’un film d’horreur avec ses portes qui grincent, le vent qui a la réputation de rendre fou et ses pensionnaires, tous plus étranges les uns que les autres. Mais voilà, un meurtre terrible a été commis: Étienne, un petit garçon de 10 ans, a été tué de manière effroyable !

C’est là qu’une jeune étudiante, Lucie Klein, débarque pour l’étude d’une patiente. Mais évidemment, il n’y a pas que ça en compte ! Avec l’aide de Gaulthier, le gentil pharmacien de l’Orme, elle mène une enquête aussi périlleuse que délicate !

Elle découvre que certains patients ont la particularité de ne jamais regarder dans les yeux, comme s’ils étaient constamment observés ! Et tous, parlent d’une Ombre malveillante, un monstre caché qui les hante la nuit…

J’ai adoré Lucie ! C’est une jeune femme à la fois naïve et cérébrale, intelligente et maladroite, qui cache un secret aussi lourd que douloureux. De prime abord, on la trouverait plutôt froide. Mais au fil de l’histoire, elle se révèle courageuse et même très combative ! Elle a sa part sombre aussi, (mais pour savoir pourquoi, faut lire le livre 😉 )

Gaulthier, lui, est plus dans la maladresse, et même d’un certain « romantisme », (Ha-Heum !). Il est tout de suite attiré par cette jeune femme, et pas seulement parce que c’est une jolie minette de 20 ans ! Tout, chez elle, le déroute et le fascine: sa mémoire surdéveloppée, son incompréhension des métaphores et du second degré… Son culot, aussi ! Tous les deux forment un duo très sympathique ! 

Les autres pensionnaires sont tout aussi attachants dans leur folie. Ça va du vieil homme qui se prend pour sa femme décédée à la dame atteinte de prosopagnosie: l’incapacité à reconnaître les visages ! Nous faisons aussi la connaissance d’un autre petit garçon, Léopold, qui parle à une personne imaginaire et reste isolé… Et encore d’autres personnes que je n’ai pas cité ! En tout cas, l’ambiance de l’Orme est à la fois bizarre, glauque, mais aussi comique ! Comme le patient qui mange littéralement importe quoi, même les plumes de son oreiller !

L’intrigue est très bien ficelée et le suspense, intenable ! J’ai sursauté à plusieurs reprises ! Qui est fou ? Qui est innocent ? Qui est victime ? Qui est bourreau ? La tension monte juste ce qu’il faut et je dois dire que j’ai adoré ça !

L’écriture est nerveuse et grinçante, avec de petites touches gore, mais ça, ce n’est que le début ! Le mélange Thriller/fantastique est très original ! J’avais l’impression de lire un mix de Stephen King et de Serge Brussolo ! Slim prend un plaisir évident à mener en bateau son lecteur ! Ce mec est sadique !

Quant à la fin… Wouah ! Je n’ai rien vu venir ! Bon, à ma décharge, je suis absolument nulle en enquête ! Mais là, chapeau ! Je suis restée un peu déroutée mais il y a du bon à se poser des questions même à la fin du livre !

Bref, si vous aimez les thrillers efficaces et les ambiance à la Frankenstein ou Nobody Owens, un conseil: jetez-y un oeil ! Ou mieux, les yeux… (Oui, j’ai un humour de merde !) 

Note: j’ai écouté l’album de la chanteuse québécoise  Jorane durant ma lecture ! Pourquoi ? Parce qu’il s’appelle Vent Fou ! Et que l’ambiance correspond bien à l’Orme avec son violoncelle flippant !

 

 

 

« La maison des frères Conan » de Daniel Cario

Et voici un livre qui m’attendait bien sagement ! J’ai toujours aimé la littérature de terroir qui me fait découvrir à la fois différentes régions mais aussi des contextes historiques riches et des métiers oubliés… Alors quand en plus, l’un des personnages possède un handicap, je me suis jetée dessus !

Résumé:

« Louis-Marie et Céleste Conan ont grandi dans la forêt de Camors, en Bretagne, avec leur père sabotier. Anaïs, la mère, « épuisée de vivre comme des bêtes » dans leur hutte humide et bouleversée par la naissance de son cadet trisomique, a fui. On ne l’a plus jamais revue. Ne plus être à la marge, différent des autres… Depuis l’enfance, Louis-Marie a à coeur de concrétiser son rêve : construire sa maison. Une vraie, en pierre, avec un toit. Le jeune homme est tout à son oeuvre, à son immense chantier. Alors que son frère Céleste, adolescent à la face de lune et à la force colossale, perçoit autour d’eux les dangers d’un monde troublé, en pleine Occupation. »

Mon avis:

Une belle fresque familiale au coeur de la Bretagne

Tout commence avec drame familial: Simon Conan, sabotier de son état est à la fois impatient et angoissé pour sa femme, en plein « travail ».  Mais voilà, leur deuxième enfant naît trisomique. Et pour la mère, Anaïs, c’est une punition. Elle était persuadée d’avoir une fille et voulait l’appeler Célestine. Finalement, ce sera Céleste.

La vie suit son cours et plus les années passent et plus Anais dépérit. Et commet l’impensable: elle abandonne sa famille et surtout cet enfant « différent » qu’elle n’a jamais accepté.  Les Conan vont devoir continuer à vivre sans elle. Heureusement, le fils aîné, Louis-Marie, ne laissera personne faire du mal à son frère !

J’ai beaucoup aimé le cadre rural rude et la tendresse bourrue des personnages ! La nature a une place mystérieuse qui m’a fait penser à Jean Giono !

Entre les superstitions, les suspicions politiques et les jalousies, nos deux frères vont devoir se battre pour réaliser leur rêve: construire leur propre maison en pierre. 

Il y a le rejet de certaines personnes du village, mais aussi le soutien d’autres, en l’occurence leur institutrice, qui accueillera les deux garçons à bras ouverts. J’ai été agréablement surprise par cette femme forte, qui se bat pour l’égalité de l’enseignement ! Il y a aussi l’intolérable cruauté des enfants entre eux, qui sans le savoir, reproduisent le même schéma que leur parents. 

J’ai été émue par la Dignité Exemplaire des Conan, que ce soit le père ou les frères. Louis-Marie prend littéralement Céleste sous son aile, devenant le nouveau pilier de la famille. Car Simon vieillit, et veut que son fils ait une meilleure vie que la sienne. Louis-Marie et Céleste iront donc à l’école, mais garderont toujours l’espoir de réussir à construire leur maison. Ils se feront une amie, Madeleine, qui les soutiendra jusqu’à l’impensable. Je n’irai pas plus loin sinon je vais finir par vous spolier la fin ! Mais ce que je peux en dire c’est que cette famille m’aura fait vivre un beau voyage, dans une Bretagne méconnue, plus du côté forêt que du côté mer !

Tout ça pour dire que j’ai beaucoup aimé cette belle fresque familiale, riche en histoire et en personnages touchants. 

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Les mystères de Haven (série)

Je continue ma (re)découverte de séries fantastique avec Les Mystères de Haven. Et quelle découverte ! Bon déjà, l’histoire est inspirée d’un livre de Stephen King: Colorado Kid, qui m’intrigue pour le coup ! Je vais sûrement le lire un de ces jours !

Résumé

Au fin fond du Maine, aux Etats-Unis, Haven est une ville où les malédictions ont sévi pendant plusieurs décennies. L’agent du FBI Audrey Parker est chargée d’enquêter sur d’étranges phénomènes surnaturels qui ont refait surface récemment… Son arrivée va bouleverser sa vie et celles de ses habitants.

 

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Haven est une série qui se démarque vraiment de la SF habituelle ! Ici, pas de créatures monstrueuses, d’aliens ou autres… Et pourtant !

Audrey Parker est une jeune agent du FBI. Son patron l’envoie dans la ville de Haven, dans le Maine, pour une affaire de routine. À son arrivée, elle découvre une ville en proie à des phénomènes inexpliqués. Météo imprévisible, route qui se fissure brusquement, comportements étranges…

Elle apprend que ces « phénomènes » s’étaient produits par le passé. Avec l’aide du policier local Nathan Wuornos, et du gentil malfrat Duke Crocker, elle résoudra son enquête et s’installera à Haven pour éclaircir enfin ses origines qui sont liées à cette ville singulière.

Comme le dit son titre français, c’est vraiment le mystère qui prime ! Et je dois dire que j’ai été bluffée par les idées présentes ! Déjà la ville, elle-même ! Les paysages sont magnifiques, à la fois rustiques et sauvages, avec un petit côté western par moment ! Haven, c’est comme si Storybrooke avait rencontré X-Files ! J’ai beaucoup pensé à cette série de mon adolescence par son côté mystérieux fantastique mais aussi à cause des personnages !

Audrey Parker est une sorte de croisement entre Dana Scully et Veronica Mars ! Elle est têtue, pleine de jugeote rationnelle, mais le mystère de ses origines et les phénomènes étranges de Haven vont l’amener à croire l’incroyable.

En effet certains habitants ont des pathologies assez étranges, allant de l’insensibilité physique (c’est le cas de Nathan) à la folie meurtrière qui dérègle le climat ! Appelés les « perturbés », ces personnes de contrôlent pas ce qui leur arrivent et sont aussi fragiles qu’imprévisibles.

À travers ses enquêtes, Audrey va les aider mais aussi tenter de reconstituer son passé et même… ses autres vies !

Car, comme dans Orphan Black, l’actrice principale joue plusieurs rôles différents ! Ce qui donne une intrigue fine et une ambiance assez spéciale que j’ai trouvé très réussie ! La tension et les événements montent en flèche mais on ne tombe pas pour autant dans l’horreur ou le gore ! C’est bien plus subtil que ça !

Bien sûr on n’échappe pas à la romance entre Audrey et Nathan, qui ne retrouve sa faculté à sentir (dans tous les sens du terme) qu’auprès d’elle. Mais j’ai aussi beaucoup aimé l’amitié/rivalité entre Duke et Nathan, qui se cherchent des noises depuis l’enfance ! Ces deux-là forment un duo plutôt sympathique ! J’ai un petit faible pour Duke, j’avoue ! Et pourtant, les bad boys, c’est pas mon truc d’habitude !

Mais c’est surtout l’atmosphère très particulière de Haven qui m’a plue ! Tout est dans l’ambiance, les zones d’ombres, l’ambiguïté. Les effets spéciaux sont cool sans en faire trop, privilégiant les personnes et les épreuves qu’elles traversent. La série ne manque pas  pour autant d’humour et les personnages sont très attachants !

Une série originale et drôlement sympa ! J’aime aussi beaucoup l’esthétique du générique !

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