« Paul »de Greg Mottola (2011)

Je continue ma découverte de la filmographie de l’acteur britannique Simon Pegg, et vraiment, je suis de plus en plus fan ! Après Le dernier pub avant la fin du monde, c’est Paul, que je viens de visionner !

 Résumé:

« Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Il se cache à l’abri des regards dans une base militaire ultra secrète… Paul est à l’origine de tout ce qu’on a pu imaginer sur les extraterrestres, du merchandising aux scénarios de Rencontres du troisième type , E.T. ou encore X Files. Hélas pour lui, maintenant que le gouvernement américain lui a soutiré toutes les informations intéressantes sur la vie extraterrestre, il décide de se débarrasser de lui. Paul réussit alors à s’échapper et tombe nez à nez avec deux adolescents attardés fans de science-fiction qui sillonnent les États-Unis en camping car. »

 

Mon avis:

Oubliez le gentil E.T ! Je préfère nettement Paul

Tout commence par un Alien qui se retrouve coincé sur Terre depuis 60 ans. Il vivotait tranquillement jusqu’à ce que le gouvernement américain le recherche. Pour leur échapper, il devra faire équipe avec deux nerds rentrant de Comic Con en camping car, une jeune femme élevée par un père ultra-croyant, violent et puritain, et une vieille dame isolée que l’on croit folle. 

Entre course-poursuite dans le désert, amitié indestructible et gags en pagaille, Paul est une comédie comme je les aime: loufoque, décalée, avec de super références, X.Files et Rencontre du Troisième Type en tête ! J’ai tellement adoré Paul ! Non seulement, il parle parfaitement, mais son bagout et son ironie font un bien fou ! Il a une vraie personnalité !

Ce qui m’a agréablement surprise, c’est qu’il y a des thèmes sérieux derrière la légèreté de l’histoire: la violence parentale doublée de l’extrémisme religieux est assez flippante ! Il y a aussi la course à la notoriété avec les agents du FBI qui veulent monter en grade. Et au milieu de tout ça, deux potes fan de SF, qui se retrouvent coincés avec un Alien aussi fun que déroutant, mais dont l’amitié tiendra mordicus jusqu’au bout ! Et s’il y a un brin de romance, elle reste suffisamment mignonne pour ne pas porter préjudice au film ! 

 Bref, Paul est une petite pépite anglaise, la meilleure comédie SF depuis Evolution ! Et je pèse mes mots ! 

Défi Femmes du monde: ma PAL féministe de ce printemps

Qui dit mois de Mars, dit Journée de la Femme ! C’est pourquoi j’ai décidé de faire une PAL sur un thème qui m’inspire: Les Femmes du monde. Par « monde », j’entends le côté ethnique, culturel, social mais aussi d’autres mondes fantastiques ! Parmi les livres que j’ai choisi:

  • « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi

la condition des femmes d’Afghanistan. Je connais encore mal ce pays et ce livre a fait couler beaucoup d’encre !

  • « Les dames du lac » de Marion Zimmer Bradley:

La quête du Graal, uniquement vue par les femmes des légendes Arthuriennes ! Ça fait un bon moment que je veux lire ça ! On connait Morgane, Viviane, Guenièvre… mais Morgause n’est pas assez citée à mon goût !

  • « Tous ces silences entre nous » de Thrity Umrigar,

Les femmes indiennes dans le Bombay d’aujourd’hui. L’Inde est l’un des pays qui me fascine le plus! C’est donc un passage obligé ! Merci Persephone pour la découverte !

  • Moloka’i : la prisonnière du paradis d’Alan Brennert.

Cette fois-ci, nous partons pour Hawaï avec une histoire aussi exotique que mystérieuse !

Certes, ce n’est pas une histoire écrite, mais sa galerie de portrait va bien au delà des mots…

« Le Fabuleux destin d’une vache… » (David Safier)

Aujourd’hui, je vous propose une petite lecture aussi drôle qu’originale ! Après « Jésus m’aime » et « Sors de ce corps, William », voici le titre le plus long de David Safier: Le Fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché »

Résumé:

« Lolle, qui n’est plus un veau depuis un moment mais encore trop jeune pour être une peau de vache, surprend Champion, taureau de son cœur, en pleine saillie avec cette garce de Susi. Son cœur et ses trois estomacs en sont retournés. Et tout va naturellement de mal en pis, puisque le fermier a décidé de vendre le troupeau à l’abattoir pour en faire du steak. Lolle a un cœur tendre, mais elle n’a pas vraiment envie de vérifier qu’il en est de même de sa bavette.
Elle décide donc, avec ses joyeux comparses, de s’échapper vers l’Inde, où les vaches, paraît-il, sont sacrées… »

Mon avis:

Les livres de David Safier devraient être prescrits comme antidépresseurs ! De loin le plus drôle que j’ai lu jusqu’à maintenant ! L’histoire est farfelue, originale, sans jamais être bêtifiante. 

Lolle est une vache aussi tendre que romantique. Elle est amoureuse du fougueux Champion, un taureau bien bâti mais un peu trop obsédé. Alors, lorsqu’elle le surprend avec sa grande rivale Susi, c’est la catastrophe ! 

Pire, leur fermier, alcoolique et dépressif, veut vendre la ferme et les abattre tous, pour une sombre affaire de sous. Mais un visiteur inattendu va changer le destin. Il lui apprend qu’il existe un lieu où les hommes ne mangent pas les vaches: l’Inde ! Se sauvant in extremis avec ses deux meilleures amies…et sa rivale, Lolle décide de s’y rendre !

Alors commence un voyage rocambolesque, plein de surprises et de découvertes stupéfiantes pour notre groupe bovin: le monde ne se réduit pas à leur ferme ! Ce que j’ai adoré, c’est que les vaches ont aussi leur propre « religion » avec une histoire plutôt élaborée ! 

L’héroïne est déjà attachante en soi, mais ses camarades également !

Comme Hilde, la cinglante meilleure amie de Lolle, ou Petit Radis, qui parait naïve mais cache bien des ressources ! Et enfin Champion, le « mâle » un peu bêta, mais toujours d’attaque quand il faut foncer dans le tas. Leur aventure est une véritable quête initiatique, chaque vache (et taureau) trouvant, l’un(e) après l’autre, ce qui leur manquait.

L’écriture est géniale ! Pas une fois, je ne me suis ennuyée ! J’ai même gloussé à plusieurs reprises durant ma lecture ! Lolle mérite vraiment bien son nom ! Je verrais totalement ce livre adapté en dessin animé à la Pixar ou Cartoon Network ! Les événements sont aussi loufoques qu’improbables, et pourtant tout s’imbrique parfaitement ! J’ai passé un très bon moment !

« Le fabuleux destin d’une vache… » est un roman frais, inventif, que je recommande absolu-meuh ! Surtout, si vous n’avez pas le moral !

« Le dernier pub avant la fin du monde » d’Edgar Wright

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique ciné d’un film qui m’a totalement emballée! Ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant rigolé ! Comme vous le remarquez, je n’ai pas mis la bande-annonce, mais c’est pour ne pas gâcher la surprise de l’intrigue !

Résumé:

« L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde).

Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. Il souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc ainsi Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi.

Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. Mais les événements vont prendre une tournure inattendue. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Voilà un film totalement barré comme je les aime.

Ça commence comme une comédie classique: cinq potes de lycée qui se retrouvent pour terminer leur dernier pari alcoolisé de leurs jeunes années. Sauf que les ados insouciants sont devenus des adultes blasés et amers. Seul Gary, le héro du film, s’accroche mordicus à ce pari idiot de tournée de pub. L’amitié est toujours là, mais cabossée par les rancoeurs et les déceptions. 

Ce pari, c’est un retour aux sources, une mise au point entre potes mais aussi une bonne dose de rigolade ! Et au fil du film, les événement prennent une tournure de plus en plus frapadingue ! C’est drôle, c’est déjanté, ça part en sucette, ça s’engueule et se pardonne.

Je ne spolierai pas l’intrigue du film. Tout ce que je peux en dire, c’est que j’ai adoré Simon Peg, que j’avais découvert dans la nouvelle version de Star Trek ! Le personnage de Gary King est très beau, à la fois  drôle, immature, déjanté, colérique et surtout bien plus triste qu’il ne paraît ! J’ai été très touchée par son évolution !

Il partage l’affiche avec le fringuant Martin Freeman, toujours aussi classe dans son humour ! Il est dans un rôle d’un agent immobilier blasé, un peu sage à mon gout mais tout aussi touchant. Belle découverte aussi, Nick Frost, dans le rôle de l’ami déçu qui tente vaille que vaille d’ouvrir les yeux de son pote. Andy est un homme attachant et plein de maladresse. 

Enfin parmi les rôles féminin on retrouve la belle Rosamund Pike, que j’avais bien aimé dans « Orgueil et Préjugés ». Et je dois dire que son rôle est au final, plutôt bad-ass ! Ça fait du bien de la voir dans ce registre ! J’aime de plus en plus cette actrice ! Je suis très tentée par Gone Girl !

Bref, Le dernier pub est une excellente surprise ! Je ne m’attendais pas à une histoire de ce genre et vraiment, si vous aimez le déjanté anglais, foncez sur ce film…mais sans avoir vu la bande-annonce !