La plus belle histoire du monde

Aujourd’hui un chronique d’un livre qui n’était pas prévu dans ma PAL mais qui s’est avéré passionnant !

Résumé:

« Comment l’univers at-il commencé? Comment la terre at-il évolué? Comment la vie at-elle commencé? Que réserve l’avenir? Trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – réfléchir à ces questions et offrent des réponses éclairantes. »

Mon avis:

Découvert un peu par hasard, c’est avec surprise et fascination que j’ai découvert ce livre. Du Big Bang aux premiers hommes, des étoiles à la religion de la Genèse à Darwin… Un pont rare entre science et spiritualité qui est structuré comme une pièce en trois actes.

Ça nous remet à notre place de petite « poussière d’Étoile » tout en évitant tout jargon scientifique ou sectaire. Car la science et la religion ont un point commun: l’Émerveillement face au monde. Et ce livre m’a fait voyager dans l’espace, de cellule en cellule, du plus grand au plus petit.

Dans ce relativement bref mais puissant livre, trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – discutent de certaines des questions fondamentales qui ont obsédé l’humanité à travers les âges. Jusqu’à présent, la plupart de ces questions ont été abordées par la religion et la philosophie. Mais la science a atteint un point où, elle aussi, peut exprimer une opinion.

Un livre rare et insolite, qui change de mes lectures habituelles  !

Barbarella (1968)

Barbarella est un film franco-italien de science-fiction réalisé par Roger Vadim et sorti en 1968. Il est adapté de la bande dessinée éponyme de Jean-Claude Forest.

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Résumé:

« En l’an 4000, l’astronaute Barbarella, alors en vacances, se voit confier par le président de la Terre une mission spéciale. Elle doit retrouver Durand-Durand, un savant disparu il y a quelques années, inventeur de l’arme absolue, qu’il veut vendre à une planète ennemie. »

 

Mon avis:

Un petit bijou kitsh aussi érotique que délirant ! Jane Fonda est sublime de sensualité très Brigitte Bardot dans les poses, le côté prétentieux en moins. Visuellement, c’est plutôt bien fait pour l’époque, notament la scène en apesanteur du début !

En l’an 40 000, le monde vit maintenant dans une ère peace and love où les armes sont devenues obsolètes et où les gens font l’amour en absorbant des pilules. L’aventurière Barbarella est envoyée en mission par le président de la Terre pour tenter de retrouver le savant Durand Durand, inventeur d’une arme destructrice, le Positron. L’homme a disparu aux environs de la planète Lithion, quelques années auparavant. Mais son appareil se crashe…

Alors oui, côté scénario et notament l’image de femme-objet pourrait faire grincer des dents. Mais non, je l’ai trouvé loin d’être dénigrant pour les femmes !

Il y a aussi les scènes coquines qui sont… assez comiques il faut le dire ! J’ai aussi aimé la Reine Noire de la planète, incarnée par la vénéneuse Anita Pallenberg ! La libération sexuelle est très présente. La « salle aux fantasmes » notamment, est très dérangeante (Christian Grey peut se rhabiller !)

Notre aventurière sexy va faire de drôles de rencontres sur la planète Lithion: des enfants tortionnaires avec des poupées tueuses, un baroudeur obsédé sexuel qui a fuit une ville trop fade, un rebelle maladroit et sa salle de machines qui buggue tout le temps et… des perruches tueuses façon Hitchcock !

Ce film parodie autant les films de science-fiction, que d’espionnage ou les peplum: monstres gluants, un ange magnifique mais aveugle, un « méchant » qui veut faire joujou avec son Positron atomiseur.

Mais surtout, une héroïne qui n’hésite pas à user de ses charmes comme James Bond et vit pleinement et gaiement sa sexualité ! Le jeu des acteurs est très second degré, ce que j’ai beaucoup aprécié ! J’ai ri à plusieurs reprises !

Un petit OVNI du cinéma où la science-fiction ne se prend pas au sérieux ! 

Le salaire de la peur (George Arnaud)

Aujourd’hui, un livre que j’hésitais à lire depuis longtemps: relique de la bibliothèque familiale, il fait partie de ces ouvrages que je « croise » sans oser les lire. Et puis, suite à une chronique de Plius, j’ai tenté l’expérience…

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Résumé:

« Las Piedras, port d’échouage. Ils sont des centaines, venus d’on ne sait où, oublier sous les tropiques l’impasse de leur existence. Pour une poignée de dollars, ces sans-grade sont prêts à tout. Prêts à affronter des kilomètres de piste impraticables, au volant d’un camion délabré, pour convoyer de la nitroglycérine. Au moindre écart, au moindre choc, c’est la mort. Une épopée de l’angoisse pure… »

Mon avis:

Suffoquant. C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit à la fin de ma lecture. Des hommes blasés, las, sarcastiques. Des hommes qui en ont tellement bavé dans leur vie qu’un risque de plus ou de moins ne fait guère de différence. Et quel risque: transporter de la nitroglycérine dans un camion pas aux normes pour une haute somme d’argent.

Tout un groupe se masse pour tenter sa chance: l’étranger qui veut un visa pour s’installer, le vagabond, las de sa vie de misère, le business man toujours prêt pour prendre l’argent où il se présente. Mais ce n’est pas n’importe quel chargement. C’est une bombe qui peut exploser au moindre cahot… Seuls quatre personnes seront engagées pour deux camions chargés à bloc.

Première épreuve: conduire le camion d’une manière suffisamment lente et calme pour éviter le moindre choc. Ensuite, oublier les incompatibilités de caractère: Ce boulot, on l’a choisi, on l’assume, on va jusqu’au bout. Et surtout: contrôler la Peur qui accable et pèse, qui peut rendre fou et accompagne chaque conducteur.

Ce n’est pas du tout mon genre de lecture habituelle. Je ne peux même pas dire que j’ai aimé ce livre. Mais je ne pouvais plus m’arrêter de lire. Comme si j’étais moi-même passagère. J’ai frissonné, sursauté, je voulais savoir comment ça allait finir !

Un roman âpre, noir, poisseux. J’en suis ressortie sonnée et impressionnée de lire jusqu’où les hommes sont prêts à aller pour de l’argent. C’est effarant !