Artiste du jour : Alfons Mucha

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un artiste que j’admire depuis des années ! Un peut d’Art et de Beauté dans ce monde ! Ses affiches sont connues dans le monde entier et j’adore les couleurs chaleureuses qu’il utilise !

800px-Alfons_Mucha_1901

Alfons Maria Mucha, né à Ivančice (ville de Moravie qui faisait alors partie de l‘Empire d’Autriche, aujourd’hui se trouve en République tchèque) le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939 (à 78 ans), est un affichiste, un illustrateur, un graphiste, un peintre, architecte d’intérieur et décorateur tchèque, fer-de-lance du style Art nouveau.

Il est le deuxième enfant dOndrej Mucha, huissier de justice. Son aptitude au chant lui permet de poursuivre son éducation dans la capitale morave, Brno où il obtient une place dans une chorale de l’église Saint-Pierre.

À l’occasion d’un voyage, il rencontre le dernier représentant de la peinture sacrale baroque, le vieux maître Umlauf, dont les fresques que l’on pouvait voir dans l’église d’Usti et surtout dans l’église Saint-Ignace de Prague ont profondément marqué Mucha.

En 1875, il revient dans sa ville natale où son père lui trouve un emploi de greffier au tribunal mais, trois ans plus tard, Alfons Mucha pose sa candidature pour entrer à l‘Académie des beaux-arts de Prague. Sa demande est rejetée avec la recommandation : « Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. »

Après avoir réalisé quelques travaux décoratifs en Moravie (essentiellement des décors de théâtre), il émigre en 1879 à Vienne afin de travailler pour la plus grande entreprise de décors de théâtre de la ville, Kautsky-Brioschi-Burghardt, tout en continuant sa formation artistique au cours de laquelle il fut l’élève de Hans Makart. Il se rend à Mikulov où il gagne sa vie comme portraitiste.

Il y rencontre le comte Khuen Belasi, plus gros propriétaire de la région, qui lui passe une commande pour la décoration de son château à Emmahof. En 1881 le Ringtheater, le meilleur client de son employeur, brûle dans un incendie où 500 personnes trouvent la mort. Mucha, en sa qualité de plus jeune employé, est congédié. Il revient en Moravie et réalise des décorations et des portraits en indépendant. Mucha travaille alors pour Egon Khuen-Belasi, frère du comte Karl, à la décoration du château de Candegg situé dans les Dolomites. En 1885, parrainé et financé par E. Khuen-Belasi, il commence ses études à l’Académie de Munich ; il compte parmi ses professeurs Von Herterich et Lofftzen.

800px-Alfons_Mucha_-_1897_-_Bières_de_la_Meuse

Mucha se rend ensuite à Paris en 1887 pour continuer ses études au sein de l’Académie Julian et de l’Académie Colarossi, tout en produisant une revue, en réalisant des affiches publicitaires et en illustrant des livres, des catalogues ou des calendriers. « Pour un graphiste habile, il n’était pas trop difficile à s’employer dans un Paris à l’activité commerciale stimulée par une nouvelle Exposition Universelle — celle de 1889 ». En 1888, il quitte l’Académie Julian et devient étudiant à l’Académie Colarossi. L’année suivante, le parrainage du comte prend fin. Il quitte l’Académie Colarossi et cherche du travail comme illustrateur. Les qualités techniques et artistiques de Mucha finissent par être reconnues et il est embauché par la première grande maison d’édition parisienne Armand Colin.

Savonnerie_de_bagnolet_Alfons_Mucha

Il commence à illustrer un magazine de théâtre, dans lequel paraît son premier dessin de Sarah Bernhardt en Cléopâtre. Peu après son arrivée à Paris, conseillé par son camarade de l’Académie Colarossi, Wladyslaw Slewinski, Mucha s’installe de 1890 à 1893 au-dessus d’un petit restaurant (on disait « une crèmerie ») situé rue de la Grande-Chaumière à côté de l’académie. Avec Slewinki, Mucha décore la façade de ce petit restaurant tenu alors par une certaine Charlotte Caron. Cette décoration est aujourd’hui disparue.

sarah-bernhardt-1896.jpg!Large

Seul artiste disponible chez son imprimeur quand Sarah Bernhardt le sollicite lepour réaliser l’affiche publicitaire de Gismonda, la pièce qu’elle doit jouer au Théâtre de la Renaissance, Mucha relève le défi et dès le matin du , Paris se couvre de grandes affiches qui ont un si vif succès que des amateurs n’hésitent pas à les découper. Après cette réussite Sarah Bernhardt l’engage pour un contrat de 6 ans. Musha impose alors son style avec des affiches pour le théâtre, notamment Lorenzaccio, La Dame au camélia et Hamlet ou encore Médée.(voir images ci-dessous)

mucha_01

Le « style Mucha » est né. En 1899, le gouvernement autrichien lui propose de concevoirla décoration intérieure du pavillon de Bosnie-Herzégovie, qui deviendra en 1900 une partie de l’Exposition universelle de Paris.

Et le succès est tel qu’il reçoit la médaille d’argent !

il est également fait chevalier de la Légion d’honneur. L’année suivante, Mucha conçoit la bijouterie Fouquet au 6, de la rue Royale (la boutique fut démontée en 1923 et est aujourd’hui présentée reconstituée au musée Carnavalet).Dès ses débuts à Paris, Mucha photographie ses modèles. Il se constitue ainsi un important catalogue qu’il utilise ensuite pour réaliser ses illustrations. Ce travail sur photo explique la ressemblance de certains de ses dessins bien qu’ils aient été réalisés à plusieurs années d’intervalle. Son catalogue photographique constitue par ailleurs un intéressant témoignage sur les femmes de son époque ! Mucha commence à travailler sur le projet de décoration de la joaillerie Fouquet, un des joyaux de la décoration intérieure de style Art nouveau.

1024px-MuchaFouquet3-1

Puis, après son mariage avec Maruska Chytilova en 1906, il part 3 ans aux États unis où il essaie de gagner sa vie en tant que portraitiste. Mais, s’il est bien accueilli, le pays adhère beaucoup moins à son art. Il se tournera à nouveau vers l’affiche et l’illustration pour reconstituer ses fonds dépensés rapidement pour financer son installation aux États-Unis, mais aussi perdus à « aider » financièrement certains « amis » dans le besoin. Il réalisera aussi la décoration du théâtre germanique de New York (disparu).

C’est sur sa proposition que le Comité des Slaves fut créé à New York.

260px-Portrait_of_Charles_Richard_Crane

Mais plutôt que de retourner à Paris, il choisit de renouer avec son pays d’origine par sa rencontre avec Charles R. Crane, un riche homme d’affaire, qui lui donnera les fonds nécessaires à son ultime grand projet

Sa dernière oeuvre sera se composée de 20 peintures qui célèbrent plus de 1 000 ans d’histoire du peuple slave. son nom: Slave Epic. Terminée au printemps 1928, ces peintures seront cachées des  fascistes.

800px-Vitrail_Mucha_-_Cathédrale_Saint_Guy_-_Prague

Il décore le Théâtre national, la Maison municipale, la cathédrale Saint-Guy, ainsi que d’autres monuments de la ville.

Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance après la Première Guerre mondiale, il conçoit les nouveaux timbres-poste (dont la première émission du Château de Prague), billets de banque et autres documents officiels pour la nouvelle nation.

En 1938, Mucha contracte une pneumonie, sa santé se détériore.

Le 15 mars 1939, les troupes allemandes font leur entrée dans Prague. En tant que personnalité Tchèque, dévoué à sa nation et défenseur de l’identité Slave, il est rapidement arrêté et interrogé par la Gestapo qui s’intéresse également à lui du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie. Relâché pour cause de santé fragile, il meurt des suites de sa pneumonie quelque temps après, à Prague, le , à l’âge de 78 ans. Son corps est jeté à la fosse commune. Une plaque commémorative lui est dédiée au cimetière des Grands Hommes de Prague.

Son fils, Jiří Mucha, un auteur qui a beaucoup écrit sur son père, a souvent attiré l’attention sur son travail.

De nos jours Mucha est  toujours une souce d’inspiration ! Il suffit d’aller sur déviantArt pour voir à quel point les fans sont toujours nombreux ! Voici une sélection de mes préférés: Star Wars, Dr Who, Miss Fisher et même.. la dernière licorne !!!

07d4afeeb5380a8d4502fc433433a22a

863fd713b0e279c1ac718759601983d8

212f65172d37bb4629f11835e581bee4

f4c68218645a8bba3079b8c44dd0c5b8

Un artiste incarnant toute une époque, qui prônait un art libre et sublimait les femmes dans ses portraits !

Les femmes en 8 livres

Hello à tous ! Cette année, pour la journée internationnale du Droits des femmes, je vous concocte une Pal spéciale ! 

  • Une saga à finir : Les Amazones, dernier tome de la saga des « mille femmes blanches » de Jim Fergus ! J’avais adoré les deux premiers livres ! L’histoire de l’amérique vue à travers les femmes !

« Elles étaient mille femmes blanches, troquées jadis par le chef Little Wolf contre autant de chevaux. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre l’État américain, accapareur de terres et massacreur d’une culture séculaire. Cette tribu fantôme d’amazones, guerrières indomptables, insoumises et rebelles, va passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération… »

 

  • Un livre instructif : Sans hésiter, Le grand mystère des règles de Taous Merakchi, alias Jack Parker. C’est bien simple, j’ai envie de lire ce livre depuis sa sortie ! Je suis sûre que cette lecture a beaucoup à m’apporter !

« Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ? Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet. Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique. Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions. Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescentes, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leur corps. Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher. Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques, et c’est tout l’objet de ce livre. »

  • Un livre « artistique » : L’aquarelliste de Béatrice Masini, parce que j’ai d’abord flashé sur la couverture et que le résumé s’annonce prometteur !

« Début du XIXe siècle, la Lombardie est sous domination autrichienne. Bianca, jeune peintre surdouée, fait ses premiers pas vers l’indépendance. À l’invitation de don Titta, un influent poète féru d’horticulture, elle entame la réalisation d’un catalogue illustré sur la flore, d’une richesse exceptionnelle, du domaine de Brusuglio. N’appartenant ni à la classe des maîtres ni à la domesticité, Bianca devient l’observatrice privilégiée de la demeure et commence à déceler des secrets. Elle se prend d’affection pour Pia, une jeune servante vive à qui elle souhaite communiquer un souffle de liberté. Ces quelques années à l’aube du Printemps des peuples vont mettre sa naïveté et sa droiture à l’épreuve de la complexité du monde. Un apprentissage majeur dans sa vie de femme et d’aquarelliste.

  • Un livre dépaysant: je suis très tentée par « Noces Indiennes » de Sharon Mass ! L’Inde et ses coutumes me fascinent depuis des années et je n’ai pas lu beaucoup sur le sujet !

Sur le thème des mariages contrariés ou imposés, trois destins rebelles, celui de Savitri fille d’un cuisinier de Madras amoureuse du fils du maître, celui de Nat l’orphelin et de Saroj, la Guyanaise, révoltée contre un père tyrannique se rejoignent pour tisser une vaste épopée.

 

 

 

  • Un témoignage : « Les corps abstinents » dEmmanuelle Richard. Là aussi un gros sujet incompris ! Quelle place à l’abstinence au sein de notre société où le sexe est devenu normalisé, catalogué et sur-analysé ? Ce livre m’intrigue !

Qui sont ces corps abstinents ? Intriguée par ce sujet tabou et opaque, abstinente elle-même pendant cinq ans, l’écrivaine Emmanuelle Richard a recueilli l’intimité de ces sexualités non partagées. Près de quarante personnes se confient, loin des stéréotypes et des idées approximatives, tissant peu à peu un récit polyphonique empreint de délicatesse. Par-delà la mélancolie, sans amertume ni ostentation, s’élève une parole forte sur l’absence du toucher où se laisse entendre l’universelle quête du sens. 

 

  • Un classique féminin :« Anne et la maison aux Pignons Verts » de Lucy Maud Mongomery. Et si j’accroche, je tente la série Netflix !

« Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l’orphelin qui doit les aider, sa sœur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c’est une petite rouquine aux yeux pétillants qui se présente… N’ayant pas le cœur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l’emmène dans leur maison aux pignons verts. Vive et pleine d’esprit, Anne parvient bien vite à conquérir Marilla et Matthew grâce à son imagination débordante, sa détermination et sa débrouillardise. Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d’Avonlea d’imaginer une existence sans elle. L’arrivée d’Anne a changé leur vie… »

  • Un livre « bucolique »: « Les Lendemains » de Mélissa Da Costa. Une femme qui se reconstruit grâce au contact de la nature? Ce roman me semble parfait pour le printemps, non?

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

  • Une femme que j’admire : « Les tribulations d’une chamane à Paris » de Corine Sombrun. Parce que le chamanisme a été complètement démystifié grâce à cette femme. Et que son parcours de vie me passionne de plus en plus !

 « Après trois ans d’initiation en Mongolie, Corine Sombrun poursuit son apprentissage des rituels chamaniques à Paris. Provoquant tout d’abord l’incrédulité de ses proches, avant de se voir assaillie de demandes en tous genres. Déstabilisée, elle s’interroge sur la nature de ses nouvelles facultés et sur ses responsabilités face à des espoirs parfois démesurés. » Ils sont passionnants et libérateurs, ces allers-retours d’une fille comme nous entre la magie et le quotidien, Pigalle et la Mongolie, la solitude et l’amour, entre la spiritualité et… « Ma chamane bien-aimée ». « 

Et vous? Que voulez-vous lire en ce début de printemps ? 

« Que ma joie demeure » de Jean Giono

Je continue ma (re)découverte de l’oeuvre de Jean Giono avec un livre qui m’intriguait depuis bien longtemps ! 

Résumé:

Sur le rude plateau provençal de Grémone, quelques hommes peinent tristement sur leurs terres, chacun de leur côté. Ils comprendront le message de joie et d’espérance que leur apporte le sage Bobi, vagabond au coeur généreux, et, malgré les difficultés de l’existence, la joie renaîtra sur le plateau.
Que ma joie demeure est un hymne à la vie, un chant merveilleux en l’honneur de la nature, des hommes et des animaux.

Mon avis :

Déroutant. C’est le premier mot qui me vient après cette lecture ! De prime abord, j’ai eu l’impression de lire une sorte de conte pastoral ! Nous faisons la connaissance de Jourdain, un paysan solide et travailleur, qui aime sa terre et ses paysages. Mais le dur labeur des champs ne donne guère de place à la rêverie. Et pourtant…

Il va faire la connaissance d’un bien étrange personnage: Bobi, un homme aussi fantasque que mystérieux. Qui est-il?  Un vagabond? Un poète fou? Un vieux sage? Toujours est-il qu’il va marquer durablement le village de Grémone

J’ai, en effet, senti une grande séparation entre les hommes et la terre. D’un côté, le monde sauvage; beau, lumineux, parfois tourmenté,  insaisissable; de l’autre, des homme fatigués, tellement habitués à travailler sans relâche, qu’ils en ont oublié de vivre dans la Joie. Bobi est l’élément révélateur de ce malaise.

L’écriture est l’une des plus étranges que j’ai jamais lue ! Les descriptions de la nature sont de véritables tableaux ! Et en contre-partie, les dialogues et la construction du récit sont totalement déstructurés, au point que j’en ai eu du mal à suivre l’histoire ! Ce fut donc une lecture inconfortable. Pourtant je n’ai pas lâché le bouquin ! C’était plus fort que moi ! 

Ce livre pose un questionnement intéressant sur la place que « devrait » occuper l’homme au sein de la Nature. Mais aussi sur la Pauvreté, non pas matérielle mais émotionnelle. Les relations entre les gens du village sont assez équivoques sur ce sujet. Les dialogues sont dépouillés, d’ordre pratique. Et puis Bobi débarque avec sa poésie foutraque et tout est chamboulé.

 Qu’est-ce que la Joie apprès tout ? Est-ce une explosion de sentiments? Aimer un homme, une femme, un animal ? Ou alors est-ce mettre en collier des petits plaisirs ?  

En tout cas, Giono nous lègue là son livre le plus singulier. Plus qu’un livre, une expérience littéraire !

« La prophétie des Andes » de James Redfield

Et c’est reparti pour une nouvelle chronique littéraire ! Depuis quelques mois, mes envies de lectures se font plus espacée. Et en ce moment, j’essaie de combiner la juste mesure entre les lectures légères et les plus sérieuses.  Ça faisait des années que j’entendais parler des livres de James Redfield mais ça me paraissait trop farfelu et mystique pour m’y intéresser vraiment. Et puis finalement, la curiosité a été la plus forte !

Résumé:

À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment ! Et c’était indéniablement le cas ici !

De prime abord, ça ressemble à un roman d’aventure ésotérique « classique ». Un jeune homme passionné d’histoire et de psychologie, découvre l’existence d’un manuscrit qui annonce une grande Prophétie sur l’Évolution humaine. Mais ce papier risque de disloquer la société actuelle, notamment au niveau spirituel.

Commence alors une espèce de course-poursuite avec le gouvernement du Pérou, bien décidé à récupérer le manuscrit et le détruire ! En parallèle, notre héro va vivre un « éveil spirituel » qui va l’aider à mieux comprendre sa vie et ses choix.

J’ai beaucoup aimé le message de ce roman, qui m’a paru…étrangement visionnaire, en fait ! En effet, le thème principal de l’histoire, c’est l’éveil des consciences ! Et plus particulièrement, la lutte entre la conscience collective et individuelle ! C’est une des manies les plus flagrante chez l’humain: il veut tout classer, cloisonner, étiqueter. Et quand deux éléments semblent trop opposé, ça se clash !

Religion contre sciences, Athéisme contre spiritualité, féminin contre masculin, enfant contre adulte, ect… Tout est mis dans un shaker pour nous proposer une vision plus globale de notre monde et de l’humanité. Ce message fort m’a beaucoup parlé !

Hélas ! Autant les passages psycho-ésotériques sont passionnants, autant la trame « romancière » du bouquin est fade au possible ! Les descriptions sont plates, parfois déroutantes, voire carrément d’une niaiserie insupportable ! L’écriture change radicalement quand on passe de l’un à l’autre, ce qui m’a fait lever les yeux aux ciel plus d’une fois ! Surtout dans les descriptions de l’Amour ! Genre: « Soudain, il la trouva magnifique ». Genre, ça lui prend comme une envie de pisser quoi ! 

Alors que l’histoire a de très bons arguments: des décors exotiques, des personnages attachants dans leur cheminement, une belle réflexion sur notre avenir… Je ne peux pas lui enlever cette qualité: il fait réfléchir ! Mais je n’ai pas pu m’empêchée d’être frustrée arrivée à la dernière page ! D’autant que c’est un premier tome !

Un livre unique en son genre, qu’à mon avis, soit on aime, soit on déteste !

 

« L’Ascension » de Ludovic Bernard

Hello à tous ! Aujourd’hui, je devais regarder un film romantique pour mon challenge de films… mais rien ne me convenais vraiment. Et puis finalement, j’ai opté pour un film adapté d‘une histoire vraie !

Résumé:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Mon avis:

Une histoire digne d’un conte de Noël ! Ça fait tellement de bien de voir des parcours inspirants comme ça ! On dira ce que l’on veut, mais pour moi, ce film devrait faire partie des classiques à voir !

Samy Diakhaté est un jeune d’origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s’en sortir. Depuis le collège, il est amoureux de Nadia, employée du supermarché du quartier, d’origine maghrébine. Samy est un jeune homme gentil, d’une timidité adorable avec Nadia. Mais celle-ci reste sur la défensive, ce qui m’a d’abord un peu agacée, même si je comprends son point de vue.

Et voilà que sur une boutade, Samy fait un pari insensé: gravir l’Everest, le Toit du Monde ! Lui qui peine rien qu’à trouvé un boulot ! Sans avoir ni expérience de l’alpinisme ni même entraînement physique, il se jette dans l’aventure avec la ferme intention de prouver à sa belle qu’il n’est pas un tocard ! Le choc de la réalité du défi est rude. Mais il en faut plus pour le décourager.

Ce film est à la fois une leçon de courage et une jolie histoire d’amour. 

Pour Samy, son apprentissage est très dur mais aussi très intéressant. Il apprend l’endurance physique, l’importance de chaque souffle, l’instant présent perpétuel, indispensable à la survie. L’économie des mots, le poids du matériel. Le froid, la soif, le manque d’oxygène … Il découvre aussi une autre forme de solidarité, et les habitants du Népal, capables de porter des poids inimaginables !

Enfin, au milieu de tout ça, il s’accroche à son amour pour Nadia, qui lui donne la force d’avancer jusqu’au bout.

En parallèle, Nadia, en suivant les aventures de Samy, évolue, elle aussi. Elle doit affronter la colère de la mère de ce dernier, terrifiée de savoir son fils dans une épopée aussi dangereuse. Elle découvre aussi la solidarité de tout le quartier, ainsi que la radio locale !

 J’ai pu découvrir une autre facette d’Ahmed Sylla, dont je connais quelques sketchs. Ici, il nous offre ici une prestation touchante, sans être larmoyante. Son jeu sobre m’a beaucoup plu ! Un talent à suivre donc ! Quant à Nadia, elle prend les traits d’Alice Belaïdi, que je ne connaissais pas du tout, par contre ! Et là aussi, pas de trémolo, un jeu tout en douceur. J’ai bien aimé ce couple, bien qu’on le voie peu à l’écran ! Les paysages sont magnifiques, et la musique, parfaite. 

Un film inspirant, drôle et positif, qui change des romances guimauve et des films à Père Noël ! J’ai beaucoup aimé !

Vincent Van Gogh

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai eu envie de rendre hommage à un artiste que j’admire depuis des années.  J’ai toujours été fascinée par ses toiles et sa vie rude.

Vincent van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, près de la ville de Breda, aux Pays-Bas. Il grandit au sein d’une famille de l’ancienne bourgeoisie. Le père de Vincent, Théodore, est pasteur, et plusieurs de ses oncles sont marchands d’art à Bruxelles. Théodore et sa femme Anna Cornelia auront six enfants, dont l’un, Théodore (dit Théo, 1857-1891), jouera un rôle essentiel dans la vie du peintre.

Vincent sera d’abord scolarisé à l’école de son village, puis en internat, à Zevenbergen et enfin au collège Guillaume II de Tilburg à partir de 1866. Il quitte ce collège en 1868 pour revenir chez ses parents. Le caractère instable, mais doué pour le dessin du jeune homme incite ses parents à le placer en apprentissage à La Haye chez Goupil & Cie, filiale de l’entreprise parisienne, qui commercialise des dessins et reproductions artistiques. A la fin de son apprentissage, qui se déroule bien, Vincent van Gogh est embauché dans l’entreprise.

Il tentera de faire carrière à La Haye dans les filiales à Bruxelles, Londres et Paris. Après 5 années, il commence à avoir du dégoût pour le commerce de l’art et est congédié. S’isolant de plus en plus, il se tournera alors vers la religion.

De retour en Angleterre il est employé comme professeur suppléant dans un internat puis comme assistant dans une église méthodiste. Aux Pays-bas, il travaille dans une librairie, étudie la théologie, mais échoue aux examens. Il devient alors prédicateur et s’engage aux côté de mineurs de charbon du Borinage, près de Mons, en Belgique.

On découvre alors un homme engagé et fougueux, solidaire des ouvriers, se logeant aussi pauvrement qu’eux, descendant dans la mine et sauvant même un mineur à l’occasion d’un coup de grisou. Son comportement rebelle, plus proche d’un résistant politique qu’un membre du Clergé,  lui attire les foudres de l’Église et il devra renoncer à sa mission.

Son retour au domicile familial en 1879-80 lui donnera un période de dépression telle, qu’elle conduira à un conflit entre Vincent van Gogh et son père.

Durant les années écoulée, Vincent van Gogh a beaucoup dessiné sans avoir de véritable formation. Ce n’est qu’en 1880, qu’il s’inscrit à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles. Il travaille aussi dans l’atelier du peintre Anthon van Rappard (1859-1892).

Après un séjour de plusieurs mois chez ses parents fin 1881, il s’installe à La Haye où il reçoit les leçons du peintre Anton Mauve (1838-1888), son cousin par alliance: étude de la perspective et peinture à l’aquarelle d’abord, puis peinture à l’huile. Vincent van Gogh travaille, lit, apprend beaucoup à La Haye. Il envoie ses tableaux et ses dessins à son frère Théo qui travaille désormais à Paris pour Goupil & Cie et verse une pension à son frère. Mais Théo ne trouve pas le travail de Vincent assez abouti et celui-ci détruit de nombreuses créations.

De septembre à décembre 1883, Van Gogh vit seul à Drenthe, dans le nord des Pays-Bas. Il se consacre totalement à sa peinture qui est axée sur des scènes paysannes ou artisanales (tissage), des portraits de paysans et des paysages. Il rejoint ensuite ses parents qui vivent désormais à Nuenen. Il dispose d’un petit atelier où il poursuit son travail dans la même veine qu’à Drenthe. C’est la période sombre de Van Gogh, se caractérisant par une palette réduite ignorant totalement les couleurs vives. Mais, avec la maîtrise du dessin et le regard unique porté sur le monde, le grand artiste apparaît à cette époque. Évidemment, des influences conduisent le peintre vers cette peinture réaliste et pessimiste. C’est à cette époque que Van Gogh réalise un tableau désormais célèbre, Les mangeurs de pommes de terre.

Au cours de son séjour chez ses parents, Vincent s’éprend d’une voisine, Margot Begemann, qui tente de se suicider. Son père meurt en mars 1885 d’une crise cardiaque. Ces évènements tragiques l’amènent à repartir. Il séjourne quelques mois à Anvers fin 1885-début 1886, puis décide de rejoindre son frère Théo à Paris.

Théo, qui gère désormais à Montmartre la galerie Boussod, Valadon & Cie, loue un appartement à Montmartre où il accueille son frère. C’est par son intermédiaire que Vincent va  rencontrer de nombreux artistes, impressionnistes ou non. Parmi eux, citons Camille Pissarro, Georges Seurat, Henri Rousseau, Paul Cézanne. Les impressionnistes organisent en 1886 leur huitième et dernière exposition.

En 1886-87, van Gogh étudie à l’école de peinture de Fernand Cormon (1845-1924), professeur à l’École de Beaux-arts de Paris et qui avait créé une école privée appelée Atelier Cormon. Il y rencontre Émile Bernard et Henri de Toulouse-Lautrec qui lui fait découvrir la vie nocturne de Montmartre. Il entame une liaison avec Agostina Segatori (1841-1910), modèle de nombreux peintres et tenancière du Café Tambourin.

La découverte des tendances novatrices de la peinture française conduit Van Gogh à éclaircir considérablement sa palette. Impressionnisme, pointillisme, synthétisme bouleversent l’horizon des possibles chez le grand artiste, qui évolue à une vitesse prodigieuse, comme si le temps allait lui manquer. Il peint des natures mortes, des portraits, de scènes de rue, faisant exploser les couleurs. Mais les abus de la vie nocturne et de l’absinthe n’améliorent pas son état psychologique.

En février 1888, Van Gogh quitte Paris et s’installe à Arles. La lumière méditerranéenne réveille totalement le style du peintre. Il parcourt la région et réalise des paysages, des scènes de moissons, des vergers en fleurs, des portraits. La première série des tournesols date de cette période. Les tableaux sont envoyés à Théo à Paris mais ne trouveront toujours pas preneur. 

Gauguin vient rejoindre van Gogh à Arles en octobre 1888 dans le but de travailler ensemble. Mais tout oppose les deux artistes, style, personnalité, approche de la peinture. Le 23 décembre, van Gogh menace Gauguin avec un rasoir et s’automutile l’oreille droite. Théo fit le voyage depuis Paris pour assister son frère, qui fut hospitalisé. Dès le 7 janvier 1889, le peintre est à nouveau à son domicile où il peint Autoportrait à l’oreille bandée.

La célèbre Nuit étoilée, peinte durant son séjour à l’asile

Mais la santé mentale de van Gogh se dégrade rapidement. Il se plaint d’entendre des voix et doit être interné en mai 1889 à l’asile d’aliénés Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence. Malgré des crises de démence fréquentes, il continue à peindre, une pièce lui ayant été réservée au rez-de-chaussée pour y installer son atelier. Van Gogh quitte l’asile le 19 mai 1890 pour se rapprocher du docteur Gachet que lui conseille son frère Théo.

Outre son activité médicale, Paul Gachet (1828-1909) est aussi mécène et peintre (il signe Van Ryssel). Il est installé à Auvers-sur-Oise, à une trentaine de kilomètres de Paris. Van Gogh loue une chambre à l’auberge Ravoux et fréquente la maison du docteur Gachet qui le suit médicalement et apprécie son travail d’artiste.

Il parcourt la campagne et réalise environ soixante-dix toiles. Mais, eu égard aux connaissances psychiatriques de l’époque, sa maladie mentale n’est pas vraiment prise en charge.

Farms near Auvers 1890 Vincent van Gogh 1853-1890

Le 27 juillet 1890, alors qu’il peint un paysage en plein air, il se tire une balle de revolver dans la poitrine. Il est capable de revenir jusqu’à sa chambre. L’aubergiste, alerté par ses gémissements, prévient le docteur Gachet, dont les soins ne sont pas suffisants. Vincent van Gogh meurt le 29 juillet 1890, à l’âge de 37 ans, dans sa chambre de l’auberge Ravoux, son frère Théo étant à ses côtés.

Théo, atteint de syphilis, ne survivra pas longtemps à son frère. Il retourne aux Pays-Bas et décède à Utrecht le 25 janvier 1891

Outre la multitude de livres sur l’oeuvre de Van Gogh, on peut voir aussi quelques films où de nombreux acteurs ont incarné le peintre: Kirk Douglas, Jacques Dutronc, Wilem Dafae, Benedict Cumberbatch... et même une version animée sur l’enquête de sa mort !

Je reste toutefois sensible à la très émouvante version de Tony Curran, qui m’a fait pleurer dans la cinquième saison  du Docteur Who

« Les 9 vies d’Edward » de Chrystine Brouillet

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite relecture cocooning d’un livre…que je n’ai pourtant jamais chroniqué ! Je répare cette erreur !

Résumé:

Delphine aime les hommes, la photographie et son chat Edward. Celui-ci le lui rend bien. Doutant des choix amoureux de sa maîtresse, il décide de lui trouver un mari. Il connaît déjà l’amant qu’il destine à Delphine ; un homme très bon qui l’a soigné lors d’une traversée vers la Nouvelle-France en 1670… Edward espère qu’il s’est, comme lui, réincarné et qu’il habite aujourd’hui à Paris. La tâche est ardue. Heureusement, Catherine, sorcière sous Henri IV, lui a transmis un don : la télépathie… Edward arrive à sa dernière vie et veut partir en voyant Delphine Heureuse ! Mais ce nouveau venu Américain ne lui dit rien qui vaille…

Mon avis:

J’avais découvert ce joli livre sur France Loisirs ! Et quelle lecture fraîche et originale !

Edward est un abyssin qui arrive à sa dixième et dernière vie.

Né en Égypte sous le culte de la déesse Bastet, il a traversé les époques: Antiquité, Croisades des Templiers, Nouvelle-France, il a été vénéré dans sa première vie, maudit au Moyen-âge. Bref les Humains sont pour lui des créatures vraiment étranges.

Surtout depuis qu’il est télépathe. Il peut en effet lire les pensées des humains qui le touchent. Et ce n’est pas toujours un cadeau ! Entre les ennuyeux, les égoïstes, les méchants et les hypocrites, il y a de quoi ne plus vouloir de maître.

Mais Edward a connu quelques bons humains : Sébastien, qui l’a soigné sur un bateau; Mr Leblanc, cuisinier en mal de reconnaissance des années 1800…

Mais trois femmes ont une place spéciale dans ses vies : Catherine, la sorcière, Rachel, une jeune chapelière juive et Delphine, une photographe des années 90.

L’histoire se situe à Paris, en 1996. Delphine Perdrix est une talentueuse photographe, mais manque de discernement dans ses choix amoureux.

J’ai beaucoup aimé cette femme artiste et fleur bleue, naïve jusqu’au ridicule parfois, mais la passion pour son travail, sa répartie et ses amitiés solides la rendent assez touchante. Son lien avec Edward est particulièrement tendre et complice. On dirait presque un vieux couple ! Mais Delphine a une drôle de manie: elle suit ses modèles avant de les photographier…

C’est là que la tournure de l’histoire devient beaucoup moins légère et surprenante ! 

Une tournure « roman policier », qui donne des griffes à une intrigue qui aurait viré à la Sheba ! Edward sent que sa maîtresse est en danger. Les deux amies de Delphine sont aussi sur leur gardes.

L’histoire gagne en intensité et ce, d’autant plus, que nous la vivons à travers les yeux du chat ! L’autrice a remarquablement su me mettre dans la tête d’Edward, ses réflexions, ses sensations. L’odorat est très présent et pas seulement pour la nourriture : chaque émotion a une odeur, chaque personne a sa « marque ».

Enfin, il y a le point faible d’Edward: la barrière de la langue. Que faire quand votre maitresse est en danger ? Comment alerter les autres Humains sans se prendre un coup de balai ?

J’ai adoré le mélange des genres, à la fois familier et étrange. L’écriture est fluide et plutôt agréable. Toutefois l’alternance temporelle des souvenirs d’Edward plombe un peu le récit par moment. C’est le seul défaut du livre !

Mais l’histoire est prenante, avec plein de références historiques et artistique. Et plus que la romance, c’est au final l’Amitié Féminine qui tire son épingle du jeu ! Rien que pour ça, je recommande !

Une lecture originale, donc, pour les amoureux des chats, des romances mais aussi de policier !

Artiste du jour: Waterhouse

Hello à tous ! Aujourd’hui, je peaufine ma rubrique Pinceau avec davantage d’Art, de peintres notamment ! J’inaugure la rubrique avec un grand artiste britannique !

John William Waterhouse est né le 6 avril à Rome en 1849 .Il est le fils de William et Isabela Waterhouse, tous deux également artistes. Il répertorié dans le registre artistique proche du préRaphaélisme : un univers à la fois onirique et d’une certaine mélancolie. Je posterai un lien sur ce courant artistique

John est âgé de cinq ans lorsque la famille déménage à Londres (South Kensington), à proximité du Victoria and Albert Museum. Son père lui enseigne la peinture et John l’assiste dans son studio tout en copiant des oeuvres de la National Gallery et en suivant des cours à la South Kensington School, jusqu’à ce qu’il soit admis à la Royal Academy en 1870.

Il expose dès l’année 1872à la Society of British Artists et dès 1874 à la Royal Academy. De 1874 aux années 1880, il voyage régulièrement  en Italie. Aux début des années 1870, son travail est centré sur des scènes de l’histoire ancienne ou classique, dans un style similaire à celui dAlma-Tadema Lawrence, usant d’une vague plus dramatique cependant, à l’exemple de La Consultation des Oracles (ci-dessus), peint en 1882.

il est donc connu pour ses tableaux inspirés de la mythologie et de la littérature ou encore les légendes arthuriennes. Sa peinture la plus célèbre est The Lady of Shalott, Cette œuvre est la représentation d’une scène tirée du poème du même nom écrit par Lord Alfred Tennyson en 1832.

Nymphes, Naïades, ondines, ses peintures sont donc souvent féminines et tragiques. Ophélie, personnage de Hamlet de William Shakespeare a une place assez particulière. il en aura fait plusieurs toiles

Il a peint cependant quelques hommes également: Orphée, Narcisse, Ulysse et autres chevalier. Il a aussi, plus étonnant peint la Mort se reposant à côté du Sommeil, peinture assez méconnue, qui m’a le plus touchée dans son symbole, inspirée des divinités grecques Hypnos et Thanatos ! C’est aussi sa toute première oeuvre !

En 1883, John se marie à Esther Kenworthy, la fille d’un maître d’école d’Eling, qui exposa ses propres peintures florales à la Royal Academy notamment : ensemble, il n’ont pas eu d’enfants.

En 1895, il est élevé au statut d’académicien : il enseigne à la St John’s Wood Art School, joint le St John’s Wood Art Club et sert à la Royal Academy Council. Il est également connu pour avoir cotoyé les artistes du Pré-Raphaelisme, qui ont inspiré son oeuvre par la suite, dès le milieu du XIXe siècle.

Il meurt le 10 Février 1917 à Londres.

Voilà ! j’espère que cette petite rubrique artistique vous aura plue ! 

 

 

« Lettre d’une inconnue » et « Le joueur d’échec » de Stefan Zweig

En ce moment, j’ai des envies de lecture pas trop longues. Et je me rend compte que je n’avais jamais chroniqué « Lettre d’une inconnue », suivi du « Joueur d’échecs » de Stefan Zweig: commençons par la lettre !

Résumé:

« À toi qui ne m’as jamais connue. » La lettre, anonyme s’adresse bien à lui, l’homme qu’il était et qu’il est demeuré, l’écrivain célèbre pour son talent, sa frivolité et ses conquêtes. Comment se souvenir de cette femme qui lui déclare sa passion de toute une vie, de cette adolescente de 13 ans qui l’épiait et l’adorait naguère en silence? Comment revoir le visage de cette inconnue qui se donnerait à lui, plus tard et de leur brève idylle dans Vienne enneigée?

Une bien belle et déchirante nouvelle ! Un écrivain célèbre reçoit une lettre anonyme. Et quelle lettre ! Ce n’est pas juste une déclaration. C’est une Claque Magistrale.

Cette lettre nous conte comment une jeune fille s’éveille à une passion telle, une idolâtrie si folle, que ces tourments la poursuivront toute sa vie. C’est d’abord une simple curiosité enfantine. Puis de la fascination romantique. Et enfin l’éveil des sens.

Et plus ses sentiments grandissent, plus la jeune fille s’y dissout. Elle s’oublie littéralement dans son amour pour cet homme inaccessible. Elle l’épie, l’espère, le désire. Mais elle ne recevra en retour que de petites miettes d’attention: un regard, un sourire, quelques belles paroles. La jeune fille grandit, devient elle-même une des conquêtes de cet homme. Mais jamais, il ne reconnaitra en elle la modeste jeune fille qu’il croisait tous les jours. 

Entre fantasme et déception, l’attente ardente devient frustration, amertume et surtout le pire sentiment qui soit: l’impression d’être invisible… Et pourtant, il n’y a aucune rancune dans ce texte. Juste une tendresse mélancolique. La fin m’a laissé un goût amer. Vous imaginez si Roméo avait oublié Juliette

L’écriture est très agréable, fluide, lyrique. J’ai adoré m’immerger dans la tête, le coeur, les tripes de cette femme.  Au point de trouver l’homme fade à côté. Lui, je ne l’ai pas trop aimé par contre. Ce n’est pas tant le fait qu’il ait des conquêtes. C’est plutôt la façon dont il vit complètement dans sa bulle sans se rendre compte des ravages qu’il peut faire sur les femmes qu’il convoite. Pour ça, la fin m’a beaucoup plue, car comme je l’ai dit au début, cette lettre, c’est une claque in the face !

Une histoire triste mais quel beau portrait de femme !

Le Joueur d’échecs

Résumé:

« Sur un paquebot reliant New York et Buenos Aire, une partie d’échecs entre deux passionnés que tout oppose et que le jeu réunit. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire aux allures de confession… »

Mon avis:

Autre histoire, autre ambiance ! Si la première était triste et romanesque, la deuxième est un huis clos psychologique des plus étouffant.

Le narrateur, un Autrichien en partance pour l’Argentine, est informé de la présence à bord du champion mondial des échecs, Mirko Czentović. Homme intelligent et passionné par la psychologie, il se met en tête de mieux comprendre ce curieux personnage.

Quel étrange gars que Czentovitz ! Orphelin élevé par le curé du village, les échecs sont tout ce qui l’intéresse: hermétique à toute autorité, il ne sait ni lire ni écrire, parle sans finesse et prend plaisir à battre froidement ses adversaires, surtout les bourgeois et autres intellos. C’est un homme froid, calculateur, méprisant. 

Mais voilà qu’un rival inattendu va lui donner plus de fil à retordre que prévu ! Un des spectateur de la dernière partie, M.B, se révèle extrêmement brillant pour contrer la stratégie de l’arrogant Czentowitz ! Grisés par le jeu, les spectateurs encouragent cet inconnu à enfin fermer le clapet de ce denier…

C’est là que l’histoire bascule dans une ambiance beaucoup plus oppressante ! En effet ce mystérieux M.B se révèle avoir un passé des plus tourmenté! Un passé où le jeu d’échec a une place bien particulière…et totalement différente.

Comme son rival, M.B a été obsédé par ce jeu, mais chez lui, c’était une question de survie ! Je n’en dirai pas plus sinon ceci: Pour Czentovitz, l’échec est un gagne-pain qui lui permet de se moquer de la haute-société. Pour M.B, c’était un refuge qui l’a sauvé par le passé. Mais le jeu lui est devenu aussi dangereux qu’un verre pour un alcoolique sévère.

La tension psychologique est suffocante dans cette nouvelle ! Il ne s’y passe  pas grand chose et pourtant, je suis restée fascinée par les stratégies d’échec ! Les parties sont décrites comme une sorte de « boxe mentale » où les coups les plus subtils sont permis ! Si je suis restée de marbre pour le taciturne Czentovitz, l’histoire bien tourmentée de M.B m’a fascinée autant que touchée.

Car des thèmes bien sombres sont abordés: l’arrogance, la peur, l’effet drogue que peut avoir le jeu, la compétition, la trahison. De plus, le cadre « confiné » de l’histoire m’a particulièrement remuée vu le contexte actuel.

Une histoire sombre et fascinante qui change de mes lectures habituelles ! 

Si vous avez d’autres romans/nouvelles de Stefan Zweig à me faire découvrir, je suis preneuse ! J’ai beaucoup aimé !

Coup de coeur série: « Timeless » d’Eric Kripke et Shawn Ryan

J’en ai parlé lors de mon dernier article, voici ma chronique de la première saison de Timeless ! Et quel régal ! Moi qui adore les voyages dans le temps, j’ai été servie !

Résumé:

« Un trio improbable, composé d’une enseignante en histoire, d’un militaire et d’un scientifique, voyage à travers le temps afin d’arrêter un dangereux criminel, désireux de modifier le cours de l’Histoire telle que nous la connaissons. »

Mon avis:

Je crois que je viens de voir la série la plus addcitive et palpitante depuis le Doctor Who !

Un soir, des individus malintentionnés attaquent un laboratoire de la société américaine Mason Industries et réussissent à s’emparer du fruit de leurs recherches top secrètes, qui viennent d’aboutir à la mise en service puis aux tests concluants d’une machine temporelle fiable. À l’arrivée des secours, les voleurs s’enfuient à bord de la machine et voyagent dans le temps. Ils ont kidnappé avec eux une personne sachant piloter la machine temporelle, son inventeur le professeur Anthony Bruhl.

Le voleur s’appelle Garcia Flynn, un fugitif temporel dont le but est de détruire l’histoire des États-Unis car selon lui une organisation secrète dénommée Rittenhouse dirige dans l’ombre les États-Unis depuis 1778. Elle serait responsable de l’assassinat de sa femme et de sa fille. Sans scrupules ni pitié, il est prêt à tout pour arriver

Dans cette chasse à l’homme particulière, une équipe de choc est mise en place: Lucy Preston, une historienne, Rufus Carlin, un scientifique et Wyatt Logan, un sergent-chef des Delta Force. À bord d’une capsule temporelle en forme d’oeil, ils traquent Flynn à travers le Temps et l’histoire.

Mais cette course-poursuite n’est pas sans conséquence sur le présent…notamment celui de Lucy. Sans aller plus loin dans l’intrigue, ce que je peux dire c’est:

Que le thème du voyage dans le temps est remarquablement bien exploité. Le casting est excellent. Mention spéciale pour la belle Abigail Spencer, qui fait Lucy. C’est bien simple, toutes les époques lui vont, c’est assez rageant ! Intelligente et très courageuse, elle ne se laisse jamais marcher dessus mais déteste la violence. Et son arme la plus redoutable est…son regard de chien battu ! Elle peut avoir tout le monde dans sa poche avec ça ^^

Ses deux camarades ne sont pas en reste. Ruffus est un scientifique brillant et intègre. Wyatt est le militaire sans peur…mais non sans reproche. C’est aussi le beau gosse du trio ! Tous les trois forment une équipe qui inspire tout de suite la sympathie.

L’intrigue est palpitante avec un mélange d’espionnage, de policier et de drame familial. J’ai particulièrement aimé la façon dont l’équipe se soude un peu plus à chaque épisode. C’est aussi l’occasion de rencontrer de grands noms de l’histoire: Lincoln, Rooswelt, Davy Crockett, Ian Fleming, l’auteur de James Bond…

Enfin, il y a cette société Rittenhouse, qui donne tout le mystère et le sel de la série ! Chaque épisode m’a emballée et certains cliffangers m’ont laissée très frustrée !

Mais j’ai adoré l’ambiance, le suspense. Il y a même un certain humour ! Et je préfère encore ne pas avoir se réponses à mes questions plutôt que m’ennuyer parce que j’ai déjà trouvé le dénouement !

En tout cas, après Code Quantum, Sliders, Primeval et Le visiteur du futur, j’ai trouvé une série très originale que j’ai hâte de la continuer !