Le Conte de la princesse Kaguya

Résumé:

« Adapté d’un conte populaire japonais « Le couper de bambou », un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, « la princesse lumineuse », est découverte dans la tige d’un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main. »

 

Mon avis:

Une histoire atypique et déroutante que j’ai beaucoup aimé !

Un vieux paysan découvre un jour une minuscule princesse à l’intérieur d’une tige de bambou. Il la ramène chez lui en pensant qu’il s’agit d’un don du ciel et la présente à sa femme. Le petit être se transforme alors en bébé que le couple de paysans élève dans la montagne. Les enfants de la région la surnomment « Pousse de bambou » car elle grandit à vue d’œil.

Les dessins à l’aquarelle sont juste sublimes ! C’est un plaisir des yeux que voir se mouvoir toutes ces couleurs ! Les expressions des personnages sont très subtiles et même le doublage français est très bien fait !

L’histoire est intéressante et originale. Par l’intermédiaire de cette princesse peu ordinaire, de très beaux thèmes sont abordés avec pudeur et finesse: le désir d’enfant, la cupidité, l’aristocratie, mais aussi l’Amour et la beauté des choses simples. La fin m’a beaucoup touchée, bien qu’elle m’ai tirée quelques larmes !

Une fois de plus, une petite perle japonaise qui m’a juste émerveillée !

La jeune fille à la plume

J’ai découvert ce livre totalement par hasard ! J’ai été séduite par la jolie couverture et le résumé, plutôt prometteur :

« Londres, 1680. Meg, 16 ans, est passionnée par les livres et adore écrire. Elle a la chance de vivre  » au centre du monde « , à Londres, qui plus est dans la librairie de son père, aussi éditeur, où défilent les intellectuels de l’époque. Cependant son père refuse de la laisser retravailler les manuscrits. Selon lui, une femme ne saurait prendre la plume, elle doit avant tout se marier. Un jour, Meg reçoit la visite d’Edward, le frère de son amie Anne. II vient lui déclarer sa flamme avant de partir pour l’Italie. Et alors qu’il propose de lui rapporter un souvenir, Meg se moque de lui, en rétorquant que le plus beau cadeau serait qu’il soit capturé par des pirates et qu’elle puisse écrire le récit de ses aventures. Et c’est ce qui arrive! Meg, terrifiée par le pouvoir des mots, se sent atrocement coupable. Elle met sa plume à contribution et lance une campagne pour essayer de rassembler l’argent de la rançon… »

Mon avis:

Si je devais décrire ce livre en un mot, ce serait « frustrant » !

Les thèmes abordés me parlent: une jeune fille passionnée d’écriture, qui étouffe dans le carcan social de son époque. Elle est d’autant plus frustrée qu’elle baigne dans les livres depuis toujours.

Son père est un rétrograde, et son apprenti, Will, semble pendre Meg de haut. Sa voisine Anne, se marie plus par souci des convenances que par amour, ce que Meg ne comprend pas. Mais voilà que le frère de cette dernière, Edward, lui fait sa déclaration, juste avant de partir en mer pour l’Italie. Complètement prise au dépourvu, la jeune fille lui répond par une boutade… qui va se réaliser pour de vrai !

D’abord angoissée, puis fascinée, Meg se remet à l’écriture pour deux raisons: d’abord, signer une pétition pour secourir son ami, puis, pour son compte personnel. Elle se met à imaginer ses conditions de vie là-bas, comme pour un roman, ce qui pourrait, selon elle, impressionner son père.

Or, celui-ci n’en démord pas: pour lui, une femme est une épouse, rien d’autre. Elle n’est pas faite pour travailler et même se cultiver ! Et je dois dire, qu’il m’a bien agacée ! J’ai été cependant intéressée par leur relation houleuse, pleine de frustration pour elle, d’incompréhension pour lui.

Will m’a bien plu, par contre, avec son côté railleur et ironique. Il adore taquiner Meg, mais pour lui, La Librairie de l’Étoile où il travaille n’est qu’un tremplin. Il veut créer sa propre affaire. J’ai aimé son évolution, un peu à la « Darcy »: d’abord franchement désagréable, il gagne au fur et à mesure en prestance et en mordant.

Quant à Edward, son séjour forcé en Orient va bien évidemment le marquer à vie. Le jeune garçon timide s’est considérablement assombri. Il voit en Meg l’occasion de témoigner de son « expérience »…mais aussi de faire découvrir une toute autre culture, victime de bien des préjugés. 

Bref, il y a tout pour faire une belle histoire. Malheureusement, j’ai eu du mal avec l’écriture, trop simple et trop plate. C’est vraiment dommage, car il y avait un beau potentiel, surtout chez Edward !

Tout le long du récit, j’ai eu l’impression d’un manque. Il aurait fallu une petite étincelle en plus pour que ce soit un coup de coeur.

Une lecture sympa mais qui aurait gagné à avoir plus de piquant ! 

Nord et Sud (Elizabeth Gaskell)

Enfin ! Depuis le temps que je voulais lire ce livre ! Et je ne regrette pas ! Il ne manque plus que la mini-série à voir !

Résumé:

« Dans l’Angleterre victorienne du milieu du XIXe siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité.
Au contact des ouvriers, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement. »

Mon avis:

J’ai vraiment adoré ce livre au contexte historique très intéressant !

L’héroïne est Margaret Hale, fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience. Il emmène sa femme et sa fille au Nord, dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire (le Pays noir), où on lui propose un travail de professeur privé.

C’est une jeune femme belle et cultivée mais dont l’orgueil n’est pas sans rappeler une certaine Elizabeth Bennet ! J’ai cependant aimé son amour de la nature. Son village natal, c’est son paradis. Aussi, elle est d’autant plus bouleversée quand son père décide de s’installer en ville ! Le choc est encore plus violent à leur arrivée.

Margaret découvre l’univers âpre et brutal de la révolution industrielle où patrons et ouvriers s’affrontent dans les premières grèves organisées. Prenant le parti des pauvres dont elle admire le courage et la ténacité, parmi lesquels elle se fait des amis, elle méprise profondément cette classe de nouveaux riches sans éducation que sont les manufacturiers. Parmi eux, John Thornton, le jeune patron de Marlborough Mills et ami de son père. 

John est un homme volontaire, courageux, combattif : Élevé à la dure, il a dû reconstruire lui-même la fortune familiale. Il est d’abord assez renfermé, mais pas taciturne pour autant. Son premier contact avec Miss Hale est froid et hésitant. On sent qu’il n’est pas habitué aux mondanités.

Cependant, il tombe très amoureux de Margaret, tout en étant conscient qu’elle méprise ce qu’il représente. Mais sous sa carapace d’industriel rigide se cache un cœur sensible et attentionné. Il éprouve pour sa mère affection et respect, et pour Mr Hale une profonde amitié réciproque.

Si la relation Thornton/Margaret peut rappeler Orgueil &Préjugés dans leur fierté respectives et leurs apriori sur l’autre, c’est vraiment le contexte social qui m’a plu et se démarque de Jane Austen ! 

Un livre entre Charles Dickens, et Johanna Spyri: J’ai pensé à cette dernière à cause du contraste entre le village idyllique et le milieu industriel pollué. Mais contrairement à Heidi, Margaret finira par aimer sa nouvelle vie citadine.

Un grand et beau classique anglais qui mérite d’être autant connu que Jane Eyre ou Orgueil et Préjugés !

Hanami: la fête du printemps

Aujourd’hui, place à un article « japonisant » pour célébrer le retour des beaux jours !

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Le hanami, littéralement, « regarder les fleurs », est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura), lorsqu’à partir de fin mars ou début avril, elles entrent en pleine floraison.

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La pratique du hanami est vieille de plusieurs siècles. On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara (710-784) à l’époque où la dynastie chinoise Tang a fortement influencé le Japon, entre autres en apportant la coutume d’apprécier les fleurs. Cependant, il existait au départ une autre  forme de hanami concernant l’abricotier du Japon (une), précédant celui des cerisiers du Japon, ainsi que du pêcher, succédant aux cerisiers. C‘était ces fleurs dune (abricotier) que les gens admiraient à cette époque. Ce n’est que durant la période Heian que les sakura ont commencé à attirer plus d’attention. Depuis cette époque, dans le tanka et le haïku, le mot fleur est très fortement lié au sakura.

Les sakura (cerisiers) étaient à l’origine employés comme annonciateur de la saison de plantation du riz. Les gens croyant à l’existence de dieux à l’intérieur des arbres faisaient des offrandes aux pieds des sakura. Ensuite, ils participaient à l’offrande en buvant du saké. L’empereur Saga, qui a donné son nom à la région de Sagano, et qui vécut à la période Heian, a adapté cette coutume et en a fait des fêtes de « contemplation des fleurs » accompagnées de saké et de mets variés, sous les branches des cerisiers en fleur dans la cour impériale à Kyōto. Des poésies étaient écrites, louant la délicatesse des fleurs, qui étaient vues comme une métaphore de la vie elle-même, lumineuse et belle, mais passagère et éphémère. Ceci serait le début de la coutume des hanami. 

La coutume a été, à l’origine, limitée à l’élite de la cour impériale, mais s’est rapidement répandue à la société des samouraïs, et, à partir, de la période Edo aux gens du peuple. Sous les arbres de sakura, ils prenaient un repas et buvaient du saké dans l’allégresse. 

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De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour pique-niquer, discuter, chanter sous les cerisiers en fleurs. Le symbole du cerisier est très populaire, que ce soit dans les haïkus, les peintures ou les mangas/animés… Ci-dessous, le sublime « 20 cm par seconde », qui met particulièrement bien en valeur le printemps *_* 

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Si les cerisiers du Japon sont plus populaires pour les hanami, particulièrement chez les jeunes, les personnes plus âgées préfèrent l’atmosphère des hanami de l’une, (abricotier) plus ancien.

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Enfin cette « glorification de l’éphémère » a lieu aussi en automne, cette fois-ci avec le momijigari, littéralement « chasse aux feuilles rouges » pour célébrer l’érable japonais !

Beau début de printemps à tous !

La Vague (Todd Strasser)

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Résumé:

« Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration? »

Mon avis:

Le plus effarant dans cette histoire est qu’elle est basée sur un fait réel: une expérience de psychologie pratique réalisée au lycée Cubberley à Palo Alto (Californie) en 1969 par le professeur d’histoire Ron Jones. En recréant un mouvement fascisme, le professeur pensait ouvrir les yeux de ses élèves face au danger d’une dictature. Pour cette histoire, les noms ont été changés mais les événements plus développés pour porter le message aussi fort que possible. Voici donc l’histoire:

Ben Ross est un professeur ambitieux et pédagogue, qui prend beaucoup de plaisir à enseigner. Lors d’une étude sur le nazisme, il projette un documentaire sur les camps de la Mort et décide suite à une question d’un élève de mettre en pratique une Dictature.

Ça commence comme un simple cours sur les bienfaits de la discipline. Puis se met en place  un mouvement fascisant de type totalitaire avec slogan (« La force par la discipline, la force par la communauté, la force par l’action »), signes de reconnaissance (logo et salut rappelant le salut nazi), embrigadement de type martial (pour répondre aux questions, les élèves doivent se lever, se mettre au garde-à-vous, et commencer leur réponse par l’adresse « Monsieur Ross »). Ce « jeu »,  entre l’entraînement militaire et une secte, m’a vraiment mis mal à l’aise.

Et puis, de fil en aiguille, c’est l’Escalade.

Portés par « la Vague », les élèves sombrent dans la paranoïa, oublient tout esprit critique et vont jusqu’à faire du mal à tous ceux qui n’adhèrent pas au mouvement. Pire. Le professeur lui-même se prend au jeu, se sentant enfin écouté et respecté. Il est fasciné par son expérience comme un chercheur dans son laboratoire. Pour, au final, être complètement dépassé. Et horrifié de voir ses élèves devenir des robots. 

Seule Laurie, rédactrice du journal du lycée tente de raisonner ses camarades. David, son petit ami Quarterback est particulièrement galvanisé par la Vague, qui pour lui, est le moyen idéal pour remonter le niveau de son équipe. Quand le jeu dépasse le cadre scolaire, Laurie est pratiquement la seule à s’inquiéter. En grande partie grâce à sa mère,  la toute première personne qui ne voit pas le mouvement d’un bon oeil.

Il y a aussi Robert, le souffre-douleur de la classe qui voit dans la Vague l’occasion de sortir de sa coquille. Pour lui, c’est une renaissance. C’est l’élève qui m’a le plus touchée, car très sensible et influençable.

La morale est éloquente: une dictature est toujours possible. Particulièrement au sein d’une jeunesse blasée, sans repères, qui n’a pas la moindre idée du danger d’une guerre, ne l’ayant jamais vécue. 

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L’expérience de Ron Jones a également inspiré le réalisateur allemand Dennis Gansel pour son film Die Welle réalisé en 2008. Pas étonnant que les Allemands aient été émus par ce film, qui appuie là où ça fait mal  ! Je n’ai pas vu le film mais rien que la bande-annonce fait froid dans le dos ! 

 

Percutant, glaçant et terriblement d’actualité ! Je suis sortie de ma lecture sonnée, la tête pleine de questions.

La plus belle histoire du monde

Aujourd’hui un chronique d’un livre qui n’était pas prévu dans ma PAL mais qui s’est avéré passionnant !

Résumé:

« Comment l’univers at-il commencé? Comment la terre at-il évolué? Comment la vie at-elle commencé? Que réserve l’avenir? Trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – réfléchir à ces questions et offrent des réponses éclairantes. »

Mon avis:

Découvert un peu par hasard, c’est avec surprise et fascination que j’ai découvert ce livre. Du Big Bang aux premiers hommes, des étoiles à la religion de la Genèse à Darwin… Un pont rare entre science et spiritualité qui est structuré comme une pièce en trois actes.

Ça nous remet à notre place de petite « poussière d’Étoile » tout en évitant tout jargon scientifique ou sectaire. Car la science et la religion ont un point commun: l’Émerveillement face au monde. Et ce livre m’a fait voyager dans l’espace, de cellule en cellule, du plus grand au plus petit.

Dans ce relativement bref mais puissant livre, trois éminents scientifiques – un astrophysicien, un chimiste organique, et un anthropologue – discutent de certaines des questions fondamentales qui ont obsédé l’humanité à travers les âges. Jusqu’à présent, la plupart de ces questions ont été abordées par la religion et la philosophie. Mais la science a atteint un point où, elle aussi, peut exprimer une opinion.

Un livre rare et insolite, qui change de mes lectures habituelles  !

Expiation (Ian McEwan)

Voici un livre qui sommeillait depuis bien longtemps dans ma PAL. Ce livre est reconnu comme l’une des plus belles oeuvre de Ian McEwan.

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Été 1935. Briony, une jeune fille de 13 ans, écrit une pièce de théâtre Les Tribulations d’Arabella en vue de l’arrivée de son frère Léon. Elle surprend sa sœur Cecilia se disputant près d’une fontaine avec le fils d’une employée de la maison, Robbie

C’est une jeune fille passionnée d’écriture dont l’imagination débordante va cependant bouleverser trois vies: la sienne, celle de sa soeur et de son compagnon. Car son manque de compréhension du monde adulte la poussera à commettre une faute qui fera basculer cette journée dans le drame : Robbie est incarcéré de force après avoir commis un terrible parjure.

Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate et Robbie est relâché à condition de partir au front. Briony, devenue infirmière, vit comme elle peut tout en tentant d’oublier son « crime »: avoir menti. Consciente qu’elle a détruit l’amour et la vie de deux jeunes âmes, elle tentera durant le reste de son existence de renouer le contact avec sa sœur, mais comment oser lui dire l’inavouable ?

Cecilia, quant à elle, n’adressera plus jamais la parole à sa jeune sœur. Jeune femme passionnée, elle aimera Robbie jusqu’au bout, malgré la guerre. Mais les événements en décideront autrement et le Drame est innévitable.

Un livre mélancolique et bouleversant, où se pose la question de l’interprétation d’un événement, où l’horreur de la guerre vole et détruit. Mais surtout la terrible culpabilité d’avoir gâché le bonheur d’une soeur et son amoureux sans avoir eu le temps de s’exprimer et s’excuser. Et au final, seul l’écriture lui permettra de s’épancher et à la fois de les « libérer » de sa faute. 

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Ce livre a fait l’objet d’une superbe adaptation ciné par le talentueux Joe Wright (Orgueil et Préjugés, Anna Karénine et récemment Pan) avec ses deux muses: Keira Knightley et Sarroise Ronan ! 

À lire et à voir !