Séance ciné: Chouquette (Patrick Godeau)

Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allé au cinéma ! Surtout pour un film français,  choisi « au pifomètre », juste parce que je trouvais l’affiche sympa ! 

Résumé:

« Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane… »

 

Mon avis:

J’ai bien fait d’écouter mon instinct: un film discret et bien sympathique !

Chouquette est une grand-mère blasée et taciturne qui vit coupée du monde sur son île de Bretagne. Ses seuls compagnons sont Jay, son domestique et Fuck, une otarie abandonnée. Tous les jours, elle mène sa petite vie tranquille, téléphone à sa mère, boit des litres de vodka et cultive son magnifique jardin.

Chaque année, Chouquette prépare avec amour la fête d’anniversaire pour son mari, Gepetto, mais celui-ci ne vient plus depuis bien longtemps. 

Mais voilà que « miracle », deux invités inattendus répondent à l’invitation cette année: Lucas, son petit-fils et Diane, la maîtresse de son mari. Tous les trois vont vivre des vacances douces-amères, entre règlements de comptes, répliques cinglantes et vadrouille dans une vieille voiture rouge qui démarre quand ça lui chante.

J’ai bien aimé Sabine Azera dans le rôle de Chouquette: une femme qui cache sa mélancolie derrière l’alcool, les sarcasmes et des appels téléphoniques imaginaires. Il faut dire que sa fille vit au bout du monde et reste toujours injoignable.

Elle m’a fait penser à une version féminine de Michel Serrault: à la fois grincheuse, qui parle peu mais qui souffre d’une grande solitude.

Lucas est un petit garçon féru d’astronomie, qui veut faire sortir sa grand-mère de son trou perdu. J’ai moins aimé ce gamin, aux questions justes et tente de comprendre ces grandes personnes tellement têtues.

Enfin, Michèle Laroque campe une citadine émotive et coincée qui ne sait plus comment communiquer avec sa mère. J’ai aimé son côté très à fleur de peau, maladroite et aussi un côté « petite fille » assez touchante. 

C’est film assez lent, mélancolique, très centré sur les dialogues et la beauté des paysages, qui agissent comme un baume sur les blessures de ses deux femmes. La Bretagne est superbement filmée, ça donne envie de prolonger les vacances ! La musique  joue sur le décalage avec des mélodies  assez joyeuses, ce qui donne un peu de peps à l’ensemble !

J’ai donc plutôt bien aimé ! En tout cas, ça change des films de guerre, des Minions et autres Blockbusters  surmédiatisés (coucou Luc Besson! )

 

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DVD du week-end: Comme un avion

Pour ma première chronique ciné de 2017, j’ai choisi un film français pour une fois ! Et c’est la jolie affiche, qui invite au voyage, qui m’a décidée !

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Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l’aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…

Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C’est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l’eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.

Michel part enfin sur une rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux…

Mon avis:

Un très joli film qui met du baume au coeur ! Nous suivons les aventures de Michel, (Bruno Podalydès, acteur/réalisateur du film), qui, encouragé par sa femme Rachelle (Sandrine Kimberlain) décide de faire un long périple en kayak.

Michel rêve d’avions et s’ennuie ferme dans son entreprise. Aussi lorsqu’il découvre sur un site l’étonnante ressemblance entre un  canoë-kayak et un « avion sans ailes », sa décision est prise: il décide de prendre le large ! Il est d’autant plus enthousiaste que sa femme l’encourage vivement à réaliser son rêve.  

Lors de son voyage, il fera la connaissance d’une galerie de personnages aussi sympathiques que drôles: du vieux pêcheur grincheux (Pierre Arditi), au groupe de sportifs.

C’est dans une belle résidence champêtre que notre héros reprend vraiment goût à la vie. La convivialité des gens, l’absinthe fait maison, Mila, (Vimala Pons) une jeune femme rêveuse et sensible…qui aime aussi les avions !

Mais c’est Leatitia, (Agnès Jaoui) la patronne de la guinguette, qui va le plus charmer notre kayakeur amateur. D’abord hésitant, Michel prend du poil de la bête, se laisse « porter par le courant » et ressort à la fois grandi et détendu de sa balade en solitaire

J’ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film lumineux, loin du programme télé déprimant à souhait ! Certes, on peut le trouver un peu désuet, mais parfois, ça fait du bien ! En plus, le cadre estival m’a donné envie de vacances !

Une bouffée d’optimisme et de fraîcheur ! À découvrir !