Mary et la fleur de la sorcière

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un bel animé que je voulais voir depuis un moment ! En grande fan de magie, de nature et de jolis dessins, je devais absolument voir « Mary et la fleur de la sorcière » de Hiromasa Yonebayashides studios Ponoc

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Résumé:

C’est l’été, Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt, la fillette  découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois  tous les sept ans. On l’appelle la «Fleur de la sorcière».
Pour une nuit seulement, grâce à cette fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et sera transportée à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s’élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. C’est là que l’aventure de Mary va commencer !

Mon avis: 

Quelle merveille !!! J’ai retrouvé ce qui m’avait charmé dans Arietty et Souvenirs de Marnie. Une histoire passionnante, une héroïne choupinette comme tout, et beaucoup de rebondissements !

Mary est une petite fille pleine d’énergie, mais très maladroite. Elle a emménagé chez sa grand-tante dans un joli manoir non loin d’une mystérieuse forêt. Elle se fait un camarade, Peter, un voisin aussi souriant et taquin qu’elle est timide et presque ronchon. J’ai juste adoré Mary avec ses couettes, son air buté et l’affection sincère qu’elle voue à sa tante. Elle n’abandonne pas malgré ses maladresses. 

La vie de Mary va prendre une tournure fantastique le jour où elle découvre une jolie fleur bleue étrangement phosphorescente, qui apparemment, ne fleurit que tous les 7 ans…

Si le début du film est lent, la suite devient plus dynamique et enlevée à la seconde où on découvre l’aspect magique de l’histoire: une école dans les nuages, un balai plein de personnalité, un chat blasé, des sorciers qui ne pensent qu’à leur pouvoir (dans les deux sens du terme !) et un secret bien gardé !

L’esthétique est colorée à souhait, et particulièrement réaliste dans tous les plans de nature ! J’avais l’impression de voir une photo, par moment ! L’école de Endor n’est certes pas aussi impressionnante que Poudhlard ou de Witch Academia, mais c’était bien agréable à regarder ! J’ai aussi bien aimé l’évolution de Peter ! C’est un garçon courageux et plutôt mignon ! Mais mon coup de coeur, c’est le chat ! Ses expressions et ses miaulement ont été la touche la plus réaliste du film au final !

Les puristes de Ghibli pourraient le trouver un peu fade dans ses plans. Mais je trouve ce film parfait pour les enfants car le scénario est moins compliqué que je l’imaginais ! Il y a de l’action, de l’humour, mais aussi une morale… que je n’avais pas vue venir, et qui change des Ghibli justement !

Des couleurs, de l’amitié, des chats, une nature verdoyante, une fleur étrange et une jolie musique. Voici tous les ingrédients pour une animation certes maladroite dans certains plans, mais qui remplit très bien son rôle ! Je le préfère à Kiki la petite sorcière !

 

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Défi de Noël: un jour, un film !

Ho ! Ho ! Ho ! à tous ! Cette année j’ai décidé de faire un Calendrier de l’Avent un peu spécial pour les fêtes: Un Calendrier de films ! Histoire de changer un peu !

1er Décembre : Un film de ton enfance

2 décembre : Une comédie de Noël

3 décembre : Un dessin animé (Disney ou non)

4 décembre : Un documentaire

5 décembre : Une comédie romantique (de Noël ou non)

6 décembre : Un film Fantastique

7 décembre : Un livre adapté en film

8 décembre : un film en Noir et Blanc

9  décembre : un épisode de Noël (série de ton choix)

10 décembre : film de science-fiction

11 décembre : une Biopic

12 décembre : un film se déroulant dans le désert (au moins un scène)

13 décembre : une comédie romantique ET fantastique

14 décembre : Un film en costume, pas forcément de Noël

15 décembre : un film musical

16 décembre : un film à voir à deux (romantique ou non)

17 décembre : un film qui fait (pas trop) peur

18 décembre : un film non jeunesse dont le héro est un enfant

19 décembre : un film que ton entourage déteste mais que tu adore

20 décembre : un film que ton entourage adore mais que tu déteste

21 décembre : un film dont tu as loupé la sortie ciné

22 décembre : un film dont tu as vu la sortie ciné

23 décembre : un court-métrage

24 décembre : un film où il y a de la cuisine

25 décembre : un film qui t’as fait pleurer

Je vous souhaite un bon visionnage !

Le Grimoire d’Arkandias (2014)

La France manque cruellement de films fantastiques pour la jeunesse. Aussi j’ai voulu donner sa chance au Grimoire d’Arkandias, l’adaptation du livre d’Éric Boisset réalisé par Alexandre Castagnetti et Julien Simonet.

Résumé:

Dans le village de Ronenval, tout semble normal. Trop normal pour Théo qui ne rêve que d’une chose : échapper à son destin de boloss. Un jour, il déniche à la bibliothèque un livre de magie qui contient les secrets de fabrication d’une bague d’invisibilité. Avec l’aide de ses meilleurs amis Bonnav et Laura, il décide de fabriquer cette bague. Surprise : Théo disparaît pour de bon ! Victime de trois sorcières, il reste bloqué dans l’invisibilité…Il se lance alors dans une course effrénée contre le temps. Arkandias, un étrange individu toujours à leurs trousses, est peut être le seul à pouvoir les aider.

Mon avis:

Sans être le film du siècle, j’ai pu apprécier cette adaptation.

Théo est un garçon devenu aquaphobe depuis la mort de son père, sauveteur. Pour couronner le tout il n’a pas vraiment la côte à l’école et sa mère a été licenciée, suite à une erreur judiciaire pour le vol d’un tableau. Un jour, dans la bibliothèque du village, il découvre un étrange livre de magie révélant les secrets de fabrication d’une bague d’invisibilité.

Pour Théo, c’est l’occasion de reprendre le tableau et d’innocenter sa mère. Mais tout se complique. Si l’expérience de l’invisibilité est réussie, il ne peut plus réapparaître car une voleuse lui a pris sa bague ! Seule lumière au bout du tunnel: le sorcier Arkandias, qui est à l’origine le la formule de la bague.

J’étais sceptique quant à Christian Clavier en vieux sorcier… et bien bonne surprise ! Il a bien su tenir ce rôle à la fois bourru, mystérieux et attachant. À l’inverse d’Astérix où je l’avais détesté, il nous fait là un vrai personnage, pas un sorcier-Jaquouille !

Les enfants jouent de façon correcte, à part peut-être Pauline Brisy qui fait Laura, l’ado en pleine « crise ». Je l’ai trouvée bien fade pour une rebelle. En revanche, je ne sais plus le nom de l’acteur qui jouait la brute épaisse de l’école mais là, belle performance ! J’ai vraiment eu envie de l’étriper ! 

Bien vu aussi de mettre Isabelle Nanti dans le rôle de la voleuse de tableau ! Elle est terrifiante ! Ça change de la voir en méchante et ça lui va plutôt bien.

Les trois voleuses m’ont fait penser aux cambrioleurs de Maman j’ai raté l’avion dans leur bêtise et leur cupidité. Rien de bien nouveau. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus déçue.

Le film aurait pu être beaucoup plus noir au vu de ses ingrédients: brimades scolaires, difficultés financières, magie puissante. L’univers des livres était plus sombre et c’est dommage de l’avoir édulcoré de la sorte.

La France fait peu de films de ce genre et tâtonne encore beaucoup ! Il n’y à qu’à voir Merlin ! Quand les Anglais ont Colin Morgan, nous on a Gérard Jugnot

Mais c’est un début. Pour une fois qu’on nous propose autre chose ! La morale du film est proche de celle du Bout du Monde: un jeune garçon qui surmonte à la fois une peur et un deuil.

Un film en demi-teinte qui avait plus de potentiel qu’on pourrait le croire ! À quand un vrai film de magie qui ne tombe pas dans la comédie franchouillarde ?

 

Un jour sans fin

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné romantique ! Avec l’automne et les premiers frimas (enfin !), rien de mieux qu’un film cocooning !

Résumé:

Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le « Groundhog Day » : « Jour de la marmotte ». Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…

Mon avis:

Enfin une comédie romantique où l’aspect comédie est plus en avant que l’aspect romantique !

Phil Connors,  un présentateur météo qui travaille au sein de la station de télévision régionale est un Scrooge des temps moderne. Hautain et méprisant, il est la bête noire de ses collègues ! Rien ni personne ne résiste à ses sarcasmes, dont il use sans vergogne. Mais gare au retour de bâton ! Le Karma va lui faire une sacrée blague !

Tout commence par une journée « sans » comme on dit ! Devant mettre en avant un événement régional annuel, rien ne se passe comme il faut… sauf peut-être sa rencontre avec la belle Rita ! Mais voilà que Phil se retrouve condamné à revivre sa « mauvaise » journée à l’infini !

Les gaffes et les répliques fusent comme des boules de neige dans ce film ! Ça fait du bien de voir une vraie comédie, où le « héro » en bave sufisement pour changer !

Le thème de la boucle temporelle est classique mais très bien exploité. D’abord imbuvable, Phil passe par plusieurs phases: l’incrédulité, le désarroi, la colère,  puis la déprime. Son changement d’attitude se fait de façon sufisement subtile pour être cohérent. 

De plus, ce film aborde des thèmes moins légers qu’il n’y parait. La course au scoop, le manque d’empathie pour les autres, mais aussi la compétition professionnelle, ou encore la solitude. Bill Murray est juste parfait dans la peau de ce grincheux à la tendresse bieeeen cachée !

Andy McDowell donne sa beauté sobre à une productrice pleine de charme, mais non sans caractère ! Leur couple est sympathique et j’ai adoré la façon dont chaque scène romantique est dynamisée par l’humour potache du film ! J’ai beaucoup ri !

On découvre, enfin, un peu de l’histoire de l’Amérique du NordLe Jour de la Marmotte existe bel et bien ! Le réalisateur en a rendu un hommage à la fois tendre et cocasse. La morale du film a le mérite d’être intemporelle sans jamais tomber dans la guimauve.

Un classique à revoir cet hiver !

Spirite tome 1: Tunguska (Mara)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une bien jolie découverte, parfaite pour l’automne ! Je ne lis pas assez de BD et j’ai bien l’intention d’étoffer cette rubrique à l’avenir !

Résumé:

La chasse aux fantômes est un sport dangereux, surtout quand on ne sait pas qui est le chasseur et qui est le chassé.

Dans le New York des années 1930, Ian Davenport, timide jeune chercheur en spiritologie qui traque mais surtout étudie les fantômes, voit son mentor et ami Boris Voynich se faire assassiner sous ses yeux dans des circonstances étranges. Il se retrouve alors propulsé dans une sombre histoire de meurtres inexpliqués qui semblent ne cibler que ses confrères spiritologues. Seul, désespéré, rejeté par la police qui ne le prend pas au sérieux de par son métier peu crédible, il décide de chercher de l’aide auprès des journalistes d’une rubrique paranormal d’un grand journal New York. Là, il y rencontre Boris Voynich , une jeune femme sceptique au caractère bien trempé, qui accepte à contrecœur de l’aider. Ensemble, ils vont tenter de percer le secret de cette affaire de meurtres, qui semble liée à la terrible explosion d’origine mystérieuse de Tunguska en 1908, contrée perdue de la Sibérie profonde

Mon avis:

Quelle belle mise en bouche !

Ça fait déjà quelques années que je suis le travail de Mara ! Je l’ai découverte en même temps que Maliki et j’ai tout de suite adoré son style de dessin !

Avec cette nouvelle série, nous découvrons un univers très sympa entre mystère et fantastique.

Ian Davenport est un spiritologue: il étudie les fantômes et veut prouver leur existence de manière scientifique. Mais ce n’est pas chose aisée dans un monde cartésien où les charlatans pullulent. Avec son mentor Boris Voynich, ils ont trouvé le moyen de rendre visibles les ectoplasmes. Ils aiment tout deux passionément leur métier.

Mais le caractère timide et maladroit de Ian ne contribue pas à sa reconnaissance. Ce qui est d’autant plus frustrant pour le jeune homme qui est très emphatique et enthousiaste. Son ami Boris est plus critique et terre à terre. Pour lui, l’humanité n’est clairement pas prête à accepter l’existence des fantômes.

Sa mort brutale va confronter Ian à cette dure réalité. De plus, les circonstances étranges de la mort de Boris laissent à penser que c’est toute sa profession qui est en danger. Mais la police fait la sourde oreille. Ce sera finalement Nell Lovelace, une journaliste énergique mais totalement sceptique qui va l’aider dans son enquête. 

J’ai adoré le duo Ian/Nell ! Si leurs caractères semblent opposés, ils partagent de nombreux points communs. Nell est une jeune femme aussi pète sec que Ian est doux ce fait un contraste savoureux. Leurs investigations vont leur faire remonter à la surface un tragique événement du passé survenu en Sibérie.

 Des thèmes très intéressants sont abordés: le passé et ses secrets troubles, la suprématie des charlatans sur les « vrais » spécialistes, le poids de l’héritage familial. Il y a aussi une pointe de féminisme bienvenu! 

Les dessins sont splendides !!! On se croirait à l’époque 2D de Disney, mais avec une histoire plus sombre et mature. Mara a particulièrement mis le paquet sur la couleur ! Plus que les personnages, j’ai adoré l’ambiance de cette bd ! Les jeux d’ombres, les décors, le cadre automnal et surtout les fantômes ! J’ai adoré leur aspect ! Les événements s’enchaînent si bien que la fin de ce tome m’a clairement frustrée !

En tout cas, j’ai déjà hâte de lire le prochain tome !

« Max et les Maximonstres » de Spike Jonze (2009)

Pour cet automne, j’ai décidé de voir plus de films fantastiques et oniriques. J’ai opté pour « Max et les Maximonstres » de Spike Jonze. Il s’agit d’une adaptation libre de l’album illustré pour enfants de Maurice Sendak datant de 1963. 

Résumé:

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris, s’évade de chez lui. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les « maximonstres » attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Mais il découvre vite que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

Mon avis:

Alors déjà une chose est sûre ! Ce film est plus pour les ados/adultes que pour les enfants ! Je m’explique. Nous ne sommes ni dans une aventure à la Narnia, ni chez les Bisounours. En fait, j’ai plus pensé au Secret de Therabithia !

Max est un jeune garçon sensible à l’imagination débordante. Il adore jouer, crier, courir partout. Comme tous les enfants, il découvre les émotions, les relations avec les adultes, le monde des grands et celui des rêves. 

Le film démarre de façon assez lente. Max a beaucoup d’énergie, ce qui n’est pas toujours gérable pour sa mère, qui doit aussi s’occuper de sa fille aînée. Mais Max ne s’en rend pas compte. Lui, il veut jouer et rire. Comme je l’ai dit plus haut, il apprend les émotions et toutes ne sont pas agréables. Il y a d’abord la déception: sa soeur Claire ne l’a pas défendue lors d’une bataille de boule de neige. La jalousie : quand sa mère refuse de jouer avec lui dans sa chambre parce qu’elle est avec un ami dans le salon… 

Quand sa mère lui fait un repas qu’il n’aime pas, c’est la goutte d’eau. Max pique une grosse colère. Alors oui, on peut trouver ça trivial et ridicule. Mais cette dispute reflète bien la difficulté des relations humaine, tant côté adulte que côté enfant. 

C’est là que commence la Fugue de Max. Blessé dans son orgueil, l’enfant s’enfuit dans la Forêt…et va entrer dans un autre monde. Ici, pas d’Armoire Magique ou de passage secret. C’est le changement de lumière du film qui nous fait comprendre que nous ne somme plus dans le monde réel.

livre d’origine

Max va faire la connaissance de monstres énormes au caractères bien distinct. Un gros oiseau ébouriffé, une chèvre blasée, un taureau flegmatique, deux chouettes cabossées et autres créatures étranges qui hurlent comme des loups, se chamaillent sans arrêt, et…recherchent un Roi. Pour Max, qui cherchait un territoire, c’est le rêve !

Mais comme dans la réalité, il va se rendre compte que chaque monstre a ses qualités et ses défauts. Pas facile de construire un royaume au milieu de tout ça ! 

Surtout  avec Carol, une espèce de gros nounours colérique dont le caractère lunatique et impulsif va confronter Max à son propre comportement envers sa mère. C’est ce jeu de miroir, entre monde onirique et réalité, qui fait toute la richesse de ce film.

La photographie est magnifique. Franchement, ce film dégage une atmosphère juste incroyable ! Les créatures ont été crées par le fabuleux atelier de la Jim Henson Company, de qui on doit Labyrinthe et Dark Crystal. La musique aussi donne un bel écrin à cet univers ! Quant à la fin… elle est à la fois douce et ambiguë. 

Un film original, plein de poésie, qui montre la facette sombre de l’enfance dans un décor lumineux ! J’ai été très touchée !

« L’Ordre des Gardiens » de Nisha Granata

Parce qu’il n’y a pas que Netflix dans la vie, j’ai eu envie de vous faire découvrir mes trouvailles sur… Youtube  ! Aujourd’hui, place à l’Aventure !

 

Résumé:

Une famille d’archéologues est à la recherche d’artéfacts issus de contes et légendes, et cachés à travers le monde… Après avoir disparu lors d’une mission, leurs enfants aidés d’une jeune fille issue d’une famille de chercheurs elle aussi, vont devoir rechercher les fragments manquant pour reconstituer le miroir de Blanche-Neige avant ceux qui en le possédant pourrait détruire le monde !

Mon avis:

J’ai été agréablement surprise par ce téléfilm ! Un beau mélange d’aventure, de voyages, d’énigmes et… de contes de fées ! Encore !

Carter et Jordyn Flynn ne sont pas des parents ordinaires. Comme Evy et Rick, dans La Momie, ils mènent une vie pleine d’aventures et de dangers. Problème: leurs deux fils ne sont pas au courant !

Paxton et Tripp sont deux frères qui certes, ont du mal à communiquer, mais leur solidarité est sans failles. La disparition de leur parents va faire voler en éclat leur vie un peu plan-plan. Et leur faire découvrir un héritage bien différent de ce qu’ils pensaient !

Ils sont en effet les déscendants d’une mystérieuse lignée, les Gardiens, chargée de retrouver et de protéger des objets anciens, issus de contes et de légendes, dispersés à travers le monde. Et c’est un artefact d’une grande puissance qui a disparu: le Miroir de Banche-Neige ! Rien que ça !

Alors l’intrigue est basique mais efficace. J’ai beaucoup aimé le côté aventure familiale, l’idée que les objets de contes existent et les énigmes à résoudre. Le voyage autour du monde a une jolie place dans cette aventure. L’histoire des objets magiques est aussi un thème passionnant, que j’avait déjà évoqué dans la Malédiction Grimm

Comme on est dans un téléfilm tout public, les personnages sont assez manichéens; on sait tout de suite qui est le Bon et le Méchant. Mais l’action efficace, une pincée de bon sentiments et une belle photographie compensent largement ce détail ! Les acteurs sont bons, même en vf et le scénario alterne énigme et action, romance et famille. Je ne me suis pas du tout ennuyée !

Un bon téléfilm d’aventure,qui change des romances guimauves et des thrillers un peu lourds ! Si vous aimez la série Sidney Fox et autre aventures familiales, c’est à tester !

 

Rick et Morty (saison 1)

J’ai toujours aimé les dessins animés. Que ce soit animés japonais, Walt Disney ou même des animations françaises ! J’ai grandi avec les Simpson, Daria, Futurama… Cette fois-ci, j’ai tenté Rick et Morty, pour sortir de ma zone ce confort…et j’ai bien fait !

Rick et Morty est une série d’animation pour adultes américaine créée par Justin Roiland et Dan Harmon, diffusée depuis le 2 décembre 2013 sur Cartoon Network, dans la tranche fin de soirée Adult Swim.

La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

Mon avis:

Alors là ! Je n’aurais jamais pensé aimer ce genre d’histoire ! Mais j’étais curieuse pour le côté parodique de la série. Rick et Morty, c‘est au départ une parodie de Retour Vers le Futurqui part totalement en live !  

Ça commence par des Aliens presque mignons… aux planètes chelou, des couleurs psychédéliques et des bestioles toutes plus bizarres les unes que les autres !

Mais Rick et Morty, ce n’est pas que des aventures spatio-fantastiques. C’est surtout une famille foutraque et déglinguée. En effet, la famille de Morty tient plus de « Mariés deux enfants » que La fête à la Maison !

Tout d’abord, Rick, le « héro » grincheux de l’histoire: génie incompris, cynique et misanthrope, c’est l’anti-thèse d’un gentil Doc Brown. Il boit, il rote, jure comme un charretier. Il est aussi égoïste et irresponsable, n’hésitant pas à emmener son petit fils dès qu’il en a besoin. Dénué de toute morale, il peut se montrer intraitable envers Morty. Mais au fur et mesure, il finira par se prendre d’affection pour lui…à sa manière.

Morty est le personnage qui évolue le plus. Adolescent de 14 ans en plein crush amoureux pour sa camarade Jessica, il veut l’impressionner au moins autant que son grand-père. Mais celui-ce ne veut pas le savoir et l’entraine malgré lui dans des aventures aussi improbables que dangereuses. Au départ, il est timide, peureux, mais sa vie trépidante lui donnera plus de confiance en lui.

Beth est la mère de Morty et la fille de Rick: tout deux ont une relation aussi houleuse que compliquée. Elle est chirurgienne cardiaque pour chevaux et peut se montrer autoritaire avec ses enfants, surtout Morty, dont elle désapprouve les « sorties » avec son père. Mais ce n’est rien comparé à la relation déglinguée et immature qu’elle a avec son mari, Jerry.

Jerry est considéré comme un idiot par sa famille, et particulièrement par Rick. On lui reproche très souvent le fait qu’il soit chômeur, ce n’aide pas dans sa confiance en lui. Il faut dire qu’à la maison, c’est plutôt Beth, qui porte la culotte ^^

J’ai d’ailleurs bien aimé l’évolution de la relation parentale, assez réaliste vu le contexte. Jerry se sent écrasé par son beau-père, qui le méprise ouvertement. Mais tout les deux ont en commun une certaine maladresse. 

Enfin, il y a la soeur ainée de Morty, Summer. Alors elle, j’étais très sceptique, étant donné que c’est une jeune fille superficielle, accro au portable, ne pensant qu’a sa popularité. Sans être aussi niaise que Quinn dans Daria, elle a su cependant me surprendre par un côté bad-ass et rebelle. Elle dévelopera un certain cynisme, un point commun avec son grand-père, qui a pu colorer un peu plus le personnage.

Les épisodes sont presque impossibles à décrire tellement ça part en sucette !  

Voyages temprorels, planètes étranges, multivers invraisemblables, je ne comprenais rien à la trame de l’histoire ! Mais je voulais tellement voir jusqu’où irait le délire des scénaristes, que je me suis enfilée les 5 saisons en quatre jours ! Et certains épisodes étaient franchement gores !

C’est marrant comme le style horrifique passe mieux en dessins animés qu’en film pour moi ! Certaines bestioles n’ont rien à envier à Stranger Things ou Men in Black !

Une série pour public averti donc, que je conseille si vous aimez le trash, l’absurde et l’humour noir.

 

Umbrella Academy (saison 1)

Parce que c’est LA série qui m’a fait m’abonner à Netflix ! Et honte à moi, je ne l’ai pas chroniquée ! Il est temps que je répare cette erreur !

Umbrella Academy est une série télévisée américaine développée par Steve Blackman pour Netflix.Il s’agit d’une adaptation de la série de bandes dessinées du même nom, créée par Gerard Way et Gabriel Bá et publiée par Dark Horse Comics.

Résumé:

En 1989, le même jour, quarante-trois bébés sont inexplicablement nés de femmes qui n’étaient pas enceintes et que rien ne relie. Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, adopte sept de ces enfants et crée The Umbrella Academy pour les préparer à sauver le monde. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Les enfants devenus adolescents, la famille se désagrège et l’équipe est dispersée. Les six membres toujours en vie, désormais trentenaires, se retrouvent à l’occasion de la mort de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère qui entoure la mort de leur père. La famille désunie se sépare cependant de nouveau, incapable de gérer des personnalités et des pouvoirs trop différents, sans même parler de l’apocalypse qui menace…

 

Mon avis:

Si les premiers épisodes m’ont parut un peu longs, la suite m’a totalement transportée !

Il faut dire que l’histoire , comme les personnages sont aussi denses que complexes. D’un certain point de vue, Umbrella Academy ressemble à l’école du professeur Xavier des X-Men, mais en plus sombre et ambigu.

Sir Reginald Hargreeves est un homme imprévisible, à la fois excentrique et rigide. Multi milliardaire , il décide d’adopter 7 enfants, nés dans des circonstances trop étranges pour être normales. Et chaque enfant se révèle avoir de prodigieux pouvoirs. Il décide donc d’en faire des armes pour « protéger le monde ».

Son éducation est dure, et d’autant plus compliquée que chaque enfant a un don particulier.

Allisonpar exemple, peut influencer les pensées des autres par une simple phrase; Diego est spécialiste des armes blanches et ne rate jamais sa cible; Luther est un colosse au grand coeur; Klaus peut communiquer avec les morts; Numéro Cinq peut se téléreporter dans le Temps, Ben;  Et Vania semble être la seule à n’avoir aucun pouvoir.

Entre éducation implacable et problèmes relationnels, le groupe de super-héro se dissout pour se retrouver des années plus tard à la mort de leur père adoptif. Mais est-il vraiment mort? J’ai beaucoup aimé l’ambiance, à la fois sombre (manoir inquiétant, pouvoirs étranges et/ou dangereux) et rock and roll (décors splendides, scènes bad-ass, et personnages de caractère).

Nos héros, devenus adultes ont fait chacun fait leur vie de leur côté.

Vania (Helen Page) est devenue Violoniste et donne des leçons à des particuliers, se contentant d’une vie simple et sans ambition autre que d’avoir un minimum d’attention de la part des autres enfants Hargreeves. Elle est selon moi, la plus humaine car elle a été exclue sous prétexte d’être « normale ». C’est aussi la plus sous-estimée. Elle est d’abord timide et dépressive. Elle pense trouver un soutien auprès d’un de ses élève, Leonard Peabodymais celu-ci ne pense qu’à la manipuler pour arriver à ses fins. Je l’ai dé-tes-té, ce mec ! C’était le personnage le plus cliché de la série !

Luther, lui, est un ours dont la force est plus handicapante qu’avantageuse. C’est aussi le plus doux en caractère. Contrairement aux autres, il est affecté par la disparition de leur père et veut comprendre ce qui s’est passé ! Dans le rôle, Tom Hopper, que j’avais remarqué dans la série Merlin ! J’ai beaucoup aimé son personnage !

Klaus est indiscutablement le plus déjanté et rock and roll de la troupe ! C’est aussi un rebelle car il se sert de la drogue pour ne plus parler au morts. Mais sous son cynisme, ce cache un homme torturé et terrifié par son pouvoir. 

J’ai aussi adoré l’évolution d‘Alison, qui a le don le plus subtil qui soit: changer les pensées de quelqu’un ! Ce pouvoir terrible l’a séparée de sa fille, ce qui la mine horriblement. Sous son vernis de star Hollywoodienne, on découvre une jeune femme blessée et amère. C’est aussi la seule qui se préoccupe de Vania, qu’elle aime beaucoup malgré ses maladresses.

Sa relation avec Luther est logique mais attendrissante ! Elle est interprété par la belle Emmy Raver-Lampmanque j’ai bien aimé découvrir ! 

La plus belle surprise est le mystérieux Numéro Cinq: en effet, c’est un adulte dans le corps d’un enfant ! Son histoire est tourmentée et troublante. En effet, il a vu le Futur ! et ce n’est vraiment pas beau à voir ! D’un caractère cinglant et sarcastique, il va tout faire pour empêcher la fin du monde, mais à sa manière. Le jeune acteurAidan Gallagher, est une révélation !

Le seul qui m’ait déçue a été Diego, interprété par David Castañeda. C’est un homme impulsif, rapide, mais aussi le moins convainquant. Pourtant le personnage a du potentiel ! Il a le sens de la justice mais déteste l’autorité. Il a une technique de combat rapide et musclée. C’est aussi le plus impulsif et colérique. J’espère qu’il sera plus développé dans la saison 2. L’acteur est bon, mais encore trop timoré, par rapport aux autres

L’intrigue de la série est bien ficelée, même si elle met du temps à se mettre en place. Il fallait planter le décor ! Le Manoir des Hargreeves est déjà un vrai mystère en soi, avec ses pièces sombre et son personnel…pour le moins inhabituel ! En effet, outre Reginald, il y a aussi une nourrice robot, et Pogo, un singe humanoïde qui tient lieu de valet, un peu à la Alfred (Batman). Ce personnage m’a énormément intriguée et j’espère vraiment savoir comment il a aterri là ! De même pour Mary J. Blige, qui se révèle excellente en agent secret blasé !

Il y a aussi une trame intéressante qui mélange voyage dans le temps, espionnage, amours et famille déglinguée ! Les acteurs sont tous très bons et chaque épisode s’affine dans les révélations.

Enfin, je tire mon chapeau à la magnifique bande originale de cette série que j’ai écouté en boucle pendant toute cette première saison.

Une première saison prenante, drôle et bad-ass ! Hâte de découvrir la suite