« Immortel: Ad Vitam » d’Enki Bilal (2004)

Je suis intriguée depuis longtemps par l’univers très particulier d’Enki Bilal ! Aussi, j’ai voulu voir son adaptation ciné de sa BD: La femme piège !

Résumé:

« New York 2095.
Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan
Une population de mutants, d’extraterrestres, d’humains, réels ou synthétiques…
Une campagne électorale.
Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n’a que sept jours pour préserver son immortalité.

Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus…
Trois noms : Horus, Nikopol, Jill

Trois êtres aux destins convergeants où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs.
Tout, sauf l’amour qui surgit comme une délivrance. »

 

Mon avis:

Déroutant ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit après avoir vu ce film !

L’histoire est un beau mélange de fantastique et de science-fiction:

En 2095, le dieu Horus, qui vit sur un vaisseau-pyramide planant au-dessus de Manhattan, est inquiet. Il n’a plus qu’une semaine pour maintenir son statut d’immortel en s’unissant à une mutante. Il jette son dévolu sur Jill, qui vient à peine d’arriver dans la mégapole. La cité est agitée : la campagne électorale pour le prochain scrutin bat son plein, et les candidats n’ont aucun scrupule pour arriver à leur fins !

Conscient que sa tête de faucon ne l’avantage guère pour séduire Jill, Horus s’incarne dans le corps de Nikopol, un détenu politique qui a passé les 30 dernières années de sa vie en cryogénie. Un curieux « ménage à trois » se met alors en place. 

J’ai juste adoré Jill, incarnée par une Linda Hardy particulièrement fascinante ! Il y a un mélange de candeur et de bad-ass chez cette femme ! Un peu comme si Alita avait fusionnée avec Leeloo, et aurait piqué le manteau noir de Trinity de Matrix !

Nikopol est un homme plutôt attachant, au final: perdu dans un monde mutant, le voilà obligé de cohabiter avec un dieu égyptien pour faire un enfant à cette femme « bleue » aussi belle qu’étrange ! Ce qui pas du goût du jeune homme, qui n’est plus maître de son corps, sans parler du fait de coucher avec une femme sans son consentement ! Mais sans le Dieu en lui, il est faible, car il a perdu une jambe ! Horus est donc pour lui, à la fois un poids et une renaissance. 

En parallèle, des meurtres hideux sont perpétrés en ville. La politique est corrompue et une doctoresse (Charlotte Rampling, surprenante !) teste des cobayes humains et mutants pour des raisons obscures…  Jill la fascine tout particulièrement ! Leur relation est cependant trop ébauchée, ce qui est dommage ! Il y avait là une ambiguïté intéressante !

Sinon l’histoire, bien que décousue, est très plaisante ! L’esthétique est particulièrement réussie pour un film des années 2000 ! Entre gris bleu et noir, je me croyait presque dans Métropolis ou Brazil ! J’ai bien aimé l’ambiance futuriste de la ville, à la fois glaçante et mélancolique.

Toutefois, comme pour « La Belle et la Bête » de Gans, il manque une certaine émotion dans l’interprétation des acteurs : seule Linda Hardy tire son épingle du jeu ! 

Un film atypique, mais bancal, qui aurait pu être bien plus développé ! Mais je ne regrette pas mon visionnage !

« Willy Wonka et la chocolaterie » de Mel Stuart (1971)

Bien avant Tim Burton, le célèbre chocolatier-magicien créé par Roald Dalh a déjà fait l’objet d’une adaptation par Mel Stuart dans les années 70 ! Ayant grandi avec Tom Pouce et le Magicien d’Oz, j’étais curieuse de découvrir cette version plus vintage !

Résumé

« Charlie Bucket est un jeune garçon de 8 ans d’une famille très modeste. Introverti à l’école, Charlie a peu d’amis et vit une vie dure de jour en jour. Un jour Willy Wonka, le légendaire fabriquant de chocolats, annonce qu’il a caché dans cinq de ses tablettes de chocolat un ticket d’or. Ces tickets permettent de pénétrer dans la fabrique de chocolats la plus secrète du monde et d’y découvrir les extraordinaires surprises qui s’y cachent. Charlie n’a qu’un rêve : réussir à trouver un ticket d’or. Par chance, il en trouve un dans une des tablettes qu’il achète. »

 

Mon avis:

Vintage, c’est le mot ! Cette version est plus dramatique dans les dialogues, ce qui le « vieillit » déjà beaucoup !

Gene Wilder qui interprète le célèbre Willy Wonka est cependant bien différent de la version Johnny Depp: on voit en effet plus un doux rêveur qu’un farfelu ! Je l’ai trouvé plus classe et d’un certain charme romantique ! Certains l’on trouvé trop fade par rapport au livre, son auteur en tête ! Mais moi, je l’ai bien aimé !  Même si effectivement, il est loin d’être drôle ! 

Le style du film est très proche du Magicien d’Oz avec ses couleurs kitchs et son ambiance bublegum ! Le jeune Charlie paraît sortir d’un livre de Charles Dickens: modeste, généreux, sa famille vit dans des conditions déplorables et le jeune garçon est la bonne poire de son entourage. Mais il en a marre et veut que sa vie change!

Mais grâce au fameux Ticket d’Or, il va pouvoir redonner une dignité à sa famille.

D’ailleurs, l’histoire est un beau coup de gueule aux parents trop permissifs, égocentriques et l’Enfant Roi. La Violet de ce film est d’ailleurs bien PIRE que la version de Tim Burton ! Et je ne parle pas de l’hurlante Veruca Salt ! Tête à claques, prétentieuse, cette fille est tout simplement exécrable ! Toutefois, leur visage est plutôt banal, ce qui rend leur personnages bien moins drôles ! J’avais vraiment l’impression de voir certains camarades d’école ! 

Les musiques sont belles mais parfois un peu trop pesantes ! Dommage parce l’esthétique et les costumes sont sympas et bien faits !

L’autre différence, c’est que Willy Wonka est plus en avant que Charlie, d’où le changement de titre en VO ! Du coup, ça fausse le message d’origine, plus centrée sur un petit garçon modeste mais fort et honnête. `Il manque à ce film un certain second degré, qui l’aurait rendu plus mordant ! 

Une curiosité vintage, intéressante à voir, mais qui peut vite énerver ! Je préfère la version Burton, plus créative et drôle !

 

 

Les Yeux (Slimane Baptiste Berhoun)

Attention, cet article est celui d’une French Nerd en mode « fangirl hystérique » ! Je connaissais Slim Berhoun en tant qu’acteur et réalisateur. Je le découvre en tant qu’écrivain. J’ai d’ailleurs très envie de lire La Meute, (le préquel du Visiteur du Futur !) chez la même édition !

Résumé:

Tout en haut du Plateau, le vent pouvait rendre fou.
On avait choisi d’y construire un asile. L’Orme : une grande bâtisse lugubre, battue par les vents et la neige. Même les bombardements de 44 n’avaient pu en venir à bout. À croire qu’il échappait à toute influence humaine. Et des morts étranges, violentes, il y en avait toujours eu et il y en aurait encore, là-haut.

D’ordinaire, personne ne venait s’en mêler. Ni la gendarmerie du Village, ni les réducteurs de tête de Paris. Si on avait écouté les fous enfermés derrière les murs de l’Orme, on y aurait peut-être vu l’oeuvre d’un monstre. Mais les fous, ça ne s’écoute pas, ça se traite. À l’abri des regards. L’arrivée de Lucie Klein, disciple du professeur Lacan, pourrait pourtant délier les langues… Si on lui en laisse le temps…

Mon avis:

Je lis peu de thrillers. J’ai toujours peur de faire des cauchemars quand j’en lis ! Mais il y a tout de même quelques exceptions ! Est-ce que ce livre vaut le coup?

Les Yeux vont donc rejoindre Conan Lord et Phenomen dans ma bibliothèque ! J’ai bien fait d’écouter ma curiosité, parce que j’ai vraiment bien aimé !

Tout d’abord, le décor: L’Orme est un asile psychiatrique isolé en pleine campagne berrichonne de l’après Guerre. Un bâtiment lugubre qui paraît sortir d’un film d’horreur avec ses portes qui grincent, le vent qui a la réputation de rendre fou et ses pensionnaires, tous plus étranges les uns que les autres. Mais voilà, un meurtre terrible a été commis: Étienne, un petit garçon de 10 ans, a été tué de manière effroyable !

C’est là qu’une jeune étudiante, Lucie Klein, débarque pour l’étude d’une patiente. Mais évidemment, il n’y a pas que ça en compte ! Avec l’aide de Gaulthier, le gentil pharmacien de l’Orme, elle mène une enquête aussi périlleuse que délicate !

Elle découvre que certains patients ont la particularité de ne jamais regarder dans les yeux, comme s’ils étaient constamment observés ! Et tous, parlent d’une Ombre malveillante, un monstre caché qui les hante la nuit…

J’ai adoré Lucie ! C’est une jeune femme à la fois naïve et cérébrale, intelligente et maladroite, qui cache un secret aussi lourd que douloureux. De prime abord, on la trouverait plutôt froide. Mais au fil de l’histoire, elle se révèle courageuse et même très combative ! Elle a sa part sombre aussi, (mais pour savoir pourquoi, faut lire le livre 😉 )

Gaulthier, lui, est plus dans la maladresse, et même d’un certain « romantisme », (Ha-Heum !). Il est tout de suite attiré par cette jeune femme, et pas seulement parce que c’est une jolie minette de 20 ans ! Tout, chez elle, le déroute et le fascine: sa mémoire surdéveloppée, son incompréhension des métaphores et du second degré… Son culot, aussi ! Tous les deux forment un duo très sympathique ! 

Les autres pensionnaires sont tout aussi attachants dans leur folie. Ça va du vieil homme qui se prend pour sa femme décédée à la dame atteinte de prosopagnosie: l’incapacité à reconnaître les visages ! Nous faisons aussi la connaissance d’un autre petit garçon, Léopold, qui parle à une personne imaginaire et reste isolé… Et encore d’autres personnes que je n’ai pas cité ! En tout cas, l’ambiance de l’Orme est à la fois bizarre, glauque, mais aussi comique ! Comme le patient qui mange littéralement importe quoi, même les plumes de son oreiller !

L’intrigue est très bien ficelée et le suspense, intenable ! J’ai sursauté à plusieurs reprises ! Qui est fou ? Qui est innocent ? Qui est victime ? Qui est bourreau ? La tension monte juste ce qu’il faut et je dois dire que j’ai adoré ça !

L’écriture est nerveuse et grinçante, avec de petites touches gore, mais ça, ce n’est que le début ! Le mélange Thriller/fantastique est très original ! J’avais l’impression de lire un mix de Stephen King et de Serge Brussolo ! Slim prend un plaisir évident à mener en bateau son lecteur ! Ce mec est sadique !

Quant à la fin… Wouah ! Je n’ai rien vu venir ! Bon, à ma décharge, je suis absolument nulle en enquête ! Mais là, chapeau ! Je suis restée un peu déroutée mais il y a du bon à se poser des questions même à la fin du livre !

Bref, si vous aimez les thrillers efficaces et les ambiance à la Frankenstein ou Nobody Owens, un conseil: jetez-y un oeil ! Ou mieux, les yeux… (Oui, j’ai un humour de merde !) 

Note: j’ai écouté l’album de la chanteuse québécoise  Jorane durant ma lecture ! Pourquoi ? Parce qu’il s’appelle Vent Fou ! Et que l’ambiance correspond bien à l’Orme avec son violoncelle flippant !

 

 

 

La femme mystère (Amanda Quick)

En attendant la suite des Autodafeurs, je me fais une petite pause romance avec le tome 2 des Ladys de Lantern Strreet, dont j’avais apprécié la première aventure !

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Résumé:

« Béatrice Lockwood est médium, formée aux techniques paranormales par son mentor, le Dr Fleming. Lorsque celui-ci est assassiné, elle se rend vite compte qu’elle est épiée par un certain Joshua Gage, un étrange personnage au charme ténébreux, qui est sur la piste d’un maître-chanteur en rapport avec le meurtrier de Fleming. Afin de lui tendre un piège, il réquisitionne les talents particuliers de Béatrice. Leur enquête va les entraîner dans une aventure terrifiante, mais le danger attise les passions et, bientôt, l’alchimie brûlante qui les relie n’a rien de surnaturel. »

Mon avis:

Après Evangeline Ames, voici Béatrice Lockwood une autre agent spéciale de la compagnie Flint & Marsh. J’aime beaucoup cette agence, dont les « dames de compagnie » sont en fait des espionnes qui possèdent des « dons » particuliers.

Béatrice a commencé à gagner sa vie en se faisant passer pour une voyante. Ses dons para-normaux, sont cependant bien réels: Elle peut lire les empreintes des gens. Non pas leur taille ou leur poids mais leurs énergie psychique, qui bouillonne lorsque les intentions sont mauvaises !

Tout commence par l’assassinat de Roland Flemming, un médium qui a pris Béatrice sous son aile. Témoin du meurtre, elle est contrainte de fuir son assassin et se retrouve engagée par l’agence Flint& Marsh, qui s’est spécialisée dans le paranormal. Mais voilà que son passé la rattrape.

Sauvant in extremis sa cliente sur le point d’être enlevée, elle fait la connaissance d’un bien étrange individu, se faisant appeler Le Messager.

Joshua Gage est un ancien agent secret qui oeuvrait au service le la Couronne. Mais un tragique accident l’a rendu infirme (il boite). Il arbore une longue cicatrice au visage qui le rend très inquiétant. D’un tempérament posé, il a un passé trouble et un certain « don », mais qu’il refuse de reconnaître. Car comme tout détective, il est cartésien et ne croit qu’à la Logique. 

Au départ, il convoite Béatrice pour un sombre projet. Mais il se rend compte au fur et à mesure qu’elle est trop droite pour être une meurtrière, ni même un escroc. En fait, elle utilisait vraiment ses dons lors de ses séances. Son charme certain n’est aussi pas étranger à sa décision. Il décide donc de l’engager pour retrouver le coupable de son enquête en cours. Il va  ainsi retrouver un ancien camarade, lié au mentor de Béatrice qui va rassembler un puzzle un peu bancal mais original dans son ambiance et ses sujets abordés !

Entre secrets familiaux, dons fantastiques mais aussi jalousie et fantasme d’éternité, La femme mystère remplit bien son rôle: Une lecture romanesque et mystérieuse qui a le mérite de ne pas tomber dans le cliché de la femme soumise, ce qui est rare dans une romance historique ! Le côté fantastique est très intéressant, avec cette histoire d’aura psychique que nous laissons aussi sûrement que notre ADN sur les scènes de crimes ! J’aime assez ce concept ! La mythologie égyptienne, très présente donne une touche mystique et sombre qui m’a beaucoup plu ! 

Enfin, il y a la romance entre Béatrice et Joshua, qui se tournent autour de façon très (trop?) poussée mais ça fait partie du charme du livre ! Bon, on n’échappe pas aux scènes de sexe mais je m’y suis habituée ^^ ! Leurs joutes verbales sont toutefois très drôles dans leur côté policé ! 

J’aime le fait que Joshua ne soit pas vraiment un gentleman, sans pour autant être cruel. Il y a une vulnérabilité plaisante chez lui, qui compense joliment avec la fougue de Béatrice ! Pour une fois que les rôles sont inversés ! Le sentiment de culpabilité a aussi une place particulière chez nos deux tourtereaux, qui ont en commun la perte d’un être cher. Il n’est donc pas seulement question de séduction entre eux, il y a une complicité ! C’est très agréable !

Un livre sympa, dans la lignée du premier opus, un peu niais par moment mais ça se lit bien ! Une lecture parfaite pour l’automne par son ambiance brumeuse et fantastique !

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Les mystères de Haven (série)

Je continue ma (re)découverte de séries fantastique avec Les Mystères de Haven. Et quelle découverte ! Bon déjà, l’histoire est inspirée d’un livre de Stephen King: Colorado Kid, qui m’intrigue pour le coup ! Je vais sûrement le lire un de ces jours !

Résumé

Au fin fond du Maine, aux Etats-Unis, Haven est une ville où les malédictions ont sévi pendant plusieurs décennies. L’agent du FBI Audrey Parker est chargée d’enquêter sur d’étranges phénomènes surnaturels qui ont refait surface récemment… Son arrivée va bouleverser sa vie et celles de ses habitants.

 

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Haven est une série qui se démarque vraiment de la SF habituelle ! Ici, pas de créatures monstrueuses, d’aliens ou autres… Et pourtant !

Audrey Parker est une jeune agent du FBI. Son patron l’envoie dans la ville de Haven, dans le Maine, pour une affaire de routine. À son arrivée, elle découvre une ville en proie à des phénomènes inexpliqués. Météo imprévisible, route qui se fissure brusquement, comportements étranges…

Elle apprend que ces « phénomènes » s’étaient produits par le passé. Avec l’aide du policier local Nathan Wuornos, et du gentil malfrat Duke Crocker, elle résoudra son enquête et s’installera à Haven pour éclaircir enfin ses origines qui sont liées à cette ville singulière.

Comme le dit son titre français, c’est vraiment le mystère qui prime ! Et je dois dire que j’ai été bluffée par les idées présentes ! Déjà la ville, elle-même ! Les paysages sont magnifiques, à la fois rustiques et sauvages, avec un petit côté western par moment ! Haven, c’est comme si Storybrooke avait rencontré X-Files ! J’ai beaucoup pensé à cette série de mon adolescence par son côté mystérieux fantastique mais aussi à cause des personnages !

Audrey Parker est une sorte de croisement entre Dana Scully et Veronica Mars ! Elle est têtue, pleine de jugeote rationnelle, mais le mystère de ses origines et les phénomènes étranges de Haven vont l’amener à croire l’incroyable.

En effet certains habitants ont des pathologies assez étranges, allant de l’insensibilité physique (c’est le cas de Nathan) à la folie meurtrière qui dérègle le climat ! Appelés les « perturbés », ces personnes de contrôlent pas ce qui leur arrivent et sont aussi fragiles qu’imprévisibles.

À travers ses enquêtes, Audrey va les aider mais aussi tenter de reconstituer son passé et même… ses autres vies !

Car, comme dans Orphan Black, l’actrice principale joue plusieurs rôles différents ! Ce qui donne une intrigue fine et une ambiance assez spéciale que j’ai trouvé très réussie ! La tension et les événements montent en flèche mais on ne tombe pas pour autant dans l’horreur ou le gore ! C’est bien plus subtil que ça !

Bien sûr on n’échappe pas à la romance entre Audrey et Nathan, qui ne retrouve sa faculté à sentir (dans tous les sens du terme) qu’auprès d’elle. Mais j’ai aussi beaucoup aimé l’amitié/rivalité entre Duke et Nathan, qui se cherchent des noises depuis l’enfance ! Ces deux-là forment un duo plutôt sympathique ! J’ai un petit faible pour Duke, j’avoue ! Et pourtant, les bad boys, c’est pas mon truc d’habitude !

Mais c’est surtout l’atmosphère très particulière de Haven qui m’a plue ! Tout est dans l’ambiance, les zones d’ombres, l’ambiguïté. Les effets spéciaux sont cool sans en faire trop, privilégiant les personnes et les épreuves qu’elles traversent. La série ne manque pas  pour autant d’humour et les personnages sont très attachants !

Une série originale et drôlement sympa ! J’aime aussi beaucoup l’esthétique du générique !

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Les filles sauvages (Pat Murphy)

Aujourd’hui, place à une jolie lecture qui s’est révélée bien plus surprenante que prévue ! 

Résumé:

Joan vient d’emménager avec sa famille près de San Francisco, à la lisière d’un bois. Là, elle rencontre une fille étrange qui prétend s’appeler Renarde et vit seule avec son père dans une maison délabrée, au cœur de la forêt. Les deux filles deviennent amies et participent ensemble à un concours de nouvelles. Elles remportent le premier prix et sont invitées à suivre un stage d’écriture pendant l’été. La porte d’un nouveau monde s’ouvre alors pour Joan : un monde merveilleux, plein d’ombres et de contradictions, mais aussi de lumières et de possibles…Un roman sur l’amitié et le pouvoir de l’imagination, où les deux héroïnes séduisent par leur audace, leur volonté de s’affirmer, de comprendre et de créer.

Mon avis:

Quelle belle découverte !

Pat Murphy va bien plus loin qu’une simple amitié entre deux ados !

Joan est une jeune fille en plein conflit avec son père, qu’elle ne comprend pas. Lors de son déménagement, elle fait la connaissance d’une autre jeune fille de son âge…qui dit s’appeler Renarde !  Si leur rencontre a lieu dans une forêt, leur amitié va grandir grâce à un stage d’écriture durant l’été. 

Grâce aux histoires qu’elles s’inventent, elles s’évadent d’un quotidien familial tendu et morose. Surtout Renarde, (Sarah de son vrai nom), une vraie sauvageonne qui ne se sent bien que dans la nature et ses fables. J’ai adoré la façon dont elles se forgent leur petite bulle dans cette forêt. 

Mais l’évolution la plus spectaculaire est chez Joan, qui, grâce à sa prof d’écriture, va changer son regard sur son père et tenter de le comprendre plutôt que de s’énerver contre lui, comme elle le fait d’habitude ! Leur relation tendue m’a beaucoup intéressée ! Surtout ce père colérique, totalement dépassé par sa fille qui pose des questions au lieu de le craindre ! La communication et les explications, très peu pour lui !

Bref, on ne peut pas dire que la famille brille par son côté chaleureux ! Et ce, des deux côtés, car Renarde aussi a ses propres difficultés familiales !

Au final, ce stage d’écriture aura permis à nos deux amies, non seulement de mûrir, mais aussi de tracer leur propre route. Le roman se termine sur une note douce-amère, qui m’a laissée à la fois songeuse et admirative.

Un beau roman, tant dans sa couverture que par les sujets qu’il aborde ! 

Séquence Nostalgie: « Teen Wolf » de Rod Daniel (1985)

Bien avant d’être la série à succès que l’on connait, Teen Wolf était une comédie fantastique de Rod Daniel avec Micheal J Fox dans le rôle de Scott ! J’ai voulu le voir pour mon challenge d’Halloween et je dois dire que ce film m’a déroutée plus d’une fois !

Résumé:

« Scott Howard, un adolescent menant une vie banale et monotone, n’aspire qu’à jouer au basket-ball, rencontrer des filles et faire la fête. Sa vie se retrouve chamboulée quand il découvre qu’il descend d’une longue lignée de loups-garous. Ses transformations vont attirer l’attention et Scott va s’en servir pour devenir le lycéen le plus populaire. »

 

Mon avis: 

On est bien loin de la noirceur de la série !  D’ailleurs il y a de grande différence avec cette dernière. Et ayant grandi avec Retour vers le Futur, je voulais voir un film avec le « jeune » Micheal J Fox !

Déjà, Scott Howard n’a pas été mordu mais est né loup-garou ! Il a toujours son pote Stiles, mais celui-ci est plus un joyeux fêtard qu’autre chose ! Et oubliez Lydia, Derek, Malia ou Kira. Ces personnages n’existent pas à la base ! Ils sont été créé uniquement dans la série des années 2000 ! 

Revenons au film:

La « transformation » de Scott commence avec la voix qui mue bizarrement, puis des poils lui poussent partout. Et il se sent tout bizarre…

À partir de là le film part carrément en live ! Déjà, ses camardes ne sont nullement choqués par cette nouvelle apparence, les filles se pâment devant lui. il devient même un pro du basket ! On nage en plein délire absurde où le monstre ressemble plus à un cousin de Chubaka  que le Loup-Garou du campus, (encore que l’humour déjanté est assez similaire!)

Autre incohérence, Scott s’adapte trop vite à son nouvel état et au final ne se pose pas plus de questions que ça. C’est de famille et c’est tout. Ce n’est pas ça qui l’empêchera de draguer les fille et de faire la fête ! Il n’a aucun mal à parler.

Mais surtout, et je pense que c’est le vrai message du film, c’est que peu importe l’apparence, si vous voulez changer, vous pouvez le faire. C’est là où le film surprend ! Au final, le côté Loup n’est qu’un détail. 

En conclusion, je qualifierai ce film de Nanar d’Halloween: c’est kitch, improbable et déjanté ! 

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