Le Cas Jack Spark Saison 4: Printemps humain

YEAH !!! J’ai enfin fini !!! Le cas Jack Spark s’achève en apothéose !

Résumé:

« Tous les contes de fées ont une fin …Voilà un siècle que le Président-Mentor Jack Spark règne sur Concordiapolis, mégalopole utopique où les hommes coexistent avec les créatures fantastiques. Mais aujourd’hui, cet équilibre fragile est sur le point de se briser. D’un côté, 1% de privilégiés : les Fés immortels. De l’autre côté, 99% d’exploités : les humains surendettés. Insurgez-vous et rejoignez les rangs du Printemps humain ! »

Mon avis:

Génial !!! Moi qui avait peur d’être déçue par ce dernier tome sous prétexte qu’il se déroule bien après l’époque de Jack, je me suis inquiété en pure perte ! Ce livre est une excellente conclusion !

Car Jack Spark est devenu une vraie légende vivante. Après la Troisième guerre mondiale provoquée par l’Hiver Nucléaire, il a mis en place un projet fou: Concordiapolis, une ville-monde où cohabitent Humains et Fés en harmonie. 

Tout un gouvernement est mis en place et l’argent est remplacé par…le Flux humain. En effet, les hommes salarié de patrons Fés se font « ponctionner » l’Énergie Vitale tous les mois en guise de taxe ! L’électricité a été bannie, ainsi que le sel, mortel pour les Fés. 

Nous suivons en alternance deux nouveaux personnages:

Caleb, flic désabusé et son fils Tiago, ado rebelle qui ne supporte pas les Fés. Il va se relier aux Insurgés, un groupe de protestants contre le gouvernement actuel. Il   en a marre de voir son père trimer dans son emploi de misère alors que les « Sangsues bleues » comme il les appellent sont riches. Tout deux sont les descendants de Ti-Jean Robespierre, l’un des amis de Jack Spark.

Tout comme dans le premier volet (Été Mutant), il y a de vrais thèmes actuels en filigrane du fantastique: Le surendettement, la pauvreté, l’écart social, les « vampires de pouvoir » qui usent l’énergie vitale d’honnêtes citoyens… Mais aussi: le père de famille dépassé par la crise d’ado de son fils, la mère carriériste qui snobe son ex-mari, et tente (vainement) de ressembler à son nouveau compagnon en copiant son apparence.

Mais comme Tiago va s’en rendre compte, tous les Fés ne sont pas forcément des prétentieux/vampires qui dédaignent les humains. Tous comme les humains ne sont pas forcément pour la paix.

Il fera la connaissance d’une troublante jeune fille, trop belle et trop imprévisible pour être vraiment humaine: Onyx. Des yeux bleu marine, des cheveux noirs et une rébellion toute particulière contre le gouvernement…

Mais voilà que des meurtres viennent troubler la tranquillité de la ville. Des Fés sont retrouvés assassinés de façon étrange avec des crucifix imbibés de sel, sensé proscrits. Or, cette technique est celles des Exorcistes, qui ont aidé les humains lors de la troisième guerre mondiale. 

J’ai aimé ce nouvel univers, ainsi que la force de tous les personnages ! Le seul bémol est peut-être une certaine rapidité dans son dénouement !

Il y a aussi de belles références aux contes de fées, toutes très symboliques: les légendes arthuriennes, Robin des bois, La Fée Carrabosse… Le tout remixé avec la religion, la guerre et l’importance du combat pour la Justice.

Ce livre  est à la fois un terme et une renaissance. Le Printemps est une belle métaphore d’Espoir et de renouveau.

Une super saga fantastique, que je préfère à Phobos et Animale pour son univers original et les réflexions qu’il implique !

 

Le Passeur (Lois Lowry)

Bien avant la grande vague « dystopie jeunesse » à la Uglies, Hunger Games et autre Divergent, il y avait eu ce livre dont l’entrée s’est fait beaucoup plus discrète dans la littérature: Le Passeur de Lois Lowry dont la première publication date… de 1994 !

Résumé:

« Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire. »

Mon avis:

Wouah ! Si je m’attendais à ça ! Une des meilleures anticipations qu’il m’ait été donnée de lire depuis La voix du Couteau ! On est même proche d’une dystopie « à l’ancienne », avec une réelle réflexion sur notre libre arbitre, nos choix et leurs conséquences.

Le monde où vit Jonas est très différent du nôtre. Sa Communauté vit selon des règles strictes : un couvre feu est établi, pas de contact avec un membre extérieur de la «cellule familiale», tous les matins ils doivent se faire injecter un produit qui, selon la communauté des sages, les garde en bonne santé. Les êtres humains de ce peuple ne ressentent pas d’émotions, n’ont pas de sentiments et ne voient pas les couleurs, ils n’ont aucun souvenir de l’ancien monde et n’ont pas connaissance du mal. Tous sauf le dépositaire de la mémoire : « le Passeur ».

L’année de ses douze ans, Jonas se voit attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa fonction dans la communauté : il sera le nouveau gardien de la mémoire. Le jeune garçon sera confronté à différentes situations au cours de son « voyage » dans le temps.

Jonas, au fur et à mesure de sa « formation », change, apprend les émotions, bonnes et mauvaises. Il se rend compte aussi de la prison dans laquelle il vit. Par l’intermédiaire des souvenirs, il prend peu à peu conscience qu’il n’a jamais vraiment « vécu ». Mais aussi de l’absence d’émotion de sa propre famille, qui vit sans se poser de question, de façon mécanique. Il n’y a ni Passé, ni Surprises, ni Choix à faire, car la Communauté choisit le Destin de chacun…  dès l’âge de 12 ans ! 

Autre fait troublant: quand les membres sont trop vieux, ne grandissent pas assez vite, ou ne sont tout simplement pas dans la norme, ils sont « élargis ». On ne les revoit plus jamais.

J’ai été touchée par la relation entre Jonas et le Passeur. Plus qu’un Mentor, c’est son premier Ami Adulte et j’ai aimé la façon dont ils discutent sans détours ni politesse. Le vieil homme lui ouvre les yeux sur le Passé et sur la richesse des Émotions. Mais garder la Mémoire Collective de l’Humanité n’est pas de tout repos ! Cela peut rendre amer…ou fou.

La plus grande épreuve sera de découvrir le « vrai visage » de son père, nourricier (qui dans ce monde, veut dire qu’il s’occupe des nourrissons ). Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que cet événement marquera de façon définitive le jeune adolescent ! 

La Communauté m’a donné le même malaise que le pensionnat d‘Hailsham dans « Auprès de moi toujours« . Tout est codifié, prévu à l’avance et tout est réglementé comme dans une secte. Les couleurs et les sentiments n’existent pas. Et personne ne se plaint, car, à part le Passeur et Jonas, personne n’a de souvenirs… J’ai aussi beaucoup pensé à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury car il n’y a pratiquement pas de livres, sauf chez le Passeur ! Une autre façon de se détourner du passé…

Autre particularité, il n’y a pas d’histoire d’amour, contrairement à l’adaptation ciné ! 

Un livre bien plus complexe qu’il ne parait, qui mérite vraiment d’être reconnu au même titre que les classiques de la science fiction. En tout cas, je le relirai, c’est sûr ! 

 

Le cauchemar Edgar Poe (Polly Shulman)

C’est toujours avec grand plaisir que je retrouve l’univers de Polly Shulman, avec ce troisième tome ! Cette série est devenue mon péché mignon !

Résumé:

« Susannah, dite Sukie la Bizarre, vit dans un manoir hanté et est suivie par le fantôme de sa soeur. Elizabeth et Andreas, du Dépôt d’Objets Empruntables de New York, sont très intéressés par la bâtisse, théâtre d’une vieille légende : il y reste peut-être des choses qui auraient leur place dans l’annexe Edgar Poe, contenant des romans d’horreurs ayant conservé leurs pouvoirs. »

Mon avis:

Après les contes et la science-fiction, c’est l’univers très particulier d’Edgar Poe que l’auteur nous fait (re)découvrir !

Au lycée, Susannah est surnommée « Sukie la Bizarre ». Il faut dire qu’elle vient d’emménager dans le manoir de sa grand-tante réputé hanté… et qu’elle est constamment suivie par le fantôme de sa soeur Kitty, décédée des suites d’une étrange maladie.

Depuis ce drame, ses parents ont perdu leur emploi ; voilà pourquoi ils se sont installés chez une vieille tante au nom de sorcière: Hepzibah !

Le père de Sukie doit vendre des objets au marché aux puces, pour gagner quelques sous. Un jour où elle l’aide, deux jeunes gens lui réclament un vieux balai qui n’est pas à vendre : il s’agit d‘Elizabeth et Andreas, qui travaillent au Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York. C’est une « médiathèque » un peu particulière qui n’accueille que des objets ayant un jour marqué l’Histoire ou la littérature.

Or, Elizabeth est très intéressée par le manoir où vit Sukie, car il a été le théâtre d’une ancienne légende. Peut-être y reste-t-il des choses qui auraient leur place dans lannexe Edgar Poe, spécialisée dans les romans fantastiques et d’horreur ?

Ce livre est un régal ! Tout y est pour les amateurs de mystère: un manoir inquiétant, une soeur-fantôme, une mystérieuse maladie familiale, un balai de sorcière et une histoire d’amour ! En plus, j’ai eu le plaisir de retrouver Elizabeth, qui a bien grandi depuis La Malédiction Grimm

En tout cas, j’ai pris grand plaisir à retrouver le Dépôt, toujours aussi mystérieux et envoûtant ! Sans parler de la superbe couverture du livre ! De plus, les tomes peuvent se lire indépendamment sans problème !

Si cette série vous intéresse et que vous aimez ce genre, vous pouvez très bien commencer par celui-là !

L’appel du coucou (Robert Galbraith)

En attendant ma lecture de « Harry Potter et l’Enfant Maudit », j’ai voulu découvrir une autre facette de J. K. Rowling. Aussi, ai-je choisi L’Appel du coucou, publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith

Résumé:

« Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances… »

Mon avis:

Un très bon policier à l’anglaise, que j’ai pris plaisir à découvrir ! Loin de la magie Potterienne, je me suis retrouvée plongée au coeur de la presse people et ses paillettes, son hypocrisie et ses secrets douteux.

Lula Landry, une jeune starlette métisse, est retrouvée morte et tout porte à croire au suicide. Mais son frère, John Bristow est convaincu qu’il s’agit d’un assassinat. J’ai tout de suite détesté cet homme, sans réussir à mettre le doigt dessus… C’est un jeune homme instable, nerveux, qui souffle le chaud et le froid.

Il fait appel à Cormoran Strike, un détective privé au bord de la faillite mais au flair incontestable. Je me suis tout de suite attachée à ce flic bourru, blessé de guerre dont la vie privée part en cacahuète ! Il est aidé par sa secrétaire intérimaire, Robin, qui rêve secrètement de devenir détective. J’ai adoré cette femme, pleine de peps et de discrétion quand il le faut. Son arrivée est une bouffée d’air frais pour le détective, qui est réduit à camper dans son bureau !

Tout deux forme un duo efficace et complémentaire, sans jeu de séduction, ce que j’ai trouvé bien agréable. En tout cas, leur relation, faite d’admiration et de désir de justice me parait très intéressante ! 

Les autres personnages sont bien tournés, sans caricature et l’intrigue efficace, proche d’Agatha Christie, dans un langage plus coloré. Le cadre londonien m’a beaucoup plu, ce qui est une belle surprise ! La ville est quasiment un personnage de l’histoire, tant elle m’a parue vivante dans ses contrastes. Ce qui donne une belle ambiance dans le roman !

L’ écriture est fluide et les thèmes abordés sont intéressants: secrets de famille, drogues, jalousies, fascination pour la célébrité, harcèlement des paparazzis…mais aussi les blessures (de guerre et d’amour) le traumatisme, tant physique que psychologique, qu’elles engendrent.

Une première enquête efficace avec un duo d’enquêteurs très sympathiques ! J’ai bien envie de les voir évoluer dans une autre enquête ! 

Top 5: Mes envies BD

Bonjour à tous ! Après mes envies livresque du printemps dernier, voici les BD qui m’attirent le plus pour cette année !

  • Coeur de Pierre de Jérémie Almanza et Séverine Gauthier

Tout m’attire dans ce livre: le style de dessin et l’histoire qui parait sortir d’un roman de Mathias Malzieu:

« Il est né avec un coeur de pierre, elle, avec un coeur d’artichaut »

  • Chemin perdu d’Amélie Fléchais: là aussi gros coup de coeur pour la splendide couverture ❤

« Vous qui possédez flair, sensibilité et goût de l’aventure, munissez-vous de votre carte des copinoux et lancez-vous dans cette fabuleuse chasse au trésor ! « Tes sûr qu’en passant par là, on va arriver plus vite ? ». Ainsi commence l’extraordinaire chasse au trésor lancée par Le Camp du bonheur. Munis dune carte, monsieur je-suis-le-meilleur, son petit frère qui imagine être un robot et leur copain, fils d’un chasseur en sont sûrs : ils seront les vainqueurs ! C’est simple, il leur suffit de suivre « le chemin des arbres déguisés en apaches ». Mais c’était sans compter la rencontre d’étranges créatures oniriques : un cerf géant au chapeau melon magique, un renard à la poursuite de sa bicyclette folle, un ogre branchu ou encore, une fée aux intentions ambiguës… Mais où donc cet étonnant jeu de piste les mènera-t-il ? »

  • « Hanami », le 7ème tome des aventures de Maliki, que je suis depuis ses débuts !

« Maliki est désormais bien installée en Bretagne, avec ses chats et sa ménagerie surnaturelle. Seule Fang semble avoir du mal à s’acclimater, loin de son petit copain Kévin. Mais surprise ! La richissime Doang invite sa petite sœur, Maliki et toute sa bande au Japon ! Un acte de pure générosité ? C’est ce que Fang et Kévin vont tenter de découvrir pendant que Maliki et sa nouvelle amie Becky arpentent l’archipel nippon pour en rapporter les plus croustillantes anecdotes. En route pour le début d’un voyage au quotidien riche en aventures, sushis et super-pouvoirs ! »

  • « Les mondes cachés » tome 1: L’arbre-forêt de Denis-Pierre Filippi 

« Il est parfois des responsabilités lourdes à porter, surtout quand on est celui qui a ramené la magie dans notre monde…
Mais le plus dur pour Grégoire, c’est de constater le peu d’emprise qu’il a sur sa propre vie. La séparation des ses parents le lui rappelle chaque jour.
Il laisse donc sa sœur, Chloé, se débrouiller seule avec les êtres merveilleux.
L’appel à l’aide de sa meilleure amie, Itsuki, va cependant l’obliger à partir pour ces territoires qu’il a fait renaître.
Reste à espérer que tous ses pouvoirs suffiront à les faire revenir… »

  • « Le jour où le bus est parti sans elle » de BéKa (Scénario) et Marko (Dessins)

« Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours… »

En espérant pouvoir les lire durant cette année ! 

La Tempête (Shakespeare)

Je continue ma découverte des classiques de Shakespeare avec sa dernière pièce: La Tempête

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Contrairement à d’autres pièces, la Tempête n’est pas une tragédie, ce qui m’a beaucoup surprise ! 

J’ai voulu découvrir ce livre suite à l’adaptaton théâtrale de Jeremy Herrin en 2013, avec Colin Morgan (Merlin) dans le rôle d’Ariel ! Déjà dans la série, je trouvais qu’il avait un physique de lutin mais là c’est encore plus flagrant avec son costume…assez spectaculaire je dois dire ! 

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Ariel est d’ailleurs un personnage plutôt attachant, à la fois naïf et maladroit, rien à voir avec la sirène du même nom ! La version de Colin est très dynamique et physique puisqu’il n’hésite pas à grimper un peu partout sur la scène ! 

Mais revenons à l’histoire:

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise.

Gonzalo, un conseiller du roi de Naples, leur est secrètement venu en aide en approvisionnant leur bateau en nourriture, en eau et en vêtements, ainsi qu’avec les plus précieux des ouvrages de la bibliothèque de l’érudit Prospéro.

Sur l’île, Prospéro a libéré Ariel, un esprit emprisonné dans un arbre par la défunte sorcière Sycorax, et s’est ainsi acquis ses services. La situation n’enchante guère Ariel, à qui Prospéro promet régulièrement de rendre sa liberté. Le fils de Sycorax, une créature monstrueuse du nom de Caliban, vit également sur l’île.  

Lorsque celui-ci tente de violer Miranda, Prospéro le soumet et fait de lui son esclave. Caliban hait Prospéro et Miranda, qui n’ont que mépris et dégoût pour lui.

Mais ces épreuves aboutiront non pas à un drame familial mais bien une réconciliation, chaque personnage suivant son propre propre cheminement. 

Un classique étonnant et au final, assez méconnu de Shakespeare !