« La Fille qui ne croyait pas aux Miracles » (Wendy Wunder)

Découvert grâce à Marine, voici un petit roman Young Adult, qui sommeillait depuis un temps dans ma PAL !

Résumé:

« Cameron a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Cameron retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir…
Aidée par Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles »

Mon avis:

Oui, je sais: encore une histoire d’ado cancéreuse ! Si j’étais dubitative quant à l’héroïne, j’ai fini par vite me plonger dans cette histoire, qui a tout de même su me surprendre !

Cam se sait condamnée. Comme Tessa dans « Je Veux Vivre », elle oscille entre colère, tristesse, désespoir, qu’elle cache sous des répliques cinglantes. Pour sa famille, c’est très difficile, surtout Alicia, sa mère, qui refuse de baisser les bras.

Aussi, lorsque celle-ci découvre l’existence d’une ville-miracle, du nom de « Promise », elle n’hésite pas à emmener tout le monde :son amoureux japonais,  Cam, sa demi-soeur Perry, et même son canari !

Si la première partie m’a beaucoup (trop?) rappelé le livre de Jenny Downam, j’ai été agréablement surprise par la suite et notamment de cette mystérieuse ville, Promise, présente sur aucune carte, où l’on ne peut se re rendre que d’une manière singulière…

Une ville étrange et « magique » où les miracles semblent quotidiens, où l’on peut voir des flamants roses et des pissenlits violets… Cette aspect presque « féérique »et le voisinage, m’ont un peu rappelé la ville de Storybrooke dans Once Upon A Time ! Il y a le même côté en dehors du temps.

Côté personnage, j’ai adoré cette famille cosmopolite où la culture Polynésienne est très présente ! La mère, Alicia, cache son inquiétude derrière un enthousiasme exagéré. La demi-soeur, Perry, est plus en retrait mais ce voyage à Promise l’amènera à côtoyer de nouveaux amis. De prime abord un peu énervante, elle a su finalement me toucher. Il n’est pas toujours facile d’être « celle qui va bien » !

Quant à Cam, elle fera la connaissance d’un mystérieux jeune homme: Asher. Lui aussi, son histoire familiale est assez compliquée. Cependant, je n’ai pas vraiment accroché à leur romance, agréable, mais trop prévisible. Asher m’a paru trop lisse, trop « Prince Charmant » et manquait de caractère.

Belle surprise cependant pour Lily, la meilleure amie de Cam, elle aussi cancéreuse. C’est la seule, qui m’a paru vraiment intéressante, dans sa façon de comprendre Cam mais aussi de la remettre à sa place dans leurs disputes… J’ai trouvé dommage que leur relation n’ait pas été plus présente ! Les « chagrins d’Amitié », ça existe aussi. Et ça peut faire autant de dégâts qu’un chagrin d’amour…

Il y a enfin, la Maladie et la façon dont on la gère, que ce soit chez les malades mais aussi leurs proches et leur famille. Le lien fusionnel entre Cam et sa mère m’a particulièrement touchée sur ce point !

En conclusion: Une lecture loin d’être parfaite, mais dont le cadre original donne une certaine atmosphère. Je verrais bien une suite, mais sur l’histoire de Promise: cette ville étrange m’a vraiment intriguée !

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Sors de ce corps, William ! (David Safier)

Aujourd’hui, place à une lecture aussi savoureuse qu’inattendue ! Ça faisait un moment que je voulais tenter cet auteur et j’ai vraiment bien fait !

Résumé:

« C’était Roméo et Juliette et patatras ! C’est devenu Peines d’amours perdues… Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste des voyages dans le temps et retour d’affection … Mal lui en prend, car, sitôt ensorcelée, la jeune femme se réveille dans la peau de…William Shakespeare. Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes… »

Mon avis:

Un cocktail étonnant ce livre: chicklitt, confiance en soi et vie antérieure !

Rosa aurait pu être la soeur allemande de Bridget Jones: elle manque tellement de confiance en elle qu’elle en souhaite devenir quelqu’un d’autre ! Elle est aussi très influençable. C’est parce que son mec l’a surprise dans les bras d’un autre qu’il l’a plaquée. Rosa regrette amèrement son moment de faiblesse, mais le mal est fait et Jan s’est tourné vers une autre femme: une dentiste, comme lui.

Lors d’un rendez-vous avec David, un de ses amis qui la courtise sans jamais avoir pu aller plus loin, elle se rend à un spectacle de magie… qui va lui faire changer de vie…littéralement !

Prospéro est en effet un magicien assez particulier: il ne sort pas de lapin de son chapeau. Il fait vivre aux gens leur vies antérieures par hypnose  ! Et le plus souvent, ils sont dans la peau de personnes célèbres ! Troublée par sa démonstration, Rosa décide d’aller le voir.

C’est là que débutera son étrange aventure. Rêve ou réalité? Le fait est là:

Voilà que Rosa se réveille dans un autre temps, un autre corps: celui de William Shakespeare himself !

Plus déroutant, l’une des connaissance de ce dernier…est le sosie de Jan, l’homme de sa vie (qui l’a larguée au passage) dans son époque ! Ce qui va, il va sans dire, provoquer bien des quiproquos et situations embarrassantes !

Rosa ne sait qu’une chose: Elle ne pourra redevenir elle-même qu’en découvrant ce qu’est réellement l’Amour. Et par là, il ne s’agit pas de romance, d’aventure d’un soir mais d’un amour tout autre et pourtant essentiel.

S’il n’est pas aussi loufoque que ce que je croyais, « Sors de corps William » est cependant très divertissant ! Son héroïne est attachante et loin des clichés habituels (bien qu’elle dise le contraire). L’idée d’une femme dans le corps d’un homme est originale et plutôt bien exploitée ! J’ai ri à plusieurs reprises !

J’ai aussi beaucoup aimé la « collaboration » cérébrale entre Rosa et William, Le dramaturge va l’aider à comprendre cette étrange époque et réciproquement, Rosa va l’aider tourner la page d’un amour qu’il n’a jamais pu oublier.

Être ou ne pas être… soi-même pour aimer et être aimé en retour? Telle est la belle réflexion de cet ouvrage, qui a le mérite d’être à la fois léger et profond.

Une belle découverte, qui change des livres feel-good habituels !

 

L’Étranger (Albert Camus)

De tous les classiques français, l’Étranger était celui dont j’attendais le plus, étant donné sa célébrité. Et c’est avec le sentiment « étrange » (c’est le cas de le dire), que j’ai terminé ma lecture.

Résumé:

«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…»

Mon avis.

Quel livre étrange ! Je suis incapable de dire si j’ai aimé où non et c’est très frustrant !

Le récit se déroule en Algérie française.

Meursault (le narrateur) apprend par un télégramme le décès de sa mère et décide de se rendre à son enterrement. Il n’exprime ni tristesse ni émotion particulière, et ce durant tout le roman. À aucun moment, on ne le sent en phase avec le monde et je pense que c’est pour ça que le titre est ainsi. Meursault est « étranger » à la société, aux liens, aux normes.

Même avec Marie, une jeune dactylo avec qui il entretient une liaison, tout est froid, mécanique, distant. Il ne montre pas plus de sentiment ou d’affection qu’à l’enterrement de sa mère.

Il y a aussi son voisin, Raymond Sintès, connu pour sa silence envers sa maîtresse, qu’il bat régulièrement. jusqu’à l’intervention d’un agent. Si l’étranger se lie d’une certaine amitié pour lui, on sent qu’il ne se réveille pas pour autant.

Même quand il se fait arrêter. Même lorsqu’il est jugé et condamné par pendaison pour meurtre. Il se se révolte pas. Même lorsque le juge l l’accuse « d’avoir enterré une mère avec un cœur de criminel ». La justice ne cherchera même pas à comprendre les motivations de Meursault.

Le procureur se concentre sur son comportement, sa personnalité, sa vie dissolue (il engage une relation le lendemain des funérailles de sa mère dont il est indifférent), son athéisme, son caractère asocial. Dans le contexte politique de l’époque, l’Algérie gouvernée par la France coloniale.

La cour le décrit comme un personnage morne, apathique; glaçant d’indifférence. Meursault n’est pas pour autant un monstre. Je le qualifierais plutôt de fantôme. Il ne voit pas de logique dans l’existence au point d’en avoir anesthésié tout émotion, bonne ou mauvaise.

Meursault enverra cependant promener le prêtre venu lui soutirer un dernier mot. Il veut « prier pour lui ». Là seulement, il se réveille enfin en revendiquant son athéisme et l’absurdité d’une vie éphémère. Et là au final, il est soulagé de quitter un monde auquel il ne s’est jamais attaché. Et où personne n’a jamais tenté de le comprendre, et l’accepter tel qu’il est, dans ses forces et ses fêlures…

Un livre déroutant,  triste et absurde, qui m’a laissée sur un grand malaise.

 

Le mystère de Crystal Gardens (Amanda Quick)

Je continue mon exploration des romances historiques, avec le premier volet de série « Les Ladies de Lantern Street » d’Amanda Quick. Et, j’ai eu la surprise de tomber sur une romance plus paranormale qu’historique !

Résumé:

« En apparence, Evangeline est une simple demoiselle de compagnie. En réalité, grâce à ses capacités extrasensorielle, elle est détective au sein d’une agence un peu spéciale. Victime d’une tentative de meurtre, elle est contrainte de se cacher à Crystal Gardens, un immense domaine où un botaniste fou a mené d’étranges expériences avant d’être tué. Evangeline se croyait à l’abri, elle découvre que la mort rode dans ces jardins hanté par des forces maléfiques. Et le charme de Lucas Sebastian, le propriétaire des lieux n’est pas le moindre dangers qui la guettent… »

Mon avis

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, entre policier, surnaturel et secret de famille.

Lucas Sebastian est un jeune homme à la beauté inquiétante qui s’occupe d’un domaine tout aussi mystérieux. En effet, les plantes de son jardin sont le fruit d’expériences de son grand-père, botaniste renommé mais aussi scientifique. Il se passionnait particulièrement pour les énergies paranormales, sujet ô combien controversé.

Mais entre les rumeurs de « sorcellerie » et celle , (plus alléchante) d’un trésor caché, on ne peut pas dire que Lucas mène une vie tranquille.

C’est sans compter l’arrivée d’Evangeline Ames, une demoiselle de compagnie assez particulière, puisque non seulement, elle est agent secret, mais elle possède des pouvoirs paranormaux. 

Pourchassée par un psychopathe qui a tenté de l’assassiner durant son sommeil, elle frappe à la porte la plus proche de chez elle: chez Lucas Sebastian. Et tout de suite, elle comprend que la demeure baigne dans le surnaturel, surtout le jardin et son labyrinthe. Elle est aussi troublée par le maître des lieux, qui, elle le sent, porte un secret aussi lourd que le sien.

Bon. si j’ai aimé le côté victorien-monstroplantes, on ne peut pas dire pour autant que les scènes « piquantes » entre nos deux tourtereaux m’ont transcendée. Autant les échanges de regards, les répliques pleine de sous-entendus, ça va encore. Mais les scènes de sexe sont juste… AAAARgh ! Ça m’a un peu énervée, quoi !

Heureusement, il y a tout de même un point positif dans ce livre: les tensions familiales. Et plus particulièrement entre Lucas et sa belle-mère, Judith, qui le méprise ouvertement. Mais derrière cette façade se cache une femme forte et digne, qui veut protéger ses enfants (car Lucas a aussi un frère et une soeur, issu de ce second mariage). J’ai beaucoup aimé cette femme, très digne, qui est en fait terrifiée par le surnaturel et pour le coup, de son beau-fils.

L’enquête policière est assez bien menée, avec de bons rebondissements et l’écriture est facile d’accès. Ça se lit tout seul et il n’y a pas de longues description assommantes.

Une romance sympathique, qui change de la chic-litt et dont le décor original m’a beaucoup plus ! Pour le coup, je lirais bien le tome 2: La femme mystère

 

L’étonnante disparition de mon cousin Salim

Je voulais absolument lire ce livre depuis que Patrick Ness l’a mentionné dans la préface de « Quelques minutes après minuit « ! Aussi, dès que je l’ai vu à la bibliothèque, je n’ai pas hésité !

Résumé:

Ma sœur et moi avons emmené notre cousin Salim à la grande roue de Londres parce qu’il n’y était jamais allé. Lundi 24 mai, 11 h 32, nous avons regardé Salim monter dans une nacelle. Lundi 24 mai, 12 h 02, la nacelle est redescendue, les portes se sont ouvertes, tous les gens en sont sortis. Sauf Salim, qui s’est volatilisé.
La police ne sait pas où donner de la tête. A-t-il été enlevé comme le pense tante Gloria? Moi, Ted, j’ai échafaudé neuf théories, dont celle de la combustion spontanée, et je vais toutes les vérifier.

Avec Ted, jeune autiste terriblement attachant et inoubliable, menez une enquête captivante et pleine d’humour. Un roman irrésistible.

Mon avis

Vous le savez maintenant, je suis touchée par les livres abordant le thème du handicap sous toute ses formes ! Et il faut reconnaître que la littérature jeunesse fourmille de petites perles dans ce registre !

Après Mélodie et August, voici Ted, un jeune autiste, passionné de météo et de temps. Enthousiaste, intelligent, son cerveau peut mémoriser des encyclopédies entières mais peine pour les choses anodines de tous les jours. 

Sa famille doit accueillir sa tante Gloria et son cousin, Salim, venus de Manhattan. À sa grande surprise, il s’entend d’emblée très bien avec ce dernier, Aussi, il est d’autant plus désemparé lorsque Salim disparaît mystérieusement, lors d’une virée au célèbre London Eye. Dès lors, Ted, et sa grande soeur Kat vont tout faire pour le retrouver.

Je me suis tout de suite attachée à la famille Spark, très soudée malgré leurs différences ! La relation entre Ted et sa soeur Kat notamment, touchante et dynamique à la fois ! Leur complicité pour échafauder des plans est vraiment cool ! Mais aussi Faith, la mère de Ted, qui a une relation des plus houleuse avec la fameuse tante Gloria !

Enfin, le sympathique Salim, qui est un jeune ado plus triste qu’il en a l’air. La vraie raison de sa « disparition » donne une touche douce-amère et fait la lumière sur la solitude et les événement qui nous pousse à commettre des folies.
La Famille est vraiment le thème central du livre: fratrie, divorce, handicap, mais aussi les amitiés inattendues et l’aveuglement des adultes quant à la souffrance de leur enfant..

Mais malgré ces thèmes délicats, le livre ne sombre jamais dans le pathos et réussit l’exploit de traiter le sujet avec bienveillance et humour !

Une lecture très chouette à découvrir !

 

 

Hercule Poirot (série)

Après Arabesque, voici mon autre série policière fétiche: Hercule Poirot, diffusée sur TMC, France 2 et TV Breizh. Outre Atlantique, elle a été diffusée entre le 8 janvier 1989 et le 13 novembre 2013 sur ITV. Ce qui fait tout de même une belle longévité !

Hercule Poirot, un ancien policier belge, a fui son pays pendant la Première Guerre mondiale. Désormais il vit à Londres en Angleterre et exerce en tant que détective privé. Durant les années 30, sa réputation d’enquêteur hors pair est internationale et de nombreuses personnes font appel à lui pour percer des mystères (souvent des assassinats) que la police n’a pas su résoudre.

Dans les premiers temps, Hercule Poirot mène ses enquêtes avec le capitaine Arthur Hastings (un vétéran de la British Army); puis,l’inspecteur James Japp, un policier de Scotland Yard) avec qui il entretient une relation de rivalité intéressante. C’est un policier pragmatique mais manque quelquefois de jugeote. J’aime bien aussi ce personnage, à la fois bourru et blasé !

Il y a aussi la classieuse Felicity Lemon, qui est la secrétaire de Poirot. Une belle jeune femme bienveillante, qui supporte le caractère, parfois maniaque de son patron; on sent qu’elle lui voue cependant un réelle admiration, pour son intelligence mais surtout son sens moral inflexible.

Cependant, au fil des ans, ses amis s’éloignent de lui et Poirot se retrouve obligé de se coltiner Ariadne Oliver, une romancière au caractère bien trempé qui n’hésite pas à prendre des risques durant certaines enquêtes !

Si j’étais déjà fan de la série en VF, (je revendique mon côté mamie, vous le savez 😉 ), j’ai voulu récemment la regarder en VO. Et bien, « mes amis », je suis encore plus bluffée par David Suchet ! Je ne pourrais plus lire les romans sans le visualiser dans ma tête !

Son travail sur le personnage est absolument remarquable. Moi qui avais toujours trouvé la version littéraire un peu pompeuse, il a su lui donner une belle humanité, tout en lui insufflant un langage coloré mais précis: Accent frenchy à couper au couteau, quelques mots français par ci par là. Une posture nette, presque rigide, sans parler de la mythique moustache !

L’ambiance est très agréable, à la fois rétro, guindée et assez mystérieuse. Elle évoluera vers quelque chose de plus sombre jusqu’au dernier épisode.

Les acteurs choisi pour les différentes enquêtes sont tous très bien campés. D’ailleurs le casting des protagoniste est toujours irréprochable et m’a permis de découvrir une flopée d’acteurs et même d’y redécouvrir quelques-uns ! Est-ce que ce visage vous dis quelque-chose?

Ou encore celui-là ? Je dois dire que le rôle lui allait même très bien !

Pas étonnant que David Suchet ait fini par participer à un épisode du Doctor Who ! Très bon, d’ailleurs !

Les épisodes d’Hercule Poirot s’enchaînent bien et la noirceur s’insuffle progressivement, juste ce qu’il faut. Mon moment préféré est indiscutablement la confrontation, lorsque Poirot mouche chaque suspect avec ses théories ! Et le dernier épisode, qui montre un Poirot vieilli et fatigué terminera brillamment cette belle épopée !

Une série « so British  » à savourer à l’heure du thé ! Prochaines séries à tester: Miss Fisher enquête (à cause de la belle ambiance 20’s) et le commissaire Maigret dont le nouveau visage est pour le moins inattendu !

 

 

Mademoiselle Scaramouche (Jean-Michel Payet)

Et voici une découverte jeunesse bien sympa ! Surtout si, comme moi, vous avez grandi avec les films de capes et d’épées comme Les Trois Mousquetaires, Le Bossu ou Fanfan la Tulipe !

Résumé:

« Lorsqu’elle assiste à la mort de son père, tué en duel, Zinia Rousselières est loin d’imaginer qu’elle est à l’aube d’un singulier tour du destin. Dans le caveau familial repose en effet déjà un cercueil, le sien, ou plutôt celui de celle qu’elle croyait être…

En un instant, le monde de la jeune fille vole en éclats, et elle n’aura désormais de cesse de découvrir sa véritable identité.

Des bas-fonds de la capitale au faste de Versailles, de la cour des Miracles au Trianon de porcelaine, Jean-Michel Payet nous propulse dans une aventure rocambolesque, où Zinia, afin de percer le mystère qui entoure sa naissance, devra porter un temps le masque de Mademoiselle Scaramouche ! »

Mon avis :

Le livre commençant sur une citation de Cyrano de Bergerac, cette lecture s’annonçait déjà très bien ! Et moi qui m’attendait à une simple histoire de mousquetaire, j’étais au final, bien loin du compte ! 

A la mort de son père en duel, le monde de Zinia Rousselières s’effondre : elle serait une enfant adoptée ! La vraie Zinia (qui est en fait blonde et non rousse) est morte en bas âge…et se trouve dans le caveau familial avec sa mère !

Bouleversée, elle décide de partir mener l’enquête, et pour ne pas attirer l’attention, se renomme Mademoiselle Scaramouche. Ce nom fut le dernier mot de son père adoptif avant de mourir, ce qui intrigue beaucoup la jeune fille !

Elle fera la connaissance d’une sympathique troupe de théâtre dans laquelle elle s’incruste pour retrouver l’auteur d’une mystérieuse lettre écrite par son vrai père.

Elle découvrira que celui-ci a été la victime des manipulations d’un marquis prêt à tout pour récupérer une ancestrale recette d’alchimiste: le secret des Quatre Soleils ! Quel est le rapport avec le bijou que porte la jeune fille, une mystérieuse Perle Noire ?  

Car, en plus plus de connaître enfin ses origines, la jeune fille déjouera un complot dément qui vise le roi Louis XIV, rien que ça !

Zinia est une boule d’énergie, aussi flamboyante que sa chevelure ! Une Mérida version mousquetaire, qui fonce, joue, agit souvent sans réfléchir. Un tempérament passionné et garçon manqué, qui détonne à l’époque de Molière, qui d’ailleurs, est aussi présent dans l’histoire !

En plus de la troupe de théâtre, elle sera aidé par un vieux pirate, aussi loyal que colossal, mais aussi son ami d’enfance, Colin. J’ai beaucoup aimé ce jeune homme maladroit, mais courageux, qui n’hésite pas à se mettre en danger. Sa relation avec Zinia est ,certes prévisible, mais assez touchante ! J’ai bien aimé leurs joutes verbales et leur complicité !

L’intrigue est très originale, entre histoire, fantastique et Alchimie ! Il y a aussi de belles références comme  Scaramouche ou encore Les métamorphoses d’Ovide pour le côté surnaturel ! Il y a de l’action, du panache et des héros très attachants.

Je n’en dévoilerai pas plus concernant l’histoire pour vous laisser la surprise ! En tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Une belle lecture ado, que je conseille si vous aimez le mélange des genres et les héroïnes de caractère !