La princesse-grenouille (1954)

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un des premier « non Disney » à avoir marqué mon enfance ! Il faut savoir qu’avant les animés japonais j’étais une grande fan de dessins animés russe !

La Princesse grenouille est dessin animé réalisé par Mikhaïl Tsekhanovski, adapté d’un conte russe qui est très différent de La Princesse ET la grenouille de Disney, qui lui, est une variante d’un conte de Grimm !

La princesse Vassilissa la très belle est kidnappée par Kochtcheï l’Immortel, sorcier maléfique, qui l’emmène dans son jardin où tous les êtres vivants sont changés en or. Kochtcheï tente en vain de séduire Vassilissa, qui se rit de lui lorsqu’il lui demande de l’épouser, car il est très laid. Furieux, le sorcier invite alors la princesse à se regarder dans un miroir ensorcelé, et il la transforme ainsi en grenouille pour trois ans et trois jours, après quoi il la chasse.

Dans un royaume à quelque distance de là, un tsar a trois fils. Afin de leur trouver des épouses, il leur demande de tirer chacun une flèche dans une direction différente et d’épouser la première femme qui ramassera leur flèche.

Les flèches des deux premiers fils sont ramassées par des femmes de bonne famille qui occasionnent de bons mariages. Mais la flèche d’Ivan se perd au loin, et, lorsqu’il la retrouve, seule une grenouille se trouve à proximité : c’est Vassilissa transformée, qui exige qu’Ivan la prenne pour épouse en suivant l’ordre du tsar. D’abord désespéré, Ivan se rend bientôt compte que la grenouille n’est autre qu’une princesse métamorphosée. Une princesse qui ne retrouve sa forme d’origine qu’à la nuit tombée (voir l’extrait)

Il reste à trouver un moyen de libérer Vassalisa de la malédiction: une énigme façon poupée-russe où chaque indice s’emboîte l’un dans l’autre. De son côté aussi, la princesse devra suivre quelques « épreuves » et prouver que son coeur est digne du prince.

Un pur enchantement ! Des couleurs somptueuses, une histoire belle et subtile. Une grâce particulière émane de ce dessin animé, qui mérite plus que jamais d’être découvert ! Il fait partie de mes classiques d’enfance et j’adore son ambiance très particulière, à la fois poétique et raffinée. Le sorcier entouré d’or m’a fait penser à une variante du mythe de Midas, plein de richesse mais sans coeur…

Si vous aimez les cultures différentes, les belles princesses et la non-3D, cette animation est ce qu’il vous faut !

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Le Cas Jack Spark Saison 4: Printemps humain

YEAH !!! J’ai enfin fini !!! Le cas Jack Spark s’achève en apothéose !

Résumé:

« Tous les contes de fées ont une fin …Voilà un siècle que le Président-Mentor Jack Spark règne sur Concordiapolis, mégalopole utopique où les hommes coexistent avec les créatures fantastiques. Mais aujourd’hui, cet équilibre fragile est sur le point de se briser. D’un côté, 1% de privilégiés : les Fés immortels. De l’autre côté, 99% d’exploités : les humains surendettés. Insurgez-vous et rejoignez les rangs du Printemps humain ! »

Mon avis:

Génial !!! Moi qui avait peur d’être déçue par ce dernier tome sous prétexte qu’il se déroule bien après l’époque de Jack, je me suis inquiété en pure perte ! Ce livre est une excellente conclusion !

Car Jack Spark est devenu une vraie légende vivante. Après la Troisième guerre mondiale provoquée par l’Hiver Nucléaire, il a mis en place un projet fou: Concordiapolis, une ville-monde où cohabitent Humains et Fés en harmonie. 

Tout un gouvernement est mis en place et l’argent est remplacé par…le Flux humain. En effet, les hommes salarié de patrons Fés se font « ponctionner » l’Énergie Vitale tous les mois en guise de taxe ! L’électricité a été bannie, ainsi que le sel, mortel pour les Fés. 

Nous suivons en alternance deux nouveaux personnages:

Caleb, flic désabusé et son fils Tiago, ado rebelle qui ne supporte pas les Fés. Il va se relier aux Insurgés, un groupe de protestants contre le gouvernement actuel. Il   en a marre de voir son père trimer dans son emploi de misère alors que les « Sangsues bleues » comme il les appellent sont riches. Tout deux sont les descendants de Ti-Jean Robespierre, l’un des amis de Jack Spark.

Tout comme dans le premier volet (Été Mutant), il y a de vrais thèmes actuels en filigrane du fantastique: Le surendettement, la pauvreté, l’écart social, les « vampires de pouvoir » qui usent l’énergie vitale d’honnêtes citoyens… Mais aussi: le père de famille dépassé par la crise d’ado de son fils, la mère carriériste qui snobe son ex-mari, et tente (vainement) de ressembler à son nouveau compagnon en copiant son apparence.

Mais comme Tiago va s’en rendre compte, tous les Fés ne sont pas forcément des prétentieux/vampires qui dédaignent les humains. Tous comme les humains ne sont pas forcément pour la paix.

Il fera la connaissance d’une troublante jeune fille, trop belle et trop imprévisible pour être vraiment humaine: Onyx. Des yeux bleu marine, des cheveux noirs et une rébellion toute particulière contre le gouvernement…

Mais voilà que des meurtres viennent troubler la tranquillité de la ville. Des Fés sont retrouvés assassinés de façon étrange avec des crucifix imbibés de sel, sensé proscrits. Or, cette technique est celles des Exorcistes, qui ont aidé les humains lors de la troisième guerre mondiale. 

J’ai aimé ce nouvel univers, ainsi que la force de tous les personnages ! Le seul bémol est peut-être une certaine rapidité dans son dénouement !

Il y a aussi de belles références aux contes de fées, toutes très symboliques: les légendes arthuriennes, Robin des bois, La Fée Carrabosse… Le tout remixé avec la religion, la guerre et l’importance du combat pour la Justice.

Ce livre  est à la fois un terme et une renaissance. Le Printemps est une belle métaphore d’Espoir et de renouveau.

Une super saga fantastique, que je préfère à Phobos et Animale pour son univers original et les réflexions qu’il implique !

 

DVD du week end: La Reine des Neiges (2002)

Ayant toujours été fan du conte original de La Reine des Neiges, je n’ai pas pu résister à cette adaptation de David Wu sortie en 2002 ! L’histoire du film est inspirée par le vieux film d’animation soviétique réalisé par Lev Atamanov sorti en 1957, lui-même largement fidèle au conte d’Andersen.

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Résumé:

« Depuis que sa mère a été retrouvée morte dans la neige alors qu’elle n’avait que 8 ans, Gerda déteste l’hiver et reste inconsolable, tout comme son père Wolfgang. Celui-ci, qui tient un hôtel, engage le jeune Kai comme groom. Bientôt, Gerda et Kai tombent amoureux, et la jeune fille se sent revivre. Mais un soir, Kai reçoit un éclat de glace dans l’œil. Il devient alors distant et méprisant. Une femme mystérieuse arrive à l’hôtel et enlève Kai, qui n’oppose guère de résistance. Gerda part à sa recherche… »

 

Mon avis:

Même si les effets spéciaux ont bien vieilli, cette version est plutôt agréable.

Gerda est une jeune femme fraîche et courageuse, qui n’hésite pas à partir seule dans le froid pour retrouver son amoureux. Je suis fan du personnage parce que c’est le premier conte que j’ai connu où c’est la fille qui a le rôle du « prince charmant », affrontant tous les dangers, tandis que c’est le jeune homme envoûté par la Méchante Reine, comme par une sirène qui incarne le demoiseau en détresse …

Kai est Gerda forment un couple assez mignon et le cadre hivernal est sympa, très comédie romantique. Pour Kai c’est son premier Coup de Foudre. Pour Gerda, c’est un nouveau départ suite à la mort brutale de sa mère, qui l’a traumatisée dans son enfance. J’ai aimé sa relation avec son père, qui apparaît peu mais que j’ai trouvé touchant dans son mutisme bourru.

Kai, était un jeune homme charmant jusqu’à ce qu’un étrange éclat de glace lui gèle littéralement ses émotions, ainsi que ses souvenirs. « Enlevé » par la Reine des Neiges, celui-ci n’est plus qu’un pantin sans âme, gardé comme un trophée.

Bridget Fonda incarne une Reine des Neiges assez moderne, à la fois glamour et glaciale. Je l’ai beaucoup apréciée. Ce n’est pas qu’un coeur de glace. C’est une femme très seule qui a oublié la notion même de Temps et de Sentiments. Kai représente pour elle une forme de rédemption, un nouvel amour. Mais même sous son emprise, le jeune homme a toujours la jeune Gerda dans son coeur, ce qui causera sa perte. 

Un téléfilm très agréable, qui donne envie de se replonger dans le conte d’origine. 

Dragons (Dreamworks)

Depuis le temps que je voulais voir ce film ! Et rien de tel d’une petite animation Dreamvorks pour retrouver la pêche !

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Dragons (How To Train Your Dragon) est un film d’animation en 3D américain, réalisé par Dean DeBlois et Chris Sanders, sorti en 2010. Une suite nommée Dragons 2 est sortie le 2 juillet 2014.

Il est inspiré du roman pour enfant de Cressida Cowell publié en 2003 et traduit en français en 2005 sous le titre « Comment dresser votre dragon », bien que l’histoire diffère beaucoup de l’originale.

Résumé:

« Sur une île des mers boréales, un village viking subsiste malgré les attaques de dragons qui viennent piller les réserves depuis des siècles malgré les efforts des habitants pour protéger leurs biens. Harold, jeune apprenti forgeron et fils du chef Stoïk, essaye d’apporter son aide aux guerriers mais sa maladresse provoque plus de dégâts encore. Curieux et inventif, il arrive à toucher en plein vol un dragon furtif avec un canon de son invention mais personne ne le croit. Parti en secret retrouver la trace de sa victime, il le retrouve, blessé, prisonnier d’une cuvette naturelle dont il ne peut s’échapper. À partir de là, tout va changer… »

Mon avis:

Un graphisme qui m’a beaucoup rappelé Rebelle avec ses forêts sombres, ses hommes rudes et surtout notre héro : Harold. À l’opposé de ses camarades, il est frêle, maladroit et donnerait n’importe quoi pour être enfin pris en considération. 

Aussi, il est fou de joie lorsque la chance lui sourit enfin et qu’il réussi à capturer un dragon furtif ! Mais alors qu’il devait le tuer (et accesoirement ramener son coeur) pour être enfin accepté des siens, Harold se surprend à être attendri par la créature…

J’ai adoré cette histoire, avec un héro aussi attachant que courageux. Sa relation très houleuse avec son père, Stoïk (aussi bourrin que le garçon est gentil) m’a parut très intéressante. Son père (qui est aussi le Chef) a bon fond mais est plus têtu qu’une mule et refuse de comprendre son fils.

Ses camarades ne valent guère mieux: entre les faux jumeaux Kognedur et Kranedur qui se disputent sans arrêt, Rustik, un vrai morveux égoïste, qui ne rêve que de tuer des dragons, Harold n’a pas vraiment la côte. Surtout s’il veut approcher Astrid, la belle guerrière du village…

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Son amitié inattendue avec sa capture surnommée plus tard Krokmou va complêtement changer la donne… leur relation est vraiment touchante ! Plus forte même que la pseudo « romance » avec Astrid ! Krokmou est très attendrissant et drôle ! Il a une vraie personnalité ! Même si je persiste à dire que ce dragon a une tête de Pokémon !

En tout cas c’est une bien sympathique animation qui porte un joli message d’amitié et de courage !

BD du week-end: Wormworld Saga: Le voyage commence

Hello à tous ! Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui d’un immense coup de coeur BD: Wormworld Saga de Daniel Lieske.

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Résumé :

Jonas est un jeune garçon rêveur, il passe le plus clair de son temps à inventer des aventures toutes plus épiques les unes que les autres. Il aime se réfugier dans le grenier de sa grand-mère dans lequel il découvre par hasard un tableau qui s’avère être un passage vers un autre monde.

Un véritable rêve éveillé… jusqu’à ce que le passage se referme derrière lui !

Mon avis:

Une magnifique découverte ! Un vrai parcours initiatique qui rappelle le Monde de Narnia, et l’Histoire Sans fin, le tout baigné de légendes de civilisations disparues (type Atlantide, ou encore les Incas)

Nous suivons les aventures de Jonas, un petit garçon rêveur, triste et déboussolé. Traumatisé par la mort de sa mère lors de l’incendie de sa maison, il a développé une peur panique du feu.

Pour fuir une réalité morose, il se réfugie dans les histoires qu’il se raconte lors de ses promenades en forêt. Un jour, il fait une découverte extraordinaire dans le grenier de sa grand-mère: un tableau qui se trouve être la porte d’un autre monde au coeur d’un forêt aussi immense qu’inquiétante… Entre apréhension et curiosité, il décide finalement de l’explorer…et s’y retrouve enfermé !

J’ai été totalement happée par l’originalité de l’histoire et la beauté des dessins ! Les couleurs sont superbes, vives et oniriques,  on a vraiment l’impression d’entrer dans une autre dimension !

Jonas est un garçon touchant et d’une certaine amertume. Son arrivée inattendue à Wormworld va l’emmener au-delà de son imagination la plus folle. Et ce sera l’occasion pour lui de combattre ses propres démons: la peur du feu, la perte de sa mère et la peur de décevoir un père avec qui il n’arrive plus à communiquer. 

Un premier tome aux illustrations superbes et à l’histoire passionnante ! Je recommande ! 

Labyrinthe (1986)

Ha…Labyrinthe !!! Grand et beau classique pour qui aime les contes de fées ! 

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Résumé:

« Sarah (Jennifer Connelly ) est une adolescente passionnée de contes de fée. Un soir, elle se trouve contrainte de garder son jeune demi-frère Toby. Tentant de calmer ses pleurs en lui racontant l’histoire d’un roi des Gobelins tombé amoureux d’une jeune fille humaine, elle prononce une phrase fatidique qui emporte le bébé dans un monde imaginaire gouverné par Jareth, (David Bowie) androgyne et trouble roi des Gobelins. Elle devra le suivre dans cet univers fantastique peuplé de gobelins, lutins et fées et, pour empêcher que l’enfant ne devienne lui-même un gobelin, surmonter en moins de 13 heures les épreuves du labyrinthe de Jareth… pour lequel elle ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine fascination. Réussira-t-elle à parcourir le labyrinthe ? »

Mon avis

Labyrinthe est un film anglo-américain réalisé par Jim Henson et sorti en 1986. Par un voeu bien malheureux, une jeune fille se fait enlever son demi-frère par le Roi des Gobelins.

Pour le récupérer, Sarah devra passer par un immense labyrinthe, tout en faisant des rencontres aussi étranges que farfelues: un Gobelin lâche et terrifié par son roi, un « monstre poilu » qui par son cri surpuissant déplace des pierres, des fées aussi sympathiques que des moustiques et une sorte de chien-chevalier qui parle comme un troubadour.

Mais surtout, Sarah devra affronter Jareth, le roi des Gobelin: personnage doucereux, troublant et ambigu, il lui donne 13 heures pour récupérer son demi-frère. Sinon, celui-ci deviendra un Gobelin. Comme un mauvais génie, Jareth lui fait miroiter une vie de princesse pour mieux l’appâter. Mais la jeune fille lui tient tête, grâce à ses amis, mais aussi le sentiment de culpabilité d’avoir fait enlever son frère. En le sauvant, elle prend ses responsabilités de grande soeur et lui demande pardon à sa manière. 

Même si le film a visuellement et musicalement vieilli, il n’en reste pas moins très agréable à visionner. L’univers est poétique et sombre; le duo Bowie/Connelly est fascinant d’intensité ! La scène du bal est un somptueux croisement entre un clip d’Annie Lennox et Cendrillon ! Et puis, j’aime quand l’héroïne se débrouille sans prince pour l’aider ! Les créatures fantastique sont à la fois touchantes et un brin inquiétantes, ce qui m’a beaucoup rappelé Monstres et Merveilles, et l’Histoire sans Fin

Bref, Labyrinthe est un superbe classique, au « couple » étrange et fascinant ! À voir et à revoir !

De l’autre côté du miroir (James Bobin)

Regardez ce qui est prévu pour l’année prochaine ! Alice passe de l’autre côté du miroir l’été 2016 !!! S’il est toujours produit par Tim Burton, il sera cependant réalisé par James Bobin. 

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On y retrouvera le Chapelier Fou, la Reine Rouge et un nouveau personnage: le Temps ! Un homme qui me paraît bien intriguant ! Un univers toujours aussi merveilleux, coloré… et plus steampunk, j’ai l’impression ! Première bande annonce francophone: ici, la québécoise 🙂