Le Conte de la princesse Kaguya

Résumé:

« Adapté d’un conte populaire japonais « Le couper de bambou », un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, « la princesse lumineuse », est découverte dans la tige d’un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main. »

 

Mon avis:

Une histoire atypique et déroutante que j’ai beaucoup aimé !

Un vieux paysan découvre un jour une minuscule princesse à l’intérieur d’une tige de bambou. Il la ramène chez lui en pensant qu’il s’agit d’un don du ciel et la présente à sa femme. Le petit être se transforme alors en bébé que le couple de paysans élève dans la montagne. Les enfants de la région la surnomment « Pousse de bambou » car elle grandit à vue d’œil.

Les dessins à l’aquarelle sont juste sublimes ! C’est un plaisir des yeux que voir se mouvoir toutes ces couleurs ! Les expressions des personnages sont très subtiles et même le doublage français est très bien fait !

L’histoire est intéressante et originale. Par l’intermédiaire de cette princesse peu ordinaire, de très beaux thèmes sont abordés avec pudeur et finesse: le désir d’enfant, la cupidité, l’aristocratie, mais aussi l’Amour et la beauté des choses simples. La fin m’a beaucoup touchée, bien qu’elle m’ai tirée quelques larmes !

Une fois de plus, une petite perle japonaise qui m’a juste émerveillée !

Le Garçon et la Bête

Après Les Enfants Loups et Origine, je continue ma découverte de Mamoru Hosoda. Mon choix s’est porté sur Le Garçon et la Bête !

Résumé

« Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire… »

 

Mon avis:

Comme tous les animés, l’histoire est bien plus complexe qu’elle en a l’air !

Dans le royaume des bêtes appelé Jūtengai, le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes alors demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur.

Parallèlement,chez les Humains, Ren, neuf ans, vient de perdre sa mère, avec laquelle il vivait depuis le divorce de ses parents. N’ayant pas de nouvelles de son père, et refusant l’accueil de ses tuteurs légaux, il s’enfuit dans les rues du quartier de Shibuya, où il hurle sa haine de l’humanité.

Lors d’une course-poursuite avec des policier, il se retrouve projeté dans le Royaume des Bêtes et fait la connaissance de l’imposant Kumatetsu dont il devient le disciple. Ne sachant comment retourner dans le monde des hommes, Ren assiste à une confrontation entre Iôzen et Kumatetsu et est impressionné par la détermination de ce dernier, malgré l’absence de soutien des badauds. Une relation amicale mais des plus houleuse va se nouer entre l’humain colérique et la bête grincheuse.

Le jeune garçon, renommé Kyûta par son maître devra aussi se battre pour se faire une place dans ce monde étrange. Il aura particulièrement du mal avec Ichirôhiko, le fils de Jôzen, qui a des dons de télékinésie. C’est le personnage qui m’a le plus intrigué, de par son mépris, un peu à la Malfoy, pour Ren. 

Les années passent et Ren devient un jeune homme dynamique qui bientôt se retrouve écartelé entre le monde humain et animal, et devra faire ses choix.

Une histoire passionnante sur l’abandon, la famille, l’amitié et l’honneur, mais aussi le Vide Affectif qui nous envahit, peut nous détruire ou nous transformer en « monstre ». C’est l’aspect de l’histoire qui m’a le plus touchée ! Chacun combat ses propres démons intérieurs !

On reconnait bien la patte du réalisateur, tant dans le graphisme des dessins que dans l’opposition Homme « animal » et Animaux aux sentiments « humains », aussi présent chez Les Enfants Loups.  Il y a aussi une histoire d’amour, mais plus en retrait. Ce n’est pas le sujet principal.

L’évolution des personnages est vraiment intéressante et fouillée. Il y a aussi la réincarnation, très présente, qui a une place toute particulière dans l’histoire !

Un animé drôle et profond qui propose une belle quête personnelle et des personnages très attachants, même chez les plus sombres ! J’ai beaucoup aimé !

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans (2014)

En attendant la nouvelle version avec Emma Watson, je tenais tout de même à voir l’autre version, très critiquée de Christophe Gans avec Vincent Cassel dans le rôle de la Bête, Léa Seydoux en Belle, et André Dussollier. L’affiche m’avait intriguée !

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Résumé:

« 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père… »

Mon avis:

Alors, comment dire ? Je vais commencer par les points positifs:

Visuellement c’est assez plaisant. Très travaillé, tant au niveau des décors que des costumes. L’ambiance est sombre, plus proche de la version Jean Cocteau que de Walt Disney. Et l’histoire est plus basée sur l’histoire de la Bête que son Amour pour Belle, ce qui est un pari audacieux. J’ai trouvé intéressant le fait de montrer un homme loin des clichés du Prince Charmant. Personellement, j’ai toujours trouvé que Vincent Cassel dégageait quelque-chose d’un peu inquiétant.

Hélas, il y a un GROS hic, et pas des moindre: l’alchimie entre les acteurs !

Autant Vincent Cassel est surprenant et charismatique en « Bête », autant Léa Sédoux en Belle m’a vraiment, vraiment déçue ! Elle est belle oui. Mais d’une beauté froide ! Pire, il n’y a pas la moindre étincelle avec la Bête ! Ce qui décrédibilise tous les effors dans l’ambiance générale. 

C’est d’autant plus dommage que cette version nous change un peu de Walt Disney, nous renvoyant à l’aspect « adulte » des contes de fée. Pour le coup, j’ai envie de relire le conte d’origine ! 

Un film bancal et décevant, beau mais seulement du point de vue esthétique. 

 

DVD du week end: La Reine des Neiges (2002)

Ayant toujours été fan du conte original de La Reine des Neiges, je n’ai pas pu résister à cette adaptation de David Wu sortie en 2002 ! L’histoire du film est inspirée par le vieux film d’animation soviétique réalisé par Lev Atamanov sorti en 1957, lui-même largement fidèle au conte d’Andersen.

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Résumé:

« Depuis que sa mère a été retrouvée morte dans la neige alors qu’elle n’avait que 8 ans, Gerda déteste l’hiver et reste inconsolable, tout comme son père Wolfgang. Celui-ci, qui tient un hôtel, engage le jeune Kai comme groom. Bientôt, Gerda et Kai tombent amoureux, et la jeune fille se sent revivre. Mais un soir, Kai reçoit un éclat de glace dans l’œil. Il devient alors distant et méprisant. Une femme mystérieuse arrive à l’hôtel et enlève Kai, qui n’oppose guère de résistance. Gerda part à sa recherche… »

 

Mon avis:

Même si les effets spéciaux ont bien vieilli, cette version est plutôt agréable.

Gerda est une jeune femme fraîche et courageuse, qui n’hésite pas à partir seule dans le froid pour retrouver son amoureux. Je suis fan du personnage parce que c’est le premier conte que j’ai connu où c’est la fille qui a le rôle du « prince charmant », affrontant tous les dangers, tandis que c’est le jeune homme envoûté par la Méchante Reine, comme par une sirène qui incarne le demoiseau en détresse …

Kai est Gerda forment un couple assez mignon et le cadre hivernal est sympa, très comédie romantique. Pour Kai c’est son premier Coup de Foudre. Pour Gerda, c’est un nouveau départ suite à la mort brutale de sa mère, qui l’a traumatisée dans son enfance. J’ai aimé sa relation avec son père, qui apparaît peu mais que j’ai trouvé touchant dans son mutisme bourru.

Kai, était un jeune homme charmant jusqu’à ce qu’un étrange éclat de glace lui gèle littéralement ses émotions, ainsi que ses souvenirs. « Enlevé » par la Reine des Neiges, celui-ci n’est plus qu’un pantin sans âme, gardé comme un trophée.

Bridget Fonda incarne une Reine des Neiges assez moderne, à la fois glamour et glaciale. Je l’ai beaucoup apréciée. Ce n’est pas qu’un coeur de glace. C’est une femme très seule qui a oublié la notion même de Temps et de Sentiments. Kai représente pour elle une forme de rédemption, un nouvel amour. Mais même sous son emprise, le jeune homme a toujours la jeune Gerda dans son coeur, ce qui causera sa perte. 

Un téléfilm très agréable, qui donne envie de se replonger dans le conte d’origine. 

Le Secret de Terabithia

« Le Secret de Terabithia » ou Bridge to Terabithia en VO est un film fantastique réalisé par Gabor Csupo. On doit surtout de ce réalisateur, d’origine hongroise, des dessins animés jeunesse: Les Razmoket et La famille Delajungle. Ce film est l’adaptation du roman de Katherine Paterson écrit en 1977. 

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Résumé:

« Jess, un garçon issu d’une modeste famille nombreuse et Leslie, fille unique d’un couple d’écrivains, s’inventent un monde imaginaire, Térabithia, pour fuir la réalité de leur vie quotidienne… Mais lorsque cet univers magique prend vie, ils se retrouvent confrontés à des aventures plus périlleuses que ce qu’ils avaient pu imaginer. »

 

Mon avis:

Quel beau film ! Je n’ai plus été aussi émue depuis l’Histoire Sans Fin, c’est dire ! D’ailleurs Térabithia a un grand point commun avec ce dernier: l’imaginaire en guise de refuge contre une réalité morose.

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La vie n’est en effet pas facile pour Jess Aarons, un jeune garçon solitaire, âgé de 12 ans dont la famille, nombreuse, connaît des difficultés financières. Au collège, il est le souffre-douleur de deux garçons de sa classe et d’une fille de quatrième. À la maison, son père le rabroue sans arrêt, et seule sa passion pour le dessin lui offre une évasion.

Heureusement, il se lie d’amitié avec sa voisine, Leslie Burke, fille unique d’un couple d’écrivains, qui elle aussi a du mal à s’intégrer à l’école. Ensemble, ils jouent dans la forêt où ils s’inventent un monde imaginaire, Térabithia.

Visuellement magnifique, c’est une ode à l’imaginaire, l’Amitié et la famille. J’ai adoré l’esthétique, les créatures fantastiques, et la lumière particulière que dégage cet univers créé par deux enfants. J’ai beaucoup pensé au Monde fantastique d’Oz ! À l’opposé, le monde réel est triste, fade. Le thème de la violence scolaire est aussi très bien montré !

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Dans le casting, deux futurs stars: Josh Hutcherson (Peeta dans Hunger Games) et AnnaSophia Robb, révélée par Charlie et la Chocolaterie. Tout deux ont une jolie complicité, pleine de rire et de tendresse. C’est une très belle histoire d’Amitié, comme on en voit trop rarement au cinéma, surtout entre garçon et fille. Il y a aussi Zooey Deschanel en prof de musique, un rôle qui lui va comme un gant ! 

Je trouve dommage que les médiats l’aient comparé au« Le Monde de Narnia ». Certes, il est question d’aventures dans un monde féérique mais pas que. Le vrai fond de l’histoire se situe ailleurs et apporte un magnifique message. La fin est particulièrement marquante : j’ai pleuré ! 

Une petite pépite de cinéma encore trop méconnue ! 

Crimson Peak

Pour cet automne, je sors de ma zone de confort cinématographique en visionnant Crimson Peak de Guillermo del Toro !

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Résumé:

« Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak« . La jeune femme est considérée comme une marginale dans la bonne société à cause de sa fâcheuse « imagination », se qui l’énerve beaucoup. Mais voilà qu’Edith se retrouve tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael, et sir Thomas Sharpe, un baronnet anglais aussi étrange que séduisant… »

Mon avis:

Un très bon film pour frissonner la nuit d’Halloween ! Tom Hiddleston est PARFAIT en Thomas Sarpe, un barronnet séducteur et trouble. J’ai trouvé ses manières très…vampiriques ! C’est peut-être les cheveux noirs qui font ça ! À ses côtés, Jessica Chastain, vénéneuse à souhait dans le rôle de la soeur de Thomas, Lucille. Je ne connaissais pas du tout cette actrice, qui m’a fait penser à Kristin Scott Thomas avec ses allures de garce rigide. Son personnage, particulièrement ambigu et au final assez pathétique et m’a fascinée.

Quant à Mia Wasikowska, elle donne sa beauté éthérée à Édith Cushing, une jeune femme d’un certain caractère, mais tourmentée par les fantômes de son passé, au sens propre comme au figuré ! Sa rencontre avec cet étrange duo va la projeter dans un monde qui paraît figé hors du temps, et lui faire découvrir que l’Amour peut prendre des visages aussi terribles qu’interdits.

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L’histoire mêle fantastique, amours troubles et fascination, avec une touche féministe assez bienvenue ! La demeure elle-même est un personnage à part entière, fait de grincement, chuchotement et d’argile (rouge) meuble. Il faut dire que ce beau manoir tombe en ruine…

J’ai trouvé l’intrigue prenante avec de beaux effets visuels. Il y a juste ce qu’il faut de sanglant et de jeux de lumière. Visuellement, c’est vraiment très réussi ! J’ai adoré cette ambiance de conte gothique, avec ses décors sombres, ses portes qui claquent, ses fantômes et ses secrets…

Une belle découverte horreur qui m’a ouvert les portes de l’univers de Guillermo del Toro ! « Le Labyrinthe de Pan » est d’ores et déjà le prochain sur ma liste !

« Basile Détective privé » de Walt Disney

Basil, détective privé (The Great Mouse Detective) est le 33e long-métrage d’animation et le 26e « Classique d’animation » des studios Disney, sorti en 1986.

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Il est inspiré de la série de romans Basil of Baker Street de Eve Titus et Paul Galdone parus entre 1958 et 1982, eux-mêmes basés sur le personnage de Sherlock Holmes créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887. Le prénom de la souris détective a été donné en référence à Basil Rathbone, qui a incarné plusieurs fois Sherlock Holmes, notamment dans la version d’Alfred L. Werker.

Résumé:

En 1897, à Londres, Basil la souris détective est appellé à l’aide par Olivia. En effet, celle-ci a été témoin de l’enlèvement de son père, l’inventeur M. Flaversham, par une inquiétante chauve souris. L’enquêteur comprend alors qu’il s’agit de Fidget, le sous-fifre de l’ignoble Ratigan… Ce dernier a pour ultime dessein de prendre la place de la Reine des Souris ! Basile va alors tout faire pour l’en empêcher et ramener M. Flaversham sain et sauf auprès de sa fille.

Mon avis:

Je continue mon exploration du personnage de Sherlock Holmes à travers ce charmant dessin animé, très sympathique !

Le Docteur David Dawson découvre la petite Olivia Flaversham en pleurs dans une ruelle de Londres. Touché par sa détresse, il l’aide alors à trouver la résidence de Basil de Baker Street, le célèbre détective, pour retrouver son père disparu, enlevé par une chauve-souris. Après avoir entendu son récit, Basil ne semble pas très intéressé jusqu’au moment où il comprend que l’auteur de l’enlèvement ne peut être que le professeur Ratigan.

Ratigan est un gros rat chef de gang que Basil n’a jamais réussi à capturer. Et pour cause, il ne se contente pas de « rat-caille » comme espions. Pour ses gros coups, il utilise Fidget, une chauve-souris estropiée, qui enlève ses victimes. 

J’ai beaucoup aimé Basil, un Sherlock hyperactif et insolent, qui, sans sa rencontre avec le bienveillant Docteur Dawson serait resté enfermé dans son monde de théorie et d’intrigues. C’est un personnage brillant mais lunatique, qui passe souvent d’un extrême à un autre. Le docteur n’hésitera pas  à lui remettre les pendules à l’heure ! 

Ratigan, lui, est plein de vantardise et de cruauté. Il joue sur la peur pour effrayer ses ennemis mais aussi pour soumettre les souris de son gang. 

Mais Basil, qui a plus d’un tour dans son sac, a un allié de taille: Toby. La souris fait régulièrement appel à ce chien pour l’aider à résoudre des enquêtes, en raison de l’excellence de son flair. C’est une boule de poil adorable, pleine de malice qui est dingue de câlins ! Mais quand il trouve une piste, il ne lâche pas le morçeau !

L’intrigue est bien menée, avec une belle évolution des personnages. Il y a notemment un  joli clin d’oeil aux « vrais » Sherlock Holmes et Docteur Watson, tout en finesse ! Le graphisme est très plaisant, j’ai beaucoup aimé l’ambiance londonienne ! Avec une mention spéciale à la scène de l’horloge de Big Ben, qui, pour l’époque est une prouesse: Les 54 pièces et rouages ont été générées par ordinateur ! 

Un Disney méconnu que j’ai trouvé très réussi et agréable à regarder.