DVD du week-end: Miss Peregrine et les enfants particuliers (Tim Burton)

Depuis le temps que je voulais voir ce film ! Ayant loupé la sortie ciné, j’étais vraiment curieuse de ce nouveau Burton !

Résumé:

« À la mort de son grand-père, Jake Portman découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis. »

Mon avis:

Un Burton « basique », entre La famille Addams et Alice au pays des merveilles  ! 

Jake Portman (Asa Butterfield) est un jeune adolescent timide de 16 ans menant une vie paisible en Floride. Un soir, il reçoit un appel de son grand-père Abe (Terence Stamp), dont il est très proche, qui semble en proie à la panique. Accompagné de sa collègue de travail Shelley (O-Lan Jones), il se rend chez lui pour découvrir son appartement vandalisé et, non loin de là, le corps de son grand-père dont les yeux ont été arrachés. Avant de mourir, Abe parle confusément à Jake d’une boucle, du 3 septembre 1943 et d’un oiseau.

Après une séance de thérapie suite au choc de cette mort violente, Jake et son père décident de se rendre au village de Cairnholm, perdu sur une île du Pays de Galles, pour retrouver le pensionnat où vivait Miss Peregrine. Malheureusement, ils découvre un pensionnat en ruine…détruit par un bombardement de la Luftwaffe le soir du 3 septembre 1943.

Commence alors une aventure incroyable pour le jeune homme, qui fera la connaissance  de ces « enfants particuliers » dont son grand-père lui racontait les histoires: il y a Olive, une rouquine qui maîtrise le feu, Millard, qui est invisibleBronwyn, une toute petite fille à la force herculéenne, des Jumeaux toujours masqués, Ennoch, un jeune homme taciturne qui peut faire bouger les choses animées et même revivre des morts ! Et enfin la jolie Emma, qui peut flotter dans les air et doit porter en permanence des soulier de plomb pour rester au sol ! Cette fille est un indéniable clin d’oeil à Alice dont elle est très similaire: blonde, robe bleue, calme mais plus forte qu’elle en a l’air !

Plus que la romance assez convenue entre Emma et Jake, j’ai aimé sa rivalité avec Ennoch, qui est assez cinglant dans ses répliques ! M’est avis qu’il se serait entendu à merveille avec Mercredi Addams ! J’ai trouvé qu’il avait un certain caractère ! En tout cas plus que Jake !

Quant à Miss Peregrine, j’ai trouvé qu’elle apparaissait au final, trop peu dans le film ! C’est une directrice au style gothique chic qui a la particularité d’être une Ombrune: en plus de se transformer en oiseau dans son cas un faucon pèlerin (peregrine falcon en anglais), elle a le pouvoir de manipuler le temps. Pour protéger tous les enfants particuliers de la persécution xénophobe, à chaque fin de journée, elle fait remonter le temps de 24 heures : les pensionnaires vivent donc en boucle la journée du 3 septembre 1943, celle-la même qui se termine par le bombardement allemand. 

J’ai beaucoup aimé l’univers très travaillé ! L’histoire m’a d’abord fait penser à un autre film de Tim Burton: Big Fish. Là aussi, il est question de créatures fantastiques raconté dans des histoires..qui se révèlent en fait réelles ! Mais l’ambiance est nettement plus sombre ! 

Malheureusement, j’ai trouvé les méchants totalement ridicules ! Les monstres passe encore, mais Samuel L. Jackson est absolument risible ! Je m’attendais à beaucoup mieux de sa part !

Cependant, la mise en scène et les beau décors remontent le niveau et m’ont, pour le coup beaucoup intriguée concernant les livres ! Ça pourrait être un challenge sympa pour Halloween, vous en pensez quoi? 

Fun, sombre et agréable à regarder malgré ses défauts ! Toutefois, comme pour Big Fish justement, j’aurais voulu plus d’émotion, notamment entre le père et le fils, qui n’ont aucune alchimie ! 

 

 

 

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Oliver et Compagnie de Walt Disney (1988)

Après Basile Détective Privé, qui rendait hommage à Sherlock Holmes, j’ai eu le plaisir de redécouvrir Oliver et Compagnie de Walt Disney, qui reprend cette fois-ci l’histoire d’Oliver Twist de Charles Dickens !

 Résumé

« Oliver, un chat des rues, rencontre une bande de chiens sympathiques et forts de caractère qui vivent avec leur maître, Fagin, sur les docks. Malheureusement, ce dernier doit de l’argent à Sykes, un terrible malfrat. Au cours de l’aventure, Oliver est adopté par Jenny, une gentille petite fille des quartiers riches. C’est alors que Sykes la kidnappe afin de demander une rançon. Tous les amis d’Oliver partent alors à sa rescousse… »

 

Mon avis

Quel plaisir de retrouver un bon Disney à l’ancienne ! 

L’histoire se déroule à New York.

Oliver, un petit chaton abandonné, est pris en charge par un chien errant nommé Roublard. C’est un chien débrouillard et chapardeur qui le conduit jusqu’à sa demeure, une péniche délabrée, amarrée sur les docks. Son territoire, c’est la rue. Il l’aime et ne changerait de vie pour rien au monde. J’ai juste adoré la bouille de ce chien, que j’aurai volontiers adopté pour ma part !

Oliver y fait la connaissance du maître humain de Roublard, le vagabond Fagin, ainsi que toute la bande de chiens « laissés pour compte » : le chihuahua Tito, le dogue allemand Einstein, le bouledogue intellectuel Francis et Rita, une levrette persane affectueuse et pleine de bon sens.

Mais une terrible nouvelle arrive aux oreilles de la meute : elle apprend que Fagin doit de l’argent à Sykes, un impitoyable malfrat, toujours entouré de deux féroces dobermans, Roscoe et DeSoto.

Roublard et ses amis décident d’aider leur maître en tentant de braquer une luxueuse limousine passant dans les rues de New York. La tentative échoue et Oliver se retrouve coincé dans le véhicule.

À l’intérieur se trouve Jenny, une fillette délaissée par ses parents riches. Elle tombe tout de suite sous le charme du petit chaton. Quant à Oliver, il connaît enfin le bonheur et l’affection qu’il recherche ! Cependant, il va se heurter à Georgette la chienne de Jenny, prétentieuse et hautaine. Ses mines de bourgeoise jalouse sont vraiment drôles !

Mais la petite bande canine d’Oliver se lance à sa recherche et finit par le retrouver. Malheureusement, les retrouvailles ne se passent pas vraiment comme prévu…

De plus, les problèmes financiers de  Fagin ne sont toujours pas résolus et Sykes se fait de plus en plus menaçant. Un vrai méchant pur et dur, celui-là, qui m’aurait impressionnée si j’étais enfant ! Il n’a rien à envier à Ratigan dans Basile ! Il a la même dégaine inquiétante et le même charisme assez sombre !

Mais la grande originalité, c’est que ce Disney a un côté très comédie musicale avec des chorégraphies digne de Broadway et évidemment plein de clins d’oeil: on aperçoit par exemple Pongo des 101 dalmatiens lors de la chanson de Roublard (interprétée par Billy Joel dans la version originale).

J’ai été frappée par Jenny, qui ressemble beaucoup à Penny dans Bernard et Bianca ! J’ai même cru que c’était elle en plus âgée ! Je veux dire:

À gauche: Penny À droite: Jenny

Il y a une très belle histoire d’amitié ! J’ai notamment beaucoup aimé la façon dont Roublard et sa bande veillent tendrement sur leur maître, Fagin, un vagabond fatigué dont les chiens sont sa seule raison de vivre et même de survivre puisqu’ils volent des objets dans la rue pour les revendre. Il y aussi Francis, le bouledogue fan de Shakespeare, dont j’ai adoré l’ironie et l’aplomb ! Et enfin, Tito, un chihuahua digne d’une pile électrique, qui fera du gringue à la belle Georgette…à ses risques et périls !

J’ai enfin, adoré l’ambiance New-Yorkaise, très belle avec ses bruits, ses couleurs, ses grattes-ciels et ses ombres. On avait l’impression d’y être ! Les chansons sont très entrainantes et l’histoire plutôt mignonne, où il est plus question d’amis et de foyer que d’amour !

Un très bon Disney, plein de peps et d’humour qui m’a beaucoup plu ! Les prochains sur ma liste: Robin des bois, Mulan et La planète au trésor !

« Nell » de Micheal Apted (1995)

Aujourd’hui, place à l’un des plus beaux films de ces 20 dernières années ! J’étais en larmes à la fin de ce film !

Résumé:

« Seule avec sa mère, Nell mène une existence d’ermite dans les contrées sauvages de Caroline du nord, loin de la vie moderne, des téléphones et des voitures. Elle est aussi innocente que belle, aussi libre et sauvage que la forêt qui l’entoure. Mais lorsque sa mère meure, Nell voit sa vie bouleversée par l’arrivée de deux personnes: Le Docteur Lowell (Liam Neeson) et Paula Olsen (Natasha Richardson), une psychologue. Ceux-ci vont amener la jeune femme à se confronter avec le monde extérieur, lieu de nouvelles expériences, mais aussi de menaces et de danger. La confrontation sera aussi foudroyante qu’irrévocable »

 

Mon avis:

Mon Dieu, ce film ! Fascinant bouleversant, magnifique ! Michel Apted explore avec brio le thème de l’enfant sauvage !

Alors que le Docteur Lowell (Liam Neeson) est venu constater le décès d’une femme âgée, qui vivait recluse dans une forêt de Caroline du Nord, il découvre qu’elle avait une fille nommée Nell (Jodie Foster), née d’un viol.

Et donc, fatalement, non seulement, elle manque de « socialisation », mais elle a été élevée dans la crainte des hommes. Elle parle aussi sa propre langue inventée, incompréhensible pour les autres. Comme un animal. Ou un autiste… La forêt est son cocon, son univers.

Âgée d’une vingtaine d’années, elle ne connaît rien du monde extérieur, mis à part les bois qui entourent sa cabane. Lowell, ne sachant pas trop quoi faire d’elle, sollicite l’aide d’une psychologue, Paula Olsen (Natasha Richardson). Celle-ci parle d’un internement, mais Lowell fera tout pour l’empêcher. Il ira même jusqu’à apprendre la langue de Nell.

La jeune fille sauvage leur ouvrira les yeux sur une autre vision de l’humanité et que l’intelligence, sans le coeur qui va avec, ne vaut pas grand chose.

Jodie Foster est juste…foudroyante de beauté, de pureté et de sensibilité ! Vraiment ! Son personnage est tour à tour poétique, agaçant, enfantin, imprévisible. Elle est bouleversante et dégage un truc de fou ! Les décors sont superbes et j’ai vraiment aimé l’atmosphère très particulière de la foret, comme un monde à part.

Ce film a le grand mérite de nous mettre à la place d’une personne « différente ». Il dénonce notre manie de « civilisé«  qui veut toujours changer une personne qui ne répond aux « normes »; Et surtout, notre hypocrisie, l’incompréhension/rejet de la différence et l’abus du plus faible, que j’ai en horreur !

Une pépite de cinéma et pour moi, le plus beau rôle de la belle Jodie Foster ! À voir et à revoir !

Sherlock Holmes 2 : Jeux d’ombres (Guy Ritchie)

Après la belle surprise qu’a été le premier volet, je voulais absolument voir Jeux d’ombres ! Alors pour une fois, merci TF1 !
Résumé:

« Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais… »

 

Mon avis:

J’ai une nette préférence pour Robert Downey Jr. en Sherlock Holmes plutôt qu’en Tony Stark ! Dans cette nouvelle aventure, il se retrouve dans une enquête complexe comme il les aime.

Tout commence avec un colis suspect porté par la belle Irène Adler. En le « neutralisant », Sherlock Holmes va sans le savoir, être au milieu d’une intrigue policière des plus dangereuses, et faire face au pire adversaire qu’il ait jamais eu à affronter: le professeur James Moriarty.

Il fera aussi  la connaissance de Mrs Simza, une diseuse de bonne aventure, dont le frère, René, semble être au cœur d’une affaire étroitement liée au trouble professeur…

J’ai retrouvé avec plaisir les joutes verbales de Sherlock et John ! On sent que Robert Downey Jr et Jude Law s’amusent toujours autant dans leur rôle ! En plus de la belle Rachel McAddams, qui reprend le rôle d’Irène Adler, j’ai pu découvrir Naomi Rapace en diseuse de bonne aventure, loin des clichés mystiques et plutôt bad-ass dans le genre ! J’ai beaucoup aimé son personnage : Belle sans être séductrice, avec un grand sens de la famille !

John Watson, lui, est tiraillé entre sa future vie de famille et son ami de longue date. Mais son mariage avec Mary ne l’empêche pas de rester fidèle à son ami. Et celui-ci les protègera, à sa manière des fourberies de son nouvel ennemi.

Nos trois amis vont devoir déjouer un complot international digne de James Bond, entre l’Angleterre, le France, l’Allemagne et la Suisse.

La plus belle surprise du film est, sans contexte, le nouveau Moriarty, incarné par l’impressionnant Jared Harris. Véritable alter-ego maléfique de Sherlock, il possède la même logique, la même rapidité d’analyse, les scrupules et le sens moral en moins ! Je l’ai trouvé subtil, glaçant, charismatique. Bien plus crédible que Andrew Scott dans la série de la BBC, que je trouve très agaçant !

L’action et l’humour sont toujours au rendez-vous et j’ai vraiment aimé l’intrigue bien ficelée, les décors, la façon dont les combats (tant physiques qu’intellectuels) sont filmés.  

On dira ce que l’on voudra des partis pris de Guy Ritchie, je trouve qu’il a sa vision toute personnelle de Sherlock Holmes. On adhère ou pas. Moi j’aime bien, je la trouve rafraîchissante et dynamique !

Un film efficace et divertissant !

Note: Pour le coup, je suis encore plus curieuse pour sa version du Roi Arthur où l’on retrouve Jude Law, mais en méchant, cette fois !

 

Le Conte de la princesse Kaguya

Résumé:

« Adapté d’un conte populaire japonais « Le couper de bambou », un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, « la princesse lumineuse », est découverte dans la tige d’un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main. »

 

Mon avis:

Une histoire atypique et déroutante que j’ai beaucoup aimé !

Un vieux paysan découvre un jour une minuscule princesse à l’intérieur d’une tige de bambou. Il la ramène chez lui en pensant qu’il s’agit d’un don du ciel et la présente à sa femme. Le petit être se transforme alors en bébé que le couple de paysans élève dans la montagne. Les enfants de la région la surnomment « Pousse de bambou » car elle grandit à vue d’œil.

Les dessins à l’aquarelle sont juste sublimes ! C’est un plaisir des yeux que voir se mouvoir toutes ces couleurs ! Les expressions des personnages sont très subtiles et même le doublage français est très bien fait !

L’histoire est intéressante et originale. Par l’intermédiaire de cette princesse peu ordinaire, de très beaux thèmes sont abordés avec pudeur et finesse: le désir d’enfant, la cupidité, l’aristocratie, mais aussi l’Amour et la beauté des choses simples. La fin m’a beaucoup touchée, bien qu’elle m’ai tirée quelques larmes !

Une fois de plus, une petite perle japonaise qui m’a juste émerveillée !

Le Garçon et la Bête

Après Les Enfants Loups et Origine, je continue ma découverte de Mamoru Hosoda. Mon choix s’est porté sur Le Garçon et la Bête !

Résumé

« Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire… »

 

Mon avis:

Comme tous les animés, l’histoire est bien plus complexe qu’elle en a l’air !

Dans le royaume des bêtes appelé Jūtengai, le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes alors demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur.

Parallèlement,chez les Humains, Ren, neuf ans, vient de perdre sa mère, avec laquelle il vivait depuis le divorce de ses parents. N’ayant pas de nouvelles de son père, et refusant l’accueil de ses tuteurs légaux, il s’enfuit dans les rues du quartier de Shibuya, où il hurle sa haine de l’humanité.

Lors d’une course-poursuite avec des policier, il se retrouve projeté dans le Royaume des Bêtes et fait la connaissance de l’imposant Kumatetsu dont il devient le disciple. Ne sachant comment retourner dans le monde des hommes, Ren assiste à une confrontation entre Iôzen et Kumatetsu et est impressionné par la détermination de ce dernier, malgré l’absence de soutien des badauds. Une relation amicale mais des plus houleuse va se nouer entre l’humain colérique et la bête grincheuse.

Le jeune garçon, renommé Kyûta par son maître devra aussi se battre pour se faire une place dans ce monde étrange. Il aura particulièrement du mal avec Ichirôhiko, le fils de Jôzen, qui a des dons de télékinésie. C’est le personnage qui m’a le plus intrigué, de par son mépris, un peu à la Malfoy, pour Ren. 

Les années passent et Ren devient un jeune homme dynamique qui bientôt se retrouve écartelé entre le monde humain et animal, et devra faire ses choix.

Une histoire passionnante sur l’abandon, la famille, l’amitié et l’honneur, mais aussi le Vide Affectif qui nous envahit, peut nous détruire ou nous transformer en « monstre ». C’est l’aspect de l’histoire qui m’a le plus touchée ! Chacun combat ses propres démons intérieurs !

On reconnait bien la patte du réalisateur, tant dans le graphisme des dessins que dans l’opposition Homme « animal » et Animaux aux sentiments « humains », aussi présent chez Les Enfants Loups.  Il y a aussi une histoire d’amour, mais plus en retrait. Ce n’est pas le sujet principal.

L’évolution des personnages est vraiment intéressante et fouillée. Il y a aussi la réincarnation, très présente, qui a une place toute particulière dans l’histoire !

Un animé drôle et profond qui propose une belle quête personnelle et des personnages très attachants, même chez les plus sombres ! J’ai beaucoup aimé !

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans (2014)

En attendant la nouvelle version avec Emma Watson, je tenais tout de même à voir l’autre version, très critiquée de Christophe Gans avec Vincent Cassel dans le rôle de la Bête, Léa Seydoux en Belle, et André Dussollier. L’affiche m’avait intriguée !

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Résumé:

« 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père… »

Mon avis:

Alors, comment dire ? Je vais commencer par les points positifs:

Visuellement c’est assez plaisant. Très travaillé, tant au niveau des décors que des costumes. L’ambiance est sombre, plus proche de la version Jean Cocteau que de Walt Disney. Et l’histoire est plus basée sur l’histoire de la Bête que son Amour pour Belle, ce qui est un pari audacieux. J’ai trouvé intéressant le fait de montrer un homme loin des clichés du Prince Charmant. Personellement, j’ai toujours trouvé que Vincent Cassel dégageait quelque-chose d’un peu inquiétant.

Hélas, il y a un GROS hic, et pas des moindre: l’alchimie entre les acteurs !

Autant Vincent Cassel est surprenant et charismatique en « Bête », autant Léa Sédoux en Belle m’a vraiment, vraiment déçue ! Elle est belle oui. Mais d’une beauté froide ! Pire, il n’y a pas la moindre étincelle avec la Bête ! Ce qui décrédibilise tous les effors dans l’ambiance générale. 

C’est d’autant plus dommage que cette version nous change un peu de Walt Disney, nous renvoyant à l’aspect « adulte » des contes de fée. Pour le coup, j’ai envie de relire le conte d’origine ! 

Un film bancal et décevant, beau mais seulement du point de vue esthétique.