Drama du jour: Hotel Del Luna

Hello à tous !Je continue mes découvertes sur le thème du fantastique et de l’au-delà avec une magnifique curiosité ! Direction la Corée avec la drama « Hotel Del Luna »

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Résumé:

L‘Hôtel Del Luna est un lieu mystérieux situé dans la ville de Séoul.
Jang Man Wol est une très belle femme mais tout aussi colérique qui se trouve être la directrice des lieux. Suite à une grave erreur commise dans le passé, Man Wol ne peut pas quitter l’endroit, et s’en trouve prisonnière depuis plus de 1000 ans.

Gu Chan Seong est un jeune homme très intelligent, diplômé d’Harvard et qui n’oublie pas d’en être fier mais il est aussi un jeune prodige de l’hôtellerie que toutes les plus grandes chaînes d’hôtels s’arrachent. Bien qu’il semble être quelqu’un de très droit et réfléchi, il est avant tout un jeune homme foncièrement gentil qui n’hésitera pas à suivre son cœur plutôt que sa tête.

Suite à un pacte fait entre Man Wol et le père de Chan Seong il y a 20 ans, celui-ci va se retrouver manager de l’Hotel Del Luna, cependant un élément essentiel ne semble pas avoir été pris en compte, l’hôtel est uniquement fréquenté par des fantômes.

Et voici le somptueux générique qui semble jailir d’un conte de fée.

Mon avis:

Quel étonnant voyage ! J’ai complètement plongé dans cet univers très particulier. Certains éléments m’ont rappelé Violet Evergarden : une âme abîmée qui reprend vie au contact des autres. c’est ce qui arrive à Jang Man Wol la propriétaire des lieux.

L’esthétique est absolument magnifique. L’hôtel semble être un personnage à part entière avec une ambiance très changeante : hôtel de luxe ou maison hantée? Paradis ou Enfer ? Là est la vraie subtilité: on nage constamment entre les deux. Des thèmes universels sont abordés : jalousie, honneur, famille, mais aussi le pardon, la culpabilité et surtout la compassion. Chaque âme a son histoire et ses blessures, dont certaines semblent indélébiles. Notre héro devra apprendre à sortir des ses préjugés…et faire preuve de discernement. Car comme je l’ai dit, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. 

J’ai adoré cette idée d’hôtel pour fantômes qui ne sont en fait que des âmes errantes ou blessées. Des âmes qui ont besoin de reprendre des forces, de se libérer de leurs doutes, leurs peurs et leurs regret pour pouvoir « passer le pont » qui même à l’au-delà ! C’est aussi l’histoire d’une rencontre : Jan Man Wol et Gu Chan Seong. De prime abord completement opposés, les deux jeunes gens vont peu à peu apprendre à se comprendre et s’apprécier. Les dialogues, subtils et guindés, ont dû être très difficile à traduire !  Il y a aussi les employés de l’hôtel, eux-même fantômes qui ont du fil à retordre avec des âmes pas toujours dociles. Certaines sont éteintes, d’autres semblent sortir d’un film d’horreur, tout dépend de leur état d’esprit au moment de leur mort. Enfin petit détail qui m’a particulièrement touchée: les animaux y ont aussi leur place.

Le seul reproche que je ferai à cette série est la musique omniprésente et les plans sentimentaux qui durent des plombes ! Sans déconner, j’avais l’impression de voir un soap opéra dans ses moments. Mais l’univers et la culture très différente de la mienne m’ont completement envoutée ! Les acteurs sont d’une beauté incroyable et leur jeu d’acteur très intéressant. Si les expressions semblent aussi lisses que pour les japonais, leurs émotions semblent jaillir par « sursaut » quand elles sont trop réprimées. Ce qui peut donner des scènes assez cocasses ! Une légèreté qui équilibre l’aspect dramatique de l’histoire.

Et quel décor ! Comme je l’ai dit plus haut, l’estétique est particulièrement soignée et magnifique. Le luxe de l’hôtel, les costumes impeccables des employés. Et chaque fantôme est unique, ce qui donne l’impression déconcertante de passer d’un genre à l’autre, de l’enfant jovial au zombie à lunette accro au café, rien que ça ! Enfin, il y a le symbole universel de l’Arbre qui a ici une place bien particulière. 

Rédemption, réconfort, pardon et honneur, telles sont les belles valeur morales d’un drama envoûtant et unique en son genre ! 

The Good Place

J’ai toujours aimé les séries qui traitaient de la mort et de l’au-delà. J’avais adoré Dead Like Me, Pushing Daisies, ou dans un autre registre Ghost Wisperer. Je devais donc absolument parler de la série The Good Place

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Résumé:

Après avoir été percutée et tuée par un semi-remorque, Eleanor se réveille dans ce qui semble être la vie après la mort. Lorsque Michael, l’Architecte des lieux, lui apprend qu’elle est au « Bon endroit » compte tenu ses bonnes actions, elle réalise qu’elle a été confondue avec quelqu’un d’autre. L’arrivée d’Eleanor pourrait bien mettre en péril l’équilibre de ce monde où personne ne jure ou ne boit de l’alcool à outrance. La jeune femme va devoir travailler sur elle-même afin de devenir une meilleure personne si elle souhaite conserver sa place dans l’au-delà. Bien entendu, elle sera épaulée par de nouvelles connaissances à l’instar de Chidi, son « âme soeur » qui voit toujours le bon côté des gens, ses voisins un peu trop parfaits Tahani et Jianyu, et enfin Janet, véritable source de savoir ambulante…

Bande annonce

Mon avis:

Mais comment j’ai pu passer à côté de cette pépite ! Le réalisateur Michael Schur nous propose une comédie aussi grinçante qu’hilarante sur nos travers humain.

Nous faisons la connaissance d’Eleanor Shellstrop et elle tout sauf une gentille fille: égoïste et cynique, elle se retrouve dans ce qu’il semble être une ville parfaite où tout ses voisins sont de belles âmes. Ne voulant pas être démasquée, elle prend des cours de « bien » avec son âme-soeur Chidi, un ancien prof de philo aussi doux et gentil qu’elle est acerbe et désagréable.

Et Eleanor va avoir du fil à retordre car son arrivée provoque de drôles de choses dans cette ville paradisiaque. Entre fêtes et nouveaux amis, elle tente d’apprendre le dialogue, la bienveillance, l’empathie. Mais chassez le naturel…. il revient d’autant plus vite que The Good Place cache quelques secrets derrière ce vernis clinquant.

Kristin Bell (Véronica Mars) campe avec un plaisir évident cette anti-héroïne, qui assume plus volontiers ses défauts que ses qualités ! Chez ses amis, il y a Wiliam Jackson Harper, dans le rôle de Chidi, un jeune prof patient mais qui manque totalement de confiance en lui.

Jameela Jamil, incarne Tahani Al-Jami, la voisine glamour fashonista qui veut aider tout le monde… en faisant plein de fiestas ! Ben oui, comme la gueule de bois n’existe pas autant en profiter non? J’ai adoré sa relation avec Eleonor, une amitié totalement improbable mais au final plutôt bien imbriquée.

L’Architecte de la Good place n’est autre que Ted Danson, que j’avais déjà vu dans une autre série quand il était jeune. Ici, c’est un être de l’au-delà charismatique, maladroit, mais aussi mystérieux ! Il y a aussi Jianhu, (Manny Jacinto) un asiatique qui cache plus d’un tour sous sa tunique ! Son traitement est assez classique mais son évolution m’a beaucoup surprise ! Je ne m’y attendais absolument pas !

Enfin mon coup de coeur est sans contexte D’Arcy Carden qui interprète l’androïde Janet. Ce personnage est juste hilarant ! Elle a réussi un tour de force avec ce rôle qui paraît très rigide en apparence, mais qui cache de belles subtilités !

De beaux thèmes intemporels sont abordés dans cette série : l’amitié, la notion de bien et de mal, les regrets, les secrets.  L’intrigue est loufoque et en même temps très intelligente ! Chaque épisode a son lot de surprise !

Si vous aimez les situations improbables et le fantastique, « vous êtes au Bon Endroit » !

Lectures & prise de conscience

Décidément, ce blog est en train de mourir à petit feu.

Je ressens de moins en moins l’envie de raconter mes visionnages et autres lectures. Une page est en train de se tourner. Parce que la vie, ce n’est pas que du virtuel. Ce n’est pas que du remplissage de pages blanches. J’ai l’impression de tourner en rond dans toujours les mêmes sujets. Et le pire c’est que ça contamine ma vie réelle. C’est  la lecture de 2 livres qui m’ont fait prendre conscience de ça. Il s’agit de « Ressac » de Maureen Wingrove (alias Diglee), et « Survivre dans le tumulte » de Patricia Darré. 

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Dans Ressac, Maureen nous raconte comment, en février 2020, elle s’est retrouvée elle-même grâce à une retraite dans une abbaye en Bretagne. Un an que ce livre m’appelait irrésistiblement. Son exérience m’intriguait d’autant plus que le ton de son blog a beaucoup changé depuis son séjour. Et bien j’ai été secouée ! En à peine une centaine de pages, j’ai pleuré, j’ai été touchée et trouvé un écho à mes questions du moment. Notamment le côté aliénant des réseaux sociaux à outrance, le sentiment d’impuissance face à la maladie mentale et l’apaisement unique que seule Dame Nature peut nous offrir. Un témoignage courageux, je trouve. Ça m’a fait plaisir aussi de lire une Diglee sans fard ni paillettes, sensible et franche.  Cette expérience l’a non seulement transformée, mais aussi préparée à la vague de confinement à venir. Elle a en plus une très jolie plume, très poétique dans sa mélancolie. Après ma lecture, une part de Diglee raisonne toujours en moi.

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« Survivre dans le tumulte » est dans un tout autre registre. Patricia Darré est journaliste et médium depuis 1995. Depuis 2019, je m’intéresse beaucoup à l’ésotérisme, le paranormal et la médiumnité. Et cette femme a su elle aussi mettre des mots sur le malaise ambiant, présent déjà bien avant un certain virus. Mais aussi les changement énergétique en cours, ce que j’ai trouvé particulièrement passionnant ! Enfin, j’ai adoré la façon simple et pragmatique dont elle parle de la mort. Il n’y a ni mysticicisme, ni larmoyant ni froideur dans ses mots. Juste de la Lucidité et oui, c’est possible, de l’optimisme ! Ce passage m’a préparée (sans que je le sache) au départ de mon papa, qui nous a quitté en février. Ce livre m’a apaisée, car comme elle le dit: « On nous cache la mort dès que nous naissons. On ne nous apprend pas à l’envisager comme une possibilité de tout instant. Envisager que tout peut s’arrêter à tout moment n’est pas angoissant si on l’utilise comme force de vie et non comme un frein morbide à celle-ci. » Cette phrase m’a fait un bien incroyable ! Je vais indéniablement lire d’autres livres d’elle ! Je suis très tentée par « Il y a quelqu’un dans la maison » !

Depuis ces deux lectures, je prends peu à peu conscience qu’il ne faut pas passer sa vie devant un écran. Que je peux donner un nouvel élan dans mes aspiration et que la meilleure façon d’avancer est de ne pas se laisser envahir par le Pessimisme ambiant. Meme si c’est dur parfois. Et vous? comment ça va en ce moment ? 

La promesse de l’océan (Françoise Bourdin)

Hello à tous ! Désolée pour cette pause de blog mais j’ai de gros problème avec wordpress côté police et je pense de plus en plus à changer de plateforme ! Je vais tenter un dernier jet en vous parlant de ma dernière lecture en date: « La promesse de l’océan » de Françoise Bourdin.

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Trentenaire belle et dynamique, Mahé est patron pêcheur à Erquy, dans la magnifique baie de Saint-Brieuc. Elle ne vit que pour son travail, ses bateaux et ses marins et a mis de côté son existence personnelle après la tragique disparition en mer de son fiancé.
Armelle, son amie et confidente, fait tout pour l’encourager à profiter de la vie et à y reprendre goût. En vain. Certaines blessures sont si difficiles à refermer. Cependant, la chance pourrait enfin lui sourire…

Mon avis:

Le résumé est au final assez trompeur ! Si vous vous attendez à une romance doudou au bord de la mer, vous risquez d’être déçus ! J’ai plus pensé à une sorte de « romance de terroir ». En effet, plus que les relations humaines, c’est l’amour de la mer qui prédomine le récit ! Françoise Bourdin rend un vibrant hommage à ces hommes qui risquent leur vie pour un salaire de misère. La Bretagne est décrite de façon brute, loin des cartes postales habituelles.

Mahé ne vit que pour la mer, et ce, dans tous les sens du terme. C’est une femme de fort caractère qui a reprit l’affaire familiale en tant que patronne pêcheuse . Elle est aussi profondément blessée par la perte de son fiancé Yvon. Un deuil d’autant plus difficile que le fiancé n’était pas des plus reluisant ! Plus que la mort, c’est le mensonge et la trahison de celui-ci qui ont refroidi Mahé.

J’ai beaucoup aimé sa personnalité ! Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais n’est pas pour autant dénuée de compassion. Il n’en est pas de même pour son père, qui devient de plus en plus irascible, depuis un récent AVC. Il ne supporte pas de se voir diminué et c’était poignant à lire ! Si la communication entre eux est des plus houleuse, Mahé refuse catégoriquement d’abandonner sa seule famille et celui qui lui a appris son métier. L’amour est présent ,mais  malheureusement muselé par de nombreux non-dits.

J’ai aussi bien aimé Armelle, la meilleure amie de Mahé. On ne peut faire plus opposé: féminine et pétillante, Armelle aime la vie et rêve toujours du prince charmant malgré ses déceptions. Consciente de ses atouts, elle n’hésite pas à en user lorsqu’un homme lui plaît.  Elle a jeté son dévolu sur Jean-Marie, l’un des employés de Mahé. Or celui-ci est amoureux de sa patronne depuis des années ! Heureusement, l’autrice n’est pas tombée dans le cliché du triangle amoureux ! Leur amitié reste solide et ça fait du bien ! Armelle va devoir sortir la grosse artillerie pour dérider Jean-Marie qui est au final un homme maladroit et attendrissant derrière son caractère d’ours.

De son côté, Mahé va tomber sous le charme d’Alan, le séduisant  dentiste du village ! Et là, c’est la partie qui m’a le plus intéressée !

En effet, Alan fait un peu extraterrestre au milieu de tous ces marins rugueux et mutiques. Il est élégant, cultivé, préfère l’équitation en forêt plutôt que les virées en bateau. Plus que le personnage, c’est de sa maison dont je suis tombée amoureuse ! Qui n’aimerait pas vivre dans une grande maison en foret avec un chat et un cheval ? En plus, ses relations familiales sont bien plus équilibrée que Mahé !

Enfin, trois personnes vont semer la zizanie dans ce feuilleton digne d’un téléfilm sur TF1: Rowena, qui voue une haine farouche envers Mahé, et qui veut la faire souffrir de toute les façons possible. Mélanie, l’ex-femme d’Alan, une petite profiteuse qui a la folie des grandeurs ! Et au milieu de tout ça, un petit garçon dont on se demande bien ce qu’il fout là !

L’écriture est assez facile d’accès. Pas de fioritures ni trémolos. On pourrait même reprocher un trop gand réalisme dans les descriptions, notament le jargon maritime. Mais si comme moi, la niaiserie des romance a tendance à vous écoeurer, c’est au contraire un agréable changement. Qui plus est, la nature occupe une place assez spéciale, une sorte de pause salutaire. J’ai beaucoup aimé l’ambiance bretonne très réussie, tant dans les paysages que sa population, qui tient à garder son identité intacte.

Une lecture agréable et plus surprenante que je l’imaginais !

Citation du jour

Aujourd’hui, un joli extrait de livre, qui, je trouve nous plonge tout doucement dans l’hiver qui se profile ! Enjoy !

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« Entends-tu la neige contre les vitres, Kitty ? Quel joli petit bruit elle fait ! On dirait qu’il y a quelqu’un, dehors qui embrasse la fenêtre tout partout. Je me demande si la neige aime vraiment les champs et les arbres, pour qu’elle les embrasse si doucement ?

Après ça, vois-tu, elle les recouvre bien douillettement d’un couvre-pied blanc ; et peut-être qu’elle leur dit : « Dormez, mes chéris, jusqu’à ce que l’été revienne ».

Et quand l’été revient, Kitty, ils se réveillent, ils s’habillent tout en vert, et ils se mettent à danser… chaque fois que le vent souffle… 

« De l’autre côté du miroir » de Lewis Carroll

Défi écriture: coup de foudre

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un petit texte intimiste qui définit une émotion bien particulière: le coup de foudre. J’ai voulu écrire quelque chose de réaliste, loin des grandes envolées lyriques. On ne sait pas toujours du premier coup que c’est de l’amour. Parfois ça commence par un simple regard qui éveille l’intérêt. J’espère que ça vous plaira. En tout cas, j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire !

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À quoi ça tient parfois, un coup de foudre ? Et pourquoi une expression aussi violente pour un sentiment aussi doux ? Certains le sont, c’est vrai, mais pas tous. Son dernier en date est le plus inattendu qui soit.

C’était l’hiver. Le genre de temps maussade où il devait se forcer à sortir. À l’époque, il aimait flâner dans les cafés de la ville pour regarder les femmes passer. Garçonne mutine ou working girl distinguée, rousse incendiaire ou blonde polaire, il adorait la diversité de toutes ces beautés. Les femmes le fascinaient, l’émerveillaient.

Et puis il l’a remarquée, « elle ». Une petite brune à sac à dos. Le genre de femme qui paraît invisible au milieu de toutes ces gravures de mode. Elle l’avait d’abord intrigué.

Quel âge pouvait-elle avoir ? 23 ? 25 ans ? Elle dégageait quelque chose d’indéfinissable qui le touchait et le surprenait à la fois. Habituellement, son regard se portait vers les femmes qui savaient se mettre en valeur, quel que soit leur style.

Pas elle. Son jean fatigué, clairement trop large, débordait sur ses chaussures jusque dans une flaque d’eau. Son manteau vert avait déteint pour prendre une teinte marronasse et ses cheveux courts partaient dans tous les sens, plus par paresse que par style. Pas la moindre trace de maquillage.

Et pourtant, il était bouleversé, submergé par une émotion totalement nouvelle : ce n’était pas une simple attirance physique. C’était de la tendresse pure, comme il n’en avait jamais éprouvé pour quiconque. Un sentiment doux et fort, agréable et chaleureux.

Oui. Il était attendri par cette jeune femme aux joues rougies par le froid, aux lèvres tâchées du café qu’elle venait de boire. Ses yeux bruns chauds étaient agrandis à outrance par ses lunettes, qui lui mangeait le visage. Ce qui lui donnait un air étourdi, rêveur. Son visage était rond, sa peau pâle.

Alors, me direz-vous, qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il tombe amoureux d’une femme aussi banale ?

Elle lui a souri. Un sourire d’enfant mangeuse de confiture. Un sourire tellement spontané, pur et sincère que ça lui a remué les tripes. Un vrai sourire qui donne de la joie et pas pour faire poli. À cette seconde, il fut sûr d’une chose: il voulait revoir ce sourire.

Et voilà ! Vous en pensez quoi?

illustration: Kuvsshinov Ilya

Love & Monsters (Micheal Matthews)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une sympathique comédie horrifique qui m’intriguait depuis sa sortie ! J’avais bien aimé Dylan OBrien dans sa série du labyrinthe et j’était donc curieuse de voir ce film !

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Résumé:

 Sept ans après le «Monsterpocalypse», Joel Dawson (Dylan O’Brien), avec le reste de l’humanité, vit sous terre depuis que des créatures géantes ont pris le contrôle de la surface. 

Joel repense à sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), qu’il fréquentait à Fairfield avant que les évènements éclatent. Il est parvenu à renouer par radio avec elle, alors qu’elle est maintenant à 130 km dans une colonie côtière. Toujours amoureux d’elle et conscient qu’il n’y a plus rien pour lui ici sous terre, le jeune homme décide contre toute logique de s’aventurer vers sa dulcinée, malgré tous les monstres dangereux qui se dressent sur son chemin. Il va au passage s’allier avec un chien, seul lui aussi, ainsi que d’autres survivants.

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Love & Monsters est un petit Ovni ciné comme je les aime ! Situé entre la comédie romantique et la SF d’action, c’est un film qui rempli son job: on ne voit pas le temps passer !

Joel Dawson est un jeune homme très loin des héros SF bad ass et sûr de lui. Bien au contraire, il est dévoré de frustration et de culpabilité. Le simple fait de vivre cloîtré dans un Bunker pendant que des monstres rodent à la surface, est déjà en soi plutôt pénible. Mais c’est sa tendance à se tétaniser face au danger qui mine le plus Joel; il se sent seul, inutile, un boulet pour ses compagnons.

Aussi lorsqu’il retrouve par contact radio, Aimée, sa petite amie de lycée, il décide de la rejoindre coûte que coûte ! Commence alors une jolie quête initiatique où Joel, va grandir, panser ses blessures et trouver ses propres ressources de survie. Trois rencontres vont le transformer particulièrement: Clyde, un survivant au look de cowboy très Crocodile Dundie,  Minnow, une fillette aussi sauvageonne que caustique et surtout Boy, un chien errant qui lui donnera du courage et une affection plus que bienvenue ! Leur relation est mignonne comme tout !

Quel personnage, ce chien! C’est lui le vrai « héro bad ass » du film ! C’est probablement le plus beau rôle canin que j’ai pu voir depuis Milo dans The Mask !

Esthétiquement, c’est un film agréable à regarder: de beaux plans de nature, des monstres étonnants dans leur diversité ! Mais surtout, ce film sort joliment des clichés manichéens du genre ! Il y a du rythme, de bon dialogues et un beau message de passage à l’âge adulte.

Un blockbuster aussi efficace qu’original, à voir à deux si vous aimez la romance et la SF !

Coup de coeur animé: Violet Evergarden

Hello à tous ! Lentement, mais surement, je reprends les rennes de mon blog. Désolée pour ce rythme un peu décousu. J’ai du mal à diversifier encore mes rubriques mais ça va venir. Je n’ai pas eu de coup de coeur artistique ces deux derniers mois.  Alors je reviens à mes premiers amours: les animés japonais ! Aujourd’hui j’avais envie de vous faire part de mon dernier coup de coeur: Violet Evergarden !

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Résumé:

Violet Evergarden, une ancienne soldate, est reconvertie en « poupée de souvenirs automatiques »: un métier qui consiste à aider les gens à rédiger des lettres retranscrivant leurs sentiments à leur proches. Par les histoires de ses « clients », la jeune fille va peu à peu trouver sa rédemption personnelle et affronter les ombres de son triste passé…

Bande-annonce

Mon avis:

Une bien jolie découverte !Violet Evergarden est une série de light novel japonais écrite par Kana Akatsuki et illustrée par Akiko Takase. C’est de l’adaptation animé de Kyoto Animation dont je vais vous parler.

L’histoire se déroule autour d’une jeune fille, Violet Evergarden. Orpheline, elle n’a connu qu’une seule chose ses 14 premières années: la Guerre. Son seul point d’ancrage était son mentor et supérieur, le Major Gilbert. La guerre finie, la jeune fille se retrouve complètement désoeuvrée. Elle se sent inutile. Mais le Destin va l’amener à une reconversion pour le moins inattendue: écrivain public, qui, dans cet animé porte le nom de Poupée de Souvenirs Automatiques. Un nom particulièrement seyant pour Violet. En effet la jeune fille, bien qu’ayant un visage angélique, a perdu toute expression et ressemble presque à une vraie poupée…aux bras mécaniques !

Mais plus que la guerre, cet animé nous propose une magnifique reconstruction psychologique !

Au début, Violet est complètement amorphe ! N’ayant connu que la noirceur de la guerre et les ordres en tout genre, elle est complètement déroutée par…le concept même des sentiments ! Une vraie « poupée de guerre ». 

Mais grâce à ses collègues et ses « clients », Violet va progressivement reconquérir sa propre humanité. Grâce aussi à son mentor, dont le souvenir est la seule étincelle de joie dans le passé de la jeune fille ! Il fait office de point d’ancrage de l’histoire. C’est grâce à lui que Violet s’accroche à la vie, car le militaire était le seul à la voir telle qu’elle était: une enfant utilisée comme arme de guerre ! Leur lien très particulier illumine tout l’animé ! 

J’ai adoré la construction de chaque épisode, qui nous plonge dans « les petites histoires traversant la Grande ». Chaque tranche de vie fait écho dans l’esprit de Violet, qui, peu à peu, s’humanise. Son évolution est lente, profonde, douloureuse. Mais la jeune fille s’accroche, apprend à écouter, ressentir et surtout, affronte courageusement ses démons.

L’esthétique, agréable et lumineuse, m’a rappelé certains aspects de The Full Métal Alchémist: les enfants confrontés à la guerre, le côté militaire, très marqué dans certains épisodes ! Toutefois, l’humour est moins présent. Il règne au contraire une certaine mélancolie qui donne un charme très particulier à l’ensemble.

Un animé original et très beau !

Coup de coeur: Arlo, le garçon alligator

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une découverte Netflix ! Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’aussi belle animation: Arlo le garçon alligator de Ryan Crego.

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Résumé:

Né moitié humain, moitié-alligator, Arlo n’arrive pas à trouver sa place dans les marécages. Lorsqu’il apprend qu’il vient de New York, il décide de s’y rendre à la recherche de son père disparu. Il se lie d’amitié avec un groupe de personnages farfelus qui vont l’aider dans son entreprise.

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Mon avis: 

Quelle superbe découverte ! Arlo est un jeune garçon plein de peps et d’optimisme. Il adore chanter, courir partout et ne demande qu’à s’épanouir et profiter de la vie. Mais problème : il est à moitié alligator et ne connaît rien de ses origines. Il a été recueilli tel Moïse dans un panier dans les marécages. Sa mère adoptive Edmée est gentille mais elle voit bien que la partie humaine prend plus de place que l’animale. 

Lorsqu’ Edmée lui apprend que son père vit à New York, c’est un rêve qui se réalise ! En effet, Arlo a toujours aimé espionner les humains qui viennent en bateau . C’est de là que lui vient son amour de la musique. Et comme il est vu comme un extraterrestre par les autres animaux, il souffre beaucoup de sa différence même s’il tient à garder constamment un masque souriant. 

J’ai adoré la façon dont la quête d’Arlo se construit. Une quête universelle en fait: celle de trouver sa place en ce monde. Durant son périple, notre héro va faire la connaissance de Bertie, une dame géante au physique de lutteuse,  avec qui il va vivre des aventures trépidantes et se faire de nouveaux camarades.

Le côté comédie musicale ne m’a pas gênée, car il est bien exploité pour un public jeune. C’est entraînant, à la fois groovy et moderne.  Mais mon vrai coup de coeur c’est l’esthétique de cette animation ! Les couleurs sont vibrantes et chaleureuses, entre La princesse et la grenouille de Disney et Gravity Falls !

Les personnages sont attachants et rigolos. Et certains passages musicaux très poétiques ! Mon seul bémol c’est que le personnage de la mère d’Arlo n’a pas du tout été exploité ! Dommage, j’aurai bien voulu en savoir plus !

Une animation qui swingue et donne la pêche !