La promesse de l’océan (Françoise Bourdin)

Hello à tous ! Désolée pour cette pause de blog mais j’ai de gros problème avec wordpress côté police et je pense de plus en plus à changer de plateforme ! Je vais tenter un dernier jet en vous parlant de ma dernière lecture en date: « La promesse de l’océan » de Françoise Bourdin.

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Trentenaire belle et dynamique, Mahé est patron pêcheur à Erquy, dans la magnifique baie de Saint-Brieuc. Elle ne vit que pour son travail, ses bateaux et ses marins et a mis de côté son existence personnelle après la tragique disparition en mer de son fiancé.
Armelle, son amie et confidente, fait tout pour l’encourager à profiter de la vie et à y reprendre goût. En vain. Certaines blessures sont si difficiles à refermer. Cependant, la chance pourrait enfin lui sourire…

Mon avis:

Le résumé est au final assez trompeur ! Si vous vous attendez à une romance doudou au bord de la mer, vous risquez d’être déçus ! J’ai plus pensé à une sorte de « romance de terroir ». En effet, plus que les relations humaines, c’est l’amour de la mer qui prédomine le récit ! Françoise Bourdin rend un vibrant hommage à ces hommes qui risquent leur vie pour un salaire de misère. La Bretagne est décrite de façon brute, loin des cartes postales habituelles.

Mahé ne vit que pour la mer, et ce, dans tous les sens du terme. C’est une femme de fort caractère qui a reprit l’affaire familiale en tant que patronne pêcheuse . Elle est aussi profondément blessée par la perte de son fiancé Yvon. Un deuil d’autant plus difficile que le fiancé n’était pas des plus reluisant ! Plus que la mort, c’est le mensonge et la trahison de celui-ci qui ont refroidi Mahé.

J’ai beaucoup aimé sa personnalité ! Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais n’est pas pour autant dénuée de compassion. Il n’en est pas de même pour son père, qui devient de plus en plus irascible, depuis un récent AVC. Il ne supporte pas de se voir diminué et c’était poignant à lire ! Si la communication entre eux est des plus houleuse, Mahé refuse catégoriquement d’abandonner sa seule famille et celui qui lui a appris son métier. L’amour est présent ,mais  malheureusement muselé par de nombreux non-dits.

J’ai aussi bien aimé Armelle, la meilleure amie de Mahé. On ne peut faire plus opposé: féminine et pétillante, Armelle aime la vie et rêve toujours du prince charmant malgré ses déceptions. Consciente de ses atouts, elle n’hésite pas à en user lorsqu’un homme lui plaît.  Elle a jeté son dévolu sur Jean-Marie, l’un des employés de Mahé. Or celui-ci est amoureux de sa patronne depuis des années ! Heureusement, l’autrice n’est pas tombée dans le cliché du triangle amoureux ! Leur amitié reste solide et ça fait du bien ! Armelle va devoir sortir la grosse artillerie pour dérider Jean-Marie qui est au final un homme maladroit et attendrissant derrière son caractère d’ours.

De son côté, Mahé va tomber sous le charme d’Alan, le séduisant  dentiste du village ! Et là, c’est la partie qui m’a le plus intéressée !

En effet, Alan fait un peu extraterrestre au milieu de tous ces marins rugueux et mutiques. Il est élégant, cultivé, préfère l’équitation en forêt plutôt que les virées en bateau. Plus que le personnage, c’est de sa maison dont je suis tombée amoureuse ! Qui n’aimerait pas vivre dans une grande maison en foret avec un chat et un cheval ? En plus, ses relations familiales sont bien plus équilibrée que Mahé !

Enfin, trois personnes vont semer la zizanie dans ce feuilleton digne d’un téléfilm sur TF1: Rowena, qui voue une haine farouche envers Mahé, et qui veut la faire souffrir de toute les façons possible. Mélanie, l’ex-femme d’Alan, une petite profiteuse qui a la folie des grandeurs ! Et au milieu de tout ça, un petit garçon dont on se demande bien ce qu’il fout là !

L’écriture est assez facile d’accès. Pas de fioritures ni trémolos. On pourrait même reprocher un trop gand réalisme dans les descriptions, notament le jargon maritime. Mais si comme moi, la niaiserie des romance a tendance à vous écoeurer, c’est au contraire un agréable changement. Qui plus est, la nature occupe une place assez spéciale, une sorte de pause salutaire. J’ai beaucoup aimé l’ambiance bretonne très réussie, tant dans les paysages que sa population, qui tient à garder son identité intacte.

Une lecture agréable et plus surprenante que je l’imaginais !

Citation du jour

Aujourd’hui, un joli extrait de livre, qui, je trouve nous plonge tout doucement dans l’hiver qui se profile ! Enjoy !

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« Entends-tu la neige contre les vitres, Kitty ? Quel joli petit bruit elle fait ! On dirait qu’il y a quelqu’un, dehors qui embrasse la fenêtre tout partout. Je me demande si la neige aime vraiment les champs et les arbres, pour qu’elle les embrasse si doucement ?

Après ça, vois-tu, elle les recouvre bien douillettement d’un couvre-pied blanc ; et peut-être qu’elle leur dit : « Dormez, mes chéris, jusqu’à ce que l’été revienne ».

Et quand l’été revient, Kitty, ils se réveillent, ils s’habillent tout en vert, et ils se mettent à danser… chaque fois que le vent souffle… 

« De l’autre côté du miroir » de Lewis Carroll

Défi écriture: coup de foudre

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un petit texte intimiste qui définit une émotion bien particulière: le coup de foudre. J’ai voulu écrire quelque chose de réaliste, loin des grandes envolées lyriques. On ne sait pas toujours du premier coup que c’est de l’amour. Parfois ça commence par un simple regard qui éveille l’intérêt. J’espère que ça vous plaira. En tout cas, j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire !

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À quoi ça tient parfois, un coup de foudre ? Et pourquoi une expression aussi violente pour un sentiment aussi doux ? Certains le sont, c’est vrai, mais pas tous. Son dernier en date est le plus inattendu qui soit.

C’était l’hiver. Le genre de temps maussade où il devait se forcer à sortir. À l’époque, il aimait flâner dans les cafés de la ville pour regarder les femmes passer. Garçonne mutine ou working girl distinguée, rousse incendiaire ou blonde polaire, il adorait la diversité de toutes ces beautés. Les femmes le fascinaient, l’émerveillaient.

Et puis il l’a remarquée, « elle ». Une petite brune à sac à dos. Le genre de femme qui paraît invisible au milieu de toutes ces gravures de mode. Elle l’avait d’abord intrigué.

Quel âge pouvait-elle avoir ? 23 ? 25 ans ? Elle dégageait quelque chose d’indéfinissable qui le touchait et le surprenait à la fois. Habituellement, son regard se portait vers les femmes qui savaient se mettre en valeur, quel que soit leur style.

Pas elle. Son jean fatigué, clairement trop large, débordait sur ses chaussures jusque dans une flaque d’eau. Son manteau vert avait déteint pour prendre une teinte marronasse et ses cheveux courts partaient dans tous les sens, plus par paresse que par style. Pas la moindre trace de maquillage.

Et pourtant, il était bouleversé, submergé par une émotion totalement nouvelle : ce n’était pas une simple attirance physique. C’était de la tendresse pure, comme il n’en avait jamais éprouvé pour quiconque. Un sentiment doux et fort, agréable et chaleureux.

Oui. Il était attendri par cette jeune femme aux joues rougies par le froid, aux lèvres tâchées du café qu’elle venait de boire. Ses yeux bruns chauds étaient agrandis à outrance par ses lunettes, qui lui mangeait le visage. Ce qui lui donnait un air étourdi, rêveur. Son visage était rond, sa peau pâle.

Alors, me direz-vous, qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il tombe amoureux d’une femme aussi banale ?

Elle lui a souri. Un sourire d’enfant mangeuse de confiture. Un sourire tellement spontané, pur et sincère que ça lui a remué les tripes. Un vrai sourire qui donne de la joie et pas pour faire poli. À cette seconde, il fut sûr d’une chose: il voulait revoir ce sourire.

Et voilà ! Vous en pensez quoi?

illustration: Kuvsshinov Ilya

Love & Monsters (Micheal Matthews)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une sympathique comédie horrifique qui m’intriguait depuis sa sortie ! J’avais bien aimé Dylan OBrien dans sa série du labyrinthe et j’était donc curieuse de voir ce film !

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Résumé:

 Sept ans après le «Monsterpocalypse», Joel Dawson (Dylan O’Brien), avec le reste de l’humanité, vit sous terre depuis que des créatures géantes ont pris le contrôle de la surface. 

Joel repense à sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), qu’il fréquentait à Fairfield avant que les évènements éclatent. Il est parvenu à renouer par radio avec elle, alors qu’elle est maintenant à 130 km dans une colonie côtière. Toujours amoureux d’elle et conscient qu’il n’y a plus rien pour lui ici sous terre, le jeune homme décide contre toute logique de s’aventurer vers sa dulcinée, malgré tous les monstres dangereux qui se dressent sur son chemin. Il va au passage s’allier avec un chien, seul lui aussi, ainsi que d’autres survivants.

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Love & Monsters est un petit Ovni ciné comme je les aime ! Situé entre la comédie romantique et la SF d’action, c’est un film qui rempli son job: on ne voit pas le temps passer !

Joel Dawson est un jeune homme très loin des héros SF bad ass et sûr de lui. Bien au contraire, il est dévoré de frustration et de culpabilité. Le simple fait de vivre cloîtré dans un Bunker pendant que des monstres rodent à la surface, est déjà en soi plutôt pénible. Mais c’est sa tendance à se tétaniser face au danger qui mine le plus Joel; il se sent seul, inutile, un boulet pour ses compagnons.

Aussi lorsqu’il retrouve par contact radio, Aimée, sa petite amie de lycée, il décide de la rejoindre coûte que coûte ! Commence alors une jolie quête initiatique où Joel, va grandir, panser ses blessures et trouver ses propres ressources de survie. Trois rencontres vont le transformer particulièrement: Clyde, un survivant au look de cowboy très Crocodile Dundie,  Minnow, une fillette aussi sauvageonne que caustique et surtout Boy, un chien errant qui lui donnera du courage et une affection plus que bienvenue ! Leur relation est mignonne comme tout !

Quel personnage, ce chien! C’est lui le vrai « héro bad ass » du film ! C’est probablement le plus beau rôle canin que j’ai pu voir depuis Milo dans The Mask !

Esthétiquement, c’est un film agréable à regarder: de beaux plans de nature, des monstres étonnants dans leur diversité ! Mais surtout, ce film sort joliment des clichés manichéens du genre ! Il y a du rythme, de bon dialogues et un beau message de passage à l’âge adulte.

Un blockbuster aussi efficace qu’original, à voir à deux si vous aimez la romance et la SF !

Coup de coeur animé: Violet Evergarden

Hello à tous ! Lentement, mais surement, je reprends les rennes de mon blog. Désolée pour ce rythme un peu décousu. J’ai du mal à diversifier encore mes rubriques mais ça va venir. Je n’ai pas eu de coup de coeur artistique ces deux derniers mois.  Alors je reviens à mes premiers amours: les animés japonais ! Aujourd’hui j’avais envie de vous faire part de mon dernier coup de coeur: Violet Evergarden !

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Résumé:

Violet Evergarden, une ancienne soldate, est reconvertie en « poupée de souvenirs automatiques »: un métier qui consiste à aider les gens à rédiger des lettres retranscrivant leurs sentiments à leur proches. Par les histoires de ses « clients », la jeune fille va peu à peu trouver sa rédemption personnelle et affronter les ombres de son triste passé…

Bande-annonce

Mon avis:

Une bien jolie découverte !Violet Evergarden est une série de light novel japonais écrite par Kana Akatsuki et illustrée par Akiko Takase. C’est de l’adaptation animé de Kyoto Animation dont je vais vous parler.

L’histoire se déroule autour d’une jeune fille, Violet Evergarden. Orpheline, elle n’a connu qu’une seule chose ses 14 premières années: la Guerre. Son seul point d’ancrage était son mentor et supérieur, le Major Gilbert. La guerre finie, la jeune fille se retrouve complètement désoeuvrée. Elle se sent inutile. Mais le Destin va l’amener à une reconversion pour le moins inattendue: écrivain public, qui, dans cet animé porte le nom de Poupée de Souvenirs Automatiques. Un nom particulièrement seyant pour Violet. En effet la jeune fille, bien qu’ayant un visage angélique, a perdu toute expression et ressemble presque à une vraie poupée…aux bras mécaniques !

Mais plus que la guerre, cet animé nous propose une magnifique reconstruction psychologique !

Au début, Violet est complètement amorphe ! N’ayant connu que la noirceur de la guerre et les ordres en tout genre, elle est complètement déroutée par…le concept même des sentiments ! Une vraie « poupée de guerre ». 

Mais grâce à ses collègues et ses « clients », Violet va progressivement reconquérir sa propre humanité. Grâce aussi à son mentor, dont le souvenir est la seule étincelle de joie dans le passé de la jeune fille ! Il fait office de point d’ancrage de l’histoire. C’est grâce à lui que Violet s’accroche à la vie, car le militaire était le seul à la voir telle qu’elle était: une enfant utilisée comme arme de guerre ! Leur lien très particulier illumine tout l’animé ! 

J’ai adoré la construction de chaque épisode, qui nous plonge dans « les petites histoires traversant la Grande ». Chaque tranche de vie fait écho dans l’esprit de Violet, qui, peu à peu, s’humanise. Son évolution est lente, profonde, douloureuse. Mais la jeune fille s’accroche, apprend à écouter, ressentir et surtout, affronte courageusement ses démons.

L’esthétique, agréable et lumineuse, m’a rappelé certains aspects de The Full Métal Alchémist: les enfants confrontés à la guerre, le côté militaire, très marqué dans certains épisodes ! Toutefois, l’humour est moins présent. Il règne au contraire une certaine mélancolie qui donne un charme très particulier à l’ensemble.

Un animé original et très beau !

Coup de coeur: Arlo, le garçon alligator

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une découverte Netflix ! Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’aussi belle animation: Arlo le garçon alligator de Ryan Crego.

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Résumé:

Né moitié humain, moitié-alligator, Arlo n’arrive pas à trouver sa place dans les marécages. Lorsqu’il apprend qu’il vient de New York, il décide de s’y rendre à la recherche de son père disparu. Il se lie d’amitié avec un groupe de personnages farfelus qui vont l’aider dans son entreprise.

Bande annonce

Mon avis: 

Quelle superbe découverte ! Arlo est un jeune garçon plein de peps et d’optimisme. Il adore chanter, courir partout et ne demande qu’à s’épanouir et profiter de la vie. Mais problème : il est à moitié alligator et ne connaît rien de ses origines. Il a été recueilli tel Moïse dans un panier dans les marécages. Sa mère adoptive Edmée est gentille mais elle voit bien que la partie humaine prend plus de place que l’animale. 

Lorsqu’ Edmée lui apprend que son père vit à New York, c’est un rêve qui se réalise ! En effet, Arlo a toujours aimé espionner les humains qui viennent en bateau . C’est de là que lui vient son amour de la musique. Et comme il est vu comme un extraterrestre par les autres animaux, il souffre beaucoup de sa différence même s’il tient à garder constamment un masque souriant. 

J’ai adoré la façon dont la quête d’Arlo se construit. Une quête universelle en fait: celle de trouver sa place en ce monde. Durant son périple, notre héro va faire la connaissance de Bertie, une dame géante au physique de lutteuse,  avec qui il va vivre des aventures trépidantes et se faire de nouveaux camarades.

Le côté comédie musicale ne m’a pas gênée, car il est bien exploité pour un public jeune. C’est entraînant, à la fois groovy et moderne.  Mais mon vrai coup de coeur c’est l’esthétique de cette animation ! Les couleurs sont vibrantes et chaleureuses, entre La princesse et la grenouille de Disney et Gravity Falls !

Les personnages sont attachants et rigolos. Et certains passages musicaux très poétiques ! Mon seul bémol c’est que le personnage de la mère d’Arlo n’a pas du tout été exploité ! Dommage, j’aurai bien voulu en savoir plus !

Une animation qui swingue et donne la pêche ! 

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Ça faisait un temps que je voulais découvrir Virginie Grimaldi ! Et c’est grâce à Kim, l’experte en romance/lectures doudou, que j’ai fini par craquer. J’ai choisi « Tu comprendras quand tu seras plus grande » ! Et sans surprise, j’ai adoré !

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Résumé:

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…
Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

Mon avis:

C’est le genre de roman que j’affectionne:  « léger » en apparence.

Le personnage principal, Julia, traverse une vraie tempête émotionnelle et affective. Que ce soit avec sa famille ou son petit ami. À la fois nerveuse, triste et paumée, elle accepte une offre d’emploi bien particulière: psy pour personnes âgées. Elle en sera transformée.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance très particulière de l’endroit Pas le temps de s’ennuyer à la maison de retraite Les Tamaris ! Quelle belle sélection de tranche de vies !

Julia y rencontre Marine et Greg, des collègues aussi drôles qu’attachants, avec qui elle a aura un vrai soutien, en plus d’une jolie amitié.

Et du soutien, elle en aura besoin ! Car elle fort à faire avec des retraités, qui lui en font voir de toutes les couleurs ! Chacun vieillit différemment : entre la maladie, la perte de repère, les relations familiales compliquées, l’agressivité, volontaire ou non. Mais aussi l’amour, la nostalgie, la peur de la mort, de l’oubli ou de la solitude. En ce sens, ce livre nous donne une belle réflexion sur le sujet ! Mais pas que !

L’évolution de Julia m’a beaucoup parlé. Elle affronte ses démons avec courage, elle s’investit, est remarquablement à l’écoute de ses « patients ». Elle se prend aussi des claques, des désillusions, des déceptions. Mais le soutien sans faille de ses collègues lui donne du punch et elle prend de plus en plus confiance en elle. Ce qui lui sera bien utile dans sa relation avec les retraités.

En effet, si certains résidents ont le contact plus ou moins facile, d’autres sont carrément imbuvables ! Ce qui est loin d’être facile à gérer, même pour une psy ! Très interressant de lire une « thérapie » vue du côté soignant !

Mais le plus fort, c’est que les petits vieux sont tous intéressants et attachants, même dans leur (pires)défauts. Gustave et ses blagues beaufs, Miss Mamie et ses potins, Louise et son grand coeur, Léon et sa mythomanie agressive. Et oui, tous les vieux monsieur ne sont pas forcément gentils ! En fait, ce livre fait vraiment prendre conscience du manque de communication entre les gens…quel que soit l’âge ! 

Enfin, j’ai adoré les quatre romances du roman ! L’une entre collègues, Marine et Greg, qui m’ont fait beaucoup rire. Une autre entre deux résidents, Gustave et Louise, toute en tendresse et romantisme. Il y a aussi Pierre et Elisabeth, un couple tellement fusionnel que c’est la panique à la moindre séparation ! Et enfin Julia, fera la connaissance de Raphaël, un homme pudique à l’humour enfantin, qui lui donnera la légèreté qui lui manquait dans une relation de couple. 

L’écriture est dynamique, facile à lire. Il y a un joli mélange d’humour, de simplicité et un côté cocooning très agréable ! Mais je l’avoue, le twist final a été à la limite du mélo ! Même si j’ai aimé l’idée !

Jai adoré l’ambiance, les dialogues vrais et la jolie réflexion sur tout ce qui fait la saveur de la vie. 

Une lecture fraîche, pétillante qui fait du bien !

Les Mitchell contre les machines

Hello à tous ! Pour ce dimanche, rien de tel qu’une jolie comédie geek et familiale ! Et j’ai opté pour Les Mitchell contre les machines, réalisé par Michael Rianda et Jeff Rowe, que l’on voit actuellement sur Netflix. Je vous mets ici la bande-annonce.

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Résumé:

La famille Mitchell est la plus dysfonctionnelle et « bizarre » du quartier du Michigan. Mais que se passe-t-il lorsqu’elle doit faire face à la rebellion des robots? Elle va devoir mettre de côté les chicaneries pour sauver la planète, ni plus ni moins !

Mon avis:

Derrière ses couleurs pétillantes et son graphisme cartoon, ce film est bien plus profond qu’il n’y parait !  Katie Mitchell est une jeune youtubeuse à la créativité débordante et pleine d’énergie. C’est une jeune fille parfaitement à l’aise dans son époque. Tout le contraire de son père, Rick, qui préfère la nature et est totalement hermétique aux ordinateurs. Leur relation est d’autant plus tendue que Katie exprime par ses vidéos tout ce qu’elle n’arrive pas à dire dans la vraie vie. 

Heureusement, elle peut compter sur son petit frère, Aaron, un adorable blondinet fan de dinosaure. Sa mère, Linda, assiste impuissante à la communication électrique entre son mari et sa fille, essayant maladroitement de les encourager à garder un semblant de dialogue.

Ce sujet a été exploité à maintes reprises, que ce soit dans la grande Aventure Lego ou les Croods.

Mais là où les Mitchell font fort, c’est qu’il y a la dimension numérique au milieu de tout ça. Les réseaux sociaux ont indéniablement changé nos rapports aux autres et ce film le montre d’une jolie manière. Les repas familiaux où chacun reste scotché à son écran…. Ou encore, ce terrible réflexe de filmer une catastrophe au lieu de se protéger.

L’histoire est suffisamment large dans ses personnalités pour parler au plus grand nombre. J’ai autant aimé Katie et son peps, qu’Aaron le timide fan de dinosaure. Celle qui se révèle la plus surprenante au fil de l’histoire, c’est la mère: Linda est une femme pleine de douceur, de diplomatie et d’écoute. Mais touchez à ses enfants et elle devient une lionne enragée ! Enfin, il y a la mascotte de la famille : leur chien ! Et quel spécimen ! Baveux, bigleux, lent comme une tortue…mais totalement irrésistible !

Un film familial et moderne, qui nous incite non pas à éliminer la technologie, mais l’utiliser avec discernement ! 

Art digital : Skip_closer

En ce moment, je découvre plein d’artistes talentueux qui donne du rêve et de l’apaisement ! Aujourd’hui, voici une superbe découverte en Art digital : Natacha Einat qui fait de somptueux montages surréalistes sous le pseudo de Skip_closer.

Elle a fait ses études à Paris, mais je ne sais pas si elle est française ou non. Elle n’en dit pas plus sur son parcours si ce n’est qu’elle est en free lance depuis 3 ans à Paris. Et au final, peu importe. Regardez-moi ces magnifiques tableaux !

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Des arbres-nuages, des astres en bocaux, des couleurs féérique, une pointe d’étrange… J’aime ce genre d’univers qui me fait retomber en enfance ! L’artiste la plus originale que j’ai pu voir depuis Joel Robinson

Je vous invite vraiment à découvrir ce fabuleux univers ! Un grand coup de coeur pour moi !

Site officiel : https://www.skipcloser.com