Oliver et Compagnie de Walt Disney (1988)

Après Basile Détective Privé, qui rendait hommage à Sherlock Holmes, j’ai eu le plaisir de redécouvrir Oliver et Compagnie de Walt Disney, qui reprend cette fois-ci l’histoire d’Oliver Twist de Charles Dickens !

 Résumé

« Oliver, un chat des rues, rencontre une bande de chiens sympathiques et forts de caractère qui vivent avec leur maître, Fagin, sur les docks. Malheureusement, ce dernier doit de l’argent à Sykes, un terrible malfrat. Au cours de l’aventure, Oliver est adopté par Jenny, une gentille petite fille des quartiers riches. C’est alors que Sykes la kidnappe afin de demander une rançon. Tous les amis d’Oliver partent alors à sa rescousse… »

 

Mon avis

Quel plaisir de retrouver un bon Disney à l’ancienne ! 

L’histoire se déroule à New York.

Oliver, un petit chaton abandonné, est pris en charge par un chien errant nommé Roublard. C’est un chien débrouillard et chapardeur qui le conduit jusqu’à sa demeure, une péniche délabrée, amarrée sur les docks. Son territoire, c’est la rue. Il l’aime et ne changerait de vie pour rien au monde. J’ai juste adoré la bouille de ce chien, que j’aurai volontiers adopté pour ma part !

Oliver y fait la connaissance du maître humain de Roublard, le vagabond Fagin, ainsi que toute la bande de chiens « laissés pour compte » : le chihuahua Tito, le dogue allemand Einstein, le bouledogue intellectuel Francis et Rita, une levrette persane affectueuse et pleine de bon sens.

Mais une terrible nouvelle arrive aux oreilles de la meute : elle apprend que Fagin doit de l’argent à Sykes, un impitoyable malfrat, toujours entouré de deux féroces dobermans, Roscoe et DeSoto.

Roublard et ses amis décident d’aider leur maître en tentant de braquer une luxueuse limousine passant dans les rues de New York. La tentative échoue et Oliver se retrouve coincé dans le véhicule.

À l’intérieur se trouve Jenny, une fillette délaissée par ses parents riches. Elle tombe tout de suite sous le charme du petit chaton. Quant à Oliver, il connaît enfin le bonheur et l’affection qu’il recherche ! Cependant, il va se heurter à Georgette la chienne de Jenny, prétentieuse et hautaine. Ses mines de bourgeoise jalouse sont vraiment drôles !

Mais la petite bande canine d’Oliver se lance à sa recherche et finit par le retrouver. Malheureusement, les retrouvailles ne se passent pas vraiment comme prévu…

De plus, les problèmes financiers de  Fagin ne sont toujours pas résolus et Sykes se fait de plus en plus menaçant. Un vrai méchant pur et dur, celui-là, qui m’aurait impressionnée si j’étais enfant ! Il n’a rien à envier à Ratigan dans Basile ! Il a la même dégaine inquiétante et le même charisme assez sombre !

Mais la grande originalité, c’est que ce Disney a un côté très comédie musicale avec des chorégraphies digne de Broadway et évidemment plein de clins d’oeil: on aperçoit par exemple Pongo des 101 dalmatiens lors de la chanson de Roublard (interprétée par Billy Joel dans la version originale).

J’ai été frappée par Jenny, qui ressemble beaucoup à Penny dans Bernard et Bianca ! J’ai même cru que c’était elle en plus âgée ! Je veux dire:

À gauche: Penny À droite: Jenny

Il y a une très belle histoire d’amitié ! J’ai notamment beaucoup aimé la façon dont Roublard et sa bande veillent tendrement sur leur maître, Fagin, un vagabond fatigué dont les chiens sont sa seule raison de vivre et même de survivre puisqu’ils volent des objets dans la rue pour les revendre. Il y aussi Francis, le bouledogue fan de Shakespeare, dont j’ai adoré l’ironie et l’aplomb ! Et enfin, Tito, un chihuahua digne d’une pile électrique, qui fera du gringue à la belle Georgette…à ses risques et périls !

J’ai enfin, adoré l’ambiance New-Yorkaise, très belle avec ses bruits, ses couleurs, ses grattes-ciels et ses ombres. On avait l’impression d’y être ! Les chansons sont très entrainantes et l’histoire plutôt mignonne, où il est plus question d’amis et de foyer que d’amour !

Un très bon Disney, plein de peps et d’humour qui m’a beaucoup plu ! Les prochains sur ma liste: Robin des bois, Mulan et La planète au trésor !

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Séance ciné: Zootopie

Pour cette fin de cemaine, j’ai profité d’un vendredi après-midi particulièrement pluvieux pour me faire une petite séance ciné: Zootopie de Byron Howard et Rich Moore (de qui on doit Raiponce !)

ZOOTOPIE

Résumé:

Zootopie est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque…

 

Mon avis:

C’était couru d’avance : j’ai adoré ! Zootopie est une petite cure de bonne humeur qui épingle avec justesse nos petits travers humains !  

Nous y suivons les aventures de Judy Hopps, une jeune lapine campagnarde qui rêve d’un monde meilleur: pour ça, elle est bien décidée à devenir policière !  Ayant grandi auprès de parents aimants mais angoissés, elle devra faire preuve de courage et de ténacité pour leur prouver qu’on n’est pas obligés de suivre un chemin tracé d’avance. Dès le début, elle en bave: dans sa campagne, où elle se fait huer par ses camarades; dans son école de police, où elle peine à suivre les entraînements; et dans sa brigade, où elle se coltine les contraventions au lieu de suivre des enquêtes.

Mais qu’à cela ne tienne ! Aidée de Nick Wilde, un renard arnaqueur et trafiquant de …glaces à la framboise, elle enquête sur l’affaire en cours qui stagne depuis des semaines: des habitants de Zootopies sont portés disparus et redeviennent sauvages pour une raison inconnue…

J’ai trouvé l’intrigue très intelligente et bien aboutie, avec une réflexion sur l’évolution animale, son instinct primitif, le combat proie/prédateur…et les préjugés des uns sur les autres.  Cette morale m’a rappelé les fables de La Fontaine mais dans un contexte beaucoup plus moderne !

C’est aussi une jolie histoire d’amitié entre deux animaux supposés se détester dans la nature: un renard et un lapin.  Judy est pleine de peps, de courage et d’une naïveté désarmante qui la rend juste craquante ! Quant à Nick, c’est un renard ironique et charmeur qui sait rester loyal derrière ses sarcasmes et coups fourrés. J’ai adoré leur équipe, assez complémentaire. 

Les personnages secondaires sont tout aussi attachants: Le chef de brigade, un taureau blasé et bourru. Un léopard grassouillet et tout guilleret en guise d’agent d’acueil. Et, (le meilleur moment du film !), les postiers qui vont à deux à l’heure et pour cause: ce sont des paresseux ! 

Le graphisme est génial, coloré sans être criard, joyeux sans être niais. Même si on a plus l’impression de voir des marionnettes que de vrais animaux ! L’humour est léger, sans jamais tomber dans le bâteau ou le ridicule. 

La meilleure animation que j’ai pu voir depuis Légo Aventure: c’est drôle autant que ça fait réfléchir !

Dvd du week-end: La princesse et la grenouille

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler d’un Disney qui a été pas mal critiqué, mais que j’ai adoré: La princesse et la grenouille.

Ce film est inspiré du livre The Frog Princess d’E. D. Baker, lui-même une variante du conte Le Roi Grenouille ou Henri de Fer, recueilli par les frères Grimm mais qui ne doit pas être confondu avec le conte russe La Princesse-Grenouille.

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Résumé:

À La Nouvelle-Orléans, dans les années 1920, le prince Naveen de Maldonia est transformé en grenouille par le docteur Facilier, un terrifiant sorcier vaudou. Afin de retrouver sa forme humaine à l’aide d’un baiser, Naveen décide de trouver une princesse et tombe sur Tiana, qui est en fait une jeune serveuse.

Cette erreur de la part du prince Naveen fait que le baiser a pour seul effet de transformer Tiana en grenouille. Tous les deux décident donc de partir dans les bayous de la Louisiane à la recherche de Mama Odie, grande prêtresse vaudou aveugle de 177 ans, qui aurait le pouvoir de briser le sort. Dans cette aventure ils seront aidés par Louis, un alligator trompettiste ainsi que par Ray, une luciole désespérément romantique et folle d’amour pour une certaine Évangéline.

Mon avis:

Alors certes, l’histoire d’amour entre Tiana et Naveen est tout sauf originale: Un prince crédule et prétentieux qui commet l’erreur de se faire transformer en grenouille par un sorcier vaudou et d’embrasser une serveuse au lieu d’une princesse, c’est bof, bof. Non, la vraie surprise se situe ailleurs. L’amitié entre Tiana et Charlotte. Pour moi, cette amitié m’a paru beaucoup plus forte et intéressante.

Depuis qu’elles sont petites, Charlotte et Tiana sont proches malgré le fait de ne pas avoir les mêmes centres d’intérêts. Au départ, c’est elle qui voulait séduire le prince Naveen.  Charlotte fait d’abord penser à une enfant gâtée, avec ses cris et ses gloussements. Mais c’est une façade. Toute deux ont une complicité qui fait chaud au coeur ! Elle n’hésitera pas à embrasser sa meilleure amie pour tenter, elle aussi, de lever le sortilège. Cette scène m’a BEAUCOUP plus touchée que celle du prince. Parce que c’est là que tout le vernis craque: on découvre une jeune femme maladroite et adorable ! 

J’ai bien aimé Facilier aussi, une sorte de cousin vaudou de Jafar, sournois comme une araignée et au costume de Gomez Addams ! Et il y a aussi de nombreux clins d’oeil subtils à d’autres Disney:

  • Lawrence, le majordome du prince Naveen, se retrouve la tête coincée dans un tuba, comme Lefou dans La Belle et la Bête ;
  • le docteur Facilier demande à Lawrence s’il a une conscience ; c’est une référence à Jiminy Cricket, la conscience de Pinocchio. Il possède également sur lui la tête réduite de sa mère, comme le capitaine Teague Sparrow dans Pirates des Caraïbes ;
  • Lors d’une scène du début , on voit une domestique secouer un tapis à sa fenêtre: un tapis ressemblant étrangement à celui d’Aladdin.
  • l’Étoile du soir est une allusion à la Bonne Étoile de Pinocchio ;
  • la cabane où vit Mama Odie ressemble à la cabane dans l’arbre que construisent les parents de Tarzan ;
  • lors de la parade du Mardi-Gras, un char représente le roi Triton de La Petite Sirène;
  • dans la cabane de Mama Odie, on peut voir celle-ci jeter la lampe du génie dans Aladdin .

L’esthétique est superbe avec des couleurs chaleureuses. Les compagnons de route de nos deux grenouilles sont également très attachants ! Louis, l’alligator trompettiste a un côté assez hippie et un peu manipulateur. Mais sa passion pour la musique le rend plus sympathique et humain. J’ai également beaucoup aimé Ray, la luciole amoureuse qui a lui aussi un petit côté hakuna Matata ! En plus il est doublé par Anthony Kavanagh, un humoriste que j’adore ! Enfin, un coup de chapeau à la géniale Liane Foly, qui double Mama Odie, la sorcière aveugle genre la marraine de Cendrillon avec le swing de Baloo ! Je l’ai adorée !

J’ai beaucoup moins accroché au prince, assez basique au final ! Même physiquement, il ne m’a pas plu plus que ça. C’est ma seule déception !

Malgré tout, ça reste un Disney très agréable à regarder, où l’héroïne ne finit pas dans un grand château rempli de domestiques, mais réalise son rêve en ouvrant son propre restaurant ! Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ! D’autant qu’il s’agit du dernier Disney en 2D traditionnelle !

 

Tag Top 5: Les Méchants de dessin animé

Parce que je voulais changer un peu  mes habitudes et créer un tag plutôt que fouiner chez Kim ^^! J’adore les méchants dans les dessins animés ! Alors j’ai décidé d’en faire un petit palmarès !

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Maléfique ( la belle au bois dormant). J’adorais sa longue cape noire bordé de violet ! Et sa transformation en dragon m’avaient impressionnée quand j’étais petite ! J’adorais son corbeau aussi !Par contre, je trouvais Aurore belle mais cruuuche !!! J’aimais bien plus ses maraines ! Surtout Pimprenelle, la petite fée bleue boulotte et grognonne ! Ces fées étaient très « humaines » dans ce dessin animé !

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Médusa (Bernard & Bianca), que j’ai du voir une bonne dizaines de fois en période de fêtes ! Son hypocrisie et sa cupidité m’ont beaucoup fait penser à Cruella des 101 Dalmatiens !Et son regard  me terrifiais! Non mais ce regard !!!

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Jafar ( Aladin): le premier méchant… dont je suis tombée amoureuse, si si ! J’ai toujours trouvé que ce personnage était une version masculine et orientale de Maléfique: orgueilleux, charismatique et avec un oiseau de compagnie ! Ça fait beaucoup de points communs ! Quant à son physique, il rappelle un peu le chanteur Prince, non ?YQA55

Le seigneur des ténèbres (Taram & le chaudron magique): pour moi, l’un des plus sombre et méconnu des Walt Disney ! Ce squelette a fait partie de mes cauchemars d’enfant ! J’en ai gardé le livre d’ailleurs !

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Le Docteur Facilier ( la princesse et la grenouille): Là aussi, un petit côté Jafar, dans les grands yeux ronds et ses manières doucereuses ! Quel dommage que ce soit le dernier Disney en 2D ! J’avais adoré l’ambiance et les couleurs ! Si vous ne l’avez jamais vu, je conseille !

Et vous, des méchants qui vont ont marqués?

Frozen: La Reine des neiges

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Ça faisait une éternité que je ne m’étais pas fait de sortie ciné: Et quoi de mieux qu’un Disney pour commencer les fêtes !

Résumé: 

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume dArendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Mon avis:

Un charmant conte de Noël au graphisme très agréable : un croisement entre l’Âge de glace et Raiponce pour l’humour et le côté très pétillant des personnages. J’ai beaucoup aimé la personnalité dElsa, très tourmentée : obligée à cacher ses pouvoir depuis sa naissance, ceux-ci deviennent hors de contrôle lors de son couronnement, plongeant ainsi le royaume d’Arendelle dans un hiver glacial. Les décors sont d’ailleurs très réussis ! J’ai adoré l’aspect de la neige !!! Anna est une soeur aimante, qui, contrairement aux autres personnes du royaume ne voit pas sa soeur comme un monstre et décide de partir à sa recherche. Kristoff, le gentil montagnard est aussi adorable que maladroit et son renne, Sven est très mignon, dans la lignée de tout les « destriers » de Disney. Cependant, et c’est ce qui fait toute la particularité de ce joli film, c’est la relation des deux soeurs qui prend le pas sur la « romance », ce que je trouve très rafraîchissant ! Quant au bonhomme de neige, Olaf, il m’a beaucoup fait penser à l’âne dans Shrek: désopilant et plein d’énergie, il donne la touche d’humour au film !

Bref, Frozen est un film familial, coloré et touchant ! Et la bande originale est très sympathique !

Multicrossover du jour:Disney/non Disney

Voici une vidéo que j’ai depuis un petit moment dans mes favoris: Un splendide mashup de dessins animés qui forment une flopée de couples tous plus improbables les uns que les autres: Aladin avec Odette, Sinbad et Megara (Hercule) mais la grande surprise, c’est le nouvel amour d’Anastasia ! Je n’en dis pas plus ! En tout cas, très beau boulot ! 

Montage: Rotem

Musique: Heartbreaker de Pink