« Porco Rosso » de Hayao Miyazaki (1992)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un ghibli que je n’avais encore jamais vu ! L’univers de Miyazaki est tellement vaste, qui’il ne cesse de me surprendre à chaque Ghibli que je visionne !

Résumé:

Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire mi-homme, mi-cochon, vit dans le repaire qu’il a établi sur une ile déserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

Mon avis:

S’il n’est pas aussi drôle que je le croyais, j’ai été très attendrie par ce film d’animation ! Miyasaki rend un superbe hommage aux pilotes de guerre. C’est aussi le plus européen, puisque l’histoire se déroule du côté Italien de l’Adriatique. Il est question d’une époque assez peu connue de l’entre deux guerre: celle entre l’Italie et la Yougoslavie.

En fait, Porco Rosso montre l’absurdité de la guerre de façon totalement brillante !

Marco Pagot était pilote émérite des forces aériennes italiennes. Mais il s’est retrouvé transformé en cochon. Il se reconvertit en chasseur de primes sous le nom de « Porco Rosso ».  Rien que ce surnom est une immage forte. Il est le symbole de sa rebellion contre le fascisme. Poursuivi par l’Armée pour désertion, Marco s’amuse de moins en moins dans ce jeu de chat et la souris.

J’ai adoré Marco et ses airs de héro fatigué, dont l’aspect animal renforce le côté pathétique. Mais plus que la politique, ce sont  les petites histoires prises dans la Grande qui font la beauté de ce film ! Le mythe du « héro de guerre » est totalement remis à sa juste place.

Il y les amours déchirés de Gina, la belle patronne d’hôtel. Les rêves de gloire de Curtis, un jeune aviateur aussi fourbe que séducteur. Et puis surtout, il y a Fio, la petite-fille de 17 ans du patron de Piccolo SPA, le manufacturier aéronautique de Marco.  Ce Piccolo est un malin: tous ses employés sont des femmes ! Un bel hommages aux femmes qui ont repris le travail de leur mari pendant la guerre !

Pour en revenir à Fio, c’est une jeune fille vive, intelligente qui aime avec passion son métier ! Elle est fascinée par Marco et son histoire mystérieuse. Son affection est comme celle d’une ado, maladroite et fraîche. L’opposé total de Gina et sa beauté rafinée. En un sens, leur différence m’a beaucoup fait penser à  celle entre Kaori et Saeko dans City Hunter.

Autre sujet très joliment abordé: la rivalité entre Marco et Curtis; tous deux amoureux de Gina, les deux iront jusqu’à s’affronter en duel, combat au final beaucoup plus noble que la patrie.

Une animation touchante et tragi-comique, que j’ai regardé avec plaisir!

« Interstella 555 » de Matsumoto/Daft Punk

Hello à tous ! Pour terminer l’année, place à une curiosité geek cultissime pour tous les fans de mangas/animé ! Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est un film d’animation japonais musical de science-fiction, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et par le studio Toei Animation, co-réalisé par Bernard Deyriès en 2003. Il allie le graphisme de Leiji Matsumoto, dessinateur dAlbator et la musique de l’album Discovery du groupe Daft Punk

Résumé:

Un groupe de musique extra-terrestre, se retrouve kidnappé par un homme aussi mystérieux qu’inquiétant. Ils se retrouvent à jouer comme des robots sur Terre, sans aucun souvenirs de leur vie d’avant. 

Mon avis:

Un véritable OVNI ! Je connaissais l’album Discovery de Daft Punk, mais j’ignorais tout de l’histoire de la conception de cet album. Ou plutôt des clips, qui, mis bout à bout donnent cette splendide animation !

L’idée du film est conçue par le groupe pendant les sessions d’enregistrement de son deuxième album, Discovery. Ils entrent ensuite en contact avec Leiji Matsumoto, le mythique créateur d’Albator pour le graphisme du film

Et j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est bien moins « enfantine » qu’il n’y paraît !

Durant l’un de leurs concerts sur leur planète natale, quatre musiciens extra-terrestres à la peau bleue, sont enlevés par une sorte de commando d’élite terrien. Sous la direction d’un mystérieux imprésario aux cheveux gris, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe The Crescendolls .

Mais cette célébrité est amère: drogués et amnésiques, ils ont été façonnés de manière à plaire à leur nouveau public. Le contraste entre la version d’origine et la version « formatée » terrienne est saisissante. Amorphe et inexpressifs, ce ne sont plus que des robots qui jouent pour enrichir un homme sans scrupule.

Je ne raconterai pas la suite pour ceux qui veulent voir l’animation. Mais j’ai beaucoup aimé le mélange de science-fiction et de satire du monde de l’industrie musicale. Il y a aussi un côté assez romantique. La jeune Stella, bassiste du groupe est très belle, même si sa version Alien, m’a fait penser à une version manga adulte de la shtroumfette !

Sinon, j’ai bien aimé le message sur la liberté, tant artistique qu’individuelle !

Cette animation nous montre aussi qu’il n’y a pas forcément besoin de dialogue pour faire une histoire divertissante et cohérente ! Le graphisme unique de Matsumoto donne la touche nostalgique à tous les fans d’Albator !

En bref, j’ai adoré !

Joyeux Noël Mdagascar

Rien de tel qu’un petit Dreamworks spécial fêtes pour sortir de la morosité ! Cette année, c’est la bande de Madagascar qui reprend du service !

Résumé:

Le Père Noël et ses rennes se crashent sur l’île de Madagascar. Impossible pour eux de repartir : le Père Noël a perdu la mémoire ! Le lion Alex, le zèbre Marty, l’hippopotame Gloria, la girafe Melman et les manchots loufoques n’ont plus qu’une mission : sauver Noël…

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver notre petite troupe, à l’origine d’un zoo de New York, dans leur habitat naturel ! Mais ayant grandi parmi les humains, la vie sauvage les…ennuie parfois ! Et plus particulièrement Alex, qui a le blues de sa popularité au zoo ! Les pingouins ne sont pas en reste, ils végètent un peu dans leurs « entrainements militaires » ! Sans compter que le chafouin lémurien Julian n’en a pas fini avec eux ! 

Et voilà qu’un mystérieux personnage se crashe sur l’île: Le Père Noël, ni plus ni moins ! Le hic, c’est que le pauvre Klaus est amnésique et ne pense plus qu’à faire la fête sur cette île paradisiaque ! Pire: les rennes se révèlent être des être hautains, en guerre depuis des siècles contre…les pingouins du Pôle Nord dont ils ont pris le territoire ! Très bien vu cette rivalité inattendue, qui casse l’image bienveillante de ces créatures !

C’est du coup Alex et ses amis qui s’y collent pour la distribution des cadeaux, et ce n’est pas de la tarte ! De son côté, le père Noël découvre la personnalité sournoise du roi Julian et essaie, malgré son amnésie, de lui faire comprendre la joie d’offrir.

Toujours aussi colorés et plein d’humour, cette animation inédite donne la pêche et assène ici et là de jolis messages: la joie de donner et de recevoir, l’importance de l’amitié, la nostalgie d’un endroit aimé, le tout dans une belle ambiance festive!

À voir comme un épisode spécial, pour ceux qui ont déjà vu la saga des films !

Tout en haut du monde (2015)

Hello à tous ! Pour ce troisième jour de ce défi de Noël, le thème du jour étant le dessin animé, j’ai opté pour « Tout en haut du monde » de Rémy Chayet. 

Résumé:

A la fin du XIXe siècle, en Russie, Sasha, issue de l’aristocratie, est une adolescente intrépide et rebelle. Alors qu’elle étouffe dans une vie faite de conventions, la jeune fille, passionnée par les exploits de son grand-père disparu au cours d’une expédition maritime, décide de se lancer sur ses traces. Son balluchon fait, elle traverse le pays en train, dans l’espoir d’embarquer sur un bateau qui lui permettra de retrouver le navire de son grand-père, coincé dans les glaces du pôle Nord…

Mon avis:

Quelle jolie histoire ! Si vous êtes fan de Mérida, de Christophe Colomb et d’Anastasia, vous allez adorer ce film.

L’histoire se passe en 1882 à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Sasha est une jeune fille de bonne famille qui est très liée à son grand-père, Oloukine, grand explorateur dont le rêve est la conquête du pôle Nord. C’est un homme réputé froid, mais avec sa petite-fille, il est doux et chaleureux.

Avec ses parents, cependant, c’est une autre histoire ! Le père de Sasha n’est pas vraiment en bons termes avec sa fille…

Mais le Tsar reproche au défunt grand-père de Sasha d’avoir perdu le Davaï, un brise-glace à la coque extrêmement résistante qu’il avait fait construire à prix d’or. Et il n’est pas content !

D’autres aristocrates aux dents longues en profitent pour ruiner la réputation de la famille. En particulier, le prince Tomsky, nouveau conseiller scientifique du Tsar, qui méprise ouvertement Sasha, de par son jeune âge et son caractère, trop vif « pour une dame ». Cette lutte des classes m’a beaucoup rappelé Orgueil et Préjugés pour le côté sexiste: une femme doit fermer sa gueule et c’est tout.

J’ai aussi pensé à Mérida, car Sasha a soif de liberté et de vérité: l’esprit vif et rebelle, elle est déterminée à retrouver son grand-père, quel qu’en soit le prix. Dès qu’elle en a l’occasion, elle s’échappe de sa prison dorée.

Là, une belle aventure commence ! Au fil de ses rencontres, Sasha montre une belle capacité d’adaptation, de serveuse à mâtelot sur le Norge, un autre navire brise-glace. Là aussi aussi une lutte a lieu: deux frères se disputent le commandement. Lund, le capitaine et Larson, son second. Entre tension palpable et répliques cinglante, la vie est rude à bord du bâteau ! Mais Sasha ne se laisse pas démonter ! Les combats de coq, elle connait bien ! Elle le voit tous les jours dans sa famille. Sauf que là, c’est plus franc du collier ! Pas de place pour les sournoiseries et les belles paroles !

J’ai adoré la façon dont la jeune fille évolue tout le long du film. Elle prend de l’assurance, s’adapte vite et épate tout le monde ! Elle se lie d’amitié avec Katch, un jeune mousse un brin fanfaron, qui aime jouer à l’homme au milieu des plus grands. Mais c’est une façade, il est courageux, sensible et très attaché à son équipage.

Le graphisme est superbe, tout en tons pastels, doux et lumineux. Chaque scène est un véritable tableau ! Un travail remarquable ! Enfin, comment ne pas craquer pour la mascotte de l’équipage, un magnifique husky, qui donne la touche « Crocs-Blanc » à l’histoire !

Un petit bijou d’animation française, qui a reçu le Prix du Public lors du festival d’Annecy  de 2015. C’est amplemement mérité !

« Souvenirs de Marnie » de Ghibli (2014)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique Ghibli ! Je vais bien finir par tous les voir ! Cette semaine j’ai choisi Souvenirs de Marnie, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, de qui on doit le magnifique Arietty !

Résumé:

« Anna, une jeune fille solitaire, est envoyée en bord de mer pour soigner son asthme. Sur place, en se baladant, l’adolescente découvre une vieille maison délabrée au milieu des marais, qui, le soir venu, semble habitée. Elle y fait la connaissance de Marnie, une jeune fille blonde et mystérieuse… »

Mon avis:

Encore une fois, j’ai été envoûtée par cet animé ! L’histoire est inspirée du roman When Marnie Was There de Joan G. Robinson.

Anna, une jeune fille solitaire et timide, a perdu sa famille très jeune et vit avec ses parents adoptifs. Suite à des problèmes respiratoires, sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des parents à elle : Setsu et Kiyomasa Oiwa, un couple jovial et sympathique qui vit en bord de mer. Mais l’intégration d’Anna est compliquée au village; entre son caractère fermé et ses yeux bleus d’occidentale, elle est vue comme une curiosité, ce qu’elle ne supporte pas. 

Un jour, en se promenant, Anna découvre une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Cette maison inhabitée a la réputation d’être hantée. Mais ce n’est pas ça qui fascine la jeune fille. Elle a déjà vu cette bâtisse, elle en est sûre ! Elle est d’autant plus troublée que le soir venu, il lui semble voir une jeune fille blonde à la fenêtre. Ainsi commence sa rencontre avec Marnie.

Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue. J’ai tout de suite adoré Anna, une jeune fille garçon manqué et sombre qui cache tant bien que mal un mal être profond. Sa rencontre avec Marnie, jeune fille diaphane et lunaire, va mettre en lumière un lien fort qui va au delà du temps et des mots. J’ai été très intriguée par cette jeune fille, qui semble sortir d’un roman de la comtesse de Ségur, tant dans son apparence que dans son histoire ! 

J’ai aimé aussi les personnes du village: un vieux marin mutique, une ado rondouillarde et curieuse, et Sayaka, une petite fille à couette fascinée par l’histoire de « La Maison du Marais ». Sa curiosité et son caractère vif sauve le film du trémolo et du pathos. Ce film parle d’amitié, de deuil, de non-dit, de famille et de pardon. Mais il y a aussi des scènes tendres et une pudeur touchante.

Le dessin est coloré et doux, surtout dans les scènes de nature. On reconnaît là la patte du réalisateur d’Arietty, qui m’avait éblouie avec ses jardins de fleurs ! 

Un très bel animé, tendre et touchant, qui fait réfléchir.

 

Voyage vers la Lune

Hello à tous ! En attendant mon prochain défi pour Les fêtes, j’ai voulu voir un petif film d’animation Netflix qui m’avait l’air plutôt original: Voyage vers la Lune, réalisé par Glen Keane et John Kahrs. On leur doit notamment l’excellent Raiponce de Disney et (pour John Kahr) l’émouvant court-métrage Paperman.

Résumé:

Aussi brillante que passionnée de science, une jeune fille déterminée construit une fusée pour se rendre sur la lune et prouver l’existence d’une légendaire déesse lunaire ! C’est alors qu’elle se retrouve embarquée dans une quête inattendue et qu’elle découvre un univers féerique peuplé de créatures fantastiques.

Mon avis:

Frustrant ! Ce film est frustrant ! Cette animation avait tout pour me plaire !

Fei Fei a perdu sa maman et ne supporte pas que son père ait trouvé une nouvelle compagne. Encore moins l’arrivée d’un « petit frère » turbulent et bien trop joyeux. Loin d’être heureuse pour son papa, Fei-Fei éprouve beaucoup de chagrin. Elle a l’impression d’être trahie. Aussi, elle décide de saisir le prétexte d’une légende locale pour empêcher son père de se remarier. Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Ce film a indéniablement de nombreux atouts: Un univers coloré et poétique, des thèmes modernes comme la famille recomposée, le deuil et les souvenirs. C’est aussi la découverte d’une jolie légende chinoise, celle de Chang’E, la déesse de la Lune.

J’ai beaucoup aimé cette légende où une superbe princesse exilée sur la Lune, se languit de son amour perdu. Chang’E est un personnage, plus lunatique que lunaire, qui m’a fait penser à la Reine des Neiges ( la vraie, pas celle de Disney ). Un coeur tellement rongé de solitude et de chagrin, qu’il se coupe du monde et de ses proches.

Le face-à-face entre Chang’E et Fei-Fei est, en cela, très intéressant. Il y a d’abord la Joie de découvrir que la légende est vraie. Mais surtout la mise en miroir de sa propre Solitude, forgée dans le Chagrin…mais aussi la peur de l’oubli.

Fei-Fei doit non seulement affronter le deuil de sa mère mais aussi accepter l’arrivée d’une nouvelle famille qui ne demande qu’à la connaître. Pour ça, j’ai trouvé l’histoire intelligente et d’une belle modernité. 

Bref, l’histoire a, comme je l’ai dit, de bons filons à exploiter.

Mais problème: Ça chante quasiment tout le temps, plus que dans un Disney ! Et ça finit par gonfler à force !

Certains personnages auraient pu être mieux développés comme le père de Fei-Fei. Leur relation est très peu montrée au final, ce qui est dommage ! De même pour la (future) belle-mère, qui me semblait bien sympathique. Mais il y a tout de même le petit frère, plein d’énergie et une adorable lapine ! 

Bref, les chansons sont non seulement trop présentes… mais manquent cruellement d’émotion ! J’imaginais une Lune moins…disco dans son ambiance, un monde à la Princesse Kaguya, onirique et subtil avec des sons plus… asiatiques surtout !

Le contraste entre la musique pop et l’histoire aurait pu être fun… mais ça m’a vite gonflée, en fait ! J’ai trouvé que ça gâchait une belle histoire. 

Une petite déception, donc, car cette animation avait de bonnes bases et un très bel univers graphique !

Rick et Morty (saison 1)

J’ai toujours aimé les dessins animés. Que ce soit animés japonais, Walt Disney ou même des animations françaises ! J’ai grandi avec les Simpson, Daria, Futurama… Cette fois-ci, j’ai tenté Rick et Morty, pour sortir de ma zone ce confort…et j’ai bien fait !

Rick et Morty est une série d’animation pour adultes américaine créée par Justin Roiland et Dan Harmon, diffusée depuis le 2 décembre 2013 sur Cartoon Network, dans la tranche fin de soirée Adult Swim.

La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

Mon avis:

Alors là ! Je n’aurais jamais pensé aimer ce genre d’histoire ! Mais j’étais curieuse pour le côté parodique de la série. Rick et Morty, c‘est au départ une parodie de Retour Vers le Futurqui part totalement en live !  

Ça commence par des Aliens presque mignons… aux planètes chelou, des couleurs psychédéliques et des bestioles toutes plus bizarres les unes que les autres !

Mais Rick et Morty, ce n’est pas que des aventures spatio-fantastiques. C’est surtout une famille foutraque et déglinguée. En effet, la famille de Morty tient plus de « Mariés deux enfants » que La fête à la Maison !

Tout d’abord, Rick, le « héro » grincheux de l’histoire: génie incompris, cynique et misanthrope, c’est l’anti-thèse d’un gentil Doc Brown. Il boit, il rote, jure comme un charretier. Il est aussi égoïste et irresponsable, n’hésitant pas à emmener son petit fils dès qu’il en a besoin. Dénué de toute morale, il peut se montrer intraitable envers Morty. Mais au fur et mesure, il finira par se prendre d’affection pour lui…à sa manière.

Morty est le personnage qui évolue le plus. Adolescent de 14 ans en plein crush amoureux pour sa camarade Jessica, il veut l’impressionner au moins autant que son grand-père. Mais celui-ce ne veut pas le savoir et l’entraine malgré lui dans des aventures aussi improbables que dangereuses. Au départ, il est timide, peureux, mais sa vie trépidante lui donnera plus de confiance en lui.

Beth est la mère de Morty et la fille de Rick: tout deux ont une relation aussi houleuse que compliquée. Elle est chirurgienne cardiaque pour chevaux et peut se montrer autoritaire avec ses enfants, surtout Morty, dont elle désapprouve les « sorties » avec son père. Mais ce n’est rien comparé à la relation déglinguée et immature qu’elle a avec son mari, Jerry.

Jerry est considéré comme un idiot par sa famille, et particulièrement par Rick. On lui reproche très souvent le fait qu’il soit chômeur, ce n’aide pas dans sa confiance en lui. Il faut dire qu’à la maison, c’est plutôt Beth, qui porte la culotte ^^

J’ai d’ailleurs bien aimé l’évolution de la relation parentale, assez réaliste vu le contexte. Jerry se sent écrasé par son beau-père, qui le méprise ouvertement. Mais tout les deux ont en commun une certaine maladresse. 

Enfin, il y a la soeur ainée de Morty, Summer. Alors elle, j’étais très sceptique, étant donné que c’est une jeune fille superficielle, accro au portable, ne pensant qu’a sa popularité. Sans être aussi niaise que Quinn dans Daria, elle a su cependant me surprendre par un côté bad-ass et rebelle. Elle dévelopera un certain cynisme, un point commun avec son grand-père, qui a pu colorer un peu plus le personnage.

Les épisodes sont presque impossibles à décrire tellement ça part en sucette !  

Voyages temprorels, planètes étranges, multivers invraisemblables, je ne comprenais rien à la trame de l’histoire ! Mais je voulais tellement voir jusqu’où irait le délire des scénaristes, que je me suis enfilée les 5 saisons en quatre jours ! Et certains épisodes étaient franchement gores !

C’est marrant comme le style horrifique passe mieux en dessins animés qu’en film pour moi ! Certaines bestioles n’ont rien à envier à Stranger Things ou Men in Black !

Une série pour public averti donc, que je conseille si vous aimez le trash, l’absurde et l’humour noir.

 

Batman Légo: le film

Hello à tous ! Aujourd’hui, je termine le cycle des Films Légo avec mon personnage préféré: Batman ! Alors, Verdict? 

Résumé:

Voilà enfin Batman héros de son propre film après l’avoir ardemment désiré lors de la grande aventure Lego. À Gotham, toutefois, la situation a drastiquement changé, et si le chevalier noir veut être en mesure de sauver la ville du machiavélique Joker, il devra cesser de faire bande à part et accepter de travailler en équipe. Une idée qui ne le réjouit guère, mais à laquelle il devra s’habituer malgré lui.

 

Mon avis:

Sans être aussi comique que les autres films, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette version ! Déjà, nous rencontrons un Batman... plus subtil qu’il n’y paraît !

Sous ses airs sombres et arrogants, notre héro est en pleine déprime ! Il croyait retrouver le sourire en rencontrant la belle commissaire Barbara Gordon. Mais hélas, celle-ci semble le mépriser. Sa relation avec le Joker est presque comme un couple en crise mais inversé: le clown veut être reconnu comme « pire ennemi »! Le Joker aussi est bien campé: hystérique, cruel mais aussi presque touchant par moment. Je trouve intéressant le contraste entre le méchant joyeux et le héro sombre à la voix caverneuse.

Batman souffre de sa solitude, mais pas question de l’avouer ! Il est Batman, c’est sa marque de fabrique. Et voilà qu’il se retrouve avec un enfant sur les bras ! Robin est LE personnage qui donne l’humour au film. C’est un enfant enthousiaste, intelligent et complètement baré qui m’a beaucoup fait rire !

Enfin, on peut compter sur Alfred, le seul qui comprenne vraiment Bruce au final ! Leur relation est très touchante. Et quelle brillante idée de lui donner la voix de Stéphane Bern ! Ça collait parfaitement au personnage ! J’ai aussi adoré Harley Quinn, très proche du dessin animé des années 90 ! 

Ma seule déception est la commissaire Gordon. Je l’ai trouvée trop donneuse de leçon, trop niaise. EIle ne va pas du tout avec Batman ! Mais sinon tout y est. Graphisme nickel, l’histoire est rythmée, l’ambiance colorée, et j’ai beaucoup aimé le message du film ! 

Bref : oui, j’ai bien aimé Batman Légo la qualité de son scénario et même le doublage vf !

Toradora

Hello à tous ! Aujourd’hui place à un animé tout mignon qui m’a rappelé mes propres années collège !

Toradora! est une série de light novels de Yuyuko Takemiya, illustrés par Yasu. Le premier volume est sorti le 10 mars 2006 au Japon. La série a été adaptée en manga par Zekkyō depuis 2007 puis en anime diffusé à partir du 2 octobre 2008

Ryuuji Takasu est un élève japonais qui vient de rentrer en terminale qui vit seul avec sa mère. Il aimerait être un simple lycéen ordinaire, mais il est doté d’un défaut : ses yeux intimidants. À cause de son air pas commode, des rumeurs stupides n’arrêtent pas de circuler sur lui, notamment le fait qu’il frapperait quiconque oserait le bousculer et qu’il serait prêt à tuer, alors que c’est un jeune homme sensible tout ce qu’il y a de plus recommandable…

À cause de ça, il rencontre des difficultés énormes à se faire des amis, et le plus lourd à supporter étant bien entendu l’absence de relation amoureuse. Par chance, il se trouve dans la même classe que son meilleur ami Yūsaku Kitamura, et son coup de cœur la jolie Minori Kushieda… Joie de courte durée puisqu’il va littéralement tomber sur la « tornade » locale, Taiga Aisaka (surnommée le tigre de poche). Il va notamment découvrir que Taiga est amoureuse de son meilleur ami Yusaku Kitamura. C’est alors le début d’une relation sulfureuse entre ces deux-là, entre cette tsundere qui profitera de lui et en fera son homme de ménage et accessoirement un punching-ball, mais le garde près de lui afin de se rapprocher de Kitamura, tandis que Ryuji espère en faire de même avec l’énergique et non moins étrange Kushieda.

Mon avis:

Voilà un animé qui donne bien la pèche ! Ici, pas de surnaturel, mais une belle histoire shojo mignonne comme tout. Ryuuji est un jeune homme timide et attachant, à la vie familiale plutôt compliquée. Avec une mère aux abonnées absent par son travail, sauf pour sortir faire la fête, il doit constamment veiller sur elle. Mais ce n’est pas ce qui l’agace le plus. Sa mère le compare sans cesse à son père dont il a hérité les yeux. Or ce dernier les a abandonné à sa naissance  ! En plus ce trait particulier lui donne une allure inquiétante qui lui donne la réputation d’un méchant alors que c’est tout le contraire.

Heureusement, il s’entend assez bien avec Yûsaku Kitamurameilleur elève de sa classe et chouchou des filles. c’est un élève généreux et très actif dans son collège. Brillant mais modeste, sa notoriété auprès des filles le déroute autant qu’elle le flatte.

Pour Ryuuji, c’est une autre paire de manches ! Élève moyen et timide, il n’arrive pas vraiment à se lier aux filles ! Il n’en est pas moins romantique; l’élue de son coeur est une jolie sportive aux cheveux rouges: Minori. Je n’ai pas vraiment accrochée à cette dernière. Elle m’a d’abord fait pensé à Toya, le grand frère de Sakura. Comme lui, elle multiplie les petits boulots, en plus de l’école et de sa compétition de baseball ! Comment c’est juste possible de tenir un rythme pareil ! Son caractère est amical, mais un peu trop excentrique à mon gout !

Enfin, il ya la rencontre qui va tout changer : celle entre Ryuuji et Taiga Aisaka ! Taiga est une boule d’énergie et de colère qui va secouer l’école toute entière ! Abandonnée par ses parents, elle vit seule …et se trouve être la voisine d’immeuble de Ryuuji ! Sous prétexte de s’aider pour leurs crush respectifs, il vont développer une amitié amoureuse aussi volcanique que pétillante ! Taiga et Ryuuji ont beaucoup plus en commun quon ne pourrait le croire. Tout deux ont un passé familial amer, et ne supportent pas d’être pris pour ce qu’ils ne sont pas. 

Cet animé aborde des thèmes intemporels: Amours naissants, préjugés, amitiés, mais aussi la peur de l’abandon, les conflits familiaux, et une certaine hypocrisie.

En parlant de ça, un autre personnage incarne parfaitement ce mot: Ami KawashimaJeune top modèle qui laisse sa carrière entre parenthèses pour s’intéresser à ses études, elle est aussi belle que froide. Elle fait la gentille en classe, mais fustige tout ce beau monde une fois son rôle fait. Alors oui, c’est bien d’avoir du caractère et d’aimer son corps, mais pas de s’en servir pour écraser les autres ! Je déteste ce genre de fille, ado ou adulte !

Heureusement, Ryuuji comme Taiga la démasquent vite et ne cessent de la remettre à sa place. Mais la jeune top modèle n’a pas dit son dernier mot ! 

Toradora est un animé pétillant, drôle et coloré ! Taiga et Ryuuji sont très beaux dans leur différence et leur façon de s’asticoter l’un l’autre pour mieux se retrouver après. J’ai beaucoup aimé !

 

Le grand méchant renard (et autres contes)

Pour une fois, je profite de mon temps supplémentaire pour voir un max de films !  Et après la 3D colorée du film Légo, je passe à la douceur 2D du Grand méchant Renard !

Résumé:

« Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin… »

 

Mon avis:

Le dessinateur Benjamin Renner et Patrick Imbert, s’allient pour adapter cette super BD… ainsi que deux autre contes inédits ! J’ai beaucoup aimé !

Le cadre des trois histoires se situe dans une petite ferme. Tout d’abord, nous rencontrons trois compères bien sympathiques: un lapin, un cochon et un canard qui nous font un remake fermier de 3 hommes et un couffin ! Tout ça à cause d’une cigogne flemmarde ! 

La deuxième histoire raconte comment un Renard s’allie avec le Loup pour pouvoir manger des poussins…sauf qu’à peine éclos, ils prennent le renard pour leur mère ! Une histoire tendre, mignonne avec une fin très drôle ! Mention spéciale aux poules, qui m’ont beaucoup fait rire avec leur parti « ferme-ministe » !

Enfin, le dernier est un mini-conte de Noël, plein de tendresse et de péripétie où notre trio fermier s’allient à des chiens pour faire la tournée du père Noël en pleine nuit enneigée !

Le graphisme est doux, les personnages très expressifs ! Perso j’ai adoré le renard qui a des airs de Scrat (l’écureuil de l’Âge de glace) avec sa bouille blasée et surtout toute la malchance qui lui tombe dessus !

Enfin, la morale commune à ces trois court-métrages, c’est qu’il faut garder son âme d’enfant… mais ne pas laisser les gosses sans surveillance, non plus ! Les histoires sont suffisamment courtes pour les regarder avec un enfant de 5 ou 6 ans…

Une petite douceur acidulée parfaite pour une soirée en famille !