Coup de coeur du jour: Corine Sombrun

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, place à la chronique d’un livre qui m’a pas mal secouée ! J’en parlais dans ce post ! 

Résumé:

« Dans son Journal d’une apprentie chamane, Corine Sombrun racontait l’incroyable aventure qui l’avait conduite, sur les traces d’un chamane péruvien, au fin fond de la forêt amazonienne. Elle a poursuivi sa quête spirituelle en Mongolie auprès des chamanes Tsaatanes, qui vont lui révéler qu’elle est elle-même chamane et doit suivre leur enseignement. C’est autant une vision décapante du monde de la steppe que le récit singulier d’une expérience intérieure. »

Mon avis:

Wow ! Je n’ai plus été aussi émue depuis Wild et Mange/Prie/Aime !

C’est d’abord le pays qui m’a intriguée: La Mongolie est une culture très secrète et méfiante envers les étrangers. Ce qui n’est pas étonnant vu son passé communiste et le manque de respect d’étrangers soit-disant « civilisés » !

Qui plus est le chamanisme est une pratique singulière, très mal comprise par les autres cultures, et pas seulement occidentales: pour les mongols, un chaman est à la fois un médecin, un sage et un pont entre le monde terrestre et celui des Esprits.

Corine Sombrun nous livre un témoignage saisissant, puissant. Et en même temps, d’une légèreté et d’un humour qui fait chaud au coeur. 

Tout commence par un rêve de chant diphonique lorsqu’elle est encore en Amazonie. Corine décide de suivre ce rêve et se rend en Mongolie, sous couvert de reportage; elle travaille pour la BBC. Les paysages arides et la nature brute de ce pays la touche au coeur. Mais ce n’est par rapport à ce qu’elle va vivre lors de sa première cérémonie.

En plein tournage, voila que Corine se sent « happée », portée par le son du tambour, hors du temps et de l’espace, hors d’elle-même: elle vient de faire sa première transe ! Stupeur chez elle et colère chez les Mongols. Elle aurait pu prévenir ! Mais comment aurait-elle pu savoir? C’est ainsi que commence son initiation. 

Sa vision du chamanisme est loin de tout cliché mystique ou folklorique. C’est avant tout une Expérience. Un vécu. Une Renaissance aussi.

En effet, Corine traverse une période sentimentale très triste et j’ai été bouleversée par sa dignité, sa pudeur, face à cet événement. Elle ne se lamente jamais, est curieuse de tout, et continue son chemin en suivant son coeur. Sa personnalité est très bourrue, enthousiaste

Ce qui m’a émerveillée, c’est aussi l’ambiance chaleureuse de sa famille d’accueil . Tout le monde sourit, tout le temps, meme dans les pires moments. C’est commun à beaucoup de tribus « primitives ». J’admire cette façon d’être, en accord avec le temps, la nature. La vie est rude mais heureuse. Ces hommes et femmes nous offrent une leçon de bonheur simple.

Enfin, la dernière partie du livre m’a fait l’effet d’une claque ! À la fin, j’étais en larmes, chamboulée par les trésors de notre esprit. Par la sagesse de cette culture et son enseignement.

Un témoignage incroyable que je relirai certainement !

 

 

Dancing with the Birds (Netflix)

Depuis le mois de mars, je me suis fait une cure de nature: avec l’arrêt des voitures en ville, j’ai redécouvert le chant des oiseaux et ça fait un bien fou ! Alors quand j’ai vu que Netflix proposait un documentaire sur les oiseaux exotiques, j’ai foncé !

Résumé:

« De danses provocantes en étalage de plumes colorées, de majestueux oiseaux nous offrent le spectacle de leurs captivantes parades nuptiales. Film réalisé par Huw Cordey et raconté par Stephen Fry. »

 

Mon avis:

Mais quelle merveille ! Ce film n’est pas seulement un superbe hommage à la forêt tropicale et ses habitants. Ces oiseaux sont juste incroyables ! Les mâles redoublent de créativité pour attirer leur compagnes ! Chaque oiseau a son style, sa beauté et sa technique pour pécho !

L’un déploie ses longues plumes gracieuses, un autre fait du « pole dance » sur un tronc en frétillant de la queue, un troisième change littéralement de forme ! D’autres optent pour le travail d’équipe. À deux ou en bande, ils mettent toute leur énergie pour être remarqués: frétillements, chants lyriques ou danse synchronisée ! Tout est soigneusement préparé de façon maniaque, c’est juste impressionnant ! 

Les parades sont pleine de poésie, de couleurs et même d’humour ! Piste de danse impeccable, nid « romantique » fait de branchages et décoré de friandises, chants portant sur des kilomètres pour attirer la femelle… qui peut se révéler impitoyable et se casser avant la fin du show ! J’étais juste dépitée quand l’un deux se prenait un râteau ! 

Pour mettre du rythme dans tout ça, le réalisateur a opté pour une musique adaptée à chaque « artiste » et un narrateur de talent: Stephen Fry

J’ai aussi beaucoup aimé l’opening du film maçon dessin animé, qui donne la pêche et met instantanément de bonne humeur ! Le seul défaut de ce film: bien trop court, moins d’une heure ! J’en voulais encore ! Je vais m’en regarder d’autres, c’est certain !

Je recommande si vous aimez la nature et/ou passer un bon moment en famille ! Ça change des séries, c’est coloré et nous permet de nous émerveiller !

« Le Retour de la momie » de Stephen Sommers (2001)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique ciné ! Je continue la saga de La Momie avec le deuxième volet !

Résumé:

Rick a épousé Evelyn et le couple coule désormais des jours heureux à Londres où ils élèvent leur fils de huit ans, Alex. Mais les légendes égyptiennes n’ont pas fini de les hanter. En effet, la momie d’Imhotep est une nouvelle fois ramenée à la vie… et elle n’est pas la seule !

 

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver Rick O’Connell et sa bande ! Toujours aussi spectaculaire, ce deuxième volet bénificie d’un scénario efficace ! Contrairement à d’autres, je lui est trouvé un aspect plus original que le premier !

En effet, ce film se rapproche plus du péplum que d’Indiana Jones, surtout au début !

Nous découvrons d’abord l’histoire d’un redoutable guerrier, Mathayus, qui tentera en vain de prendre la Cité de Thèbes avec sa gigantesque armée. Les survivants errent dans le désert et meurent les uns après les autres. Alors que Mathayus sent sa fin proche, il fait un pacte avec le dieu Anubis, pour le sauver. Ainsi naît la légende du Roi Scorpion

Puis retour en 1933. Rick et Evelyn sont mariés et parents d’un petit garçon de 8 ans, Alex. Celui-ci n’a rien à envier à ses parents côté débrouillardise ! Lui-même fasciné par l’Égypte Ancienne, il participe activement aux recherches archéologiques de ses parents.

Lors d’une fouille, ils découvrent mystérieux bracelet avec un scorpion dessus. Sans le savoir, ce « vol » va réveiller un légende ancestrale ! Mais ce n’est pas tout ! Leur ancien ennemi Imhotep reprend du service, grâce aux magouilles d’une secte locale ! Pire, Alex, qui a voulu jouer avec le bracelet, l’a « activé » et se retrouve en danger ! 

On retrouve tout ce qui fait le succès de la Momie: de l’action, de l’humour, de l’aventure et du fantastique ! J’ai eu aussi le plaisir de retrouver Jonathan, le frère d’Evelyn, toujours aussi maladroit et avide de richesse. Il y a aussi Izzy, un pilote de dirigeable, qui donnera au film un côté Jules Verne assez fun ! 

J’ai retrouvé mon perso préféré: Ardeth Bay, le guerrier Medjaÿ, qui a été d’un grand secours à Rick, lors de sa première confrontation avec Imhotep ! Plus qu’un combattant hors pair, c’est un homme loyal, toujours prêt à servir son clan et ses amis. Il possède une certaine sagesse orientale qui donne plus de « valeur morale » au film. Sa vision du monde m’a fait un peu penser aux Amerindiens… Il voit en Rick un guerrier protecteur, ce qui amuse beaucoup ce dernier !

Enfin, le plus gros point fort du film est l’évolution d’Evelyn: elle est devenue plus active, plus « guerrière » elle-même, mais pour une toute autre raison. Elle aime tendrement son fils et son mari, au point d’en être franchement niaise, par moment ! J’avoue que j’ai du mal avec cette partie de sa personnalité !

En revanche, je suis toujours sous le charme d’Anck-Su-Namun, la femme dImhotep, qui fait aussi son retour: belle, sensuelle et cruelle, c’est vraiment une « femme fatale » ! Dans tous les sens du terme !

Esthétiquement, le film est toujours aussi réussi. Même si certains effets visuels sont kitchs, il ne faut pas oublier que le film date du début des années 2000 ! C’était une prouesse pour l’époque ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai hâte de voir le troisième !

Bref, Le Retour de la Momie remplit parfaitement son rôle: une comédie d’aventure efficace et savoureuse !

Intouchables d’Olivier Nakache et Éric Toledano (2011)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film que je voulais voir depuis sa sortie, sans jamais avoir eu le temps de franchir le pas. Et voilà, c’est fait !

Résumé:

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

Mon avis:

Pour une fois, les mots me manquent pour décrire ce film. 

L’histoire raconte la relation entre deux hommes issus de milieux différents : Driss, homme d’origine sénégalaise vivant en banlieue parisienne, qui vient de purger une peine de six mois de prison pour braquage de bijouterie, et Philippe, riche tétraplégique, qui l’a engagé  comme auxiliaire de vie bien qu’il n’ait aucune formation particulière.

Tout les oppose. Pourtant, ils ont bien plus en commun que l’on pourrait le croire. Tout les deux ont horreur de l’hypocrisie, des belles paroles et de la pitié. 

Même paralysé, Philippe n’a rien d’un dépressif. Il préfère se mettre en colère plutôt que pleurer. Il est grincheux, buté et fatigué. De la condescendance de sa famille ; de l’apathie de ses soignants. Son caractère d’ours aristo lui vaut une réputation très dure en tant que malade.

Mais Driss est comme lui: têtu, mordant, sans concessions, d’une grande franchise, même si ça fait mal. Il n’est pas du milieu médical mais apprend vite ; il est souriant; il a surtout réussi l’exploit de le faire rire et lui parler comme à une personne normale. Et surtout, il adore les défis ! 

De plus, le milieu où il a grandi lui a donné une maîtrise de soi que beaucoup d’aide-soignants diplômés n’ont pas forcément. 

J’ai adoré leur complicité, la façon dont chacun découvre l’univers de l’autre. Entre un Philippe qui découvre Earth, Wind and Fire et Driss qui compare chaque morceau classique avec une pub, j’ai eu quelques éclats de rire !

Oma Sy m’a juste bluffée dans son interprétation. Driss est un homme au passé familial aussi lourd que compliqué. Mais il en a fait une force et cherche toujours une façon de dédramatiser. Il déborde de joie de vivre.

Philippe lui, se bat pour imposer ses opinions. Il a aussi un côté fleur bleue innatendu, qui m’a beaucoup touchée. Il aime le classique, l’art contemporain et la poésie. Autant dire que Driss lui a bien secoué son univers avec son jogging, son disco et sa drague un peu lourdingue sur sa secrétaire.

François Cluzet me fait de plus en plus penser à Dustin Hoffman avec le temps. Encore plus maintenant, étant donné que lui aussi a du jouer le rôle d’un handicapé. 

Le plus grand point fort de ce film ? Il ne possède aucun tabou. On y parle de sexualité, de douleur (physique ou morale), de préjugés, d’amour, de famille…de la Vie, sans misérabilisme, mais sans lunettes roses non plus.

En conclusion: Intouchables est tout simplement une claque dans la gueule.

 

 

Mes coups de coeur

Hello à tous ! Aujourd’hui, je voulais partager avec vous un article un peu plus personnel.

Je me rend compte que ce blog est un vrai garde fou pour moi. C’est ma bulle de normalité. La seule chose qui ne s’est jamais tarie avec le temps. Mon amour de l’écriture et de partager des histoires avec vous.

Contrairement à d’autres, je n’ai nullement l’intention de faire un carnet de bord de mes journées…sauf pour les rubriques habituelles: séries, films, animés, livres et musique.

Même si ça me taraude. Même si parfois, j’ai envie de me confier davantage. Mais je résiste. Par respect pour ma vie privée. Mais surtout, pour rester optimiste. C’est pouquoi, j’ai décidé de partager avec vous de belles choses, de belles histoires et de belles personnes !

  • Par exemple, Jonna Jinton, une jeune suédoise de 26 ans, qui a troqué sa carrière toute tracée pour retrouver ses racines dans son petit village natal. Photographe, elle nous propose de magnifiques images de la nature à son apogée, grâce son blog video !

 

  • Toujours dans les voyages, la chanteuse Kerli m’a fait m’intéresser à ce beau pays qu’est l’Estonie ! Je suis particulièrement fascinée par la ville de Tallinn,sa capitale !

  • Parmi les émissions, j’ai redécouvert, il y a quelques mois La Parenthèse inattendue de Frederic Lopez. J’ai beaucoup aimé l’ambiance cocooning, propice aux confidences. Et surtout, le défi de mélanger des artistes de toute génération ou milieu social confondus. Un tour de force !

  • Parmis mes lectures, je laisse de côté mon compte Goodreads et me suis mise à relire Mange Prie Aime d’Elizabeth Gilbert. Ce livre me parle tellement ! Le film avec Julia Roberts m’a paru bien fade cependant !

  • Sur Youtube, je recommande aussi la chaine de Gislaine Duboc, thérapeute, sexologue et chamane, qui m’a beaucoup émue par sa bienveillance, son esprit critique et sa douceur. Elle a aussi écrit un livre !

  • Côté films et séries, je regarde Timeless, une excellente série de voyage temporel ! Une équipe sympa, un véhicule original et un casting d’autant plus cool que je ne connaissais aucun des acteurs ! Découverte totale donc !

  • J’ai commencé Fringe aussi, mais l’univers me donne parfois la chair de poule ! J’ai aussi enfin vu le magnifique Intouchables, qui m’a toute chamboulée ! J’en ferai une chronique prochainement ! Je fais le plein de comédie avec How I met your mother ! Je n’ai vu que quelques épisodes mais j’aime déjà beaucoup ! Pourtant, les sit-coms, ce n’est pas vraiment mon truc d’habitude ! Par contre, je ne sais pas encore si j’aime ou pas Barney !

  • Enfin, mille ans après tout le monde, je découvre l’excellent animé Black Butler *_* ! Le meilleur du genre depuis XXx Ollic ! Il mélange forces occultes, pacte avec le diable, Anges vengeurs et patrimoine familial en pleine déroute ! Une tuerie !

 

Voilà, désolée pour ce billet un peu brouillon ! J’espère qu’il vous aura plu !

« La dernière chevauchée » de Tom Eidson

Depuis mars, j’épure ma PAL et ne lit que ce qui me fait vraiment envie ! Aujourd’hui, je vous emmène au Far West, avec ce livre que j’ai déniché dans la bibliothèque familiale !

Résumé:

« Nous sommes en 1886 au Nouveau-Mexique, et tout l’Ouest a été « civilisé ». Lorsqu’il arrive au ranch de Brake Baldwin, Samuel Jones est un vieil homme fatigué. Dans ce ranch vivent Maggie, la femme de Brake, sa fille ainée Lily, la petite dernière Dot et un Mexicain Manito. L’arrivée de l’étranger va entièrement bouleverser la vie de cette famille. »

Mon avis:

Quelle claque ! La Dernière Chevauchée est plus qu’un western classique. C’est à la fois un drame familial, une page de l’Histoire Américaine et un roman d’aventure.

Brake et Maggie forment un couple heureux et une famille unie. Leur vie au Ranch est dure mais ils ne s’en plaignent pas. Mais tout va changer à l’arrivée d’un vieil homme au lourd passé. En effet, Maggie, d’ordinaire gentille et accueillante rejette l’étranger de façon bien trop violente pour être normale.

Samuel Jones est en effet le père de Maggie qui revient après 30 ans d’absence. Malade, fatigué, il semble trainer un passé aussi lourd qu’une pierre.  Parlant très peu, il ressemble plus à un vieil Indien qu’un père de famille blanche. Pour Maggie, fervente chrétienne, c’est un traître à ses origines autant qu’un père lâche. Autant dire que leur relation est des plus tendue !

Mais lorsque sa fille aînée, Lily est capturée par des Indiens pour la « traite des Blanches », Maggie n’a d’autre choix que de s’allier à ce père étrange pour la retrouver. Ce sera l’occasion pour la jeune femme de tirer au clair le passé de Jones. Mais aussi trouver sa propre rédemption.

J’ai trouvé très interessant le conflit entre la culture indienne (esprit de la nature) et la foi chrétienne. D’un côté des Indiens ravagés par le pillage de leur terre et par l’alcool. De l’autre, des familles flanches attaquées par les Indiens pour vendre leur femmes et filles… 

Et au milieu de ça, un Blanc qui croit en la Magie Indienne, qui pour des raisons obscures, a tourné le dos à sa femme et ses filles. Jones m’a fascinée. C’est un homme brisé mais débordant d’amour. Il parle peu car il sait l’impact que peuvent avoir les mots. 

Il se lie d’affection pour sa jeune petite-fille, Dot. Sa fascination pour ce « grand-père sorcier » va mettre à rude épreuve son innocence de petite fille de 8 ans. Bouleversée par la disparition de sa soeur, elle croit en son grand-père comme à un super-héro qui lui rendrait sa vie d’avant. C’est à la fois triste, beau et touchant.

L’écriture est tellement limpide que j’avais l’impression d’y être ! La chaleur du désert, la fatigue des hommes et des bêtes, le danger d’une attaque indienne, la peur pour l’être aimé. Et le poids que les non-dits peuvent provoquer !

Bref, j’ai dévoré ce livre ! Le seul bémol est la fin, aussi abrupte que le rebord d’une falaise ! J’aurais bien voulu un épilogue !

Mais sinon, ce fut une excellente lecture !

 

« Si tu tends l’oreille » de Yoshifumi Kondo (Studio Ghibli)

Je ne remercierai jamais assez netflix d’avoir mis l’intégrale des Studio Ghibli ! Après Le Royaume des Chats place à Si tu tends l’oreille, plus réaliste, mais très touchant.

Résumé:

« Shizuku Tsukichima, une collégienne de 14 ans, est une jeune fille rêveuse et passionnée par les romans et les contes. Elle emprunte souvent des livres à la bibliothèque. Mais un jour, sur les fiches d’emprunt des romans, elle remarque qu’un mystérieux Amasawa Seiji lit exactement les mêmes ouvrages avant elle. Surprise, Shizuku veut en savoir plus sur cet inconnu. Elle fait alors par hasard la connaissance d’un jeune garçon qu’elle trouve tout d’abord exaspérant… Mais ses sentiments envers lui vont vite changer, et il va l’aider à prendre conscience de son talent d’écrivain. Si tu tends l’oreille – Mimi Wo Sumaseba est une histoire émouvante qui montre les liens se tissant entre deux jeunes adolescents, et questionne les rêves qui les animent. »

 

Mon avis:

Comme toujours, j’ai adoré ! Si tu tends l’oreille est un animé à la fois joyeux et d’une certaine mélancolie. J’y ai trouvé tout ce que j’aimais: une adolescente pleine de rêveries, une famille aimante, mais assez stricte. La mère de Shizuku doit passer un concours et ce sont ses deux filles qui doivent s’occuper du ménage. Mais Shizuku n’aide pas beaucoup, ce qui provoque des tension avec sa grande soeur.

Heureusement, il y a sa meilleure amie, Yuko Harada, et les livres, qu’elle dévore assidûment. C’est justement à la bibliothèque qu’elle se rend compte qu’un garçon lit les même livres qu’elle !

Alors bon, l’histoire entre Seiji et Shizuku est cousue de fil blanc. Mais j’ai adoré l’évolution de la jeune fille. Contrairement à Seiji, qui rêve de devenir luthier, Shizuku n’a aucune idée de son avenir. Elle vit au jour le jour. Elle lit, chante, écrit beaucoup. Mais n’a aucun projet particulier. C’est sa rencontre avec un gentil grand-père et un chat vagabond, qui vont l’aider à faire son premier vrai défi d’adulte.

Si tu tends l’oreille est un très bel hommage à l’adolescence. Ce moment où l’on s’interroge sur le sens à donner à notre vie. Il pose aussi une belle réflexion sur notre potentiel et nos rêves. 

Il y a enfin un joli clin d’oeil au Royaume des Chats, car on y retrouve la statuette du Baron ! Ici, son rôle est très différent; il va servir de détonateur à Shisuku, dont l’immagination va s’enflammer et développera son écriture. Plus que l’amour d’ado ou la famille, c’est la réalisation de soi qui est le vrai thème de cet animé.

Un bel animé pour ado et adulte car il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves !

 

Playlist du jour

Hello à tous, Aujourd’hui, une petite playlist de ce qui tourne dans mes oreilles en ce moment. Et comme toujours, c’est très éclectique !

  • Amarante avec le morceau « Awaking »: une belle balade entre trip hop et folk !

 

  • Un brin de nostalgie avec la belle Jewel et l’un de ses premiers single

 

  • Une des chansons qui a rythmé mon adolescence: Meridith Brooks

 

  • Toujours dans la bonne humeur Rock, Le « Beautiful Trauma » de Pink avec un clip très…rose ^^

 

  • Et enfin la toujours superbe Lindsey Stirling qui rend hommage à la déesse Artemis: j’adore !

Et vous, vous écoutez quoi, en ce moment ? 

Hancock de Peter Berg (2008)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film vu il y a déjà quelques mois ! En grande fan de Will Smith, j’ai tenté Hancock de Peter Berg ! Alors? Verdict !

Résumé

« Il y a les héros, les super-héros et il y a… Hancock. Ses super-pouvoirs lui ont souvent permis de sauver d’innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu’il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n’en peuvent plus et se demandent ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter un « héros » pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n’est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens… du moins jusqu’à ce qu’il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques.
Le super-héros le plus détesté au monde commence alors à réaliser qu’il n’est pas aussi insensible qu’il voudrait le faire croire.. »

Mon avis:

Loin des Marvel et autres héros en costume colorés, Hancock dynamite complètement le genre ! Et Will Smith, une fois de plus, est parfait !

John Hancock aurait du être le Super Héro idéal: il est doté d’une force surhumaine, peut voler, arrêter les balles. Mais son comportement est tout sauf aimable et sa maladresse cause à chaque fois de gros dégâts matériels. Sans parler de sa tendance à l’alcoolisme, qui le rend agressif. Bref, Hancock est un « héro » incompris, déprimé… rejeté par la population.

Un jour, cependant, il sauve la vie de Ray Embrey, un homme aussi gentil qu’idéaliste. Persuadé que John Hancock n’est pas aussi irrécupérable qu’il le semble, il décide d’aider le super-héros à avoir une meilleure image auprès des gens et des médias. D’abord sceptique, Hancock se laisse convaincre. Il apprend à maîtriser sa colère, va dans des groupes de soutien… sans grand succès. 

Je ne dévoilerai pas davantage l’intrigue. En tout cas, Hancock est l’un des héros les plus humain que j’ai pu voir. Comme nous, la vie l’a malmené au point qu’il en perde toute joie de vivre. Son évolution m’a beaucoup fait penser au Docteur Strange ! Au début franchement imbuvable, il va trouver des ressources pour se reconstruire et gagner son propre respect avant de celui des autres.

J’ai beaucoup aimé Ray, d’un caractère aussi calme que John est hargneux. Sa femme, Mary est beaucoup plus mystérieuse. J’ai aimé sa façon d’observer, de parler peu. Elle semble comprendre John mieux que son mari. 

Les origines de John aussi sont mystérieuses. Peu à peu, on découvre comment la vie l’a rendu tel qu’il est. Son histoire est originale et tragique à la fois. Mais même avec un scénario aussi triste, le réalisateur réussit à le rendre drôle avec des répliques cinglantes, un casting excellent et surtout une fin surprenante.

Esthétiquement, c’est bien filmé. Il y a de l’action, de l’humour mais aussi une certaine amertume, qui donne tout son charme au film. J’ai aimé ce héro cabossé dans un monde de moins en moins humaniste. J’ai aimé son courage, son ironie mordante et la façon dont il retombe toujours sur ses pattes.

Plus qu’un blockbuster, Hancock est une comédie grinçante, et un beau parcours humain.

 

« O Brother, where art you » des frères Cohen (2000)

Hello à tous ! En ce moment, je fais plein de découvertes ! Que ce soit en films, série ou animés ! Aujourd’hui, place à une vraie petite pépite !

Résumé:

Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Depression. Trois prisonniers enchainés s’évadent du bagne : le beau parleur Ulysses Everett McGill, le gentil et simple Delmar et l’éternel râleur Pete. Ils tentent l’aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N’ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d’embuches et riche en personnages hauts en couleur. Mais ils devront redoubler d’inventivité pour échapper au mystérieux et rusé shérif Cooley, lancé à leur poursuite…

 

Mon avis: 

Là encore, je me suis régalée !

O Brother est un film très original, tant dans la forme que dans le fond.

On suit le parcours de trois bagnards enchaînés ensemble; Ulysse (Georges Clooney) est un beau parleur obsédé de gommina. Il est cependant d’un optimisme à toute épreuve. Pete est une sorte de grand bêta à la diction de plouc, aux réactions infantiles. Quant à Delmar, c’est le crédule du trio. 

Ulysses a convaincu ses compagnons auxquels il était enchaîné de s’évader pour retrouver le magot d’un braquage de banque s’élevant à un million deux cent mille dollars. Ils se lancent alors dans un long périple à travers l’État du Mississippi, traqués par le shérif Cooley. 

Ils vont croiser de drôles d’oiseaux au cours de leur périple: un vieil aveugle prophète, un producteur de musique, un borgne, des nymphes de rivière, un chanteur de blues, des évangélistes en plein bâpteme dans l’eau et même le Ku Klux Klan !

Les frères Cohen ont l’idée géniale de transposer le mythe d’Ulysse dans cette parodie de road movie musical ! L’histoire est étonnamment bien ficelée ! J’ai adoré cette version inédite de l’Odyssée ! C’est drôle, ça s’envoie des piques, ça chante, ça parle politique, magot caché et réconciliation conjugale. Mais surtout, ce film un joli message, au final ! Bref, je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Enfin, j’ai particulièrement aimé la bande originale, entre blues et country, qui m’a mis un grand sourire aux lèvres !

Un très bon film, drôle et décalé comme je les aime !