Coup de coeur: Stéphanie Ledoux

Voici très certainement, l’artiste française que j’admire le plus avec Sandrine Gestin !

Stéphanie Ledoux est une globe-trotteuse infatigable qui ramène de ses voyages les portraits les plus incroyables que j’ai jamais vus ! On dirait que les personnes vont sortir du papier ! 

D’origine toulousaine, cette voyageuse a choisi le portrait pour nous faire découvrir toute la diversité de l’humanité à travers ses différentes ethnies. Comme la musique, le dessin est un langage universel propice à créer des liens. Des rencontres inoubliables pour la jeune artiste !

Avec plus de 60 carnets de voyages à son actif, elle est allée de Madagascar à la Birmanie, du Yemen au Cambodge en passant par la Thaïlande et la Chine ! Elle fait aussi du dessin botanique !

Bref une artiste talentueuse qui nous fait découvrir le monde, non par des paysages, mais par des portraits saisissants de beauté et de force.

Une grande et belle artiste que je vous invite à découvrir !

Site officiel 

Demain (Cyril Dion et Mélanie Laurent)

Aujourd’hui , place à un passionnant documentaire, loin du pessimisme ambiant !

Résumé:

« Avec ce film, nous voulions montrer qu’un autre monde est possible. Que nous ne sommes pas obligés de subir les catastrophes annoncées. Que nous connaissons déjà la plupart des solutions. Et que pour nous mettre en action, nous avons non seulement besoin de comprendre, d’être ému, mais également d’imaginer l’Avenir.

Dénoncer n’est plus suffisent. Nous avons désormais besoin de nous raconter une nouvelle histoire, suffisamment inspirante pour nous donner envie de retrousser les manches et construire ce monde nouveau. Dès aujourd’hui. »

Mélanie Laurent et Cyril Dion

Mon avis:

Enfin, un documentaire positif qui propose de vraies solutions plutôt que de se lamenter sur le triste état du monde !

Cyril et Mélanie ont parcouru 10 pays pour rencontrer des gens qui se battent pour un monde meilleur, sans pétrole ni pesticides. Un monde où les citoyens sont actifs et égaux. 

Ainsi, à Détroit (USA), les légumes sont cultivés en ville par les habitants qui du coup, consomment sain et local. En France, une petite entreprise locale teste la permaculture ou culture alternée, qui donne une production d’autant plus impressionnante, qu’aucun pesticide ou engrais n’est utilisé.

En Angleterre, une monnaie locale est utilisée pour relancer l’économie. On ne présente plus l’excellence Finlandaise concernant l’éducation. À Sans Francisco, tout une usine vit indépendamment car ses déchets servent de chauffage et les déchets usagers des habitants sont recyclés, transformés en engrais…et rendu aux agriculteurs. Les éoliennes, les panneaux solaires, l’eau, et encore d’autres solutions sont proposées.

De nombreux économistes anglais, français (dont Pierre Rhabi) mais aussi indiens sont présents. D’ailleurs c’est justement leur voyage en Inde qui m’a le plus marquée: à Chennai émerge une mini démocratie locale sans castes ! Les citoyens participent activement à l’évolution de la communauté. Les femmes travaillent et les enfants sont éduqués. 

J’ai été très touchée par ces gens qui se démènent avec détermination et joie à soigner notre terre et nous ouvre les yeux sur un autre avenir. 

Un documentaire inspirant et passionnant, avec en plus une bande originale magnifique !

Défi western : Un été dans l’Ouest

Parce que je voulais continuer ma découverte de l’ouest américain ! Alors que j’allais commencer « Mille femmes blanches » de Jim Fergus, je suis tombée sur ce livre de Philippe Labro.

Résumé:

‘Rien ne vous prépare à l’Ouest’, dit le narrateur, l’étudiant étranger de Philippe Labro, parti travailler tout un été dans les montagnes du Colorado. Pour atteindre ce territoire irréel et sauvage, il est d’abord confronté au peuple de la ‘route’. Il rencontre Amy, la fille Clarke, aux cheveux fous, qui exhalent des senteurs de fleurs séchées – la liberté même. Il vivra avec elle un grand amour, fulgurant, dont le souvenir ne cessera de le hanter. Dans l’Ouest, c’est un autre monde, celui d’hommes porteurs de mystère : Bill, colosse impénétrable, recherché par d’étranges motards; Dick, et son regard insensé de cascadeur; Mack, qui l’initie aux secrets de la forêt. Au terme de cette aventure initiatique, qu’est devenu le jeune homme ignorant, apeuré, assoiffé de vivre et de savoir qui se faisait appeler Frenchy ?

Mon avis:

Une très belle découverte estivale ! Il s’agit en fait de la suite d’un autre livre: « L’Étudiant Étranger » ! Pour le coup, je le rajoute à ma PAL !

Un jeune étudiant français décide de partir en Amérique ! Il vivra un été inoubliable, un vrai parcours initiatique. 

Son voyage débute de la pire manière qui soit, en auto stop. Suite à une rencontre avec deux malfrats qui aurait pu mal finir, il se tourne vers les bus. Là, il tombe sous le charme d’Amy Clarke, une belle jeune fille, à la fois fantasque, farouche et mélancolique. Il découvre la vie nomade et une sensation de liberté inédite.

Il correspondra avec une jeune étudiante, Élisabeth, une jeune fille étrange et malade,  dont le destin se fera tragique.

Il trouvera un travail éreintant d’ouvrier forestier dans une Forêt immense et magnifique. Il apprendra à soigner les arbres, le travail d’équipe et surtout à observer. J’ai aimé son caractère très « caméléon », dans le sens où il s’adapte, tant à son environnement qu’aux gens qui l’entourent.

Il découvre la solidarité, la communication sans paroles inutiles, la force physique et mentale. Mais surtout, cet art de vivre à l’Américaine. Émerveillé par cette Nature incomparable, il goûte chaque moment avec ferveur, tout en sortant de sa zone de confort. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son formateur, Mac, qui a été initié aux merveilles de la forêt par un vieil Indien.

Ses rencontres sont tantôt belles, tantôt décevantes. Mais il gardera longtemps en mémoire cet  » été dans l’ouest », avec ses paysages grandioses et ses hommes rudes, authentiques.

Un livre dépaysant à souhait ! Parfait pour les vacances !

Le Garçon et la Bête

Après Les Enfants Loups et Origine, je continue ma découverte de Mamoru Hosoda. Mon choix s’est porté sur Le Garçon et la Bête !

Résumé

« Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire… »

 

Mon avis:

Comme tous les animés, l’histoire est bien plus complexe qu’elle en a l’air !

Dans le royaume des bêtes appelé Jūtengai, le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes alors demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur.

Parallèlement,chez les Humains, Ren, neuf ans, vient de perdre sa mère, avec laquelle il vivait depuis le divorce de ses parents. N’ayant pas de nouvelles de son père, et refusant l’accueil de ses tuteurs légaux, il s’enfuit dans les rues du quartier de Shibuya, où il hurle sa haine de l’humanité.

Lors d’une course-poursuite avec des policier, il se retrouve projeté dans le Royaume des Bêtes et fait la connaissance de l’imposant Kumatetsu dont il devient le disciple. Ne sachant comment retourner dans le monde des hommes, Ren assiste à une confrontation entre Iôzen et Kumatetsu et est impressionné par la détermination de ce dernier, malgré l’absence de soutien des badauds. Une relation amicale mais des plus houleuse va se nouer entre l’humain colérique et la bête grincheuse.

Le jeune garçon, renommé Kyûta par son maître devra aussi se battre pour se faire une place dans ce monde étrange. Il aura particulièrement du mal avec Ichirôhiko, le fils de Jôzen, qui a des dons de télékinésie. C’est le personnage qui m’a le plus intrigué, de par son mépris, un peu à la Malfoy, pour Ren. 

Les années passent et Ren devient un jeune homme dynamique qui bientôt se retrouve écartelé entre le monde humain et animal, et devra faire ses choix.

Une histoire passionnante sur l’abandon, la famille, l’amitié et l’honneur, mais aussi le Vide Affectif qui nous envahit, peut nous détruire ou nous transformer en « monstre ». C’est l’aspect de l’histoire qui m’a le plus touchée ! Chacun combat ses propres démons intérieurs !

On reconnait bien la patte du réalisateur, tant dans le graphisme des dessins que dans l’opposition Homme « animal » et Animaux aux sentiments « humains », aussi présent chez Les Enfants Loups.  Il y a aussi une histoire d’amour, mais plus en retrait. Ce n’est pas le sujet principal.

L’évolution des personnages est vraiment intéressante et fouillée. Il y a aussi la réincarnation, très présente, qui a une place toute particulière dans l’histoire !

Un animé drôle et profond qui propose une belle quête personnelle et des personnages très attachants, même chez les plus sombres ! J’ai beaucoup aimé !

En finir avec Eddy Bellegueule

Attention ! Livre Coup de Poing ! J’avais d’abord entendu parler de ce livre par Persephone, puis, sur l’instagram de Diglee. Comme c’est un livre assez court, j’ai tenté ma chance: Grosse Claque !

Résumé:

« Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d’entendre ma mère dire Qu’est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j’ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l’odeur de colza, très forte à ce moment de l’année. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici. »En vérité, l’insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n’a été que seconde. Car avant de m’insurger contre le monde de mon enfance, c’est le monde de mon enfance qui s’est insurgé contre moi. Très vite j’ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre. »

Mon avis:

LE livre à faire lire à toute les personnes qui minimisent encore l’homophobie.

Avant d’être Edouard Louis, notre auteur s’appelait Eddy. Eddy Bellegueule. Et il morfle ! Que ce soit au lycée, où il est le souffre-douleur de deux caïds qui le rouent d’injures et de coups. Ou chez lui, avec un père alcoolique qui ne comprend pas que son fils ne soit pas « un dur ». Comprenez: un jeune homme viril qui drague les filles et se bagarre avec les mecs. Rien que cette vision de la masculinité me fait horreur. 

C’est bien simple: j’ai eu la gorge serrée et une violente colère envers l’entourage d’Eddy durant toute la lecture. Ce livre montre l’intolérance dans toute son horreur et sa stupidité. Et ça ne se passe non pas à Paris ou sa banlieue, mais dans un petit village de Nord de la France. On en parle moins, mais c’est un fait. L’homophobie et le rejet d’hommes efféminés, font tout autant de ravages en milieu rural ! La violence est palpable: autant dans les mots que dans les actes. Eddy n’a pas choisi d’être mince, pas plus que d’avoir des « manières de tapette ». 

J’ai aussi, dans une certaine mesure, pensé à Annabel à cause de cette manie des parents qui veulent façonner leur enfant selon leur vision, leur désirs, leurs rêves. Ça me dépasse ce genre de comportement !

En tout cas, ce livre ne m’a pas laissée indemne et m’a hantée durant plusieurs jours !

Goodbye Berlin !

Aujourd’hui, une lecture estivale qui sent bon les vacances et l’amitié !

Résumé:

« Mailk, quatorze ans, est l’enfant unique et négligé d’un foyer bourgeois déliquescent. L’été s’annonce mal : sa mère rentre pour une énième cure de désintoxication, et son père part en voyage d’affaires. Tschick, immigré russe fraîchement débarqué dans l’école, incontestablement surdoué, mais légèrement alcoolique, le fascine et le rebute en même temps. Tschick a un plan pour les vacances : rejoindre son grand-père en Valachie (Roumanie), au volant d’une vieille Lada volée. Contre toute attente, Mailk le suit. Commence alors une drôle d’épopée qui emmène les deux jeunes gens dans un no man’s land enchanteur au sud de Berlin. Sans carte, ils se laissent glisser au gré du courant autoroutier et du soleil censé leur indiquer le sud, vivant des rencontres toutes plus cocasses les unes que les autres, au gré d’un périple totalement enchanteur et délirant. »

Mon avis:

Un livre drôle et rafraîchissant comme une citronnade ! Goodbye Berlin, c’est d’abord une amitié inattendue:

Il y a d’abord Mailk Klingenberg, un ado blasé, transparent à l’école et négligé par ses parents. Il faut dire qu’entre une mère alcoolique et un père aux abonnés absents (sauf quand il faut le critiquer), il a de quoi déprimer. Et Andrej Tschichatschow, surnommé Tschick, qui est la curiosité du collège avec ses origines russes et les rumeurs mafieuses qui l’entourent. Leur amitié n’était pas couru d’avance et c’est ce qui en fait toute l’authenticité, je trouve !

Mailk et Tschick, n’appartiennent pas au même milieu, mais ont deux points communs : ils ne sont pas invités à la fête que donne la belle Tatiana, dont Maik est amoureux, et ils sont livrés à eux-mêmes pour ces longues vacances qui commencent. C’est à partir de là que l’Aventure va commencer ! 

Alors que Mailk savoure son premier jour de « vacance en solo », Tschick débarque chez lui à bord d’une vieille Lada « empruntée », en lui proposant de tailler la route avec lui. Direction la Valachie, où vit son grand-père.  D’abord franchement réticent, Mailk finit par accepter. Voilà donc nos deux compères en vadrouille, sans carte, sans portables dans un voyage plein de péripéties et de rencontres insolites : une famille disparate, un vieux pervers, les flics,  Isa, une jeune fille qui vit dans une décharge…

Un texte vitaminé, qui m’a beaucoup rappelé « La ballade d’Hester Day », l’humour en plus ! J’ai aimé ce duo d’amis improbable qui va vivre un été cocasse et déjanté. Mais surtout, j’ai adoré l’indéfectible optimisme qui se dégage de cette histoire. 

Une lecture fraîche et pétillante, parfaite pour l’été !

Le Passeur (Lois Lowry)

Bien avant la grande vague « dystopie jeunesse » à la Uglies, Hunger Games et autre Divergent, il y avait eu ce livre dont l’entrée s’est fait beaucoup plus discrète dans la littérature: Le Passeur de Lois Lowry dont la première publication date… de 1994 !

Résumé:

« Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire. »

Mon avis:

Wouah ! Si je m’attendais à ça ! Une des meilleures anticipations qu’il m’ait été donnée de lire depuis La voix du Couteau ! On est même proche d’une dystopie « à l’ancienne », avec une réelle réflexion sur notre libre arbitre, nos choix et leurs conséquences.

Le monde où vit Jonas est très différent du nôtre. Sa Communauté vit selon des règles strictes : un couvre feu est établi, pas de contact avec un membre extérieur de la «cellule familiale», tous les matins ils doivent se faire injecter un produit qui, selon la communauté des sages, les garde en bonne santé. Les êtres humains de ce peuple ne ressentent pas d’émotions, n’ont pas de sentiments et ne voient pas les couleurs, ils n’ont aucun souvenir de l’ancien monde et n’ont pas connaissance du mal. Tous sauf le dépositaire de la mémoire : « le Passeur ».

L’année de ses douze ans, Jonas se voit attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa fonction dans la communauté : il sera le nouveau gardien de la mémoire. Le jeune garçon sera confronté à différentes situations au cours de son « voyage » dans le temps.

Jonas, au fur et à mesure de sa « formation », change, apprend les émotions, bonnes et mauvaises. Il se rend compte aussi de la prison dans laquelle il vit. Par l’intermédiaire des souvenirs, il prend peu à peu conscience qu’il n’a jamais vraiment « vécu ». Mais aussi de l’absence d’émotion de sa propre famille, qui vit sans se poser de question, de façon mécanique. Il n’y a ni Passé, ni Surprises, ni Choix à faire, car la Communauté choisit le Destin de chacun…  dès l’âge de 12 ans ! 

Autre fait troublant: quand les membres sont trop vieux, ne grandissent pas assez vite, ou ne sont tout simplement pas dans la norme, ils sont « élargis ». On ne les revoit plus jamais.

J’ai été touchée par la relation entre Jonas et le Passeur. Plus qu’un Mentor, c’est son premier Ami Adulte et j’ai aimé la façon dont ils discutent sans détours ni politesse. Le vieil homme lui ouvre les yeux sur le Passé et sur la richesse des Émotions. Mais garder la Mémoire Collective de l’Humanité n’est pas de tout repos ! Cela peut rendre amer…ou fou.

La plus grande épreuve sera de découvrir le « vrai visage » de son père, nourricier (qui dans ce monde, veut dire qu’il s’occupe des nourrissons ). Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que cet événement marquera de façon définitive le jeune adolescent ! 

La Communauté m’a donné le même malaise que le pensionnat d‘Hailsham dans « Auprès de moi toujours« . Tout est codifié, prévu à l’avance et tout est réglementé comme dans une secte. Les couleurs et les sentiments n’existent pas. Et personne ne se plaint, car, à part le Passeur et Jonas, personne n’a de souvenirs… J’ai aussi beaucoup pensé à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury car il n’y a pratiquement pas de livres, sauf chez le Passeur ! Une autre façon de se détourner du passé…

Autre particularité, il n’y a pas d’histoire d’amour, contrairement à l’adaptation ciné ! 

Un livre bien plus complexe qu’il ne parait, qui mérite vraiment d’être reconnu au même titre que les classiques de la science fiction. En tout cas, je le relirai, c’est sûr !