Love & Monsters (Micheal Matthews)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une sympathique comédie horrifique qui m’intriguait depuis sa sortie ! J’avais bien aimé Dylan OBrien dans sa série du labyrinthe et j’était donc curieuse de voir ce film !

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Résumé:

 Sept ans après le «Monsterpocalypse», Joel Dawson (Dylan O’Brien), avec le reste de l’humanité, vit sous terre depuis que des créatures géantes ont pris le contrôle de la surface. 

Joel repense à sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), qu’il fréquentait à Fairfield avant que les évènements éclatent. Il est parvenu à renouer par radio avec elle, alors qu’elle est maintenant à 130 km dans une colonie côtière. Toujours amoureux d’elle et conscient qu’il n’y a plus rien pour lui ici sous terre, le jeune homme décide contre toute logique de s’aventurer vers sa dulcinée, malgré tous les monstres dangereux qui se dressent sur son chemin. Il va au passage s’allier avec un chien, seul lui aussi, ainsi que d’autres survivants.

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Love & Monsters est un petit Ovni ciné comme je les aime ! Situé entre la comédie romantique et la SF d’action, c’est un film qui rempli son job: on ne voit pas le temps passer !

Joel Dawson est un jeune homme très loin des héros SF bad ass et sûr de lui. Bien au contraire, il est dévoré de frustration et de culpabilité. Le simple fait de vivre cloîtré dans un Bunker pendant que des monstres rodent à la surface, est déjà en soi plutôt pénible. Mais c’est sa tendance à se tétaniser face au danger qui mine le plus Joel; il se sent seul, inutile, un boulet pour ses compagnons.

Aussi lorsqu’il retrouve par contact radio, Aimée, sa petite amie de lycée, il décide de la rejoindre coûte que coûte ! Commence alors une jolie quête initiatique où Joel, va grandir, panser ses blessures et trouver ses propres ressources de survie. Trois rencontres vont le transformer particulièrement: Clyde, un survivant au look de cowboy très Crocodile Dundie,  Minnow, une fillette aussi sauvageonne que caustique et surtout Boy, un chien errant qui lui donnera du courage et une affection plus que bienvenue ! Leur relation est mignonne comme tout !

Quel personnage, ce chien! C’est lui le vrai « héro bad ass » du film ! C’est probablement le plus beau rôle canin que j’ai pu voir depuis Milo dans The Mask !

Esthétiquement, c’est un film agréable à regarder: de beaux plans de nature, des monstres étonnants dans leur diversité ! Mais surtout, ce film sort joliment des clichés manichéens du genre ! Il y a du rythme, de bon dialogues et un beau message de passage à l’âge adulte.

Un blockbuster aussi efficace qu’original, à voir à deux si vous aimez la romance et la SF !

« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

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Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Un jour sans fin

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné romantique ! Avec l’automne et les premiers frimas (enfin !), rien de mieux qu’un film cocooning !

Résumé:

Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le « Groundhog Day » : « Jour de la marmotte ». Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…

Mon avis:

Enfin une comédie romantique où l’aspect comédie est plus en avant que l’aspect romantique !

Phil Connors,  un présentateur météo qui travaille au sein de la station de télévision régionale est un Scrooge des temps moderne. Hautain et méprisant, il est la bête noire de ses collègues ! Rien ni personne ne résiste à ses sarcasmes, dont il use sans vergogne. Mais gare au retour de bâton ! Le Karma va lui faire une sacrée blague !

Tout commence par une journée « sans » comme on dit ! Devant mettre en avant un événement régional annuel, rien ne se passe comme il faut… sauf peut-être sa rencontre avec la belle Rita ! Mais voilà que Phil se retrouve condamné à revivre sa « mauvaise » journée à l’infini !

Les gaffes et les répliques fusent comme des boules de neige dans ce film ! Ça fait du bien de voir une vraie comédie, où le « héro » en bave sufisement pour changer !

Le thème de la boucle temporelle est classique mais très bien exploité. D’abord imbuvable, Phil passe par plusieurs phases: l’incrédulité, le désarroi, la colère,  puis la déprime. Son changement d’attitude se fait de façon sufisement subtile pour être cohérent. 

De plus, ce film aborde des thèmes moins légers qu’il n’y parait. La course au scoop, le manque d’empathie pour les autres, mais aussi la compétition professionnelle, ou encore la solitude. Bill Murray est juste parfait dans la peau de ce grincheux à la tendresse bieeeen cachée !

Andy McDowell donne sa beauté sobre à une productrice pleine de charme, mais non sans caractère ! Leur couple est sympathique et j’ai adoré la façon dont chaque scène romantique est dynamisée par l’humour potache du film ! J’ai beaucoup ri !

On découvre, enfin, un peu de l’histoire de l’Amérique du NordLe Jour de la Marmotte existe bel et bien ! Le réalisateur en a rendu un hommage à la fois tendre et cocasse. La morale du film a le mérite d’être intemporelle sans jamais tomber dans la guimauve.

Un classique à revoir cet hiver !

« Les chroniques de Noël » de Clay Kaytis

Un mois tout pile avant les fêtes, j’ai voulu me faire un petit défi « Cold Winter » spécial films ! Et je commence avec une production Netflix !

 

Résumé:

Teddy et Kate Pierce prévoient de filmer le Père Noël le soir du réveillon. Ce plan se transforme en aventure de Noël incroyable que la plupart des enfants ne pourraient imaginer qu’en rêve. Après avoir attendu l’arrivée du Père Noël, ils se faufilent dans son traîneau et le cassent dans un accident, mettant ainsi Noël en péril. Au cours de cette folle nuit, Kate et Teddy aident ce Père Noël atypique, et ses lutins, à sauver Noël avant qu’il ne soit trop tard.

Mon avis:

Pas mal du tout ! J’ai été agréablement surprise par  ce téléfilm  ! S’il ne révolutionne pas le genre, le casting a le mérite de retenir l’attention ! Mettre Kurt Russel en Père Noël était une très bonne idée ! 

L’histoire est, certes, on ne peut plus basique. On reconnait bien le mélange comédie/bons sentiments qui ont fait le succès de Maman j’ai raté l’avion !

Tout d’abord, nous rencontrons la famille Pierce. Suite à la mort de leur père, Teddy et Kate doivent vivre leur réveillon seuls avec leur mère infirmière. Si la jeune Kate continue d’envoyer des vidéos au Père Noël, Teddy est beaucoup plus morose. Il commence même à avoir de bien mauvaises fréquentations. Mais un événement inattendu va leur faire vivre une drôle d’aventure. Kate a réussi à filmer une partie du célèbre grand-père !

Leur rencontre sera assez mouvementée et elle emmènera son grand frère avec elle et tout trois vont devoir « sauver noel ». Les deux enfants jouaient assez bien. Les dialogues sont moins niais que je l’aurait cru. On retrouve une comédie familiale « à l’ancienne », avec un petit plus rock and roll. Kurt Russel est comme d’habitude excellent ! Le premier père noel sans bedaine. Les lutins sont kitchs à souhait et l’aventure bien ficelée, bien que réchauffée ! Mais rien que pour voir un père Noël qui chante du Elvis dans une prison, ça vaut le coup !

Et puis, l’ambiance est tellement kitch (surtout dans les effets spéciaux), que ça en devient rigolo, en fait !

Un film de Noël « basique », parfait que se mettre dans l’ambiance de fêtes !

 

Nicky Larson et le parfum de Cupidon (Philippe Lacheau)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à la critique d’un film qui m’intriguait autant que j’appréhendais ! J’ai grandi avec Nicky Larson, donc j’étais curieuse de voir cette version live ! Et bien j’ai été très agréablement surprise !

Résumé:

« Nicky Larson est le meilleur des gardes du corps, un détective privé hors-pair. Il est appelé pour une mission à hauts risques : récupérer le parfum de Cupidon, un parfum qui rendrait irrésistible celui qui l’utilise… »

 

Mon avis:

Si la bande-annonce pouvait laisser sceptique, ne vous y fiez pas ! Nicky Larson est une excellente comédie ! Les otakus du City Hunter « originel » peuvent critiquer autant qu’ils le veulent, le fait est là: Philippe Lacheau a bien mieux cerné le personnage que Jackie Chan, et de loin ! 

Cette version live est tout autant hommage à l’animé du Club Dorothée qu’au manga d’origine ! Le duo d’acteur est excellent ! Philippe Lacheau est tour à tour drôle, ténébreux et cartoonesque dans ses mimiques ! Le tout, sans en faire trop, ce qui relève de l’exploit !

J’ai été très agréablement surprise aussi par Élodie Fontan, qui incarne une Laura très crédible ! Sensible, colérique et garçon manqué, elle a les mêmes intonation de voix que la doubleuse française de l’animé ! Et que dire de Kamel Guenfoud, en Mammouth plus vrai que nature ! Ma seule déception est Hélène, que je n’ai pas assez vue dans le film pour m’en faire une opinion.

Le scénario est aussi efficace qu’un vrai épisode de Nicky Larson. Les Guest-stars sont nombreuses mais discrètes. Mention spéciale à Paméla Anderson, à laquelle je ne m’attendais pas du tout ! 

Ce qui fait la saveur de ce film, ce sont les clins-d’oeil et multiples références au Club Dorothée ! Etant de cette génération, j’ai savouré ! Les dialogues, sur ce point sont dignes dAstérix Mission Cléopâtre ! L’humour est certes, franchouillard, mais bien plus subtil qu’on pourrait le croire ! Les délires vont loin mais n’ont jamais franchi la limite !

Les décors sont sympas, moins urbains que le Shinjuku d’origine mais ça ne m’a pas dérangé ! Les acteurs jouent bien et la chorégraphie des combats est particulièrement cool !

Une adaptation réussie, sans prétention et divertissante ! Et là, je dois dire: Chapeau, monsieur Lacheau !

 

 

 

Soirée théâtre: Je préfère qu’on reste amis (Laurent Ruquier)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle rubrique: Soirée théâtre ! Parce que la comédie, ce n’est pas qu’au ciné, c’est aussi sur les planches ! Et hier soir, j’ai eu la bonne surprise de voir une pièce en entier sur youtube !

Résumé:

« Claudine, fleuriste quinquagénaire, a rendez-vous avec Valentin, son meilleur ami et confident. Elle souhaite lui dévoiler les sentiments amoureux qu’elle éprouve à son égard depuis cinq ans. Mais le jeune homme est un éternel séducteur. Il ne semble pas être sur la même longueur d’ondes que son amie. A sa déclaration, il lui répond «Je préfère qu’on reste amis». Claudine n’en peut plus d’entendre cette phrase. La soirée tourne au réglement de comptes entre aveux et révélations… »

Mon avis:

Quel régal ! Une comédie moderne et savoureuse avec deux comédiens de talent. La pétillante Michèle Bernier et le plus discret Frédéric Diefenthal. Les thèmes abordés me parlent beaucoup puisqu’il est question d’amitié homme-femme.

Michèle Bernier incarne Claudine, surnommée Clo-clo, une fleuriste pleine de répondant, fan de soirées karaoké et de bonne chère. Depuis 5 ans elle entretient une relation amicale avec Valentin, un homme plus jeune, fêtard et séducteur. Si le jeune homme apprécie son amitié, Clo-clo se languit d’espérer un peu plus. D’autant qu’elle en a marre de toujours rester « la bonne copine » !

Valentin est un jeune homme volage et immature, qui ne voit en Claudine qu’une bonne pote avec qui il aime délirer. Habitué aux aventures, son amitié pour Clo-clo est d’autant plus précieuse. Qui plus est, il a aussi ses secrets, dont certains sont vraiment surprenants Drôle, mignon mais pas prétentieux pour autant, j’ai vraiment apprécié ce jeune homme maladroit derrière ses vannes à deux balles.

Une confrontation aussi drôle que virulente va alors commencer entre nos deux fêtards.

Si je connaissais Michèle Bernier pour son super spectacle Le démon de Midi, c’est une bien agréable surprise de découvrir Frédéric Diefenthal sur les planches. La complicité entre les deux comédiens est aussi géniale qu’inattendue ! Je ne les aurait jamais imaginés ensembles ! 

Derrière l’humour, se cachent des sujets plutôt actuels, comme le chômage, les secrets, la complexité entre l’interaction physique, émotionnelle et surtout la complicité, avec ou sans jeu de séduction. Les dialogues sont excellents et la chanson a une place bien particulière. Michèle s’amuse comme une gamine sous le regard tendre et amusé de Frédéric. J’ai passé un très bon moment !

Une comédie tendre et drôle, à savourer à deux …ou entre potes !