« Noël » de Chazz Palminteri

Hello ! Aujourd’hui, place à un film découvert par hazard sur youtube ! C’est assez rare de voir un film américain dont le titre d’origine est « Noël » et non « Christmas » ! Intriguée, j’ai donc regardé ! Et bien , une chose est sûre: si vous êtes aussi sensible que moi, préparez les mouchoirs !

Résumé:

Rose Collins, éditrice divorcée et solitaire espère un miracle pour soigner sa mère, atteinte d’Alzheimer. Nina Vasquez rompt avec son petit ami Mike à cause de sa jalousie étouffante. Dans le même temps, Mike est harcelé par un barman, Artie. Jules tente de passer Noël à l’hôpital où il a passé le meilleur réveillon de sa vie lorsqu’il était adolescent.

Le destin de ces cinq personnes va se croiser pendant la nuit de Noël.

Mon avis:

Rien de bien nouveau si on connait le mythique « Love Actually » ! Toutefois, ce film se démarque en de nombreux point de celui-ci. Déjà, le scénario est beaucoup plus dramatique ! 

Nous suivons en fait cinq personnes en train de lutter contre leurs propres démons intérieurs. 

Rose (Susan Sharandon) veille sans relâche sur sa mère, atteinte de la maladie D’Alzheimer. Mais celle-ci se ferme de plus en plus. À bout, elle demandera de l’aide de Dieu, espérant malgré tout un Miracle de Noël. Elle se fera épauler par un gentil voisin de la chambre de sa mère, Charlie (Robin Williams).  Charlie, est le plus mystérieux ! Sa relation avec Rose donne une dimension toute particulière au film !

Mike, (Paul Walker) est un filc séduisant mais bien plus anxieux qu’il en a l’air. Quand il a un coup de foudre pour la belle Nina, (Pénéloppe Cruz), il aura des bouffées de jalousie qui la rebute. Je n’ai pas du tout accroché à ce couple, trop caricatural. En revanche, j’ai trouvé très intéressante la rencontre entre Mike et Artie,  un homme ravagé par la mort de sa femme, et persuadé qu’elle s’est réincarnée…en Mike ! C’est grâce à cet échange aussi étrange que troublant, que le jeune homme prendra conscience de sa propre attitude. Enfin, nous faisons la connaissance de Jules, (Markus Thomas), un ancien enfant battu, qui se blesse volontairement pour revivre son premier Noël…aux urgences ! Une idée aussi idiote qu’immature. Et Jules se rendra vite compte qu’en plus de gêner le personnel médical, il fuit ses propres problèmes.

Mais la révélation de ce film, c’est l’actrice qui fait la mère de Rose ! Impossible de retrouver le nom de cette dame, mais juste wow ! Sa performance est saisissante ! Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer ! La maladie d’Alzheimer est absolument terrible, et cette femme a réussi à me nouer la gorge sans dire un mot, juste avec la puissance du regard !

L’originalité de ce film, c’est que l’Esprit de Noël prend la forme d’un ange ! Ici, pas de Père Noël, pas d’aventure fantastique ! Juste des tranches de vies ordinaire et des personnes qui avancent dans leur vie. 

Un joli conte de Noël, quoique un peu trop larmoyant !

Tout en haut du monde (2015)

Hello à tous ! Pour ce troisième jour de ce défi de Noël, le thème du jour étant le dessin animé, j’ai opté pour « Tout en haut du monde » de Rémy Chayet. 

Résumé:

A la fin du XIXe siècle, en Russie, Sasha, issue de l’aristocratie, est une adolescente intrépide et rebelle. Alors qu’elle étouffe dans une vie faite de conventions, la jeune fille, passionnée par les exploits de son grand-père disparu au cours d’une expédition maritime, décide de se lancer sur ses traces. Son balluchon fait, elle traverse le pays en train, dans l’espoir d’embarquer sur un bateau qui lui permettra de retrouver le navire de son grand-père, coincé dans les glaces du pôle Nord…

Mon avis:

Quelle jolie histoire ! Si vous êtes fan de Mérida, de Christophe Colomb et d’Anastasia, vous allez adorer ce film.

L’histoire se passe en 1882 à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Sasha est une jeune fille de bonne famille qui est très liée à son grand-père, Oloukine, grand explorateur dont le rêve est la conquête du pôle Nord. C’est un homme réputé froid, mais avec sa petite-fille, il est doux et chaleureux.

Avec ses parents, cependant, c’est une autre histoire ! Le père de Sasha n’est pas vraiment en bons termes avec sa fille…

Mais le Tsar reproche au défunt grand-père de Sasha d’avoir perdu le Davaï, un brise-glace à la coque extrêmement résistante qu’il avait fait construire à prix d’or. Et il n’est pas content !

D’autres aristocrates aux dents longues en profitent pour ruiner la réputation de la famille. En particulier, le prince Tomsky, nouveau conseiller scientifique du Tsar, qui méprise ouvertement Sasha, de par son jeune âge et son caractère, trop vif « pour une dame ». Cette lutte des classes m’a beaucoup rappelé Orgueil et Préjugés pour le côté sexiste: une femme doit fermer sa gueule et c’est tout.

J’ai aussi pensé à Mérida, car Sasha a soif de liberté et de vérité: l’esprit vif et rebelle, elle est déterminée à retrouver son grand-père, quel qu’en soit le prix. Dès qu’elle en a l’occasion, elle s’échappe de sa prison dorée.

Là, une belle aventure commence ! Au fil de ses rencontres, Sasha montre une belle capacité d’adaptation, de serveuse à mâtelot sur le Norge, un autre navire brise-glace. Là aussi aussi une lutte a lieu: deux frères se disputent le commandement. Lund, le capitaine et Larson, son second. Entre tension palpable et répliques cinglante, la vie est rude à bord du bâteau ! Mais Sasha ne se laisse pas démonter ! Les combats de coq, elle connait bien ! Elle le voit tous les jours dans sa famille. Sauf que là, c’est plus franc du collier ! Pas de place pour les sournoiseries et les belles paroles !

J’ai adoré la façon dont la jeune fille évolue tout le long du film. Elle prend de l’assurance, s’adapte vite et épate tout le monde ! Elle se lie d’amitié avec Katch, un jeune mousse un brin fanfaron, qui aime jouer à l’homme au milieu des plus grands. Mais c’est une façade, il est courageux, sensible et très attaché à son équipage.

Le graphisme est superbe, tout en tons pastels, doux et lumineux. Chaque scène est un véritable tableau ! Un travail remarquable ! Enfin, comment ne pas craquer pour la mascotte de l’équipage, un magnifique husky, qui donne la touche « Crocs-Blanc » à l’histoire !

Un petit bijou d’animation française, qui a reçu le Prix du Public lors du festival d’Annecy  de 2015. C’est amplemement mérité !

« Les Goonies » de Richard Donner (1985)

Les Goonies, c’est ma petite madeleine de Proust ! Et comme ce défi de noel a pour thème l’enfance, j’avais trop envie de le revoir ! 

Résumé:

Astoria est une modeste et paisible cité portuaire de la Côte Ouest. Trop paisible au gré de ses jeunes habitants. « Il ne se passe jamais rien ici », soupira un jour l’un d’eux, mélancolique. Mickey Walsh, treize ans, venait de prononcer une de ces phrases fatidiques qui annoncent parfois les aventures les plus étranges, les plus folles et les plus amusantes.

Mon avis:

Astoria est l’une de ces petites villes portuaires à la Cabot Cove. Derrière cette aventure à la Indiana Jones version jeunesse, on trouve des thèmes qui sont toujours d’actualité. Ici, c’est tout de prime abord l’argent qui parait au centre du film. 

Nous faisons la connaissance de la famille Walsh, qui traverse une période compliquée. Leur maison risque d’être rasée pour être remplacée pour être  par un terrain de golf. Pour le jeune Mickey, c’est un crève-coeur. Il ne pourra plus voir ses potes, la bande des « Goonies »: Bagou, Data, et le trop gourmand Choco. Son grand frère Brand, est plus lucide. Tous les deux ont certes, du mal à se comprendre mais il y a une belle tendresse entre eux.

J’aime beaucoup les autres membre de la bande: il y a d’abord Clark, surnommé « Mouth » (Bagou en vf). Il est la grande gueule du groupe, toujours prêt à sortir une vanne, même dans les pire moments. Il y a aussi Richard Wang alias Data, le geek-inspecteur gadget, qui a plus d’un tour sous son manteau. Et Laurent, surnommé Choco, l’estomac sur patte de la bande. 

Mickey, lui, est le personnage « déclencheur » de l’aventure. À la fois têtu et rêveur, j’avoue avoir eu un gros crush pour lui, quand j’étais enfant !

Alors que la bande déprimait complètement à l’idée de se séparer, ils décident de farfouiller dans le grenier des Walsh, rempli, de babioles et de pièces de musée. C’est là que Mickey découvre une vieille carte menant au trésor du pirate Willy le Borgne, grande légende locale dont le navire aurait disparu. Pour  ses amis, c’est l’occasion d’une dernière aventure avant de se séparer.

Mais pour Mickey, c’est le dernier espoir de sauver sa maison d’Elgin Perkins, un promoteur immobilier aussi froid que cupide. Le fils de ce dernier, Troy ne vaut d’ailleurs guère mieux que le père. 

Avec Choco, Data et Bagou, Mickey prend la carte et décident de se rendre au lieu décrit sur celle-ci: un vieux restaurant en bord de mer sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli, une famille de malfrat en cavale…

Entre action, énigme à résoudre et pièges dignes d‘Indiana Jones, la petite bande va devoir se serrer les coudes pour trouver le trésor avant les Fratelli. Le film a beaucoup de rythme, on ne s’ennuie pas. En revanche, j’avais oublié que ça gueulait autant durant  les scènes « effrayante » !

Et puis, ce film souffre tout de même d’un grand défaut : les filles ! En effet, deux jeune filles, Andy et Stephanie, se joignent au groupe et elles sont bien fades ! Autant Stéphanie, la binoclarde au franc-parler avait un certain charme, autant Andy est juste… niaise au possible. Son couple avec Brand est sympa mais trop cliché.

En revanche, grand coup de coeur pour « Ma » Fratelli, la méchante du film ! Elle m’avait impressionnée quand j’étais enfant. Il faut dire qu’elle a un physique très particulier, un genre de Tatie Danielle américaine. 

Mais au delà du côté aventure, j’ai aimé le fait que l’argent du trésor ait un but précis. Il ne s’agit pas de piller pour « s’enrichir », mais pour sauver ce qui nous appartient. Ça change des histoires de pirates habituelle et l’amitié adolescente est bien mise en avant.

Un classique jeunesse qui j’ai aimé revoir…avec mes yeux d’adulte ! 

« Souvenirs de Marnie » de Ghibli (2014)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique Ghibli ! Je vais bien finir par tous les voir ! Cette semaine j’ai choisi Souvenirs de Marnie, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, de qui on doit le magnifique Arietty !

Résumé:

« Anna, une jeune fille solitaire, est envoyée en bord de mer pour soigner son asthme. Sur place, en se baladant, l’adolescente découvre une vieille maison délabrée au milieu des marais, qui, le soir venu, semble habitée. Elle y fait la connaissance de Marnie, une jeune fille blonde et mystérieuse… »

Mon avis:

Encore une fois, j’ai été envoûtée par cet animé ! L’histoire est inspirée du roman When Marnie Was There de Joan G. Robinson.

Anna, une jeune fille solitaire et timide, a perdu sa famille très jeune et vit avec ses parents adoptifs. Suite à des problèmes respiratoires, sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des parents à elle : Setsu et Kiyomasa Oiwa, un couple jovial et sympathique qui vit en bord de mer. Mais l’intégration d’Anna est compliquée au village; entre son caractère fermé et ses yeux bleus d’occidentale, elle est vue comme une curiosité, ce qu’elle ne supporte pas. 

Un jour, en se promenant, Anna découvre une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Cette maison inhabitée a la réputation d’être hantée. Mais ce n’est pas ça qui fascine la jeune fille. Elle a déjà vu cette bâtisse, elle en est sûre ! Elle est d’autant plus troublée que le soir venu, il lui semble voir une jeune fille blonde à la fenêtre. Ainsi commence sa rencontre avec Marnie.

Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue. J’ai tout de suite adoré Anna, une jeune fille garçon manqué et sombre qui cache tant bien que mal un mal être profond. Sa rencontre avec Marnie, jeune fille diaphane et lunaire, va mettre en lumière un lien fort qui va au delà du temps et des mots. J’ai été très intriguée par cette jeune fille, qui semble sortir d’un roman de la comtesse de Ségur, tant dans son apparence que dans son histoire ! 

J’ai aimé aussi les personnes du village: un vieux marin mutique, une ado rondouillarde et curieuse, et Sayaka, une petite fille à couette fascinée par l’histoire de « La Maison du Marais ». Sa curiosité et son caractère vif sauve le film du trémolo et du pathos. Ce film parle d’amitié, de deuil, de non-dit, de famille et de pardon. Mais il y a aussi des scènes tendres et une pudeur touchante.

Le dessin est coloré et doux, surtout dans les scènes de nature. On reconnaît là la patte du réalisateur d’Arietty, qui m’avait éblouie avec ses jardins de fleurs ! 

Un très bel animé, tendre et touchant, qui fait réfléchir.

 

Amélie Poulain

Hello à tous ! En ces temps un peu gris, (dans tous les sens du terme), j’ai décidé de mettre un peu de couleur! J’ai ainsi voulu redonner une chance au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet !

Résumé:

« La vie d’Amélie est semée d’évènements insolites et parfois traumatisants. Serveuse dans un bar de Montmartre, elle aime observer les gens et faire le bien autour d’elle. Elle invente pour cela toutes sortes de stratagèmes pour intervenir dans la vie des autres sans se faire voir. Au fil des rencontres, elle fait la connaissance de Nino, un drôle de jeune homme qui collectionne les clichés abandonnés dans les Photomatons. »

Mon avis:

Je retire toutes mes médisances sur ce film ! Plus qu’un joli décor désuet et rétro, Amélie est un conte frais et optimiste qui fait vraiment du bien ! Et au final, il n’est pas si niais que ça sous bien des égards. 

Déjà, Amélie a grandi dans une solitude telle qu’elle se réfugie dans son imaginaire fantasque pour ne pas souffrir davantage.  Elle aime les plaisirs simples et observer la vie des autres depuis le Café du Moulin où elle est serveuse. C’est une femme-enfant un peu paumée qui a du mal à se lier aux autres. Mais un événement inattendu va lui faire prendre une décision assez farfelue: puisqu’elle n’arrive pas à embellir sa vie, elle va s’occuper de celle des autres ! De confidences touchantes en revirement inattendu, Amélie va, peu à peu, s’ouvrir au monde…

J’ai bien aimé la façon dont Amélie observe le monde et les gens, sans cynisme, avec  beaucoup d’amusement. Au fil de l’histoire, le narrateur nous présente toute une série de personnages, parfois agaçants, parfois truculents, presque toujours attachants.

De la copine Hôtesse de l’air à la collègue « guérisseuse », de l’hypocondriaque buraliste à la concierge nostalgique, on s’amuse et on s’émeut de ces petites tranches de vie ordinaires. Cependant deux personnages ne sont pas aussi sympathiques. Il y a d’abord Joseph, un homme amer, posséssif et jaloux. Il n’en finit pas de ruminer ses aigreurs au point d’en devenir détestable. Mais ce n’est rien par rapport à Colignon, l’exemple type du franchouillard raciste et méchant. Il est le seul auquel Amélie refuse de « faire le bonheur ».

Enfin, il y a le mystérieux « Homme de verre », le vieux voisin d’Amélie qui passe son temps à peindre le même tableau de Renoir. En grand-père bougon et bourru, c’est lui qui va aider Amélie à faire le Grand Saut de sa Vie: oser aborder Nino, un jeune homme aussi rêveur et marginal qu’elle. 

Très joli personnage, ce Nino: timide, il parle peu, mais sa passion pour collectionner les trucs inutiles vont l’amener à une curieuse affaire de photo … et d’une jolie justicière en Zoro ^^.  Nous retrouvons des tête connues de l’univers Jeunet, notamment Dominique Pinon, parfaitement détestable dans le rôle de Joseph !

Bonne surprise pour Jamel Debbouze, qui nous fait un jeune homme bien plus sobre et sensible que dans ses autres rôle. Je regrette juste que le réalisateur lui ai donné un nom occidental dans le film ! Ç’aurait été plus réaliste s’il lui avait mis un nom arabe. L’impact raciste aurait été d’autant plus fort pour Colignon ! Dans le rôle de celui-ci, Urbain Cancellier se prête au jeu avec un plaisir sadique.

Mais j’ai aimé l’atmosphère, la photographie, les costumes et le romantisme du film.

En fait, je crois que si je l’ai autant aimé aujourd’hui, c’est  parce que j’ai, plus que jamais, envie de voir de la poésie dans des banalités de tous les jours, et de garder mon âme d’enfant.

En tout cas, j’ai adoré redécouvrir la beauté rétro et colorée de ce film. Ça m’a fait le plus grand bien en cette période  !

Poésie du jour

J’avais juste envie d’un peu d’air pur et de légèreté ! Voici un poème qui m’a beaucoup émue.

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire,  « Les Fleurs du mal »

Playlist de novembre

Hello à tous ! Aujourd’hui, petite playlist pétillante pour garder le moral.  Je vous envoie toutes les bonnes ondes possibles en ces temps troublés…

  • On commence avec une belle découverte électro française ! Elephanz et le génial Blowing like a Storm !

 

  • Dans un style plus country bad-ass, le jeune anglais Barns Courtney, m’a juste bluffée ! Je ne m’attendais pas à une voix pareille ! Voici le très bon Glitter and Gold !

 

  • Un petit classique avec Sting et An English Man in New YorkIndémodable 

 

  • Et on termine sur une note enfantine avec Evergreen et le très mignon Penguins & Moonboots ! Le clip est trop chou !

Et vous, vous écoutez quoi pour vous rebooster ?

Vincent Van Gogh

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai eu envie de rendre hommage à un artiste que j’admire depuis des années.  J’ai toujours été fascinée par ses toiles et sa vie rude.

Vincent van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, près de la ville de Breda, aux Pays-Bas. Il grandit au sein d’une famille de l’ancienne bourgeoisie. Le père de Vincent, Théodore, est pasteur, et plusieurs de ses oncles sont marchands d’art à Bruxelles. Théodore et sa femme Anna Cornelia auront six enfants, dont l’un, Théodore (dit Théo, 1857-1891), jouera un rôle essentiel dans la vie du peintre.

Vincent sera d’abord scolarisé à l’école de son village, puis en internat, à Zevenbergen et enfin au collège Guillaume II de Tilburg à partir de 1866. Il quitte ce collège en 1868 pour revenir chez ses parents. Le caractère instable, mais doué pour le dessin du jeune homme incite ses parents à le placer en apprentissage à La Haye chez Goupil & Cie, filiale de l’entreprise parisienne, qui commercialise des dessins et reproductions artistiques. A la fin de son apprentissage, qui se déroule bien, Vincent van Gogh est embauché dans l’entreprise.

Il tentera de faire carrière à La Haye dans les filiales à Bruxelles, Londres et Paris. Après 5 années, il commence à avoir du dégoût pour le commerce de l’art et est congédié. S’isolant de plus en plus, il se tournera alors vers la religion.

De retour en Angleterre il est employé comme professeur suppléant dans un internat puis comme assistant dans une église méthodiste. Aux Pays-bas, il travaille dans une librairie, étudie la théologie, mais échoue aux examens. Il devient alors prédicateur et s’engage aux côté de mineurs de charbon du Borinage, près de Mons, en Belgique.

On découvre alors un homme engagé et fougueux, solidaire des ouvriers, se logeant aussi pauvrement qu’eux, descendant dans la mine et sauvant même un mineur à l’occasion d’un coup de grisou. Son comportement rebelle, plus proche d’un résistant politique qu’un membre du Clergé,  lui attire les foudres de l’Église et il devra renoncer à sa mission.

Son retour au domicile familial en 1879-80 lui donnera un période de dépression telle, qu’elle conduira à un conflit entre Vincent van Gogh et son père.

Durant les années écoulée, Vincent van Gogh a beaucoup dessiné sans avoir de véritable formation. Ce n’est qu’en 1880, qu’il s’inscrit à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles. Il travaille aussi dans l’atelier du peintre Anthon van Rappard (1859-1892).

Après un séjour de plusieurs mois chez ses parents fin 1881, il s’installe à La Haye où il reçoit les leçons du peintre Anton Mauve (1838-1888), son cousin par alliance: étude de la perspective et peinture à l’aquarelle d’abord, puis peinture à l’huile. Vincent van Gogh travaille, lit, apprend beaucoup à La Haye. Il envoie ses tableaux et ses dessins à son frère Théo qui travaille désormais à Paris pour Goupil & Cie et verse une pension à son frère. Mais Théo ne trouve pas le travail de Vincent assez abouti et celui-ci détruit de nombreuses créations.

De septembre à décembre 1883, Van Gogh vit seul à Drenthe, dans le nord des Pays-Bas. Il se consacre totalement à sa peinture qui est axée sur des scènes paysannes ou artisanales (tissage), des portraits de paysans et des paysages. Il rejoint ensuite ses parents qui vivent désormais à Nuenen. Il dispose d’un petit atelier où il poursuit son travail dans la même veine qu’à Drenthe. C’est la période sombre de Van Gogh, se caractérisant par une palette réduite ignorant totalement les couleurs vives. Mais, avec la maîtrise du dessin et le regard unique porté sur le monde, le grand artiste apparaît à cette époque. Évidemment, des influences conduisent le peintre vers cette peinture réaliste et pessimiste. C’est à cette époque que Van Gogh réalise un tableau désormais célèbre, Les mangeurs de pommes de terre.

Au cours de son séjour chez ses parents, Vincent s’éprend d’une voisine, Margot Begemann, qui tente de se suicider. Son père meurt en mars 1885 d’une crise cardiaque. Ces évènements tragiques l’amènent à repartir. Il séjourne quelques mois à Anvers fin 1885-début 1886, puis décide de rejoindre son frère Théo à Paris.

Théo, qui gère désormais à Montmartre la galerie Boussod, Valadon & Cie, loue un appartement à Montmartre où il accueille son frère. C’est par son intermédiaire que Vincent va  rencontrer de nombreux artistes, impressionnistes ou non. Parmi eux, citons Camille Pissarro, Georges Seurat, Henri Rousseau, Paul Cézanne. Les impressionnistes organisent en 1886 leur huitième et dernière exposition.

En 1886-87, van Gogh étudie à l’école de peinture de Fernand Cormon (1845-1924), professeur à l’École de Beaux-arts de Paris et qui avait créé une école privée appelée Atelier Cormon. Il y rencontre Émile Bernard et Henri de Toulouse-Lautrec qui lui fait découvrir la vie nocturne de Montmartre. Il entame une liaison avec Agostina Segatori (1841-1910), modèle de nombreux peintres et tenancière du Café Tambourin.

La découverte des tendances novatrices de la peinture française conduit Van Gogh à éclaircir considérablement sa palette. Impressionnisme, pointillisme, synthétisme bouleversent l’horizon des possibles chez le grand artiste, qui évolue à une vitesse prodigieuse, comme si le temps allait lui manquer. Il peint des natures mortes, des portraits, de scènes de rue, faisant exploser les couleurs. Mais les abus de la vie nocturne et de l’absinthe n’améliorent pas son état psychologique.

En février 1888, Van Gogh quitte Paris et s’installe à Arles. La lumière méditerranéenne réveille totalement le style du peintre. Il parcourt la région et réalise des paysages, des scènes de moissons, des vergers en fleurs, des portraits. La première série des tournesols date de cette période. Les tableaux sont envoyés à Théo à Paris mais ne trouveront toujours pas preneur. 

Gauguin vient rejoindre van Gogh à Arles en octobre 1888 dans le but de travailler ensemble. Mais tout oppose les deux artistes, style, personnalité, approche de la peinture. Le 23 décembre, van Gogh menace Gauguin avec un rasoir et s’automutile l’oreille droite. Théo fit le voyage depuis Paris pour assister son frère, qui fut hospitalisé. Dès le 7 janvier 1889, le peintre est à nouveau à son domicile où il peint Autoportrait à l’oreille bandée.

La célèbre Nuit étoilée, peinte durant son séjour à l’asile

Mais la santé mentale de van Gogh se dégrade rapidement. Il se plaint d’entendre des voix et doit être interné en mai 1889 à l’asile d’aliénés Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence. Malgré des crises de démence fréquentes, il continue à peindre, une pièce lui ayant été réservée au rez-de-chaussée pour y installer son atelier. Van Gogh quitte l’asile le 19 mai 1890 pour se rapprocher du docteur Gachet que lui conseille son frère Théo.

Outre son activité médicale, Paul Gachet (1828-1909) est aussi mécène et peintre (il signe Van Ryssel). Il est installé à Auvers-sur-Oise, à une trentaine de kilomètres de Paris. Van Gogh loue une chambre à l’auberge Ravoux et fréquente la maison du docteur Gachet qui le suit médicalement et apprécie son travail d’artiste.

Il parcourt la campagne et réalise environ soixante-dix toiles. Mais, eu égard aux connaissances psychiatriques de l’époque, sa maladie mentale n’est pas vraiment prise en charge.

Farms near Auvers 1890 Vincent van Gogh 1853-1890

Le 27 juillet 1890, alors qu’il peint un paysage en plein air, il se tire une balle de revolver dans la poitrine. Il est capable de revenir jusqu’à sa chambre. L’aubergiste, alerté par ses gémissements, prévient le docteur Gachet, dont les soins ne sont pas suffisants. Vincent van Gogh meurt le 29 juillet 1890, à l’âge de 37 ans, dans sa chambre de l’auberge Ravoux, son frère Théo étant à ses côtés.

Théo, atteint de syphilis, ne survivra pas longtemps à son frère. Il retourne aux Pays-Bas et décède à Utrecht le 25 janvier 1891

Outre la multitude de livres sur l’oeuvre de Van Gogh, on peut voir aussi quelques films où de nombreux acteurs ont incarné le peintre: Kirk Douglas, Jacques Dutronc, Wilem Dafae, Benedict Cumberbatch... et même une version animée sur l’enquête de sa mort !

Je reste toutefois sensible à la très émouvante version de Tony Curran, qui m’a fait pleurer dans la cinquième saison  du Docteur Who

Un jour sans fin

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné romantique ! Avec l’automne et les premiers frimas (enfin !), rien de mieux qu’un film cocooning !

Résumé:

Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l’on fête le « Groundhog Day » : « Jour de la marmotte ». Dans l’impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d’intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu’il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février…

Mon avis:

Enfin une comédie romantique où l’aspect comédie est plus en avant que l’aspect romantique !

Phil Connors,  un présentateur météo qui travaille au sein de la station de télévision régionale est un Scrooge des temps moderne. Hautain et méprisant, il est la bête noire de ses collègues ! Rien ni personne ne résiste à ses sarcasmes, dont il use sans vergogne. Mais gare au retour de bâton ! Le Karma va lui faire une sacrée blague !

Tout commence par une journée « sans » comme on dit ! Devant mettre en avant un événement régional annuel, rien ne se passe comme il faut… sauf peut-être sa rencontre avec la belle Rita ! Mais voilà que Phil se retrouve condamné à revivre sa « mauvaise » journée à l’infini !

Les gaffes et les répliques fusent comme des boules de neige dans ce film ! Ça fait du bien de voir une vraie comédie, où le « héro » en bave sufisement pour changer !

Le thème de la boucle temporelle est classique mais très bien exploité. D’abord imbuvable, Phil passe par plusieurs phases: l’incrédulité, le désarroi, la colère,  puis la déprime. Son changement d’attitude se fait de façon sufisement subtile pour être cohérent. 

De plus, ce film aborde des thèmes moins légers qu’il n’y parait. La course au scoop, le manque d’empathie pour les autres, mais aussi la compétition professionnelle, ou encore la solitude. Bill Murray est juste parfait dans la peau de ce grincheux à la tendresse bieeeen cachée !

Andy McDowell donne sa beauté sobre à une productrice pleine de charme, mais non sans caractère ! Leur couple est sympathique et j’ai adoré la façon dont chaque scène romantique est dynamisée par l’humour potache du film ! J’ai beaucoup ri !

On découvre, enfin, un peu de l’histoire de l’Amérique du NordLe Jour de la Marmotte existe bel et bien ! Le réalisateur en a rendu un hommage à la fois tendre et cocasse. La morale du film a le mérite d’être intemporelle sans jamais tomber dans la guimauve.

Un classique à revoir cet hiver !

« Max et les Maximonstres » de Spike Jonze (2009)

Pour cet automne, j’ai décidé de voir plus de films fantastiques et oniriques. J’ai opté pour « Max et les Maximonstres » de Spike Jonze. Il s’agit d’une adaptation libre de l’album illustré pour enfants de Maurice Sendak datant de 1963. 

Résumé:

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris, s’évade de chez lui. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les « maximonstres » attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Mais il découvre vite que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

Mon avis:

Alors déjà une chose est sûre ! Ce film est plus pour les ados/adultes que pour les enfants ! Je m’explique. Nous ne sommes ni dans une aventure à la Narnia, ni chez les Bisounours. En fait, j’ai plus pensé au Secret de Therabithia !

Max est un jeune garçon sensible à l’imagination débordante. Il adore jouer, crier, courir partout. Comme tous les enfants, il découvre les émotions, les relations avec les adultes, le monde des grands et celui des rêves. 

Le film démarre de façon assez lente. Max a beaucoup d’énergie, ce qui n’est pas toujours gérable pour sa mère, qui doit aussi s’occuper de sa fille aînée. Mais Max ne s’en rend pas compte. Lui, il veut jouer et rire. Comme je l’ai dit plus haut, il apprend les émotions et toutes ne sont pas agréables. Il y a d’abord la déception: sa soeur Claire ne l’a pas défendue lors d’une bataille de boule de neige. La jalousie : quand sa mère refuse de jouer avec lui dans sa chambre parce qu’elle est avec un ami dans le salon… 

Quand sa mère lui fait un repas qu’il n’aime pas, c’est la goutte d’eau. Max pique une grosse colère. Alors oui, on peut trouver ça trivial et ridicule. Mais cette dispute reflète bien la difficulté des relations humaine, tant côté adulte que côté enfant. 

C’est là que commence la Fugue de Max. Blessé dans son orgueil, l’enfant s’enfuit dans la Forêt…et va entrer dans un autre monde. Ici, pas d’Armoire Magique ou de passage secret. C’est le changement de lumière du film qui nous fait comprendre que nous ne somme plus dans le monde réel.

livre d’origine

Max va faire la connaissance de monstres énormes au caractères bien distinct. Un gros oiseau ébouriffé, une chèvre blasée, un taureau flegmatique, deux chouettes cabossées et autres créatures étranges qui hurlent comme des loups, se chamaillent sans arrêt, et…recherchent un Roi. Pour Max, qui cherchait un territoire, c’est le rêve !

Mais comme dans la réalité, il va se rendre compte que chaque monstre a ses qualités et ses défauts. Pas facile de construire un royaume au milieu de tout ça ! 

Surtout  avec Carol, une espèce de gros nounours colérique dont le caractère lunatique et impulsif va confronter Max à son propre comportement envers sa mère. C’est ce jeu de miroir, entre monde onirique et réalité, qui fait toute la richesse de ce film.

La photographie est magnifique. Franchement, ce film dégage une atmosphère juste incroyable ! Les créatures ont été crées par le fabuleux atelier de la Jim Henson Company, de qui on doit Labyrinthe et Dark Crystal. La musique aussi donne un bel écrin à cet univers ! Quant à la fin… elle est à la fois douce et ambiguë. 

Un film original, plein de poésie, qui montre la facette sombre de l’enfance dans un décor lumineux ! J’ai été très touchée !