Clip du jour: On ira (Jean-Jacques Goldman)

J’ai fait tourner cette chanson en boucle dans les années 2000. Tout m’a plue dans cette balade: la mélancolie du texte, la beauté de la jeune actrice… Cette chanson, c’est une fugue en musique, une pause, et surtout cette envie de changer d’air, devenir vivant avant que les regrets ne rappliquent.

 

On partira de nuit, l’heure où l’on doute
Que demain revienne encore
Loin des villes soumises, on suivra l’autoroute
Ensuite on perdra tous les nords
On laissera nos clés, nos cartes et nos codes 
Prisons pour nous retenir 
Tous ces gens qu’on voit vivre comme s’ils ignoraient 
Qu’un jour il faudra mourir 

Et qui se font surprendre au soir 

Oh belle, on ira 
On partira, toi et moi, où ?, je sais pas 
Y’a que les routes qui sont belles 
Et peu importe où elles nous mènent 
Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d’or 
Si on en trouve, on cherchera encore 

On n’échappe à rien pas même à ses fuites 
Quand on se pose on est mort 

Oh j’ai tant obéi, si peu choisi petite 
Et le temps perdu me dévore 

On prendra les froids, les brûlures en face 
On interdira les tiédeurs 
Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses 
Qui nous ont volé nous douleurs 
La vérité nous fera plus peur 

Oh belle, on ira 
On partira toi et moi, où ? je sais pas 
Y’a que des routes qui tremblent 
Les destinations se ressemblent 
Oh belle, tu verras 
On suivra les étoiles et les chercheurs d’or 
On s’arrêtera jamais dans les ports 

Oh belle, on ira 
Et l’ombre ne nous rattrapera peut-être pas 
On ne changera pas le monde 
Mais il nous changera pas 
Ma belle, tiens mon bras 
On sera des milliers dans ce cas, tu verras 
Et même si tout est joué d’avance, on ira, on ira 

Même si tout est joué d’avance 
A côté de moi 
Tu sais y’a que les routes qui sont belles 
Et crois-moi, on partira, tu verras 
Si tu me crois, belle 
Si tu me crois, belle 
Un jour on partira 
Si tu me crois, belle 
Un jour

 

 

« Lettre d’une inconnue » et « Le joueur d’échec » de Stefan Zweig

En ce moment, j’ai des envies de lecture pas trop longues. Et je me rend compte que je n’avais jamais chroniqué « Lettre d’une inconnue », suivi du « Joueur d’échecs » de Stefan Zweig: commençons par la lettre !

Résumé:

« À toi qui ne m’as jamais connue. » La lettre, anonyme s’adresse bien à lui, l’homme qu’il était et qu’il est demeuré, l’écrivain célèbre pour son talent, sa frivolité et ses conquêtes. Comment se souvenir de cette femme qui lui déclare sa passion de toute une vie, de cette adolescente de 13 ans qui l’épiait et l’adorait naguère en silence? Comment revoir le visage de cette inconnue qui se donnerait à lui, plus tard et de leur brève idylle dans Vienne enneigée?

Une bien belle et déchirante nouvelle ! Un écrivain célèbre reçoit une lettre anonyme. Et quelle lettre ! Ce n’est pas juste une déclaration. C’est une Claque Magistrale.

Cette lettre nous conte comment une jeune fille s’éveille à une passion telle, une idolâtrie si folle, que ces tourments la poursuivront toute sa vie. C’est d’abord une simple curiosité enfantine. Puis de la fascination romantique. Et enfin l’éveil des sens.

Et plus ses sentiments grandissent, plus la jeune fille s’y dissout. Elle s’oublie littéralement dans son amour pour cet homme inaccessible. Elle l’épie, l’espère, le désire. Mais elle ne recevra en retour que de petites miettes d’attention: un regard, un sourire, quelques belles paroles. La jeune fille grandit, devient elle-même une des conquêtes de cet homme. Mais jamais, il ne reconnaitra en elle la modeste jeune fille qu’il croisait tous les jours. 

Entre fantasme et déception, l’attente ardente devient frustration, amertume et surtout le pire sentiment qui soit: l’impression d’être invisible… Et pourtant, il n’y a aucune rancune dans ce texte. Juste une tendresse mélancolique. La fin m’a laissé un goût amer. Vous imaginez si Roméo avait oublié Juliette

L’écriture est très agréable, fluide, lyrique. J’ai adoré m’immerger dans la tête, le coeur, les tripes de cette femme.  Au point de trouver l’homme fade à côté. Lui, je ne l’ai pas trop aimé par contre. Ce n’est pas tant le fait qu’il ait des conquêtes. C’est plutôt la façon dont il vit complètement dans sa bulle sans se rendre compte des ravages qu’il peut faire sur les femmes qu’il convoite. Pour ça, la fin m’a beaucoup plue, car comme je l’ai dit au début, cette lettre, c’est une claque in the face !

Une histoire triste mais quel beau portrait de femme !

Le Joueur d’échecs

Résumé:

« Sur un paquebot reliant New York et Buenos Aire, une partie d’échecs entre deux passionnés que tout oppose et que le jeu réunit. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire aux allures de confession… »

Mon avis:

Autre histoire, autre ambiance ! Si la première était triste et romanesque, la deuxième est un huis clos psychologique des plus étouffant.

Le narrateur, un Autrichien en partance pour l’Argentine, est informé de la présence à bord du champion mondial des échecs, Mirko Czentović. Homme intelligent et passionné par la psychologie, il se met en tête de mieux comprendre ce curieux personnage.

Quel étrange gars que Czentovitz ! Orphelin élevé par le curé du village, les échecs sont tout ce qui l’intéresse: hermétique à toute autorité, il ne sait ni lire ni écrire, parle sans finesse et prend plaisir à battre froidement ses adversaires, surtout les bourgeois et autres intellos. C’est un homme froid, calculateur, méprisant. 

Mais voilà qu’un rival inattendu va lui donner plus de fil à retordre que prévu ! Un des spectateur de la dernière partie, M.B, se révèle extrêmement brillant pour contrer la stratégie de l’arrogant Czentowitz ! Grisés par le jeu, les spectateurs encouragent cet inconnu à enfin fermer le clapet de ce denier…

C’est là que l’histoire bascule dans une ambiance beaucoup plus oppressante ! En effet ce mystérieux M.B se révèle avoir un passé des plus tourmenté! Un passé où le jeu d’échec a une place bien particulière…et totalement différente.

Comme son rival, M.B a été obsédé par ce jeu, mais chez lui, c’était une question de survie ! Je n’en dirai pas plus sinon ceci: Pour Czentovitz, l’échec est un gagne-pain qui lui permet de se moquer de la haute-société. Pour M.B, c’était un refuge qui l’a sauvé par le passé. Mais le jeu lui est devenu aussi dangereux qu’un verre pour un alcoolique sévère.

La tension psychologique est suffocante dans cette nouvelle ! Il ne s’y passe  pas grand chose et pourtant, je suis restée fascinée par les stratégies d’échec ! Les parties sont décrites comme une sorte de « boxe mentale » où les coups les plus subtils sont permis ! Si je suis restée de marbre pour le taciturne Czentovitz, l’histoire bien tourmentée de M.B m’a fascinée autant que touchée.

Car des thèmes bien sombres sont abordés: l’arrogance, la peur, l’effet drogue que peut avoir le jeu, la compétition, la trahison. De plus, le cadre « confiné » de l’histoire m’a particulièrement remuée vu le contexte actuel.

Une histoire sombre et fascinante qui change de mes lectures habituelles ! 

Si vous avez d’autres romans/nouvelles de Stefan Zweig à me faire découvrir, je suis preneuse ! J’ai beaucoup aimé !

« Nausicaä de la vallée du vent » de Hayao Miyazaki

Hello à tous ! Aujourd’hui, petite chronique spéciale Gibli ! J’en regarde plein en ce moment ! Et j’ai opté pour Nausicaä et la Vallée du Vent ! Si le film a débarqué chez nous début 2000, il est sorti au Japon en 1984. 

Résumé:

Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d’humains a survécu. Menacée par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l’ampleur, cette poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaä, capable de communiquer avec tous les êtres vivants.

 

Mon avis:

Comme tous les Miyazaki, le conflit Nature/Humanité est la pierre centrale du film. Nausicaä, c’est un peu comme si Mad Max avait fusionné avec Princesse Mononoké !

Le décor est un univers post-apocalyptique, où les habitants survivent comme il peuvent suite à ce qu’ils appellent les Sept Jours de Feu. La forêt est devenu toxique pour les humains, les rappelant à leur « petitesse ». Cette nature sauvage est gardée et protégée par d’énormes insectes, les Ômus. Et surtout, cette forêt est vivante ! Elle s’étend, se propage, tente d’étouffer une humanité belliqueuse qui l’a fait souffrir trop longtemps.

La Vallée du Vent est un petit royaume agricole, protégé des spores toxiques par les vents marins. C’est là que nous rencontrons Nausicäa, la princesse de cette mini-communauté. Pilote casse-cou et pacifiste, c’est une guerrière inplacable quand la cause lui semble juste. Elle possède à la fois la force d’un adulte et la sagesse innocente d’une enfant. Elle a en outre, la particularité de respecter les Omus en opposision aux autres habitants qui les craignent. Son empathie extraordinaire lui permet de communiquer même avec les animaux.

Mais un jour, la « tranquillité » de la Valée du vent est perturbée par le naufrage d’un immense vaisseau, l’Empire Tolmèque pris pour cible par les Omus. Leur Chef, Kushana est déterminée à se débarasser des insectes de façon radicale…et d’envahir la Vallée du Vent par la même occasion. C’est l’exemple type de notre gouvernement sourd à la souffrance de notre planète. 

Entre conflits de territoires et la menace contante de la Forêt qui gagne de terrain, Nausicaa peine à donner de la voix. Elle a cependant la chance d’être respectée par son peuple, contrairement à Kushana, dont l’homme de main guette le moindre faux pas pour prendre sa place. Et oui, on ne change pas comme ça une humanité avide de de pouvoir. Pas sans en payer le prix fort.

En dehors de la bande-son qui a pas mal vieilli, (l’animé date de 1984, rappelons-le !), l’histoire reste moderne dans son message : La nature, qui nous fait payer notre attitude égoïste, l’horreur de la guerre et la valeur d’un coeur pur. Le nom de l’héroïne, Nausicaä, est un clin d’oeil à l‘Odyssée de Homère.

Coté graphisme, c’est très vintage, mais efficace ! Le désert aride qu’est devenu notre Terre m’a beaucoup rappelé Mad Max et Dune.

Les personnages sont expressifs sans en faire trop. Je ne connais pas la version française, mais la V.O  est excellente ! Les dialogues sont justes et l’action fluide.

Bref, j’ai bien apprécié cet animé SF, divertissant et introspectif.

Batman Légo: le film

Hello à tous ! Aujourd’hui, je termine le cycle des Films Légo avec mon personnage préféré: Batman ! Alors, Verdict? 

Résumé:

Voilà enfin Batman héros de son propre film après l’avoir ardemment désiré lors de la grande aventure Lego. À Gotham, toutefois, la situation a drastiquement changé, et si le chevalier noir veut être en mesure de sauver la ville du machiavélique Joker, il devra cesser de faire bande à part et accepter de travailler en équipe. Une idée qui ne le réjouit guère, mais à laquelle il devra s’habituer malgré lui.

 

Mon avis:

Sans être aussi comique que les autres films, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette version ! Déjà, nous rencontrons un Batman... plus subtil qu’il n’y paraît !

Sous ses airs sombres et arrogants, notre héro est en pleine déprime ! Il croyait retrouver le sourire en rencontrant la belle commissaire Barbara Gordon. Mais hélas, celle-ci semble le mépriser. Sa relation avec le Joker est presque comme un couple en crise mais inversé: le clown veut être reconnu comme « pire ennemi »! Le Joker aussi est bien campé: hystérique, cruel mais aussi presque touchant par moment. Je trouve intéressant le contraste entre le méchant joyeux et le héro sombre à la voix caverneuse.

Batman souffre de sa solitude, mais pas question de l’avouer ! Il est Batman, c’est sa marque de fabrique. Et voilà qu’il se retrouve avec un enfant sur les bras ! Robin est LE personnage qui donne l’humour au film. C’est un enfant enthousiaste, intelligent et complètement baré qui m’a beaucoup fait rire !

Enfin, on peut compter sur Alfred, le seul qui comprenne vraiment Bruce au final ! Leur relation est très touchante. Et quelle brillante idée de lui donner la voix de Stéphane Bern ! Ça collait parfaitement au personnage ! J’ai aussi adoré Harley Quinn, très proche du dessin animé des années 90 ! 

Ma seule déception est la commissaire Gordon. Je l’ai trouvée trop donneuse de leçon, trop niaise. EIle ne va pas du tout avec Batman ! Mais sinon tout y est. Graphisme nickel, l’histoire est rythmée, l’ambiance colorée, et j’ai beaucoup aimé le message du film ! 

Bref : oui, j’ai bien aimé Batman Légo la qualité de son scénario et même le doublage vf !

TAG livresque: Tout est dans le titre !

Parce que ça faisait trop longtemps que j’en avais pas fait: un petit tag déniché chez Smells like Rock ! Le principe: réponde par des titres de livres !

Décris-toi : « Complètement cramé(e) » de Giles Legardinier

Comment te sens-tu ? « Que du Bonheur ! » de Rachel Corenblit

Décris où tu vis actuellement : « Je suis à l’Est ! » de Josef Schovanec

– Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ? :« Espaces sauvages » de Jim Fergus

Ton moyen de transport préféré : « La Rose dans le bus jaune » d’Eugène Ébaudé

– Toi et tes amis vous êtes ? : « Gamines » de Sylvie Testud

– Comment est le temps ? : « Un été de canicule » de Françoise Bourdin

– Ton moment préféré de la journée ? « Un matin sur la terre » de Christian Signol

– Qu’est la vie pour toi ? « Un parfum d’encre et de liberté » de Sarah McCoy

– Quel est le meilleur conseil que tu aies à donner ? « Respire » d’Anne-Sophie Brasme

– Ta peur ? « Comment j’ai vidé la maison de mes parents » de Lydia Flem

– Ta pensée du jour ? « Chouette ! Une ride ! » d’Agnès Abécassis

– Comment aimerais-tu mourir ? « Sans regrets » de Françoise Bourdin

– La condition actuelle de ton âme : « Que ma joie demeure » de Jean Giono

Comme toujours, je ne tague personne. Chacun est libre de reprendre ou non ce questionnaire !

 

 

Séquence Nostalgie : « Grease » de Randal Kleiser (1978)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je révise mes classiques ! Et oui, honte à moi, je n’avais jamais vu Grease !

Résumé:

A la fin des vacances d’été, les amoureux Danny Zuko et Sandy Olsson, une jeune Australienne de bonne famille, doivent se séparer.
A son retour au lycée Rydell, le jeune homme retrouve sa bande, les T-birds, blousons de cuir et cheveux gominés. Les parents de Sandy ayant décidé de s’installer aux Etats-Unis, la demoiselle intègre la même école…

 

Mon avis:

Je suis contente d’avoir enfin pu voir ce film ! L’histoire est simple mais sympathique. Toutefois, certains thèmes abordés sont moins légers qu’il ne parait: bandes rivales, éducation stricte, réputation au lycée et/ou dans la famille…

L’opposition « Gang de mecs » et « Gang de femmes » est intéressante, même si certains clichés m’ont fait lever les yeux au ciel. Mais faire partie d’un « clan » était important à l’époque. Sans parler de la révoltion sexuelle, très présente dans ce film !

Outre Sandy et Danny, les personnages secondaires m’ont plutôt plue. Il y a par exemple Betty Rizzo, une jeune femme sarcastique et cinglante, qui refuse de montrer un signe de faiblesse. Je croyais avoir affaire à une pimbêche mais non, elle est plus subtile que ça !

Il y a aussi Jane, une petite brune boulotte, pas très jolie, mais tellement pétillante qu’elle s’attirera les avances de Putzie, le plus jeune membre des T-Birds !

Mais la plus drôle est Franchie, qui comme Sandy est naïve et romantique. Mais c’est la seule qui semble se préoccuper de son avenir professionnel.Voulant quitter le lycée pour apprendre la coiffure, elle y retournera devant les résultats catastrophiques de son apprentissage. Sa joie de vivre et son peps donne tout l’humour du film !

Les personnages sont donc plus subtils qu’il ne parait. Le rockeur au coeur tendre, la jeune fille « sage » mais qui n’hésite pas donner un gifle quand elle n’est pas d’accord. La rebelle sarcastique mais qui au fond, aspire aussi à l’amour. Certains thèmes sont intemporels comme la confiance en soi, l’amour, la danse, la compétition. Ça fait juste bizarre de voir des adultes jouer de supposés adolescents ! Que ce soit dans les films ou les séries, ce fait m’a longtemps énervée !

Néanmoins, j’ai su apprécier ce film culte avec son ambiance joyeuse, ses couleurs, ses costumes … Et puis le déhanché de Travolta est mythique !

Mais ce qui m’a surtout plu, c’est que chacun des personnages trouve chaussure à son pied et finit par s’affirmer, ce qui est très positif ! En revanche, je trouve que l’affiche est un gros spolier du film ! C’est pourquoi j’ai préféré en mettre une « alternative »!

Un film frais, pétillant, qui a certes un peu vieilli mais qui fait du bien !

 

 

« Le Retour de la momie » de Stephen Sommers (2001)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique ciné ! Je continue la saga de La Momie avec le deuxième volet !

Résumé:

Rick a épousé Evelyn et le couple coule désormais des jours heureux à Londres où ils élèvent leur fils de huit ans, Alex. Mais les légendes égyptiennes n’ont pas fini de les hanter. En effet, la momie d’Imhotep est une nouvelle fois ramenée à la vie… et elle n’est pas la seule !

 

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver Rick O’Connell et sa bande ! Toujours aussi spectaculaire, ce deuxième volet bénificie d’un scénario efficace ! Contrairement à d’autres, je lui est trouvé un aspect plus original que le premier !

En effet, ce film se rapproche plus du péplum que d’Indiana Jones, surtout au début !

Nous découvrons d’abord l’histoire d’un redoutable guerrier, Mathayus, qui tentera en vain de prendre la Cité de Thèbes avec sa gigantesque armée. Les survivants errent dans le désert et meurent les uns après les autres. Alors que Mathayus sent sa fin proche, il fait un pacte avec le dieu Anubis, pour le sauver. Ainsi naît la légende du Roi Scorpion

Puis retour en 1933. Rick et Evelyn sont mariés et parents d’un petit garçon de 8 ans, Alex. Celui-ci n’a rien à envier à ses parents côté débrouillardise ! Lui-même fasciné par l’Égypte Ancienne, il participe activement aux recherches archéologiques de ses parents.

Lors d’une fouille, ils découvrent mystérieux bracelet avec un scorpion dessus. Sans le savoir, ce « vol » va réveiller un légende ancestrale ! Mais ce n’est pas tout ! Leur ancien ennemi Imhotep reprend du service, grâce aux magouilles d’une secte locale ! Pire, Alex, qui a voulu jouer avec le bracelet, l’a « activé » et se retrouve en danger ! 

On retrouve tout ce qui fait le succès de la Momie: de l’action, de l’humour, de l’aventure et du fantastique ! J’ai eu aussi le plaisir de retrouver Jonathan, le frère d’Evelyn, toujours aussi maladroit et avide de richesse. Il y a aussi Izzy, un pilote de dirigeable, qui donnera au film un côté Jules Verne assez fun ! 

J’ai retrouvé mon perso préféré: Ardeth Bay, le guerrier Medjaÿ, qui a été d’un grand secours à Rick, lors de sa première confrontation avec Imhotep ! Plus qu’un combattant hors pair, c’est un homme loyal, toujours prêt à servir son clan et ses amis. Il possède une certaine sagesse orientale qui donne plus de « valeur morale » au film. Sa vision du monde m’a fait un peu penser aux Amerindiens… Il voit en Rick un guerrier protecteur, ce qui amuse beaucoup ce dernier !

Enfin, le plus gros point fort du film est l’évolution d’Evelyn: elle est devenue plus active, plus « guerrière » elle-même, mais pour une toute autre raison. Elle aime tendrement son fils et son mari, au point d’en être franchement niaise, par moment ! J’avoue que j’ai du mal avec cette partie de sa personnalité !

En revanche, je suis toujours sous le charme d’Anck-Su-Namun, la femme dImhotep, qui fait aussi son retour: belle, sensuelle et cruelle, c’est vraiment une « femme fatale » ! Dans tous les sens du terme !

Esthétiquement, le film est toujours aussi réussi. Même si certains effets visuels sont kitchs, il ne faut pas oublier que le film date du début des années 2000 ! C’était une prouesse pour l’époque ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai hâte de voir le troisième !

Bref, Le Retour de la Momie remplit parfaitement son rôle: une comédie d’aventure efficace et savoureuse !

Intouchables d’Olivier Nakache et Éric Toledano (2011)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film que je voulais voir depuis sa sortie, sans jamais avoir eu le temps de franchir le pas. Et voilà, c’est fait !

Résumé:

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

Mon avis:

Pour une fois, les mots me manquent pour décrire ce film. 

L’histoire raconte la relation entre deux hommes issus de milieux différents : Driss, homme d’origine sénégalaise vivant en banlieue parisienne, qui vient de purger une peine de six mois de prison pour braquage de bijouterie, et Philippe, riche tétraplégique, qui l’a engagé  comme auxiliaire de vie bien qu’il n’ait aucune formation particulière.

Tout les oppose. Pourtant, ils ont bien plus en commun que l’on pourrait le croire. Tout les deux ont horreur de l’hypocrisie, des belles paroles et de la pitié. 

Même paralysé, Philippe n’a rien d’un dépressif. Il préfère se mettre en colère plutôt que pleurer. Il est grincheux, buté et fatigué. De la condescendance de sa famille ; de l’apathie de ses soignants. Son caractère d’ours aristo lui vaut une réputation très dure en tant que malade.

Mais Driss est comme lui: têtu, mordant, sans concessions, d’une grande franchise, même si ça fait mal. Il n’est pas du milieu médical mais apprend vite ; il est souriant; il a surtout réussi l’exploit de le faire rire et lui parler comme à une personne normale. Et surtout, il adore les défis ! 

De plus, le milieu où il a grandi lui a donné une maîtrise de soi que beaucoup d’aide-soignants diplômés n’ont pas forcément. 

J’ai adoré leur complicité, la façon dont chacun découvre l’univers de l’autre. Entre un Philippe qui découvre Earth, Wind and Fire et Driss qui compare chaque morceau classique avec une pub, j’ai eu quelques éclats de rire !

Oma Sy m’a juste bluffée dans son interprétation. Driss est un homme au passé familial aussi lourd que compliqué. Mais il en a fait une force et cherche toujours une façon de dédramatiser. Il déborde de joie de vivre.

Philippe lui, se bat pour imposer ses opinions. Il a aussi un côté fleur bleue innatendu, qui m’a beaucoup touchée. Il aime le classique, l’art contemporain et la poésie. Autant dire que Driss lui a bien secoué son univers avec son jogging, son disco et sa drague un peu lourdingue sur sa secrétaire.

François Cluzet me fait de plus en plus penser à Dustin Hoffman avec le temps. Encore plus maintenant, étant donné que lui aussi a du jouer le rôle d’un handicapé. 

Le plus grand point fort de ce film ? Il ne possède aucun tabou. On y parle de sexualité, de douleur (physique ou morale), de préjugés, d’amour, de famille…de la Vie, sans misérabilisme, mais sans lunettes roses non plus.

En conclusion: Intouchables est tout simplement une claque dans la gueule.

 

 

« La dernière chevauchée » de Tom Eidson

Depuis mars, j’épure ma PAL et ne lit que ce qui me fait vraiment envie ! Aujourd’hui, je vous emmène au Far West, avec ce livre que j’ai déniché dans la bibliothèque familiale !

Résumé:

« Nous sommes en 1886 au Nouveau-Mexique, et tout l’Ouest a été « civilisé ». Lorsqu’il arrive au ranch de Brake Baldwin, Samuel Jones est un vieil homme fatigué. Dans ce ranch vivent Maggie, la femme de Brake, sa fille ainée Lily, la petite dernière Dot et un Mexicain Manito. L’arrivée de l’étranger va entièrement bouleverser la vie de cette famille. »

Mon avis:

Quelle claque ! La Dernière Chevauchée est plus qu’un western classique. C’est à la fois un drame familial, une page de l’Histoire Américaine et un roman d’aventure.

Brake et Maggie forment un couple heureux et une famille unie. Leur vie au Ranch est dure mais ils ne s’en plaignent pas. Mais tout va changer à l’arrivée d’un vieil homme au lourd passé. En effet, Maggie, d’ordinaire gentille et accueillante rejette l’étranger de façon bien trop violente pour être normale.

Samuel Jones est en effet le père de Maggie qui revient après 30 ans d’absence. Malade, fatigué, il semble trainer un passé aussi lourd qu’une pierre.  Parlant très peu, il ressemble plus à un vieil Indien qu’un père de famille blanche. Pour Maggie, fervente chrétienne, c’est un traître à ses origines autant qu’un père lâche. Autant dire que leur relation est des plus tendue !

Mais lorsque sa fille aînée, Lily est capturée par des Indiens pour la « traite des Blanches », Maggie n’a d’autre choix que de s’allier à ce père étrange pour la retrouver. Ce sera l’occasion pour la jeune femme de tirer au clair le passé de Jones. Mais aussi trouver sa propre rédemption.

J’ai trouvé très interessant le conflit entre la culture indienne (esprit de la nature) et la foi chrétienne. D’un côté des Indiens ravagés par le pillage de leur terre et par l’alcool. De l’autre, des familles flanches attaquées par les Indiens pour vendre leur femmes et filles… 

Et au milieu de ça, un Blanc qui croit en la Magie Indienne, qui pour des raisons obscures, a tourné le dos à sa femme et ses filles. Jones m’a fascinée. C’est un homme brisé mais débordant d’amour. Il parle peu car il sait l’impact que peuvent avoir les mots. 

Il se lie d’affection pour sa jeune petite-fille, Dot. Sa fascination pour ce « grand-père sorcier » va mettre à rude épreuve son innocence de petite fille de 8 ans. Bouleversée par la disparition de sa soeur, elle croit en son grand-père comme à un super-héro qui lui rendrait sa vie d’avant. C’est à la fois triste, beau et touchant.

L’écriture est tellement limpide que j’avais l’impression d’y être ! La chaleur du désert, la fatigue des hommes et des bêtes, le danger d’une attaque indienne, la peur pour l’être aimé. Et le poids que les non-dits peuvent provoquer !

Bref, j’ai dévoré ce livre ! Le seul bémol est la fin, aussi abrupte que le rebord d’une falaise ! J’aurais bien voulu un épilogue !

Mais sinon, ce fut une excellente lecture !

 

« O Brother, where art you » des frères Cohen (2000)

Hello à tous ! En ce moment, je fais plein de découvertes ! Que ce soit en films, série ou animés ! Aujourd’hui, place à une vraie petite pépite !

Résumé:

Dans le Mississippi profond, pendant la Grande Depression. Trois prisonniers enchainés s’évadent du bagne : le beau parleur Ulysses Everett McGill, le gentil et simple Delmar et l’éternel râleur Pete. Ils tentent l’aventure de leur vie pour retrouver leur liberté et leur maison. N’ayant rien à perdre et unis par leurs chaînes, ils entreprennent un voyage semé d’embuches et riche en personnages hauts en couleur. Mais ils devront redoubler d’inventivité pour échapper au mystérieux et rusé shérif Cooley, lancé à leur poursuite…

 

Mon avis: 

Là encore, je me suis régalée !

O Brother est un film très original, tant dans la forme que dans le fond.

On suit le parcours de trois bagnards enchaînés ensemble; Ulysse (Georges Clooney) est un beau parleur obsédé de gommina. Il est cependant d’un optimisme à toute épreuve. Pete est une sorte de grand bêta à la diction de plouc, aux réactions infantiles. Quant à Delmar, c’est le crédule du trio. 

Ulysses a convaincu ses compagnons auxquels il était enchaîné de s’évader pour retrouver le magot d’un braquage de banque s’élevant à un million deux cent mille dollars. Ils se lancent alors dans un long périple à travers l’État du Mississippi, traqués par le shérif Cooley. 

Ils vont croiser de drôles d’oiseaux au cours de leur périple: un vieil aveugle prophète, un producteur de musique, un borgne, des nymphes de rivière, un chanteur de blues, des évangélistes en plein bâpteme dans l’eau et même le Ku Klux Klan !

Les frères Cohen ont l’idée géniale de transposer le mythe d’Ulysse dans cette parodie de road movie musical ! L’histoire est étonnamment bien ficelée ! J’ai adoré cette version inédite de l’Odyssée ! C’est drôle, ça s’envoie des piques, ça chante, ça parle politique, magot caché et réconciliation conjugale. Mais surtout, ce film un joli message, au final ! Bref, je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Enfin, j’ai particulièrement aimé la bande originale, entre blues et country, qui m’a mis un grand sourire aux lèvres !

Un très bon film, drôle et décalé comme je les aime !