clip du jour : Annie Lennox

Aujourd’hui, place à une artiste magnifique: Annie Lennox ! Elle me fascinait déjà enfant avec ses yeux bleus et son look androgyne…

Mais plutôt que le période Eurytmics, j’ai choisi Dark Road, de son album solo Songs of Mass Destruction sorti en 2007. 

Dark road est une chanson est assez triste en fait: on la voit en « wonder woman » fatiguée, dans un monde qui a perdu le sourire et ses rêves… C’est une chanson qui me parle beaucoup ! Il est question de détresse, de tristesse, mais aussi de la force de continuer malgré tout…

Paroles:

It’s a dark road
And a dark way that leads to my house
And the word says
You’re never gonna find me there oh no
I’ve got an open door
It didn’t get there by itself
It didn’t get there by itself
There’s a feelin
But you’re not feelin’ it at all
There’s a meaning
But you’re not listening any more
I look at that open road
I’m gonna walk there by myself
And if you catch me
I might try to run away
You know I can’t be here too long
And if you let me
I might try to make you stay
Seems you never realise a good thing
Till it’s gone..
Maybe im still searchin
But I dont know what it means
All the fires of destruction are still
Burnin’ in my dreams
There’s no water that can wash away
This longin’ to come clean
Hey yea yea….
I cant find the joy within my soul
It’s just sadness takin hold
I wanna come in from the cold
And make myself renewed again
It takes strength to live this way
The same old madness every day
I wanna kick these blues away
I wanna learn to live again…
It’s a dark road
And a dark way that leads to my house
And the word says
You’re never gonna find me there oh no
I’ve got an open door
It didn’t get there by itself
It didn’t get there by itself

Fanfan la Tulipe de Gérard Krawczyk (2004)

Aujourd’hui, place à un petit plaisir coupable ! Après toute la SF que j’ai vu dernièrement, j’ai eu envie de changer de registre ! J’ai donc opté pour un classique de cape et d’épée!

Résumé:

« Dans la France du XVIIIe siècle, Fanfan, un jeune aventurier intrépide et fougueux, s’engage dans l’armée du roi, encouragé par la belle Adeline, la fille d’un sergent recruteur. En route vers le campement, il fait fuir des brigands qui tentaient de dévaliser le carrosse royal de Madame de Pompadour et d’Henriette, la fille du roi. Il y voit un signe du destin et tente alors de déjouer un complot historique. A la clé, la gloire et un amour inattendu… »

 

Mon avis:

Un remake sans prétention, qui a le mérite de nous proposer un couple original !

Vincent Perez est vraiment charmant en Fanfan La Tulipe ! Le style aventurier-mousquetaire lui va à merveille ! C’est un jeune homme dragueur et rebelle, qui, suite à un mariage raté, se retrouve bien malgré lui engagé par l’armée de Roi. Il aime toutes les femmes, mais tient à sa liberté ! Jusqu’à sa rencontre avec la belle Adeline, qui lit les lignes de la mains. Elle lui prédit un avenir de fortune avec la fille du roi… dont il va sauver la vie quelques heures plus tard  !

Quelle belle idée d’avoir choisi Pénélope Cruz pour le rôle d’Adeline ! Je l’ai trouvée pleine de fraîcheur, sexy sans être séductrice, mais aussi rebelle ! Elle donne un nouveau souffle au personnage !

J’ai aussi bien aimé Hélène de Fougerolle, crédible en marquise minaudante ! Son rôle est plus discret mais bien campé ! Les décors sont ensoleillés et colorés, ce qui donne un cadre estival des plus agréable ! Les dialogues sont savoureux, plein de panache !

L’autre belle surprise est Didier Bourdon Je n’imaginais pas qu’il ferait un aussi bon roi ! C’est parodié certes, mais pas trop ! Il s’est visiblement beaucoup amusé !

Les scènes de combat à l’épée sont très bien chorégraphiées, dynamiques et gracieuses ! Vincent bondit dans tous les sens, rit comme un gamin, court, plonge… Bref, ça bouge beaucoup ! Il y a d’ailleurs un petit clin d’oeil au « Bossu » de Philippe de Broca, dans lequel il a joué avec Daniel Auteuil ! J’ai bien envie de le revoir aussi, tiens !

Enfin, j’ai adoré le couple Perez/Cruz ! Jamais, je ne les aurais imaginé ensemble dans un film ! Ils ont une complicité évidente à l’écran, ça fait plaisir à voir ! 

Bref Fanfan La Tulipe est une comédie  drôle et pétillante, interprétée sans en faire des tonnes ! Un film qui fait du bien ! 

« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » de Rita Sepetys

Aujourd’hui, place à une lecture, certes, loin d’être gaie, mais qui m’a beaucoup plu ! Je suis toujours touchée par les récits de guerre et celui-ci me faisait de l’oeil depuis un moment !

Résumé:

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais un nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu’elle.

Mon avis:

Je n’ai encore jamais lu de récit sur la guerre soviétique ! C’est chose faite avec ce « témoignage romancé » inspiré par l’histoire de l’autrice elle-même !

Lina est une jeune fille brillante. Très sensible à l’art, c’est une combative, qui ne supporte pas l’injustice. Elle a des rapports parfois tendus avec ses parents, surtout quand elle s’intéresse un peu trop à la politique de son pays.

En une nuit, tout bascule : des militaires saccagent son foyer et la jette, avec sa famille dans un train insalubre pour la Sibérie. Autant dire la descente aux enfers ! La cruauté des militaires est sans limites: injures, coups, agressions sexuelles sur les femmes et autres atrocités. Certains passages m’ont juste écoeurée par leur violence !

Au coeur de ce chaos, la jeune fille montre une exceptionnelle rage de vivre ! J’ai aimé le fait que ce soit le dessin qui la fasse tenir. Elle est déterminée à témoigner du massacre dont elle a été victime et témoin, enregistrant tout dans sa tête pour mieux le reproduire plus tard. Une vraie résistante !

Sa famille est tout aussi admirable: une mère diplomate, d’un calme extraordinaire. Un petit frère qui ne comprend rien à tout ce massacre mais qui s’accroche, vaille que vaille. Un père cultivé et engagé, qui se bat pour la liberté de son pays, loin des siens.

Sa « romance » avec Andrius est très bien écrite vue le contexte. Ils se soutiennent, s’accrochent l’un à l’autre, même lorsqu’ils sont séparés. Ce qui n’empêche pas les disputes et les malentendus. J’ai bien aimé ce jeune homme, courageux, qui ne reste jamais inactif. 

L’écriture est à la fois dure et poétique. Chaque déporté porte une histoire et des motivations différentes. Certains ont perdus espoir, d’autres obéissent sans faire de vagues, de peur d’être tué. D’autres enfin, résistent, crient leur révolte, aident le plus de monde possible… quel qu’en soit le prix.

Tout ça dans un froid polaire et des conditions de vie à pleurer. J’avais l’impression de lire un authentique témoignage ! Je me suis parfois demandé comment j’aurais réagi si j’avais vécu à cette époque. Aurais-je résisté? Suivi le mouvement? impossible à savoir !

 J’aime aussi beaucoup la photo choisie pour la couverture, qui illustre très bien cette histoire tragique mais pleine d’espoir!

Un livre fort et nécessaire, qui m’a remué les tripes !

Belle reprise: Teardrop

J’étais déjà fan de la version originale, mais cette version folk rock du mythique « Teardrop«  de Massive attack est fantastique. L’artiste est anglais et s’appelle Newton Faulker. Une belle voix à retenir !

Paroles:

Teardrop (Larme)

Love, love is a verb
Amour, amour est un verbe
Love is a doing word
Amour est un mot qui agit
Fearless on my breath
Je respire sans peur
Gentle impulsion
Une douce impulsion
Shakes me makes me lighter
Me secoue me rend plus légère
Fearless on my breath
Je respire sans peur

Teardrop on the fire
Des larmes sur le feu
Fearless on my breath
Je respire sans peur

Nine nights of matter
Neuf nuits d’affaires
Black flowers blossom
Les fleurs noires bourgeonnent
Fearless on my breath
Je respire sans peur
Black flowers blossom
Les fleurs noires bourgeonnent
Fearless on my breath
Je respire sans peur

Teardrop on the fire
Des larmes sur le feu
Fearless on my breath
Je respire sans peur

Water is my eye
Mon oeil est de l’eau
Most faithful mirror
Le plus fidèle des miroirs
Fearless on my breath
Je respire sans peur
Teardrop on the fire of a confession
Des larmes sur le feu d’une confession
Fearless on my breath
Je respire sans peur
Most faithful mirror
Le plus fidèle des miroirs
Fearless on my breath
Je respire sans peur

Teardrop on the fire
Des larmes sur le feu
Fearless on my breath
Je respire sans peur

You’re struggling in the dark
Tu te bats dans le noir
You’re struggling in the dark
Tu te bats dans le noir

 

« Willy Wonka et la chocolaterie » de Mel Stuart (1971)

Bien avant Tim Burton, le célèbre chocolatier-magicien créé par Roald Dalh a déjà fait l’objet d’une adaptation par Mel Stuart dans les années 70 ! Ayant grandi avec Tom Pouce et le Magicien d’Oz, j’étais curieuse de découvrir cette version plus vintage !

Résumé

« Charlie Bucket est un jeune garçon de 8 ans d’une famille très modeste. Introverti à l’école, Charlie a peu d’amis et vit une vie dure de jour en jour. Un jour Willy Wonka, le légendaire fabriquant de chocolats, annonce qu’il a caché dans cinq de ses tablettes de chocolat un ticket d’or. Ces tickets permettent de pénétrer dans la fabrique de chocolats la plus secrète du monde et d’y découvrir les extraordinaires surprises qui s’y cachent. Charlie n’a qu’un rêve : réussir à trouver un ticket d’or. Par chance, il en trouve un dans une des tablettes qu’il achète. »

 

Mon avis:

Vintage, c’est le mot ! Cette version est plus dramatique dans les dialogues, ce qui le « vieillit » déjà beaucoup !

Gene Wilder qui interprète le célèbre Willy Wonka est cependant bien différent de la version Johnny Depp: on voit en effet plus un doux rêveur qu’un farfelu ! Je l’ai trouvé plus classe et d’un certain charme romantique ! Certains l’on trouvé trop fade par rapport au livre, son auteur en tête ! Mais moi, je l’ai bien aimé !  Même si effectivement, il est loin d’être drôle ! 

Le style du film est très proche du Magicien d’Oz avec ses couleurs kitchs et son ambiance bublegum ! Le jeune Charlie paraît sortir d’un livre de Charles Dickens: modeste, généreux, sa famille vit dans des conditions déplorables et le jeune garçon est la bonne poire de son entourage. Mais il en a marre et veut que sa vie change!

Mais grâce au fameux Ticket d’Or, il va pouvoir redonner une dignité à sa famille.

D’ailleurs, l’histoire est un beau coup de gueule aux parents trop permissifs, égocentriques et l’Enfant Roi. La Violet de ce film est d’ailleurs bien PIRE que la version de Tim Burton ! Et je ne parle pas de l’hurlante Veruca Salt ! Tête à claques, prétentieuse, cette fille est tout simplement exécrable ! Toutefois, leur visage est plutôt banal, ce qui rend leur personnages bien moins drôles ! J’avais vraiment l’impression de voir certains camarades d’école ! 

Les musiques sont belles mais parfois un peu trop pesantes ! Dommage parce l’esthétique et les costumes sont sympas et bien faits !

L’autre différence, c’est que Willy Wonka est plus en avant que Charlie, d’où le changement de titre en VO ! Du coup, ça fausse le message d’origine, plus centrée sur un petit garçon modeste mais fort et honnête. `Il manque à ce film un certain second degré, qui l’aurait rendu plus mordant ! 

Une curiosité vintage, intéressante à voir, mais qui peut vite énerver ! Je préfère la version Burton, plus créative et drôle !

 

 

Astérix: Le Secret de la potion magique (Alexandre Astier)

Après la belle surprise du Domaine des Dieux, je n’ai pas pu résister à aller voir Le Secret de la potion magique ! Et grand bien m’en a pris !

Résumé:

« À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique… »

Mon avis:

Astier est décidément le réalisateur qu’il fallait pour Astérix ! Il va même encore plus loin en proposant, non pas une adaptation d’une des BD existante, mais un scénario original !

Je pense que les créateurs de la BD aurait grandement apprécié cette nouvelle aventure ! 

Pour une fois, c’est Panoramix qui est sur le devant de la scène ! Notre cher druide s’est rendu compte qu’il vieillissait et qu’il était temps de se trouver un successeur ! Comme on peut s’en douter, la nouvelle fait un tollé au sein du village ! Astérix est dérouté, les villageois, complètement paniqués mais Panoramix n’en démord pas.

Notre trio habituel va donc faire un long périple à la recherche d’un jeune druide. Et quel voyage ! C’est l’occasion de se plonger dans le passé de Panoramix et surtout, de découvrir un nouveau méchant: Sulfurix, un druide qui a sombré dans la magie noire. Avide de pouvoir, il veut anéantir autant les Gaulois que les Romains, n’hésitant pas à jouer double-jeu pour manipuler les deux camps ! Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu de méchant aussi fourbe !

J’ai adoré les calembours, les clins d’oeil et les nouveaux personnages, tous plus drôles les uns que les autres !  L’esthétique est toujours aussi réussie et l’histoire, très bien tournée ! Et vraiment, les sangliers sont trop choux !

Astier a vraiment su donner un nouveau souffle à l’univers ! Je ne serais pas contre un troisième volet pour ma part !

 

Top 5: mes couples mythiques

Février oblige, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un nouveau palmarès de couples ! Ma liste Valentine de 2019 sera cependant plus personnelle: il s’agit de mon top 5 de couples fictifs qui m’ont le plus marqué au cinéma !

Oui, je me la pète en citant le titre original et alors? Je l’avoue, ces deux-là sont mes chouchous, je les adore ! Ce film, c’est un peu mon péché mignon ! On parle toujours soit d’Indy ou Dundee mais pas assez de Jack ! Voilà, c’est dit !

 

Un  jeune vagabond qui tombe amoureux de la fille d’une méchante sorcière, voilà qui est original !D’autant que c’est la fille qui porte l’armure, (et la culotte !) pour une fois ! Leur romance reste en retrait dans l’histoire, mais elle m’a plue, parce qu’assez inattendue en fait !

 

Parce qu’ils sont certes, particuliers dans leurs « valeurs », mais je les trouve tellement beaux quand ils roucoulent ensembles ! C’est bien simple, ils sont dans leur bulle, les autres n’existent plus !

 

Je ne comprends pas pourquoi on ne parle que de « Pretty Woman » et jamais de ce film,  bien plus moderne et réaliste ! Parce que pour une fois, l’héroïne n’a pas le physique d’une top model et l’homme, n’est ni un Pygmalion, ni un tombeur ! Tous les deux ont une certaine maladresse, qui les rend très attendrissants en fait ! 

 

Une histoire d’amour aussi belle que tragique, ravagée par la guerre et un quiproquo terrible entre deux soeurs: un film magistral et bouleversant que je recommande chaudement !

Et vous quels couples fictifs vous ont marqués? N’hésitez pas à le dire en commentaire !