« The Holiday » de Nancy Meyers (2006)

Hello à tous ! En ce moment, j’ai envie de films mignons et romantique et comme c’est le grand retour des « films de Noël », j’ai tenté The Holiday, que je n’avais encore jamais vu !

Résumé:

« Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d’échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétention. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine, mais c’était sans compter l’arrivée du frère d’Iris dans la vie d’Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris. »

 

Mon avis:

Oubliez Love Actually et sa dégoulinade de guimauve ! J’ai enfin trouvé LE film romantique à voir durant  les fêtes ! Le film est inspiré d’une pratique réelle: l’échange de maisons ! Une idée innovante pour les vacances ! 

Nous suivons le parcours de deux femmes, l’une anglaise, l’autre américaine.

Iris est une rédactrice dans un tabloïd anglais. Elle a commis l’erreur de « rester amie » avec un collègue, Jasper, qui sort ouvertement avec une autre femme. Elle a beau se fustiger, elle n’arrive pas à tourner la page. Elle touche le fond lorsque celui-ci se fiance sous ses yeux. 

Pendant ce temps, à Los Angeles, Amanda est directrice d’une agence de publicité spécialisée dans les bande-annonces de films ! Elle vient d’apprendre que son petit ami l’a trompée. Furieuse et frustrée, elle n’aspire qu’à prendre une pause dans son emploi du temps surchargé.  C’est là qu’elle découvre une annonce qui propose un échange de maison pour les vacances de Noël ! Lieu: un charmant cottage rustique en campagne anglaise … Celui d’Iris !

Contrairement à ce que je pensais, il n’est pas seulement question d’amour dans ce film ! Si Iris est en pleine dépression à pleurer toutes les larmes de son corps, Amanda a le problème inverse: elle n’arrive pas à pleurer ! En tant qu’hyper-sensible, je n’avais jamais imaginé la chose sous cet angle. Être forte (en apparence) peut être un problème ! C’est ce qui m’a le plus intéressée chez elle ! Mais un mystère demeure: Pourquoi porter des talons dans la neige ????

Iris, au contraire pleure comme une fontaine au début du film. Et comme Amanda, elle veut quitter son quotidien pour oublier ce goujat de Jasper ! Son arrivée à Los Angeles est digne d’un conte de fées: en effet, Amanda vit dans un vrai palace, avec piscine ! Elle a des volets électriques , une collection démente de films… La jeune femme savoure ce nouveau luxe avec un plaisir évident ! 

Bien évidemment les deux jeunes femmes vont re-tomber amoureuses. Amanda rencontre Graham, le frère d‘Isis, un jeune et bel éditeur. Leur romance m’a parue au final, plutôt convenue, malgré la présence de deux charmantes petites filles ! Graham est le cliché du « prince charmant » de Noël !

Non, la vraie surprise, c’est l’évolution d’Iris. Elle reprend gout à la vie, non pas grâce à un mais deux hommes ! L’un est Arthur, un vieux voisin, qui s’avéra être un grand monsieur. Et Myles, un compositeur de musique de films, aussi drôle que touchant. Leur complicité, faite de rires, de confidence et de tendresse m’a énormément touchée ! Leur « intimité » se forme autrement que sur l’oreiller, ce qui a le mérite de changer un peu ! Oui, on peu faire une belle romance sans passer par la chambre et les grandes déclarations ! Ça change et ça fait du bien !

Enfin, le fil qui lie ces histoires est l’amour…du cinéma  avec de très belles références ! Mention spéciale à celle du « Lauréat », qui dure à peine 10 secondes, mais que j’ai beaucoup apprécié !

Les deux actrices principales sont toutes les deux excellentes, que ce soit la distinguée Cameron Diaz ou l’adorable Kate Winslet ! Un peu déçue par Jude Law, trop mélo-dramatique ! J’ai bien aimé Rufus Sewel, par contre, dans le rôle de l’indécis tête-à-claques !

Mais mon grand coup de coeur est Jack Black, peu habitué du genre, qui nous offre une prestation toute en pudeur derrière ses pitreries ! On devrait le voir plus souvent dans ce genre de rôle ! Je suis tombée sous le charme ! Son couple avec Kate est adorable !

Enfin, c’est l’un des rares films où l’on voit peu de décorations de Noël bling-bling ! Le cottage est douillet à souhait et nous donne envie de nous rouler dans un plaid bien chaud à regarder de vieux films en noir et blanc !

Une bien belle surprise !

« Interstellar » de Christopher Nolan

Bonjour à tous ! Après le magnifique Gravity, je voulais découvrir d’autres films se déroulant dans l’espace ! Et j’ai opté pour « Interstellar », qui m’intriguait énormément !

Résumé:

« Alors que la Terre se meurt, suite à une pénurie alimentaire sans précédent, une équipe d’astronautes franchit un trou de ver apparu près de Saturne et conduisant à une autre galaxie, afin d’explorer un nouveau système stellaire et dans l’espoir de trouver une planète habitable et y établir une colonie spatiale pour sauver l’humanité. »

 

Mon avis:

Wow ! Ce film est un véritable O.V.N.I ! Moi, qui croyait à une simple « escapade dans l’espace », j’avais tout faux !

L’histoire commence comme une « dystopie réaliste ». la Terre est devenue de moins en moins accueillante pour l’humanité qui connaît une grave crise alimentaire. En effet la seule plante qui résiste encore aux terribles tempêtes de sable est le maïs.

Cooper est un agriculteur blasé qui lutte dignement pour sa survie dans une ferme avec son père et ses deux enfants. C’est aussi un ancien pilote de la NASA  estimé de ses pairs. Lors d’une banale convocation, il découvre avec horreur que l’école à supprimé de ses livres d’histoire les missions Apollo ! Ce qui est la preuve que l’humanité (ou du moins son gouvernement) s’est résigné(e) à son extinction prochaine.

Cooper aime profondément ses enfants qu’il élève tant bien que mal dans cet environnement hostile. L’élément déclencheur viendra de sa fille, Murphy âgée de dix ans: elle est persuadée que leur ferme est hantée par un « fantôme » qui essaie de communiquer  avec eux ! Qui aurait pensé que ce « fantôme » renverrait Cooper dans l’espace !

À partir de là, l’action commence réellement et je n’ai plus réussi à décrocher ! Un père angoissé pour l’avenir de ses enfants. La recherche désespérée d’une planète « habitable ». Des scientifiques amers. Une humanité en mode « survie ». Une Terre en colère contre ces hommes qui l’ont trop meurtrie. Et au milieu de ça, le silence absolu de l’espace et ce magnifique « Trou de vers ». Les effets spéciaux  sont à couper le souffle !

Le casting est royal: Matthew McConaughey en père courage, Anne Hathaway en cosmonaute romantique, Micheal Cane en éminent scientifique ou encore Jessica Chastain, que j’avais découverte dans Crimson Peak ! Matt Damon a aussi droit à un petit rôle…bien différent de ses gentils héros habituels ! 

C’est toutefois la jeune Makenzie Foy (Murphy enfant)  qui m’a le plus bluffée ! Cette jeune fille est prometteuse !

Le message de ce film est très beau et aborde des thèmes très variés: la science (et plus particulièrement la gravité), le système stellaire et ses contraintes temporelles; l’amour absolu d’un père pour sa fille. Mais surtout, c’est  un cri d’alarme sur l’état de notre planète qui pourrait bien « se venger » un jour !

C’est le film de SF le plus subtil que j’ai pu voir depuis bien longtemps !

 

 

 

Le Zahir (Paulo Coelho)

Hello à tous ! Aujourd’hui , je redonne une chance à l’écrivain brésilien Paulo Coelho. Son alchimiste m’avait un peu déroutée, même si j’avais aimé le côté « conte initiatique ». Est-ceque le Zahir m’a réconciliée avec l’auteur?

Résumé

« Un célèbre écrivain tombe des nues lorsque sa femme, Esther, correspondante de guerre, disparaît mystérieusement. Elle semble l’avoir quitté pour un autre… Mais au bout de dix ans de mariage, il ne peut accepter son départ sans une véritable explication. Alors que la femme qu’il aime devient son « Zahir », son obsession, l’écrivain part en quête de lui-même. De Paris à l’Asie centrale, son périple lui ouvrira les yeux sur le véritable amour. »

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment. Et je pense que c’est le cas pour celui-ci ! S’il est moins « spirituel » que l’Alchimiste, Le Zahir explore plus les relations humaines, le couple et la façon dont chacun construit sa propre histoire.

L’histoire commence comme un roman sentimental. Un écrivain se retrouve complètement dérouté lorsque son épouse part sans explication. Esther est une femme singulière. Intelligente, qui encourage son mari à réaliser son rêve: écrire un livre

Le couple est « libre », chacun peut avoir des aventures de son côté sans que ça ne gène l’autre. Mais la disparition brutale de la jeune femme a de quoi inquiéter. En effet, Esther est correspondante de guerre, ce qui l’amène à être confrontée à de nombreux dangers.

Et bien qu’il ait une autre amante, notre héro n’arrive pas à s’enlever sa femme de sa tête. C’est là qu’elle devient son « Zahir », expression tirée d’un livre de Jorge Luis BorgesLe Zahir serait une personne ou un objet ayant le pouvoir de susciter une obsession chez tous ceux qui la voient ; c’est effectivement ce qui ce passe.

Il y a deux « périples » qui se superposent: il y a le voyage « physique », qui va de Paris à l’Asie centrale. Et le voyage « émotionnel »; chaque discussion du couple est remise en question, puis mise sous une lumière différente.

Le côté religion/spirituel est aussi présent. L’auteur réussit l’exploit d’oser critiquer sans jamais diffamer, invitant à nous faire notre propre opinion sur la question. C’est ce qui m’a le plus parlé dans ce roman !

Enfin, il y a une jolie réflexion sur l’image « idéalisée » du couple; ou plutôt, le choc entre l’image donnée aux autres, celle vue par chacun des partenaires, l’importance (ou non) du sexe dans la relation. Chaque relation est unique et libre.

Un livre original qui m’a beaucoup intriguée ! Pour le coup j’ai envie de relire « l’Alchimiste » !

Défi guerre: « La voleuse de livres » (Markus Zusak)

Hello à tous ! Cette semaine je vous fais découvrir un livre dont le titre m’intriguais beaucoup ! Les récits de guerre me touchent (qu’ils soient fictifs ou non). Et j’étais curieuse de découvrir celui-ci.

Résumé:

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

Mon avis:

Ce livre m’a autant émue que surprise !

La seconde guerre mondiale racontée…par la Mort elle-même ! Un éclairage nouveau sur cette période tragique qui renvoie à La question que toute personne se pose quand la mort frappe: Pourquoi? Pourquoi je meurs maintenant? Où l’inverse: Pourquoi ai-je survécu? Pourquoi ma famille est morte et pas moi?

J’ai trouvé que le thème de la guerre mondiale vue par Faucheuse était très original !

La Faucheuse a en effet beaucoup de « travail » en cette période. Elle emmène  autant de coupables que d’innocents. C’est son boulot de libérer les âmes. Et elle n’aime pas ça. Pourtant, certains humains lui échappent, la troublent. Elle raconte l’histoire de l’une des ces âmes fortes: Liesel Meminger.

Liesel est une petite fille courageuse et fille de parents communistes. Pour les protéger, elle et son frère Werner, ses parents les envoient dans une famille d’accueil. C’est là que Liesel va croiser pour la première fois la Mort… qui lui « enlève » son frère dans le train !

Traumatisée, la pauvre fera des cauchemars pendant des mois…Et puis la vie continue, avec ses épreuves et ses fugaces bonheurs. Pour Liesel, ce sera les livres. Pourtant la jeune fille ne sait pas lire ! Ce sera son père adoptif, Hans Hubermann, qui lui apprendra. En effet, ça ne se passe pas très bien à l’école et la petite est souvent corrigée sévèrement par sa maîtresse.

Heureusement, il y a le foot avec Rudy Steiner. Elle aide aussi sa mère adoptive, Rosa, à distribuer le linge qu’elle lave pour les riches voisins. La jeune fille reste digne et forte. J’ai bien aimé Rudy, un jeune garçon vif et débrouillard, clairement amoureux d’elle. 

Tout au long du roman, la Mort est omniprésente, et pas seulement parce que que c’est elle qui raconte l’histoire. Liesel vit entourée par la Mort;  elle va devoir composer pour survivre, grandir et garder l’espoir, prenant même des risques importants. 

Elle se liera d’amitié avec un jeune boxeur juif, Max Vandenburg, qui sera réfugié dans sa cave. Il lui apprendra « Le pouvoir des mots ». Petit à petit, la lecture deviendra un vrai refuge pour Liesel. Elle volera de nombreux livres. D’autres lui seront offerts. Mais tous auront une signification. L’un d’eux sera arraché des flammes, d’autres seront écrits. 

Leur amitié sera d’autant plus touchante que Max est un jeune homme fragile et tourmenté, malade d’angoisse dans cette cave glaciale ! C’est beau de voir un lien Allemand/Juif au coeur de la tourmente ! La manipulation nazie est glaçante et on ne parle pas assez des Résistants Allemands durant cette période !

Et surtout, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se battra jusqu’au bout pour la liberté, trouvant sa force dans les histoires et défiant l’autorité en volant des livres ! 

Un livre fort, intelligent, qui montre à la fois l’innocence et la cruauté des hommes. Leur courage face à l’horreur. Je me souviendrai de Liesel, de Max, de cette famille cabossée mais digne. Un grand roman.

Pour le coup, j’ai vu récemment la bande-annonce du film adapté de ce livre et ça m’a l’air prometteur ! Je le verrais bien en challenge de Noël !

« La Momie » de Stephen Sommers (1999)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un petit classique d’aventure ! Je n’avais plus vu ce film depuis sa sortie ciné (1999) et ce fut un vrai plaisir !

Résumé:

« Longtemps avant la naissance du Christ, pour avoir osé défier le pharaon en lui ravissant sa jeune maîtresse, le grand prêtre de Thèbes, Imhotep, est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d’Hamunaptra, la cité des morts. Du fond de son sarcophage, le grand prêtre jure de se venger du genre humain. En 1923, un aventurier américain, Rick O’Connell, découvre fortuitement les ruines d’Hamunaptra que des générations d’égyptologues recherchaient en vain. Il met dans le secret une jeune égyptologue et son frère et tous trois partent à la recherche du trésor des pharaons. »

 

Mon avis:

Bien avant la mode des zombies, il y avait…les momies ! Et je dois dire que je les préfère !

Tout commence avec un amour interdit dans l’Égypte antique: celui du Grand Prêtre Imotep et d’Anck-Su-Namun, la favorite du Pharaon Séthi Ier. Enfermé vivant dans un sarcophage, Imotep s’est juré de se venger de l’Humanité. 

Puis nous voici au xxe siècle: Evelyn Carnahan est une jolie bibliothécaire spécialisée dans l’Égyptologie. Brillante, mais maladroite, elle travaille au musée égyptien au Caire. Son frère, Jonathan aime les grands vin et les objets de valeur. Petite fripouille qui refuse de se salir les mains, il a récupéré d’un homme une clé et une carte menant à Hamunaptra, une cité maudite. 

Cet homme c’est Rick O Connel, un ancien militaire qui risque la pendaison. Sauvé in extremis, il servira de guide à Evelyn, pour trouver Hampunaptra. La jeune Égyptologue rêve de découvrir la cité de légende. Mais O’Connel a été témoin d’un phénomène très dangereux. Une tempête de sable « surnaturelle » en pleine bataille !

Tous les trois vont vivre une belle et dangereuse aventure. Car cette carte permet de trouver le Livre des Morts, dont la valeur est inestimable. Il est aussi maudit. Sans le savoir, ils vont réveiller le Prêtre Imotep, qui n’hésitera pas à prendre les organes de vivants pour se forger un nouveau corps et réanimer sa bien-aimée.

Outre les autres explorateur rivaux dans cette chasse au trésor, notre trio va  faire la connaissance des Medjaÿ, descendants des Gardes des Pharaons, qui, depuis trois mille ans, défendent l’emplacement de la nécropole maudite. Ils ne comprennent pas ces Occidentaux qui s’obstinent pour de l’or, alors qu’ils risquent de détruire le monde à cause de leur ignorance. Mais O’Connel trouvera grâce à leurs yeux, dans sa force et sa volonté. J’ai été très intriguée par leur chef, plutôt beau gosse !

Les événements s’enchaînent bien, alternant humour, bagarres mais aussi les relations. Les compagnons d’O’Connell sont savoureux: en particulier Beni, un voleur égyptien chétif qui m’aura fait rire du début à la fin. Sa cupidité aura raison de lui.

Si la romance entre Rick et Evy est plus que prévisible, j’ai vraiment adoré l’amour tragique d’Imotep et Anck-Su-Namun. La jeune femme est aussi belle que charismatique. Quant à Imotep, je l’ai trouvé…assez flippant, même en humain ! Un petit côté Voldemort avant l’heure !

Visuellement, le film vieillit assez bien ! Les effets spéciaux sont efficaces et les décors dépaysants à souhait. Les acteurs sont tous très bons ! En particulier Arnold Vosloo, qui incarne le terrifiant Imotep ! Il a vraiment une gueule, si je puis dire !

Un belle comédie d’aventure, qui n’a rien à envier à Indiana Jones ! Pour le coup, j’ai bien envie de me faire la trilogie ! Et pourquoi pas, le spin-off, le Roi Scorpion, lui aussi excellent !

« Inception » de Christopher Nolan (2010)

À force d’en entendre parler, j’ai fini par me lancer ! Ça faisant un moment que j’hésitais à voir Inception, et puis au final, je n’ai pas pu résister ! Alors, verdict ?

Résumé:

« Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. »

 

Mon avis:

Plus que le casting, c’est le thème du film qui m’intriguait. Peut-on influencer les rêves des autres?  Peut-on les contrôler ? Comment les distingue-t-on de la réalité? Et surtout, quels sombres secrets cache notre subconscient? 

Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) est un voleur d’un nouveau genre. Il va voler les idées des autres en se plongeant directement dans leurs rêves ! Ce nouveau concept, appelé le « rêve partagé »  ou « extraction » permet d’influencer l’inconscient d’une victime en semant la confusion dans son esprit. Autant dire la Manipulation Ultime ! Ce qui est particulièrement utile dans le monde de l’espionnage !

Mais Cobb a de plus en plus de mal à exercer son métier, son esprit étant troublé par un sombre secret concernant sa femme, Mal (Marion Cotillard). Secret qui le poursuit aussi dans la réalité car il ne peut plus voir ses enfants, ni mener une vie normale.

Pour redorer son blason et ne plus rester un fugitif, il décide, avec son équipe de faire une Inception: implanter une idée dans un rêve. Sa « cible » est Robert Fisher, (Cillian Murphy) le fils d’un riche chef d’entreprise. Son objectif: lui suggérer de liquider l’empire de son père. 

Pour ça, il se concocte une équipe de choc: Arthur (Joseph Gordon-Levitt ) son jeune associé sera l’organisateur de l’opération; Eames (Tom Hardy), un séduisant faussaire, Yusuf, (Dilep Rao) un spécialiste des sédatifs (l’opération se fait en rêve), et Ariane (Helen Page), une jeune architecte prometteuse, qui changera l’aspect du rêve pour brouiller les pistes.

Complexe comme un rubix-cube, Inception n’est pas le genre de film qui se voit une seule fois. Si les effets visuels sont renversants, c’est la tension psychologique qui fait son point le plus fort.

Les membres de l’équipe sont tous attachants. Il y a Arthur, tireur distingué et discret. Eames, le fonceur rebelle. Youssouf, le « chimiste » qui maintient l’équipe en sommeil par ses sédatifs. Mais surtout, il y a Ariane. Elle sera le garde-fou de Dom, son pied dans la réalité, son fil qui le guide. (Le Fil d’Ariane, vous me suivez?)

Helen Page est magnifique dans ce film, faisant de l’ombre à Cotillard, trop froide dans son jeu pour m’avoir marquée. Son personnage est cependant interessant. Mal est le symbole de nos peurs enfouies, nos doutes qui nous rongent jusqu’à la destruction, jusqu’à la folie. Ariane elle, est au contraire calme, lucide et en même temps créative, curieuse de l’esprit humain. Il y a aussi le grand Micheal Caine qui nous fait aussi une discrète mais subtile interprétation !

Quant à Di Caprio, rien à redire ! Toujours aussi juste dans son interprétation ! Son personnage est torturé, triste, plein de souffrance et de lassitude. Il faut dire qu’avec un secret aussi lourd et un job aussi particulier, il est difficile de discerner le rêve de la réalité ! Son combat intérieur est bouleversant. Et la fin est comment dire? Elle soulève des questions ! J’aime ce genre de conclusion qui laisse le spectateur à sa propre réflection !

Enfin, j’ai été envoûtée par la sublime musique de ce film, à la fois intense et profonde. J’en ai peu des frissons !

Un film culte, qui mérite entièrement sa renommée ! Une claque magistrale !

Défi Femmes du monde 2: L’Amant (Marguerite Duras)

Hello à tous! Aujourd’hui, place à un classique des plus connu qui m’intriguait depuis son adaptation cinématographique !

Résumé:

« Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, « L’amant » est l’un des récits d’initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon… »

Mon avis:

Heureusement que je l’ai lu maintenant et non dans mon adolescence ! Ce livre m’a plus troublée voire perturbée que plu !

Le plus étrange dans ce livre est qu‘il n’y a pas de nom chez les personnages. Il y a la mère de la narratrice, qui porte son fils ainé aux nues, dénigre sa fille et papillonne entre la France et Saigon. Le deuxième fils est gauche, triste. Le trio fraternel est d’une violence insoutenable. Entre les frères, cette violence est physique. Mais avec la soeur, elle est sournoise, rentrée, psychologique.

Étouffant dans son carcan de jeune fille sage, l’héroïne, aussi belle que troublante, joue les séductrices en se maquillant, porte des chapeaux d’homme et ne rêve que d’écriture…

Elle franchi l’interdit ultime en entamant une première relation charnelle avec un chinois d’âge mur, découvrant les premiers émois du corps et son propre pouvoir de séduction. Leur relation, plus basée sur le corps et les biens m’a assez déçue. La jeune fille joue plus qu’elle n’aime. Son amant m’a paru beaucoup plus humain, dans sa fragilité et son amour impossible pour cette jeune briseuse de coeur. 

Entre leur différence d’âge et de culture, le couple est aussi improbable que brûlant. 

Et puis, j’ai détesté cette façon de se débarrasser son son innocence comme un simple vêtement ! Faut-il obligatoirement passer par là pour se sentir femme? J’avoue que je ne comprends pas cet état d’esprit.

Cependant, j’ai bien aimé le cadre très particulier et certain thèmes abordés:

La société coloniale qui n’accepte pas les relations entre Asiatiques et Européens. La pression familiale avec l’insupportable image de la femme (forcément) mariée. Les ravages de la guerre. Et surtout les incertitudes d’une jeune fille de 15 ans qui tient plus que tout à diriger sa propre vie. 

Le cadre chaud et mélancolique de l’Indochine est très bien décrit, même si l’écriture m’a beaucoup déroutée au début ! L’auteur alterne la première et la troisième personne au cours des chapitres, lui donnant un aspect décousu. Ce qui ne m’a pas empêché de lire de beaux passages, notamment l’exotisme si je puis dire, des européennes dans cet Asie guindée.

Une lecture frustrante, dans le sens où je ne sais pas si j’ai aimé ou détesté.