Dofus Livre 1: Julith

Je connaissais Dofus de nom et bien que n’ayant jamais testé ce jeu j’étais très curieuse quant à l’animation qui en découle ! Et je l’ai trouvé très sous-estimée !

Résumé:

« Dans la majestueuse cité de Bonta, Joris coule des jours heureux , aux côtés de Kerubim Crépin , son papycha adoptif. Mais tout bascule lorsque Joris, bravant l’interdiction de papycha, tente d’approcher son idole de toujours, la mégastar du Boufbowl, Khan Karkass. De son côté, Julith, la sorcière revient avec une revanche à prendre et un objectif : anéantir Bonta. Joris et ses amis arriveront-ils à sauver la cité et tous ses habitants ? »

 

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Je ne comprends pas comment cette animation a pu connaître un tel flop au cinéma ! J’ai adoré, tant dans sa forme que dans le fond !

Dans une belle cité vit Joris, un petit garçon tout noir et plein d’énergie. Il mêne une petite vie tranquille avec son père adoptif Kerubim Crépin, un vieil homme-chat. Il s’invente tout un monde imaginaire avec sa meilleure amie Lilotte, une fille-chienne pétillante et absolument adorable !

Mais quand il essaye d’approcher sa plus grande idole, Khan Karmas, joueur de boufbowl, il se produit un événement diabolique : l’ignoble Julith, une belle femme aux grands pouvoirs magiques, est de retour et veut prendre sa revanche en volant le Dofus Ébène : un œuf de dragon qui renferme d’étranges pouvoirs. 

Avec ses nouveaux amis Khan et Bakara, une belle Huppermage, Joris fera toute une quête initiatique qui lui révélera ses origines, dignes de Star Wars !

Les graphismes sont magnifiques: colorés, dynamiques et les personnages sont tous très attachants ! Mention spéciale à Khan Karmas, l’idole sportive, arrogant et dragueur, mais qui a bon coeur malgré tout ! Il m’a fait rire du début à la fin ! J’ai adoré l’évolution du personnage, qui m’a fait penser à Cuzco, l’empereur mégalo de Disney dans le genre fanfaron !

Bakara, la jeune mage est aussi très intéressante ! C’est une apprentie très sérieuse et très douée. Ses attaques sont totalement bad-ass ! Ses professeurs lui promettent un avenir glorieux, mais Bakara est trop timide et n’a pas confiance en elle. Tout l’inverse de Khan, qui la drague de façon bien lourde, tout au long de l’aventure !

Enfin, j’ai adoré Julith, la mystérieuse sorcière dont l’amour fou pour le regretté Jahash, défenseur de Bonta, et Gardien du Dofus Ivoire va tout bouleverser !

Secret de famille, Amour,  guerre, opposition Noir/Blanc (le Dofus Ébène et le Dofus Ivoire), les revers de la célébrité ou encore l’amitié fille/garçon ! J’ai adoré la relation tendre et complice entre Joris et Lilotte !

Bref, TOUT m’a plu dans cette superbe animation et j’ai vraiment regretté de quitter ce bel univers ! Seul bémol: la fin est trop rapide ! J’aurais tellement voulu un épilogue !

En tout cas, c’est une très belle découverte, qui n’a rien à envier aux animés japonais !

Nord et Sud (Elizabeth Gaskell)

Enfin ! Depuis le temps que je voulais lire ce livre ! Et je ne regrette pas ! Il ne manque plus que la mini-série à voir !

Résumé:

« Dans l’Angleterre victorienne du milieu du XIXe siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité.
Au contact des ouvriers, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement. »

Mon avis:

J’ai vraiment adoré ce livre au contexte historique très intéressant !

L’héroïne est Margaret Hale, fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience. Il emmène sa femme et sa fille au Nord, dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire (le Pays noir), où on lui propose un travail de professeur privé.

C’est une jeune femme belle et cultivée mais dont l’orgueil n’est pas sans rappeler une certaine Elizabeth Bennet ! J’ai cependant aimé son amour de la nature. Son village natal, c’est son paradis. Aussi, elle est d’autant plus bouleversée quand son père décide de s’installer en ville ! Le choc est encore plus violent à leur arrivée.

Margaret découvre l’univers âpre et brutal de la révolution industrielle où patrons et ouvriers s’affrontent dans les premières grèves organisées. Prenant le parti des pauvres dont elle admire le courage et la ténacité, parmi lesquels elle se fait des amis, elle méprise profondément cette classe de nouveaux riches sans éducation que sont les manufacturiers. Parmi eux, John Thornton, le jeune patron de Marlborough Mills et ami de son père. 

John est un homme volontaire, courageux, combattif : Élevé à la dure, il a dû reconstruire lui-même la fortune familiale. Il est d’abord assez renfermé, mais pas taciturne pour autant. Son premier contact avec Miss Hale est froid et hésitant. On sent qu’il n’est pas habitué aux mondanités.

Cependant, il tombe très amoureux de Margaret, tout en étant conscient qu’elle méprise ce qu’il représente. Mais sous sa carapace d’industriel rigide se cache un cœur sensible et attentionné. Il éprouve pour sa mère affection et respect, et pour Mr Hale une profonde amitié réciproque.

Si la relation Thornton/Margaret peut rappeler Orgueil &Préjugés dans leur fierté respectives et leurs apriori sur l’autre, c’est vraiment le contexte social qui m’a plu et se démarque de Jane Austen ! 

Un livre entre Charles Dickens, et Johanna Spyri: J’ai pensé à cette dernière à cause du contraste entre le village idyllique et le milieu industriel pollué. Mais contrairement à Heidi, Margaret finira par aimer sa nouvelle vie citadine.

Un grand et beau classique anglais qui mérite d’être autant connu que Jane Eyre ou Orgueil et Préjugés !

Expiation (Ian McEwan)

Voici un livre qui sommeillait depuis bien longtemps dans ma PAL. Ce livre est reconnu comme l’une des plus belles oeuvre de Ian McEwan.

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Été 1935. Briony, une jeune fille de 13 ans, écrit une pièce de théâtre Les Tribulations d’Arabella en vue de l’arrivée de son frère Léon. Elle surprend sa sœur Cecilia se disputant près d’une fontaine avec le fils d’une employée de la maison, Robbie

C’est une jeune fille passionnée d’écriture dont l’imagination débordante va cependant bouleverser trois vies: la sienne, celle de sa soeur et de son compagnon. Car son manque de compréhension du monde adulte la poussera à commettre une faute qui fera basculer cette journée dans le drame : Robbie est incarcéré de force après avoir commis un terrible parjure.

Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate et Robbie est relâché à condition de partir au front. Briony, devenue infirmière, vit comme elle peut tout en tentant d’oublier son « crime »: avoir menti. Consciente qu’elle a détruit l’amour et la vie de deux jeunes âmes, elle tentera durant le reste de son existence de renouer le contact avec sa sœur, mais comment oser lui dire l’inavouable ?

Cecilia, quant à elle, n’adressera plus jamais la parole à sa jeune sœur. Jeune femme passionnée, elle aimera Robbie jusqu’au bout, malgré la guerre. Mais les événements en décideront autrement et le Drame est innévitable.

Un livre mélancolique et bouleversant, où se pose la question de l’interprétation d’un événement, où l’horreur de la guerre vole et détruit. Mais surtout la terrible culpabilité d’avoir gâché le bonheur d’une soeur et son amoureux sans avoir eu le temps de s’exprimer et s’excuser. Et au final, seul l’écriture lui permettra de s’épancher et à la fois de les « libérer » de sa faute. 

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Ce livre a fait l’objet d’une superbe adaptation ciné par le talentueux Joe Wright (Orgueil et Préjugés, Anna Karénine et récemment Pan) avec ses deux muses: Keira Knightley et Sarroise Ronan ! 

À lire et à voir !

La Tempête (Shakespeare)

Je continue ma découverte des classiques de Shakespeare avec sa dernière pièce: La Tempête

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Contrairement à d’autres pièces, la Tempête n’est pas une tragédie, ce qui m’a beaucoup surprise ! 

J’ai voulu découvrir ce livre suite à l’adaptaton théâtrale de Jeremy Herrin en 2013, avec Colin Morgan (Merlin) dans le rôle d’Ariel ! Déjà dans la série, je trouvais qu’il avait un physique de lutin mais là c’est encore plus flagrant avec son costume…assez spectaculaire je dois dire ! 

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Ariel est d’ailleurs un personnage plutôt attachant, à la fois naïf et maladroit, rien à voir avec la sirène du même nom ! La version de Colin est très dynamique et physique puisqu’il n’hésite pas à grimper un peu partout sur la scène ! 

Mais revenons à l’histoire:

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise.

Gonzalo, un conseiller du roi de Naples, leur est secrètement venu en aide en approvisionnant leur bateau en nourriture, en eau et en vêtements, ainsi qu’avec les plus précieux des ouvrages de la bibliothèque de l’érudit Prospéro.

Sur l’île, Prospéro a libéré Ariel, un esprit emprisonné dans un arbre par la défunte sorcière Sycorax, et s’est ainsi acquis ses services. La situation n’enchante guère Ariel, à qui Prospéro promet régulièrement de rendre sa liberté. Le fils de Sycorax, une créature monstrueuse du nom de Caliban, vit également sur l’île.  

Lorsque celui-ci tente de violer Miranda, Prospéro le soumet et fait de lui son esclave. Caliban hait Prospéro et Miranda, qui n’ont que mépris et dégoût pour lui.

Mais ces épreuves aboutiront non pas à un drame familial mais bien une réconciliation, chaque personnage suivant son propre propre cheminement. 

Un classique étonnant et au final, assez méconnu de Shakespeare !

 

 

Le chant du monde (Jean Giono)

Le Chant du monde est un roman de Jean Giono publié en 1934.

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Résumé:

« Le matin fleurissait comme un sureau. Antonio était frais et plus grand que nature, une nouvelle jeunesse le gonflait de feuillages. – Voilà qu’il a passé l’époque de verdure, se dit-il. Il entendait dans sa main la truite en train de mourir. Sans bien savoir au juste, il se voyait dans son île, debout, dressant les bras, les poings illuminés de joies attachées au monde, claquantes et dorées comme des truites prisonnières. Clara, assise à ses pieds, lui serrait les jambes dans ses bras tendres. »

Mon avis:

Avec un extrait aussi poétique, et la belle surprise qu’a été Colline, je devais lire ce livre ! Si vous n’êtes pas familier des récits de terroir mais que vous aimez la nature, cet auteur pourrait bien vous plaire ! 

Depuis deux mois qu’il est monté au pays pour couper des sapins, le « besson » (jumeau dont le frère est mort en bas âge) et dernier fils de Matelot n’a pas donné signe de vie. L’eau endiablée, gonflée par l’automne n’a rejeté aux berges du fleuve ni corps, ni radeau. 

Matelot part à sa recherche en compagnie d’Antonio, dit « Bouche d’or »: un homme sauvage qui connaît la forêt comme sa poche. Ils finissent par apprendre l’enlèvement par le besson de Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une « guerre de Troie » : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise.

J’ai adoré l’ambiance : une nature sombre et rugueuse, où les hommes renouent avec leur part animale. La forêt est comme un monde à part entière. L’écriture est rugueuse et poétique. 

Un roman plein de « sève » au coeur d’une nature belle et vibrante. Un livre fort et surprenant à lire ! 

 

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans (2014)

En attendant la nouvelle version avec Emma Watson, je tenais tout de même à voir l’autre version, très critiquée de Christophe Gans avec Vincent Cassel dans le rôle de la Bête, Léa Seydoux en Belle, et André Dussollier. L’affiche m’avait intriguée !

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Résumé:

« 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père… »

Mon avis:

Alors, comment dire ? Je vais commencer par les points positifs:

Visuellement c’est assez plaisant. Très travaillé, tant au niveau des décors que des costumes. L’ambiance est sombre, plus proche de la version Jean Cocteau que de Walt Disney. Et l’histoire est plus basée sur l’histoire de la Bête que son Amour pour Belle, ce qui est un pari audacieux. J’ai trouvé intéressant le fait de montrer un homme loin des clichés du Prince Charmant. Personellement, j’ai toujours trouvé que Vincent Cassel dégageait quelque-chose d’un peu inquiétant.

Hélas, il y a un GROS hic, et pas des moindre: l’alchimie entre les acteurs !

Autant Vincent Cassel est surprenant et charismatique en « Bête », autant Léa Sédoux en Belle m’a vraiment, vraiment déçue ! Elle est belle oui. Mais d’une beauté froide ! Pire, il n’y a pas la moindre étincelle avec la Bête ! Ce qui décrédibilise tous les effors dans l’ambiance générale. 

C’est d’autant plus dommage que cette version nous change un peu de Walt Disney, nous renvoyant à l’aspect « adulte » des contes de fée. Pour le coup, j’ai envie de relire le conte d’origine ! 

Un film bancal et décevant, beau mais seulement du point de vue esthétique. 

 

L’Enchanteur (René Barjavel)

Pour ce début d’hiver, je me suis promis de sortir de mes lectures habituelles et de découvrir des univers diférents. Je connaissais René Barjavel surtout pour ses livres de Fantasy/SF tels que La nuit des Temps ou encore Le grand Secret. Mais c’est d’un tout autre livre dont il est question aujourd’hui.

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Résumé:

« Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Ce livre est très certainement la version la plus surprenante des légendes arthuriennes et surtout du magicien le plus mythique qui soit: Merlin. Et l’on est bien loin de l’image du vieux sage habituel.

Le Cerf Blanc: symbole de pureté, de sagesse et de connaissance. Une autre image de Merlin !

Merlin y est mystique, jeune et beau. Il puise sa puissance et sa jeunesse au coeur de la Forêt de Brocéliande, où il se promène sous la forme d’un Cerf Blanc, annonçant aux chevaliers du royaume de poursuivre une quête: le Graal ! 

Ses origines aussi sont différentes: Merlin y est ni plus ni moins que le fils du Diable !

Quand le Dieu unique venu de Jérusalem occupa le Continent, le Diable n’arriva plus à pervertir les hommes ; il mit enceinte une vierge dans le but de donner naissance à un antéchrist, mais Dieu, voyant que l’enfant avait hérité du cœur pur de sa mère, lui laissa ses pouvoirs diaboliques.

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Devenu adulte, Merlin utilise ses pouvoirs d’enchanteur pour trouver l’homme au cœur pur capable de trouver le Château Aventureux gardé par le Roi blessé afin d’en ramener le Saint Graal et, avec lui, le bonheur et la paix parmi les hommes.

Il implique dans cette quête de nombreux chevaliers, réunis autour de la table ronde du roi Arthur ; ceux en lesquels Merlin place le plus d’espoirs sont, successivement, Arthur, Perceval, et enfin Galaad plus connu sous le nom de Lancelot du Lac.

Ces trois personnages représentent les trois modèles de chevalier existants au Moyen Âge: le chevalier guerrier, le chevalier courtois et le chevalier en quête spirituelle.

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Cependant, Merlin, malgré ses pouvoirs et sa jeunesse éternelle, doute, souffre et succombe à l’amour de Viviane, la seule qui voit derrière l’Enchanteur l’être humain, la seule qu’il aimera et qui l’aimera pour ce qu’il est. Si l’on ne présente plus le célèbre trio amoureux Guenièvre/Arthur/Lancelot, la vie amoureuse de Merlin est beaucoup moins connue. Son amour pour la belle Viviane m’a d’autant plus passionnée ! 

Viviane

Viviane

Barjavel lui rend ses lettres de noblesse avec cette très belle histoire. Les origines de Viviane, surnommée la Dame du Lac sont aussi intéressantes: elle décendrait de Dianela déesse de la chasse dans la mythologie romaine. Ce serait Merlin lui-même qui lui aurait fait découvrir ses pouvoirs… J’ai adoré l’ambiance de la Forêt de Brocéliande, qui paraît hors du temps, avec ses arbres millénaires et sa magie cachée.

Chaque chevalier est différent et j’ai pris plaisir à les (re)découvrir, notamment Perceval, qui a été élevé en dehors de Camelot en pleine natureSa mère pressentait déjà une vie de guerre pour son enfant et l’en a écarté pour le protéger. Mais il sufira d’un brève rencontre avec un beau chevalier en armure pour sceller son destin et celui de son amour, Bénie, une jeune paysanne, aussi frêle et douce que sa mère, Bénigne est revêche et amère. 

Autre chevalier, autre caractère: Gauvain, le séducteur de ces dames ! J’ai tout de suite pensé à la version dEoin Macken sans la série Merlin ! C’est quelqu’un d’enthousiaste et d’une extrême loyauté, mais dont le penchant pour les jolies femmes constituera un frein dans la Quête du Graal.

Enfin, Lancelot, l’enfant sauvé et élevée par Viviane, qui surpassera beaucoup de chevalier mais sa relation adultère avec la Reine lui sera fatale. Un personnage assez subtil qui m’a agréablement surprise !

Quant à Guenièvre, c’est une jeune femme pleine de caractère (elle dirige quand même le royaume de Logres en l’absence d’Arthur ! ) mais aussi très seule. Pas étonnant, qu’elle ait  craqué pour le beau Lancelot, son mariage était plus par devoir. 

J’avais peur de tomber dans des descriptions assommantes à laTolkien, et bien pas du tout ! L’écriture est splendide: onirique sans tomber dans le niais ou la lourdeur. Les chapitres sont assez courts et je tournais les pages sans même m’en apercevoir. Autant vous dire que j’ai été « enchantée » par ma lecture. En plus, c’est la première fois que je me lance dans les légendes arthuriennes !

Entre Amour, combats, quête spirituelle et légendes mirifiques, L’Enchanteur est un livre étonnant qui m’a très agréablement surprise ! Pour le coup, j’ai envie de découvrir aussi Les Dames à la licorne du même auteur !