Expiation (Ian McEwan)

Voici un livre qui sommeillait depuis bien longtemps dans ma PAL. Ce livre est reconnu comme l’une des plus belles oeuvre de Ian McEwan.

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Été 1935. Briony, une jeune fille de 13 ans, écrit une pièce de théâtre Les Tribulations d’Arabella en vue de l’arrivée de son frère Léon. Elle surprend sa sœur Cecilia se disputant près d’une fontaine avec le fils d’une employée de la maison, Robbie

C’est une jeune fille passionnée d’écriture dont l’imagination débordante va cependant bouleverser trois vies: la sienne, celle de sa soeur et de son compagnon. Car son manque de compréhension du monde adulte la poussera à commettre une faute qui fera basculer cette journée dans le drame : Robbie est incarcéré de force après avoir commis un terrible parjure.

Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate et Robbie est relâché à condition de partir au front. Briony, devenue infirmière, vit comme elle peut tout en tentant d’oublier son « crime »: avoir menti. Consciente qu’elle a détruit l’amour et la vie de deux jeunes âmes, elle tentera durant le reste de son existence de renouer le contact avec sa sœur, mais comment oser lui dire l’inavouable ?

Cecilia, quant à elle, n’adressera plus jamais la parole à sa jeune sœur. Jeune femme passionnée, elle aimera Robbie jusqu’au bout, malgré la guerre. Mais les événements en décideront autrement et le Drame est innévitable.

Un livre mélancolique et bouleversant, où se pose la question de l’interprétation d’un événement, où l’horreur de la guerre vole et détruit. Mais surtout la terrible culpabilité d’avoir gâché le bonheur d’une soeur et son amoureux sans avoir eu le temps de s’exprimer et s’excuser. Et au final, seul l’écriture lui permettra de s’épancher et à la fois de les « libérer » de sa faute. 

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Ce livre a fait l’objet d’une superbe adaptation ciné par le talentueux Joe Wright (Orgueil et Préjugés, Anna Karénine et récemment Pan) avec ses deux muses: Keira Knightley et Sarroise Ronan ! 

À lire et à voir !

La Tempête (Shakespeare)

Je continue ma découverte des classiques de Shakespeare avec sa dernière pièce: La Tempête

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Contrairement à d’autres pièces, la Tempête n’est pas une tragédie, ce qui m’a beaucoup surprise ! 

J’ai voulu découvrir ce livre suite à l’adaptaton théâtrale de Jeremy Herrin en 2013, avec Colin Morgan (Merlin) dans le rôle d’Ariel ! Déjà dans la série, je trouvais qu’il avait un physique de lutin mais là c’est encore plus flagrant avec son costume…assez spectaculaire je dois dire ! 

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Ariel est d’ailleurs un personnage plutôt attachant, à la fois naïf et maladroit, rien à voir avec la sirène du même nom ! La version de Colin est très dynamique et physique puisqu’il n’hésite pas à grimper un peu partout sur la scène ! 

Mais revenons à l’histoire:

Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte. Grâce à la magie que lui confèrent ses livres, il maîtrise les éléments naturels et les esprits ; notamment Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie ainsi que Caliban, être négatif symbolisant la terre, la violence et la mort.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise.

Gonzalo, un conseiller du roi de Naples, leur est secrètement venu en aide en approvisionnant leur bateau en nourriture, en eau et en vêtements, ainsi qu’avec les plus précieux des ouvrages de la bibliothèque de l’érudit Prospéro.

Sur l’île, Prospéro a libéré Ariel, un esprit emprisonné dans un arbre par la défunte sorcière Sycorax, et s’est ainsi acquis ses services. La situation n’enchante guère Ariel, à qui Prospéro promet régulièrement de rendre sa liberté. Le fils de Sycorax, une créature monstrueuse du nom de Caliban, vit également sur l’île.  

Lorsque celui-ci tente de violer Miranda, Prospéro le soumet et fait de lui son esclave. Caliban hait Prospéro et Miranda, qui n’ont que mépris et dégoût pour lui.

Mais ces épreuves aboutiront non pas à un drame familial mais bien une réconciliation, chaque personnage suivant son propre propre cheminement. 

Un classique étonnant et au final, assez méconnu de Shakespeare !

 

 

Le chant du monde (Jean Giono)

Le Chant du monde est un roman de Jean Giono publié en 1934.

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Résumé:

« Le matin fleurissait comme un sureau. Antonio était frais et plus grand que nature, une nouvelle jeunesse le gonflait de feuillages. – Voilà qu’il a passé l’époque de verdure, se dit-il. Il entendait dans sa main la truite en train de mourir. Sans bien savoir au juste, il se voyait dans son île, debout, dressant les bras, les poings illuminés de joies attachées au monde, claquantes et dorées comme des truites prisonnières. Clara, assise à ses pieds, lui serrait les jambes dans ses bras tendres. »

Mon avis:

Avec un extrait aussi poétique, et la belle surprise qu’a été Colline, je devais lire ce livre ! Si vous n’êtes pas familier des récits de terroir mais que vous aimez la nature, cet auteur pourrait bien vous plaire ! 

Depuis deux mois qu’il est monté au pays pour couper des sapins, le « besson » (jumeau dont le frère est mort en bas âge) et dernier fils de Matelot n’a pas donné signe de vie. L’eau endiablée, gonflée par l’automne n’a rejeté aux berges du fleuve ni corps, ni radeau. 

Matelot part à sa recherche en compagnie d’Antonio, dit « Bouche d’or »: un homme sauvage qui connaît la forêt comme sa poche. Ils finissent par apprendre l’enlèvement par le besson de Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une « guerre de Troie » : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise.

J’ai adoré l’ambiance : une nature sombre et rugueuse, où les hommes renouent avec leur part animale. La forêt est comme un monde à part entière. L’écriture est rugueuse et poétique. 

Un roman plein de « sève » au coeur d’une nature belle et vibrante. Un livre fort et surprenant à lire ! 

 

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans (2014)

En attendant la nouvelle version avec Emma Watson, je tenais tout de même à voir l’autre version, très critiquée de Christophe Gans avec Vincent Cassel dans le rôle de la Bête, Léa Seydoux en Belle, et André Dussollier. L’affiche m’avait intriguée !

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Résumé:

« 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père… »

Mon avis:

Alors, comment dire ? Je vais commencer par les points positifs:

Visuellement c’est assez plaisant. Très travaillé, tant au niveau des décors que des costumes. L’ambiance est sombre, plus proche de la version Jean Cocteau que de Walt Disney. Et l’histoire est plus basée sur l’histoire de la Bête que son Amour pour Belle, ce qui est un pari audacieux. J’ai trouvé intéressant le fait de montrer un homme loin des clichés du Prince Charmant. Personellement, j’ai toujours trouvé que Vincent Cassel dégageait quelque-chose d’un peu inquiétant.

Hélas, il y a un GROS hic, et pas des moindre: l’alchimie entre les acteurs !

Autant Vincent Cassel est surprenant et charismatique en « Bête », autant Léa Sédoux en Belle m’a vraiment, vraiment déçue ! Elle est belle oui. Mais d’une beauté froide ! Pire, il n’y a pas la moindre étincelle avec la Bête ! Ce qui décrédibilise tous les effors dans l’ambiance générale. 

C’est d’autant plus dommage que cette version nous change un peu de Walt Disney, nous renvoyant à l’aspect « adulte » des contes de fée. Pour le coup, j’ai envie de relire le conte d’origine ! 

Un film bancal et décevant, beau mais seulement du point de vue esthétique. 

 

L’Enchanteur (René Barjavel)

Pour ce début d’hiver, je me suis promis de sortir de mes lectures habituelles et de découvrir des univers diférents. Je connaissais René Barjavel surtout pour ses livres de Fantasy/SF tels que La nuit des Temps ou encore Le grand Secret. Mais c’est d’un tout autre livre dont il est question aujourd’hui.

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Résumé:

« Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Ce livre est très certainement la version la plus surprenante des légendes arthuriennes et surtout du magicien le plus mythique qui soit: Merlin. Et l’on est bien loin de l’image du vieux sage habituel.

Le Cerf Blanc: symbole de pureté, de sagesse et de connaissance. Une autre image de Merlin !

Merlin y est mystique, jeune et beau. Il puise sa puissance et sa jeunesse au coeur de la Forêt de Brocéliande, où il se promène sous la forme d’un Cerf Blanc, annonçant aux chevaliers du royaume de poursuivre une quête: le Graal ! 

Ses origines aussi sont différentes: Merlin y est ni plus ni moins que le fils du Diable !

Quand le Dieu unique venu de Jérusalem occupa le Continent, le Diable n’arriva plus à pervertir les hommes ; il mit enceinte une vierge dans le but de donner naissance à un antéchrist, mais Dieu, voyant que l’enfant avait hérité du cœur pur de sa mère, lui laissa ses pouvoirs diaboliques.

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Devenu adulte, Merlin utilise ses pouvoirs d’enchanteur pour trouver l’homme au cœur pur capable de trouver le Château Aventureux gardé par le Roi blessé afin d’en ramener le Saint Graal et, avec lui, le bonheur et la paix parmi les hommes.

Il implique dans cette quête de nombreux chevaliers, réunis autour de la table ronde du roi Arthur ; ceux en lesquels Merlin place le plus d’espoirs sont, successivement, Arthur, Perceval, et enfin Galaad plus connu sous le nom de Lancelot du Lac.

Ces trois personnages représentent les trois modèles de chevalier existants au Moyen Âge: le chevalier guerrier, le chevalier courtois et le chevalier en quête spirituelle.

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Cependant, Merlin, malgré ses pouvoirs et sa jeunesse éternelle, doute, souffre et succombe à l’amour de Viviane, la seule qui voit derrière l’Enchanteur l’être humain, la seule qu’il aimera et qui l’aimera pour ce qu’il est. Si l’on ne présente plus le célèbre trio amoureux Guenièvre/Arthur/Lancelot, la vie amoureuse de Merlin est beaucoup moins connue. Son amour pour la belle Viviane m’a d’autant plus passionnée ! 

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Barjavel lui rend ses lettres de noblesse avec cette très belle histoire. Les origines de Viviane, surnommée la Dame du Lac sont aussi intéressantes: elle décendrait de Dianela déesse de la chasse dans la mythologie romaine. Ce serait Merlin lui-même qui lui aurait fait découvrir ses pouvoirs… J’ai adoré l’ambiance de la Forêt de Brocéliande, qui paraît hors du temps, avec ses arbres millénaires et sa magie cachée.

Chaque chevalier est différent et j’ai pris plaisir à les (re)découvrir, notamment Perceval, qui a été élevé en dehors de Camelot en pleine natureSa mère pressentait déjà une vie de guerre pour son enfant et l’en a écarté pour le protéger. Mais il sufira d’un brève rencontre avec un beau chevalier en armure pour sceller son destin et celui de son amour, Bénie, une jeune paysanne, aussi frêle et douce que sa mère, Bénigne est revêche et amère. 

Autre chevalier, autre caractère: Gauvain, le séducteur de ces dames ! J’ai tout de suite pensé à la version dEoin Macken sans la série Merlin ! C’est quelqu’un d’enthousiaste et d’une extrême loyauté, mais dont le penchant pour les jolies femmes constituera un frein dans la Quête du Graal.

Enfin, Lancelot, l’enfant sauvé et élevée par Viviane, qui surpassera beaucoup de chevalier mais sa relation adultère avec la Reine lui sera fatale. Un personnage assez subtil qui m’a agréablement surprise !

Quant à Guenièvre, c’est une jeune femme pleine de caractère (elle dirige quand même le royaume de Logres en l’absence d’Arthur ! ) mais aussi très seule. Pas étonnant, qu’elle ait  craqué pour le beau Lancelot, son mariage était plus par devoir. 

J’avais peur de tomber dans des descriptions assommantes à laTolkien, et bien pas du tout ! L’écriture est splendide: onirique sans tomber dans le niais ou la lourdeur. Les chapitres sont assez courts et je tournais les pages sans même m’en apercevoir. Autant vous dire que j’ai été « enchantée » par ma lecture. En plus, c’est la première fois que je me lance dans les légendes arthuriennes !

Entre Amour, combats, quête spirituelle et légendes mirifiques, L’Enchanteur est un livre étonnant qui m’a très agréablement surprise ! Pour le coup, j’ai envie de découvrir aussi Les Dames à la licorne du même auteur !

DVD du week end: La Reine des Neiges (2002)

Ayant toujours été fan du conte original de La Reine des Neiges, je n’ai pas pu résister à cette adaptation de David Wu sortie en 2002 ! L’histoire du film est inspirée par le vieux film d’animation soviétique réalisé par Lev Atamanov sorti en 1957, lui-même largement fidèle au conte d’Andersen.

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Résumé:

« Depuis que sa mère a été retrouvée morte dans la neige alors qu’elle n’avait que 8 ans, Gerda déteste l’hiver et reste inconsolable, tout comme son père Wolfgang. Celui-ci, qui tient un hôtel, engage le jeune Kai comme groom. Bientôt, Gerda et Kai tombent amoureux, et la jeune fille se sent revivre. Mais un soir, Kai reçoit un éclat de glace dans l’œil. Il devient alors distant et méprisant. Une femme mystérieuse arrive à l’hôtel et enlève Kai, qui n’oppose guère de résistance. Gerda part à sa recherche… »

 

Mon avis:

Même si les effets spéciaux ont bien vieilli, cette version est plutôt agréable.

Gerda est une jeune femme fraîche et courageuse, qui n’hésite pas à partir seule dans le froid pour retrouver son amoureux. Je suis fan du personnage parce que c’est le premier conte que j’ai connu où c’est la fille qui a le rôle du « prince charmant », affrontant tous les dangers, tandis que c’est le jeune homme envoûté par la Méchante Reine, comme par une sirène qui incarne le demoiseau en détresse …

Kai est Gerda forment un couple assez mignon et le cadre hivernal est sympa, très comédie romantique. Pour Kai c’est son premier Coup de Foudre. Pour Gerda, c’est un nouveau départ suite à la mort brutale de sa mère, qui l’a traumatisée dans son enfance. J’ai aimé sa relation avec son père, qui apparaît peu mais que j’ai trouvé touchant dans son mutisme bourru.

Kai, était un jeune homme charmant jusqu’à ce qu’un étrange éclat de glace lui gèle littéralement ses émotions, ainsi que ses souvenirs. « Enlevé » par la Reine des Neiges, celui-ci n’est plus qu’un pantin sans âme, gardé comme un trophée.

Bridget Fonda incarne une Reine des Neiges assez moderne, à la fois glamour et glaciale. Je l’ai beaucoup apréciée. Ce n’est pas qu’un coeur de glace. C’est une femme très seule qui a oublié la notion même de Temps et de Sentiments. Kai représente pour elle une forme de rédemption, un nouvel amour. Mais même sous son emprise, le jeune homme a toujours la jeune Gerda dans son coeur, ce qui causera sa perte. 

Un téléfilm très agréable, qui donne envie de se replonger dans le conte d’origine. 

Le Secret de Terabithia

« Le Secret de Terabithia » ou Bridge to Terabithia en VO est un film fantastique réalisé par Gabor Csupo. On doit surtout de ce réalisateur, d’origine hongroise, des dessins animés jeunesse: Les Razmoket et La famille Delajungle. Ce film est l’adaptation du roman de Katherine Paterson écrit en 1977. 

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Résumé:

« Jess, un garçon issu d’une modeste famille nombreuse et Leslie, fille unique d’un couple d’écrivains, s’inventent un monde imaginaire, Térabithia, pour fuir la réalité de leur vie quotidienne… Mais lorsque cet univers magique prend vie, ils se retrouvent confrontés à des aventures plus périlleuses que ce qu’ils avaient pu imaginer. »

 

Mon avis:

Quel beau film ! Je n’ai plus été aussi émue depuis l’Histoire Sans Fin, c’est dire ! D’ailleurs Térabithia a un grand point commun avec ce dernier: l’imaginaire en guise de refuge contre une réalité morose.

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La vie n’est en effet pas facile pour Jess Aarons, un jeune garçon solitaire, âgé de 12 ans dont la famille, nombreuse, connaît des difficultés financières. Au collège, il est le souffre-douleur de deux garçons de sa classe et d’une fille de quatrième. À la maison, son père le rabroue sans arrêt, et seule sa passion pour le dessin lui offre une évasion.

Heureusement, il se lie d’amitié avec sa voisine, Leslie Burke, fille unique d’un couple d’écrivains, qui elle aussi a du mal à s’intégrer à l’école. Ensemble, ils jouent dans la forêt où ils s’inventent un monde imaginaire, Térabithia.

Visuellement magnifique, c’est une ode à l’imaginaire, l’Amitié et la famille. J’ai adoré l’esthétique, les créatures fantastiques, et la lumière particulière que dégage cet univers créé par deux enfants. J’ai beaucoup pensé au Monde fantastique d’Oz ! À l’opposé, le monde réel est triste, fade. Le thème de la violence scolaire est aussi très bien montré !

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Dans le casting, deux futurs stars: Josh Hutcherson (Peeta dans Hunger Games) et AnnaSophia Robb, révélée par Charlie et la Chocolaterie. Tout deux ont une jolie complicité, pleine de rire et de tendresse. C’est une très belle histoire d’Amitié, comme on en voit trop rarement au cinéma, surtout entre garçon et fille. Il y a aussi Zooey Deschanel en prof de musique, un rôle qui lui va comme un gant ! 

Je trouve dommage que les médiats l’aient comparé au« Le Monde de Narnia ». Certes, il est question d’aventures dans un monde féérique mais pas que. Le vrai fond de l’histoire se situe ailleurs et apporte un magnifique message. La fin est particulièrement marquante : j’ai pleuré ! 

Une petite pépite de cinéma encore trop méconnue !