« Riquet à la houppe » d’Amélie Nothomb

Amélie Nothomb m’a toujours fascinée. Comme Bernard Werber, elle a su créer sa propre atmosphère littéraire. J’ai toujours trouvé qu’elle dégageait quelque chose d’énigmatique, presque dérangeant. J’avais d’abord tenté de lire « Le voyage d’hiver »…que je n’ai absolument pas compris. Mais comme ma fascination pour cette autrice est toujours présente, j’ai voulu lire sa version du célèbre conte « Riquet à la Houppe ».

Résumé

L’exceptionnelle intelligence de Déodat n’avait d’égale que son extrême laideur. Trémière était incroyablement belle, mais on la disait simple d’esprit. Le destin les fit se rencontrer… 

Mon avis:

On ne compte plus les contes revisités ! Et j’étais vraiment curieuse de lire cette remodernisation du célèbre Riquet à la houppe de Perrault ! Et quelle belle surprise ! Nothomb a gardé le message d’origine : La beauté n’existe qu’à travers le regard de l’être aimé.

En fait, il n’est pas juste question de beauté où de laideur, pas plus que de bêtise ou d’intelligence. Mais de l’impact des « extrêmes » sur la société.

Déodat est un garçon d’une extrême intelligence. Très tôt il prend conscience de sa différence et du poids de son physique atypique. Sur ses parents d’abord. Puis sur « les autres ». Mais plutôt que de maudire le destin, Déodat se détourne de ses camarades et se prend de passion pour les oiseaux. Ce que j’ai adoré, c’est que son intelligence est plus émotionnelle qu’intellectuelle. Il n’y a ni rancoeur, ni arrogance chez lui. Sa passion pour les oiseaux lui sauve la vie en fait ! Car non seulement, ça lui évite de tomber dans le désir de vengeance, mais elle lui ouvre les portes de son avenir. Il découvre une autre forme de Beauté.

Trémière est d’une beauté diaphane et délicate. Mais à l’inverse de Déodat, elle est « lente ». Lente à marcher, à parler, à se faire comprendre. À l’école, c’est l’enfer pour la petite fille. Entre l’incompréhension des professeurs pour un niveau aussi faible et les jalousies des ses camarades pour sa trop grande beauté, elle a préféré se « fermer ». Ce qui n’a pas joué en sa faveur. Comme elle ne dit jamais rien, son entourage l’a qualifiée de « bête ». 

On peut dire que l’éducation n’est pas vraiment à l’honneur dans cette histoire ! La scolarité de nos deux héros m’a rappelé mon propre parcours ! Moi non plus, on ne savait pas dans quelle « case » me mettre. Et entre le mépris de la bêtise de Trémière et du « pourquoi, il ne va pas plus loin dans ses études » pour Déodat, j’ai eu autant de compassion pour l’un que pour l’autre !

Nothomb fait un portrait au vitriol d’une société d’artifice, avide de scandales.  La beauté comme la laideur sont prétexte aux pires inepties des médias. Et au milieu de ça, nos deux tourtereaux, qui n’en ont rien à foutre ! J’ai adoré !

La plume d’Amélie est très singulière. Belle dans sa précision, sa fausse limpidité. Elle assène ça et là des petites vérités bien senties. Elle invite à chercher le caractère, plutôt que l’apparence. Ce qui est la plus grande qualité de nos héros !

Le format du livre est très court, presque une nouvelle ! Je n’ai été rebutée à aucun moment dans ma lecture, qui s’est achevée rapidement !

Une jolie surprise ! Pour le coup, je suis curieuse de sa version de « Barbe- Bleue » quelqu’un l’a lu ? 

Les femmes en 8 livres

Hello à tous ! Cette année, pour la journée internationnale du Droits des femmes, je vous concocte une Pal spéciale ! 

  • Une saga à finir : Les Amazones, dernier tome de la saga des « mille femmes blanches » de Jim Fergus ! J’avais adoré les deux premiers livres ! L’histoire de l’amérique vue à travers les femmes !

« Elles étaient mille femmes blanches, troquées jadis par le chef Little Wolf contre autant de chevaux. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre l’État américain, accapareur de terres et massacreur d’une culture séculaire. Cette tribu fantôme d’amazones, guerrières indomptables, insoumises et rebelles, va passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération… »

 

  • Un livre instructif : Sans hésiter, Le grand mystère des règles de Taous Merakchi, alias Jack Parker. C’est bien simple, j’ai envie de lire ce livre depuis sa sortie ! Je suis sûre que cette lecture a beaucoup à m’apporter !

« Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ? Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet. Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique. Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions. Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescentes, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leur corps. Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher. Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques, et c’est tout l’objet de ce livre. »

  • Un livre « artistique » : L’aquarelliste de Béatrice Masini, parce que j’ai d’abord flashé sur la couverture et que le résumé s’annonce prometteur !

« Début du XIXe siècle, la Lombardie est sous domination autrichienne. Bianca, jeune peintre surdouée, fait ses premiers pas vers l’indépendance. À l’invitation de don Titta, un influent poète féru d’horticulture, elle entame la réalisation d’un catalogue illustré sur la flore, d’une richesse exceptionnelle, du domaine de Brusuglio. N’appartenant ni à la classe des maîtres ni à la domesticité, Bianca devient l’observatrice privilégiée de la demeure et commence à déceler des secrets. Elle se prend d’affection pour Pia, une jeune servante vive à qui elle souhaite communiquer un souffle de liberté. Ces quelques années à l’aube du Printemps des peuples vont mettre sa naïveté et sa droiture à l’épreuve de la complexité du monde. Un apprentissage majeur dans sa vie de femme et d’aquarelliste.

  • Un livre dépaysant: je suis très tentée par « Noces Indiennes » de Sharon Mass ! L’Inde et ses coutumes me fascinent depuis des années et je n’ai pas lu beaucoup sur le sujet !

Sur le thème des mariages contrariés ou imposés, trois destins rebelles, celui de Savitri fille d’un cuisinier de Madras amoureuse du fils du maître, celui de Nat l’orphelin et de Saroj, la Guyanaise, révoltée contre un père tyrannique se rejoignent pour tisser une vaste épopée.

 

 

 

  • Un témoignage : « Les corps abstinents » dEmmanuelle Richard. Là aussi un gros sujet incompris ! Quelle place à l’abstinence au sein de notre société où le sexe est devenu normalisé, catalogué et sur-analysé ? Ce livre m’intrigue !

Qui sont ces corps abstinents ? Intriguée par ce sujet tabou et opaque, abstinente elle-même pendant cinq ans, l’écrivaine Emmanuelle Richard a recueilli l’intimité de ces sexualités non partagées. Près de quarante personnes se confient, loin des stéréotypes et des idées approximatives, tissant peu à peu un récit polyphonique empreint de délicatesse. Par-delà la mélancolie, sans amertume ni ostentation, s’élève une parole forte sur l’absence du toucher où se laisse entendre l’universelle quête du sens. 

 

  • Un classique féminin :« Anne et la maison aux Pignons Verts » de Lucy Maud Mongomery. Et si j’accroche, je tente la série Netflix !

« Sur le quai de la gare, Matthew Cuthbert attend l’orphelin qui doit les aider, sa sœur Marilla et lui, aux travaux de la ferme. Mais c’est une petite rouquine aux yeux pétillants qui se présente… N’ayant pas le cœur de la renvoyer sur-le-champ, Matthew l’emmène dans leur maison aux pignons verts. Vive et pleine d’esprit, Anne parvient bien vite à conquérir Marilla et Matthew grâce à son imagination débordante, sa détermination et sa débrouillardise. Mais il ne faut pas longtemps avant que la fillette se retrouve dans de beaux draps. Par chance, il est devenu impossible pour les Cuthbert et les habitants d’Avonlea d’imaginer une existence sans elle. L’arrivée d’Anne a changé leur vie… »

  • Un livre « bucolique »: « Les Lendemains » de Mélissa Da Costa. Une femme qui se reconstruit grâce au contact de la nature? Ce roman me semble parfait pour le printemps, non?

Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu’elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d’essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu’à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d’avenir.

  • Une femme que j’admire : « Les tribulations d’une chamane à Paris » de Corine Sombrun. Parce que le chamanisme a été complètement démystifié grâce à cette femme. Et que son parcours de vie me passionne de plus en plus !

 « Après trois ans d’initiation en Mongolie, Corine Sombrun poursuit son apprentissage des rituels chamaniques à Paris. Provoquant tout d’abord l’incrédulité de ses proches, avant de se voir assaillie de demandes en tous genres. Déstabilisée, elle s’interroge sur la nature de ses nouvelles facultés et sur ses responsabilités face à des espoirs parfois démesurés. » Ils sont passionnants et libérateurs, ces allers-retours d’une fille comme nous entre la magie et le quotidien, Pigalle et la Mongolie, la solitude et l’amour, entre la spiritualité et… « Ma chamane bien-aimée ». « 

Et vous? Que voulez-vous lire en ce début de printemps ? 

« Que ma joie demeure » de Jean Giono

Je continue ma (re)découverte de l’oeuvre de Jean Giono avec un livre qui m’intriguait depuis bien longtemps ! 

Résumé:

Sur le rude plateau provençal de Grémone, quelques hommes peinent tristement sur leurs terres, chacun de leur côté. Ils comprendront le message de joie et d’espérance que leur apporte le sage Bobi, vagabond au coeur généreux, et, malgré les difficultés de l’existence, la joie renaîtra sur le plateau.
Que ma joie demeure est un hymne à la vie, un chant merveilleux en l’honneur de la nature, des hommes et des animaux.

Mon avis :

Déroutant. C’est le premier mot qui me vient après cette lecture ! De prime abord, j’ai eu l’impression de lire une sorte de conte pastoral ! Nous faisons la connaissance de Jourdain, un paysan solide et travailleur, qui aime sa terre et ses paysages. Mais le dur labeur des champs ne donne guère de place à la rêverie. Et pourtant…

Il va faire la connaissance d’un bien étrange personnage: Bobi, un homme aussi fantasque que mystérieux. Qui est-il?  Un vagabond? Un poète fou? Un vieux sage? Toujours est-il qu’il va marquer durablement le village de Grémone

J’ai, en effet, senti une grande séparation entre les hommes et la terre. D’un côté, le monde sauvage; beau, lumineux, parfois tourmenté,  insaisissable; de l’autre, des homme fatigués, tellement habitués à travailler sans relâche, qu’ils en ont oublié de vivre dans la Joie. Bobi est l’élément révélateur de ce malaise.

L’écriture est l’une des plus étranges que j’ai jamais lue ! Les descriptions de la nature sont de véritables tableaux ! Et en contre-partie, les dialogues et la construction du récit sont totalement déstructurés, au point que j’en ai eu du mal à suivre l’histoire ! Ce fut donc une lecture inconfortable. Pourtant je n’ai pas lâché le bouquin ! C’était plus fort que moi ! 

Ce livre pose un questionnement intéressant sur la place que « devrait » occuper l’homme au sein de la Nature. Mais aussi sur la Pauvreté, non pas matérielle mais émotionnelle. Les relations entre les gens du village sont assez équivoques sur ce sujet. Les dialogues sont dépouillés, d’ordre pratique. Et puis Bobi débarque avec sa poésie foutraque et tout est chamboulé.

 Qu’est-ce que la Joie apprès tout ? Est-ce une explosion de sentiments? Aimer un homme, une femme, un animal ? Ou alors est-ce mettre en collier des petits plaisirs ?  

En tout cas, Giono nous lègue là son livre le plus singulier. Plus qu’un livre, une expérience littéraire !

Playlist St Valentin: spécial Duo

Hello à tous ! En ce jour des amoureux, place à une playlist spécial duo ! N’hésitez pas à me faire des suggestions !

 

  • Mauss & Charlie:  Deux voix bien distinctes, un clip original ! Et Mauss  ressemble à Adam Driver  !

 

  • Un des plus jolis duos français/anglais : Cyril Paulus et Natasha Bedingfield ! La voix de Cyril me rappelle beaucoup Goldman dans ses jeunes années !

  • Parce que j’adore les métissages, la superbe version de « Paris » de Marc Lavoine et la belle algérienne Souad Massi

  • Quand Alex Kapranos (Franz Ferdinand) et Clara Luciani rendent hommage au mythique « Summer Wine » de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, ça donne un joli clip lumineux !

  • Et je termine avec le mythique À Ma Place de Zazie et Axel Bauer: une chanson essentielle sur la complexité des relations hommes/femmes. Le clip est percutant, je trouve !

Et vous, vous écoutez quoi ? 

 

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Mad Max : Fury Road

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné très tardive ! Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit sur un bon film Sf et celui-ci m’a pas mal intriguée !

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Mon avis:

Une chose est sûre: ce film doit être vu par un public averti !

L’histoire se passe dans un monde apocalyptique: Le monde est devenu une terre désertique où la civilisation s’est effondrée. Seuls  survivent les tyrans et sectes en tout genre qui continuent de s’entre-déchirer pour un bien plus précieux que l’or: l’eau ! L’un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe » (Hugh Keays-Byrne), un ancien militaire devenu un leader totalitaire et sans scrupule. Et il est particulièrement en colère !

Rien que cette partie du film m’a donné envie de vomir: « Immortan Joe » est plus qu’un tyran, c’est véritable monstre que ne se considère plus comme un humain.

En effet, Immortan Joe a été trahi par son meilleur élément, Furiosa. La mercenaire lui a pris son « bien » le plus précieux: ses femmes, et plus particulièrement ses « pondeuses » ! Dans le rôle, Charlize Theron, absolument magnifique ! Furiosa est plus qu’une mercenaire: c’est une justicière, une mère, une guerrière, prête à toutes les folies pour protéger la génération future. Elle m’a fait penser à une lionne !

Autre personnage fascinant dans sa complexité: Nux,(Nicolas Hoult, méconnaissable), l’un des hommes de mains les plus fervent de Joe. Nux est un illuminé, aussi maladif physiquement que mentalement. Il m’a donné la chair de poule !

Et au milieu de tout ce bordel, débarque Mad Max (Tom Hardy), capturé par Joe et ligoté…par intraveineuse à Nux ! Leur rencontre avec Furiosa sera on ne peut plus explosive ! Mais bien vite, tout trois comprennent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’associer s’ils veulent survivre !

J’ai aussi beaucoup aimé Tom Hardy, qui donne une autre dimension, moins kitch et plus rugueuse au mythique Mad Max ! Son personnage est économe de mots, observateur et très efficace dans l’action ! J’ai très envie de le voir dans d’autres rôles ! Physiquement, il me fait beaucoup penser à Kevin Cosner, dans ses jeunes années !

La principale qualité de ce film ? son féminisme ! Il dénonce à grandes images chocs l’un des pires esclavages qui soit: le trafic d’humains.

Mais d’autres thèmes non moins importants sont abordés, comme la folie extrémiste, l’Espoir d’un monde meilleur, et surtout la rage de vivre qui nous pousse à dépasser nos limites.

Un beau classique SF !

« Interstella 555 » de Matsumoto/Daft Punk

Hello à tous ! Pour terminer l’année, place à une curiosité geek cultissime pour tous les fans de mangas/animé ! Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est un film d’animation japonais musical de science-fiction, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et par le studio Toei Animation, co-réalisé par Bernard Deyriès en 2003. Il allie le graphisme de Leiji Matsumoto, dessinateur dAlbator et la musique de l’album Discovery du groupe Daft Punk

Résumé:

Un groupe de musique extra-terrestre, se retrouve kidnappé par un homme aussi mystérieux qu’inquiétant. Ils se retrouvent à jouer comme des robots sur Terre, sans aucun souvenirs de leur vie d’avant. 

Mon avis:

Un véritable OVNI ! Je connaissais l’album Discovery de Daft Punk, mais j’ignorais tout de l’histoire de la conception de cet album. Ou plutôt des clips, qui, mis bout à bout donnent cette splendide animation !

L’idée du film est conçue par le groupe pendant les sessions d’enregistrement de son deuxième album, Discovery. Ils entrent ensuite en contact avec Leiji Matsumoto, le mythique créateur d’Albator pour le graphisme du film

Et j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est bien moins « enfantine » qu’il n’y paraît !

Durant l’un de leurs concerts sur leur planète natale, quatre musiciens extra-terrestres à la peau bleue, sont enlevés par une sorte de commando d’élite terrien. Sous la direction d’un mystérieux imprésario aux cheveux gris, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe The Crescendolls .

Mais cette célébrité est amère: drogués et amnésiques, ils ont été façonnés de manière à plaire à leur nouveau public. Le contraste entre la version d’origine et la version « formatée » terrienne est saisissante. Amorphe et inexpressifs, ce ne sont plus que des robots qui jouent pour enrichir un homme sans scrupule.

Je ne raconterai pas la suite pour ceux qui veulent voir l’animation. Mais j’ai beaucoup aimé le mélange de science-fiction et de satire du monde de l’industrie musicale. Il y a aussi un côté assez romantique. La jeune Stella, bassiste du groupe est très belle, même si sa version Alien, m’a fait penser à une version manga adulte de la shtroumfette !

Sinon, j’ai bien aimé le message sur la liberté, tant artistique qu’individuelle !

Cette animation nous montre aussi qu’il n’y a pas forcément besoin de dialogue pour faire une histoire divertissante et cohérente ! Le graphisme unique de Matsumoto donne la touche nostalgique à tous les fans d’Albator !

En bref, j’ai adoré !

Joyeux Noël Mdagascar

Rien de tel qu’un petit Dreamworks spécial fêtes pour sortir de la morosité ! Cette année, c’est la bande de Madagascar qui reprend du service !

Résumé:

Le Père Noël et ses rennes se crashent sur l’île de Madagascar. Impossible pour eux de repartir : le Père Noël a perdu la mémoire ! Le lion Alex, le zèbre Marty, l’hippopotame Gloria, la girafe Melman et les manchots loufoques n’ont plus qu’une mission : sauver Noël…

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver notre petite troupe, à l’origine d’un zoo de New York, dans leur habitat naturel ! Mais ayant grandi parmi les humains, la vie sauvage les…ennuie parfois ! Et plus particulièrement Alex, qui a le blues de sa popularité au zoo ! Les pingouins ne sont pas en reste, ils végètent un peu dans leurs « entrainements militaires » ! Sans compter que le chafouin lémurien Julian n’en a pas fini avec eux ! 

Et voilà qu’un mystérieux personnage se crashe sur l’île: Le Père Noël, ni plus ni moins ! Le hic, c’est que le pauvre Klaus est amnésique et ne pense plus qu’à faire la fête sur cette île paradisiaque ! Pire: les rennes se révèlent être des être hautains, en guerre depuis des siècles contre…les pingouins du Pôle Nord dont ils ont pris le territoire ! Très bien vu cette rivalité inattendue, qui casse l’image bienveillante de ces créatures !

C’est du coup Alex et ses amis qui s’y collent pour la distribution des cadeaux, et ce n’est pas de la tarte ! De son côté, le père Noël découvre la personnalité sournoise du roi Julian et essaie, malgré son amnésie, de lui faire comprendre la joie d’offrir.

Toujours aussi colorés et plein d’humour, cette animation inédite donne la pêche et assène ici et là de jolis messages: la joie de donner et de recevoir, l’importance de l’amitié, la nostalgie d’un endroit aimé, le tout dans une belle ambiance festive!

À voir comme un épisode spécial, pour ceux qui ont déjà vu la saga des films !