Léo Pons

C’est marrant youtube. Certains jours, j’ai l’impression de voir un peu toujours les même trucs. Et puis j’ai découvert Léo Pons. Je suis tombé sur lui en cherchant la bande-annonce du Hobbit.

190315

Léo Pons, né le 4 octobre 1996 à Aurillac, est un réalisateur français.
Il réalise des publicités et des vidéos pour des marques et des entreprises, mais il est surtout connu pour être le réalisateur de films et vidéos à succès promouvant le Cantal, notamment Le Hobbit : Le Retour du roi du Cantal, un long métrage parodique adapté des romans de J. R. R. Tolkien et des films de Peter Jackson .

MV5BODhmZGRiODctOGM3Yi00ZjZjLTliMDktNDI2MDAzNDgyMmJmXkEyXkFqcGdeQXVyMzQ4ODMzMjY@._V1_

Je n’ai pas vu le Roi du Cantal en entier, je n’ai vu que la bande annonce. Et si les acteurs et costumes m’ont fait beaucoup rire pour le côté très kitch, j’ai en revanche été soufflée par les plans de nature. Même Elijah Wood, le Frodon original approuve ! Comme quoi, pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver de beaux paysages ! Qui plus est le réalisateur a collaboré avec les doubleurs officiels de la saga du Hobbit, excusez du peu ! En revanche j’ai vu récemment son dernier court-métrage : Le Buron. 

1738736.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Là encore, la photographie « pastorale » du film est très belle et cependant très différente, beaucoup plus sérieuse et inquiétante. En effet l’histoire se situe sous l’Occupation allemande. Nous y découvrons une espèce de huis-clos subtil entre un officier allemand blessé, et d’un bien étrange berger… L’ambiance mystérieuse est très réussie dans son ambiguïté ! Entre Histoire et légendes rustiques, nous assistons à une sorte de « guerre des nerfs » entre les deux hommes. J’ai beaucoup aimé les dialogues, la musique et la réflexion que ce film aborde. La vie simple des familles, l’absurdité de la guerre et la responsabilité de nos choix.  

Je vous mets la bande-annonce

Une belle surprise, très originale avec des acteurs charismatiques et une atmosphère qui tient en haleine ! À tester si vous aimer le terroir et la créativité !

Romance du week-end : Love in the villa

Parce que parfois, un peu de légèreté, ça fait du bien ! Et que j’étais curieuse de découvrir le charmant Tom Hopper dans le registre romantique! Il est cependant encore trop tôt pour les comédies de Noël ! Les feuilles jaunissent à peine ! Je prolonge donc encore un peu l’été avec la comédie Love in the Villa !

a7545ac93adc31bb17f75e669962a42f

Bon, on ne va pas se mentir, ce n’est pas la comédie de l’année. Mais je reconnais que j’ai pris un plaisir coupable à visionner cette bluette romantique. Ce n’est pas que le début soit cliché au possible. Non. c’est juste improbable et surtout mal joué… du moins dans la première partie. Présentation du début du film.

Julie est une romantique, une vraie. Elle voue un culte à Roméo et Juliette qu’elle tente de faire aimer à ses élèves. Si elle avait été prof dans un lycée, là OK, ce serait crédible. Mais à des maternelles ?! Seriously? Passons.

Après que son petit ami lui ait dit qu’il avait besoin d’une pause, elle décide de se rendre seule au voyage  à Vérone qu’elle leur avait réservé.  Les péripéties du voyage sont assez drôle, entre barrière de la langue et course effrénée dans les rues italiennes. Le chauffeur était assez sympathique…  mais bien trop calmepour un italien ! Arrivée à sa villa, voilà que Julie tombe nez à nez, (ou devrais-je dire, nez à torse) avec Charlie, un anglais taciturne qui a déjà réservé la dite villa ! Et c’est loin d’être un coup de foudre !

C’est là que le réalisateur a l’idée saugrenue de les faire se chamailler dans le registre de Tom et Jerry et…ça sonnait faux ! Tellement faux que lorsque Charlie décidé d’arrêter les chicaneries, j’ai eu l’impression qu’il le disait plus au réalisateur qu’à la fille ! C’est là que le film a vraiment commencé en fait ! Là, l’histoire a posé des bases moins bancales. On aurait dû commencé directement comme ça.  Si Tom Hopper est on ne peu plus charmant, Kat Grahame qui incarne Julie est tête à claque au possible. Elle est jolie mais son jeu est trop exagéré dans les scènes « comiques ». C’est d’autant plus dommage que le cadre est plutôt réussi avec une belle atmosphère chaleureuse et une jolie bande son.

Mais malgré ses défauts, j’ai bien aimé ce film. Parce que certaines idées étaient bonnes : Julie est une femme qui a été biberonnée à la romance intense de ses parents et a donc fait peur avec son idéal de perfection. Charlie au contraire est plus torturé par son passé… sans pour autant en faire étalage contrairement à Julie. Une pudeur toute britannique qui fait son vrai charme. C’est ce que j’ai préféré dans son personnage. J’ai aussi aimé l’esprit gastronomique du film, notamment le vin, qui a une jolie place. Enfin, la façon dont les décors italiens sont filmés est digne d’une carte postale et ça c’est plutôt agréable.

Un film loin d’être parfait donc, mais pas désagréable non plus.

Dracula Untold (Gary Shore)

L’automne se profile, le froid s’installe. Le moment rêvé pour frissonner devant un bon film au coin du feu. Et j’ai voulu découvrir Dracula Untold, avec Luke Evans dans le rôle principal. Et ce fut une très, très bonne surprise !

047909.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Résumé:

1462. La Transylvanie vit une période de calme précaire sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II propose de grossir les rangs de son armée par des enfants de son peuple dont son propre fils, le Destin du Prince changera de manière irréversible.

Bande annonce

Mon avis:

WOW. Voilà une relecture très originale du mythe de Dracula ! J’ai adoré le contexte de l’histoire ! Un homme prêt à tout pour sauver son peuple, même à l’impensable.

Vlad est un père de famille aimant et respecte ses soldats. Mais la situation tendue avec l’empire ottoman va lui faire prendre une décision dangereuse.

Le scénario est plus subtil qu’il n’y paraît. Et les thèmes abordés sont assez puissants. La dualité Bien et Mal. La Religion. Mais aussi les conséquence de nos choix. A-t-on  le droit perdre notre âme même pour sauver un peuple ? Pourquoi sacrifier des enfants dans la guerre ? L’amour peut-il traverser le Temps et les époques ? Gary Shore nous propose un Dracula des plus humains, tiraillé entre son devoir et son amour de père. Luke Evans est excellent, juste ce qu’il faut de muscle et d’intelligence, d’action et de sensibilité.

Côté ennemi, c’est Dominic Cooper qui interprète le sultan Mehmet II, un homme arrogant et perfide à la coiffure inattaquable ! Jamais vu des cheveux tenir aussi bien ! Ça m’a travaillée tout le long du film !

Blague à part, j’ai trouvé le film très équilibré dans sa mise en scène et ses combats. L’aspect surnaturel est particulièrement bien pensé ! J’ai notament adoré la fàcon dont Vlad se transforme en nuée de chasse-souris ! C’est rapide, fluide sans en faire trop. L’esthétique est belle tant dans les plans de nature que les effets surnaturel !

Un très bon cru pour les amateurs de fantastique ! Si vous aimez les relectures intelligentes, je recommande !

La prophétie de l’horloge

Hello à tous ! pour ce weekend, place à un bien joli film pour préparer Halloween ! J’aime de plus en plus Jack Black et ses comédies déjantées. J’ai donc voulu donné sa chance à La prophétie de l’horloge réalisé par Eli Roth en 2018. Et, ma foi, ce fut bien sympathique !

R.97dbd3aa610a71246bad960ab45ebf30

 

Résumé:

Lewis, jeune orphelin de 10 ans, part vivre chez son oncle Jonathan Barnavelt, un homme aussi fantasque que déroutant. Mais pas aussi dérangeant que sa demeure ancienne où l’on entend tous les soir un tic tac incessant à travers les murs…Et ce, malgré les centaines d’horloges de la maison ! Entre secrets et magie, le jeune garçon va vivre une aventure qu’il n’oubliera pas de sitôt !

Mon avis:

Quel beau film pour démarrer l’automne ! J’ai adoré cette histoire divertissante et originale ! Lewis est un jeune garçon de 10 ans brillant mais peureux. Il est aussi terriblement triste. La mort de ses parents est encore vivace chez lui. Sa rencontre avec son oncle Jonathan et sa voisine Florence va l’aider à la fois à grandir et vivre des aventures aussi farfelues que dangereuses !

On y retrouve un Jack Black au mieux de sa forme dans un rôle qui lui va comme un gant: Jonathan Barnavelt est un homme assez comique dans sa maladresse. Malgré ses lubies, il reste plus attachant que mystérieux…non sans un petit côté flippant ! À ses côté, l’excellente Cate Blanchett que j’ai juste adoré ! Son personnage, Florence Zimmerman, est un savoureux mélange de gouvernante strict et de Mary Poppins bad-ass ! Leur duo est très drôle dans le genre chien et chat !

Visuellement, le film est très réussi dans un univers travaillé et coloré ! La maison est un vrai personnage en soi, avec ses tableaux mouvants et…son fauteuil domestique ! L’histoire est prenante avec son lot de bonnes surprises, notamment l’excellent Kyle MacLachan dans le rôle du méchant ! Mais il n’est pas seulement question de magie: on y trouve des thèmes intemporels tels que l’amour maternel, la confiance en soi, le deuil, l’intégration scolaire. J’ai trouvé la fin assez mignonne !

Une petite confiserie fantastique à savourer au coin du feu ! Si vous avez aimé Stardust, foncez !

Love & Monsters (Micheal Matthews)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une sympathique comédie horrifique qui m’intriguait depuis sa sortie ! J’avais bien aimé Dylan OBrien dans sa série du labyrinthe et j’était donc curieuse de voir ce film !

OIP

Résumé:

 Sept ans après le «Monsterpocalypse», Joel Dawson (Dylan O’Brien), avec le reste de l’humanité, vit sous terre depuis que des créatures géantes ont pris le contrôle de la surface. 

Joel repense à sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), qu’il fréquentait à Fairfield avant que les évènements éclatent. Il est parvenu à renouer par radio avec elle, alors qu’elle est maintenant à 130 km dans une colonie côtière. Toujours amoureux d’elle et conscient qu’il n’y a plus rien pour lui ici sous terre, le jeune homme décide contre toute logique de s’aventurer vers sa dulcinée, malgré tous les monstres dangereux qui se dressent sur son chemin. Il va au passage s’allier avec un chien, seul lui aussi, ainsi que d’autres survivants.

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Love & Monsters est un petit Ovni ciné comme je les aime ! Situé entre la comédie romantique et la SF d’action, c’est un film qui rempli son job: on ne voit pas le temps passer !

Joel Dawson est un jeune homme très loin des héros SF bad ass et sûr de lui. Bien au contraire, il est dévoré de frustration et de culpabilité. Le simple fait de vivre cloîtré dans un Bunker pendant que des monstres rodent à la surface, est déjà en soi plutôt pénible. Mais c’est sa tendance à se tétaniser face au danger qui mine le plus Joel; il se sent seul, inutile, un boulet pour ses compagnons.

Aussi lorsqu’il retrouve par contact radio, Aimée, sa petite amie de lycée, il décide de la rejoindre coûte que coûte ! Commence alors une jolie quête initiatique où Joel, va grandir, panser ses blessures et trouver ses propres ressources de survie. Trois rencontres vont le transformer particulièrement: Clyde, un survivant au look de cowboy très Crocodile Dundie,  Minnow, une fillette aussi sauvageonne que caustique et surtout Boy, un chien errant qui lui donnera du courage et une affection plus que bienvenue ! Leur relation est mignonne comme tout !

Quel personnage, ce chien! C’est lui le vrai « héro bad ass » du film ! C’est probablement le plus beau rôle canin que j’ai pu voir depuis Milo dans The Mask !

Esthétiquement, c’est un film agréable à regarder: de beaux plans de nature, des monstres étonnants dans leur diversité ! Mais surtout, ce film sort joliment des clichés manichéens du genre ! Il y a du rythme, de bon dialogues et un beau message de passage à l’âge adulte.

Un blockbuster aussi efficace qu’original, à voir à deux si vous aimez la romance et la SF !

Coup de coeur: Arlo, le garçon alligator

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une découverte Netflix ! Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’aussi belle animation: Arlo le garçon alligator de Ryan Crego.

Arlo-the-Alligator-Boy-2021-NetNaija.xyz_

Résumé:

Né moitié humain, moitié-alligator, Arlo n’arrive pas à trouver sa place dans les marécages. Lorsqu’il apprend qu’il vient de New York, il décide de s’y rendre à la recherche de son père disparu. Il se lie d’amitié avec un groupe de personnages farfelus qui vont l’aider dans son entreprise.

Bande annonce

Mon avis: 

Quelle superbe découverte ! Arlo est un jeune garçon plein de peps et d’optimisme. Il adore chanter, courir partout et ne demande qu’à s’épanouir et profiter de la vie. Mais problème : il est à moitié alligator et ne connaît rien de ses origines. Il a été recueilli tel Moïse dans un panier dans les marécages. Sa mère adoptive Edmée est gentille mais elle voit bien que la partie humaine prend plus de place que l’animale. 

Lorsqu’ Edmée lui apprend que son père vit à New York, c’est un rêve qui se réalise ! En effet, Arlo a toujours aimé espionner les humains qui viennent en bateau . C’est de là que lui vient son amour de la musique. Et comme il est vu comme un extraterrestre par les autres animaux, il souffre beaucoup de sa différence même s’il tient à garder constamment un masque souriant. 

J’ai adoré la façon dont la quête d’Arlo se construit. Une quête universelle en fait: celle de trouver sa place en ce monde. Durant son périple, notre héro va faire la connaissance de Bertie, une dame géante au physique de lutteuse,  avec qui il va vivre des aventures trépidantes et se faire de nouveaux camarades.

Le côté comédie musicale ne m’a pas gênée, car il est bien exploité pour un public jeune. C’est entraînant, à la fois groovy et moderne.  Mais mon vrai coup de coeur c’est l’esthétique de cette animation ! Les couleurs sont vibrantes et chaleureuses, entre La princesse et la grenouille de Disney et Gravity Falls !

Les personnages sont attachants et rigolos. Et certains passages musicaux très poétiques ! Mon seul bémol c’est que le personnage de la mère d’Arlo n’a pas du tout été exploité ! Dommage, j’aurai bien voulu en savoir plus !

Une animation qui swingue et donne la pêche ! 

« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

pvphjajer54rnksutri8yk7sms-196

Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Mad Max : Fury Road

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné très tardive ! Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit sur un bon film Sf et celui-ci m’a pas mal intriguée !

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Mon avis:

Une chose est sûre: ce film doit être vu par un public averti !

L’histoire se passe dans un monde apocalyptique: Le monde est devenu une terre désertique où la civilisation s’est effondrée. Seuls  survivent les tyrans et sectes en tout genre qui continuent de s’entre-déchirer pour un bien plus précieux que l’or: l’eau ! L’un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe » (Hugh Keays-Byrne), un ancien militaire devenu un leader totalitaire et sans scrupule. Et il est particulièrement en colère !

Rien que cette partie du film m’a donné envie de vomir: « Immortan Joe » est plus qu’un tyran, c’est véritable monstre que ne se considère plus comme un humain.

En effet, Immortan Joe a été trahi par son meilleur élément, Furiosa. La mercenaire lui a pris son « bien » le plus précieux: ses femmes, et plus particulièrement ses « pondeuses » ! Dans le rôle, Charlize Theron, absolument magnifique ! Furiosa est plus qu’une mercenaire: c’est une justicière, une mère, une guerrière, prête à toutes les folies pour protéger la génération future. Elle m’a fait penser à une lionne !

Autre personnage fascinant dans sa complexité: Nux,(Nicolas Hoult, méconnaissable), l’un des hommes de mains les plus fervent de Joe. Nux est un illuminé, aussi maladif physiquement que mentalement. Il m’a donné la chair de poule !

Et au milieu de tout ce bordel, débarque Mad Max (Tom Hardy), capturé par Joe et ligoté…par intraveineuse à Nux ! Leur rencontre avec Furiosa sera on ne peut plus explosive ! Mais bien vite, tout trois comprennent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’associer s’ils veulent survivre !

J’ai aussi beaucoup aimé Tom Hardy, qui donne une autre dimension, moins kitch et plus rugueuse au mythique Mad Max ! Son personnage est économe de mots, observateur et très efficace dans l’action ! J’ai très envie de le voir dans d’autres rôles ! Physiquement, il me fait beaucoup penser à Kevin Cosner, dans ses jeunes années !

La principale qualité de ce film ? son féminisme ! Il dénonce à grandes images chocs l’un des pires esclavages qui soit: le trafic d’humains.

Mais d’autres thèmes non moins importants sont abordés, comme la folie extrémiste, l’Espoir d’un monde meilleur, et surtout la rage de vivre qui nous pousse à dépasser nos limites.

Un beau classique SF !