« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

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Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Mad Max : Fury Road

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné très tardive ! Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit sur un bon film Sf et celui-ci m’a pas mal intriguée !

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Mon avis:

Une chose est sûre: ce film doit être vu par un public averti !

L’histoire se passe dans un monde apocalyptique: Le monde est devenu une terre désertique où la civilisation s’est effondrée. Seuls  survivent les tyrans et sectes en tout genre qui continuent de s’entre-déchirer pour un bien plus précieux que l’or: l’eau ! L’un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe » (Hugh Keays-Byrne), un ancien militaire devenu un leader totalitaire et sans scrupule. Et il est particulièrement en colère !

Rien que cette partie du film m’a donné envie de vomir: « Immortan Joe » est plus qu’un tyran, c’est véritable monstre que ne se considère plus comme un humain.

En effet, Immortan Joe a été trahi par son meilleur élément, Furiosa. La mercenaire lui a pris son « bien » le plus précieux: ses femmes, et plus particulièrement ses « pondeuses » ! Dans le rôle, Charlize Theron, absolument magnifique ! Furiosa est plus qu’une mercenaire: c’est une justicière, une mère, une guerrière, prête à toutes les folies pour protéger la génération future. Elle m’a fait penser à une lionne !

Autre personnage fascinant dans sa complexité: Nux,(Nicolas Hoult, méconnaissable), l’un des hommes de mains les plus fervent de Joe. Nux est un illuminé, aussi maladif physiquement que mentalement. Il m’a donné la chair de poule !

Et au milieu de tout ce bordel, débarque Mad Max (Tom Hardy), capturé par Joe et ligoté…par intraveineuse à Nux ! Leur rencontre avec Furiosa sera on ne peut plus explosive ! Mais bien vite, tout trois comprennent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’associer s’ils veulent survivre !

J’ai aussi beaucoup aimé Tom Hardy, qui donne une autre dimension, moins kitch et plus rugueuse au mythique Mad Max ! Son personnage est économe de mots, observateur et très efficace dans l’action ! J’ai très envie de le voir dans d’autres rôles ! Physiquement, il me fait beaucoup penser à Kevin Cosner, dans ses jeunes années !

La principale qualité de ce film ? son féminisme ! Il dénonce à grandes images chocs l’un des pires esclavages qui soit: le trafic d’humains.

Mais d’autres thèmes non moins importants sont abordés, comme la folie extrémiste, l’Espoir d’un monde meilleur, et surtout la rage de vivre qui nous pousse à dépasser nos limites.

Un beau classique SF !

« L’Ascension » de Ludovic Bernard

Hello à tous ! Aujourd’hui, je devais regarder un film romantique pour mon challenge de films… mais rien ne me convenais vraiment. Et puis finalement, j’ai opté pour un film adapté d‘une histoire vraie !

Résumé:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Mon avis:

Une histoire digne d’un conte de Noël ! Ça fait tellement de bien de voir des parcours inspirants comme ça ! On dira ce que l’on veut, mais pour moi, ce film devrait faire partie des classiques à voir !

Samy Diakhaté est un jeune d’origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s’en sortir. Depuis le collège, il est amoureux de Nadia, employée du supermarché du quartier, d’origine maghrébine. Samy est un jeune homme gentil, d’une timidité adorable avec Nadia. Mais celle-ci reste sur la défensive, ce qui m’a d’abord un peu agacée, même si je comprends son point de vue.

Et voilà que sur une boutade, Samy fait un pari insensé: gravir l’Everest, le Toit du Monde ! Lui qui peine rien qu’à trouvé un boulot ! Sans avoir ni expérience de l’alpinisme ni même entraînement physique, il se jette dans l’aventure avec la ferme intention de prouver à sa belle qu’il n’est pas un tocard ! Le choc de la réalité du défi est rude. Mais il en faut plus pour le décourager.

Ce film est à la fois une leçon de courage et une jolie histoire d’amour. 

Pour Samy, son apprentissage est très dur mais aussi très intéressant. Il apprend l’endurance physique, l’importance de chaque souffle, l’instant présent perpétuel, indispensable à la survie. L’économie des mots, le poids du matériel. Le froid, la soif, le manque d’oxygène … Il découvre aussi une autre forme de solidarité, et les habitants du Népal, capables de porter des poids inimaginables !

Enfin, au milieu de tout ça, il s’accroche à son amour pour Nadia, qui lui donne la force d’avancer jusqu’au bout.

En parallèle, Nadia, en suivant les aventures de Samy, évolue, elle aussi. Elle doit affronter la colère de la mère de ce dernier, terrifiée de savoir son fils dans une épopée aussi dangereuse. Elle découvre aussi la solidarité de tout le quartier, ainsi que la radio locale !

 J’ai pu découvrir une autre facette d’Ahmed Sylla, dont je connais quelques sketchs. Ici, il nous offre ici une prestation touchante, sans être larmoyante. Son jeu sobre m’a beaucoup plu ! Un talent à suivre donc ! Quant à Nadia, elle prend les traits d’Alice Belaïdi, que je ne connaissais pas du tout, par contre ! Et là aussi, pas de trémolo, un jeu tout en douceur. J’ai bien aimé ce couple, bien qu’on le voie peu à l’écran ! Les paysages sont magnifiques, et la musique, parfaite. 

Un film inspirant, drôle et positif, qui change des romances guimauve et des films à Père Noël ! J’ai beaucoup aimé !

« Les Goonies » de Richard Donner (1985)

Les Goonies, c’est ma petite madeleine de Proust ! Et comme ce défi de noel a pour thème l’enfance, j’avais trop envie de le revoir ! 

Résumé:

Astoria est une modeste et paisible cité portuaire de la Côte Ouest. Trop paisible au gré de ses jeunes habitants. « Il ne se passe jamais rien ici », soupira un jour l’un d’eux, mélancolique. Mickey Walsh, treize ans, venait de prononcer une de ces phrases fatidiques qui annoncent parfois les aventures les plus étranges, les plus folles et les plus amusantes.

Mon avis:

Astoria est l’une de ces petites villes portuaires à la Cabot Cove. Derrière cette aventure à la Indiana Jones version jeunesse, on trouve des thèmes qui sont toujours d’actualité. Ici, c’est tout de prime abord l’argent qui parait au centre du film. 

Nous faisons la connaissance de la famille Walsh, qui traverse une période compliquée. Leur maison risque d’être rasée pour être remplacée pour être  par un terrain de golf. Pour le jeune Mickey, c’est un crève-coeur. Il ne pourra plus voir ses potes, la bande des « Goonies »: Bagou, Data, et le trop gourmand Choco. Son grand frère Brand, est plus lucide. Tous les deux ont certes, du mal à se comprendre mais il y a une belle tendresse entre eux.

J’aime beaucoup les autres membre de la bande: il y a d’abord Clark, surnommé « Mouth » (Bagou en vf). Il est la grande gueule du groupe, toujours prêt à sortir une vanne, même dans les pire moments. Il y a aussi Richard Wang alias Data, le geek-inspecteur gadget, qui a plus d’un tour sous son manteau. Et Laurent, surnommé Choco, l’estomac sur patte de la bande. 

Mickey, lui, est le personnage « déclencheur » de l’aventure. À la fois têtu et rêveur, j’avoue avoir eu un gros crush pour lui, quand j’étais enfant !

Alors que la bande déprimait complètement à l’idée de se séparer, ils décident de farfouiller dans le grenier des Walsh, rempli, de babioles et de pièces de musée. C’est là que Mickey découvre une vieille carte menant au trésor du pirate Willy le Borgne, grande légende locale dont le navire aurait disparu. Pour  ses amis, c’est l’occasion d’une dernière aventure avant de se séparer.

Mais pour Mickey, c’est le dernier espoir de sauver sa maison d’Elgin Perkins, un promoteur immobilier aussi froid que cupide. Le fils de ce dernier, Troy ne vaut d’ailleurs guère mieux que le père. 

Avec Choco, Data et Bagou, Mickey prend la carte et décident de se rendre au lieu décrit sur celle-ci: un vieux restaurant en bord de mer sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli, une famille de malfrat en cavale…

Entre action, énigme à résoudre et pièges dignes d‘Indiana Jones, la petite bande va devoir se serrer les coudes pour trouver le trésor avant les Fratelli. Le film a beaucoup de rythme, on ne s’ennuie pas. En revanche, j’avais oublié que ça gueulait autant durant  les scènes « effrayante » !

Et puis, ce film souffre tout de même d’un grand défaut : les filles ! En effet, deux jeune filles, Andy et Stephanie, se joignent au groupe et elles sont bien fades ! Autant Stéphanie, la binoclarde au franc-parler avait un certain charme, autant Andy est juste… niaise au possible. Son couple avec Brand est sympa mais trop cliché.

En revanche, grand coup de coeur pour « Ma » Fratelli, la méchante du film ! Elle m’avait impressionnée quand j’étais enfant. Il faut dire qu’elle a un physique très particulier, un genre de Tatie Danielle américaine. 

Mais au delà du côté aventure, j’ai aimé le fait que l’argent du trésor ait un but précis. Il ne s’agit pas de piller pour « s’enrichir », mais pour sauver ce qui nous appartient. Ça change des histoires de pirates habituelle et l’amitié adolescente est bien mise en avant.

Un classique jeunesse qui j’ai aimé revoir…avec mes yeux d’adulte ! 

Défi de Noël: un jour, un film !

Ho ! Ho ! Ho ! à tous ! Cette année j’ai décidé de faire un Calendrier de l’Avent un peu spécial pour les fêtes: Un Calendrier de films ! Histoire de changer un peu !

1er Décembre : Un film de ton enfance

2 décembre : Une comédie de Noël

3 décembre : Un dessin animé (Disney ou non)

4 décembre : Un documentaire

5 décembre : Une comédie romantique (de Noël ou non)

6 décembre : Un film Fantastique

7 décembre : Un livre adapté en film

8 décembre : un film en Noir et Blanc

9  décembre : un épisode de Noël (série de ton choix)

10 décembre : film de science-fiction

11 décembre : une Biopic

12 décembre : un film se déroulant dans le désert (au moins un scène)

13 décembre : une comédie romantique ET fantastique

14 décembre : Un film en costume, pas forcément de Noël

15 décembre : un film musical

16 décembre : un film à voir à deux (romantique ou non)

17 décembre : un film qui fait (pas trop) peur

18 décembre : un film non jeunesse dont le héro est un enfant

19 décembre : un film que ton entourage déteste mais que tu adore

20 décembre : un film que ton entourage adore mais que tu déteste

21 décembre : un film dont tu as loupé la sortie ciné

22 décembre : un film dont tu as vu la sortie ciné

23 décembre : un court-métrage

24 décembre : un film où il y a de la cuisine

25 décembre : un film qui t’as fait pleurer

Je vous souhaite un bon visionnage !

« Souvenirs de Marnie » de Ghibli (2014)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique Ghibli ! Je vais bien finir par tous les voir ! Cette semaine j’ai choisi Souvenirs de Marnie, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, de qui on doit le magnifique Arietty !

Résumé:

« Anna, une jeune fille solitaire, est envoyée en bord de mer pour soigner son asthme. Sur place, en se baladant, l’adolescente découvre une vieille maison délabrée au milieu des marais, qui, le soir venu, semble habitée. Elle y fait la connaissance de Marnie, une jeune fille blonde et mystérieuse… »

Mon avis:

Encore une fois, j’ai été envoûtée par cet animé ! L’histoire est inspirée du roman When Marnie Was There de Joan G. Robinson.

Anna, une jeune fille solitaire et timide, a perdu sa famille très jeune et vit avec ses parents adoptifs. Suite à des problèmes respiratoires, sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des parents à elle : Setsu et Kiyomasa Oiwa, un couple jovial et sympathique qui vit en bord de mer. Mais l’intégration d’Anna est compliquée au village; entre son caractère fermé et ses yeux bleus d’occidentale, elle est vue comme une curiosité, ce qu’elle ne supporte pas. 

Un jour, en se promenant, Anna découvre une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Cette maison inhabitée a la réputation d’être hantée. Mais ce n’est pas ça qui fascine la jeune fille. Elle a déjà vu cette bâtisse, elle en est sûre ! Elle est d’autant plus troublée que le soir venu, il lui semble voir une jeune fille blonde à la fenêtre. Ainsi commence sa rencontre avec Marnie.

Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue. J’ai tout de suite adoré Anna, une jeune fille garçon manqué et sombre qui cache tant bien que mal un mal être profond. Sa rencontre avec Marnie, jeune fille diaphane et lunaire, va mettre en lumière un lien fort qui va au delà du temps et des mots. J’ai été très intriguée par cette jeune fille, qui semble sortir d’un roman de la comtesse de Ségur, tant dans son apparence que dans son histoire ! 

J’ai aimé aussi les personnes du village: un vieux marin mutique, une ado rondouillarde et curieuse, et Sayaka, une petite fille à couette fascinée par l’histoire de « La Maison du Marais ». Sa curiosité et son caractère vif sauve le film du trémolo et du pathos. Ce film parle d’amitié, de deuil, de non-dit, de famille et de pardon. Mais il y a aussi des scènes tendres et une pudeur touchante.

Le dessin est coloré et doux, surtout dans les scènes de nature. On reconnaît là la patte du réalisateur d’Arietty, qui m’avait éblouie avec ses jardins de fleurs ! 

Un très bel animé, tendre et touchant, qui fait réfléchir.

 

Amélie Poulain

Hello à tous ! En ces temps un peu gris, (dans tous les sens du terme), j’ai décidé de mettre un peu de couleur! J’ai ainsi voulu redonner une chance au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet !

Résumé:

« La vie d’Amélie est semée d’évènements insolites et parfois traumatisants. Serveuse dans un bar de Montmartre, elle aime observer les gens et faire le bien autour d’elle. Elle invente pour cela toutes sortes de stratagèmes pour intervenir dans la vie des autres sans se faire voir. Au fil des rencontres, elle fait la connaissance de Nino, un drôle de jeune homme qui collectionne les clichés abandonnés dans les Photomatons. »

Mon avis:

Je retire toutes mes médisances sur ce film ! Plus qu’un joli décor désuet et rétro, Amélie est un conte frais et optimiste qui fait vraiment du bien ! Et au final, il n’est pas si niais que ça sous bien des égards. 

Déjà, Amélie a grandi dans une solitude telle qu’elle se réfugie dans son imaginaire fantasque pour ne pas souffrir davantage.  Elle aime les plaisirs simples et observer la vie des autres depuis le Café du Moulin où elle est serveuse. C’est une femme-enfant un peu paumée qui a du mal à se lier aux autres. Mais un événement inattendu va lui faire prendre une décision assez farfelue: puisqu’elle n’arrive pas à embellir sa vie, elle va s’occuper de celle des autres ! De confidences touchantes en revirement inattendu, Amélie va, peu à peu, s’ouvrir au monde…

J’ai bien aimé la façon dont Amélie observe le monde et les gens, sans cynisme, avec  beaucoup d’amusement. Au fil de l’histoire, le narrateur nous présente toute une série de personnages, parfois agaçants, parfois truculents, presque toujours attachants.

De la copine Hôtesse de l’air à la collègue « guérisseuse », de l’hypocondriaque buraliste à la concierge nostalgique, on s’amuse et on s’émeut de ces petites tranches de vie ordinaires. Cependant deux personnages ne sont pas aussi sympathiques. Il y a d’abord Joseph, un homme amer, posséssif et jaloux. Il n’en finit pas de ruminer ses aigreurs au point d’en devenir détestable. Mais ce n’est rien par rapport à Colignon, l’exemple type du franchouillard raciste et méchant. Il est le seul auquel Amélie refuse de « faire le bonheur ».

Enfin, il y a le mystérieux « Homme de verre », le vieux voisin d’Amélie qui passe son temps à peindre le même tableau de Renoir. En grand-père bougon et bourru, c’est lui qui va aider Amélie à faire le Grand Saut de sa Vie: oser aborder Nino, un jeune homme aussi rêveur et marginal qu’elle. 

Très joli personnage, ce Nino: timide, il parle peu, mais sa passion pour collectionner les trucs inutiles vont l’amener à une curieuse affaire de photo … et d’une jolie justicière en Zoro ^^.  Nous retrouvons des tête connues de l’univers Jeunet, notamment Dominique Pinon, parfaitement détestable dans le rôle de Joseph !

Bonne surprise pour Jamel Debbouze, qui nous fait un jeune homme bien plus sobre et sensible que dans ses autres rôle. Je regrette juste que le réalisateur lui ai donné un nom occidental dans le film ! Ç’aurait été plus réaliste s’il lui avait mis un nom arabe. L’impact raciste aurait été d’autant plus fort pour Colignon ! Dans le rôle de celui-ci, Urbain Cancellier se prête au jeu avec un plaisir sadique.

Mais j’ai aimé l’atmosphère, la photographie, les costumes et le romantisme du film.

En fait, je crois que si je l’ai autant aimé aujourd’hui, c’est  parce que j’ai, plus que jamais, envie de voir de la poésie dans des banalités de tous les jours, et de garder mon âme d’enfant.

En tout cas, j’ai adoré redécouvrir la beauté rétro et colorée de ce film. Ça m’a fait le plus grand bien en cette période  !

Le Grimoire d’Arkandias (2014)

La France manque cruellement de films fantastiques pour la jeunesse. Aussi j’ai voulu donner sa chance au Grimoire d’Arkandias, l’adaptation du livre d’Éric Boisset réalisé par Alexandre Castagnetti et Julien Simonet.

Résumé:

Dans le village de Ronenval, tout semble normal. Trop normal pour Théo qui ne rêve que d’une chose : échapper à son destin de boloss. Un jour, il déniche à la bibliothèque un livre de magie qui contient les secrets de fabrication d’une bague d’invisibilité. Avec l’aide de ses meilleurs amis Bonnav et Laura, il décide de fabriquer cette bague. Surprise : Théo disparaît pour de bon ! Victime de trois sorcières, il reste bloqué dans l’invisibilité…Il se lance alors dans une course effrénée contre le temps. Arkandias, un étrange individu toujours à leurs trousses, est peut être le seul à pouvoir les aider.

Mon avis:

Sans être le film du siècle, j’ai pu apprécier cette adaptation.

Théo est un garçon devenu aquaphobe depuis la mort de son père, sauveteur. Pour couronner le tout il n’a pas vraiment la côte à l’école et sa mère a été licenciée, suite à une erreur judiciaire pour le vol d’un tableau. Un jour, dans la bibliothèque du village, il découvre un étrange livre de magie révélant les secrets de fabrication d’une bague d’invisibilité.

Pour Théo, c’est l’occasion de reprendre le tableau et d’innocenter sa mère. Mais tout se complique. Si l’expérience de l’invisibilité est réussie, il ne peut plus réapparaître car une voleuse lui a pris sa bague ! Seule lumière au bout du tunnel: le sorcier Arkandias, qui est à l’origine le la formule de la bague.

J’étais sceptique quant à Christian Clavier en vieux sorcier… et bien bonne surprise ! Il a bien su tenir ce rôle à la fois bourru, mystérieux et attachant. À l’inverse d’Astérix où je l’avais détesté, il nous fait là un vrai personnage, pas un sorcier-Jaquouille !

Les enfants jouent de façon correcte, à part peut-être Pauline Brisy qui fait Laura, l’ado en pleine « crise ». Je l’ai trouvée bien fade pour une rebelle. En revanche, je ne sais plus le nom de l’acteur qui jouait la brute épaisse de l’école mais là, belle performance ! J’ai vraiment eu envie de l’étriper ! 

Bien vu aussi de mettre Isabelle Nanti dans le rôle de la voleuse de tableau ! Elle est terrifiante ! Ça change de la voir en méchante et ça lui va plutôt bien.

Les trois voleuses m’ont fait penser aux cambrioleurs de Maman j’ai raté l’avion dans leur bêtise et leur cupidité. Rien de bien nouveau. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus déçue.

Le film aurait pu être beaucoup plus noir au vu de ses ingrédients: brimades scolaires, difficultés financières, magie puissante. L’univers des livres était plus sombre et c’est dommage de l’avoir édulcoré de la sorte.

La France fait peu de films de ce genre et tâtonne encore beaucoup ! Il n’y à qu’à voir Merlin ! Quand les Anglais ont Colin Morgan, nous on a Gérard Jugnot

Mais c’est un début. Pour une fois qu’on nous propose autre chose ! La morale du film est proche de celle du Bout du Monde: un jeune garçon qui surmonte à la fois une peur et un deuil.

Un film en demi-teinte qui avait plus de potentiel qu’on pourrait le croire ! À quand un vrai film de magie qui ne tombe pas dans la comédie franchouillarde ?