Les lumières de septembre

Comme vous le savez, j’aime beaucoup l’univers de Carlos Ruiz Zafón, entre le gothique et le fantastique ! Et avec un titre pareil, ce livre était parfait pour débuter l’automne !

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Résumé:

« 1937. Au manoir de Cravenmoore, en Normandie, la jeune Irène et son frère Dorian arpentent pour la première fois les couloirs interminables, les pièces interdites peuplées de marionnettes et d’automates, tout un univers étrange et fascinant… Sous l’oeil de leur mère, Simone, récemment embauchée comme femme de charge auprès du propriétaire des lieux, l’inventeur de jouets Lazarus Jann, les enfants redonnent vie à la vieille demeure. Mais leurs jeux et leurs rires réveillent bientôt quelque chose…
Une ombre maléfique, oubliée depuis vingt ans, qui ne demande qu’à faire à nouveau couler le sang… »

Mon avis:

Même si les thèmes sont les mêmes que les deux autres ouvrages du Cycle de la Brume, (à savoir: secret de famille, bâtisses anciennes et Esprit Tourmenté), c’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’atmosphère si particulière de cet auteur.

Nous suivons les aventures de la famille Sauvelle, qui peine à joindre les deux bout suite à la mort de leur père. Criblés de dettes la jeune cadette de 16 ans Irène, va même jusqu’à travailler à l’insu de Simone, sa mère. Mais voilà que celle-ci reçoit une lettre pour un travail de femme de ménage en Normandie, chez un certain Lazarus Jann. Le cadre est en apparence idylique: un château de conte de fées, un village charmant, un salaire au delà de toute espérance.

Irène s’aclimate assez vite au village, et se lie d’amitié avec la pétulante Hanna, la cuisinière de leur bienfaiteur: une jeune fille très bavarde, et un brin prétencieuse, aux antipodes de son cousin Ismaël, un aprenti marin, timide et assez mignon.

En revanche, le manoir de Cravenmoore la met de plus en plus mal à l’aise, et pas seulement à cause des automates plus vrais que nature. Il s’est passé un événement grave au sein de cette demeure, elle en est persuadée. D’autant qu’une Ombre, acidentellement libérée sème la terreur au sein de cette étrange maison.

Dorian, de son côté est beaucoup plus replié sur lui-même, se réfugiant dans ses rêveries.  Sa rencontre avec le mystérieux Lazarus va le chambouler. Fasciné par les automates et l’étange personalité de leur nouveau maître, il est beaucoup plus influençable et sensible que sa petite soeur.

Le travail de Simone va bien plus loin que le simple ménage. Elle doit aussi s’occuper de la paperasse et autre courrier en tout genre…sauf pour un destinataire particulier. Elle fait son travail sans rechigner, ni se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Quant au maître des lieux Lazarus, c’est un homme de prime abord aimable et cultivé, qui souffre d’une profonde solitude depuis la mort brutale de sa femme d’une maladie inconnue. La famille Sauvelle lui mettra du baume au coeur pendant un temps. Mais ses demandes excentriques et sa façon de fuir le monde réel en font un personnage ambigü, pas spécialement inquiétant mais déroutant. Il semble cacher un lourd secret (malédiction?) qui l’empêche d’aller de l’avant.

J’ai adoré la façon dont le décor change et s’assombrit au fil de l’histoire. L’auteur joue avec nos nerfs sans jamais tomber dans le trop glauque/gore comme dans un thriller par exemple. On est plus dans l’émotion que dans l’horreur, ce qui est pour moi plus intéressant. La tension s’insuffle progressivement, jusqu’à la révélation finale, plutôt bien tournée j’ai trouvé !

En conclusion: Si vous aimez les ambiances fantômatiques à la Crimson Peak ou encore la Dame en noir, ce livre répondra à vos attentes ! 

Le palais de minuit

Comme j’ai changé mon thème en avance, j’en profite pour poster cette chronique qui sommeillait dans mes archives !

Je continue donc mon exploration de l’univers de Carlos Ruiz Zafon. Et avant d’entamer l‘Ombre du Vent, (la suite du Jeu de l’Ange), je retourne en Inde avec Le Palais de Minuit

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Résumé:

Calcutta, 1916. Un soldat anglais fuit dans les ombres nocturnes de la Cité des palais. Au creux de ses bras, il abrite des jumeaux de quelques jours qu’il vient d’arracher à un mystérieux criminel. Confiés à leur grand-mère, les jumeaux, un garçon et une fille, sont séparés. Sheere reste avec sa grand-mère, Ben est confié à un orphelinat. Le jour de leur seize ans, Sheere retrouve Ben à l’orphelinat. Il s’y est fait six fidèles amis avec lesquels il a formé la Chowdar Society. La nuit, les sept enfants se réunissent dans une grande bâtisse désolée qu’ils ont baptisée le « Palais de Minuit ». A son tour, Sheere est admise à la Chowdar Society. Mais dès que les jumeaux sont réunis, une force maléfique semble se réveiller. Un train de feu tout droit sorti de l’enfer les terrorise. Une ombre liquide s’acharne contre eux. Qui est l’être, ou le démon, à l’œuvre derrière les attaques répétées contre Sheere et Ben ? Pourquoi leur manifeste-t-il une haine aussi implacable ?

Mon avis:

Traînant dans ma PAL depuis cet été, j’ai enfin pris le temps de lire ce livre ! J’ai donc replongé avec grand plaisir dans l’ambiance très particulière de l’écrivain espagnol ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait soigner ses intrigues ! Toujours ce subtil mélange de policier, de fantastique…et de personnages ombrageux ! À commencer par Jawahal, le « démon » de cette histoire: froid, inquiétant et cynique, il n’aspire qu’à une chose, la vengeance. Mais revenons à l’histoire proprement dite.

Tout commence donc par le sauvetage de deux bébés par un courageux soldat britannique. Au prix de sa vie, il réussit à rendre les deux enfants à leur grand-mère qui déposera l’un des deux (un garçon) dans le plus grand secret dans un orphelinat. Elle gardera avec elle le deuxième (une fille). Thomas Carter, le directeur de l’orphelinat deviendra comme un père d’adoption pour le garçon, qu’il appellera Ben. Celui-ci mène une enfance plutôt heureuse. Avec une bande d’amis, il créé une sorte de société secrète dont les rendez-vous ont lieu dans une vieille ruine de Calcutta qu’ils ont baptisé Le Palais de minuit. Mais les années passent et bientôt Ben atteint 16 ans, l’âge où il ne bénéficie plus de la protection de Thomas Carter. C’est lors de la fête d’adieu donnée à l’orphelinat qu’il rencontre Sheere. Et instinctivement, il comprend qu’un lien particulier l’unit à la jeune fille sans savoir lequel. Et bien que la Chowdar Society est sur le point de se dissoudre, il n’hésite pas à l’admettre comme membre. Mais à partir de là, une série d’événements étranges vont se succéder les uns après les autres… Et cet ennemi spectral, Jawahal, qui les poursuit avec ses yeux perçants et ses mains gantées de noir…qui cachent des flammes redoutables !

Une fois de plus, j’ai été totalement happée par l’histoire. Le ton du livre est à la fois précis, oppressant et poétique. Zafon n’a pas son pareil pour créer une ambiance telle qu’on a l’impression que même les pierres peuvent parler ! L’histoire est celle d’un amour perdu, d’un horrible secret de famille, d’une vengeance destructrice, de retrouvailles douces-amères, de mensonges, aussi. Le tout avec une pointe de fantastique finement dosée. Le résultat est totalement addictif: impossible de décrocher !!!

Un livre autant pour les ados que les adultes, que je recommande chaudement, si vous aimez les atmosphères mystérieuses et les histoires de fantômes !

Lectures d’été

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Pour ce mois d’aout, j’ai décidé de mettre à jour ma PAL.  Elle s’agrandit de jour en jour et à besoin d’un ordre de priorité ! Voici donc un petit résumé sur les livres qui m’attirent en ce moment.

La balade d’Hester Day de Mercedes Helwein aux édition La Belle Colère. Un roman atypique sur un ado en pleine crise. Ce livre m’intrigue énormément !

Le fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux qui traîne depuis un bon moment ! J’ai pour objectif de lire au moins un classique ! L’adaptation ciné est aussi au programme !

Eleanor et Park de Raibow Rowell, parce qu’une romance ado, ça ne fait de mal à personne !

La femme perdue de Nicole Mones, une de mes premières lecture de France Loisirs que je n’ai encore jamais chroniqué ! Une relecture s’impose !

Le Gardenia Blanc de Belinda Alexandra. Parce que j’aime les parcours de femme et que celui-ci a l’air passionnant !

Le Palais de Minuit de Carlos Ruiz Zafon, dont j’apprécie de plus en plus l’univers ! J’aime l’ambiance mystérieuses de ses livres !

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg, qui vient de ressortir chez J’ai lu ! Là, c’est une chronique littéraire qui m’a décidée !

Et je termine avec les Suprêmes d’Edward Kelsey Moore dont je n’arrête pas de loucher sur la couverture !!!

 

Si vous avez des suggestions sur quel livre commencer, je suis preneuse !