« Sous le charme d’Harriet »

Ça devait arriver ! À force de traîner chez Persie, Milady et In Need of Prince Charming, j’ai cédé à la tentation: j’ai lu ma première romance historique ! 

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Résumé:

« Résignée à rester vieille fille, Harriet Benson travaille pour la célèbre agence Evensong où ses talents d’organisatrice font merveille. Sa patronne la recommande à sir Thomas Featherstone, qui cherche une assistante pour monter une association d’artistes, projet ambitieux que ce mécène visionnaire est bien incapable de gérer seul. Et c’est là que les ennuis commencent… Car sir Thomas tombe fou amoureux de la jeune fille au premier regard et lui propose de devenir sa maîtresse. Harriet y voit l’occasion inespérée d’échapper quelque temps à son quotidien morose. Sauf que les apparences sont parfois trompeuses. »

Mon avis:

Étant plus une lectrice de romances contemporaines de type chick-lit, j’étais curieuse de m’initier à cet autre genre ! Et je l’ai trouvé… rafraîchissant sur plusieurs points: 

  1. Sir Thomas Featherstone est vierge ! Ce qui le pèse et le rend du même coup assez attachant en fait. Parce qu’il est à l’aise en société, son entourage le prend pour un Don Juan. Or il n’en est rien. Sa rencontre avec la belle Harriet va le troubler et lui donner l’envie d’enfin se dévergonder un peu.
  2. Concernant Harriet, c’est une femme de caractère, sensible et…qui sort des critères de beauté de son époque. Elle est brune, pulpeuse et myope comme une taupe ! Quand les « belles femmes » sont frêles, blonde et pâles. Elle complexe beaucoup sur son physique, notamment une vilaine cicatrice sur son ventre. Elle a sa fierté et est loin d’être idiote. Elle est aussi vierge et se considère comme banale. Aussi, elle a du mal à croire que le beau Thomas soit dans le même cas qu’elle !

J’ai aimé l’aspect « initiatique » de la sexualité. Quand, dans beaucoup de comédies romantiques, les deux tourtereaux couchent d’abord ensembles avant de faire connaissance, c’est tout l’inverse ici. Chaque contact a son importance, du simple regard à l’acte en lui-même. 

L’histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais reste agréable malgré quelques anachronismes (des préservatifs dans les années 1800 ??? ) .

J’ai regretté que le père de Harriet ne soit pas plus développé cependant. Cet homme amer, qui a perdu ses deux épouses doit faire face à une situation  financière difficile en s’occupant de ses trois enfants. Mais quand Harriet lui propose son l’aide, il refuse catégoriquement. Au point de devenir violent. Au point que même ses deux autres enfants (des jumeaux) s’enfuient de la maison, refusant de travailler à l’usine, alors qu’ils sont si brillants dans leurs études.

Ses frères, quant à eux, sont trop caricaturaux et n’apparaissent pas assez dans le roman pour me faire une opinion. Mais le cadre anglais est très agréable !

Un livre loin d’être parfait, mais facile à lire et sympathique ! Je réessaierai ce genre de romance ! 

 

Hanami: la fête du printemps

Aujourd’hui, place à un article « japonisant » pour célébrer le retour des beaux jours !

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Le hanami, littéralement, « regarder les fleurs », est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura), lorsqu’à partir de fin mars ou début avril, elles entrent en pleine floraison.

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La pratique du hanami est vieille de plusieurs siècles. On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara (710-784) à l’époque où la dynastie chinoise Tang a fortement influencé le Japon, entre autres en apportant la coutume d’apprécier les fleurs. Cependant, il existait au départ une autre  forme de hanami concernant l’abricotier du Japon (une), précédant celui des cerisiers du Japon, ainsi que du pêcher, succédant aux cerisiers. C‘était ces fleurs dune (abricotier) que les gens admiraient à cette époque. Ce n’est que durant la période Heian que les sakura ont commencé à attirer plus d’attention. Depuis cette époque, dans le tanka et le haïku, le mot fleur est très fortement lié au sakura.

Les sakura (cerisiers) étaient à l’origine employés comme annonciateur de la saison de plantation du riz. Les gens croyant à l’existence de dieux à l’intérieur des arbres faisaient des offrandes aux pieds des sakura. Ensuite, ils participaient à l’offrande en buvant du saké. L’empereur Saga, qui a donné son nom à la région de Sagano, et qui vécut à la période Heian, a adapté cette coutume et en a fait des fêtes de « contemplation des fleurs » accompagnées de saké et de mets variés, sous les branches des cerisiers en fleur dans la cour impériale à Kyōto. Des poésies étaient écrites, louant la délicatesse des fleurs, qui étaient vues comme une métaphore de la vie elle-même, lumineuse et belle, mais passagère et éphémère. Ceci serait le début de la coutume des hanami. 

La coutume a été, à l’origine, limitée à l’élite de la cour impériale, mais s’est rapidement répandue à la société des samouraïs, et, à partir, de la période Edo aux gens du peuple. Sous les arbres de sakura, ils prenaient un repas et buvaient du saké dans l’allégresse. 

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De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour pique-niquer, discuter, chanter sous les cerisiers en fleurs. Le symbole du cerisier est très populaire, que ce soit dans les haïkus, les peintures ou les mangas/animés… Ci-dessous, le sublime « 20 cm par seconde », qui met particulièrement bien en valeur le printemps *_* 

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Si les cerisiers du Japon sont plus populaires pour les hanami, particulièrement chez les jeunes, les personnes plus âgées préfèrent l’atmosphère des hanami de l’une, (abricotier) plus ancien.

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Enfin cette « glorification de l’éphémère » a lieu aussi en automne, cette fois-ci avec le momijigari, littéralement « chasse aux feuilles rouges » pour célébrer l’érable japonais !

Beau début de printemps à tous !

L’homme qui tua Lucky Luke (BD)

,Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une jolie curiosité BD !

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Résumé:

« Par une nuit orageuse, Lucky Luke arrive dans la bourgade boueuse de Froggy Town. Comme dans de nombreuses villes de l’Ouest, une poignée d’hommes y poursuit le rêve fou de trouver de l’or. Luke souhaite y faire une halte rapide. Mais il ne peut refuser l’aide qui lui est demandée : retrouver l’or dérobé aux pauvres mineurs du coin la semaine précédente. Avec l’aide de Doc Wesnedsay, Lucky Luke mène une enquête dangereuse, car il est confronté à une fratrie impitoyable qui fait sa loi à Froggy Town, les Bone… »

Mon avis:

Matthieu Bonhomme a réussi un exploit: donner une cure de jouvence au célèbre cowboy tout en respectant ses valeurs ! Fini le Lucky Luke souriant et « jeunesse ». Ici, c’est un jeune homme blasé et même assez irascible depuis qu’il n’a plus de tabac à sa disposition…

L’ambiance est électrique à Froggy Town où notre fringuant Lucky Luke s’est arrêté. L’or des mineurs du coin aurait été dérobé par un mystérieux Indien. Il est aidé dans son enquête par Doc Wesnedsay, un vieux gentleman rongé par la maladie. Mais les magouilles des frères Bone, qui dirigent la ville, l’empêchent de mener son enquête correctement: pénurie de tabac, vol de son arme et même de son cheval !

Mais plus que les frères, c’est le père Bone qui m’a particulièrement marquée: grossier, violent, alcoolique, on sent tout de suite un malaise chez ce vieil homme qui ne communique que par coups et insultes. La scène où on le voit battre l’un de ses fils m’a autant horrifiée que révoltée. Cet homme m’a donné la chair de poule !

L’ intrigue est bien ficelée, dans une belle ambiance sombre. J’ai adoré le graphisme travaillé, et les expressions des personnages ! Et nous découvrons un Luke bien loin de son flegme habituel ! Autre détail de l’histoire: l’auteur fait la transition entre la cigarette et le brin d’herbe que notre héro porte en permanence à la bouche ! 

Un très bel hommage donc, à découvrir pour les amateurs de western !