« Les petits meurtres » de Noël (inédit)

C’est rare que j’ai un coup de coeur pour un épisode de série française mais là, chapeau ! Déjà rien que le teaser où nos trois compères entonnent un chant de Noël est terrible !(surtout Marlène, élue Casserole de cette fin d’année ! )

Blandine BELLAVOIR Samuel LABARTHE Elodie Frenck

Résumé:

« Un père Noël est tué par balle, la nuit, sur un marché. Louison, 6 ans, est témoin du meurtre. La fillette s’est enfuie de l’orphelinat où elle réside avec son frère. Louison est désormais une cible. Tandis que Marlène est aux anges de jouer à la maman, Swan, qui déteste les enfants, doit s’improviser garde du corps. Alice, quant à elle, se fait engager comme institutrice à l’orphelinat où elle a vécu enfant. »

Mon avis

Un mélange fun et élégant de polar rétro et de conte de Noël, très agréable à visionner !  Les dialogues sont mordants et colorés; les personnages tous très attachants, du commissaire grognon à la secrétaire pin-up pas si nunuche que ça .

Mais mon coup de coeur est Alice, la jeune journaliste pleine de peps ! J’adore cette fille ! Elle a du chien et n’a pas la langue dans sa poche ! Dans cet épisode, elle retrouve des souvenirs pénibles en se faisant passer pour une institutrice dans le pensionnat où elle a grandi. Elle y rencontrera une directrice autoritaire, un bourreau d’enfants et un jeune surveillant (un peu trop) charmant. J’ai aimé la façon dont elle dialoguait avec son Moi enfant, tout le long de cet épisode, une jolie façon de découvrir son passé !

Quant à Marlène, la secrétaire fleur bleue, elle est aussi touchante qu’hilarante ! Amoureuse du commissaire Laurence, elle voit se réaliser l’un de ses rêves en passant les fêtes à ses côté…Mais le meurtre d’un Père Noël en plein marché et une petite fille au caractère bien trempé va changer la donne !

J’ai juste adoré Louison et ses petits camarades, qui résistent tant qu’ils peuvent à la tyrannie du pensionnat. Il est aussi question de famille et de secrets douloureux, ce qui donne une touche émouvante, sans pour autant tomber dans la guimauve !

Le commissaire complètement dépassé par cette gamine m’a beaucoup fait rire ! J’aime bien son caractère grincheux et sarcastique. Il aime envoyer des piques bien senties, surtout à Alice, qu’il trouve trop impulsive. 

L’intrigue est sympathique et l’ambiance de fêtes, particulièrement réussie ! J’ai adoré les décors, (tournés à Lille), et les costumes ! 

Et pour une fois qu’on entend un chant de Noël en français, même massacré ! Rien que ça, c’est un agréable changement ! 

Une bien belle surprise ! Pour le coup, je vais donner une chance à cette réadaptation des livres d’Agatha Christie transposés en France.

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Tag: Foodez moi

Noël, c’est la saison des victuailles ! Alors j’ai emprunté ce petit tag alimentaire chez Eléonore du Repaire des livres !

  • Thé ou Café?

Les deux: Le café, c’est surtout le matin et le thé pour le gouter !

  • Ta marque de céréales préférée ?

Ça fait des années que je ne prends plus de céréales, mais j’aimais bien les Frosties quand j’étais ado !

  • Nutella ou Confiture 

Rien de tel qu’une bonne confiture maison ! La plus originale que j’ai gouté est celle à la fleur de Mélèze: une tuerie !

  • Petit déjeuner salé ou sucré ?

Habituellement sucré, mais il m’arrive de déjeuner salé de temps en temps ! Tout dépend de mon humeur, en fait !

  • Plutôt Coca ou Oasis ? 

Aucun ! Je ne suporte plus le Coca et je trouve l’Oasis trop sucré !

  • Ton plat préféré ?

En ce moment, de la soupe aux légumes toute simple !

  • Viande ou Poisson ?

Les deux: Du tournedos de boeuf pour la viande. Du pavé de saumon pour le poisson !

  • Ton Fruit préféré ?

Je voue un culte aux framboises depuis toute petite !

  • Yaourt ou Fromage? 

En bonne savoyarde, je répondrais Fromage, bien sûr ! Surtout en cette saison ! En ce moment j’adore le Rochebaron, un genre de Reblochon au bleu ! 

  • Pizza ou Pasta?

Pizza…4 fromage, forcément !

  • Parfums de glace préféré?

Bonne question ! Je dirais….chocolat ! Basique !

  • Ton désert préféré ? 

J’hésite entre le tiramisu et le framboisier !

  • Ton fast-food préféré ? 

Chez moi ! où je fais moi-même mes hamburger ! Ça doit faire au moins 20 ans que je n’ai pas mis les pieds dans un fast-food !

  • Ta cuisine étrangère préféré?

Japon avec les sushis !

  • Repas de fête préféré?

Alors je dirais, du gratin de cardons, de la salade verte et en dessert du pain d’épices maison !

  • Fondue ou Raclette?

Raclette Power ! J’aime bien la fondue mais mon estomac la supporte de moins en moins !

  • Ta Food addcition?

Du sirop d’érable dans un yaourt nature : Ma gourmandise du moment !

  • Ton hate-Food?

Les huitres ! Rien à faire : rien que d’en voir, ça me dégoute !

  • Tes bonbons préférés?

Les bonbons aux coquelicots ! Un gout original et moins sucré que les trucs chimiques !

  • Ton food secret pour la bonne humeur?

Des crêpes avec du caramel au beurre salé !

  • La recette que tu fais le mieux?

J’ai fait ma première tarte Tatin cette année et ma fois, je l’ai plutôt réussie !

Et voilà ! Je ne tague personne mais libre à vous de répondre ! Et…bon appétit !

Le Crime de l’Orient Express (2010)

Plutôt que le dernier film, qui ne m’attire pas du tout, j’ai opté pour l’adaptation série de 2010, avec l’incomparable David Suchet hier soir, sur TMC !

Résumé:

« En mission à Istanbul, Poirot est appelé en urgence à Londres et prend place dans l’Orient Express, anormalement plein en cette période de l’année. Durant le voyage, il est approché par Samuel Ratchett, un riche Américain, qui lui demande sa protection contre une forte somme d’argent. Poirot refuse poliment. Le lendemain, le corps de Ratchett est retrouvé, criblé de douze coups de poignard… »

 

Mon avis:

Préférez cette version à celle de 2017 ! Je l’ai trouvée bien meilleure : plus sombre, intense et même, plus intimiste dans un certain sens.

En effet,  l’histoire se concentre plus sur les personnages et leurs motivations que sur le déroulement du meurtre, connu de tous les lecteurs d‘Agatha Christie

Le casting international est superbe, surtout côté actrices: Jessica Chestain (Crimson Peak), ou encore Barbara Hershey, (Once Upon A Time)  

Côté acteur, on retrouve notamment Hugh Bonneville (Dotown Abbey, Paddington). Mais surtout notre  cher détective qui m’a une fois de plus bluffée dans cet épisode ! 

En effet, avant de monter dans l’Orient-Express et d’enquêter sur ce meurtre sauvage, il a  assisté à un drame terrible à Istanbul qui l’a profondément bouleversé. On voit donc ici un Poirot bien plus sensible et à fleur de peau qu’à l’ordinaire. C’est même la première fois qu’on le voit vraiment perdre son sang froid; on est loin de son calme habituel !

L’ambiance de ce téléfilm est vraiment très réussie: glaciale et glaçante. J’ai été scotchée par cette tension psychologique terrible, un vrai huis-clôt à l’ancienne ! Moins spectaculaire visuellement, mais tellement plus réaliste ! À côté, le film de Kenneth Branagh ressemble à un Walt Disney !

Si l’intrigue ne suit pas complètement le roman, c’est vraiment son approche psychologique, vue par les yeux de Poirot, qui fait toute la force de cet épisode, qui se termine sur une note particulièrement amère ! Cette adaptation est pour moi, la plus aboutie du roman culte d’Agatha Christie !

À voir assurément, que vous ayez lu le livre ou non !

Fleur de Neige (Lisa See)

Aujourd’hui, place à l’exotisme ! J’adore les parcours de femmes et les pays lointains (Orient et Asie en tête) ! Aussi, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert Lisa See !

Résumé:

« Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d’origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l’éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s’acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L’amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ? »

Mon avis:

Ça faisait un moment que ce livre m’intriguait et je dois dire que j’ai beaucoup aimé, même si j’ai eu tout de même quelques interrogations.

Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure. Mais elles sont de lignée différentes. L’une est pauvre, l’autre est riche. Mais leurs similitudes de naissance vont amener leur familles à se lier. Elles deviennes des Laotong, des « âmes soeur », et vont correspondre grâce à un éventail sur lequel elles écrivent en nu-shu, une écriture secrète connue uniquement des femmes.

Les deux jeunes filles partagent tout: le supplice des pieds bandés (qui a couté la vie de la soeur de Fleur de Lis), les mariages arrangés, et ce lien si particulier qui les unit.

La vie des femmes est dure et stricte; J’ai été impressionnée par la souffrance qu’elles endurent dès l’âge de 7ans (mon dieu, le supplice des pieds bandés m’a donné la chair de poule). Sans parler de la famille, qui exerce une pression monumentale. Tant par les parents que par le mari…

Tout l’intérêt de l’histoire est dans l’évolution de ces deux femmes, qui vont dans des directions opposées. Ça et la notion d’âmes soeurs qui ici, est dans un tout autre contexte. Il est en fait, plus question de « soeur de coeur » qui ont la chance d’avoir leur propre langage codé pour ce confier. 

Une envoûtante immersion au coeur de la Chine ! Ce livre m’aura emportée dans une myriade d’émotion assez contradictoires. tour à tour, j’ai été touchée, choquée, admirative, irritée. Mais totalement scotchée au bouquin !

Le prochain sur ma liste: Le pavillon des pivoines !

Défi écriture #2: Neige

Juste un petit texte que j’ai eu envie d’écrire ! J’espère qu’il vous plaira !

Ce n’est pas qu’elle déteste les fêtes.

C’est juste que chaque Noël qui passe perd un peu plus de sa magie. Trop de bruit. De lumière. De gens pressés ou agressifs; et toute cette dégoulinade de nourriture dans les supermarchés ! Dinde, chocolats, marrons chauds, bûches, alcool… Tout ce gâchis finit par lui donner des haut-le-coeur à force. Sans parler des jouets, aussi chers qu’inutiles que certains enfants n’utiliseront même pas !

Alors, pour une fois, elle a décidé de fêter son premier Noël seule, loin de tout.

C’est une confrontation avec un inconnu en pleine rue, qui a fait déborder le vase: membre d’une association humanitaire, il essayait, tant bien que mal, de lui faire donner des sous à une association quelconque. « S’il fallait penser à tous les malheurs du monde, on vivrait pas! » Voilà ce qu’elle a sorti au jeune bénévole, qui, même s’il était d’accord, a fini par partir trouver une âme plus charitable.

Cette phrase a été le Déclic. Après une discussion houleuse, avec son patron d’abord, son mari ensuite, elle a réussi à se libérer pour un temps, loin de la ville, au calme. Blottie dans sa couverture, elle savoure enfin un peu de tranquillité. Plus de téléphone. Plus d’internet. Elle prend enfin le temps de vivre sans avoir à rendre de comptes. 

Son plus grand plaisir est de se promener en forêt. C’est là, au milieu des bois givrés par la nuit, qu’elle retrouve cette Magie d’autrefois.

Le vent qui rougit ses joues. Les branches qui craquent sous ses pas. Et la neige ! Pas la neige boueuse des villes ou l’artificielle dans les magasins. La neige de son enfance. Celle qui chatouille le bout de la langue et qui scintille sous le soleil. Celle qui transforme une forêt ordinaire en Paradis Blanc.

Dans son petit chalet perdu, elle renoue avec une autre idée du bonheur et de Noêl: un peu de Silence. Un peu d’air. De la belle neige dehors et un bon feu dedans. Un bon thé chaud et un livre sur les genoux.

Des plaisirs simples, qui ont plus de valeur à ses yeux qu’un vieil homme en rouge qui pendouille lugubrement aux fenêtres des villes !

Un Noël en solitaire, ça ne veut pas forcément dire un Noël malheureux ! 

Hamlet (Wiliam Shakespeare)

Ça faisait bien longtemps que j’hésitais à lire Hamlet. Comme tous les classiques encensés par le public, je suis restée un temps sur la défensive, ayant peur de ne pas l’apprécier autant. Et puis finalement…

Hamlet est la plus longue et l’une des plus célèbres pièces de William Shakespeare.

Le roi du Danemark est mort. Et son spectre, avide de vengeance, hante les brumes du château d’Elseneur. Car si les rumeurs disent qu’il est mort d’un accident, il n’en est rien. C’est son propre frère Claudius, qui l’a empoisonné pour ensuite prendre sa place !

Sa confrontation avec le spectre de son père est à la fois un soulagement et une malédiction. Un soulagement car la mort de son père l’a profondément affligé et il a pu le revoir, même sous une autre forme. Mais lorsqu’il apprend la réalité, la colère le submerge.

L’étrangeté de son comportement plonge alors la cour dans la perplexité. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi.

Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu.

Pris au piège dans son jeu trouble, Hamlet devient véritablement fou, tandis qu’autour de lui, les drames se multiplient, dont le suicide de la belle Ophélie.

Lyrique, dramatique, Hamlet demeure cependant plus accessible que Macbeth, que ce soit dans les dialogues ou son analyse qui dénonce autant les jalousies familiales que l’amour, la guerre et la trahison.

Une lecture que j’ai aimé et que j’aimerais relire juste pour la justesse des mots !

« La Fille qui ne croyait pas aux Miracles » (Wendy Wunder)

Découvert grâce à Marine, voici un petit roman Young Adult, qui sommeillait depuis un temps dans ma PAL !

Résumé:

« Cameron a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Cameron retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir…
Aidée par Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles »

Mon avis:

Oui, je sais: encore une histoire d’ado cancéreuse ! Si j’étais dubitative quant à l’héroïne, j’ai fini par vite me plonger dans cette histoire, qui a tout de même su me surprendre !

Cam se sait condamnée. Comme Tessa dans « Je Veux Vivre », elle oscille entre colère, tristesse, désespoir, qu’elle cache sous des répliques cinglantes. Pour sa famille, c’est très difficile, surtout Alicia, sa mère, qui refuse de baisser les bras.

Aussi, lorsque celle-ci découvre l’existence d’une ville-miracle, du nom de « Promise », elle n’hésite pas à emmener tout le monde :son amoureux japonais,  Cam, sa demi-soeur Perry, et même son canari !

Si la première partie m’a beaucoup (trop?) rappelé le livre de Jenny Downam, j’ai été agréablement surprise par la suite et notamment de cette mystérieuse ville, Promise, présente sur aucune carte, où l’on ne peut se re rendre que d’une manière singulière…

Une ville étrange et « magique » où les miracles semblent quotidiens, où l’on peut voir des flamants roses et des pissenlits violets… Cette aspect presque « féérique »et le voisinage, m’ont un peu rappelé la ville de Storybrooke dans Once Upon A Time ! Il y a le même côté en dehors du temps.

Côté personnage, j’ai adoré cette famille cosmopolite où la culture Polynésienne est très présente ! La mère, Alicia, cache son inquiétude derrière un enthousiasme exagéré. La demi-soeur, Perry, est plus en retrait mais ce voyage à Promise l’amènera à côtoyer de nouveaux amis. De prime abord un peu énervante, elle a su finalement me toucher. Il n’est pas toujours facile d’être « celle qui va bien » !

Quant à Cam, elle fera la connaissance d’un mystérieux jeune homme: Asher. Lui aussi, son histoire familiale est assez compliquée. Cependant, je n’ai pas vraiment accroché à leur romance, agréable, mais trop prévisible. Asher m’a paru trop lisse, trop « Prince Charmant » et manquait de caractère.

Belle surprise cependant pour Lily, la meilleure amie de Cam, elle aussi cancéreuse. C’est la seule, qui m’a paru vraiment intéressante, dans sa façon de comprendre Cam mais aussi de la remettre à sa place dans leurs disputes… J’ai trouvé dommage que leur relation n’ait pas été plus présente ! Les « chagrins d’Amitié », ça existe aussi. Et ça peut faire autant de dégâts qu’un chagrin d’amour…

Il y a enfin, la Maladie et la façon dont on la gère, que ce soit chez les malades mais aussi leurs proches et leur famille. Le lien fusionnel entre Cam et sa mère m’a particulièrement touchée sur ce point !

En conclusion: Une lecture loin d’être parfaite, mais dont le cadre original donne une certaine atmosphère. Je verrais bien une suite, mais sur l’histoire de Promise: cette ville étrange m’a vraiment intriguée !