Coup de coeur animé: Violet Evergarden

Hello à tous ! Lentement, mais surement, je reprends les rennes de mon blog. Désolée pour ce rythme un peu décousu. J’ai du mal à diversifier encore mes rubriques mais ça va venir. Je n’ai pas eu de coup de coeur artistique ces deux derniers mois.  Alors je reviens à mes premiers amours: les animés japonais ! Aujourd’hui j’avais envie de vous faire part de mon dernier coup de coeur: Violet Evergarden !

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Résumé:

Violet Evergarden, une ancienne soldate, est reconvertie en « poupée de souvenirs automatiques »: un métier qui consiste à aider les gens à rédiger des lettres retranscrivant leurs sentiments à leur proches. Par les histoires de ses « clients », la jeune fille va peu à peu trouver sa rédemption personnelle et affronter les ombres de son triste passé…

Bande-annonce

Mon avis:

Une bien jolie découverte !Violet Evergarden est une série de light novel japonais écrite par Kana Akatsuki et illustrée par Akiko Takase. C’est de l’adaptation animé de Kyoto Animation dont je vais vous parler.

L’histoire se déroule autour d’une jeune fille, Violet Evergarden. Orpheline, elle n’a connu qu’une seule chose ses 14 premières années: la Guerre. Son seul point d’ancrage était son mentor et supérieur, le Major Gilbert. La guerre finie, la jeune fille se retrouve complètement désoeuvrée. Elle se sent inutile. Mais le Destin va l’amener à une reconversion pour le moins inattendue: écrivain public, qui, dans cet animé porte le nom de Poupée de Souvenirs Automatiques. Un nom particulièrement seyant pour Violet. En effet la jeune fille, bien qu’ayant un visage angélique, a perdu toute expression et ressemble presque à une vraie poupée…aux bras mécaniques !

Mais plus que la guerre, cet animé nous propose une magnifique reconstruction psychologique !

Au début, Violet est complètement amorphe ! N’ayant connu que la noirceur de la guerre et les ordres en tout genre, elle est complètement déroutée par…le concept même des sentiments ! Une vraie « poupée de guerre ». 

Mais grâce à ses collègues et ses « clients », Violet va progressivement reconquérir sa propre humanité. Grâce aussi à son mentor, dont le souvenir est la seule étincelle de joie dans le passé de la jeune fille ! Il fait office de point d’ancrage de l’histoire. C’est grâce à lui que Violet s’accroche à la vie, car le militaire était le seul à la voir telle qu’elle était: une enfant utilisée comme arme de guerre ! Leur lien très particulier illumine tout l’animé ! 

J’ai adoré la construction de chaque épisode, qui nous plonge dans « les petites histoires traversant la Grande ». Chaque tranche de vie fait écho dans l’esprit de Violet, qui, peu à peu, s’humanise. Son évolution est lente, profonde, douloureuse. Mais la jeune fille s’accroche, apprend à écouter, ressentir et surtout, affronte courageusement ses démons.

L’esthétique, agréable et lumineuse, m’a rappelé certains aspects de The Full Métal Alchémist: les enfants confrontés à la guerre, le côté militaire, très marqué dans certains épisodes ! Toutefois, l’humour est moins présent. Il règne au contraire une certaine mélancolie qui donne un charme très particulier à l’ensemble.

Un animé original et très beau !

Mary et la fleur de la sorcière

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un bel animé que je voulais voir depuis un moment ! En grande fan de magie, de nature et de jolis dessins, je devais absolument voir « Mary et la fleur de la sorcière » de Hiromasa Yonebayashides studios Ponoc

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Résumé:

C’est l’été, Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt, la fillette  découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois  tous les sept ans. On l’appelle la «Fleur de la sorcière».
Pour une nuit seulement, grâce à cette fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et sera transportée à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s’élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. C’est là que l’aventure de Mary va commencer !

Mon avis: 

Quelle merveille !!! J’ai retrouvé ce qui m’avait charmé dans Arietty et Souvenirs de Marnie. Une histoire passionnante, une héroïne choupinette comme tout, et beaucoup de rebondissements !

Mary est une petite fille pleine d’énergie, mais très maladroite. Elle a emménagé chez sa grand-tante dans un joli manoir non loin d’une mystérieuse forêt. Elle se fait un camarade, Peter, un voisin aussi souriant et taquin qu’elle est timide et presque ronchon. J’ai juste adoré Mary avec ses couettes, son air buté et l’affection sincère qu’elle voue à sa tante. Elle n’abandonne pas malgré ses maladresses. 

La vie de Mary va prendre une tournure fantastique le jour où elle découvre une jolie fleur bleue étrangement phosphorescente, qui apparemment, ne fleurit que tous les 7 ans…

Si le début du film est lent, la suite devient plus dynamique et enlevée à la seconde où on découvre l’aspect magique de l’histoire: une école dans les nuages, un balai plein de personnalité, un chat blasé, des sorciers qui ne pensent qu’à leur pouvoir (dans les deux sens du terme !) et un secret bien gardé !

L’esthétique est colorée à souhait, et particulièrement réaliste dans tous les plans de nature ! J’avais l’impression de voir une photo, par moment ! L’école de Endor n’est certes pas aussi impressionnante que Poudhlard ou de Witch Academia, mais c’était bien agréable à regarder ! J’ai aussi bien aimé l’évolution de Peter ! C’est un garçon courageux et plutôt mignon ! Mais mon coup de coeur, c’est le chat ! Ses expressions et ses miaulement ont été la touche la plus réaliste du film au final !

Les puristes de Ghibli pourraient le trouver un peu fade dans ses plans. Mais je trouve ce film parfait pour les enfants car le scénario est moins compliqué que je l’imaginais ! Il y a de l’action, de l’humour, mais aussi une morale… que je n’avais pas vue venir, et qui change des Ghibli justement !

Des couleurs, de l’amitié, des chats, une nature verdoyante, une fleur étrange et une jolie musique. Voici tous les ingrédients pour une animation certes maladroite dans certains plans, mais qui remplit très bien son rôle ! Je le préfère à Kiki la petite sorcière !

 

Malimode

Comme vous le savez, le suis le travail de Souillon, l’auteur de Maliki depuis ses débuts. J’adore l’univers à la fois mignon et sarcastique de cette BD. Alors quand j’ai vu qu’il y avait une nouvelle rubrique où l’on peut créer son propre personnage… Ben j’ai craqué !

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Vous aussi, n’hésitez pas à vous amuser dans cette rubrique ! c’est très fun à faire !

https://malimode.maliki.com

Lire sur écran ou sur papier: ce faux débat

Comme vous le savez, j’adore lire toute sorte de choses ! Si j’ai longtemps lu sur papier, j’ai peu à peu intégré le support numérique dans mes habitudes !

Oui, je l’avoue, j’ai fait partie des rats de bibliothèques qui mettent les livres sur un piédestal ! Quelle erreur ! L’important c’est l’histoire et non le support ! J’ai donc ouvert mes horizons.

Ça a commencé avec les fanfictions. Quel régal de voir l’immagination des fans s’enflammer pour leurs persos préférés ! Et puis, j’ai voulu me cultiver davantage sur les Bd et les mangas en ligne : et j’ai découvert les webtoons !

Les webtoons sont des mangas/BDs à lire en ligne… totalement gratuitement ! Rien que ça, je trouve que c’est génial ! Et il y en a pour tout les goûts ! De la romance au thriller, fantastique ou horreur. Voici trois webtoons que je suis actuellement:

Le premier que j’ai découvert c’est Tradition Olympus de Rachel Smythe. C’est une magnifique remodernisation des Dieux de l’Olympe ! Les graphismes sont élégants, colorés, et les persos incroyablement expressifs ! Franchement, j’adore !

Dans un registre plus cartoon, Plutôt mourir que partager de Lila, raconte la vie de Minouche, une jeune femme chamboulée par des êtres bizarroïdes venus du futur… À la fois fun, triste et grinçant, plus que 4 épisodes et je découvre la fin ! Les dialogues sont juste excellents ! 

Et enfin, « Porte-Bonheur » de Tacmela, raconte comment Clément, un jeune lycéen, fait face à sa Dépression…au sens litéral du terme ! Une histoire assez mélancolique, mais quiconque est passé par se stade s’y retrouvera. J’aime bien l’idée de discuter avec sa part d’ombre. L’histoire est en cours depuis peu et j’espère vraiment qu’elle aboutira !

Les dessins sont aussi une jolie façon de raconter une histoire ! En plus, je trouve que c’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs/illustrateurs, autrement que dans une librairie ! 

Je pense que support numérique n’a non seulement pas tué la lecture mais l’a rendue plus vaste, ludique et surtout amusante.

Pour moi le débat Papier/écran, c’est aussi stérile que nos ancêtres qui pensaient que le cinéma allait tuer la culture et les livres.  (coucou Guillaume Durand  ! )

Après tout, j’ai découvert Orgeuil & Préjugés grâce à la série de la BBC et Le journal de Bridget Jones. Récemment, c’est Anne et la maison aux pignons verts qui a été redécouvert grâce à Netflix !

On a le droit aussi de ne pas aimer les classiques ! Voire de ne pas aimer lire tout court ! La lecture doit être avant tout un plaisir. 

Alors, lisez/visionnez ce que vous voulez. Découvrez de nouvelles histoires, que ce soit pour vous cultiver, vous détendre, vous amuser  ou vous inspirer ! 

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Loin de moi, près de moi (Netflix)

Miaou à tous ! En grande fan de japon, de mignonneries et de félins, j’étais très curieuse de cet animé de Jun’ichi Satôt et Tomokata Shinbayama, Loin de toi, près de moi, qui passe sur Netflix. 

Résumé:

Miyo Sasaki, une collégienne, est amoureuse de son camarade de classe, Kento Hinode. Malgré tous les efforts de Sasaki pour se faire remarquer, Hinode ne fait pas attention à elle. Un jour, elle découvre un étrange masque lui permettant de se transformer en un chat nommé Tarō. Grâce à cet objet, elle peut se rapprocher de celui qu’elle aime. Cependant, à force de l’utiliser, elle pourrait bien ne plus retrouver sa forme originelle…

Mon avis:

On ne va pas se mentir, l’histoire est de prime abord très convenue dans ses personnages, surtout au début, assez lent. Mais je pense que c’était pour mieux poser le personnage principal !

L’histoire prend place dans la ville de Tokoname située dans la préfecture dAichi. Nous y suivons le quotidien de Miyo Sasaki, surnommée « Muge » prononcez « Mugué ».

Miyo est une collégienne pleine de peps qui a le coup de foudre pour le très sérieux Kento Hinode. Le début de l’histoire m’a trop fait penser à Sakura, la chasseuse de cartes ! En effet, Muge devient complètement « fangirl » quand son crush daigne lui adresser la parole ! Mais elle a beau faire toutes les pitreries pour attirer son attention, elle ne récolte qu’un regard perplexe ! 

De plus, sa vie de famille lui pèse plus qu’elle ne veut bien l’avouer: sa mère l’a abandonnée et son père s’est remarié avec Kaoru, une femme gentille mais dont elle peine à s’attacher. Seule sa meilleure amie lui remonte le moral! Jusque là, rien de bien nouveau, si vous avez vu d’autres animés shojos.

Mais le festival d’été de la ville va chambouler la vie de la collégienne. Par une étrange rencontre avec un esprit, Muge se retrouve avec un masque magique…qui la transforme en adorable chatte blanche aux yeux bleus ! Quelle meilleure forme pour attirer l’attention de son amoureux ? 

J’ai adoré cette histoire, qui montre un visage ambigu chez nos amis chats ! L’Esprit Vendeur de masque a en effet un business bien particulier: l’échange de corps entre félin et humains ! Ces échanges lui permettent de gagner en puissance et en durée de vie.

Mais revenons à Miyo, qui, grâce à son masque, se crée une double-vie, mi humaine, mi féline. Mais si son amoureux est tendre et câlin à souhait quand elle est sous la forme de Taro, sa relation sous sa forme humaine lui pose de plus en plus de souci. Et oui, parfois, on cache sa timidité derrière un visage souriant, voire énervant, pour ne pas perdre la face devant l’autre. Et c’est aussi vrai avec Hinode qu’avec Kaoru, la belle-mère !

Comme dans le film avec Jim Carey, le « masque » réel du film est avant tout symbolique. Pas facile de se montrer tel que l’on est ! Visuellement, le graphisme ne vaut pas Le Royaume des Chats ou Your Name. Mais ça reste joli à l’oeil. 

Une histoire qui remplit son rôle: du mignon, des sentiments, de la magie et des chats ! J’ai beaucoup aimé !

« Porco Rosso » de Hayao Miyazaki (1992)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un ghibli que je n’avais encore jamais vu ! L’univers de Miyazaki est tellement vaste, qui’il ne cesse de me surprendre à chaque Ghibli que je visionne !

Résumé:

Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire mi-homme, mi-cochon, vit dans le repaire qu’il a établi sur une ile déserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

Mon avis:

S’il n’est pas aussi drôle que je le croyais, j’ai été très attendrie par ce film d’animation ! Miyasaki rend un superbe hommage aux pilotes de guerre. C’est aussi le plus européen, puisque l’histoire se déroule du côté Italien de l’Adriatique. Il est question d’une époque assez peu connue de l’entre deux guerre: celle entre l’Italie et la Yougoslavie.

En fait, Porco Rosso montre l’absurdité de la guerre de façon totalement brillante !

Marco Pagot était pilote émérite des forces aériennes italiennes. Mais il s’est retrouvé transformé en cochon. Il se reconvertit en chasseur de primes sous le nom de « Porco Rosso ».  Rien que ce surnom est une immage forte. Il est le symbole de sa rebellion contre le fascisme. Poursuivi par l’Armée pour désertion, Marco s’amuse de moins en moins dans ce jeu de chat et la souris.

J’ai adoré Marco et ses airs de héro fatigué, dont l’aspect animal renforce le côté pathétique. Mais plus que la politique, ce sont  les petites histoires prises dans la Grande qui font la beauté de ce film ! Le mythe du « héro de guerre » est totalement remis à sa juste place.

Il y les amours déchirés de Gina, la belle patronne d’hôtel. Les rêves de gloire de Curtis, un jeune aviateur aussi fourbe que séducteur. Et puis surtout, il y a Fio, la petite-fille de 17 ans du patron de Piccolo SPA, le manufacturier aéronautique de Marco.  Ce Piccolo est un malin: tous ses employés sont des femmes ! Un bel hommages aux femmes qui ont repris le travail de leur mari pendant la guerre !

Pour en revenir à Fio, c’est une jeune fille vive, intelligente qui aime avec passion son métier ! Elle est fascinée par Marco et son histoire mystérieuse. Son affection est comme celle d’une ado, maladroite et fraîche. L’opposé total de Gina et sa beauté rafinée. En un sens, leur différence m’a beaucoup fait penser à  celle entre Kaori et Saeko dans City Hunter.

Autre sujet très joliment abordé: la rivalité entre Marco et Curtis; tous deux amoureux de Gina, les deux iront jusqu’à s’affronter en duel, combat au final beaucoup plus noble que la patrie.

Une animation touchante et tragi-comique, que j’ai regardé avec plaisir!

« Interstella 555 » de Matsumoto/Daft Punk

Hello à tous ! Pour terminer l’année, place à une curiosité geek cultissime pour tous les fans de mangas/animé ! Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est un film d’animation japonais musical de science-fiction, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et par le studio Toei Animation, co-réalisé par Bernard Deyriès en 2003. Il allie le graphisme de Leiji Matsumoto, dessinateur dAlbator et la musique de l’album Discovery du groupe Daft Punk

Résumé:

Un groupe de musique extra-terrestre, se retrouve kidnappé par un homme aussi mystérieux qu’inquiétant. Ils se retrouvent à jouer comme des robots sur Terre, sans aucun souvenirs de leur vie d’avant. 

Mon avis:

Un véritable OVNI ! Je connaissais l’album Discovery de Daft Punk, mais j’ignorais tout de l’histoire de la conception de cet album. Ou plutôt des clips, qui, mis bout à bout donnent cette splendide animation !

L’idée du film est conçue par le groupe pendant les sessions d’enregistrement de son deuxième album, Discovery. Ils entrent ensuite en contact avec Leiji Matsumoto, le mythique créateur d’Albator pour le graphisme du film

Et j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est bien moins « enfantine » qu’il n’y paraît !

Durant l’un de leurs concerts sur leur planète natale, quatre musiciens extra-terrestres à la peau bleue, sont enlevés par une sorte de commando d’élite terrien. Sous la direction d’un mystérieux imprésario aux cheveux gris, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe The Crescendolls .

Mais cette célébrité est amère: drogués et amnésiques, ils ont été façonnés de manière à plaire à leur nouveau public. Le contraste entre la version d’origine et la version « formatée » terrienne est saisissante. Amorphe et inexpressifs, ce ne sont plus que des robots qui jouent pour enrichir un homme sans scrupule.

Je ne raconterai pas la suite pour ceux qui veulent voir l’animation. Mais j’ai beaucoup aimé le mélange de science-fiction et de satire du monde de l’industrie musicale. Il y a aussi un côté assez romantique. La jeune Stella, bassiste du groupe est très belle, même si sa version Alien, m’a fait penser à une version manga adulte de la shtroumfette !

Sinon, j’ai bien aimé le message sur la liberté, tant artistique qu’individuelle !

Cette animation nous montre aussi qu’il n’y a pas forcément besoin de dialogue pour faire une histoire divertissante et cohérente ! Le graphisme unique de Matsumoto donne la touche nostalgique à tous les fans d’Albator !

En bref, j’ai adoré !

« Souvenirs de Marnie » de Ghibli (2014)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique Ghibli ! Je vais bien finir par tous les voir ! Cette semaine j’ai choisi Souvenirs de Marnie, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, de qui on doit le magnifique Arietty !

Résumé:

« Anna, une jeune fille solitaire, est envoyée en bord de mer pour soigner son asthme. Sur place, en se baladant, l’adolescente découvre une vieille maison délabrée au milieu des marais, qui, le soir venu, semble habitée. Elle y fait la connaissance de Marnie, une jeune fille blonde et mystérieuse… »

Mon avis:

Encore une fois, j’ai été envoûtée par cet animé ! L’histoire est inspirée du roman When Marnie Was There de Joan G. Robinson.

Anna, une jeune fille solitaire et timide, a perdu sa famille très jeune et vit avec ses parents adoptifs. Suite à des problèmes respiratoires, sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des parents à elle : Setsu et Kiyomasa Oiwa, un couple jovial et sympathique qui vit en bord de mer. Mais l’intégration d’Anna est compliquée au village; entre son caractère fermé et ses yeux bleus d’occidentale, elle est vue comme une curiosité, ce qu’elle ne supporte pas. 

Un jour, en se promenant, Anna découvre une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Cette maison inhabitée a la réputation d’être hantée. Mais ce n’est pas ça qui fascine la jeune fille. Elle a déjà vu cette bâtisse, elle en est sûre ! Elle est d’autant plus troublée que le soir venu, il lui semble voir une jeune fille blonde à la fenêtre. Ainsi commence sa rencontre avec Marnie.

Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue. J’ai tout de suite adoré Anna, une jeune fille garçon manqué et sombre qui cache tant bien que mal un mal être profond. Sa rencontre avec Marnie, jeune fille diaphane et lunaire, va mettre en lumière un lien fort qui va au delà du temps et des mots. J’ai été très intriguée par cette jeune fille, qui semble sortir d’un roman de la comtesse de Ségur, tant dans son apparence que dans son histoire ! 

J’ai aimé aussi les personnes du village: un vieux marin mutique, une ado rondouillarde et curieuse, et Sayaka, une petite fille à couette fascinée par l’histoire de « La Maison du Marais ». Sa curiosité et son caractère vif sauve le film du trémolo et du pathos. Ce film parle d’amitié, de deuil, de non-dit, de famille et de pardon. Mais il y a aussi des scènes tendres et une pudeur touchante.

Le dessin est coloré et doux, surtout dans les scènes de nature. On reconnaît là la patte du réalisateur d’Arietty, qui m’avait éblouie avec ses jardins de fleurs ! 

Un très bel animé, tendre et touchant, qui fait réfléchir.

 

« Pompoko » de Isao Takahata

Je continue mes découvertes Ghibli avec un animé original qui n’est pas de Miyazaki, pour une fois !

Résumé:

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les Tanukis, emprunts d’habitudes frivoles, partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. Leur existence était douce et paisible.
Mais le gouvernement amorce la construction de la ville nouvelle de Tama. On commence à détruire fermes et forêts. Leur habitat devenu trop étroit, les tanukis jadis prospères et pacifistes se font la guerre, l’enjeu étant de conserver son bout de territoire. Efforts dérisoires car la forêt continue de disparaître… à cause des Humains.

 

Mon avis:

Voilà un animé qui m’a beaucoup… déroutée !

Les Tanukis sont, dans la mythologie japonaise des Yokais : des Esprits de la forêt. À mi-chemin entre un chien et un raton-laveur, ils ont la faculté de changer de forme et mènent une vie prospère non sans guerre de clan et amours compliqués. 

Malheureusement, la forêt se raréfie de plus en plus à cause de leur voisins humains, qui n’ont pas conscience de la présence de ces créatures. Les humains, à force de se développer, tant dans la reproduction que l’urbanisation ont oublié leurs divinités et leur valeur première: l’Amour de la Nature !

Horrifiés de voir leur habitat détruit, certains Tanukis décident d’entrer en guerre contre ces bipèdes sans scrupules ! Nous sommes dans les années 60 et à l’époque, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont donc lancés, faisant disparaître les villages de jadis.

Je m’arrêterai là pour l’histoire. Ce que je peux dire, c’est que j’ai bien aimé la bouille de ces animaux mystiques et leur style de vie. À proximité des humains, ce ne sont que des animaux furtifs, presque invisibles. Chez eux, ils dégainent kimono, bâtons et transformation à gogo ! J’ai adoré découvrir la mythologie japonaise, pleine de mystère et d’étrangeté. L’esthétique est sympathique, même si j’ai trouvé qu’il manquait quelquechose pour être vraiment charmée.

Mais cet animé a surtout la grande particularité d’être à la fois drôle et triste, léger (dans sa forme) et grave (par son message). La fin, m’a particulièrement prise de court et m’a laissée sur un sentiment de honte quant à ma propre espèce ! Pan dans les dents !

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré, mais j’ai bien aimé cet animé pas si léger que ça !