Deaf Sentence (David Lodge)

Aujourd’hui, place à un livre qui trainait dans ma PAL depuis… un moment! Comme vous le savez, je cherche des livres ayant pour thème la surdité sous toutes ses formes, que ce soit de naissance, liée à l’âge ou à l’environnement extérieur.

J’avais déjà repéré en librairie « La vie en  Sourdine » de David Lodge. Mais je dois dire que son titre original est encore plus pertinant : Deaf Sentence. Le mot « deaf » (sourd) se confondant avec « death » (mort).

capture-decran-2010-08-14-a-10-16-021

 

Desmond Bates, 65 ans, est un professeur de linguistique qui a pris sa retraite suite à des pertes d’audition de plus en plus importantes.  Sur un ton à la fois drôle et ironique, il décrit sa difficulté à communiquer avec les autres. 

Son épouse, Winnifred, 59 ans, de religion catholique, divorcée puis remariée avec lui, tient une boutique de décoration d’intérieur qui marche bien. 

Son père, 89 ans, ancien musicien professionnel de jazz, vit à Londres, dans la maison de « Brickley »Bates a passé son enfance (le quartier d’enfance de David Lodge est Brockley, dans le district de Lewisham).

Alex Loom, 27 ans, est une doctorante américaine émigrée en Grande-Bretagne. C’est par elle que l’histoire va commencer.

Une collaboration va naître grâce à la thèse de la jeune femme sur un thème assez glauque: les lettres de suicide !

Mais entre ses problèmes d’oreilles, son couple qui bat de l’aile et les intrigues d’une étudiante sans scrupules, notre pauvre Edmond va en voir de toute les couleurs !

Deaf Sentence est un livre drolatique et grinçant, qui dénonce sans état d’âme le mépris des entendants pour les sourds et autres « durs-de-la-feuille ». 

À lire assurément !

 

 

Publicités

L’histoire d’Helen Keller

Et voici un livre que je voulais lire depuis plusieurs années.

b96acb19f1de91423167b7cdc12e07d7

Helen Adams Keller est un écrivain, une activiste et conférencière américaine, née le 27 juin 1880 à Tuscumbia, en Alabama. 

En février 1882, à 19 mois, elle souffre d’une congestion cérébrale qui la rend sourde et aveugle à la fois. Brusquement coupée du monde, elle a du mal à communiquer avec ses proches, notamment ses parents. Plus tard, en 1886, ses parents font appel à Anne Sullivan, jeune éducatrice dont ils avaient entendu parler par Sir Alexander Graham Bell. Trop jeune à leur goût, Anne doit s’imposer. Elle s’engage à rester un temps déterminé, et à partir sans demander quoi que ce soit si rien n’évolue d’ici là.

Ce livre raconte l’incroyable combat de ces deux femmes, l’une pour faire ses preuves en tant que professionnelle, et l’autre pour sortir de son monde sans sons, sans lumière. Et c’est juste bluffant. C’est aussi une épreuve pour les parents d’Helen, qui au départ, cédaient toujours aux caprices de leur fille.  

Il faudra qu’Ann l’isole dans la grange familiale, pour qu’elle puisse commencer à apprendre.

 J’ai été impressionnée et fascinée par la « vision » du monde d’Helen, se focalisant sur ses deux seuls sens, l’odorat et le toucher. C’est une vision très intense, où chaque variation de l’air, chaque vibration du sol, chaque odeur a son importance. 

C’est surtout une leçon de vie sur la ténacité et la volonté humaine ! Un livre hommage et témoignage essentiel sur le handicap !

Les mots qu’on ne me dit pas

9782234078000-X_0

Tout d’abord, je voudrais remercier ma libraire sans qui je n’aurai jamais appris l’existence de ce livre. Je n’avais plus lu de livre concernant les sourds depuis le cri de la mouette. Surtout, je voulais un livre qui ne tombe pas dans le pathos ou le larmoyant concernant le sujet. Et pour ça, « Les mots qu’on ne me dit pas » est une vraie bonne pioche ! Rien que le résumé annonce la couleur:

« “ Salut, bande d’enculés ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

Pas de tabou. Pas de condescendance. Même la famille Bélier paraît soft à côté de ce livre. Ce que j’ai adoré? D’abord, la forme: les phrases sont courtes. Directes. Le dialogue en langues des signes est traduit au sens littéral, ce qui est assez surprenant à lire, la grammaire étant différente du français parlé. L’humour et l’ironie sont très présents et donne une belle bouffée de fraîcheur ! Et comparer ce livre à la Famille Bélier, c’est comme comparer Dieu me déteste à Nos étoiles contraires: alors oui, le thème est le même (ici, des parents sourds ayant une fille entendante) mais l’histoire et surtout le ton donné est radicalement différent ! J’ai adoré la joie de vivre de Véronique, son mordant, mais surtout sa colère face au regard, de pitié ou d’incompréhension de son entourage. Son amour pour sa famille fait vraiment chaud au coeur. L’histoire de la famille de Véronique est également très intéressante, et montre le fossé gigantesque entre les sourds et les entendants. J’ai adoré l’évolution de Véronique, oscillant entre fierté et colère, embarras et admiration pour ses parents. 

Un livre drôle et salutaire, qui change notre regard sur les sourds et nous les montre tels qu’ils sont: des êtres humains, ni plus, ni moins ! À lire absolument !!!

Signmark: Fighting

Et voici de nouveau, un super-clip de mon chouchou Marko Vuorenheimo du groupe Signmark. Une ambiance en noir et blanc très classe et une belle musique signée par plein de personnes différentes ! Coup de coeur, une fois de plus !!!! En plus, je le trouve plutôt mignon le Marko ! ^^

Paroles

Fighting with the picture, can’t fit inside the frame
Shadowboxing the fear that calls me by my name
Feeling, believing that I am something wrong 
That I don’t belong

They’re pointing their fingers,
and painting me gray
I know I’m not worthless
I don’t care what they say
I pray for direction
I’m tired of feeling alone

Chorus:
I’m fighting, I’m fighting fear
I’m fighting, I fight the fear
Be brave — don’t fall down
Be free — do it now!

Fighting the picture, until it leaks
There’s an ocean of colors flowing inside of me
So tired of drowning in my own power 
that I can’t see

A blink of your eye, and you’re awake
Manifest what you radiate
Take my hand, this moment should be shared

Chorus x2

For the ones who are here, you came just in time
For the ones who don’t care, open up your mind
For the ones who ain’t sure, seek and you’ll find
Keep in mind:
You deserve to shine

Un parfum de victoire

Et encore une très sympathique vidéo de mon groupe préféré: SignMark. Un clip génial, plein d’optimisme et d’humour ! J’adore le contraste entre l’entendant (et rapeur) stoïque et l’incroyable vivacité d’expression de l’interprète (vraiment sourd-muet d’où le nom du groupe ! Le clin d’oeil aux journaux télévisé est également très bien trouvé ! Chaque album a son propre dvd, pour créer un pont entre la communauté sourde et entendante par le biais d’un langage universel: la musique ! 

Fais-moi signe !

mains_lsf

Les mots du silence

Étrange langage

Mi-geste, mi-danse

Les mains parlent, crient, chantent

Je découvre une nouvelle « voix »

Celle qui dessine le vent et les anges.

Les mots , c’est quoi?

Tant de gens gaspillent leur voix

À parler pour ne rien dire !

Les mots claquent et on n’entend rien !

Alors, si tu as besoin de moi, fais-moi signe,

Je te répondrai de vive main !  

Poème de moi, écrit il y a quelques années !