Le Zahir (Paulo Coelho)

Hello à tous ! Aujourd’hui , je redonne une chance à l’écrivain brésilien Paulo Coelho. Son alchimiste m’avait un peu déroutée, même si j’avais aimé le côté « conte initiatique ». Est-ceque le Zahir m’a réconciliée avec l’auteur?

Résumé

« Un célèbre écrivain tombe des nues lorsque sa femme, Esther, correspondante de guerre, disparaît mystérieusement. Elle semble l’avoir quitté pour un autre… Mais au bout de dix ans de mariage, il ne peut accepter son départ sans une véritable explication. Alors que la femme qu’il aime devient son « Zahir », son obsession, l’écrivain part en quête de lui-même. De Paris à l’Asie centrale, son périple lui ouvrira les yeux sur le véritable amour. »

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment. Et je pense que c’est le cas pour celui-ci ! S’il est moins « spirituel » que l’Alchimiste, Le Zahir explore plus les relations humaines, le couple et la façon dont chacun construit sa propre histoire.

L’histoire commence comme un roman sentimental. Un écrivain se retrouve complètement dérouté lorsque son épouse part sans explication. Esther est une femme singulière. Intelligente, qui encourage son mari à réaliser son rêve: écrire un livre

Le couple est « libre », chacun peut avoir des aventures de son côté sans que ça ne gène l’autre. Mais la disparition brutale de la jeune femme a de quoi inquiéter. En effet, Esther est correspondante de guerre, ce qui l’amène à être confrontée à de nombreux dangers.

Et bien qu’il ait une autre amante, notre héro n’arrive pas à s’enlever sa femme de sa tête. C’est là qu’elle devient son « Zahir », expression tirée d’un livre de Jorge Luis BorgesLe Zahir serait une personne ou un objet ayant le pouvoir de susciter une obsession chez tous ceux qui la voient ; c’est effectivement ce qui ce passe.

Il y a deux « périples » qui se superposent: il y a le voyage « physique », qui va de Paris à l’Asie centrale. Et le voyage « émotionnel »; chaque discussion du couple est remise en question, puis mise sous une lumière différente.

Le côté religion/spirituel est aussi présent. L’auteur réussit l’exploit d’oser critiquer sans jamais diffamer, invitant à nous faire notre propre opinion sur la question. C’est ce qui m’a le plus parlé dans ce roman !

Enfin, il y a une jolie réflexion sur l’image « idéalisée » du couple; ou plutôt, le choc entre l’image donnée aux autres, celle vue par chacun des partenaires, l’importance (ou non) du sexe dans la relation. Chaque relation est unique et libre.

Un livre original qui m’a beaucoup intriguée ! Pour le coup j’ai envie de relire « l’Alchimiste » !

Tu me trouveras au bout du monde (Nicolas Barreau)

Avec cette grisaille et après toutes ces histoires de guerre (avec ou sans super héro), j’avais envie d’une petite romance mignonne, histoire de me détendre un peu !

Résumé:

Lorsque Jean-Luc Champolion, jeune galeriste de talent et Don Juan à ses heures, reçoit la lettre d’une énigmatique correspondante, ce ne sont que les prémices d’un irrésistible jeu de piste amoureux. Que désire cette femme qui distille savamment les indices et tarde à se dévoiler? Comment la convaincre de tomber le masque? Jean-Luc devra-t-il aller jusqu’au bout du monde pour la tenir enfin dans ses bras?

Mon avis:

Une comédie romantique plus savoureuse que ce à quoi je m’attendais ! Si Le Sourire des Femmes m’avait laissée sur ma faim, ce nouveau roman m’a totalement charmée !

Déjà, notre Jean-Luc n’est pas devenu un Don Juan par hasard. Je n’en dirai pas plus mais ce simple détail m’a fait voir sous un autre angle les hommes qui collectionnent les conquêtes d’un soir. De plus, son nom de famille ridicule me l’a rendu plutôt sympathique!

J’ai beaucoup aimé l’idée de la lettre manuscrite. C’est touchant d’oser aborder quelqu’un en prenant le temps de lui écrire. Surtout à notre époque moderne ou les SMS font et défont les coeurs aussi vite qu’ils sont envoyés ! En plus, les lettres sont rédigée façon Liaisons Dangereuses, avec des insinuations polissonnes du plus bel effet ! Ça chauffe beaucoup de la plume !

Intrigué, mais aussi troublé, le jeune homme va fouiller dans son passé de tombeur, ses conquêtes plus ou moins sérieuses, et son entourage en général. Ce petit jeu de cache-cache s’est révélé bien plus plaisant que je ne l’aurais cru !

Les références littéraires et artistiques sont légion. À commencer par…le chien de notre héro, un dalmatien du nom de Cézanne ! Forcément, vu que c’est un galériste ! Un métier  méconnu et des plus stressant ! Certains « artistes maudits » donnent vraiment du fil à retordre à Jean-Luc ! Mais avec sa nouvelle « passion écrite », il n’a plus vraiment la tête à bosser ! Chaque femme croisée lui donne le tournis: Elle? Pas elle?

J’ai adoré suivre sa petite enquête et ses interrogations. J’ai aussi bien aimé son entourage: Marion, la stagiaire provoc’, Luisa, la réceptionniste maladroite; Bruno le meilleur ami sarcastique qui ne supporte pas l’art contemporain.

J’ai moins aimé cette vision idéalisée de Paris, le même défaut que le roman précédent de Barreau ! Mais bon, c’est aussi pour ça que j’ai choisi ce livre !

Enfin, l’identité de la mystérieuse correspondante m’a beaucoup plue! C’est une femme de caractère qui sait mener son homme par le bout du nez ! Prenez-en de la graine, mesdames ! Et c’est bien connu, la solution (en l’occurence la femme) se trouve souvent sous nos yeux !

L’écriture est fluide et se lit très facilement ! Ce roman peut très bien se lire en une soirée pluvieuse au coin du feu ! Une seule chose m’a déçue: la couverture du livre ne transcrit pas du tout l’histoire, je trouve !

Une jolie romance cocooning, à savourer sans modération !

 

Défi guerre: « La voleuse de livres » (Markus Zusak)

Hello à tous ! Cette semaine je vous fais découvrir un livre dont le titre m’intriguais beaucoup ! Les récits de guerre me touchent (qu’ils soient fictifs ou non). Et j’étais curieuse de découvrir celui-ci.

Résumé:

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

Mon avis:

Ce livre m’a autant émue que surprise !

La seconde guerre mondiale racontée…par la Mort elle-même ! Un éclairage nouveau sur cette période tragique qui renvoie à La question que toute personne se pose quand la mort frappe: Pourquoi? Pourquoi je meurs maintenant? Où l’inverse: Pourquoi ai-je survécu? Pourquoi ma famille est morte et pas moi?

J’ai trouvé que le thème de la guerre mondiale vue par Faucheuse était très original !

La Faucheuse a en effet beaucoup de « travail » en cette période. Elle emmène  autant de coupables que d’innocents. C’est son boulot de libérer les âmes. Et elle n’aime pas ça. Pourtant, certains humains lui échappent, la troublent. Elle raconte l’histoire de l’une des ces âmes fortes: Liesel Meminger.

Liesel est une petite fille courageuse et fille de parents communistes. Pour les protéger, elle et son frère Werner, ses parents les envoient dans une famille d’accueil. C’est là que Liesel va croiser pour la première fois la Mort… qui lui « enlève » son frère dans le train !

Traumatisée, la pauvre fera des cauchemars pendant des mois…Et puis la vie continue, avec ses épreuves et ses fugaces bonheurs. Pour Liesel, ce sera les livres. Pourtant la jeune fille ne sait pas lire ! Ce sera son père adoptif, Hans Hubermann, qui lui apprendra. En effet, ça ne se passe pas très bien à l’école et la petite est souvent corrigée sévèrement par sa maîtresse.

Heureusement, il y a le foot avec Rudy Steiner. Elle aide aussi sa mère adoptive, Rosa, à distribuer le linge qu’elle lave pour les riches voisins. La jeune fille reste digne et forte. J’ai bien aimé Rudy, un jeune garçon vif et débrouillard, clairement amoureux d’elle. 

Tout au long du roman, la Mort est omniprésente, et pas seulement parce que que c’est elle qui raconte l’histoire. Liesel vit entourée par la Mort;  elle va devoir composer pour survivre, grandir et garder l’espoir, prenant même des risques importants. 

Elle se liera d’amitié avec un jeune boxeur juif, Max Vandenburg, qui sera réfugié dans sa cave. Il lui apprendra « Le pouvoir des mots ». Petit à petit, la lecture deviendra un vrai refuge pour Liesel. Elle volera de nombreux livres. D’autres lui seront offerts. Mais tous auront une signification. L’un d’eux sera arraché des flammes, d’autres seront écrits. 

Leur amitié sera d’autant plus touchante que Max est un jeune homme fragile et tourmenté, malade d’angoisse dans cette cave glaciale ! C’est beau de voir un lien Allemand/Juif au coeur de la tourmente ! La manipulation nazie est glaçante et on ne parle pas assez des Résistants Allemands durant cette période !

Et surtout, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se battra jusqu’au bout pour la liberté, trouvant sa force dans les histoires et défiant l’autorité en volant des livres ! 

Un livre fort, intelligent, qui montre à la fois l’innocence et la cruauté des hommes. Leur courage face à l’horreur. Je me souviendrai de Liesel, de Max, de cette famille cabossée mais digne. Un grand roman.

Pour le coup, j’ai vu récemment la bande-annonce du film adapté de ce livre et ça m’a l’air prometteur ! Je le verrais bien en challenge de Noël !

Défi Western 4:La vengeance des mères (Jim Fergus)

Je continue ma découverte de Jim Fergus avec le deuxième volet de Milles Femmes Blanches ! Attention, risque de spoliers du premier livre dans cet article !

Résumé:

« 1875. En dépit de tous les traités, la tribu du chef Cheyenne Little Wolf, qui avait échangé milles chevaux contre molles femmes blanches pour les marier à des guerriers ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine. Quelques femmes blanches seulement  échappent à ce massacre. Parmi elles deux soeurs, Margaret et Susan Kelly. Prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, elles décident de prendre le parti du peuple indien et vont se lancer à corps perdu dans une lutte désespérée pour leur survie… »

Mon avis:

C’est avec plaisir que je retrouve les personnages forts de cette épopée !

Elles sont loin les jeunes femmes apeurées du premier bouquin ! Arrachées à leur foyers, leurs enfants tués sous leurs yeux, il n’y plus que rage et douleur chez ces femmes ! Trahies deux fois par les Blancs supposés « civilisés », elles sont devenues de véritables guerrières !

Ce deuxième volet raconte leur histoire sous forme de carnets, journal intime plein de rêves, d’illusions et surtout, comme l’indique le titre, de vengeance.

Ces femmes étaient des parias dans leur pays d’origine: orphelines, femmes battues, lesbienne et même une « folle », (comprenez « une femme qui n’aime pas son mari »). En pleine guerre, elles parcourent les plaines avec le reste de leur famille indienne et croisent la route de nombreux Blancs.

Certains sont bons, comme ce jeune curé venu « donner la foi aux sauvages » qui se retrouve au coeur d’un massacre qu’il ne comprend pas. Son regard, presque enfantin devant l’horreur m’a beaucoup touchée.

Et d’autres absolument terrifiants comme ce mercenaire, éclaireur de l’armée qui chasse les indiens comme du bétail et prend un plaisir pervers à torturer femmes et enfants. 

Plus que la guerre, le racisme et la cruauté des hommes, il y a un beau parcours initiatique chez ces femmes: que ce soit pour retrouver une amie, venger la mort d’un enfant, ou retrouver la foi, que ce soit en un dieu ou simplement l’amour. Et que dire des enfants métis rescapés de ce qui devait être « un pont entre deux cultures »?

J’ai été frappée par la beauté sauvage du cadre, le tourment de ces femmes et du peuple indien opprimé. Mais aussi, par les motivations propres à chacun dans cette guerre: la survie, la vengeance, le deuil. Mais aussi… l’illusion de croire qu’il existe une « race supérieure ». Je dois dire que c’est ça qui m’a le plus révoltée, dans cette histoire ! Et le pire, c’est qu’il existe encore des personnes qui pensent de cette façon à notre époque !

Je n’oublierai pas de sitôt les jumelles Kelly, May Dodd , Lady Ann et sa servante. Beaucoup plus dense que Mille Femmes blanches, La vengeance des mères nous montre notre incroyable force d’adaptation face au pire. Et à quel point cette rage face aux malheur peut autant détruire que porter une personne.

J’ai découvert qu’il y avait un troisième volet qui cloture cette sublime saga: Les Amazones ! Autant vous dire qu’il est déjà dans ma Wish list !

Un livre envoûtant, fort et dur, qui fait réfléchir à notre propre « sauvagerie » !

Le prisonnier du ciel (Carlos Ruiz Zafon)

Hello à tous ! Pour cette rentrée, je démarre fort avec un livre qui m’attendait depuis …trop longtemps ! Aimant les ambiances sombres et fantastiques, Carlos Ruiz Zafon est parfait pour cette période !

Résumé:

« Au mois de décembre 1957, un inconnu se rend dans la librairie des Sempere pour acheter un exemplaire du Comte de Monte Cristo et l’offrir ensuite à Fermin Romero de Torres, accompagné d’une lettre plutôt menaçante. Fermin est alors contraint de révéler le lourd secret qu’il a toujours caché. Il raconte ainsi à Daniel Sempere son histoire et les terribles moments qu’il a vécu dans la prison de Montjuïc en 1939 en compagnie du mystérieux David Martin, auteur de La Ville des Maudits.

Dix-huit années se sont écoulées, les ombres de son passé refont surface pour Fermin, quelqu’un crie vengeance. Le Cimetière des livres oubliés n’a pas fini de livrer tous ses secrets … »

Mon avis:

Alors déjà, un livre qui rend hommage aux livres…ça ne pouvait que me plaire !

La librairie Sempere & Fils est assez particulière. Elle ne contient que des raretés. Des oeuvres méconnues. Daniel Sempere s‘occupe de la boutique avec bonheur et tout son amour pour les livres. 

Mais un soir de Noël 1952, l’un de ses clients et ami Fermin, reçoit un « cadeau » des plus étrange: une « dédicace » qui l’a terrifié au point qu’il en soit méconnaissable ! 

Ne reconnaissant plus son ami, Daniel décide de lui faire cracher le morceau.

Ainsi débute l’histoire terrible de Firmin, dans la prison de Montjuïc en 1939.

En plein Franquisme, le jeune homme vit dans des conditions innommables: frappé torturé, le jeune Firmin endure autant les coups que les insultes. Il se noue des liens plus ou moins amicaux avec les autres prisonniers. L’un d’eux l’intrigue particulièrement: David Martin, un écrivain lunatique et perturbé, qui est particulièrement malmené par ses geôliers.

Mais plus que ses tortionnaires, c’est le « directeur » de la prison qui m’a fait froid dans le dos; Mauricio Vals est un bourgeois cultivé, arrogant, sans scrupule. Pour lui, les gens du peuple sont des sous-merdes qu’il prend plaisir à  manipuler, que ce soit chez les prisonniers ou leur famille. Il ne « garde » que ceux dont il peut tirer profit. David Martin est de ceux-là. Et Firmin est son pion.

Je n’en dirai pas plus concernant l’intrigue. Ce que j’en conclue par contre, c’est que ce livre m’a beaucoup surprise ! Entre torture de guerre, cupidité, mais aussi secrets de famille, ce livre baigne moins dans le fantastique que les précédents. On est plus dans le mystère, les non-dits, la solidarité inattendue et des amours contrariés. L’écriture est toujours aussi prenante et l’ambiance est presque gothique par moment.

Enfin, les livres ont une place spéciale qui m’a touchée. L’auteur parvient même à placer des clin d’oeil à ses autres romans L’Ombre du vent et Le Jeu de l’ange, qui complètent cette série !

L’action et le suspense sont dosés juste ce qu’il faut ! J’ai dévoré ce livre ! La première partie du roman est sur la vie de Daniel, dans une Barcelone qui se relève à peine de la guerre. La deuxième parle du combat de Firmin et de ses compagnons d’infortune et la fin… m’a beaucoup frustrée !

Il faut que je lise le Labyrinthe des Esprits ! C’est juste obligé !

En tout cas, je suis toujours aussi fan de Zafon et son univers ! Et je ne peux que le conseiller aux fans de mystères, de livres et d’ambiance brumeuse… 

Un livre parfait pour l’automne !

 

Retour sur terre (Mélanie Rose)

Après la belle surprise qu’a été Coup de Foudre, j’étais curieuse de découvrir un autre roman de Mélanie Rose ! Mais là je suis plus mitigée !

Résumé:

Michaela Anderson, une jeune Anglaise de 25 ans travaillant dans une compagnie d’assurances, a accepté de participer avec quelques collègues à un baptême de saut en parachute.
Au moment de s’élancer dans le vide, la dernière, elle est emportée par une bourrasque qui l’éloigne des autres…
Quand elle retrouve la terre ferme, l’aérodrome est désert, sa voiture a disparu et il fait presque nuit. C’est alors qu’elle découvre avec stupeur sa photo sur des affichettes prétendant qu’elle a disparu… il y a six ans et demi !
Qu’a-t-il bien pu se passer ? Aurait-elle perdu la raison ? Serait-elle devenue amnésique ? A-t-elle été victime d’une faille spatiotemporelle ? Mais, surtout, qu’a-t-elle bien pu faire au cours de tout ce temps ?

Mon avis:

Qu’est-ce que je viens de lire, au juste ? Une romance à suspense ? Un polar ? Un fouillis surtout ! Je n’ai pas compris où Mélanie Rose voulait en venir ! En plus, la couverture suggère un roman léger, alors qu’il n’en est rien. Et cette mention « Les fans de Sophie Kinsella vont adorer… ». Heu…Comment dire ? Je suis très sceptique, là !

Une chose est sûre: cette histoire est bien plus sombre que je m’y attendais !

Michaela est une jeune femme ordinaire, avec son boulot, son mari. Un collègue qui l’attire un peu trop pour son bien… Elle travaille dans une compagnie d’assurance et décide de faire du sport extrême pour une vente de charité.

Si ce début m’a clairement fait penser à un pseudo-Marc Lévy, la suite s’avère bien plus tortueuse et sombre ! Mais pas dans le bon sens du terme !

C’est la Chute. Au sens propre comme au figuré. Si Michaela a pris le temps d’apprécier son saut, l’atterrissage va la plonger dans un abîme d’angoisse. Car il s’est passé six ans et demi en une nuit ! Pour elle, c’est juste impossible ! Elle n’est pas tombée dans le coma, ne se souvient de rien d’autres que ce dernier saut. 

Elle découvre un entourage bien different qu’à son départ. Un mari sur la défensive. Des collègues suspicieux. Seul son collègue, Matt, va l’aider à éclaircir son passé. Comme par hasard, il est le seul qui va la croire et à l’aider. Et comme par hasard, ils se font les yeux doux dès le premier chapitre. LA romance cousue de fil blanc, quoi !

L’écriture est sobre et les chapitres sont courts. Ce qui donne, au moins, un certain confort de lecture. C’est le seul point positif que j’ai trouvé à cette histoire !

Parce que les théories vont dans tous les sens. Comme je l’ai dit, c’est un fouillis ! Il y a de bonnes idées, mais l’autrice m’a tellement embrouillée, que ça m’a énervée, à force !

Et comme, en plus, l’histoire est à la première personne, nous somme aussi sonnés que notre pauvre Michaela, incapable de trouver des réponses claires.

Mais le pire, c’est la fin: tellement invraisemblable que je suis restée en mode WTF. C’est bien beau de vouloir se démarquer en mélangeant les genres mais là c’est juste trop. 

Un roman à grand potentiel, mais qui pour moi, a été un flop !

Maudit Karma (David Safier)

Hello à tous ! Après ma déception de Marguerite Duras, j’ai voulu me détendre avec une lecture plus légère ! Et pour ça, rien de mieux que David Safier !

Résumé:

Animatrice d’un célèbre talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est foudroyée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a trop de mauvais Karma au cours de son existence. Non seulement, elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi; De ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnation !

Mon avis:

David Safier a le chic de trouver des histoires totalement loufoques tout en me faisant passer du rire aux larmes !

Kim est une working girl chevronnée, un vrai dragon dans son métier. Dans le milieu impitoyable de la télé, elle a les dents longues et elle aime ça. Il n’y a qu’avec sa fille Lilly qu’elle redevient « humaine ». Mais son mariage bat de l’aile et elle se sent très attirée par un collègue, Daniel. Et arriva ce qui devait arriver !

Et comme elle n’arrive pas à choisir entre ces deux vies, le Karma va s’en charger pour elle: telle Georgia Mass (Dead Like Me), elle perd la vie lamentablement en recevant sur la tête…les toilettes d’une navette spatiale !

Rencontrant Bouddha en personne, elle découvre qu’elle a une chance de se racheter en se réincarnant. Mais pour gagner du bon Karma, il faut sortir de son égoïsme et faire de bonnes actions et ça Kim n’en n’est pas (encore) capable.

Le retour sur Terre est un double choc pour la jeune femme: non seulement, elle s’est réincarnée en fourmi mais elle découvre que sa meilleure amie Nina a profité de sa mort pour mettre le grappin sur sa famille ! Un affront qui la met dans une colère noire !

Ce livre est une pépite ! Les aventures « animales » de Kim sont hilarantes et en même temps tellement touchantes. Elle se fera de nouveaux amis au cours de ses réincarnations dont  LE maître de l’Amour ultime : Casanova !

Safier réussit à insérer des thèmes très sérieux derrière son humour barré : les problèmes de couple, l’alcoolisme, les rapports mère-filles, la jalousie, le besoin de reconnaissance… Si je la trouvais franchement prétentieuse au début, j’ai adoré l’évolution de Kim. Elle est tenace, courageuse et s’accroche mordicus à son amour pour sa fille pour s’améliorer ! Un peu comme Scott Lang dans Ant Man !

Sa rivale Nina est aussi attachante, au final. Amoureuse d’Alex depuis longtemps, elle est tout l’inverse de Kim et veut se rapprocher de Lilly, mais celle-ci la rejette. J’ai eu de la peine pour elle. Quant à Alex, le mari, je l’ai trouvé trop fade pour Kim ! J’ai en revanche adoré la petite Lilly, trop mignonne, qui aime sincèrement sa mère malgré ses erreurs.

Enfin, il y a l’amant,  Daniel (Cleaver?!), un séducteur invétéré qui semble pourtant aimer sincèrement Kim… C’est le personnage qui m’a le plus surprise ! S’il a ses défauts, je l’ai trouvé plus vif et séduisant quAlex! Mais bon, la vie de famille, très peu pour lui ! Dommage !

L’écriture est fluide, bourrée d’humour et de références. C’est un vrai plaisir de lire ce genre de bouquin ! L’histoire est à la fois improbable, drôle et ironique. Au final, Kim Lange est le pendant féminin de Scrooge de Dickens: au départ imbuvable, ses différentes réincarnations vont lui enseigner à être meilleure…dans un Paradis qui n’est non pas au Ciel mais sur Terre, près des siens.

Une bouffée d’air frais que je recommande ! D’ailleurs, il y a une suite « Toujours maudit ! » qui m’intéresse grandement !