La Claque livresque: « Décomposée »

Hello à tous ! Ça faisait une éternité que je n’avais pas lu de poésie et c’est le livre « Décomposée » de Clémentine Beauvais qui m’a intriguée par son titre. Et bien quelle Claque !

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Toi, le poète qui passe
avec ta muse sous le bras (…)
écoute ma musique,
tandis que je me décompose.

Ainsi commence un voyage unique en son genre. Prenant pour base la célèbre Charogne de Charles Baudelaire, Clémentine Beauvais nous fait imaginer la vie de cette dernière sous le nom de Grâce. D’abord couturière, Grâce deviendra avorteuse clandestine, puis « réparatrice »: elle soigne les femmes victimes de violences physiques et gynécologiques.

Au fil de ce roman en rimes, je me suis sentie emportée comme dans un torent, estomaquée par la puissance des mots. Que de thèmes abordés en si peu de pages ! La prostitution, l’avortement, les conditions d’hygiène déplorables. Mais aussi la prise de parole, le soin, le réconfort, l’écoute, la révolte. C’est cependant un autre thème particulièrement peu abordé qui m’a marquée dans ce livre: l’inceste dans la fratrie. C’est un véritable playdoyer contre la violence sous toutes ses formes envers les femmes.

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Nous faisons ensuite la connaissance Jeanne Duval, la muse de Charles Baudelaire, avec qui va se nouer un dialogue en miroir avec Grâce: la vivante et la morte, l’anonyme et la muse. Jeanne est au final très mystérieuse. Surnommée « La Vénus Noire », elle a été malmenée et érotisée par beaucoup d’hommes, notamment les biographes. Ici, Jeanne reprend sa dimension humaine dans une époque où elle n’a pas droit à la parole. Peu à peu, un lien intime se dessine entre les deux femmes sans s’être jamais parlé.

La forme de l’écriture est très intéressante à lire ! Les vers sont en décalage de rythme, et le ton change au fil de la décomposition de Grâce. Je pense que c’est un livre que je relirai, car je suis sûre d’avoir loupé d’autres subtilités.

Un livre à part, féministe violent et fascinant. Si vous aimez le gothique, les ruelles sombres et les envolées lyriques, c’est LE livre de votre automne

Dîner à Montréal (Philippe Besson)

En ce moment, mes choix  de livre sont de moins en moins influencés par les lectures des autres, que ce soit sur les blogs ou dans mon entourage. Souvent, ça commence par une interrogation et je cherche sur le sujet. Et parfois, c’est totalement impulsif, comme pour Philippe Besson, que j’ai découvert l’année dernière. Je flânais au rayon livre d’un supermarché, quand je suis tombée sur une splendide couverture automnale. L’harmonie des couleurs, la douceur qui s’en dégage…Et bim ! Je l’ai pris ! Comme pour Il était une rivière ou Voulez-vous partager ma maison, je n’ai pas réfléchi, ni même lu le résumé. Et j’ai beaucoup aimé ! Ça change complètement de mes lectures habituelles !

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Ils se sont aimés, à l’âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu’ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd’hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?
Le temps d’un dîner de retrouvailles, chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l’espérance et les fantômes du désir.
À leurs risques et périls…

Mon avis:

Plutôt trompeuse, la couverture au final ! Mais ce n’est pas une mauvaise chose ! En fait, j’ai été totalement envoutée par l’ambiance de ce livre, qui convient assez bien à l’automne dans son genre. Mais si vous cherchez une romance doudou, passez votre chemin ! On est en effet plus dans la mélancolie que le cocooning !

Philippe le narrateur, retrouve son amour de jeunesse Paul, lors d’une dédicace. Les deux anciens amants décident de se revoir le temps d’un dîner, pour parler du passé et éclaircir certains malentendus. Retrouvailles brûlantes ? Pas vraiment. 

C’est en effet un dîner étrange, où couve une tension rentrée, les nerfs à vif sous la politesse, la rancoeur derrière les sourires. La frustration du manque d’intimité aussi. Car Paul est marié et le dîner se fait en présence de sa femme…et du nouvel amant de Philippe.  Malgré leur désinvolture, le malaise est palpable. 

Le Mari. La Femme. Les Amants. Un quatuor au lieu de l’habituel trio, ce n’est pas si classique ! Je m’attendais à un clash imminent entre Paul et Philippe. Mais non, la rupture se fait avec une certaine douceur. Peu à peu les amants se détachent et leur amour finit par « tomber » comme les feuilles des arbres. Une chute inéluctable…mais belle à sa façon. 

Tout le long de ma lecture, j’ai eu l’impression d’être dans un film d’auteur. Toute la force du récit se situe dans l’ambiance, les dialogues, les regards. Il règne une tension à fleur de peau qui tranche avec le cadre chaleureux de Montréal. La plume de Philippe Besson est superbe. Subtile et ciselée. J’ai senti une réelle intimité (et pour cause, c’est un récit, pas un roman !)  Il nous livre l’automne d’un amour avec tendresse et mélancolie, de douleur aussi. Mais surtout beaucoup d’élégance. 

Une jolie lecture douce-amère, à savourer un jour de pluie. 

Même les arbres s’en souviennent

 S’il y a un genre de lecture que je vois moins sur les blogs, c’est bien la littérature de terroir. J’aime bien ce genre littéraire qui nous plonge dans le passé de nos campagnes et de nos aïeux.  Et pour ça, rien de tel qu’un Christian Signol !

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Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie.

Comme toujours avec Signol, beaucoup de tendresse et de nostalgie. Ici, Emilien, le narrateur, écrit ses mémoires pour son arrière-petit fils Lucas. L’histoire raconte la vie de nos paysans, consacrée à la terre et ses bienfait. Une famille simple et travailleuse, 2 guerres mondiales, les hauts et les bas de la vie…

Grâce à ces mémoires, Lucas apprend ses racines, les comprend et les intègre. Il partage avec Emilien un amour maternel de sa terre et le désir de la préserver. Ce que j’aime avec Signol, c’est qu’il ne tombe pas dans le piège du Passé idyllique. Tout n’était pas mieux avant. Il y a le dur labeur de la terre, les horreurs de la guerre, le travail pour aider la famille dès le plus jeune âge. Lucas comprend de ce fait la chance d’être instruit, la solidarité dans l’épreuve, la force et la pudeur de ses aînés. Il fait aussi le triste constat d’une campagne de plus en plus désertée, de familles éclatées, éparpillées autour du monde. Qu’en est-il de nos racines ?

Ce récit à deux voix nous dépeint une France de plus en plus transformée; par les Guerres d’abord. Puis la technologie provoque une révolution sans précédent. Le changement de mentalité qui s’opère par la mécanisation agricole est particulièrement saisissant. Les paysans gagnent en effet autonomie, en confort… mais perdent aussi, peu à peu, une certaine solidarité dans leur travail. Les nouvelles générations ne reprennent plus systématiquement le domaine familial. Une chose impensable encore pour nos grand-parents. Il y a enfin les nouvelles technologies telles que la télévision, le téléphone et la radio qui a permis une ouverture sur le monde…et en contre-partie la fin des veillées où les anciens racontaient leurs histoires…

L’écriture est limpide, facile d’accès. Poétique sans être alambiquée. Je pouvais visualiser chaque scène dans ma tête et ça, c’est le grand point fort de Signol. Il peut m’embarquer dans son récit peu importe le sujet abordé. J’ai refermé ce livre avec tendresse et reconnaissance envers mes aînés. 

Une belle lecture pour les premiers frimas, à savourer au coin du feu !

Nature,lecture et poésie…

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L’automne et sa fraîcheur se profile enfin. C’est avec un plaisir enfantin que je retrouve son ambiance singulière. Entre premiers frimas et nature flamboyante de couleurs, je déambule et je flâne. Je regarde les gens courir partout et je me sens en décalage, comme en hibernation. Au milieu de cette fourmilière humaine, j’ose la lenteur. Et c’est comme en apesanteur que je suis tombée sur ce livre: « La petite robe noire et autre textes » de Françoise Sagan

Je connaissais le célèbre Bonjour Tristesse, ainsi que Les merveilleux nuages . Mais celui-ci m’était totalement étranger ! J’ai donc plongé  direct dedans avec curiosité. Et quel moment agréable et surprenant !

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Je m’étais attendue à un recueil de nouvelles. Mais non, c’est plus un patchwork d’article de presse. Ce fut une expérience assez déroutante, mais pas désagréable. En fait, j’ai eu l’impression de côtoyer Françoise Sagan, de la voir avec sa bouille de garçon manqué, son piquant et sa mélancolie. C’était une rebelle, une passionnée qui écrivait comme elle respirait ! Elle aimait Rimbaud, Proust, la musique classique, la vitesse et la vie nocturne. Elle avait une indéniable « patte », un univers bien à elle. Je l’ai trouvée fascinante, pleine de répondant et en même temps une nonchalance un peu blasée, qui m’a émue. Ce livre m’a même plus touchée qu’une biographie, parce que Françoise brûlait à chaque page, chaque mot, chaque tranche de vie, fictive ou réelle. 

J‘ai particulièrement aimé la façon dont elle dépeint les contemporains de son époque, notamment Catherine Deneuve, Isabelle Adjani et surtout Brigitte Bardot, pour laquelle j’ai pu lire une certaine admiration pour son dédain des paillettes. Cette femme savait lire entre les lignes, voir au-delà des articles et des rumeurs. J’ai terminé ce livre dans un état étrange, avec l’impression d’avoir fait un saut dans le temps. Fascinée avec l’envie de la lire encore !

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J’ai du coup très envie de lire ses autres livres comme « Aimez-vous Brams », « Un orage immobile » ou encore son oeuvre théâtrale ! Je suis également curieuse de la Biopic de Sagan avec l’incroyable Sylvie Testud dans le rôle titre ! La ressemblance est bluffante ! 

En tout cas, c’est de loin la lecture la plus déroutante, étrange et fascinante de ce début d’Octobre. À lire au chaud chez soi, en mode cocooning !

Lectures & prise de conscience

Décidément, ce blog est en train de mourir à petit feu.

Je ressens de moins en moins l’envie de raconter mes visionnages et autres lectures. Une page est en train de se tourner. Parce que la vie, ce n’est pas que du virtuel. Ce n’est pas que du remplissage de pages blanches. J’ai l’impression de tourner en rond dans toujours les mêmes sujets. Et le pire c’est que ça contamine ma vie réelle. C’est  la lecture de 2 livres qui m’ont fait prendre conscience de ça. Il s’agit de « Ressac » de Maureen Wingrove (alias Diglee), et « Survivre dans le tumulte » de Patricia Darré. 

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Dans Ressac, Maureen nous raconte comment, en février 2020, elle s’est retrouvée elle-même grâce à une retraite dans une abbaye en Bretagne. Un an que ce livre m’appelait irrésistiblement. Son exérience m’intriguait d’autant plus que le ton de son blog a beaucoup changé depuis son séjour. Et bien j’ai été secouée ! En à peine une centaine de pages, j’ai pleuré, j’ai été touchée et trouvé un écho à mes questions du moment. Notamment le côté aliénant des réseaux sociaux à outrance, le sentiment d’impuissance face à la maladie mentale et l’apaisement unique que seule Dame Nature peut nous offrir. Un témoignage courageux, je trouve. Ça m’a fait plaisir aussi de lire une Diglee sans fard ni paillettes, sensible et franche.  Cette expérience l’a non seulement transformée, mais aussi préparée à la vague de confinement à venir. Elle a en plus une très jolie plume, très poétique dans sa mélancolie. Après ma lecture, une part de Diglee raisonne toujours en moi.

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« Survivre dans le tumulte » est dans un tout autre registre. Patricia Darré est journaliste et médium depuis 1995. Depuis 2019, je m’intéresse beaucoup à l’ésotérisme, le paranormal et la médiumnité. Et cette femme a su elle aussi mettre des mots sur le malaise ambiant, présent déjà bien avant un certain virus. Mais aussi les changement énergétique en cours, ce que j’ai trouvé particulièrement passionnant ! Enfin, j’ai adoré la façon simple et pragmatique dont elle parle de la mort. Il n’y a ni mysticicisme, ni larmoyant ni froideur dans ses mots. Juste de la Lucidité et oui, c’est possible, de l’optimisme ! Ce passage m’a préparée (sans que je le sache) au départ de mon papa, qui nous a quitté en février. Ce livre m’a apaisée, car comme elle le dit: « On nous cache la mort dès que nous naissons. On ne nous apprend pas à l’envisager comme une possibilité de tout instant. Envisager que tout peut s’arrêter à tout moment n’est pas angoissant si on l’utilise comme force de vie et non comme un frein morbide à celle-ci. » Cette phrase m’a fait un bien incroyable ! Je vais indéniablement lire d’autres livres d’elle ! Je suis très tentée par « Il y a quelqu’un dans la maison » !

Depuis ces deux lectures, je prends peu à peu conscience qu’il ne faut pas passer sa vie devant un écran. Que je peux donner un nouvel élan dans mes aspiration et que la meilleure façon d’avancer est de ne pas se laisser envahir par le Pessimisme ambiant. Meme si c’est dur parfois. Et vous? comment ça va en ce moment ? 

La promesse de l’océan (Françoise Bourdin)

Hello à tous ! Désolée pour cette pause de blog mais j’ai de gros problème avec wordpress côté police et je pense de plus en plus à changer de plateforme ! Je vais tenter un dernier jet en vous parlant de ma dernière lecture en date: « La promesse de l’océan » de Françoise Bourdin.

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Trentenaire belle et dynamique, Mahé est patron pêcheur à Erquy, dans la magnifique baie de Saint-Brieuc. Elle ne vit que pour son travail, ses bateaux et ses marins et a mis de côté son existence personnelle après la tragique disparition en mer de son fiancé.
Armelle, son amie et confidente, fait tout pour l’encourager à profiter de la vie et à y reprendre goût. En vain. Certaines blessures sont si difficiles à refermer. Cependant, la chance pourrait enfin lui sourire…

Mon avis:

Le résumé est au final assez trompeur ! Si vous vous attendez à une romance doudou au bord de la mer, vous risquez d’être déçus ! J’ai plus pensé à une sorte de « romance de terroir ». En effet, plus que les relations humaines, c’est l’amour de la mer qui prédomine le récit ! Françoise Bourdin rend un vibrant hommage à ces hommes qui risquent leur vie pour un salaire de misère. La Bretagne est décrite de façon brute, loin des cartes postales habituelles.

Mahé ne vit que pour la mer, et ce, dans tous les sens du terme. C’est une femme de fort caractère qui a reprit l’affaire familiale en tant que patronne pêcheuse . Elle est aussi profondément blessée par la perte de son fiancé Yvon. Un deuil d’autant plus difficile que le fiancé n’était pas des plus reluisant ! Plus que la mort, c’est le mensonge et la trahison de celui-ci qui ont refroidi Mahé.

J’ai beaucoup aimé sa personnalité ! Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais n’est pas pour autant dénuée de compassion. Il n’en est pas de même pour son père, qui devient de plus en plus irascible, depuis un récent AVC. Il ne supporte pas de se voir diminué et c’était poignant à lire ! Si la communication entre eux est des plus houleuse, Mahé refuse catégoriquement d’abandonner sa seule famille et celui qui lui a appris son métier. L’amour est présent ,mais  malheureusement muselé par de nombreux non-dits.

J’ai aussi bien aimé Armelle, la meilleure amie de Mahé. On ne peut faire plus opposé: féminine et pétillante, Armelle aime la vie et rêve toujours du prince charmant malgré ses déceptions. Consciente de ses atouts, elle n’hésite pas à en user lorsqu’un homme lui plaît.  Elle a jeté son dévolu sur Jean-Marie, l’un des employés de Mahé. Or celui-ci est amoureux de sa patronne depuis des années ! Heureusement, l’autrice n’est pas tombée dans le cliché du triangle amoureux ! Leur amitié reste solide et ça fait du bien ! Armelle va devoir sortir la grosse artillerie pour dérider Jean-Marie qui est au final un homme maladroit et attendrissant derrière son caractère d’ours.

De son côté, Mahé va tomber sous le charme d’Alan, le séduisant  dentiste du village ! Et là, c’est la partie qui m’a le plus intéressée !

En effet, Alan fait un peu extraterrestre au milieu de tous ces marins rugueux et mutiques. Il est élégant, cultivé, préfère l’équitation en forêt plutôt que les virées en bateau. Plus que le personnage, c’est de sa maison dont je suis tombée amoureuse ! Qui n’aimerait pas vivre dans une grande maison en foret avec un chat et un cheval ? En plus, ses relations familiales sont bien plus équilibrée que Mahé !

Enfin, trois personnes vont semer la zizanie dans ce feuilleton digne d’un téléfilm sur TF1: Rowena, qui voue une haine farouche envers Mahé, et qui veut la faire souffrir de toute les façons possible. Mélanie, l’ex-femme d’Alan, une petite profiteuse qui a la folie des grandeurs ! Et au milieu de tout ça, un petit garçon dont on se demande bien ce qu’il fout là !

L’écriture est assez facile d’accès. Pas de fioritures ni trémolos. On pourrait même reprocher un trop gand réalisme dans les descriptions, notament le jargon maritime. Mais si comme moi, la niaiserie des romance a tendance à vous écoeurer, c’est au contraire un agréable changement. Qui plus est, la nature occupe une place assez spéciale, une sorte de pause salutaire. J’ai beaucoup aimé l’ambiance bretonne très réussie, tant dans les paysages que sa population, qui tient à garder son identité intacte.

Une lecture agréable et plus surprenante que je l’imaginais !

Le mystère Sherlock (J.M. Erre)

Hello à tous! Ça fait un bon mois que je n’ai pas écrit et je m’en excuse. Je vais essayer d’être plus régulière … si wordpress m’en laisse la possibilité ! En effet, leur nouveau format est très compliqué et il m’est devenu impossible de mettre des liens youtube ! Je vais donc m’en tenir avec une chronique littéraire ! Et j’ai opté pour le sympathique « Mystère Sherlock » de J.M. Erre !

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Résumé:

Meiringen, Suisse.  Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street, coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche, et découvrent un véritable tombeau. Alignés dans une chambre froide reposent les cadavres de dix univeritaires qui participaient à un colloque sur  Sherlock Holmes. Le meilleur d’entre eux devait être nommé titulaire de la toute première chaire « d’holmésologie » de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…

Mon avis:

Ça faisait des années que j’hésitais à lire ce bouquin ! En effet, j’ai tendance à me méfier des « best sellers » ! Mais là, je dois dire: « well done, Mr Erre » ! Cependant, il serait malvenu d’y voir un simple « pastiche » de Sherlock Holmes ! Non, on est plus dans la fascination du public face au personnage ! 

En effet, les victimes de l’histoire sont des fans obsessionnels du célèbre détective. Au point de vouloir en faire une spécialité à la Sorbonne ! Avec un humour féroce, l’auteur nous enmène dans leur grand délire « holmésien » jusqu’à ce que le jeu tourne au vinaigre! Le tout, dans un décor pittoresque à milles lieux du Londres victorien !

Je n’ai pas trop envie de vous dire l’intrigue pour vous laisser la surprise. Mais ce que je peux en dire, c’est que l’écriture est absolument délectable, entre l’absurde et le caustique. Les dialogues comme les descriptions sont à mourir de rire ! On sent que J.M Erre s’est éclaté comme un gamin dans son histoire ! C’est un livre avec beaucoup de rythme, à la fois fantaisiste et intelligent dans son cheminement.

Chaque personnage parodie à merveille tous les clichés du roman policier: que ce soit le fils à papa, le beau gosse arrogant, la sainte nitouche et j’en passe ! Et c’est vraiment jubilatoire à lire ! C’est frais sans la niaiserie, délirant sans trop tomber dans l’invraisemblable.

En bref, ce livre est un classique du roman feel-good, que vous soyez team Sherlock ou non ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman et je suis curieuse d’en lire d’autres ! N’hésitez pas à me mettre des suggestions !

 

Tu comprendras quand tu seras plus grande

Ça faisait un temps que je voulais découvrir Virginie Grimaldi ! Et c’est grâce à Kim, l’experte en romance/lectures doudou, que j’ai fini par craquer. J’ai choisi « Tu comprendras quand tu seras plus grande » ! Et sans surprise, j’ai adoré !

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Résumé:

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…
Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

Mon avis:

C’est le genre de roman que j’affectionne:  « léger » en apparence.

Le personnage principal, Julia, traverse une vraie tempête émotionnelle et affective. Que ce soit avec sa famille ou son petit ami. À la fois nerveuse, triste et paumée, elle accepte une offre d’emploi bien particulière: psy pour personnes âgées. Elle en sera transformée.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance très particulière de l’endroit Pas le temps de s’ennuyer à la maison de retraite Les Tamaris ! Quelle belle sélection de tranche de vies !

Julia y rencontre Marine et Greg, des collègues aussi drôles qu’attachants, avec qui elle a aura un vrai soutien, en plus d’une jolie amitié.

Et du soutien, elle en aura besoin ! Car elle fort à faire avec des retraités, qui lui en font voir de toutes les couleurs ! Chacun vieillit différemment : entre la maladie, la perte de repère, les relations familiales compliquées, l’agressivité, volontaire ou non. Mais aussi l’amour, la nostalgie, la peur de la mort, de l’oubli ou de la solitude. En ce sens, ce livre nous donne une belle réflexion sur le sujet ! Mais pas que !

L’évolution de Julia m’a beaucoup parlé. Elle affronte ses démons avec courage, elle s’investit, est remarquablement à l’écoute de ses « patients ». Elle se prend aussi des claques, des désillusions, des déceptions. Mais le soutien sans faille de ses collègues lui donne du punch et elle prend de plus en plus confiance en elle. Ce qui lui sera bien utile dans sa relation avec les retraités.

En effet, si certains résidents ont le contact plus ou moins facile, d’autres sont carrément imbuvables ! Ce qui est loin d’être facile à gérer, même pour une psy ! Très interressant de lire une « thérapie » vue du côté soignant !

Mais le plus fort, c’est que les petits vieux sont tous intéressants et attachants, même dans leur (pires)défauts. Gustave et ses blagues beaufs, Miss Mamie et ses potins, Louise et son grand coeur, Léon et sa mythomanie agressive. Et oui, tous les vieux monsieur ne sont pas forcément gentils ! En fait, ce livre fait vraiment prendre conscience du manque de communication entre les gens…quel que soit l’âge ! 

Enfin, j’ai adoré les quatre romances du roman ! L’une entre collègues, Marine et Greg, qui m’ont fait beaucoup rire. Une autre entre deux résidents, Gustave et Louise, toute en tendresse et romantisme. Il y a aussi Pierre et Elisabeth, un couple tellement fusionnel que c’est la panique à la moindre séparation ! Et enfin Julia, fera la connaissance de Raphaël, un homme pudique à l’humour enfantin, qui lui donnera la légèreté qui lui manquait dans une relation de couple. 

L’écriture est dynamique, facile à lire. Il y a un joli mélange d’humour, de simplicité et un côté cocooning très agréable ! Mais je l’avoue, le twist final a été à la limite du mélo ! Même si j’ai aimé l’idée !

Jai adoré l’ambiance, les dialogues vrais et la jolie réflexion sur tout ce qui fait la saveur de la vie. 

Une lecture fraîche, pétillante qui fait du bien !

L’énergie pour guérir

J’ai découvert Sandrine Mulher-Bohard sur sa chaîne youtube lors du second confinement. En pleine introspection, je voulais me concentrer sur des choses positives, loin du climat anxiogène actuel. Ayant aimé certaines de ses vidéos, j’ai voulu en savoir plus sur son parcours et sa vision des choses ! 

Résumé:

Le jour où Sandrine reçoit en cadeau une aquarelle, elle est loin de s’imaginer que son auteur, un grand chaman décédé depuis deux ans, va lui transmettre le don de guérisseuse. Depuis, elle soigne les maladies simples mais surtout, elle aide les personnes en profonde souffrance.

Forte de son expérience, Sandrine Bohard vous explique comment reprendre possession de votre corps, vous libérer de la tyrannie de votre mental, gérer les mauvaises énergies qui fragilisent votre corps ; mais aussi comment capter, fabriquer et ancrer les énergies positives, tout en faisant grandir votre âme.

Mon avis:

Il faut être préparé à lire ce genre de livre. Surtout si, comme moi, vous avez grandi avec une vision « mécanique » de votre être. En tout cas, ce livre m’a fait prendre conscience d’un fait réel: la médecine traditionnelle occidentale a longtemps séparé la psyché du physique, donnant une vision étriquée, donc incomplète de nous-même. 

La toute puissance du mental est telle que la communication corps/cerveau est biaisée, voire carrément niée ! C’est pourquoi la méditation d’ancrage qu’elle propose est particulièrement intéressante ! En effet, en se « rebranchant » sur notre corps, nous sommes plus à même de comprendre ce qu’il nous dit !

C’est particulièrement vrai concernant les troubles alimentaires comme la boulimie ou l’anorexie. Vous avez déjà tenté de discuter avec quelqu’un dans un environnement bruyant? On ne « s’entend » plus, parce que tout est « déformé » à cause du bruit ! Le mental fait exactement la même chose…en continu ! Allant parfois jusqu’à déformer la réalité. Ainsi beaucoup d’anorexiques n’ont pas conscience de leur maigreur. L’ayant vécu moi-même, j’ai appelé ce symptôme « le syndrome du Miroir déformant »

Alors par où commencer? Comment baisser le volume jusqu’à arrêter ce bruit? Pour ça, Sandrine donne de précieux conseils : la pleine conscience de nos 5 sens par exemple ! Manger en ralentissant le rythme, en appréciant la vue, le goût de nos aliments. Écouter notre respiration est aussi un excellent point de départ ! Par des exercices précis, Sandrine aide à changer notre mode de pensée en fonction des réactions de notre corps.

Mais le plus intéressant est sa façon de repenser la maladie, non comme une punition mais un Message ! Il se passe quelque chose qu’il me faut écouter, puis traverser pour ensuite guérir. Voilà pour la partie la plus « facile » du livre.

Là où ça peut devenir plus complexe, c’est pour la partie « énergie », « âme » et des « synchronicités ». Que l’on y croit ou non, une Énergie est bien présente autour de nous, EN nous. Notre comportement influe aussi sur les événements de notre vie attirant bonne (ou mauvaise) énergie. Ça encore, je le comprends et l’intègre, car j’y suis moi-même sensible.

Sandrine nous parle aussi de son histoire et de son parcours de « guérisseuse » mais sans excès ! Le principal atout de ce livre est qu’il n’y va pas par quatre chemins ! Les chapitres sont courts, l’écriture concise, du moins dans les exercices et sa vision des énergies vibratoires. Il y a même des shémas, qui expliquent simplement ce que d’autres spécialistes étalent en termes compliqués ! Ce qui est très agréable !

Cette partie peut être intéressante pour d’autres magnétiseurs et « guérisseurs ». J’ai cependant encore du mal avec ce terme !

Car c’est la partie « spirituelle » qui m’a mis mal à l’aise ! Les Anges Gardiens et autres esprits, ont pas mal remué ma partie cartésienne ! Je laisserai passer un temps avant de relire ces passages ! Car me sentir « dérangée » est au final positif ! Enfin, Sandrine propose aussi toute une liste de livres complémentaires, pour approfondir certains aspects qu’elle aborde. 

Dans l’ensemble, ce fut une lecture inconfortable mais très enrichissante, notamment pour ceux qui veulent sortir de leur schémas mentaux. Toutefois, je ne le mettrai pas entre toutes les mains . Car comme je l’ai dit, il faut s’attendre à être un peu bousculé dans nos certitudes ! 

La dixième Prophétie

Hello à tous ! En attendant la suite de la vengeance des mères qui clot la saga des Mille Femmes blanches, je vous ai chroniqué une autre suite, celle de la prophétie des Andes !

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Résumé:

Avec La dixième prophétie, notre héros se trouve de nouveau entraîné dans une passionnante aventure. Charlène a disparu dans un parc naturel aux États-Unis, où des scientifiques mènent – en toute illégalité – d’inquiétantes expériences. Préoccupé, James décide de partir à sa recherche. Cette poursuite donne lieu à quatre rencontres qui l’aident à pousser encore plus loin sa quête spirituelle.

Mon avis:

Même si ma lecture du premier tome m’a laissée sceptique, je tiens à lire la saga complète ! Et j’ai bien fait de persister ! Car si la forme me déroute toujours autant, j’aime beaucoup les thème principaux de ce deuxième tome: notre évolution spirituelle et l’avenir de la planète ! Rien que ça !

Nous retrouvons James aux États Unis où il recherche son amie Charlène. Leur relation m’intrigue beaucoup ! Il y a une complicité singulière entre eux ! Charlène a un côté un peu tête brûlée qui inquiète et fascine à la fois James ! Et puis, il y a le mystérieux Will ! Je n’arrive toujours pas à le cerner et c’est assez frustrant par moment !

Ce livre nous montre comment notre histoire, non seulement familiale mais de tous nos ancêtres depuis le début des temps nous ont façonnés. Mais l’humanité a de gros problèmes de communication et ça vire en lutte de pouvoir. James, notre héro en a bien conscience. En plein éveil spirituel, il comprend que le changement doit d’abord se faire individuellement.

Mais que faire quand la planète est en danger ? Quand des personnes haut placées rasent des forêts millénaires et restent aveugles sur les conséquences ? Le Manuscrit que James cherche explique comment élever suffisamment notre Énergie (ou taux vibratoire) pour grandir et trouver sa mission de vie. Chose qui terrorise les gouvernement qui se verraient perdre leur toute puissance ! Un thème d’actualité !

L’aspect psycho-ésotérique est toujours aussi passionnant ! Comment sortir de nos anciens schémas? Écouter, communiquer avec l’autre sans le vampiriser?  Non contents de nous attaquer les uns les autres, nous appauvrissons notre environnement sans avoir compris que notre propre planète est vivante ! Il y a un vrai et beau cheminement sur ce sujet !

L’écriture de la partie « roman » du livre est cependant moins redondante que dans le premier tome ! Ouf ! 

J’ai bien aimé le côté « initiation » de l’histoire :l’utilisation de la première personne permet une vraie identification aux thème abordés ! Il est, en fait, surtout question de communication : entre humains mais aussi avec les animaux, les plantes… toute la Terre en fait !

Un livre intriguant, qui donne de l’espoir dans les rapports humains. Encore un tome à lire : Le secret de Shambala !