La jeune fille à la plume

J’ai découvert ce livre totalement par hasard ! J’ai été séduite par la jolie couverture et le résumé, plutôt prometteur :

« Londres, 1680. Meg, 16 ans, est passionnée par les livres et adore écrire. Elle a la chance de vivre  » au centre du monde « , à Londres, qui plus est dans la librairie de son père, aussi éditeur, où défilent les intellectuels de l’époque. Cependant son père refuse de la laisser retravailler les manuscrits. Selon lui, une femme ne saurait prendre la plume, elle doit avant tout se marier. Un jour, Meg reçoit la visite d’Edward, le frère de son amie Anne. II vient lui déclarer sa flamme avant de partir pour l’Italie. Et alors qu’il propose de lui rapporter un souvenir, Meg se moque de lui, en rétorquant que le plus beau cadeau serait qu’il soit capturé par des pirates et qu’elle puisse écrire le récit de ses aventures. Et c’est ce qui arrive! Meg, terrifiée par le pouvoir des mots, se sent atrocement coupable. Elle met sa plume à contribution et lance une campagne pour essayer de rassembler l’argent de la rançon… »

Mon avis:

Si je devais décrire ce livre en un mot, ce serait « frustrant » !

Les thèmes abordés me parlent: une jeune fille passionnée d’écriture, qui étouffe dans le carcan social de son époque. Elle est d’autant plus frustrée qu’elle baigne dans les livres depuis toujours.

Son père est un rétrograde, et son apprenti, Will, semble pendre Meg de haut. Sa voisine Anne, se marie plus par souci des convenances que par amour, ce que Meg ne comprend pas. Mais voilà que le frère de cette dernière, Edward, lui fait sa déclaration, juste avant de partir en mer pour l’Italie. Complètement prise au dépourvu, la jeune fille lui répond par une boutade… qui va se réaliser pour de vrai !

D’abord angoissée, puis fascinée, Meg se remet à l’écriture pour deux raisons: d’abord, signer une pétition pour secourir son ami, puis, pour son compte personnel. Elle se met à imaginer ses conditions de vie là-bas, comme pour un roman, ce qui pourrait, selon elle, impressionner son père.

Or, celui-ci n’en démord pas: pour lui, une femme est une épouse, rien d’autre. Elle n’est pas faite pour travailler et même se cultiver ! Et je dois dire, qu’il m’a bien agacée ! J’ai été cependant intéressée par leur relation houleuse, pleine de frustration pour elle, d’incompréhension pour lui.

Will m’a bien plu, par contre, avec son côté railleur et ironique. Il adore taquiner Meg, mais pour lui, La Librairie de l’Étoile où il travaille n’est qu’un tremplin. Il veut créer sa propre affaire. J’ai aimé son évolution, un peu à la « Darcy »: d’abord franchement désagréable, il gagne au fur et à mesure en prestance et en mordant.

Quant à Edward, son séjour forcé en Orient va bien évidemment le marquer à vie. Le jeune garçon timide s’est considérablement assombri. Il voit en Meg l’occasion de témoigner de son « expérience »…mais aussi de faire découvrir une toute autre culture, victime de bien des préjugés. 

Bref, il y a tout pour faire une belle histoire. Malheureusement, j’ai eu du mal avec l’écriture, trop simple et trop plate. C’est vraiment dommage, car il y avait un beau potentiel, surtout chez Edward !

Tout le long du récit, j’ai eu l’impression d’un manque. Il aurait fallu une petite étincelle en plus pour que ce soit un coup de coeur.

Une lecture sympa mais qui aurait gagné à avoir plus de piquant ! 

Coup de coeur: Les P’tites Poules (Christian Jolibois et Christian Heinrich)

Pâques est déjà passé mais je voulais vous parler de mon dernier coup de coeur en Album jeunesse: Les P’tites Poules  de Christian Jolibois  illustré par Christian Heinrich !

Cette sympathique série  raconte les aventures trépidantes de poules qui rêvent d’autres horizons que leur morne poulailler ! Je n’ai lu pour l’instant qu’un seul de leur livres : Les P’tites Poules sur l’Île de Toutégratos

« Classe de mer pour les P’tites Poules ! Carmélito, Carmen, Bélino et leurs amis ont débarqué sur une île merveilleuse. Dans ce pays béni des dieux, friandises et douceurs vous tombent généreusement dans le bec. Sans parler des collines de pop-corn et des rivières de menthe à l’eau glacée. Et ici, tout est gratuit ! Un vrai paradis. Mmouais… Peut-être trop beau ? »

Mon avis:

Ce livre est la chose le plus mignonne, drôle et savoureuse qu’il m’a été donné de lire ! Un bonbon littéraire tout sucré, qui fait du bien après mes lectures sombres de ses derniers mois ! ! Et pour cause, l’île de Toutégratos est comestible comme la maison de pain d’épices dans Hansel et Gretel ! Le sable est de pop-corn;  Plein de friandises sont suspendu aux arbres, il y a des jeux  partout et l’eau est du sirop de menthe ! Un cadre trop idyllique pour ne pas être dangereux !

L’Île est, en effet,  le territoire de deux étranges créatures, Cagne et Cocagne, à mi chemin entre des singes et des pandas roux au sourires de clown ! Elles attirent les vacanciers  à force de cajoleries et de regards sournois pour mieux les garder prisonniers ! Nos amies poulettes sont en danger ! Mais c’est sans compter l’aide inattendue d’un chien vagabond, Robinson et… d’un poulpe super-collant !

Une petite gourmandise trop mignonne qui se dévore comme des chocolats de Pâques  ! Le prochains sur la liste: La petite poule qui voulait voir la mer !

L’appel du coucou (Robert Galbraith)

En attendant ma lecture de « Harry Potter et l’Enfant Maudit », j’ai voulu découvrir une autre facette de J. K. Rowling. Aussi, ai-je choisi L’Appel du coucou, publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith

Résumé:

« Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances… »

Mon avis:

Un très bon policier à l’anglaise, que j’ai pris plaisir à découvrir ! Loin de la magie Potterienne, je me suis retrouvée plongée au coeur de la presse people et ses paillettes, son hypocrisie et ses secrets douteux.

Lula Landry, une jeune starlette métisse, est retrouvée morte et tout porte à croire au suicide. Mais son frère, John Bristow est convaincu qu’il s’agit d’un assassinat. J’ai tout de suite détesté cet homme, sans réussir à mettre le doigt dessus… C’est un jeune homme instable, nerveux, qui souffle le chaud et le froid.

Il fait appel à Cormoran Strike, un détective privé au bord de la faillite mais au flair incontestable. Je me suis tout de suite attachée à ce flic bourru, blessé de guerre dont la vie privée part en cacahuète ! Il est aidé par sa secrétaire intérimaire, Robin, qui rêve secrètement de devenir détective. J’ai adoré cette femme, pleine de peps et de discrétion quand il le faut. Son arrivée est une bouffée d’air frais pour le détective, qui est réduit à camper dans son bureau !

Tout deux forme un duo efficace et complémentaire, sans jeu de séduction, ce que j’ai trouvé bien agréable. En tout cas, leur relation, faite d’admiration et de désir de justice me parait très intéressante ! 

Les autres personnages sont bien tournés, sans caricature et l’intrigue efficace, proche d’Agatha Christie, dans un langage plus coloré. Le cadre londonien m’a beaucoup plu, ce qui est une belle surprise ! La ville est quasiment un personnage de l’histoire, tant elle m’a parue vivante dans ses contrastes. Ce qui donne une belle ambiance dans le roman !

L’ écriture est fluide et les thèmes abordés sont intéressants: secrets de famille, drogues, jalousies, fascination pour la célébrité, harcèlement des paparazzis…mais aussi les blessures (de guerre et d’amour) le traumatisme, tant physique que psychologique, qu’elles engendrent.

Une première enquête efficace avec un duo d’enquêteurs très sympathiques ! J’ai bien envie de les voir évoluer dans une autre enquête ! 

Nord et Sud (Elizabeth Gaskell)

Enfin ! Depuis le temps que je voulais lire ce livre ! Et je ne regrette pas ! Il ne manque plus que la mini-série à voir !

Résumé:

« Dans l’Angleterre victorienne du milieu du XIXe siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité.
Au contact des ouvriers, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement. »

Mon avis:

J’ai vraiment adoré ce livre au contexte historique très intéressant !

L’héroïne est Margaret Hale, fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience. Il emmène sa femme et sa fille au Nord, dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire (le Pays noir), où on lui propose un travail de professeur privé.

C’est une jeune femme belle et cultivée mais dont l’orgueil n’est pas sans rappeler une certaine Elizabeth Bennet ! J’ai cependant aimé son amour de la nature. Son village natal, c’est son paradis. Aussi, elle est d’autant plus bouleversée quand son père décide de s’installer en ville ! Le choc est encore plus violent à leur arrivée.

Margaret découvre l’univers âpre et brutal de la révolution industrielle où patrons et ouvriers s’affrontent dans les premières grèves organisées. Prenant le parti des pauvres dont elle admire le courage et la ténacité, parmi lesquels elle se fait des amis, elle méprise profondément cette classe de nouveaux riches sans éducation que sont les manufacturiers. Parmi eux, John Thornton, le jeune patron de Marlborough Mills et ami de son père. 

John est un homme volontaire, courageux, combattif : Élevé à la dure, il a dû reconstruire lui-même la fortune familiale. Il est d’abord assez renfermé, mais pas taciturne pour autant. Son premier contact avec Miss Hale est froid et hésitant. On sent qu’il n’est pas habitué aux mondanités.

Cependant, il tombe très amoureux de Margaret, tout en étant conscient qu’elle méprise ce qu’il représente. Mais sous sa carapace d’industriel rigide se cache un cœur sensible et attentionné. Il éprouve pour sa mère affection et respect, et pour Mr Hale une profonde amitié réciproque.

Si la relation Thornton/Margaret peut rappeler Orgueil &Préjugés dans leur fierté respectives et leurs apriori sur l’autre, c’est vraiment le contexte social qui m’a plu et se démarque de Jane Austen ! 

Un livre entre Charles Dickens, et Johanna Spyri: J’ai pensé à cette dernière à cause du contraste entre le village idyllique et le milieu industriel pollué. Mais contrairement à Heidi, Margaret finira par aimer sa nouvelle vie citadine.

Un grand et beau classique anglais qui mérite d’être autant connu que Jane Eyre ou Orgueil et Préjugés !

« Sous le charme d’Harriet »

Ça devait arriver ! À force de traîner chez Persie, Milady et In Need of Prince Charming, j’ai cédé à la tentation: j’ai lu ma première romance historique ! 

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Résumé:

« Résignée à rester vieille fille, Harriet Benson travaille pour la célèbre agence Evensong où ses talents d’organisatrice font merveille. Sa patronne la recommande à sir Thomas Featherstone, qui cherche une assistante pour monter une association d’artistes, projet ambitieux que ce mécène visionnaire est bien incapable de gérer seul. Et c’est là que les ennuis commencent… Car sir Thomas tombe fou amoureux de la jeune fille au premier regard et lui propose de devenir sa maîtresse. Harriet y voit l’occasion inespérée d’échapper quelque temps à son quotidien morose. Sauf que les apparences sont parfois trompeuses. »

Mon avis:

Étant plus une lectrice de romances contemporaines de type chick-lit, j’étais curieuse de m’initier à cet autre genre ! Et je l’ai trouvé… rafraîchissant sur plusieurs points: 

  1. Sir Thomas Featherstone est vierge ! Ce qui le pèse et le rend du même coup assez attachant en fait. Parce qu’il est à l’aise en société, son entourage le prend pour un Don Juan. Or il n’en est rien. Sa rencontre avec la belle Harriet va le troubler et lui donner l’envie d’enfin se dévergonder un peu.
  2. Concernant Harriet, c’est une femme de caractère, sensible et…qui sort des critères de beauté de son époque. Elle est brune, pulpeuse et myope comme une taupe ! Quand les « belles femmes » sont frêles, blonde et pâles. Elle complexe beaucoup sur son physique, notamment une vilaine cicatrice sur son ventre. Elle a sa fierté et est loin d’être idiote. Elle est aussi vierge et se considère comme banale. Aussi, elle a du mal à croire que le beau Thomas soit dans le même cas qu’elle !

J’ai aimé l’aspect « initiatique » de la sexualité. Quand, dans beaucoup de comédies romantiques, les deux tourtereaux couchent d’abord ensembles avant de faire connaissance, c’est tout l’inverse ici. Chaque contact a son importance, du simple regard à l’acte en lui-même. 

L’histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais reste agréable malgré quelques anachronismes (des préservatifs dans les années 1800 ??? ) .

J’ai regretté que le père de Harriet ne soit pas plus développé cependant. Cet homme amer, qui a perdu ses deux épouses doit faire face à une situation  financière difficile en s’occupant de ses trois enfants. Mais quand Harriet lui propose son l’aide, il refuse catégoriquement. Au point de devenir violent. Au point que même ses deux autres enfants (des jumeaux) s’enfuient de la maison, refusant de travailler à l’usine, alors qu’ils sont si brillants dans leurs études.

Ses frères, quant à eux, sont trop caricaturaux et n’apparaissent pas assez dans le roman pour me faire une opinion. Mais le cadre anglais est très agréable !

Un livre loin d’être parfait, mais facile à lire et sympathique ! Je réessaierai ce genre de romance ! 

 

Top 5: Mes envies BD

Bonjour à tous ! Après mes envies livresque du printemps dernier, voici les BD qui m’attirent le plus pour cette année !

  • Coeur de Pierre de Jérémie Almanza et Séverine Gauthier

Tout m’attire dans ce livre: le style de dessin et l’histoire qui parait sortir d’un roman de Mathias Malzieu:

« Il est né avec un coeur de pierre, elle, avec un coeur d’artichaut »

  • Chemin perdu d’Amélie Fléchais: là aussi gros coup de coeur pour la splendide couverture ❤

« Vous qui possédez flair, sensibilité et goût de l’aventure, munissez-vous de votre carte des copinoux et lancez-vous dans cette fabuleuse chasse au trésor ! « Tes sûr qu’en passant par là, on va arriver plus vite ? ». Ainsi commence l’extraordinaire chasse au trésor lancée par Le Camp du bonheur. Munis dune carte, monsieur je-suis-le-meilleur, son petit frère qui imagine être un robot et leur copain, fils d’un chasseur en sont sûrs : ils seront les vainqueurs ! C’est simple, il leur suffit de suivre « le chemin des arbres déguisés en apaches ». Mais c’était sans compter la rencontre d’étranges créatures oniriques : un cerf géant au chapeau melon magique, un renard à la poursuite de sa bicyclette folle, un ogre branchu ou encore, une fée aux intentions ambiguës… Mais où donc cet étonnant jeu de piste les mènera-t-il ? »

  • « Hanami », le 7ème tome des aventures de Maliki, que je suis depuis ses débuts !

« Maliki est désormais bien installée en Bretagne, avec ses chats et sa ménagerie surnaturelle. Seule Fang semble avoir du mal à s’acclimater, loin de son petit copain Kévin. Mais surprise ! La richissime Doang invite sa petite sœur, Maliki et toute sa bande au Japon ! Un acte de pure générosité ? C’est ce que Fang et Kévin vont tenter de découvrir pendant que Maliki et sa nouvelle amie Becky arpentent l’archipel nippon pour en rapporter les plus croustillantes anecdotes. En route pour le début d’un voyage au quotidien riche en aventures, sushis et super-pouvoirs ! »

  • « Les mondes cachés » tome 1: L’arbre-forêt de Denis-Pierre Filippi 

« Il est parfois des responsabilités lourdes à porter, surtout quand on est celui qui a ramené la magie dans notre monde…
Mais le plus dur pour Grégoire, c’est de constater le peu d’emprise qu’il a sur sa propre vie. La séparation des ses parents le lui rappelle chaque jour.
Il laisse donc sa sœur, Chloé, se débrouiller seule avec les êtres merveilleux.
L’appel à l’aide de sa meilleure amie, Itsuki, va cependant l’obliger à partir pour ces territoires qu’il a fait renaître.
Reste à espérer que tous ses pouvoirs suffiront à les faire revenir… »

  • « Le jour où le bus est parti sans elle » de BéKa (Scénario) et Marko (Dessins)

« Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours… »

En espérant pouvoir les lire durant cette année ! 

Accroche-toi, Sam ! (Margaret Bechard)

Cette semaine, je vais parler d’un livre au thème encore trop peu abordé: les parents encore adolescent. Si les « filles-mères » sont souvent médiatisées, les jeunes papas par contre, (qui ont souvent le mauvais rôle), sont bien plus rares ! Ce livre m’a donc d’autant plus intéressée !

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Résumé:

« À 17 ans, Sam est déjà le papa d’un petit garçon, Max. Finies les sorties… Sam doit s’occuper de son fils tout en continuant ses études, la jeune mère ayant abandonné le bébé. Au bout de quelques mous, Sam se rend compte qu’il est bien difficile d’être à la fois « père-célibataire » et lycéen, même dans un « lycée alternatif » équipé d’une crèche. Cependant, grâce à Claire, son amour de collège, il reprend espoir… »

Mon avis:

Un thème touchant et très actuel !

À dix-sept ans, Sam se retrouve papa d’un petit garçon. Contrairement à Brittany, la jeune mère, il refuse d’abandonner son fils et intègre un lycée alternatif avec crèche pour garder Max avec lui. Sam n’a plus les mêmes préoccupations que ses copains : en plus de ses devoirs, il doit s’occuper seul de son fils, qui marche encore à quatre pattes. Il adore son fils, c’est évident. Mais il a du mal à s’occuper de lui. Il vit avec son père, sa mère étant morte d’un cancer quand il avait 9 ans. Seule sa tante l’aide de temps en temps de ses conseils.

Un jour, il retrouve Claire, un ancien amour de collège, elle aussi mère d’une petite fille, Émilie. Elle est très aidée par sa mère et sa sœur, et se sent même parfois un peu dépossédée de sa fille ! Elle encourage Sam à préparer avec elle l’examen pour entrer à l’Université et poursuivre ses études, alors qu’il y avait renoncé. 

 Mais bien qu’amoureux l’un de l’autre, leur approche de la pa/maternité va finir par les séparer. Claire est ultra-protectrice et ne peut pas rester longtemps sans sa fille. Elle adopte Max tout de suite et s’entend très bien avec lui. Tandis que Sam, lui, doute de plus en plus de sa capacité à assumer. 

J’ai aimé ces deux approches, aussi lucide l’une que l’autre.Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais parent ». Ce n’est pas rien d’élever un enfant, quel que soit l’âge ! Il y a aussi le regard des adultes sur ces jeunes parents, parfois indulgents, parfois choqués, pas toujours compréhensifs.

Toutefois, je n’ai pas pu m’empêchée d’être interloquée par le dernier chapitre, un peu exagéré quant à l’évolution de Sam. J’ai trouvé que l’on passait un peu du coq à l’âne.  Mais mis à part ça, l’histoire est facile à lire et les personnages sont tous attachants, dans leurs forces et leurs faiblesses.

En tout cas, c’est un livre sensible qui parlera à tous les parents !