Harry Potter et l’Enfant Maudit ( John Tiffany)

Hello à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique littéraire d’un livre qui traînassait depuis bien trop longtemps dans ma bibliothèque !

Résumé:

« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

Mon avis:

Enfin la suite de l’épilogue ! Et sans être époustouflante, cette fiction m’a agréablement divertie. Comme beaucoup, j’ai eu l’impression de lire une fanfiction… ce qui n’enlève en rien à sa qualité !

Dix-neuf ans après la mort de Voldemort, Harry travaille au ministère de la magie, Ron s’occupe de la boutique de son frère et Hermione est carrément devenue ministre  !

Mais un événement grave couve au sein du ministère: un Retourneur de Temps a disparu !

Les cicatrices du passé s’ouvrent, en particulier la mort tragique de Cédric Diggory. En effet, son père voudrait carrément faire ressusciter son fils !

Pire, voilà que la cicatrice de Harry recommence à lui faire mal ! Comme si Harry n’avait pas assez à faire entre ses affaires au ministère et sa relation conflictuelle avec Albus. 

De plus, son fils, se retrouvant à Serpentard, devient ami avec …Scorpius Malfoy, le fils de Draco ! Et tous les deux refusent de devenir ennemis, comme leurs parents ! Leur amitié transcende toute l’histoire et ça m’a fait chaud au coeur !

Le couple Ron/Hermione est beaucoup plus en retrait mais présent ! En revanche, l’éternelle rivalité Harry/Draco m’a tapé sur le système ! Grandissez un peu les gars ! D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’évolution de Draco, plus mélancolique, moins dur. Le masque du rival a laissé place à un homme brisé par une enfance de guerre et débordant d’amour pour son fils. Il n’en est pas de même pour Harry, complètement dépassé par un fils qu’il ne comprend pas.

Cependant, le véritable « héro » de l’histoire… c’est le Retourneur de Temps, lui-même ! C’est une arme plus redoutable qu’une baguette magique ! Jouer avec, même avec les meilleures intentions du monde, peut faire des ravages !

C’est la belle morale que je retiendrai de cette histoire !

Côté écriture, j’ai beaucoup aimé lire en format théâtre ! C’est plus léger et surtout, on rentre mieux dans l’action ! Ça change des romans, dont les longues descriptions ont souvent freiné ma lecture !

Une suite originale dans sa forme et plutôt efficace dans le scénario ! Une pause agréable !

 

 

 

« Un clafoutis aux tomates cerises »

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, une petite chronique d’un roman feel-good et nostalgique ! Et j’adore le titre !

Résumé:

Au soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés…

Mon avis:

Une jolie pause à la fois légère et grave. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ma grand-mère, mais aussi mes propres parents en lisant ce livre. 

Jeanne est une dame de 90 ans pleine de vie, d’humour et d’entrain. Elle adore les mots croisés, le thé, les copines, les bons légumes du potager. Elle voue un culte à son jardin et mène une vie bien plus remplie que l’on pourrait le croire !

La première partie du livre est désopilante de légèreté. C’est un hommage aux plaisirs simples de la vie: rire entre amies, les petits enfants turbulents, le voisin qui sait tout faire… la vache échappée qui débarque sans prévenir dans le jardin … le tout dans une belle maison à la campagne…

Gastronomiquement, c’est aussi un festival de bonnes choses: tartes, soupes, thé, vins… framboises cueillies en foret… J’ai fait un petit retour en enfance ! 

Petit à petit, Jeanne prend conscience que la vieillesse est différente pour tout le monde: une de ses amies perd la tête, une autre se bat contre un cancer, d’autres ont perdu leur mari, voire même des enfants !

Jeanne elle-même a des pertes de mémoire, a de plus en plus de mal à conduire et perd ses forces…Mais jamais sa dignité ! C’est une qualité que j’ai toujours admiré chez les personnes âgées ! Elles ont une pudeur touchante sur leur états d’âme, qu’elle cachent souvent derrière l’humour ou le silence.

Enfin, et c’est le plus surprenant, je me suis reconnue dans beaucoup de ses réflexions ! La technologie qui évolue trop vite, le temps qui file et surtout la mort qui frappe nos voisins, nos proches… vieux ou moins vieux, chamboulant les repères d’une vie. Ce passage m’a particulièrement parlé parce que c’est un sentiment universel !

Une lecture douce et tendre qui m’a beaucoup émue !

 

BD du mardi: l’Homme-Bonsaï (Fred Bernard)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un premier coup de coeur ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de BD et celle-ci est une bien belle trouvaille !

Résumé:

Durant une tempête, le capitaine O’Murphy et deux marins abordent un navire en perdition dans lequel est planté un arbre colossal. Incrédules, ils l’entendent lui demander d’écouter le récit de son destin tragique. Il s’appelle Amédée. Il fut enrôlé de force sur un navire pirate, puis abandonné sur une île. Là, il sentit une graine lui tomber sur la tête, et, très lentement, se transforma en arbre...

Mon avis:

Wow ! superbe découverte !

Un vieux capitaine raconte dans un bar une rencontre troublante et invraisemblable. Il dit avoir rencontré un arbre qui parle, planté au milieu d’un navire en pleine mer. Cet arbre aurait été autrefois un homme: Amedée. Potier de formation, son destin le projeta en mer, où il vit une existence misérable: insulté, battu, il est abandonné comme un déchet sur une ile déserte..

Là, il y retrouve un certain soulagement. Mais une petite graine tombée d’un arbre étrange va lui pousser sur la tête, envahir son corps… Mais il trouvera une aide inattendue grâce à l’art du « Bonsaï ». En taillant son arbuste comme les célèbres chinois le font depuis des siècles, il rééquilibre la part humaine et végétale, devenant ainsi une légende: l’Homme-Bonsaï.

L’histoire est poignante, les dessins de toute beauté. Je ne vais pas en écrire plus sur l’intrigue, car j’ai peur de spoiler l Ce que je peux dire c’est que la transformation du héro est vraiment saisissante et que j’ai été touchée par sa vie dure, son désespoir, sa peur, mais aussi sa colère !

Je ne connaissais pas du tout Fred Bernard et je vais me renseigner sur ces autres bd !

Si vous aimez les pirates, la culture asiatique, les histoires d’amour et de vengeance, je vous recommande cette très belle histoire

 

Le Zahir (Paulo Coelho)

Hello à tous ! Aujourd’hui , je redonne une chance à l’écrivain brésilien Paulo Coelho. Son alchimiste m’avait un peu déroutée, même si j’avais aimé le côté « conte initiatique ». Est-ceque le Zahir m’a réconciliée avec l’auteur?

Résumé

« Un célèbre écrivain tombe des nues lorsque sa femme, Esther, correspondante de guerre, disparaît mystérieusement. Elle semble l’avoir quitté pour un autre… Mais au bout de dix ans de mariage, il ne peut accepter son départ sans une véritable explication. Alors que la femme qu’il aime devient son « Zahir », son obsession, l’écrivain part en quête de lui-même. De Paris à l’Asie centrale, son périple lui ouvrira les yeux sur le véritable amour. »

Mon avis:

Il y a des livres qu’il faut savoir lire au bon moment. Et je pense que c’est le cas pour celui-ci ! S’il est moins « spirituel » que l’Alchimiste, Le Zahir explore plus les relations humaines, le couple et la façon dont chacun construit sa propre histoire.

L’histoire commence comme un roman sentimental. Un écrivain se retrouve complètement dérouté lorsque son épouse part sans explication. Esther est une femme singulière. Intelligente, qui encourage son mari à réaliser son rêve: écrire un livre

Le couple est « libre », chacun peut avoir des aventures de son côté sans que ça ne gène l’autre. Mais la disparition brutale de la jeune femme a de quoi inquiéter. En effet, Esther est correspondante de guerre, ce qui l’amène à être confrontée à de nombreux dangers.

Et bien qu’il ait une autre amante, notre héro n’arrive pas à s’enlever sa femme de sa tête. C’est là qu’elle devient son « Zahir », expression tirée d’un livre de Jorge Luis BorgesLe Zahir serait une personne ou un objet ayant le pouvoir de susciter une obsession chez tous ceux qui la voient ; c’est effectivement ce qui ce passe.

Il y a deux « périples » qui se superposent: il y a le voyage « physique », qui va de Paris à l’Asie centrale. Et le voyage « émotionnel »; chaque discussion du couple est remise en question, puis mise sous une lumière différente.

Le côté religion/spirituel est aussi présent. L’auteur réussit l’exploit d’oser critiquer sans jamais diffamer, invitant à nous faire notre propre opinion sur la question. C’est ce qui m’a le plus parlé dans ce roman !

Enfin, il y a une jolie réflexion sur l’image « idéalisée » du couple; ou plutôt, le choc entre l’image donnée aux autres, celle vue par chacun des partenaires, l’importance (ou non) du sexe dans la relation. Chaque relation est unique et libre.

Un livre original qui m’a beaucoup intriguée ! Pour le coup j’ai envie de relire « l’Alchimiste » !

Tu me trouveras au bout du monde (Nicolas Barreau)

Avec cette grisaille et après toutes ces histoires de guerre (avec ou sans super héro), j’avais envie d’une petite romance mignonne, histoire de me détendre un peu !

Résumé:

Lorsque Jean-Luc Champolion, jeune galeriste de talent et Don Juan à ses heures, reçoit la lettre d’une énigmatique correspondante, ce ne sont que les prémices d’un irrésistible jeu de piste amoureux. Que désire cette femme qui distille savamment les indices et tarde à se dévoiler? Comment la convaincre de tomber le masque? Jean-Luc devra-t-il aller jusqu’au bout du monde pour la tenir enfin dans ses bras?

Mon avis:

Une comédie romantique plus savoureuse que ce à quoi je m’attendais ! Si Le Sourire des Femmes m’avait laissée sur ma faim, ce nouveau roman m’a totalement charmée !

Déjà, notre Jean-Luc n’est pas devenu un Don Juan par hasard. Je n’en dirai pas plus mais ce simple détail m’a fait voir sous un autre angle les hommes qui collectionnent les conquêtes d’un soir. De plus, son nom de famille ridicule me l’a rendu plutôt sympathique!

J’ai beaucoup aimé l’idée de la lettre manuscrite. C’est touchant d’oser aborder quelqu’un en prenant le temps de lui écrire. Surtout à notre époque moderne ou les SMS font et défont les coeurs aussi vite qu’ils sont envoyés ! En plus, les lettres sont rédigée façon Liaisons Dangereuses, avec des insinuations polissonnes du plus bel effet ! Ça chauffe beaucoup de la plume !

Intrigué, mais aussi troublé, le jeune homme va fouiller dans son passé de tombeur, ses conquêtes plus ou moins sérieuses, et son entourage en général. Ce petit jeu de cache-cache s’est révélé bien plus plaisant que je ne l’aurais cru !

Les références littéraires et artistiques sont légion. À commencer par…le chien de notre héro, un dalmatien du nom de Cézanne ! Forcément, vu que c’est un galériste ! Un métier  méconnu et des plus stressant ! Certains « artistes maudits » donnent vraiment du fil à retordre à Jean-Luc ! Mais avec sa nouvelle « passion écrite », il n’a plus vraiment la tête à bosser ! Chaque femme croisée lui donne le tournis: Elle? Pas elle?

J’ai adoré suivre sa petite enquête et ses interrogations. J’ai aussi bien aimé son entourage: Marion, la stagiaire provoc’, Luisa, la réceptionniste maladroite; Bruno le meilleur ami sarcastique qui ne supporte pas l’art contemporain.

J’ai moins aimé cette vision idéalisée de Paris, le même défaut que le roman précédent de Barreau ! Mais bon, c’est aussi pour ça que j’ai choisi ce livre !

Enfin, l’identité de la mystérieuse correspondante m’a beaucoup plue! C’est une femme de caractère qui sait mener son homme par le bout du nez ! Prenez-en de la graine, mesdames ! Et c’est bien connu, la solution (en l’occurence la femme) se trouve souvent sous nos yeux !

L’écriture est fluide et se lit très facilement ! Ce roman peut très bien se lire en une soirée pluvieuse au coin du feu ! Une seule chose m’a déçue: la couverture du livre ne transcrit pas du tout l’histoire, je trouve !

Une jolie romance cocooning, à savourer sans modération !

 

Défi guerre: « La voleuse de livres » (Markus Zusak)

Hello à tous ! Cette semaine je vous fais découvrir un livre dont le titre m’intriguais beaucoup ! Les récits de guerre me touchent (qu’ils soient fictifs ou non). Et j’étais curieuse de découvrir celui-ci.

Résumé:

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

Mon avis:

Ce livre m’a autant émue que surprise !

La seconde guerre mondiale racontée…par la Mort elle-même ! Un éclairage nouveau sur cette période tragique qui renvoie à La question que toute personne se pose quand la mort frappe: Pourquoi? Pourquoi je meurs maintenant? Où l’inverse: Pourquoi ai-je survécu? Pourquoi ma famille est morte et pas moi?

J’ai trouvé que le thème de la guerre mondiale vue par Faucheuse était très original !

La Faucheuse a en effet beaucoup de « travail » en cette période. Elle emmène  autant de coupables que d’innocents. C’est son boulot de libérer les âmes. Et elle n’aime pas ça. Pourtant, certains humains lui échappent, la troublent. Elle raconte l’histoire de l’une des ces âmes fortes: Liesel Meminger.

Liesel est une petite fille courageuse et fille de parents communistes. Pour les protéger, elle et son frère Werner, ses parents les envoient dans une famille d’accueil. C’est là que Liesel va croiser pour la première fois la Mort… qui lui « enlève » son frère dans le train !

Traumatisée, la pauvre fera des cauchemars pendant des mois…Et puis la vie continue, avec ses épreuves et ses fugaces bonheurs. Pour Liesel, ce sera les livres. Pourtant la jeune fille ne sait pas lire ! Ce sera son père adoptif, Hans Hubermann, qui lui apprendra. En effet, ça ne se passe pas très bien à l’école et la petite est souvent corrigée sévèrement par sa maîtresse.

Heureusement, il y a le foot avec Rudy Steiner. Elle aide aussi sa mère adoptive, Rosa, à distribuer le linge qu’elle lave pour les riches voisins. La jeune fille reste digne et forte. J’ai bien aimé Rudy, un jeune garçon vif et débrouillard, clairement amoureux d’elle. 

Tout au long du roman, la Mort est omniprésente, et pas seulement parce que que c’est elle qui raconte l’histoire. Liesel vit entourée par la Mort;  elle va devoir composer pour survivre, grandir et garder l’espoir, prenant même des risques importants. 

Elle se liera d’amitié avec un jeune boxeur juif, Max Vandenburg, qui sera réfugié dans sa cave. Il lui apprendra « Le pouvoir des mots ». Petit à petit, la lecture deviendra un vrai refuge pour Liesel. Elle volera de nombreux livres. D’autres lui seront offerts. Mais tous auront une signification. L’un d’eux sera arraché des flammes, d’autres seront écrits. 

Leur amitié sera d’autant plus touchante que Max est un jeune homme fragile et tourmenté, malade d’angoisse dans cette cave glaciale ! C’est beau de voir un lien Allemand/Juif au coeur de la tourmente ! La manipulation nazie est glaçante et on ne parle pas assez des Résistants Allemands durant cette période !

Et surtout, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se battra jusqu’au bout pour la liberté, trouvant sa force dans les histoires et défiant l’autorité en volant des livres ! 

Un livre fort, intelligent, qui montre à la fois l’innocence et la cruauté des hommes. Leur courage face à l’horreur. Je me souviendrai de Liesel, de Max, de cette famille cabossée mais digne. Un grand roman.

Pour le coup, j’ai vu récemment la bande-annonce du film adapté de ce livre et ça m’a l’air prometteur ! Je le verrais bien en challenge de Noël !

Défi Western 4:La vengeance des mères (Jim Fergus)

Je continue ma découverte de Jim Fergus avec le deuxième volet de Milles Femmes Blanches ! Attention, risque de spoliers du premier livre dans cet article !

Résumé:

« 1875. En dépit de tous les traités, la tribu du chef Cheyenne Little Wolf, qui avait échangé milles chevaux contre molles femmes blanches pour les marier à des guerriers ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine. Quelques femmes blanches seulement  échappent à ce massacre. Parmi elles deux soeurs, Margaret et Susan Kelly. Prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, elles décident de prendre le parti du peuple indien et vont se lancer à corps perdu dans une lutte désespérée pour leur survie… »

Mon avis:

C’est avec plaisir que je retrouve les personnages forts de cette épopée !

Elles sont loin les jeunes femmes apeurées du premier bouquin ! Arrachées à leur foyers, leurs enfants tués sous leurs yeux, il n’y plus que rage et douleur chez ces femmes ! Trahies deux fois par les Blancs supposés « civilisés », elles sont devenues de véritables guerrières !

Ce deuxième volet raconte leur histoire sous forme de carnets, journal intime plein de rêves, d’illusions et surtout, comme l’indique le titre, de vengeance.

Ces femmes étaient des parias dans leur pays d’origine: orphelines, femmes battues, lesbienne et même une « folle », (comprenez « une femme qui n’aime pas son mari »). En pleine guerre, elles parcourent les plaines avec le reste de leur famille indienne et croisent la route de nombreux Blancs.

Certains sont bons, comme ce jeune curé venu « donner la foi aux sauvages » qui se retrouve au coeur d’un massacre qu’il ne comprend pas. Son regard, presque enfantin devant l’horreur m’a beaucoup touchée.

Et d’autres absolument terrifiants comme ce mercenaire, éclaireur de l’armée qui chasse les indiens comme du bétail et prend un plaisir pervers à torturer femmes et enfants. 

Plus que la guerre, le racisme et la cruauté des hommes, il y a un beau parcours initiatique chez ces femmes: que ce soit pour retrouver une amie, venger la mort d’un enfant, ou retrouver la foi, que ce soit en un dieu ou simplement l’amour. Et que dire des enfants métis rescapés de ce qui devait être « un pont entre deux cultures »?

J’ai été frappée par la beauté sauvage du cadre, le tourment de ces femmes et du peuple indien opprimé. Mais aussi, par les motivations propres à chacun dans cette guerre: la survie, la vengeance, le deuil. Mais aussi… l’illusion de croire qu’il existe une « race supérieure ». Je dois dire que c’est ça qui m’a le plus révoltée, dans cette histoire ! Et le pire, c’est qu’il existe encore des personnes qui pensent de cette façon à notre époque !

Je n’oublierai pas de sitôt les jumelles Kelly, May Dodd , Lady Ann et sa servante. Beaucoup plus dense que Mille Femmes blanches, La vengeance des mères nous montre notre incroyable force d’adaptation face au pire. Et à quel point cette rage face aux malheur peut autant détruire que porter une personne.

J’ai découvert qu’il y avait un troisième volet qui cloture cette sublime saga: Les Amazones ! Autant vous dire qu’il est déjà dans ma Wish list !

Un livre envoûtant, fort et dur, qui fait réfléchir à notre propre « sauvagerie » !