Fleur de Neige (Lisa See)

Aujourd’hui, place à l’exotisme ! J’adore les parcours de femmes et les pays lointains (Orient et Asie en tête) ! Aussi, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert Lisa See !

Résumé:

« Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d’origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l’éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s’acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L’amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ? »

Mon avis:

Ça faisait un moment que ce livre m’intriguait et je dois dire que j’ai beaucoup aimé, même si j’ai eu tout de même quelques interrogations.

Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure. Mais elles sont de lignée différentes. L’une est pauvre, l’autre est riche. Mais leurs similitudes de naissance vont amener leur familles à se lier. Elles deviennes des Laotong, des « âmes soeur », et vont correspondre grâce à un éventail sur lequel elles écrivent en nu-shu, une écriture secrète connue uniquement des femmes.

Les deux jeunes filles partagent tout: le supplice des pieds bandés (qui a couté la vie de la soeur de Fleur de Lis), les mariages arrangés, et ce lien si particulier qui les unit.

La vie des femmes est dure et stricte; J’ai été impressionnée par la souffrance qu’elles endurent dès l’âge de 7ans (mon dieu, le supplice des pieds bandés m’a donné la chair de poule). Sans parler de la famille, qui exerce une pression monumentale. Tant par les parents que par le mari…

Tout l’intérêt de l’histoire est dans l’évolution de ces deux femmes, qui vont dans des directions opposées. Ça et la notion d’âmes soeurs qui ici, est dans un tout autre contexte. Il est en fait, plus question de « soeur de coeur » qui ont la chance d’avoir leur propre langage codé pour ce confier. 

Une envoûtante immersion au coeur de la Chine ! Ce livre m’aura emportée dans une myriade d’émotion assez contradictoires. tour à tour, j’ai été touchée, choquée, admirative, irritée. Mais totalement scotchée au bouquin !

Le prochain sur ma liste: Le pavillon des pivoines !

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Hamlet (Wiliam Shakespeare)

Ça faisait bien longtemps que j’hésitais à lire Hamlet. Comme tous les classiques encensés par le public, je suis restée un temps sur la défensive, ayant peur de ne pas l’apprécier autant. Et puis finalement…

Hamlet est la plus longue et l’une des plus célèbres pièces de William Shakespeare.

Le roi du Danemark est mort. Et son spectre, avide de vengeance, hante les brumes du château d’Elseneur. Car si les rumeurs disent qu’il est mort d’un accident, il n’en est rien. C’est son propre frère Claudius, qui l’a empoisonné pour ensuite prendre sa place !

Sa confrontation avec le spectre de son père est à la fois un soulagement et une malédiction. Un soulagement car la mort de son père l’a profondément affligé et il a pu le revoir, même sous une autre forme. Mais lorsqu’il apprend la réalité, la colère le submerge.

L’étrangeté de son comportement plonge alors la cour dans la perplexité. On met cette folie passagère sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi.

Mis en cause à mots couverts par Hamlet, Claudius perçoit le danger et décide de se débarrasser de son fantasque neveu.

Pris au piège dans son jeu trouble, Hamlet devient véritablement fou, tandis qu’autour de lui, les drames se multiplient, dont le suicide de la belle Ophélie.

Lyrique, dramatique, Hamlet demeure cependant plus accessible que Macbeth, que ce soit dans les dialogues ou son analyse qui dénonce autant les jalousies familiales que l’amour, la guerre et la trahison.

Une lecture que j’ai aimé et que j’aimerais relire juste pour la justesse des mots !

« La Fille qui ne croyait pas aux Miracles » (Wendy Wunder)

Découvert grâce à Marine, voici un petit roman Young Adult, qui sommeillait depuis un temps dans ma PAL !

Résumé:

« Cameron a 17 ans. Atteinte d’un cancer, elle est persuadée qu’elle va mourir avant ses 18 ans. Déterminée à la sauver, sa mère l’embarque dans un road-trip en direction de Promise, une ville magique réputée pour ses miracles. Résignée, Cameron ne croit pas plus à une possible rémission qu’aux superstitions ridicules de sa mère, mais se laisse tout de même entraîner dans cette aventure. Arrivées à destination, elles sont vite témoins d’événements inhabituels : les pissenlits deviennent pourpres, on aperçoit des flamants roses au large de l’Atlantique et Cameron retrouve une mystérieuse enveloppe contenant une liste de choses à faire avant de mourir…
Aidée par Asher, un garçon non moins mystérieux, Cam exécute peu à peu chaque point de la liste et apprend à croire en elle, en l’amour, et même… aux miracles »

Mon avis:

Oui, je sais: encore une histoire d’ado cancéreuse ! Si j’étais dubitative quant à l’héroïne, j’ai fini par vite me plonger dans cette histoire, qui a tout de même su me surprendre !

Cam se sait condamnée. Comme Tessa dans « Je Veux Vivre », elle oscille entre colère, tristesse, désespoir, qu’elle cache sous des répliques cinglantes. Pour sa famille, c’est très difficile, surtout Alicia, sa mère, qui refuse de baisser les bras.

Aussi, lorsque celle-ci découvre l’existence d’une ville-miracle, du nom de « Promise », elle n’hésite pas à emmener tout le monde :son amoureux japonais,  Cam, sa demi-soeur Perry, et même son canari !

Si la première partie m’a beaucoup (trop?) rappelé le livre de Jenny Downam, j’ai été agréablement surprise par la suite et notamment de cette mystérieuse ville, Promise, présente sur aucune carte, où l’on ne peut se re rendre que d’une manière singulière…

Une ville étrange et « magique » où les miracles semblent quotidiens, où l’on peut voir des flamants roses et des pissenlits violets… Cette aspect presque « féérique »et le voisinage, m’ont un peu rappelé la ville de Storybrooke dans Once Upon A Time ! Il y a le même côté en dehors du temps.

Côté personnage, j’ai adoré cette famille cosmopolite où la culture Polynésienne est très présente ! La mère, Alicia, cache son inquiétude derrière un enthousiasme exagéré. La demi-soeur, Perry, est plus en retrait mais ce voyage à Promise l’amènera à côtoyer de nouveaux amis. De prime abord un peu énervante, elle a su finalement me toucher. Il n’est pas toujours facile d’être « celle qui va bien » !

Quant à Cam, elle fera la connaissance d’un mystérieux jeune homme: Asher. Lui aussi, son histoire familiale est assez compliquée. Cependant, je n’ai pas vraiment accroché à leur romance, agréable, mais trop prévisible. Asher m’a paru trop lisse, trop « Prince Charmant » et manquait de caractère.

Belle surprise cependant pour Lily, la meilleure amie de Cam, elle aussi cancéreuse. C’est la seule, qui m’a paru vraiment intéressante, dans sa façon de comprendre Cam mais aussi de la remettre à sa place dans leurs disputes… J’ai trouvé dommage que leur relation n’ait pas été plus présente ! Les « chagrins d’Amitié », ça existe aussi. Et ça peut faire autant de dégâts qu’un chagrin d’amour…

Il y a enfin, la Maladie et la façon dont on la gère, que ce soit chez les malades mais aussi leurs proches et leur famille. Le lien fusionnel entre Cam et sa mère m’a particulièrement touchée sur ce point !

En conclusion: Une lecture loin d’être parfaite, mais dont le cadre original donne une certaine atmosphère. Je verrais bien une suite, mais sur l’histoire de Promise: cette ville étrange m’a vraiment intriguée !

Sors de ce corps, William ! (David Safier)

Aujourd’hui, place à une lecture aussi savoureuse qu’inattendue ! Ça faisait un moment que je voulais tenter cet auteur et j’ai vraiment bien fait !

Résumé:

« C’était Roméo et Juliette et patatras ! C’est devenu Peines d’amours perdues… Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste des voyages dans le temps et retour d’affection … Mal lui en prend, car, sitôt ensorcelée, la jeune femme se réveille dans la peau de…William Shakespeare. Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes… »

Mon avis:

Un cocktail étonnant ce livre: chicklitt, confiance en soi et vie antérieure !

Rosa aurait pu être la soeur allemande de Bridget Jones: elle manque tellement de confiance en elle qu’elle en souhaite devenir quelqu’un d’autre ! Elle est aussi très influençable. C’est parce que son mec l’a surprise dans les bras d’un autre qu’il l’a plaquée. Rosa regrette amèrement son moment de faiblesse, mais le mal est fait et Jan s’est tourné vers une autre femme: une dentiste, comme lui.

Lors d’un rendez-vous avec David, un de ses amis qui la courtise sans jamais avoir pu aller plus loin, elle se rend à un spectacle de magie… qui va lui faire changer de vie…littéralement !

Prospéro est en effet un magicien assez particulier: il ne sort pas de lapin de son chapeau. Il fait vivre aux gens leur vies antérieures par hypnose  ! Et le plus souvent, ils sont dans la peau de personnes célèbres ! Troublée par sa démonstration, Rosa décide d’aller le voir.

C’est là que débutera son étrange aventure. Rêve ou réalité? Le fait est là:

Voilà que Rosa se réveille dans un autre temps, un autre corps: celui de William Shakespeare himself !

Plus déroutant, l’une des connaissance de ce dernier…est le sosie de Jan, l’homme de sa vie (qui l’a larguée au passage) dans son époque ! Ce qui va, il va sans dire, provoquer bien des quiproquos et situations embarrassantes !

Rosa ne sait qu’une chose: Elle ne pourra redevenir elle-même qu’en découvrant ce qu’est réellement l’Amour. Et par là, il ne s’agit pas de romance, d’aventure d’un soir mais d’un amour tout autre et pourtant essentiel.

S’il n’est pas aussi loufoque que ce que je croyais, « Sors de corps William » est cependant très divertissant ! Son héroïne est attachante et loin des clichés habituels (bien qu’elle dise le contraire). L’idée d’une femme dans le corps d’un homme est originale et plutôt bien exploitée ! J’ai ri à plusieurs reprises !

J’ai aussi beaucoup aimé la « collaboration » cérébrale entre Rosa et William, Le dramaturge va l’aider à comprendre cette étrange époque et réciproquement, Rosa va l’aider tourner la page d’un amour qu’il n’a jamais pu oublier.

Être ou ne pas être… soi-même pour aimer et être aimé en retour? Telle est la belle réflexion de cet ouvrage, qui a le mérite d’être à la fois léger et profond.

Une belle découverte, qui change des livres feel-good habituels !

 

La planète des singes (Pierre Boulle)

Oeuvre majeure de la science-fiction, La Planète des singes de Pierre Boulle a fait l’objet de beaucoup d’adaptations:

Le film de Franklin James Schaffner réalisé en 1968, que je recommande chaudement ! Cette adaptation est, de loin, la plus fidèle au livre ! En plus il s’y trouve dans le casting un certain Charlton Heston, vu dans les mythiques Dix Commandements ou encore le moins connu mais glaçant Soleil Vert !

Tim Burton a aussi tenté sa version en 2001, (sans grand succès d’ailleurs).

Se sera finalement Rupert Wyatt et Matt Reeves, qui donneront un nouveau souffle à cette histoire devenue culte. 

Le dernier volet, Suprématie étant sorti il y a peu, j’ai donc voulu remonter aux origines, donc au LIVRE !

Résumé:

« En l’an 2500, le professeur Antelle, Arthur Levain et Ulysse Mérou quittent la Terre. Ils s’embarquent sur leur vaisseau cosmique, direction la supergéante Bételgeuse. En la survolant, ils ont la surprise de découvrir des villes, des maisons, des forêts… Une planète jumelle de la Terre ? À une différence près : ici, les singes règnent en maîtres et les hommes vivent à l’état sauvage, quand ils ne sont pas en cage. Qu’est-il donc advenu de l’espèce humaine ? »

Mon avis:

Inspiré des travaux de Charles Darwin sur l ‘évolution des espèce, la planète des singes m’a fait me poser plein de questions ! Et je pense que c’est justement la justesse de ces questions qui fait que ce livre continue de fasciner et de traverser les générations !

Comment se passe l’Évolution? Comment un être qui au départ ne répond qu’à son « instinct primitif« , apprend à penser, parler, inventer des choses? Et si, au lieu des humains, c’était arrivé à nos cousins les singes?

Une réflexion aussi intéressante que dérangeante sur notre avenir et notre obstination à tout vouloir savoir et contrôler; tôt ou tard, le retour de bâton arrive. Et la révélation finale en est d’autant plus percutante ! 

Il y a aussi le thème de l’esclavage, l’instinct de survie, et les expériences scientifique (où l’homme a donc le rôle de l’animal). L’effet-miroir est d’autant plus saisissant que certains singes sont persuadés que « l’homme n’a pas d’âme » ! J’ai déjà entendu ça quelques part, pas vous?

Il y a aussi l’amour, car notre héros Ulysse(encore un, tiens !), va avoir les faveurs de deux femmes, l’une humaine…l’autre singe ! Et donc, fatalement, aura un rival ! Ce qui va beaucoup le dérouter !

C’est le genre de livre qui se relit bien différemment quand on connaît la fin ! Et jusqu’à présent, seuls Agatha Christie et Philippe Claudel m’avait fait cet effet-là !

C’est un livre glaçant, fascinant  et assez pessimiste car il pointe du doigt des thèmes encore d’actualité aujourd’hui ! Jusqu’où va aller l’humanité? 

 

 

L’Étranger (Albert Camus)

De tous les classiques français, l’Étranger était celui dont j’attendais le plus, étant donné sa célébrité. Et c’est avec le sentiment « étrange » (c’est le cas de le dire), que j’ai terminé ma lecture.

Résumé:

«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…»

Mon avis.

Quel livre étrange ! Je suis incapable de dire si j’ai aimé où non et c’est très frustrant !

Le récit se déroule en Algérie française.

Meursault (le narrateur) apprend par un télégramme le décès de sa mère et décide de se rendre à son enterrement. Il n’exprime ni tristesse ni émotion particulière, et ce durant tout le roman. À aucun moment, on ne le sent en phase avec le monde et je pense que c’est pour ça que le titre est ainsi. Meursault est « étranger » à la société, aux liens, aux normes.

Même avec Marie, une jeune dactylo avec qui il entretient une liaison, tout est froid, mécanique, distant. Il ne montre pas plus de sentiment ou d’affection qu’à l’enterrement de sa mère.

Il y a aussi son voisin, Raymond Sintès, connu pour sa silence envers sa maîtresse, qu’il bat régulièrement. jusqu’à l’intervention d’un agent. Si l’étranger se lie d’une certaine amitié pour lui, on sent qu’il ne se réveille pas pour autant.

Même quand il se fait arrêter. Même lorsqu’il est jugé et condamné par pendaison pour meurtre. Il se se révolte pas. Même lorsque le juge l l’accuse « d’avoir enterré une mère avec un cœur de criminel ». La justice ne cherchera même pas à comprendre les motivations de Meursault.

Le procureur se concentre sur son comportement, sa personnalité, sa vie dissolue (il engage une relation le lendemain des funérailles de sa mère dont il est indifférent), son athéisme, son caractère asocial. Dans le contexte politique de l’époque, l’Algérie gouvernée par la France coloniale.

La cour le décrit comme un personnage morne, apathique; glaçant d’indifférence. Meursault n’est pas pour autant un monstre. Je le qualifierais plutôt de fantôme. Il ne voit pas de logique dans l’existence au point d’en avoir anesthésié tout émotion, bonne ou mauvaise.

Meursault enverra cependant promener le prêtre venu lui soutirer un dernier mot. Il veut « prier pour lui ». Là seulement, il se réveille enfin en revendiquant son athéisme et l’absurdité d’une vie éphémère. Et là au final, il est soulagé de quitter un monde auquel il ne s’est jamais attaché. Et où personne n’a jamais tenté de le comprendre, et l’accepter tel qu’il est, dans ses forces et ses fêlures…

Un livre déroutant,  triste et absurde, qui m’a laissée sur un grand malaise.

 

Défi Guerre: J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir (Christine Arnothy)

Moins connu que « Le journal d’Anne Frank », Christine Arnothy n’en a pas moins écrit un bouleversant témoignage de guerre avec ce livre au titre poignant.

Christine Arnothy, de son vrai nom Irène Kovach de Szendrö, est née d’un père austro-hongrois, propriétaire terrien et professeur de latin et d’une mère germano-polonaise. 

Dans le conflit mondial qui ravage le continent européen de 1939 à 1945, la Hongrie est restée longtemps hors des atteintes de la guerre. Et puis, à son tour, elle est en flammes.

Les Allemands qui y sont entrés en maîtres se sont retranchés dans Budapest et entendent défendre la ville qu’ assiègent les Russes. C’est ce siège de deux mois, vécu  à douze, dans la cave de leur immeuble, pris, au bord du Danube, sous les feux croisés des belligérants, que raconte Christine Arnothy.

Deux mois de peur, de tensions entre voisins forcés de coopérer tant bien que mal. Il y a le Juif qui cache son vrai nom, la jeune mère de famille qui tremble pour la vie de son nourrisson. Il y a aussi un jeune étudiant en médecine, qui fera office d’infirmier.  Une famille d’origine Suisse, persuadée que la « neutralité » de leur pays les sauvera. Ou encore une concierge arrogante qui refuse de partager.

Mais sans eau, sans électricité, il est bien difficile de rester calme. Seul un jeune homme, Pista, fera la navette entre l’horrible monde extérieur et l’immeuble pour les ravitailler. Il fera l’Impossible pour les réfugiés: eau, nourriture, médicaments et même un voile de mariée pour un jeune couple arrivé récemment. J’ai vraiment été impressionnée par cet homme courageux (pour ne pas dire inconscient) prêt à tous les sacrifices pour la sécurité des autres. 

Mais si la peur des Allemands et le grondement presque continu des bombes étaient déjà horribles, ce n’est rien comparé au massacre de l’arrivée des soldats Russes.

J’ai vraiment eu un haut-le-coeur en pensant aux atrocités vécues par les civils (comme les militaires d’ailleurs). Comment peut-on en arriver là ? Comment peut-ont survivre psychologiquement en ayant vécu ÇA???

Un livre terrible, horrible, mais essentiel qui mérite d’être redécouvert ! Il a d’ailleurs une suite: « Il n’est pas si facile de vivre », qui décrit sa vie d’après-guerre. Je le rajoute d’emblée à ma Pal !