Avant toi (Me Before you) de Thea Sharrok

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un une petite chronique romantique ! J’ai choisi « Avant Toi », l’adaptation ciné du livre éponyme de Jojo Moyes.

Résumé

Une charmante petite ville de l’Angleterre rurale. Si elle est originale et artiste dans l’âme, Louisa « Lou » Clark, 26 ans, n’a aucune ambition particulière. Elle se contente d’enchaîner les boulots pour permettre à ses proches de joindre les deux bouts. Jeune et riche banquier, Will Traynor était un garçon plein d’audace et d’optimisme jusqu’à ce qu’il se retrouve paralysé, suite à un accident survenu deux ans plus tôt. Devenu cynique, il a renoncé à tout et n’est plus que l’ombre de lui-même.
Autant dire que ces deux-là auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais lorsque Lou accepte de travailler comme aide-soignante auprès de Will, elle est bien décidée à lui redonner goût à la vie. Et peu à peu, les deux jeunes gens s’éprennent passionnément l’un de l’autre. La force de leur amour pourra-t-elle survivre à leur destin qui semble inexorable ?

 

Mon avis:

N’ayant pas lu le livre de Jojo Moyes, je ne suis pas en mesure de dire si c’est une bonne adaptation ou pas. Toutefois, je trouvais le thème intéressant, sans parler du casting !

Louisa Clark est une pétillante jeune femme avec un coeur d’or et une bonne dose de maladresse. Elle est issue d’un milieu modeste et vit encore avec ses parents, les aidant tant bien que mal avec de petits boulots. 

Après avoir perdu son emploi dans un café, elle est embauchée en tant qu’aide-soignante de Will Traynor, un jeune et riche banquier dont la vie a basculé le jour où il est devenu tétraplégique après avoir été renversé par une moto deux ans auparavant. Bien que Lou n’ait aucune expérience, la mère de Will espère que la personnalité joyeuse de la jeune femme permettra de lui remonter le moral. Lou est assistée dans sa tâche par Nathan, l’infirmier personnel de Will et comprend que les dommages causés à la moelle épinière de ce dernier ne lui permettront jamais de remarcher.

Si leur première rencontre est pour le moins glaciale, la relation Lou/Will va peu à peu évoluer vers une romance tendre et au final, assez convenue. Le vrai sujet se situe ailleurs: les difficultés tant matérielles qu’humaine pour s’occuper d’une personne en handicap, les problèmes d’argent, et surtout le thème encore tabou de choisir sa mort. 

J’ai été intéressée par Nathan, l’infirmier qui s’occupe de Will. Sa présence et son soutien vont beaucoup aider Lou dans son travail. Ce personnage, bien que discret, m’a bien plu ! Steve Peacocke a très bien mis en avant ce métier compliqué, tant physiquement que moralement. Enfin, il y a bien évidemment les parents de Will, tourmentés par la terrible décision de leur fils. Si la mère s’accroche à l’espoir fou d’un changement d’avis, son père ne se fait plus d’illusions. Tout deux n’en aiment pas moins leurs fils. J’ai beaucoup aimé leur dignité.

Si j’ai apprécié la performance sobre de Sam Claflin, (qui joue Will) j’ai été très déroutée par Emilia Clarke. Dommage car Lou avait un certain potentiel !

L’actrice est belle, mais ses expressions, trop forcées ont gâché le personnage ! Son « jeu de sourcil » finit par énerver à force ! De plus, j’ai trouvé que la garde-robe de Lou piquait les yeux ! Ç’aurait pu être mignon sur une autre actrice, mais sur Emilia c’est assez ridicule ! Seule exception: la robe rouge  !

J’aurais volontiers échangé le rôle avec Jenna Coleman, beaucoup plus naturelle ! Dans le film, elle interprète la soeur de Lou, Katrina, une jeune femme posée qui rêve d’indépendance. Mais comme Nathan, elle reste en retrait dans le film ! Ce qui est dommage car j’aime bien cet actrice par contre ! Autre bonne surprise, Matt Lewis (Neville) qui joue l’insupportable petit ami de Lou. Ça lui va bien, les rôles de connard, en fait ! 

Le film a tout de même des points positifs: le décor est joliment filmé, j’ai adoré le château et cette Angleterre rurale plutôt attachante ! L’histoire s’enchaîne bien et il y a quelques répliques sympathiques ! Mais la fin est trop mélo-dramatique, même si le sujet est fort !

Un film ni bon, ni catastrophique. Je m’attendais à beaucoup mieux vu le thème abordé.

 

DVD du week-end: Wonder Woman (Patty Jenkins)

Enfin ! Depuis le temps que cette nouvelle version de Wonder Woman m’intriguait ! Mais j’ai enfin eu le temps de le voir et je ne le regrette pas !

Résumé:

« Avant d’être Wonder Woman, Diana était Princesse des Amazones. Lorsqu’un pilote échoué sur son île lui parle du conflit mondial qui fait rage à l’extérieur, elle quitte son paradis pour s’allier aux hommes et tenter de mettre fin à la guerre. Elle découvira alors toute l’étendue de ses pouvoirs.. ».

 

Mon avis: 

Un blockbuster efficace et très réussi visuellement !

Diana est une Amazone: mais contrairement à ses consœurs, elle n’a pas le droit à son entrainement de guerrière de part son statut. C’est la fille de la reine Hipolyte, qui a peur pour son enfant au point de l’empêcher de se battre. Mais l’enfant est têtue et c’est finalement Antiope qui l’entrainera très durement.

Le destin de la jeune femme est scellé lorsqu’un jeune militaire, Steave Trevor, échoue sur son île paradisiaque. Elle apprend que les Hommes ont sombré dans la guerre et pour Diana, ce ne peut être l’oeuvre que d’un dieu: Ares !

Arrivée sur Terre, c’est le choc pour la future Wonder Woman. Elle découvre un monde gris, ravagé, l’horreur de la guerre et ses victimes. Mais elle se fera aussi des amis parmi les compagnons de Steave. J’ai beaucoup aimé sa petite bande de bras cassés !

Il y a par exemple Charlie, un sniper aussi drôle que perturbé par la guerre; Chef, un indien dont les blancs on tué le peuple et reste en zone neutre pour « rester libre »; et enfin Sameer, un ancien acteur arabe que la guerre a pris par surprise.  

Le casting est surprenant et cosmopolite, ce qui est pour moi un grand point positif !

Gal Gadot crève l’écran et j’ai aimé sa version de Diana: une séduction totalement inconsciente et des scènes de naïveté désarmantes dans le monde des Hommes ! En même temps, elle a grandit dans une bulle paradisiaque sans aucun mâle ! 

J’ai aussi eu le plaisir de revoir Chris Pine (Star Trek) que décidément, j’apprécie de plus en plus ! Steave est un homme très intéressant ! À la fois courageux, maladroit et d’une même soif de justice que Diana. Sauf qu’il connaît la noirceur humaine et a du mal à croire à cette histoire de Dieu de la Guerre.

Si le scénario aurait pu être plus fouillé, j’ai bien aimé l’évolution de l’héroïne; ma seule déception est Ares, que j’imaginais plus cruel et moins moralisateur.

Un bon film, un peu bancal sur la fin donc, mais très agréable à voir !

« Les Chroniques de Spiderwick » de Mark Walters (2006)

Hello à tous ! On démarre le mois d’octobre avec un joli film fantastique comme je les aimes ! C’est l’adaptation ciné d’une série de livres écrits par Holly Black et Tony DiTerlizzi.

Résumé:

« Ayant divorcé du père de ses enfants et se retrouvant à la rue, Helen Grace revient dans la maison de son enfance, la maison de sa tante Lucinda Spiderwick. Les jumeaux Jared et Simon ainsi que leur sœur Mallory, découvrent leur nouvel environnement avec effarement. Jared, le plus déluré des trois enfants, fait une découverte qui va bouleverser sa vie et celle de sa famille… »

 

Mon avis:

Une bien jolie découverte, ce petit film ! Je n’ai pas lu la série de livres mais qu’importe !

Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. La famille est clairement ébranlée, particulièrement Jared, qui refuse de croire que son père a refait sa vie ailleurs. 

Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un mystérieux ouvrage, rédigé par son aïeul et orné d’illustrations d’animaux fantastiques de toutes espèces : Le Guide Arthur Spiderwick du monde merveilleux qui vous entoure.

Comme dans Gravity Falls et l’Histoire sans fin, tout commence par un livre. Le merveilleux  s’insinue joliment dans le monde réel. Visuellement, c’est un vrai sans fautes. Ogres, farfadets, griffons, fées-fleurs… Sans parler de la mystérieuse maison, une sorte de manoir délabré, que j’ai trouvé très belle ! Le tout, dans un beau cadre automnal !

Mais au delà des créatures, c’est l’aspect familial qui m’a touchée dans ce film.
Arthur Spiderwick est un naturaliste passionné qui a découvert avec étonnement et fascination le monde féérique. Il en a fait un livre, où il répertorie chaque créature. Mais sa disparition brutale a laissé bien des questions. Et une fille, Lucinda, qui a été internée.

Parallèlement, les jumeaux Jared et Simon sont en plein conflit. La grande soeur, Malory fait de l’escrime et tente vaille que vaille à soutenir leur mère, très éprouvée par le divorce. Elle ne comprend pas l’attitude de Jared, qu’elle trouve immature. Simon est le plus calme. Le plus amer aussi. Au départ, il refuse de croire son frère avec ses histoires de farfadets. Mais il sera bien obligé de le croire vu la suite des événements !

Alors oui, le film n’annonce rien de nouveau. Cependant, j’ai été touchée par les jumeaux Grace, un beau double-rôle pour Freddie Highmore ! Le jeune acteur crève l’écran ! La solidarité des frères (et de la soeur) est émouvante. La mère aussi, (Marie Louise Parker)  qui devra ouvrir les yeux sur le mal-être de son fils. J’ai beaucoup aimé l’actrice, qui n’en a pas fait des tonnes et qui a su montrer le désarroi d’une mère sans tomber dans le larmoyant ! Rien que ça, c’est un plus ! L’histoire est simple mais bien tournée. Les effets spéciaux bien faits, et la fin pas (trop) guimauve !

Un film pour ado cool et divertissant, très agréable pour démarrer l’automne !

 

« La Momie » de Stephen Sommers (1999)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un petit classique d’aventure ! Je n’avais plus vu ce film depuis sa sortie ciné (1999) et ce fut un vrai plaisir !

Résumé:

« Longtemps avant la naissance du Christ, pour avoir osé défier le pharaon en lui ravissant sa jeune maîtresse, le grand prêtre de Thèbes, Imhotep, est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d’Hamunaptra, la cité des morts. Du fond de son sarcophage, le grand prêtre jure de se venger du genre humain. En 1923, un aventurier américain, Rick O’Connell, découvre fortuitement les ruines d’Hamunaptra que des générations d’égyptologues recherchaient en vain. Il met dans le secret une jeune égyptologue et son frère et tous trois partent à la recherche du trésor des pharaons. »

 

Mon avis:

Bien avant la mode des zombies, il y avait…les momies ! Et je dois dire que je les préfère !

Tout commence avec un amour interdit dans l’Égypte antique: celui du Grand Prêtre Imotep et d’Anck-Su-Namun, la favorite du Pharaon Séthi Ier. Enfermé vivant dans un sarcophage, Imotep s’est juré de se venger de l’Humanité. 

Puis nous voici au xxe siècle: Evelyn Carnahan est une jolie bibliothécaire spécialisée dans l’Égyptologie. Brillante, mais maladroite, elle travaille au musée égyptien au Caire. Son frère, Jonathan aime les grands vin et les objets de valeur. Petite fripouille qui refuse de se salir les mains, il a récupéré d’un homme une clé et une carte menant à Hamunaptra, une cité maudite. 

Cet homme c’est Rick O Connel, un ancien militaire qui risque la pendaison. Sauvé in extremis, il servira de guide à Evelyn, pour trouver Hampunaptra. La jeune Égyptologue rêve de découvrir la cité de légende. Mais O’Connel a été témoin d’un phénomène très dangereux. Une tempête de sable « surnaturelle » en pleine bataille !

Tous les trois vont vivre une belle et dangereuse aventure. Car cette carte permet de trouver le Livre des Morts, dont la valeur est inestimable. Il est aussi maudit. Sans le savoir, ils vont réveiller le Prêtre Imotep, qui n’hésitera pas à prendre les organes de vivants pour se forger un nouveau corps et réanimer sa bien-aimée.

Outre les autres explorateur rivaux dans cette chasse au trésor, notre trio va  faire la connaissance des Medjaÿ, descendants des Gardes des Pharaons, qui, depuis trois mille ans, défendent l’emplacement de la nécropole maudite. Ils ne comprennent pas ces Occidentaux qui s’obstinent pour de l’or, alors qu’ils risquent de détruire le monde à cause de leur ignorance. Mais O’Connel trouvera grâce à leurs yeux, dans sa force et sa volonté. J’ai été très intriguée par leur chef, plutôt beau gosse !

Les événements s’enchaînent bien, alternant humour, bagarres mais aussi les relations. Les compagnons d’O’Connell sont savoureux: en particulier Beni, un voleur égyptien chétif qui m’aura fait rire du début à la fin. Sa cupidité aura raison de lui.

Si la romance entre Rick et Evy est plus que prévisible, j’ai vraiment adoré l’amour tragique d’Imotep et Anck-Su-Namun. La jeune femme est aussi belle que charismatique. Quant à Imotep, je l’ai trouvé…assez flippant, même en humain ! Un petit côté Voldemort avant l’heure !

Visuellement, le film vieillit assez bien ! Les effets spéciaux sont efficaces et les décors dépaysants à souhait. Les acteurs sont tous très bons ! En particulier Arnold Vosloo, qui incarne le terrifiant Imotep ! Il a vraiment une gueule, si je puis dire !

Un belle comédie d’aventure, qui n’a rien à envier à Indiana Jones ! Pour le coup, j’ai bien envie de me faire la trilogie ! Et pourquoi pas, le spin-off, le Roi Scorpion, lui aussi excellent !

« Inception » de Christopher Nolan (2010)

À force d’en entendre parler, j’ai fini par me lancer ! Ça faisant un moment que j’hésitais à voir Inception, et puis au final, je n’ai pas pu résister ! Alors, verdict ?

Résumé:

« Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. »

 

Mon avis:

Plus que le casting, c’est le thème du film qui m’intriguait. Peut-on influencer les rêves des autres?  Peut-on les contrôler ? Comment les distingue-t-on de la réalité? Et surtout, quels sombres secrets cache notre subconscient? 

Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) est un voleur d’un nouveau genre. Il va voler les idées des autres en se plongeant directement dans leurs rêves ! Ce nouveau concept, appelé le « rêve partagé »  ou « extraction » permet d’influencer l’inconscient d’une victime en semant la confusion dans son esprit. Autant dire la Manipulation Ultime ! Ce qui est particulièrement utile dans le monde de l’espionnage !

Mais Cobb a de plus en plus de mal à exercer son métier, son esprit étant troublé par un sombre secret concernant sa femme, Mal (Marion Cotillard). Secret qui le poursuit aussi dans la réalité car il ne peut plus voir ses enfants, ni mener une vie normale.

Pour redorer son blason et ne plus rester un fugitif, il décide, avec son équipe de faire une Inception: implanter une idée dans un rêve. Sa « cible » est Robert Fisher, (Cillian Murphy) le fils d’un riche chef d’entreprise. Son objectif: lui suggérer de liquider l’empire de son père. 

Pour ça, il se concocte une équipe de choc: Arthur (Joseph Gordon-Levitt ) son jeune associé sera l’organisateur de l’opération; Eames (Tom Hardy), un séduisant faussaire, Yusuf, (Dilep Rao) un spécialiste des sédatifs (l’opération se fait en rêve), et Ariane (Helen Page), une jeune architecte prometteuse, qui changera l’aspect du rêve pour brouiller les pistes.

Complexe comme un rubix-cube, Inception n’est pas le genre de film qui se voit une seule fois. Si les effets visuels sont renversants, c’est la tension psychologique qui fait son point le plus fort.

Les membres de l’équipe sont tous attachants. Il y a Arthur, tireur distingué et discret. Eames, le fonceur rebelle. Youssouf, le « chimiste » qui maintient l’équipe en sommeil par ses sédatifs. Mais surtout, il y a Ariane. Elle sera le garde-fou de Dom, son pied dans la réalité, son fil qui le guide. (Le Fil d’Ariane, vous me suivez?)

Helen Page est magnifique dans ce film, faisant de l’ombre à Cotillard, trop froide dans son jeu pour m’avoir marquée. Son personnage est cependant interessant. Mal est le symbole de nos peurs enfouies, nos doutes qui nous rongent jusqu’à la destruction, jusqu’à la folie. Ariane elle, est au contraire calme, lucide et en même temps créative, curieuse de l’esprit humain. Il y a aussi le grand Micheal Caine qui nous fait aussi une discrète mais subtile interprétation !

Quant à Di Caprio, rien à redire ! Toujours aussi juste dans son interprétation ! Son personnage est torturé, triste, plein de souffrance et de lassitude. Il faut dire qu’avec un secret aussi lourd et un job aussi particulier, il est difficile de discerner le rêve de la réalité ! Son combat intérieur est bouleversant. Et la fin est comment dire? Elle soulève des questions ! J’aime ce genre de conclusion qui laisse le spectateur à sa propre réflection !

Enfin, j’ai été envoûtée par la sublime musique de ce film, à la fois intense et profonde. J’en ai peu des frissons !

Un film culte, qui mérite entièrement sa renommée ! Une claque magistrale !

« Gravity » d’ Alfonso Cuaron (2014)

Aujourd’hui, place à un film phénomène dont la bande annonce m’avait pas mal impressionnée lors de sa sortie ciné. Mais ce n’est que maintenant que je découvre ce chef d’oeuvre !

Résumé:

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Mon avis.

Quelle claque ! Au delà du cadre spectaculaire, Alfonso Cuaron nous conte un drame intime au coeur de l’espace sidéral.

Le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) est une femme marquée par la perte de sa fille et malgré sa maladresse, elle travaille avec détermination. Son incroyable aventure va la transformer pour toujours !

Matt Kowaski, interprété par George Clooney, est d’une étonnante sobriété. J’ai beaucoup aimé son personnage à la fois rassurant et sarcastique. Je ne suis pas spécialement fan de l’acteur mais là, il m’a agréablement surprise !

Privés de contact avec les leurs, nos deux naufragés sont pris en otage par leurs propres pensées et émotions. Les plans de l’espace sont aussi spectaculaire que vertigineux, comme pour faire écho à leur tourmente intérieure.

Pour rendre le film aussi réaliste que possible, Alfonso Cuarón, a pris une brillante décision: « pas de maquillage et pas de scènes de nu. »  

Ça change du voyeurisme habituel, qui utilise n’importe quel prétexte pour dévoiler un corps. Personnellement, ça m’a toujours mis mal à l’aise. (Voir ma chronique de Star Trek Into Darkness.)

Paradoxalement, c’est une autre « mise à nu » des personnages qui se met en place dans ce film. Plus dense et plus intime, quelques part.

Sandra Bullock, dans le rôle de Ryan Stone est juste magnifique, vulnérable et forte à la fois. Elle nous montre une toute autre facette, que j’aimerais voir plus souvent !

Même les professionnels du monde spatial ont loué le caractère réaliste du film, ce qui est exceptionnel ! Habituellement, c’est plutôt l’opposé !

Bref, Gravity est un film renversant, tant visuellement qu’émotionnellement. Très beau film ! Dans le même registre, je suis tentée par Seul sur Mars de Ridley Scott, avec Matt Damon !

 

« Ant Man » de Pleyton Reed (2015)

Je continue ma découverte de l’univers Marvel avec un nouveau héro: Ant Man ! Alors verdict?

Résumé:

Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

 

Mon avis:

Un film touchant, drôle et efficace comme je les aime.

Scott Lang n’a pas de chance: il est plus doué pour cambrioler que pour trouver du travail.  Divorcé, il est hébergé par son ancien voisin de cellule. Il tente vainement de se ranger pour obtenir un droit de visite de sa fille Cassie, âgée de 7 ans. C’est d’autant plus compliqué que son ex-femme est remarié à un policier.

Sa rencontre avec un mystérieux docteur va lui permettre de réaliser son rêve: prouver à sa fille qu’il peut vraiment être un héro. Et pour ça, il va vivre une expérience assez inédite !  La fan de « Chérie j’ai rétréci les gosses«  que je suis a été conquise ! J’ai aussi pensé aux « Fourmis » de Bernard Werber, à cause de leur place très particulière dans cette aventure !

Entre comédie familiale et super-héros atypique, Ant Man est une belle réussite ! Son point fort, c’est est que c’est l’amour filial (et non romantique) qui domine l’histoire. Ça change et donne une toute autre profondeur aux personnages.

Car si Scott n’en mène pas large avec sa vie de famille, c’est aussi le cas pour le Dr Hank Pym. Créateur du costume de Ant Man, il a choisi Scott car c’est la seule personne qui peut être réduite sans…exploser ! Sa fille Hope s’est longtemps proposée pour endosser le costume, mais le docteur l’a toujours repoussée, pour la protéger. Ce qui aurait pu donner une relation houleuse entre elle et Scott. Mais celui-ci lui ouvrira les yeux. Étant lui-même père, Il comprend mieux que quiconque l’angoisse de Hank.

Enfin, le « méchant » de l’histoire est de loin le plus borné, tête-à-claques et méprisable que j’ai pu voir. Darren Cross est l’ancien protégé de Hank Pym. Obsédé par la découverte de son mentor, il veut reproduire la formule de rétrécissement pour la vendre au plus offrant, notamment dans l’armée. Je lui ai trouvé un petit air du jeune Lex Lutor de Smallville !

L’histoire s’enchaine très bien. De l’action, de l’humour, des secrets… ! Scott Lang m’a par ailleurs beaucoup fait penser à Peter Quill, tant dans sa personnalité que dans le style du costume ! Le casting est excellent ! Mention spéciale pour Michael Douglas, dans le rôle de Hank, toujours aussi charismatique ! 

Un très bon Marvel, encore une fois !