La prophétie de l’horloge

Hello à tous ! pour ce weekend, place à un bien joli film pour préparer Halloween ! J’aime de plus en plus Jack Black et ses comédies déjantées. J’ai donc voulu donné sa chance à La prophétie de l’horloge réalisé par Eli Roth en 2018. Et, ma foi, ce fut bien sympathique !

R.97dbd3aa610a71246bad960ab45ebf30

 

Résumé:

Lewis, jeune orphelin de 10 ans, part vivre chez son oncle Jonathan Barnavelt, un homme aussi fantasque que déroutant. Mais pas aussi dérangeant que sa demeure ancienne où l’on entend tous les soir un tic tac incessant à travers les murs…Et ce, malgré les centaines d’horloges de la maison ! Entre secrets et magie, le jeune garçon va vivre une aventure qu’il n’oubliera pas de sitôt !

Mon avis:

Quel beau film pour démarrer l’automne ! J’ai adoré cette histoire divertissante et originale ! Lewis est un jeune garçon de 10 ans brillant mais peureux. Il est aussi terriblement triste. La mort de ses parents est encore vivace chez lui. Sa rencontre avec son oncle Jonathan et sa voisine Florence va l’aider à la fois à grandir et vivre des aventures aussi farfelues que dangereuses !

On y retrouve un Jack Black au mieux de sa forme dans un rôle qui lui va comme un gant: Jonathan Barnavelt est un homme assez comique dans sa maladresse. Malgré ses lubies, il reste plus attachant que mystérieux…non sans un petit côté flippant ! À ses côté, l’excellente Cate Blanchett que j’ai juste adoré ! Son personnage, Florence Zimmerman, est un savoureux mélange de gouvernante strict et de Mary Poppins bad-ass ! Leur duo est très drôle dans le genre chien et chat !

Visuellement, le film est très réussi dans un univers travaillé et coloré ! La maison est un vrai personnage en soi, avec ses tableaux mouvants et…son fauteuil domestique ! L’histoire est prenante avec son lot de bonnes surprises, notamment l’excellent Kyle MacLachan dans le rôle du méchant ! Mais il n’est pas seulement question de magie: on y trouve des thèmes intemporels tels que l’amour maternel, la confiance en soi, le deuil, l’intégration scolaire. J’ai trouvé la fin assez mignonne !

Une petite confiserie fantastique à savourer au coin du feu ! Si vous avez aimé Stardust, foncez !

Love & Monsters (Micheal Matthews)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une sympathique comédie horrifique qui m’intriguait depuis sa sortie ! J’avais bien aimé Dylan OBrien dans sa série du labyrinthe et j’était donc curieuse de voir ce film !

OIP

Résumé:

 Sept ans après le «Monsterpocalypse», Joel Dawson (Dylan O’Brien), avec le reste de l’humanité, vit sous terre depuis que des créatures géantes ont pris le contrôle de la surface. 

Joel repense à sa petite amie du lycée, Aimee (Jessica Henwick), qu’il fréquentait à Fairfield avant que les évènements éclatent. Il est parvenu à renouer par radio avec elle, alors qu’elle est maintenant à 130 km dans une colonie côtière. Toujours amoureux d’elle et conscient qu’il n’y a plus rien pour lui ici sous terre, le jeune homme décide contre toute logique de s’aventurer vers sa dulcinée, malgré tous les monstres dangereux qui se dressent sur son chemin. Il va au passage s’allier avec un chien, seul lui aussi, ainsi que d’autres survivants.

Mon avis:

Quelle belle surprise ! Love & Monsters est un petit Ovni ciné comme je les aime ! Situé entre la comédie romantique et la SF d’action, c’est un film qui rempli son job: on ne voit pas le temps passer !

Joel Dawson est un jeune homme très loin des héros SF bad ass et sûr de lui. Bien au contraire, il est dévoré de frustration et de culpabilité. Le simple fait de vivre cloîtré dans un Bunker pendant que des monstres rodent à la surface, est déjà en soi plutôt pénible. Mais c’est sa tendance à se tétaniser face au danger qui mine le plus Joel; il se sent seul, inutile, un boulet pour ses compagnons.

Aussi lorsqu’il retrouve par contact radio, Aimée, sa petite amie de lycée, il décide de la rejoindre coûte que coûte ! Commence alors une jolie quête initiatique où Joel, va grandir, panser ses blessures et trouver ses propres ressources de survie. Trois rencontres vont le transformer particulièrement: Clyde, un survivant au look de cowboy très Crocodile Dundie,  Minnow, une fillette aussi sauvageonne que caustique et surtout Boy, un chien errant qui lui donnera du courage et une affection plus que bienvenue ! Leur relation est mignonne comme tout !

Quel personnage, ce chien! C’est lui le vrai « héro bad ass » du film ! C’est probablement le plus beau rôle canin que j’ai pu voir depuis Milo dans The Mask !

Esthétiquement, c’est un film agréable à regarder: de beaux plans de nature, des monstres étonnants dans leur diversité ! Mais surtout, ce film sort joliment des clichés manichéens du genre ! Il y a du rythme, de bon dialogues et un beau message de passage à l’âge adulte.

Un blockbuster aussi efficace qu’original, à voir à deux si vous aimez la romance et la SF !

Coup de coeur: Arlo, le garçon alligator

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une découverte Netflix ! Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’aussi belle animation: Arlo le garçon alligator de Ryan Crego.

Arlo-the-Alligator-Boy-2021-NetNaija.xyz_

Résumé:

Né moitié humain, moitié-alligator, Arlo n’arrive pas à trouver sa place dans les marécages. Lorsqu’il apprend qu’il vient de New York, il décide de s’y rendre à la recherche de son père disparu. Il se lie d’amitié avec un groupe de personnages farfelus qui vont l’aider dans son entreprise.

Bande annonce

Mon avis: 

Quelle superbe découverte ! Arlo est un jeune garçon plein de peps et d’optimisme. Il adore chanter, courir partout et ne demande qu’à s’épanouir et profiter de la vie. Mais problème : il est à moitié alligator et ne connaît rien de ses origines. Il a été recueilli tel Moïse dans un panier dans les marécages. Sa mère adoptive Edmée est gentille mais elle voit bien que la partie humaine prend plus de place que l’animale. 

Lorsqu’ Edmée lui apprend que son père vit à New York, c’est un rêve qui se réalise ! En effet, Arlo a toujours aimé espionner les humains qui viennent en bateau . C’est de là que lui vient son amour de la musique. Et comme il est vu comme un extraterrestre par les autres animaux, il souffre beaucoup de sa différence même s’il tient à garder constamment un masque souriant. 

J’ai adoré la façon dont la quête d’Arlo se construit. Une quête universelle en fait: celle de trouver sa place en ce monde. Durant son périple, notre héro va faire la connaissance de Bertie, une dame géante au physique de lutteuse,  avec qui il va vivre des aventures trépidantes et se faire de nouveaux camarades.

Le côté comédie musicale ne m’a pas gênée, car il est bien exploité pour un public jeune. C’est entraînant, à la fois groovy et moderne.  Mais mon vrai coup de coeur c’est l’esthétique de cette animation ! Les couleurs sont vibrantes et chaleureuses, entre La princesse et la grenouille de Disney et Gravity Falls !

Les personnages sont attachants et rigolos. Et certains passages musicaux très poétiques ! Mon seul bémol c’est que le personnage de la mère d’Arlo n’a pas du tout été exploité ! Dommage, j’aurai bien voulu en savoir plus !

Une animation qui swingue et donne la pêche ! 

Les Mitchell contre les machines

Hello à tous ! Pour ce dimanche, rien de tel qu’une jolie comédie geek et familiale ! Et j’ai opté pour Les Mitchell contre les machines, réalisé par Michael Rianda et Jeff Rowe, que l’on voit actuellement sur Netflix. Je vous mets ici la bande-annonce.

2505156.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Résumé:

La famille Mitchell est la plus dysfonctionnelle et « bizarre » du quartier du Michigan. Mais que se passe-t-il lorsqu’elle doit faire face à la rebellion des robots? Elle va devoir mettre de côté les chicaneries pour sauver la planète, ni plus ni moins !

Mon avis:

Derrière ses couleurs pétillantes et son graphisme cartoon, ce film est bien plus profond qu’il n’y parait !  Katie Mitchell est une jeune youtubeuse à la créativité débordante et pleine d’énergie. C’est une jeune fille parfaitement à l’aise dans son époque. Tout le contraire de son père, Rick, qui préfère la nature et est totalement hermétique aux ordinateurs. Leur relation est d’autant plus tendue que Katie exprime par ses vidéos tout ce qu’elle n’arrive pas à dire dans la vraie vie. 

Heureusement, elle peut compter sur son petit frère, Aaron, un adorable blondinet fan de dinosaure. Sa mère, Linda, assiste impuissante à la communication électrique entre son mari et sa fille, essayant maladroitement de les encourager à garder un semblant de dialogue.

Ce sujet a été exploité à maintes reprises, que ce soit dans la grande Aventure Lego ou les Croods.

Mais là où les Mitchell font fort, c’est qu’il y a la dimension numérique au milieu de tout ça. Les réseaux sociaux ont indéniablement changé nos rapports aux autres et ce film le montre d’une jolie manière. Les repas familiaux où chacun reste scotché à son écran…. Ou encore, ce terrible réflexe de filmer une catastrophe au lieu de se protéger.

L’histoire est suffisamment large dans ses personnalités pour parler au plus grand nombre. J’ai autant aimé Katie et son peps, qu’Aaron le timide fan de dinosaure. Celle qui se révèle la plus surprenante au fil de l’histoire, c’est la mère: Linda est une femme pleine de douceur, de diplomatie et d’écoute. Mais touchez à ses enfants et elle devient une lionne enragée ! Enfin, il y a la mascotte de la famille : leur chien ! Et quel spécimen ! Baveux, bigleux, lent comme une tortue…mais totalement irrésistible !

Un film familial et moderne, qui nous incite non pas à éliminer la technologie, mais l’utiliser avec discernement ! 

La vie en couleur (Netflix)

Je ne sais pas pour vous, mais mon rapport à la Nature a beaucoup évolué depuis deux ans ! Je délaisse de plus en plus la ville pour les parcs et les forêts. Et je découvre pleins de documentaires tous plus passionnants les uns que les autres ! Aujourd’hui, je vous invite à en découvrir un particulièrement original !

Résumé:

Grâce à une technologie innovante, David Attenborough nous invite à explorer la nature sous un angle nouveau et montre comment les animaux utilisent la couleur pour survivre et prospérer.

Mon avis :

Voici très certainement le documentaire le plus original et innovant que j’ai pu voir ! Quelle place a la couleur dans l’évolution? Pour les humains (entre eux, j’entends), elle est, pour beaucoup, devenue une sorte de particularité esthétique, un plaisir. Mais pour le règne animal et végétal, c’est beaucoup plus vaste que ça !

A006_C037_10030W

Certains animaux l’utilisent pour se camoufler dans leur environnement; d’autres au contraire, montrent fièrement leurs couleurs pour se reproduire… ou alerter d’un danger. Ou encore, c’est une conséquence de leur alimentation (les flamants roses le sont à cause des crevettes qu’ils mangent)… Mais ça, c’est la vision que nous autres humains avons pu jusque là observer !

life-in-color-david-attenborough

Sir David Attenborough, grand rédacteur scientifique et naturaliste britannique nous propose de nous mettre dans la peau de ces animaux, de voir le monde avec leur yeux ! Et ce, par le biais de nouvelles caméras particulièrement innovantes !

Ainsi les fleurs possèdent des nuances de couleurs…visibles uniquement en infra-rouges ! Nuance qui montre le chemin aux insectes jusqu’au nectar ! 

On apprend aussi que les zèbres luttent contre les prédateurs à leur manière grâce…à leurs rayures !!! Si, si ! Et que certaines proies ne voient pas leur prédateurs… par daltonisme !

J’ai pris beaucoup de plaisir à voir ce documentaire ! Chaque animal est passionnant, les images sont superbes et j’ai trouvé très intéressant ce nouveau regard sur la nature ! La musique n’est pas en reste et donne un sentiment de joie et d’émerveillement !

À découvrir pour les amateurs de thèmes originaux ! Je vous mets la bande-annonce ici 

« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

pvphjajer54rnksutri8yk7sms-196

Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Ghost Busters (2016)

Enfin ! J’avais été intriguée par ce reboot au féminin des célèbres chasseurs de fantômes. Et grand bien m’en a pris ! Cette nouvelle version réalisée par Paul Feig est totalement décoiffante !

dfa055fd3bbd1f06f01a48f57e0a5870

Résumé:

Erin et Abby, passionnées par les théories paranormales, ont écrit dans leur jeunesse un livre dans lequel elles défendent l’existence des fantômes. Des années plus tard, les Ghostbusters voient le jour et doivent se battre contre les fantômes…et les sceptiques de tout poil !

Mon avis:

Une bien belle surprise ! Probablement la meilleure depuis Pixels et la version live de Nicky Larson !

Comme pour Star Trek de JJ abbrams, il s’agit là d’un « reboot » et non d’un suite. Et je dois dire que j’aime beaucoup cette version alternative ! Et pas seulement parce que les héros sont des femmes ! L’histoire est très bien remodernisée 

Erin (Kristen Wiig) est une brillante professeur de physique quantique. Dans sa jeunesse, elle avait coécrit avec sa meilleure amie Abby un livre sur les fantômes. Mais ça n’a pas joué en sa faveur. La jeune femme a du mal à s’imposer. Abby (Melissa McCarthy) est son total opposé. Aussi enthousiaste que brillante, elle n’en a rien à faire de l’opinion des autres et utilise toujours la vente de leur livre pour financer ses travaux scientifiques. Après des retrouvailles un peu abruptes, les deux amies vont devoir réunir leur forces car elles se retrouvent confrontées à la réalité des fantômes.

Avec l’aide de Jillian, (Kate McKinnon) une ingénieuse mécano rock and roll et Patty,(Leslie Jones) une guichetière black au caractère bien trempé, nos deux amies d’enfance renouent avec leur rêve de toujours: prouver l’existence des fantômes.

J’ai adoré retrouver ce qui faisait la saveur de la franchise d’origine: de l’action, de la comédie, des monstres et le corbillard repeint aux sirènes hurlantes.  Les chasseuses ont chacune leur personnalité et j’ai beaucoup aimé la cohésion que prend l’équipe au cours de l’histoire.

Je ne mettrai qu’un seul point négatif.

Le film tenait un thème en or: Le sexisme en milieu scientifique ! Mais ce filon n’est pas du tout exploité, ce qui est au final dommage ! Parce que sinon, c’est un film très fun et agréable à regarder. L’histoire est bien tournée, efficace, tant dans les dialogues savoureux que dans les effets spéciaux. Le fan service n’est pas en reste puisque trois acteurs « originaux » font leur apparition au cours du film ! Mais ce n’est pas la meilleure surprise. 

Non, mon personnage préféré est le secrétaire des Ghostbusters: Kevin Beckham, campé par un Chis Hemworth… absolument hilarant ! Oubliez Thor ! Je préfère Kévin ! Un rôle complètement décalé où l’acteur s’est visiblement beaucoup amusé ! Les événements s’enchaînent bien et la musique est modernisée sans pour autant être massacrée. Après tout, la chanson des Ghostbuster est culte !

Un reboot drôle, divertissant et esthétiquement très réussi. Si vous cherchez un film comique et sans prise de tête, je conseille !

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Mad Max : Fury Road

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné très tardive ! Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit sur un bon film Sf et celui-ci m’a pas mal intriguée !

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Mon avis:

Une chose est sûre: ce film doit être vu par un public averti !

L’histoire se passe dans un monde apocalyptique: Le monde est devenu une terre désertique où la civilisation s’est effondrée. Seuls  survivent les tyrans et sectes en tout genre qui continuent de s’entre-déchirer pour un bien plus précieux que l’or: l’eau ! L’un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe » (Hugh Keays-Byrne), un ancien militaire devenu un leader totalitaire et sans scrupule. Et il est particulièrement en colère !

Rien que cette partie du film m’a donné envie de vomir: « Immortan Joe » est plus qu’un tyran, c’est véritable monstre que ne se considère plus comme un humain.

En effet, Immortan Joe a été trahi par son meilleur élément, Furiosa. La mercenaire lui a pris son « bien » le plus précieux: ses femmes, et plus particulièrement ses « pondeuses » ! Dans le rôle, Charlize Theron, absolument magnifique ! Furiosa est plus qu’une mercenaire: c’est une justicière, une mère, une guerrière, prête à toutes les folies pour protéger la génération future. Elle m’a fait penser à une lionne !

Autre personnage fascinant dans sa complexité: Nux,(Nicolas Hoult, méconnaissable), l’un des hommes de mains les plus fervent de Joe. Nux est un illuminé, aussi maladif physiquement que mentalement. Il m’a donné la chair de poule !

Et au milieu de tout ce bordel, débarque Mad Max (Tom Hardy), capturé par Joe et ligoté…par intraveineuse à Nux ! Leur rencontre avec Furiosa sera on ne peut plus explosive ! Mais bien vite, tout trois comprennent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’associer s’ils veulent survivre !

J’ai aussi beaucoup aimé Tom Hardy, qui donne une autre dimension, moins kitch et plus rugueuse au mythique Mad Max ! Son personnage est économe de mots, observateur et très efficace dans l’action ! J’ai très envie de le voir dans d’autres rôles ! Physiquement, il me fait beaucoup penser à Kevin Cosner, dans ses jeunes années !

La principale qualité de ce film ? son féminisme ! Il dénonce à grandes images chocs l’un des pires esclavages qui soit: le trafic d’humains.

Mais d’autres thèmes non moins importants sont abordés, comme la folie extrémiste, l’Espoir d’un monde meilleur, et surtout la rage de vivre qui nous pousse à dépasser nos limites.

Un beau classique SF !