Batman Légo: le film

Hello à tous ! Aujourd’hui, je termine le cycle des Films Légo avec mon personnage préféré: Batman ! Alors, Verdict? 

Résumé:

Voilà enfin Batman héros de son propre film après l’avoir ardemment désiré lors de la grande aventure Lego. À Gotham, toutefois, la situation a drastiquement changé, et si le chevalier noir veut être en mesure de sauver la ville du machiavélique Joker, il devra cesser de faire bande à part et accepter de travailler en équipe. Une idée qui ne le réjouit guère, mais à laquelle il devra s’habituer malgré lui.

 

Mon avis:

Sans être aussi comique que les autres films, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette version ! Déjà, nous rencontrons un Batman... plus subtil qu’il n’y paraît !

Sous ses airs sombres et arrogants, notre héro est en pleine déprime ! Il croyait retrouver le sourire en rencontrant la belle commissaire Barbara Gordon. Mais hélas, celle-ci semble le mépriser. Sa relation avec le Joker est presque comme un couple en crise mais inversé: le clown veut être reconnu comme « pire ennemi »! Le Joker aussi est bien campé: hystérique, cruel mais aussi presque touchant par moment. Je trouve intéressant le contraste entre le méchant joyeux et le héro sombre à la voix caverneuse.

Batman souffre de sa solitude, mais pas question de l’avouer ! Il est Batman, c’est sa marque de fabrique. Et voilà qu’il se retrouve avec un enfant sur les bras ! Robin est LE personnage qui donne l’humour au film. C’est un enfant enthousiaste, intelligent et complètement baré qui m’a beaucoup fait rire !

Enfin, on peut compter sur Alfred, le seul qui comprenne vraiment Bruce au final ! Leur relation est très touchante. Et quelle brillante idée de lui donner la voix de Stéphane Bern ! Ça collait parfaitement au personnage ! J’ai aussi adoré Harley Quinn, très proche du dessin animé des années 90 ! 

Ma seule déception est la commissaire Gordon. Je l’ai trouvée trop donneuse de leçon, trop niaise. EIle ne va pas du tout avec Batman ! Mais sinon tout y est. Graphisme nickel, l’histoire est rythmée, l’ambiance colorée, et j’ai beaucoup aimé le message du film ! 

Bref : oui, j’ai bien aimé Batman Légo la qualité de son scénario et même le doublage vf !

Séquence Nostalgie : « Grease » de Randal Kleiser (1978)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je révise mes classiques ! Et oui, honte à moi, je n’avais jamais vu Grease !

Résumé:

A la fin des vacances d’été, les amoureux Danny Zuko et Sandy Olsson, une jeune Australienne de bonne famille, doivent se séparer.
A son retour au lycée Rydell, le jeune homme retrouve sa bande, les T-birds, blousons de cuir et cheveux gominés. Les parents de Sandy ayant décidé de s’installer aux Etats-Unis, la demoiselle intègre la même école…

 

Mon avis:

Je suis contente d’avoir enfin pu voir ce film ! L’histoire est simple mais sympathique. Toutefois, certains thèmes abordés sont moins légers qu’il ne parait: bandes rivales, éducation stricte, réputation au lycée et/ou dans la famille…

L’opposition « Gang de mecs » et « Gang de femmes » est intéressante, même si certains clichés m’ont fait lever les yeux au ciel. Mais faire partie d’un « clan » était important à l’époque. Sans parler de la révoltion sexuelle, très présente dans ce film !

Outre Sandy et Danny, les personnages secondaires m’ont plutôt plue. Il y a par exemple Betty Rizzo, une jeune femme sarcastique et cinglante, qui refuse de montrer un signe de faiblesse. Je croyais avoir affaire à une pimbêche mais non, elle est plus subtile que ça !

Il y a aussi Jane, une petite brune boulotte, pas très jolie, mais tellement pétillante qu’elle s’attirera les avances de Putzie, le plus jeune membre des T-Birds !

Mais la plus drôle est Franchie, qui comme Sandy est naïve et romantique. Mais c’est la seule qui semble se préoccuper de son avenir professionnel.Voulant quitter le lycée pour apprendre la coiffure, elle y retournera devant les résultats catastrophiques de son apprentissage. Sa joie de vivre et son peps donne tout l’humour du film !

Les personnages sont donc plus subtils qu’il ne parait. Le rockeur au coeur tendre, la jeune fille « sage » mais qui n’hésite pas donner un gifle quand elle n’est pas d’accord. La rebelle sarcastique mais qui au fond, aspire aussi à l’amour. Certains thèmes sont intemporels comme la confiance en soi, l’amour, la danse, la compétition. Ça fait juste bizarre de voir des adultes jouer de supposés adolescents ! Que ce soit dans les films ou les séries, ce fait m’a longtemps énervée !

Néanmoins, j’ai su apprécier ce film culte avec son ambiance joyeuse, ses couleurs, ses costumes … Et puis le déhanché de Travolta est mythique !

Mais ce qui m’a surtout plu, c’est que chacun des personnages trouve chaussure à son pied et finit par s’affirmer, ce qui est très positif ! En revanche, je trouve que l’affiche est un gros spolier du film ! C’est pourquoi j’ai préféré en mettre une « alternative »!

Un film frais, pétillant, qui a certes un peu vieilli mais qui fait du bien !

 

 

« La Momie 3: La tombe de l’Empereur Dragon » de Rob Cohen

Hello à tous ! Aujourd’hui, je termine la saga de la Momie !  J’adore ce mélange d’action, de comédie familiale et d’aventures à le Indiana Jones ! Alors, verdict ?

Résumé: 

Rick O’Connell et les siens se retrouvent, cette fois,en Asie où ils affrontent l’empereur Dragon. Là, l’explorateur, son fils, sa femme et son beau-frère doivent livrer un combat sans merci à la momie ressuscitée du plus impitoyable conquérant de Chine.

 

Mon avis:

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le filon est utilisé à fond ! Et si l’action est toujours là, le scénario s’essouffle. Pourtant, le film n’en est pas mauvais pour autant !

Déjà, c’est Alex O’ Connel, qui prend les commandes de l’aventure ! En digne fils de ses parents, c’est suite à l’une de ses découvertes que notre joyeuse famille retrouve le piquant de l’exploration. Mais pas facile de s’affirmer entre un père militaire et une mère excentrique ! Mais une jolie Ninja va lui redonner confiance en lui ! 

Exit l’Égypte ! Cette fois-ci, c’est en Asie que nous partons ! Si le couple Evy/Rick est toujours aussi amoureux, leur vie « rangée » depuis l’époque d’Imotep les plonge dans la routine et l’ennui. La découverte de leur fils les rend fiers mais sa quête d’indépendance énerve Rick, se qui provoque entre eux une froideur nouvelle, ce qui peine beaucoup Evy.

L’histoire mythologique de la chine est intéressante; un empereur, Qin Shi Huang, régnait en tyran sur la Chine ancienne. Il se servait de ses ennemis pour construire la Grande Muraille. Maudit par une sorcière pour avoir volé son amour et vouloir devenir immortel, son armée a été transformée en statues.

Des siècles plus tard, sa momie est exhumée pour être une nouvelle arme de guerre. Rien de bien nouveau, donc.

Non, ce que j’ai trouvé dommage, et surtout étrange, c’est que l’actrice des deux derniers volets Rachel Weisz, ait été remplacée par une autre: Maria Bello. Elle est loin d’être mauvaise, mais pour moi, ce n’était pas Evelyn ! J’aurais préféré un changement de scénario, genre une nouvelle femme pour Rick ! L’histoire aurait gagné en crédibilité ! 

Le personnage de Rick s’essouffle aussi; déprimé, plus lourd, on comprend qu’il ait voulu se ranger ! De plus, la froideur de son fils le déroute beaucoup ! J’ai aimé cette partie plus amère, de sa personnalité ! C’est la relation père/Fils qui prédomine et c’est un changement agréable !

Alex est un jeune homme enthousiaste, mais pas aussi séducteur que son père, ce que j’ai beaucoup aimé ! La renommée d’O’Connel n’est plus à démontrer, ce qui pèse lourd sur ses jeunes épaules. L’ombre de son père l’étouffe et il veut se débrouiller par lui-même avec ses propres méthodes.

Enfin, il y a Jonathan, le frère d’Evelyn, qui m’a vraiment tapé sur les nerfs dans ce dernier volet ! Après tous ces dangers et ces malédictions, lui ne pense toujours qu’à amasser des richesses. Si c’était rigolo au début, ça devient pathétique dix ans plus tard !

L’histoire est rythmée, le scénario correct. Mais le manque d’alchimie entre Brandon Fraser et Maria Bello m’a fait lever les yeux au ciel ! D’autant qu’elle n’est pas aussi belle que Rachel Weiz. Sans parler de la fin, complètement ratée, et tournée à la va vite! Je m’attendais à beaucoup mieux ! 

Un troisième volet en demi teinte, ni excellent, ni épouvantable ! Je crois que je vais finir par le Roi Scorpion, mais c’est tout !

 

Dancing with the Birds (Netflix)

Depuis le mois de mars, je me suis fait une cure de nature: avec l’arrêt des voitures en ville, j’ai redécouvert le chant des oiseaux et ça fait un bien fou ! Alors quand j’ai vu que Netflix proposait un documentaire sur les oiseaux exotiques, j’ai foncé !

Résumé:

« De danses provocantes en étalage de plumes colorées, de majestueux oiseaux nous offrent le spectacle de leurs captivantes parades nuptiales. Film réalisé par Huw Cordey et raconté par Stephen Fry. »

 

Mon avis:

Mais quelle merveille ! Ce film n’est pas seulement un superbe hommage à la forêt tropicale et ses habitants. Ces oiseaux sont juste incroyables ! Les mâles redoublent de créativité pour attirer leur compagnes ! Chaque oiseau a son style, sa beauté et sa technique pour pécho !

L’un déploie ses longues plumes gracieuses, un autre fait du « pole dance » sur un tronc en frétillant de la queue, un troisième change littéralement de forme ! D’autres optent pour le travail d’équipe. À deux ou en bande, ils mettent toute leur énergie pour être remarqués: frétillements, chants lyriques ou danse synchronisée ! Tout est soigneusement préparé de façon maniaque, c’est juste impressionnant ! 

Les parades sont pleine de poésie, de couleurs et même d’humour ! Piste de danse impeccable, nid « romantique » fait de branchages et décoré de friandises, chants portant sur des kilomètres pour attirer la femelle… qui peut se révéler impitoyable et se casser avant la fin du show ! J’étais juste dépitée quand l’un deux se prenait un râteau ! 

Pour mettre du rythme dans tout ça, le réalisateur a opté pour une musique adaptée à chaque « artiste » et un narrateur de talent: Stephen Fry

J’ai aussi beaucoup aimé l’opening du film maçon dessin animé, qui donne la pêche et met instantanément de bonne humeur ! Le seul défaut de ce film: bien trop court, moins d’une heure ! J’en voulais encore ! Je vais m’en regarder d’autres, c’est certain !

Je recommande si vous aimez la nature et/ou passer un bon moment en famille ! Ça change des séries, c’est coloré et nous permet de nous émerveiller !

« Le Retour de la momie » de Stephen Sommers (2001)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique ciné ! Je continue la saga de La Momie avec le deuxième volet !

Résumé:

Rick a épousé Evelyn et le couple coule désormais des jours heureux à Londres où ils élèvent leur fils de huit ans, Alex. Mais les légendes égyptiennes n’ont pas fini de les hanter. En effet, la momie d’Imhotep est une nouvelle fois ramenée à la vie… et elle n’est pas la seule !

 

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver Rick O’Connell et sa bande ! Toujours aussi spectaculaire, ce deuxième volet bénificie d’un scénario efficace ! Contrairement à d’autres, je lui est trouvé un aspect plus original que le premier !

En effet, ce film se rapproche plus du péplum que d’Indiana Jones, surtout au début !

Nous découvrons d’abord l’histoire d’un redoutable guerrier, Mathayus, qui tentera en vain de prendre la Cité de Thèbes avec sa gigantesque armée. Les survivants errent dans le désert et meurent les uns après les autres. Alors que Mathayus sent sa fin proche, il fait un pacte avec le dieu Anubis, pour le sauver. Ainsi naît la légende du Roi Scorpion

Puis retour en 1933. Rick et Evelyn sont mariés et parents d’un petit garçon de 8 ans, Alex. Celui-ci n’a rien à envier à ses parents côté débrouillardise ! Lui-même fasciné par l’Égypte Ancienne, il participe activement aux recherches archéologiques de ses parents.

Lors d’une fouille, ils découvrent mystérieux bracelet avec un scorpion dessus. Sans le savoir, ce « vol » va réveiller un légende ancestrale ! Mais ce n’est pas tout ! Leur ancien ennemi Imhotep reprend du service, grâce aux magouilles d’une secte locale ! Pire, Alex, qui a voulu jouer avec le bracelet, l’a « activé » et se retrouve en danger ! 

On retrouve tout ce qui fait le succès de la Momie: de l’action, de l’humour, de l’aventure et du fantastique ! J’ai eu aussi le plaisir de retrouver Jonathan, le frère d’Evelyn, toujours aussi maladroit et avide de richesse. Il y a aussi Izzy, un pilote de dirigeable, qui donnera au film un côté Jules Verne assez fun ! 

J’ai retrouvé mon perso préféré: Ardeth Bay, le guerrier Medjaÿ, qui a été d’un grand secours à Rick, lors de sa première confrontation avec Imhotep ! Plus qu’un combattant hors pair, c’est un homme loyal, toujours prêt à servir son clan et ses amis. Il possède une certaine sagesse orientale qui donne plus de « valeur morale » au film. Sa vision du monde m’a fait un peu penser aux Amerindiens… Il voit en Rick un guerrier protecteur, ce qui amuse beaucoup ce dernier !

Enfin, le plus gros point fort du film est l’évolution d’Evelyn: elle est devenue plus active, plus « guerrière » elle-même, mais pour une toute autre raison. Elle aime tendrement son fils et son mari, au point d’en être franchement niaise, par moment ! J’avoue que j’ai du mal avec cette partie de sa personnalité !

En revanche, je suis toujours sous le charme d’Anck-Su-Namun, la femme dImhotep, qui fait aussi son retour: belle, sensuelle et cruelle, c’est vraiment une « femme fatale » ! Dans tous les sens du terme !

Esthétiquement, le film est toujours aussi réussi. Même si certains effets visuels sont kitchs, il ne faut pas oublier que le film date du début des années 2000 ! C’était une prouesse pour l’époque ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai hâte de voir le troisième !

Bref, Le Retour de la Momie remplit parfaitement son rôle: une comédie d’aventure efficace et savoureuse !

« Beauté cachée » de David Frankel

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film au titre intriguant que je voulais absolument voir ! Avec un casting pareil et Will Smith en première ligne, c’était juste obligé !

Résumé:

« Howard Inlet, un brillant publicitaire new-yorkais, n’est plus que l’ombre de lui-même. Depuis qu’il a perdu sa fille, il n’a plus le goût de vivre. Son entreprise s’en ressent, et ses collègues décident de le secouer de façon originale: répondre à trois lettres désespérées…à la Mort, au Temps et l’Amour ». 

 

Mon avis:

J’attendais beaucoup de ce film… et ça m’a frustrée !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet est délicat. Comment se relever de la perte d’un enfant? Que dire face à un ami, un collègue, tellement dévasté qu’il ne parle plus et ne se soucie plus de son apparence, de son travail et de sa vie privée?

Depuis la mort de sa fille, Howard n’arrive à faire que trois choses: des jeux de dominos, rouler à toute vitesse sur son vélo…et écrire. Ce sont ces lettres qui donneront à ses collègues une idée farfelue pour le faire sortir de son mutisme.

Ainsi, Howard se retrouve à plusieurs reprise, à faire la conversation avec… la Mort (Helen Mirren), le Temps (Jacob Latimore) et l’Amour (Keira Knightley). Il essaie aussi vainement de parler lors de thérapie de groupe. Mais le coeur n’y est pas.

Howard m’a fait penser à Hancock, dans son côté torturé mais digne, sauf que lui, n’a plus la force de sourire ou faire de l’humour noir. Sa douleur est tout ce qui lui reste de sa fille. Donc il l’entretient, se mure dans le silence, et ne s’autorise à pleurer que la nuit.

Mais ce film n’est pas qu’une histoire de deuil. Il y a aussi le pardon, le divorce, les problèmes financiers et la maladie. Le poids du Silence surtout ! 

Will Smith est comme d’habitude excellent. Ses expressions sont justes et poignantes. Il réussit faire ressortir sa souffrance sans dire un mot ! Et sans jamais sur-jouer.

Les autres acteurs ne sont pas en reste:

Kate Winslet dans le rôle de Claire la collègue compatissante en mal d’enfant; Edward Norton en ami d’enfance divorcé rejeté par sa fille… Helen Mirren, actrice fantasque et Mort pleine de répondant… J’avoue que des trois « éléments » j’ai préféré sa performance ! C’est une femme charismatique !

Keira Knightley m’a déçue. Je m’attendais à un personnage plus pétillant pour redonner l’espoir en l’Amour ! Son jeu maladroit est particulièrement fade à côté de Kate Winslet !

En revanche, belle surprise pour Jacob Latimore, qui incarne « Le Temps »: un jeune homme vif et philosophe, qui réussit à sauver le film d’une dégoulinade de guimauve. Son personnage fougueux donne un coup de peps bienvenu. 

J’aime aussi beaucoup Micheal Peña, dans le rôle de Simon Scott, un collègue de Howard, plus en retrait, mais qui a lui aussi son compte de problèmes. Son histoire m’a touchée par la façon dont elle s’inscrit dans le film, de façon pudique et discrète. 

Enfin, LA révélation de ce film est la magnifique Naomie Harrys qui incarne Madelline qui anime la thérapie de groupe. Son jeu, plein de finesse, de compassion et d’écoute m’a beaucoup touchée ! Un talent à suivre ! 

Beauté cachée est un conte intime, qui a le mérite d’avoir une forme originale. Chacun peut aider quelqu’un à franchir un cap, même avec un simple regard. Malgré ses maladresses, j’ai aimé le thème, les dialogues, le côté philosophique. 

Esthétiquement, c’est très joliment filmé, comme un conte de Noël, mais sans les cloches et j’ai particulièrement aimé la bande originale, très belle dans sa mélancolie.

J’ai été donc touchée… mais pas chamboulée. Ce film aurait pu être bien meilleur vu son casting. Dommage, car il y avait de la matière ! Heureusement, je l’ai vu en V.O. Les dialogues sont bien plus subtils dans cette version. Je le ferai plus souvent à l’avenir !

Une curiosité, ni exceptionnelle ni ratée. À voir juste une fois, pour se faire une idée !

 

La famille Willoughby de Kris Pern

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une petite confiserie Netflix, qui a égayé  mon après-midi pluvieuse !

Résumé:

« Maltraités et délaissés par des parents particulièrement égocentriques, trois frères et une soeur décident de tout simplement s’en débarasser en les envoyant faire un voyage en amoureux. Mais leur liberté sera de courte durée. Entre une nouvelle gouvernante, un bébé farceur et un chat bleu, ils vont vivre plein de péripéties aussi rock and roll que dangereuses… »

 

Mon avis

Derrière son ambiance colorée et mignonne, La famille Willoubhy cache une histoire assez dramatique, au final. En effet, les parents sont irresponsables, froids et odieux avec leurs gosses. Enfermés dans leur bulle conjugale, ils ne leur accordent pas plus d’intérêt que des mouches énervantes. Gomez et Morticia sont de très bons parents à côté !

Aussi, c’est l’aîné,Tim, qui tient le rôle de chef de famille. Il veille sur ses frères jumeaux Barnaby et… Barnaby, ainsi que sa soeur Jane. Il essaie aussi tant bien que mal, d’ouvrir les yeux de son père. Mais tout ce qu’il récolte c’est du dédain et même du dégout. 

Jane adore chanter, les arc-en ciel et les histoires. Mais sa voix ne fait qu’irriter ses parents. Les jumeaux sont des inventeurs brillants qui, comme les frères Wesley parlent de la même manière et sont très complices.

Jusqu’à La Prise de Conscience.Tim comprend que ses parents ne l’aimeront jamais, ni lui, ni ses frères et soeur. Aussi, nos quatre garnements mettent au point un plan pour se débarasser d’eux. Ce qui va chambouler leur quotidien et leurs valeurs. 

Ce film nous donne un message fort: Les liens du sang et les liens du coeur ne vont pas toujours de paire et inversement ! Il y a aussi une vraie critique sur le droit à la parole des enfants: ils ont leur mot à dire ! J’ai beaucoup aimé la façon dont ces frères et soeurs veillent les uns sur les autres. 

Enfin, esthétiquement, c’est très joli ! L’ambiance rose et bubble gum m’a énormément fait penser à l’animation Trolls des studios Dreamworks ! D’ailleurs Jane n’a rien à envier à Poppy côté voix. Sans être aussi musical, La famille Willoubhy a bien rempli son rôle. L’histoire s’enchaîne bien et hormis les parents, les autres personnages sont très attachants !

Une animation plus grinçante que pétillante, très agréable à voir !

 

 

Intouchables d’Olivier Nakache et Éric Toledano (2011)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film que je voulais voir depuis sa sortie, sans jamais avoir eu le temps de franchir le pas. Et voilà, c’est fait !

Résumé:

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

 

Mon avis:

Pour une fois, les mots me manquent pour décrire ce film. 

L’histoire raconte la relation entre deux hommes issus de milieux différents : Driss, homme d’origine sénégalaise vivant en banlieue parisienne, qui vient de purger une peine de six mois de prison pour braquage de bijouterie, et Philippe, riche tétraplégique, qui l’a engagé  comme auxiliaire de vie bien qu’il n’ait aucune formation particulière.

Tout les oppose. Pourtant, ils ont bien plus en commun que l’on pourrait le croire. Tout les deux ont horreur de l’hypocrisie, des belles paroles et de la pitié. 

Même paralysé, Philippe n’a rien d’un dépressif. Il préfère se mettre en colère plutôt que pleurer. Il est grincheux, buté et fatigué. De la condescendance de sa famille ; de l’apathie de ses soignants. Son caractère d’ours aristo lui vaut une réputation très dure en tant que malade.

Mais Driss est comme lui: têtu, mordant, sans concessions, d’une grande franchise, même si ça fait mal. Il n’est pas du milieu médical mais apprend vite ; il est souriant; il a surtout réussi l’exploit de le faire rire et lui parler comme à une personne normale. Et surtout, il adore les défis ! 

De plus, le milieu où il a grandi lui a donné une maîtrise de soi que beaucoup d’aide-soignants diplômés n’ont pas forcément. 

J’ai adoré leur complicité, la façon dont chacun découvre l’univers de l’autre. Entre un Philippe qui découvre Earth, Wind and Fire et Driss qui compare chaque morceau classique avec une pub, j’ai eu quelques éclats de rire !

Oma Sy m’a juste bluffée dans son interprétation. Driss est un homme au passé familial aussi lourd que compliqué. Mais il en a fait une force et cherche toujours une façon de dédramatiser. Il déborde de joie de vivre.

Philippe lui, se bat pour imposer ses opinions. Il a aussi un côté fleur bleue innatendu, qui m’a beaucoup touchée. Il aime le classique, l’art contemporain et la poésie. Autant dire que Driss lui a bien secoué son univers avec son jogging, son disco et sa drague un peu lourdingue sur sa secrétaire.

François Cluzet me fait de plus en plus penser à Dustin Hoffman avec le temps. Encore plus maintenant, étant donné que lui aussi a du jouer le rôle d’un handicapé. 

Le plus grand point fort de ce film ? Il ne possède aucun tabou. On y parle de sexualité, de douleur (physique ou morale), de préjugés, d’amour, de famille…de la Vie, sans misérabilisme, mais sans lunettes roses non plus.

En conclusion: Intouchables est tout simplement une claque dans la gueule.

 

 

« Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un classique d’un cinéaste que je ne regarde pas trop habituellement. Mais il faut savoir sortir de ses habitudes !

Résumé:

En 1919, Mathilde a 19 ans. Deux ans plus tôt, son fiancé Manech est parti sur le front de la Somme. Comme des millions d’autres, il est « mort au champ d’honneur ». C’est écrit noir sur blanc sur l’avis officiel. Pourtant, Mathilde refuse d’admettre cette évidence. Si Manech était mort, elle le saurait !
Elle se raccroche à son intuition comme au dernier fil ténu qui la relierait encore à son amant. Un ancien sergent a beau lui raconter que Manech est mort sur le no man’s land d’une tranchée nommée Bingo Crépuscule, en compagnie de quatre autres condamnés à mort pour mutilation volontaire ; rien n’y fait. Mathilde refuse de lâcher le fil. Elle s’y cramponne avec la foi du charbonnier et se lance dans une véritable contre-enquête.
De faux espoirs en incertitudes, elle va démêler peu à peu la vérité sur le sort de Manech et de ses quatre camarades.

 

Mon avis:

Je n’ai ni adoré ni détesté Amélie Poulain. C’est pourquoi, j’étais un peu sceptique quant à revoir Audrey Tautou. Et bien j’ai bien fait de persister ! Mathilde n’est pas Amélie, loin de là ! Elle n’est pas dans un monde de bisounours; elle est fière, entêtée, follement romantique et surtout coriace !

Elle est aussi handicapée depuis sa naissance, ce qui pour moi, lui donne plus de mordant que si elle était valide ! La vie un combat tout les jours pour elle. Ne serait-ce que pour marcher ! Son amoureux Malech est le soleil de sa vie et lorsqu’il doit partir faire la guerre, c’est un crève-coeur pour la jeune fille ! Mais c’est pire lorsqu’elle apprend sa disparition. Pour elle c’est juste impossible; son coeur le saurait s’il était mort ! 

Alors elle se lance dans une conte-enquête désespérée, va rencontrer des hommes aux histoires tragiques, une liaison interdite, des militaires impitoyables, mais aussi les ravages de la guerre (tant physique que psychologique), qui nous changent à jamais.

Visuellement, on retrouve la photographie nostalgique de Jeunet, qui se prète plus à la Bretagne des années 1919 qu’au Paris moderne dAmélie. Pour le coup, l’ambiance sert le film, qui tient plus d’une tragi-comédie qu’une bluette lisse et naïve. 

Le casting  regorge de têtes connues: Dominique Pinon, Jean-Pierre Daroussin, Albert Dupontel, Jean-Claude Dreyfuss, Marion Cotillard (sans fausse notes) et beaucoup d’autres !

Mais c’est la magnifique…Jodie Foster qui m’a le plus bluffée ! Je ne m’attendais absolument pas à la voir dans ce film ! C’est un plaisir de la voir jouer en français ! Elle y interprète Élodie Gordes la femme d’un des soldat qui a eu une aventure avec l’un de ses camarades de guerre… Leur histoire à la fois touchante et amère n’a rien à envier au couple principal…à part son dénouement !

Quant à Audrey Tautou, eh bien comme je l’ai dit, je l’a largement préférée dans ce film ! Mathilde est une battante qui dénoue le vrai du faux avec obstination. Son amoureux est joué par Gaspard Ulliel, un mannequin aux allures de Jonathan Rhys-Meyers en plus jeune ! L’histoire alterne le gris du passé et le « doré » du présent de l’héroïne. Ce contraste en ombre et lumière fait tout le charme de ce film ! 

J’ai regardé avec surprise et plaisir ce joli film. Bonne pioche, donc ! Prochainement, j’ai très envie de voir La Cité des enfants perdus !

Hancock de Peter Berg (2008)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à un film vu il y a déjà quelques mois ! En grande fan de Will Smith, j’ai tenté Hancock de Peter Berg ! Alors? Verdict !

Résumé

« Il y a les héros, les super-héros et il y a… Hancock. Ses super-pouvoirs lui ont souvent permis de sauver d’innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu’il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n’en peuvent plus et se demandent ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter un « héros » pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n’est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens… du moins jusqu’à ce qu’il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques.
Le super-héros le plus détesté au monde commence alors à réaliser qu’il n’est pas aussi insensible qu’il voudrait le faire croire.. »

Mon avis:

Loin des Marvel et autres héros en costume colorés, Hancock dynamite complètement le genre ! Et Will Smith, une fois de plus, est parfait !

John Hancock aurait du être le Super Héro idéal: il est doté d’une force surhumaine, peut voler, arrêter les balles. Mais son comportement est tout sauf aimable et sa maladresse cause à chaque fois de gros dégâts matériels. Sans parler de sa tendance à l’alcoolisme, qui le rend agressif. Bref, Hancock est un « héro » incompris, déprimé… rejeté par la population.

Un jour, cependant, il sauve la vie de Ray Embrey, un homme aussi gentil qu’idéaliste. Persuadé que John Hancock n’est pas aussi irrécupérable qu’il le semble, il décide d’aider le super-héros à avoir une meilleure image auprès des gens et des médias. D’abord sceptique, Hancock se laisse convaincre. Il apprend à maîtriser sa colère, va dans des groupes de soutien… sans grand succès. 

Je ne dévoilerai pas davantage l’intrigue. En tout cas, Hancock est l’un des héros les plus humain que j’ai pu voir. Comme nous, la vie l’a malmené au point qu’il en perde toute joie de vivre. Son évolution m’a beaucoup fait penser au Docteur Strange ! Au début franchement imbuvable, il va trouver des ressources pour se reconstruire et gagner son propre respect avant de celui des autres.

J’ai beaucoup aimé Ray, d’un caractère aussi calme que John est hargneux. Sa femme, Mary est beaucoup plus mystérieuse. J’ai aimé sa façon d’observer, de parler peu. Elle semble comprendre John mieux que son mari. 

Les origines de John aussi sont mystérieuses. Peu à peu, on découvre comment la vie l’a rendu tel qu’il est. Son histoire est originale et tragique à la fois. Mais même avec un scénario aussi triste, le réalisateur réussit à le rendre drôle avec des répliques cinglantes, un casting excellent et surtout une fin surprenante.

Esthétiquement, c’est bien filmé. Il y a de l’action, de l’humour mais aussi une certaine amertume, qui donne tout son charme au film. J’ai aimé ce héro cabossé dans un monde de moins en moins humaniste. J’ai aimé son courage, son ironie mordante et la façon dont il retombe toujours sur ses pattes.

Plus qu’un blockbuster, Hancock est une comédie grinçante, et un beau parcours humain.