« Yes Man » de Pleyton Reed

J’ai envie de films légers en ce moment ! Et avec la morosité ambiante, quoi de mieux que de redécouvrir « Yes Man » de Pleyton Reed ?

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Résumé:

La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, «Yes Man», dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. 

Mon avis:

Sous ses airs de comédie un brin simpliste, « Yes Man » tire bien son épingle du jeu ! Il est dans la même veine que The Mask, sans le côté fantastique ! Je m’explique.  Là aussi, nous voyons un homme renfermé qu’un élément déclencheur fait évoluer positivement. Mais le personnage de Carl est bien plus approfondi que Stanley Hipkiss !

Carl Allen est au fond du trou, en pleine dépression. L’ayant été moi-même, je peux vous garantir que ce n’est en rien exagéré ! Moi aussi , je suis passé par le stade du « non » automatique et défensif, au point d’être blessante avec mon entourage et de rejeter toute opportunité.

Et puis, il y a le déclic, qui transforme radicalement Carl par le biais de la technique du « Yes Man ». Quand le « déblocage » psychologique se fait, l’euphorie est telle qu’il élimine le « non » de sa vie quotidienne. En passant d’un extrême à un autre, il découvre que la technique n’est pas infaillible ! 

Les gags sont drôles sans être trop lourds et la romance très bien imbriquée ! Zooey Deschanel illumine le film de sa fraîcheur et sa perspicacité ! J’adore cette fille ! Son couple avec Jim Carrey est délicieusement improbable !

Mais là où Yes Man fait des merveilles, c’est qu’il tourne en dérision cette frénésie du « coaching » !

Le « gourou » du programme Yes man est particulièrement jubilatoire ! En fait, je l’ai même trouvé flippant au début !

Le programme « Yes Man » est une belle satire des conférences de développement personnel ! Alors oui, c’est bien de vouloir être au top des ses performances et de saisir des opportunités. Mais dire « non », c’est aussi une façon de s’affirmer, donc dire « oui » à autre chose ! C’est la vraie subtilité du film !

J’ai donc été agréablement surprise ! C’est l’une des évolutions les plus réalistes…et saine que j’ai pu voir dans une comédie romantique ! Le réalisateur a su miser sur l’émotion derrière les pitreries, les larmes derrière le rire. La spécialité de Jim Carrey ! 

Une comédie drôle, inspirante et pas si légère que ça, finalement !

Ghost Busters (2016)

Enfin ! J’avais été intriguée par ce reboot au féminin des célèbres chasseurs de fantômes. Et grand bien m’en a pris ! Cette nouvelle version réalisée par Paul Feig est totalement décoiffante !

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Résumé:

Erin et Abby, passionnées par les théories paranormales, ont écrit dans leur jeunesse un livre dans lequel elles défendent l’existence des fantômes. Des années plus tard, les Ghostbusters voient le jour et doivent se battre contre les fantômes…et les sceptiques de tout poil !

Mon avis:

Une bien belle surprise ! Probablement la meilleure depuis Pixels et la version live de Nicky Larson !

Comme pour Star Trek de JJ abbrams, il s’agit là d’un « reboot » et non d’un suite. Et je dois dire que j’aime beaucoup cette version alternative ! Et pas seulement parce que les héros sont des femmes ! L’histoire est très bien remodernisée 

Erin (Kristen Wiig) est une brillante professeur de physique quantique. Dans sa jeunesse, elle avait coécrit avec sa meilleure amie Abby un livre sur les fantômes. Mais ça n’a pas joué en sa faveur. La jeune femme a du mal à s’imposer. Abby (Melissa McCarthy) est son total opposé. Aussi enthousiaste que brillante, elle n’en a rien à faire de l’opinion des autres et utilise toujours la vente de leur livre pour financer ses travaux scientifiques. Après des retrouvailles un peu abruptes, les deux amies vont devoir réunir leur forces car elles se retrouvent confrontées à la réalité des fantômes.

Avec l’aide de Jillian, (Kate McKinnon) une ingénieuse mécano rock and roll et Patty,(Leslie Jones) une guichetière black au caractère bien trempé, nos deux amies d’enfance renouent avec leur rêve de toujours: prouver l’existence des fantômes.

J’ai adoré retrouver ce qui faisait la saveur de la franchise d’origine: de l’action, de la comédie, des monstres et le corbillard repeint aux sirènes hurlantes.  Les chasseuses ont chacune leur personnalité et j’ai beaucoup aimé la cohésion que prend l’équipe au cours de l’histoire.

Je ne mettrai qu’un seul point négatif.

Le film tenait un thème en or: Le sexisme en milieu scientifique ! Mais ce filon n’est pas du tout exploité, ce qui est au final dommage ! Parce que sinon, c’est un film très fun et agréable à regarder. L’histoire est bien tournée, efficace, tant dans les dialogues savoureux que dans les effets spéciaux. Le fan service n’est pas en reste puisque trois acteurs « originaux » font leur apparition au cours du film ! Mais ce n’est pas la meilleure surprise. 

Non, mon personnage préféré est le secrétaire des Ghostbusters: Kevin Beckham, campé par un Chis Hemworth… absolument hilarant ! Oubliez Thor ! Je préfère Kévin ! Un rôle complètement décalé où l’acteur s’est visiblement beaucoup amusé ! Les événements s’enchaînent bien et la musique est modernisée sans pour autant être massacrée. Après tout, la chanson des Ghostbuster est culte !

Un reboot drôle, divertissant et esthétiquement très réussi. Si vous cherchez un film comique et sans prise de tête, je conseille !

Big Fish & Bégonia

Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique cinéma asiatique ! Je suis tombée sur une vraie pépite ! Big Fish & Bégonia, un film d’animation chinois coréalisé et coproduit par Xuan Liang et Chun Zhang. 

Résumé:

Chun, une adolescente céleste est jetée dans une aventure fantastique et dangereuse après s’être transformée en dauphin. Quand un garçon se sacrifie pour la sauver, elle utilise de la magie pour le ramener à la vie Mais découvre qu’il y a un prix à payer.

Mon avis:

Probablement le conte le plus original que j’ai pu voir depuis La princesse Kaguya ! 

Chun est une jeune fille de 16 ans, qui vit dans un monde situé sous les océans. Les gens de son peuple ne se considèrent pas comme des « dieux ». Mais plutôt comme des gardiens de l’équilibre du monde. Tous les ans, les jeunes de 16 ans traversent la frontière entre leur monde et celui des Humains pour montrer à la nouvelle génération comment les lois de la nature fonctionnent. Comme l’Océan est au dessus d’eux, ils prennent la forme de poisson. C’est là que la vie de Chun, va basculer…

Si le début m’a vaguement fait penser à la petite sirène, la suite m’a beaucoup plus intéressée ! Il est question de dette, de mort, de culpabilité, mais aussi beaucoup d’amour. J’ai bien aimé la curiosité de Chun. En effet, la jeune fille est bien plus rebelle qu’il n’y parait ! Elle souhaite faire l’expérience du monde humain et pas simplement l’observer. 

Son affection envers le jeune humain, qu’elle a renommé Kun, lui vaudra les reproches de sa famille et la décéption de son meilleur ami, Qiu, qui pourtant, la soutiendra par amour pour elle. J’ai adoré ce jeune garçon, de prime abord taquin et nonchalant. Mais son dévouement désintéressé pour la jeune fille m’a beaucoup émue. 

Le graphisme est très agréable à l’oeil avec des couleurs flambloyantes et une superbe musique. Certains plans m’ont fait penser au voyage de Chihiro (couleur rouge très présente, histoire d’amour, lien homme animal). Il y a dans cette animation une très jolie ambiance poétique. En plus j’adore les dauphins ! Sauf que ça fait bizarre de les voir en rouge !

Mais le plus surprenant est la langue ! Le mandarin a une sonorité très particulière qui m’a charmé les oreilles ! 

Une jolie découverte, exotique et subtile !

Le masque de Zoro (1998)

Hello à tous ! Pour bien démarrer l’année, j’ai décidé de continuer mon défi de films, même si les fêtes sonts finies ! Et pour 2021, place au pannache avec Le Masque de Zoro de Martin Campbell

Résumé:

Après vingt ans de prison, Don Diego de la Vega, le héros du peuple mexicain en lutte contre le joug espagnol, parvient enfin à s’évader. Mais il n’est plus tout jeune, et doit se chercher un héritier auquel confier le masque de Zorro. Le jeune brigand Alejandro Murieta, qui a des comptes à régler avec le gouverneur, semble être un parfait successeur… Ainsi commence un passage de « masque » mouvementé…

Mon avis:

Je n’ai plus vu de films de capes et d’épée depuis Fanfan la Tulipe ! Et c’est avec grand plaisir que j’ai pu revoir cette belle version du mythique héro masqué ! 

Le gouverneur espagnol Don Rafael Montero a fini par découvrir l’identité de Zoro et le de manière particulièrement cruelle. Mais impossible n’est pas Zoro ! Sa vengeance sera terrible ! Première qualité du film: le casting, aussi judicieux que surprenant!

En effet, quelle belle idée de mettre Antony Hopkins dans le rôle de Diego de la Vega ! À l’époque, je ne m’étais pas attendu à le voir dans ce registre ! J’avais plus été marquée par ses rôles inquiétants comme Hanibal Lecter ! Changement de camp, donc !

 J’ai beaucoup aimé l’idée de montrer un Zoro vieillissant et fatigué, dont les blessures n’empêchent pas la lucidité: il est temps de passer le masque ! Il trouve un grand potentiel à Alejandro Murieta, un jeune brigand plein de hargne qui l’avait aidé 20 ans plus tôt.  Dans le rôle, Antonio Banderas, fougueux et rebelle à souhait ! Alejandro est un personnage plein de colère, qui a grandi à la dure. J’ai beaucoup aimé son évolution dans l’histoire! De jeune homme impétueux et maladroit, il gagne d’abord en technique de combat;  mais c’est sur le terrain qu’il montre sa débrouillardise issue de son passé de brigand. Ça bondit, ça sautille de partout justement cette maladresse qui rafraîchit l’image du héro toujours sûr de lui. Et tel un mousquetaire Jedi, Diego lui apprendra à ne pas agir systématiquement par impulsion. 

Leur collaboration est parfois difficile, mais tout deux partagent le même sentiment d’injustice et de colère envers le gouvernement. J’ai beaucup aimé leur relation bourrue, très maître/élève. Ils partagent aussi la même blessure.

Autre belle performance, celle de Stuart Wilson, qui incarne l’implacable et vénéneux gouverneur Montero ! Tour à tour cruel, froid, et d’une certaine séduction, son personnage est parfait dans sa noirceur mielleuse ! Enfin, Catherine Zeta Jones illumine le film dans le rôle d’Hélèna, la fille de Zoro. Son personnage, tout en passion « rentrée » est très charismatique ! 

Son couple avec Banderas est aussi intense que passionné et…au final presque drôle dans sa dynamique ! Mention spéciale à la scène de combat (très) rapproché… devenue un classique ! Cette scène est un savoureux mélange de combat, de comédie et de séduction. 

J’ai aussi bien aprécié le lien père/fille, montré de manière plus subtile. Tout est dit dans le jeu de regard entre les acteurs, un peu comme au western ! 

Visuellement, le film n’a pas trop mal vieilli dans ses combats et sa photographie ! La musique a un rôle considérable et chaque action  à son lot de violon/cuivres et de guitare endiablée ! Ça m’a donné envie de faire du flamenco !

Entre duels à l’épée, invasion mexicaine, vengeance familiale et amours passionnés, ce film est un très bel hommage au personnage le plus mythique qui soit ! J’ai très envie de voir d’autres films de ce genre ! Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Mad Max : Fury Road

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une chronique ciné très tardive ! Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit sur un bon film Sf et celui-ci m’a pas mal intriguée !

Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…

Mon avis:

Une chose est sûre: ce film doit être vu par un public averti !

L’histoire se passe dans un monde apocalyptique: Le monde est devenu une terre désertique où la civilisation s’est effondrée. Seuls  survivent les tyrans et sectes en tout genre qui continuent de s’entre-déchirer pour un bien plus précieux que l’or: l’eau ! L’un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe » (Hugh Keays-Byrne), un ancien militaire devenu un leader totalitaire et sans scrupule. Et il est particulièrement en colère !

Rien que cette partie du film m’a donné envie de vomir: « Immortan Joe » est plus qu’un tyran, c’est véritable monstre que ne se considère plus comme un humain.

En effet, Immortan Joe a été trahi par son meilleur élément, Furiosa. La mercenaire lui a pris son « bien » le plus précieux: ses femmes, et plus particulièrement ses « pondeuses » ! Dans le rôle, Charlize Theron, absolument magnifique ! Furiosa est plus qu’une mercenaire: c’est une justicière, une mère, une guerrière, prête à toutes les folies pour protéger la génération future. Elle m’a fait penser à une lionne !

Autre personnage fascinant dans sa complexité: Nux,(Nicolas Hoult, méconnaissable), l’un des hommes de mains les plus fervent de Joe. Nux est un illuminé, aussi maladif physiquement que mentalement. Il m’a donné la chair de poule !

Et au milieu de tout ce bordel, débarque Mad Max (Tom Hardy), capturé par Joe et ligoté…par intraveineuse à Nux ! Leur rencontre avec Furiosa sera on ne peut plus explosive ! Mais bien vite, tout trois comprennent qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’associer s’ils veulent survivre !

J’ai aussi beaucoup aimé Tom Hardy, qui donne une autre dimension, moins kitch et plus rugueuse au mythique Mad Max ! Son personnage est économe de mots, observateur et très efficace dans l’action ! J’ai très envie de le voir dans d’autres rôles ! Physiquement, il me fait beaucoup penser à Kevin Cosner, dans ses jeunes années !

La principale qualité de ce film ? son féminisme ! Il dénonce à grandes images chocs l’un des pires esclavages qui soit: le trafic d’humains.

Mais d’autres thèmes non moins importants sont abordés, comme la folie extrémiste, l’Espoir d’un monde meilleur, et surtout la rage de vivre qui nous pousse à dépasser nos limites.

Un beau classique SF !

Enola Holmes

Hello à tous ! Alors oui, j’ai completement foiré mon challenge de Noël cet année ! Mais je continue tout de même de regarder des choses ! J’ai fini par voir Enola Holmes, l’adaptation du premier roman de la série du même nom !

Résumé:

Enola est la cadette de la famille Holmes et vit seule dans la campagne britannique avec sa mère, Eudoria. Elle l’éduque de manière peu orthodoxe et loin des codes de la société d’autrefois. Quand Eudoria disparaît brutalement, la jeune fille se retrouve obligée de contacter ses frères, Mycroft et Sherlock. Ce dernier étant un célèbre détective, Enola pense qu’il pourra retrouver la trace de sa mère. Et vivra une grande aventure !

Mon avis:

J’ai longtemps hésité à voir ce film… Et puis finalement, j’ai bien aimé cet univers alternatif de Sherlock Holmes !

Millie Bobby Brown était faite pour incarner Enola ! C’est une jeune fille vive, intelligente, qui a vécu les 16 premières années de sa vie avec sa mère. Toute les deux sont très proches. Toutefois, Eudoria Holmes n’est pas une femme ordinaire. Très féministe, elle tient à apprendre à sa fille l’antithèse de ce que devrait savoir une jeune fille de l’ère victorienne: jeux de logique, escrime, histoire… Elle lui apprend surtout à penser par elle-même !

Lorsqu’Eudoria disparaît, Enola n’a d’autres choix que de contacter son frère, le grand détective Sherlock Holmes. Mais les retrouvailles sont une douche froide pour la jeune fille. Engoncés dans les conventions sociales et dans leur désir d’en faire une « dame respectable », Sherlock et Mycroft veulent « l’éduquer » en l’envoyant dans un pensionnat pour jeune fille. 

Si Enola éprouve une certaine admiration pour Sherlock, il n’en est pas de même pour Mycroft, avec qui elle n’a aucune affinité. Il faut dire qu’il la prend de haut et ne voit en elle qu’une sauvageonne qui ignore tout du monde. Pour lui, la jeune fille gâche son avenir. Dans le rôle de celui-ci, le beau Sam Claflin (Avant toi), campe un homme particulièrement cinglant et…pas du tout sympathique ! J’étais plus sceptique pour Henry Carvil en Sherlock mais il s’en sort bien ! Le Sherlock de cette version est d’abord dérouté par cette jeune soeur fougueuse et exubérante. Mais, peu à peu, un certain respect se forme quant à ses talents de détective.

J’ai indéniablement apprécié le mélange d’aventure, d’énigme et de jeu de cache-cache ente Enola et ses frères ! L’enquête est plus mouvementée que je le pensais, avec une histoire de famille et de politique. Et notre petite Enola fait la connaissance d’un jeune comte, guère plus âgé qu’elle, au nom tellement imprononçable que je l’ai oublié ! Contrairement à d’autres, il est charmé par la personnalité de la jeune fille. Et lui aussi, partage avec elle une certaine rebellion malgré sa maladresse. Autre surprise concernant cette version: l’absence du docteur Watson ! Logique, étant donné que l’hitoire se focalise essentiellement sur Enola. 

Visuellement, c’est très joliment filmé, avec des costumes sympa, et surtout, l’héroïne s’adresse parfois directement au public, lors de ses reflexions, comme pour l’encourager à enquêter avec elle! Ce qui donne un ton ludique très rafraîchissant !

Enfin, le lien mère-fille illumine tout le film ! Et c’est Helena Boham Carter qui incarne cette femme de poigne, qui aime et respecte énormément sa fille, malgré sa conduite parfois déroutante. Elle est aussi mystérieuse. On ne sait au final pas grand chose d’elle et de sa vie. 

Mais la plus belle réussite de ce film est son message: c’est l’éclosion d’une jeune femme qui refuse qu’on lui dise comment vivre et se comporter. Et la jeune Millie est aussi mignonne que pétillante ! Une future Natalie Portman ! 

À voir au moins une fois, pour les amateurs ! 

Sahara de Breck Eisher

Hello à tous ! Je continue mon challenge avec un film d’aventure comme je n’en avais plus vu depuis la Momie et le roi Scorpion ! J’ai opté pour Sahara de Breck Eisher, sorti en 2005

Résumé:

Pour Dirk Pitt, explorateur, scientifique et aventurier, découvrir cette pièce de légende n’était que le premier pas vers l’aventure la plus risquée de sa vie et une incroyable légende historique…
Avec son inséparable partenaire et ami, Al Giordino, Dirk se lance dans une chasse au trésor qui va les conduire dans les régions les plus reculées d’Afrique, sur les traces d’un navire mystérieusement disparu avec sa cargaison secrète. Ils vont rencontrer le Dr. Eva Rojas, une femme médecin persuadée que le trésor caché a un lien avec une menace redoutable pour le monde…
Face aux obstacles, aux mystères et aux pièges, Dirk, Al et Eva ne pourront compter que sur eux-mêmes. Ce n’est pas à une énigme qu’ils s’attaquent mais à deux, et chacune peut leur coûter la vie…

Mon avis:

Sorti à la même époque que Batman Begins, ce film d’aventure est totalement passé à la trappe et quel dommage !

L’histoire commence comme un Indiana Jones. Dirk Pitt est une sorte de roturier chercheur de trésor, qui aime l’aventure, la recherche et la bagarre. Il est accompagné par son partenaire Al Giordino, un joyeux luron italien au look de vacancier. Il décide avec son équipe de chercher un navire disparu il y a tellement longtemps… que le désert à remplacer l’eau où il a sombré.

Parallèlement, Eva Rojas, une jeune infirmière, découvre une inquiétante maladie au sein des villageois affricains qu’elle soigne. Sa rencontre pour le moins mouvementée avec Dirk va l’amener à découvrir une sombre affaire d’eau polluée.

Entre chasse au trésor, catastrophe écolo et magouilles sans scrupule, le film ne manque pas de rythme, même si l’histoire est assez classique. J’ai bien aimé le mélange d’aventure, d’écologie, d’amitié et d’action. Le casting y est pour beaucoup.

Si Matthew McConaughey campe un Dirk assez (trop?) proche d’Indiana Jones, j’ai eu un vrai coup de coeur pour son acolyte, Al, interprété par Steve Zahn, plein d’humour et d’audace ! C’est un personnage très attachant…aux faux airs de Micheal JFox, par moment ! Autre surprise, Lambert Wilson, qui décidément, adore jouer les dandy coincés ! Son personnage sournois et lâche lui va à merveille !

Autre acteur, très connu pour ses seconds rôles, l’excellent William H. Macy, dans le rôle d’un amiral, qui fait office de « chef » à Dirk. Le voir avec une barbe le change complètement ! J’ai bien aimé son personnage discret mais non moins crucial dans l’histoire.

Enfin, Pénéloppe Cruz y joue un rôle assez sobre. Eva est aux antipodes d’une jeune fille en détresse. Elle s’adapte vite aux événements, et j’ai bien aimé son côté bad-ass ! Le gros plus de ce film, c’est aussi que les scènes « romantiques » ne sont pas nombreuses, mais insérées judicieusement dans l’histoire. Pénéloppe et Matthew ont une assez belle complicité, sans être pour autant le couple du siècle. Ils dégagent plus de « camaraderie » que de romance, j’ai trouvé !

Les décors sont bien faits, les cascades parfois un peu trop poussées mais vues au second degré, ça donne un côté très fun au film ! Visuellement, c’est très réussi !

Un film d’aventure sympathique, entre Indiana Jones et James Bond : de l’action, de l’humour, un brin de séduction et une musique d’enfer !

Joyeux Noël Mdagascar

Rien de tel qu’un petit Dreamworks spécial fêtes pour sortir de la morosité ! Cette année, c’est la bande de Madagascar qui reprend du service !

Résumé:

Le Père Noël et ses rennes se crashent sur l’île de Madagascar. Impossible pour eux de repartir : le Père Noël a perdu la mémoire ! Le lion Alex, le zèbre Marty, l’hippopotame Gloria, la girafe Melman et les manchots loufoques n’ont plus qu’une mission : sauver Noël…

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver notre petite troupe, à l’origine d’un zoo de New York, dans leur habitat naturel ! Mais ayant grandi parmi les humains, la vie sauvage les…ennuie parfois ! Et plus particulièrement Alex, qui a le blues de sa popularité au zoo ! Les pingouins ne sont pas en reste, ils végètent un peu dans leurs « entrainements militaires » ! Sans compter que le chafouin lémurien Julian n’en a pas fini avec eux ! 

Et voilà qu’un mystérieux personnage se crashe sur l’île: Le Père Noël, ni plus ni moins ! Le hic, c’est que le pauvre Klaus est amnésique et ne pense plus qu’à faire la fête sur cette île paradisiaque ! Pire: les rennes se révèlent être des être hautains, en guerre depuis des siècles contre…les pingouins du Pôle Nord dont ils ont pris le territoire ! Très bien vu cette rivalité inattendue, qui casse l’image bienveillante de ces créatures !

C’est du coup Alex et ses amis qui s’y collent pour la distribution des cadeaux, et ce n’est pas de la tarte ! De son côté, le père Noël découvre la personnalité sournoise du roi Julian et essaie, malgré son amnésie, de lui faire comprendre la joie d’offrir.

Toujours aussi colorés et plein d’humour, cette animation inédite donne la pêche et assène ici et là de jolis messages: la joie de donner et de recevoir, l’importance de l’amitié, la nostalgie d’un endroit aimé, le tout dans une belle ambiance festive!

À voir comme un épisode spécial, pour ceux qui ont déjà vu la saga des films !

« L’Ascension » de Ludovic Bernard

Hello à tous ! Aujourd’hui, je devais regarder un film romantique pour mon challenge de films… mais rien ne me convenais vraiment. Et puis finalement, j’ai opté pour un film adapté d‘une histoire vraie !

Résumé:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Mon avis:

Une histoire digne d’un conte de Noël ! Ça fait tellement de bien de voir des parcours inspirants comme ça ! On dira ce que l’on veut, mais pour moi, ce film devrait faire partie des classiques à voir !

Samy Diakhaté est un jeune d’origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s’en sortir. Depuis le collège, il est amoureux de Nadia, employée du supermarché du quartier, d’origine maghrébine. Samy est un jeune homme gentil, d’une timidité adorable avec Nadia. Mais celle-ci reste sur la défensive, ce qui m’a d’abord un peu agacée, même si je comprends son point de vue.

Et voilà que sur une boutade, Samy fait un pari insensé: gravir l’Everest, le Toit du Monde ! Lui qui peine rien qu’à trouvé un boulot ! Sans avoir ni expérience de l’alpinisme ni même entraînement physique, il se jette dans l’aventure avec la ferme intention de prouver à sa belle qu’il n’est pas un tocard ! Le choc de la réalité du défi est rude. Mais il en faut plus pour le décourager.

Ce film est à la fois une leçon de courage et une jolie histoire d’amour. 

Pour Samy, son apprentissage est très dur mais aussi très intéressant. Il apprend l’endurance physique, l’importance de chaque souffle, l’instant présent perpétuel, indispensable à la survie. L’économie des mots, le poids du matériel. Le froid, la soif, le manque d’oxygène … Il découvre aussi une autre forme de solidarité, et les habitants du Népal, capables de porter des poids inimaginables !

Enfin, au milieu de tout ça, il s’accroche à son amour pour Nadia, qui lui donne la force d’avancer jusqu’au bout.

En parallèle, Nadia, en suivant les aventures de Samy, évolue, elle aussi. Elle doit affronter la colère de la mère de ce dernier, terrifiée de savoir son fils dans une épopée aussi dangereuse. Elle découvre aussi la solidarité de tout le quartier, ainsi que la radio locale !

 J’ai pu découvrir une autre facette d’Ahmed Sylla, dont je connais quelques sketchs. Ici, il nous offre ici une prestation touchante, sans être larmoyante. Son jeu sobre m’a beaucoup plu ! Un talent à suivre donc ! Quant à Nadia, elle prend les traits d’Alice Belaïdi, que je ne connaissais pas du tout, par contre ! Et là aussi, pas de trémolo, un jeu tout en douceur. J’ai bien aimé ce couple, bien qu’on le voie peu à l’écran ! Les paysages sont magnifiques, et la musique, parfaite. 

Un film inspirant, drôle et positif, qui change des romances guimauve et des films à Père Noël ! J’ai beaucoup aimé !

« Noël » de Chazz Palminteri

Hello ! Aujourd’hui, place à un film découvert par hazard sur youtube ! C’est assez rare de voir un film américain dont le titre d’origine est « Noël » et non « Christmas » ! Intriguée, j’ai donc regardé ! Et bien , une chose est sûre: si vous êtes aussi sensible que moi, préparez les mouchoirs !

Résumé:

Rose Collins, éditrice divorcée et solitaire espère un miracle pour soigner sa mère, atteinte d’Alzheimer. Nina Vasquez rompt avec son petit ami Mike à cause de sa jalousie étouffante. Dans le même temps, Mike est harcelé par un barman, Artie. Jules tente de passer Noël à l’hôpital où il a passé le meilleur réveillon de sa vie lorsqu’il était adolescent.

Le destin de ces cinq personnes va se croiser pendant la nuit de Noël.

Mon avis:

Rien de bien nouveau si on connait le mythique « Love Actually » ! Toutefois, ce film se démarque en de nombreux point de celui-ci. Déjà, le scénario est beaucoup plus dramatique ! 

Nous suivons en fait cinq personnes en train de lutter contre leurs propres démons intérieurs. 

Rose (Susan Sharandon) veille sans relâche sur sa mère, atteinte de la maladie D’Alzheimer. Mais celle-ci se ferme de plus en plus. À bout, elle demandera de l’aide de Dieu, espérant malgré tout un Miracle de Noël. Elle se fera épauler par un gentil voisin de la chambre de sa mère, Charlie (Robin Williams).  Charlie, est le plus mystérieux ! Sa relation avec Rose donne une dimension toute particulière au film !

Mike, (Paul Walker) est un filc séduisant mais bien plus anxieux qu’il en a l’air. Quand il a un coup de foudre pour la belle Nina, (Pénéloppe Cruz), il aura des bouffées de jalousie qui la rebute. Je n’ai pas du tout accroché à ce couple, trop caricatural. En revanche, j’ai trouvé très intéressante la rencontre entre Mike et Artie,  un homme ravagé par la mort de sa femme, et persuadé qu’elle s’est réincarnée…en Mike ! C’est grâce à cet échange aussi étrange que troublant, que le jeune homme prendra conscience de sa propre attitude. Enfin, nous faisons la connaissance de Jules, (Markus Thomas), un ancien enfant battu, qui se blesse volontairement pour revivre son premier Noël…aux urgences ! Une idée aussi idiote qu’immature. Et Jules se rendra vite compte qu’en plus de gêner le personnel médical, il fuit ses propres problèmes.

Mais la révélation de ce film, c’est l’actrice qui fait la mère de Rose ! Impossible de retrouver le nom de cette dame, mais juste wow ! Sa performance est saisissante ! Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer ! La maladie d’Alzheimer est absolument terrible, et cette femme a réussi à me nouer la gorge sans dire un mot, juste avec la puissance du regard !

L’originalité de ce film, c’est que l’Esprit de Noël prend la forme d’un ange ! Ici, pas de Père Noël, pas d’aventure fantastique ! Juste des tranches de vies ordinaire et des personnes qui avancent dans leur vie. 

Un joli conte de Noël, quoique un peu trop larmoyant !