A propos clairebelgato

aime tout ce qui sort de l'ordinaire!

D’où vient…le gothique

J’ai toujours été fascinée par le mouvement gothique que ce soit en littérature, architecture, en musique et bien évidemment le style vestimentaire. C’est pourquoi, j’ai voulu en écrire un article, car ce mouvement, cette culture même reste encore victime de pas mal de préjugés et je trouve que c’est dommage.

Le mouvement gothique est né au Royaume-Uni à la fin des années 70.

Parmi les constantes esthétiques du mouvement on observe l’usage du noir. Il s’agirait notamment à symboliser la marque du passage du temps, une sorte de mélancolie éternelle, la prégnance du romantisme noir, l’époque médiévale, victorienne ou encore l’imaginaire fantastique. Les symboles fréquents sont le corbeau (liberté, solitude), la chauve-souris (romantisme noir), le crâne humain (rébellion et mysticisme), qui depuis a été repris par la mode a a du coup, perdu son symbole originel.

Mais d’autres couleurs sont utilisées, comme  le violet, le rouge et même le blanc. Le corps devient un lieu de recherche artistique à part entière.

Ce qui est mis en valeur est souvent en rupture avec les canons de la société. Tout est entretenu au millimètre près: coiffure, maquillage, vêtements, bijoux. L’humain devient une œuvre d’Art en perpétuelle mutation.

C’est du reste, ce que j’admire le plus dans ce mouvement: la créativité, macabre ou dérangeante certes, mais aussi belle dans sa mélancolie. Je suis aussi impressionnée par la joaillerie gothique, ou la rose rouge, le crâne, la toile d’araignée mais aussi les tour de cou victorien, la dentelle, les ombrelles. Les hommes gothiques sont très classes je trouve avec leurs longs manteaux, leurs chapeaux et leur allure dandy.  Les matières des vêtement sont nobles, comme le velours, la dentelle, la soie…  Je trouve les couples gothiques fascinants et beaux.

Les références gothiques sont multiples dans la littérature, le cinéma et la musique. 

 

Dans le cinéma, je citerai The Crow d’Alex Proyas, qui est pour moi une belle illustration du style gothique que ce soit dans l’esthétique, l’histoire ou le symbole du Corbeau. C’est un film que j’invite vraiment à découvrir car c’est le genre d’histoire, certes sombre, mais qui donne un vrai message sur la douleur de perdre un être cher. Sans parler du regretté Brandon Lee, magnétique et bouleversant !

Lydia Deeds du film Beetlejuice de Tim Burton est l’ado gothique dans toute sa splendeur et je trouve qu’elle représente aussi très bien ce mouvement. Sa mélancolie, sa fascination pour l’étrange et les morts, sans pour autant être une dépressive ! Je n’ai pas vu le film mais j’aimais bien le dessin animé !

Dans un style, plus léger, il y’a aussi La famille Addams de Barry Sonnenfeld. En plus de l’esthétique noir, il y a surtout dans ce film la rébellion contre les diktats de la société. Et puis, j’ai toujours adoré le couple Gomez et Morticia !!! Ça, c’est un couple uni pour le meilleur et (surtout) pour le pire ! Oubliez Roméo et Juliette ! Je veux une romance comme la leur ! J’aimais bien aussi la série en noir et blanc !

Dans les films récents, je citerai aussi le très beau Crimson Peak de Guillermo del Toro, qui est pour moi un superbe hommage au genre avec ses décors sombres, ses costumes et ses personnages tourmentés. J’avais adoré ce film, moi qui, pourtant, déteste les trucs d’horreur d’habitude ! Un film à voir surtout pour sa belle atmosphère !

Il ne faut pas non plus oublier le célèbre Tim Burton, très influencé par Edgar Allen Poe, surtout dans Sleepy Hollow et Sweeney Tood ! Je n’ai  d’ailleurs pas encore vu ce dernier, mais je pense le faire pour cet automne ! Esthétiquement c’est le plus gothique de tous ses films ! Et j’aime beaucoup le look de Johnny Depp !

En littérature, la poésie est très présente, notamment Charles Baudelaire ou le ténébreux Edgar Allen Poe, pour le côté mélancolie. Le vampirisme est aussi très présent, avec Entretien avec un vampire d’Anne Rice, Dracula de Bram Stoker. Plus récemment L’enfant des cimetières de Sire Cédric commence à se faire un nom ! Il mélange le thriller, le fantastique et le gothique, ce qui promet d’être haletant ! Pour le coup, ça m’intrigue ! 

Enfin, j’avoue être fan de la musique gothique, très variée Autant influencée par la violence du rock métal que le lyrisme du classique. La plupart des leaders de métal sont des chanteuses lyriques comme Tarja Turunen, ex-chanteuse du groupe finlandais Nightwish, Simone Simons du groupe Epica, originaire des Pays-Bas. Et l’un de mes préférés Within Temptation, avec la belle Sharon den Adel !

Et comment ne pas parler de l’icône Marilyn Manson, qui m’a autant fascinée que dérangée quand j’étais ado ! Au départ, il me terrifiait. Et puis j’ai vu son interview dans le documentaire choc Bowling  For Columbine, et j’ai revu mon jugement: voix posée et calme, propos pertinents dénués de toute hypocrisie ! Si son apparence me fait toujours quelque-chose, sa personnalité m’intrigue beaucoup !

Tout ça pour dire que le gothique, c’est une véritable culture, qui peut déranger dans sa fascination pour le morbide. Mais comme toutes les cultures, elle a ses nuances et ses extrêmes. Pour ma part, je suis fan du gothique romantique, inspiré de l’époque victorienne avec ses corsets, ses ombrelles sa dentelle noire et ses bijoux somptueux!

Une personne ne va pas devenir psychopathe parce qu’elle est fascinée par les vampires, le noir ou les trucs violent. Tant que cette violence ne se transforme pas en attaque contre ceux qui ne pensent pas pareil, tout va bien.

Je n’ai jamais été gothique. Mais cela ne m’empêche pas d’être touchée par cet univers très particulier qui a le mérite d’être en constante évolution ! 

 

 

 

Publicités

Défi écriture: Sur l’Échiquier du monde

Il quelques mois, j’ai participé à un atelier d’écriture et je voulais partager avec vous mon texte sur le thème du Jeu d’Échecs ! Le voici:

Si j’étais une pièce d’échec, je serai une Dame Blanche, qui observe son royaume. Blanche car bénéfique, je pense au meilleur moyen de gagner la partie mais sans tricherie.

Se déplacer, c’est bien beau, mais pour aller où ? Parfois, je suis fatiguée de cette guerre entre Blancs et Noirs. Et si je demandais une trêve? Et si, au lieu de « manger » mes adversaires, je leur préparais un barbecue ? C’est l’été, ils reprendront des forces et pourront reprendre la partie frais et dispos !

Habituellement, je mange peu, mais méthodiquement. Toujours à mon niveau; un Cavalier, un Fou, rarement un Pion. Mais depuis que je les ai pris en affection, j’ai des envies végétariennes. « On mange quoi ce soir? » Horreur suprême ! Je hais cette phrase, depuis que je comprends son sens criminel. Je ne veux plus manger mes amis ! Ce soir, c’est soirée sushis ! À force de se mélanger, on finira par avoir tous la même couleur. Alors, on ne marchera plus les uns contres les autres mais les uns avec les autres, en un seul Royaume.

En privilégiant mes relations affectives plutôt que « digestives », j’ai enfin brisé ma solitude. J’ai appris à voir au delà de l’apparence. C’est ainsi qu’en me promenant hors de l’Échiquier, j’ai croisé cette Tour abîmée; si sombre et si fière; si sombre mais qui espère.Elle ne se laisse pas approcher. Je sens néanmoins qu’elle m’appelle. Un besoin universel. La Lumière, sur l’Ombre, peut gagner.

Il y a des victoire amères et des défaites sucrées. Mais au final, ce n’est pas important. Les tomates ou les lauriers, ne sont que des ornements. Mais donner le meilleur de Soi. Les Amis-Concurents. Encourager sans forcer. Rire en Communauté. La vie est un Jeu, mais pas forcément d’échecs. L’important n’est pas seulement de Participer, mais surtout, de s’amuser !

Alors? Un peu confus comme texte mais je suis fière de moi ! Peut-être que je participerai à d’autres ateliers !

Coeur de pierre (Séverine Gauthier et Jérémie Almanza)

Aujourd’hui, place à une très jolie BD, très courte mais vraiment touchante !

Résumé:

« Le jour où la fille au coeur d’artichaut rencontre le garçon au coeur de pierre, elle tombe éperdument amoureuse de lui. Dès lors, elle lui offre chaque jour une feuille de son coeur que chaque jour celui-ci rejette plus méchamment. Le coeur de la petite fille se rétrécit et bientôt elle perd sa joie de vivre. Visiblement, le garçon au coeur de pierre ne semble pas du tout prêt à se laisser aimer… »

Mon avis:

Si vous êtes fan de Tim Burton, Mathias Malzieu ou simplement, si vous aimez les univers à la fois sombres et poétiques, cette petite histoire est à découvrir !

Un petit garçon naît avec une pierre à la place du coeur. Incapable d’éprouver la moindre émotion, il grandit seul, ses parents ne s’en étant jamais occupé. Pour eux un enfant au coeur de pierre est considéré comme mort !

Parallèlement, on découvre une adorable petite rouquine qui a un coeur d’artichaut ! Choyée et pleine de vie, elle est très intriguée par ce petit garçon toujours sombre et en tombe amoureuse… Malheureusement, il ne répondra jamais à ses sentiments. Pour la simple raison qu’il ne sait pas ce que c’est !

Nous découvrons aussi un troisième personnage, Le garçon au Coeur d’Or, qui sera le « rival » de Coeur de Pierre

Une histoire mélancolique aux dessins magnifiques, tout en contraste ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance et les couleurs, dans un style naïf. En plus, l’histoire est racontée en rimes, ce qui lui donne un charme supplémentaire !

Un bel univers graphique et une histoire touchante ! J’ai beaucoup aimé !

Le mystère de Crystal Gardens (Amanda Quick)

Je continue mon exploration des romances historiques, avec le premier volet de série « Les Ladies de Lantern Street » d’Amanda Quick. Et, j’ai eu la surprise de tomber sur une romance plus paranormale qu’historique !

Résumé:

« En apparence, Evangeline est une simple demoiselle de compagnie. En réalité, grâce à ses capacités extrasensorielle, elle est détective au sein d’une agence un peu spéciale. Victime d’une tentative de meurtre, elle est contrainte de se cacher à Crystal Gardens, un immense domaine où un botaniste fou a mené d’étranges expériences avant d’être tué. Evangeline se croyait à l’abri, elle découvre que la mort rode dans ces jardins hanté par des forces maléfiques. Et le charme de Lucas Sebastian, le propriétaire des lieux n’est pas le moindre dangers qui la guettent… »

Mon avis

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, entre policier, surnaturel et secret de famille.

Lucas Sebastian est un jeune homme à la beauté inquiétante qui s’occupe d’un domaine tout aussi mystérieux. En effet, les plantes de son jardin sont le fruit d’expériences de son grand-père, botaniste renommé mais aussi scientifique. Il se passionnait particulièrement pour les énergies paranormales, sujet ô combien controversé.

Mais entre les rumeurs de « sorcellerie » et celle , (plus alléchante) d’un trésor caché, on ne peut pas dire que Lucas mène une vie tranquille.

C’est sans compter l’arrivée d’Evangeline Ames, une demoiselle de compagnie assez particulière, puisque non seulement, elle est agent secret, mais elle possède des pouvoirs paranormaux. 

Pourchassée par un psychopathe qui a tenté de l’assassiner durant son sommeil, elle frappe à la porte la plus proche de chez elle: chez Lucas Sebastian. Et tout de suite, elle comprend que la demeure baigne dans le surnaturel, surtout le jardin et son labyrinthe. Elle est aussi troublée par le maître des lieux, qui, elle le sent, porte un secret aussi lourd que le sien.

Bon. si j’ai aimé le côté victorien-monstroplantes, on ne peut pas dire pour autant que les scènes « piquantes » entre nos deux tourtereaux m’ont transcendée. Autant les échanges de regards, les répliques pleine de sous-entendus, ça va encore. Mais les scènes de sexe sont juste… AAAARgh ! Ça m’a un peu énervée, quoi !

Heureusement, il y a tout de même un point positif dans ce livre: les tensions familiales. Et plus particulièrement entre Lucas et sa belle-mère, Judith, qui le méprise ouvertement. Mais derrière cette façade se cache une femme forte et digne, qui veut protéger ses enfants (car Lucas a aussi un frère et une soeur, issu de ce second mariage). J’ai beaucoup aimé cette femme, très digne, qui est en fait terrifiée par le surnaturel et pour le coup, de son beau-fils.

L’enquête policière est assez bien menée, avec de bons rebondissements et l’écriture est facile d’accès. Ça se lit tout seul et il n’y a pas de longues description assommantes.

Une romance sympathique, qui change de la chic-litt et dont le décor original m’a beaucoup plus ! Pour le coup, je lirais bien le tome 2: La femme mystère

 

Citation du jour

Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui se veut confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer;
C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d’un peu se respirer le coeur,
Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme !

Acte III, Scène X, « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand

 

 

Coup de coeur: Miss Fisher enquête

Moins médiatisé que Murdoch ou l’Inspecteur Barnaby, Miss Fisher dynamite les séries policières avec son ambiance vintage et son héroïne aussi séductrice qu’indépendante. Cette série australienne est l’adaptation d’une série de romans: Phryne Fisher Historical Mysteries de Kerry Greenwood.

L’histoire se déroule dans les années 1920, en Australie.

Marquée par la disparition de sa jeune sœur et les errements de l’enquête, Phryne Fisher débarque de Londres. Armée de son revolver et d’un solide aplomb, la jeune femme infiltre cabarets et clubs de jazz de Melbourne. C’est une femme fatale qui n’hésite pas à user de ses charmes, tant pour le plaisir que pour arriver à ses fins.

Elle y entraîne à contrecœur l’inspecteur Jack Robinson qui lui permet parfois de se tirer d’un mauvais pas, mais peut également compter sur Dot, sa femme de chambre, ses chauffeurs Albert « Bert » et Cecil « Ces », ainsi que son majordome Butler.

Que dire, à part que j’ai adoré ? Cette série est une jolie immersion dans l’Australie des années 20 et fait la part belle aux décors glamours et les costumes raffinés. Essie Davis, qui incarne Phryne Fisher nous fait un véritable défilé de mode à chaque épisode ! Phryne est une femme forte au passé plus sombre qu’il ne paraît. Sinon, pourquoi ne sort-elle jamais sans son révolver et son couteau à la jarretière ?

J’ai adoré son tempérament, très James Bond, que ce soit pour résoudre des enquêtes ou sa séduction assumée. Elle vit pleinement ses aventures d’un soir, et aime jouer avec les hommes, quitte à se brûler les ailes. Mais c’est une femme qui sait se défendre et qui a appris à ne compter que sur elle-même ! 

Il faut dire qu’entre un père qui semble cacher bien des secrets et une jeune soeur disparue dont le présumé « kidnappeur » est en prison, la jeune femme sait que le monde est loin d’être sûr. Sa relation avec son père est très électrique ! Mais celui-ci a le mérite de tenter de recoller les morceaux, de façon souvent infantile et maladroite, mais l’intention est tout de même là ! Elle en a gardé un certain sens de la justice, surtout envers les femmes et les jeunes filles. Elle a aussi  le chic pour se retrouver dans des situations dangereuse.

Aussi, elle s’improvise détective privé en faisant équipe avec l’inspecteur Jack Robinson, un homme nonchalant et sarcastique qui  paraît sortir d’un film en noir et blanc avec son costume impeccable, son chapeau et son expression neutre, presque froide. Mais bien sur, ce n’est qu’une façade, et tout deux vont développer une romance « vintage » avec des dialogues dignes de classiques ! J’adore ce couple intense, qui a une très belle alchimie à l’écran !

J’aime aussi beaucoup Dot, la domestique de Phryne. C’est une jeune fille pleine de douceur et de sensibilité. L’influence de sa charismatique patronne lui sera des plus bénéfique et l’amènera à faire des choses dont elle ne se serait jamais cru capable.

Toutes les deux ont une jolie amitié et j’aime beaucoup le fait que Phryne ne la traite pas en domestique. Elles se côtoient d’égale à égale et deviendront de très bonnes amies.

Elle tombera sous le charme de Hugh Collins, un jeune brigadier réservé et discret mais qui sait se montrer plein de resources. Il m’a beaucoup fait penser à Crabtree dans « l’inspecteur Murdoch » : quelqu’un de maladroit et très attachant ! Tout deux forment un couple trop cute ! Dot hésitera longtemps à l’aborder, car le jeune homme est protestant et elle catholique. J’ai trouvé cet aspect très intéressant ! Je trouve même qu’il y a un terrain à creuser dans leurs valeurs respectives ! Leur relation est pleine de tendresse et j’aime beaucoup leur timidité à tout les deux !

Il y a aussi la tante de Phryne, la pétulante Prudence Stanley qui me fait beaucoup rire avec ses mimiques, son caractère et sa bouille sympathique. Cuisinière hors pair, c’est une dame qui respecte les conventions et désapprouve la vie légère de Phryne. Toutefois, elle ne tentera jamais de la remettre dans le droit chemin, sachant pertinemment que c’est inutile. Elle incarne un peu « la voix de la raison » de la série.

Mais Miss Fisher, ce n’est pas seulement des enquêtes policières et des histoires d’amour. C’est aussi une histoire familiale compliquée et une touche féministe plus que bienvenue. Ça, ça fait vraiment du bien !

Il y a par exemple, la médecin légiste: le Docteur Elizabeth Macmillan, surnommée « Mac » qui s’habille en homme et préfère les femmes. Comme Phryne, Mac se moque des conventions et dit toujours ce qu’elle pense ! Sa relation avec la détective est très intéressante et dépasse la simple amitié féminine…J’ai hâte d’en savoir plus sur elle !

L’Amitié tient donc une jolie place ! Phryne, Dot, le pragmatique majordome Butler et les deux sympathiques chauffeurs Bert et Ces forment un groupe soudé comme une famille. Viendra s’y ajouter une orpheline, Jane qui ravivera la soif de justice de Phryne, revoyant en la jeune fille Janey sa petite soeur trop tôt disparue. Leur relation est également très touchante !

Mais mon coup de coeur reste l’inspecteur Jack Robinson :

C’est un homme amer que la guerre a profondément marqué. De plus, sa relation ratée avec son ex-femme l’a rendu sur la défensive, surtout avec Phryne dont les moeurs décomplexés l’agacent autant qu’ils le troublent. Il paraît sarcastique et rigide mais peu à peu, on découvre un certain romantisme doublé d’un vrai gentleman. D’ailleurs, la deuxième saison est plus consacrée à sa vie tourmentée, notamment sa relation tendue avec son ex beau-père…

Nathan Page, qui incarne l’inspecteur est très charismatique !  Et, je l’avoue, je suis totalement in love de sa voix ! Sérieux, après avoir regardé quelques épisodes en VO, j’étais… comment dire ? Un peu comme ça :

Les épisodes s’enchaînent bien et sont très agréables à regarder. Les intrigues vont certes  souvent dans la facilité, mais la superbe ambiance vintage et les personnages sympathiques compensent ce détail. 

De nombreux thèmes intéressants sont abordés: la première guerre mondiale, l’immigration, la place des femmes dans le monde du travail, les différences sociales, mais aussi le monde du cirque, les cabarets, la boxe, la course automobile et l’aéro-naval. Chaque épisode nous plonge dans un nouvel univers, je n’ai jamais eu ce sentiment de répétition comme dans d’autres séries policières ! Rien que ça, c’est un plus !

En tout cas, j’espère que cette série repassera en France car elle mérite vraiment le détour ! Je vous laisse avec cette splendide vidéo de fan qui illustre à merveille son ambiance à la fois glamour et extravagante ! La musique est une version longue du générique !

L’étonnante disparition de mon cousin Salim

Je voulais absolument lire ce livre depuis que Patrick Ness l’a mentionné dans la préface de « Quelques minutes après minuit « ! Aussi, dès que je l’ai vu à la bibliothèque, je n’ai pas hésité !

Résumé:

Ma sœur et moi avons emmené notre cousin Salim à la grande roue de Londres parce qu’il n’y était jamais allé. Lundi 24 mai, 11 h 32, nous avons regardé Salim monter dans une nacelle. Lundi 24 mai, 12 h 02, la nacelle est redescendue, les portes se sont ouvertes, tous les gens en sont sortis. Sauf Salim, qui s’est volatilisé.
La police ne sait pas où donner de la tête. A-t-il été enlevé comme le pense tante Gloria? Moi, Ted, j’ai échafaudé neuf théories, dont celle de la combustion spontanée, et je vais toutes les vérifier.

Avec Ted, jeune autiste terriblement attachant et inoubliable, menez une enquête captivante et pleine d’humour. Un roman irrésistible.

Mon avis

Vous le savez maintenant, je suis touchée par les livres abordant le thème du handicap sous toute ses formes ! Et il faut reconnaître que la littérature jeunesse fourmille de petites perles dans ce registre !

Après Mélodie et August, voici Ted, un jeune autiste, passionné de météo et de temps. Enthousiaste, intelligent, son cerveau peut mémoriser des encyclopédies entières mais peine pour les choses anodines de tous les jours. 

Sa famille doit accueillir sa tante Gloria et son cousin, Salim, venus de Manhattan. À sa grande surprise, il s’entend d’emblée très bien avec ce dernier, Aussi, il est d’autant plus désemparé lorsque Salim disparaît mystérieusement, lors d’une virée au célèbre London Eye. Dès lors, Ted, et sa grande soeur Kat vont tout faire pour le retrouver.

Je me suis tout de suite attachée à la famille Spark, très soudée malgré leurs différences ! La relation entre Ted et sa soeur Kat notamment, touchante et dynamique à la fois ! Leur complicité pour échafauder des plans est vraiment cool ! Mais aussi Faith, la mère de Ted, qui a une relation des plus houleuse avec la fameuse tante Gloria !

Enfin, le sympathique Salim, qui est un jeune ado plus triste qu’il en a l’air. La vraie raison de sa « disparition » donne une touche douce-amère et fait la lumière sur la solitude et les événement qui nous pousse à commettre des folies.
La Famille est vraiment le thème central du livre: fratrie, divorce, handicap, mais aussi les amitiés inattendues et l’aveuglement des adultes quant à la souffrance de leur enfant..

Mais malgré ces thèmes délicats, le livre ne sombre jamais dans le pathos et réussit l’exploit de traiter le sujet avec bienveillance et humour !

Une lecture très chouette à découvrir !