Tomorow (Netflix)

Ce qui est bien avec Netflix, c’est que je peux assouvir à fond mon plaisir coupables du moment: les dramas asiatiques ! Et quand celui-ci est l’adaptation live d’un webtoon en plus ! Après Hotel del Luna, voici ma nouvelle obsession : Tomorow, adapté du wetoon Demain de Llama. Une claque, encore une fois !

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Résumé:

Choy Jun Wung est un jeune homme en pleine recherche d’emploi. Bien que diplômé d’une université prestigieuse, il peine à trouver un bon travail. Une nuit, après un accident, il fait la connaissance de deux anges de la mort ou « Faucheuse »: Gu Ryeon et Lim Ryung Gu. Tous deux font partie d’une équipe de gestion d’une crise bien particulière : empêcher des humains suicidaires de passer à l’acte. Gu Ryeon est la leader et Lim l’un des membres. Suite à cette rencontre peu commune, Choy Jun Wung intègre l’équipe en CDD de 3ans . En effet le jeune homme n’est pas mort mais dans le coma: il est donc mi-homme, mi-fantôme…

Bande annonce

Mon avis:

Déjà, rien que l’idée m’a plue: une Faucheuse qui sauve des vies au lieu de les prendre ! Gu Ryeon est une femme bad-ass et tourmentée, qui a du fil à retordre, tant avec les humains qu’elle sauve que ses collègues. Un en particulier. Park Jun Gil, un faucheur qui « escorte » les âmes avec zèle et froideur. C’est simple il ne comprend pas le suicide qu’il considère comme un crime abominable. J’ai été très intriguée par ce personnage qui fait tout pour cacher ses émotions, mais dont les cauchemars trahissent une profonde blessure.

À l’inverse Choy Jun, la nouvelle recrue, est très sensible et ne s’en cache pas. Son nouveau travail lui apprendra à en faire un atout plutôt qu’une faiblesse. Lim Ryum Gu est lui aussi très intéressant ! Nonchalant et ironique, il voit d’abord Choy comme un gamin pleurnichard. Cependant, une certaine estime se dessine peu à peu au fil des sauvetages.

Enfin,il y a l’impressionnante Directrice, Jade Hwang. Charismatique et mystérieuse, elle tire les ficelles de l’au-delà avec beaucoup de subtilité et de précautions. L’enfer est (certes), pavé de bonnes intentions. Mais le Destin des homme est le fruit de leurs propres décisions.

Car le vrai thème est plus du côté des vivants que des morts. Comment une personne peut-elle aller jusqu’à vouloir s’ôter la vie? Là est le drame. On peut vouloir mourir pour plein de raisons. Et chaque épisode explore une raison, et la souffrance qui en découle. Et quand je dis explorer, c’est vraiment à fond. Harcèlement scolaire, précarité, deuil, guerre, maladie, pression familiale et/ou professionnelle… Autre fait intéressant: tous les suicidaires ne sont pas de belles personnes ! Et ça, il fallait oser le dire et le montrer ! Mais deux épisodes auront marqué mon attention: celui sur l’anorexie, très bien traité, et celui sur la sensibilité de l’animal (ici, un chien). Et oui, eux aussi peuvent se laisser mourir!

Enfin, il est aussi question de réincarnation, et l’aprentissage du pardon envers soi-même, très présent dans beaucoup d’épisodes. 

Un très beau drama, plein de compassion, de violence, mais surtout d’espoir. À découvrir !

Léo Pons

C’est marrant youtube. Certains jours, j’ai l’impression de voir un peu toujours les même trucs. Et puis j’ai découvert Léo Pons. Je suis tombé sur lui en cherchant la bande-annonce du Hobbit.

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Léo Pons, né le 4 octobre 1996 à Aurillac, est un réalisateur français.
Il réalise des publicités et des vidéos pour des marques et des entreprises, mais il est surtout connu pour être le réalisateur de films et vidéos à succès promouvant le Cantal, notamment Le Hobbit : Le Retour du roi du Cantal, un long métrage parodique adapté des romans de J. R. R. Tolkien et des films de Peter Jackson .

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Je n’ai pas vu le Roi du Cantal en entier, je n’ai vu que la bande annonce. Et si les acteurs et costumes m’ont fait beaucoup rire pour le côté très kitch, j’ai en revanche été soufflée par les plans de nature. Même Elijah Wood, le Frodon original approuve ! Comme quoi, pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver de beaux paysages ! Qui plus est le réalisateur a collaboré avec les doubleurs officiels de la saga du Hobbit, excusez du peu ! En revanche j’ai vu récemment son dernier court-métrage : Le Buron. 

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Là encore, la photographie « pastorale » du film est très belle et cependant très différente, beaucoup plus sérieuse et inquiétante. En effet l’histoire se situe sous l’Occupation allemande. Nous y découvrons une espèce de huis-clos subtil entre un officier allemand blessé, et d’un bien étrange berger… L’ambiance mystérieuse est très réussie dans son ambiguïté ! Entre Histoire et légendes rustiques, nous assistons à une sorte de « guerre des nerfs » entre les deux hommes. J’ai beaucoup aimé les dialogues, la musique et la réflexion que ce film aborde. La vie simple des familles, l’absurdité de la guerre et la responsabilité de nos choix.  

Je vous mets la bande-annonce

Une belle surprise, très originale avec des acteurs charismatiques et une atmosphère qui tient en haleine ! À tester si vous aimer le terroir et la créativité !

La Claque livresque: « Décomposée »

Hello à tous ! Ça faisait une éternité que je n’avais pas lu de poésie et c’est le livre « Décomposée » de Clémentine Beauvais qui m’a intriguée par son titre. Et bien quelle Claque !

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Toi, le poète qui passe
avec ta muse sous le bras (…)
écoute ma musique,
tandis que je me décompose.

Ainsi commence un voyage unique en son genre. Prenant pour base la célèbre Charogne de Charles Baudelaire, Clémentine Beauvais nous fait imaginer la vie de cette dernière sous le nom de Grâce. D’abord couturière, Grâce deviendra avorteuse clandestine, puis « réparatrice »: elle soigne les femmes victimes de violences physiques et gynécologiques.

Au fil de ce roman en rimes, je me suis sentie emportée comme dans un torent, estomaquée par la puissance des mots. Que de thèmes abordés en si peu de pages ! La prostitution, l’avortement, les conditions d’hygiène déplorables. Mais aussi la prise de parole, le soin, le réconfort, l’écoute, la révolte. C’est cependant un autre thème particulièrement peu abordé qui m’a marquée dans ce livre: l’inceste dans la fratrie. C’est un véritable playdoyer contre la violence sous toutes ses formes envers les femmes.

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Nous faisons ensuite la connaissance Jeanne Duval, la muse de Charles Baudelaire, avec qui va se nouer un dialogue en miroir avec Grâce: la vivante et la morte, l’anonyme et la muse. Jeanne est au final très mystérieuse. Surnommée « La Vénus Noire », elle a été malmenée et érotisée par beaucoup d’hommes, notamment les biographes. Ici, Jeanne reprend sa dimension humaine dans une époque où elle n’a pas droit à la parole. Peu à peu, un lien intime se dessine entre les deux femmes sans s’être jamais parlé.

La forme de l’écriture est très intéressante à lire ! Les vers sont en décalage de rythme, et le ton change au fil de la décomposition de Grâce. Je pense que c’est un livre que je relirai, car je suis sûre d’avoir loupé d’autres subtilités.

Un livre à part, féministe violent et fascinant. Si vous aimez le gothique, les ruelles sombres et les envolées lyriques, c’est LE livre de votre automne

Dîner à Montréal (Philippe Besson)

En ce moment, mes choix  de livre sont de moins en moins influencés par les lectures des autres, que ce soit sur les blogs ou dans mon entourage. Souvent, ça commence par une interrogation et je cherche sur le sujet. Et parfois, c’est totalement impulsif, comme pour Philippe Besson, que j’ai découvert l’année dernière. Je flânais au rayon livre d’un supermarché, quand je suis tombée sur une splendide couverture automnale. L’harmonie des couleurs, la douceur qui s’en dégage…Et bim ! Je l’ai pris ! Comme pour Il était une rivière ou Voulez-vous partager ma maison, je n’ai pas réfléchi, ni même lu le résumé. Et j’ai beaucoup aimé ! Ça change complètement de mes lectures habituelles !

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Ils se sont aimés, à l’âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu’ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd’hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?
Le temps d’un dîner de retrouvailles, chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l’espérance et les fantômes du désir.
À leurs risques et périls…

Mon avis:

Plutôt trompeuse, la couverture au final ! Mais ce n’est pas une mauvaise chose ! En fait, j’ai été totalement envoutée par l’ambiance de ce livre, qui convient assez bien à l’automne dans son genre. Mais si vous cherchez une romance doudou, passez votre chemin ! On est en effet plus dans la mélancolie que le cocooning !

Philippe le narrateur, retrouve son amour de jeunesse Paul, lors d’une dédicace. Les deux anciens amants décident de se revoir le temps d’un dîner, pour parler du passé et éclaircir certains malentendus. Retrouvailles brûlantes ? Pas vraiment. 

C’est en effet un dîner étrange, où couve une tension rentrée, les nerfs à vif sous la politesse, la rancoeur derrière les sourires. La frustration du manque d’intimité aussi. Car Paul est marié et le dîner se fait en présence de sa femme…et du nouvel amant de Philippe.  Malgré leur désinvolture, le malaise est palpable. 

Le Mari. La Femme. Les Amants. Un quatuor au lieu de l’habituel trio, ce n’est pas si classique ! Je m’attendais à un clash imminent entre Paul et Philippe. Mais non, la rupture se fait avec une certaine douceur. Peu à peu les amants se détachent et leur amour finit par « tomber » comme les feuilles des arbres. Une chute inéluctable…mais belle à sa façon. 

Tout le long de ma lecture, j’ai eu l’impression d’être dans un film d’auteur. Toute la force du récit se situe dans l’ambiance, les dialogues, les regards. Il règne une tension à fleur de peau qui tranche avec le cadre chaleureux de Montréal. La plume de Philippe Besson est superbe. Subtile et ciselée. J’ai senti une réelle intimité (et pour cause, c’est un récit, pas un roman !)  Il nous livre l’automne d’un amour avec tendresse et mélancolie, de douleur aussi. Mais surtout beaucoup d’élégance. 

Une jolie lecture douce-amère, à savourer un jour de pluie. 

Romance du week-end : Love in the villa

Parce que parfois, un peu de légèreté, ça fait du bien ! Et que j’étais curieuse de découvrir le charmant Tom Hopper dans le registre romantique! Il est cependant encore trop tôt pour les comédies de Noël ! Les feuilles jaunissent à peine ! Je prolonge donc encore un peu l’été avec la comédie Love in the Villa !

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Bon, on ne va pas se mentir, ce n’est pas la comédie de l’année. Mais je reconnais que j’ai pris un plaisir coupable à visionner cette bluette romantique. Ce n’est pas que le début soit cliché au possible. Non. c’est juste improbable et surtout mal joué… du moins dans la première partie. Présentation du début du film.

Julie est une romantique, une vraie. Elle voue un culte à Roméo et Juliette qu’elle tente de faire aimer à ses élèves. Si elle avait été prof dans un lycée, là OK, ce serait crédible. Mais à des maternelles ?! Seriously? Passons.

Après que son petit ami lui ait dit qu’il avait besoin d’une pause, elle décide de se rendre seule au voyage  à Vérone qu’elle leur avait réservé.  Les péripéties du voyage sont assez drôle, entre barrière de la langue et course effrénée dans les rues italiennes. Le chauffeur était assez sympathique…  mais bien trop calmepour un italien ! Arrivée à sa villa, voilà que Julie tombe nez à nez, (ou devrais-je dire, nez à torse) avec Charlie, un anglais taciturne qui a déjà réservé la dite villa ! Et c’est loin d’être un coup de foudre !

C’est là que le réalisateur a l’idée saugrenue de les faire se chamailler dans le registre de Tom et Jerry et…ça sonnait faux ! Tellement faux que lorsque Charlie décidé d’arrêter les chicaneries, j’ai eu l’impression qu’il le disait plus au réalisateur qu’à la fille ! C’est là que le film a vraiment commencé en fait ! Là, l’histoire a posé des bases moins bancales. On aurait dû commencé directement comme ça.  Si Tom Hopper est on ne peu plus charmant, Kat Grahame qui incarne Julie est tête à claque au possible. Elle est jolie mais son jeu est trop exagéré dans les scènes « comiques ». C’est d’autant plus dommage que le cadre est plutôt réussi avec une belle atmosphère chaleureuse et une jolie bande son.

Mais malgré ses défauts, j’ai bien aimé ce film. Parce que certaines idées étaient bonnes : Julie est une femme qui a été biberonnée à la romance intense de ses parents et a donc fait peur avec son idéal de perfection. Charlie au contraire est plus torturé par son passé… sans pour autant en faire étalage contrairement à Julie. Une pudeur toute britannique qui fait son vrai charme. C’est ce que j’ai préféré dans son personnage. J’ai aussi aimé l’esprit gastronomique du film, notamment le vin, qui a une jolie place. Enfin, la façon dont les décors italiens sont filmés est digne d’une carte postale et ça c’est plutôt agréable.

Un film loin d’être parfait donc, mais pas désagréable non plus.

Même les arbres s’en souviennent

 S’il y a un genre de lecture que je vois moins sur les blogs, c’est bien la littérature de terroir. J’aime bien ce genre littéraire qui nous plonge dans le passé de nos campagnes et de nos aïeux.  Et pour ça, rien de tel qu’un Christian Signol !

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Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s’est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c’est là que s’est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l’histoire familiale et, pour mieux s’en imprégner, demande à son arrière-grand-père d’écrire le récit de sa vie.

Comme toujours avec Signol, beaucoup de tendresse et de nostalgie. Ici, Emilien, le narrateur, écrit ses mémoires pour son arrière-petit fils Lucas. L’histoire raconte la vie de nos paysans, consacrée à la terre et ses bienfait. Une famille simple et travailleuse, 2 guerres mondiales, les hauts et les bas de la vie…

Grâce à ces mémoires, Lucas apprend ses racines, les comprend et les intègre. Il partage avec Emilien un amour maternel de sa terre et le désir de la préserver. Ce que j’aime avec Signol, c’est qu’il ne tombe pas dans le piège du Passé idyllique. Tout n’était pas mieux avant. Il y a le dur labeur de la terre, les horreurs de la guerre, le travail pour aider la famille dès le plus jeune âge. Lucas comprend de ce fait la chance d’être instruit, la solidarité dans l’épreuve, la force et la pudeur de ses aînés. Il fait aussi le triste constat d’une campagne de plus en plus désertée, de familles éclatées, éparpillées autour du monde. Qu’en est-il de nos racines ?

Ce récit à deux voix nous dépeint une France de plus en plus transformée; par les Guerres d’abord. Puis la technologie provoque une révolution sans précédent. Le changement de mentalité qui s’opère par la mécanisation agricole est particulièrement saisissant. Les paysans gagnent en effet autonomie, en confort… mais perdent aussi, peu à peu, une certaine solidarité dans leur travail. Les nouvelles générations ne reprennent plus systématiquement le domaine familial. Une chose impensable encore pour nos grand-parents. Il y a enfin les nouvelles technologies telles que la télévision, le téléphone et la radio qui a permis une ouverture sur le monde…et en contre-partie la fin des veillées où les anciens racontaient leurs histoires…

L’écriture est limpide, facile d’accès. Poétique sans être alambiquée. Je pouvais visualiser chaque scène dans ma tête et ça, c’est le grand point fort de Signol. Il peut m’embarquer dans son récit peu importe le sujet abordé. J’ai refermé ce livre avec tendresse et reconnaissance envers mes aînés. 

Une belle lecture pour les premiers frimas, à savourer au coin du feu !

Nature,lecture et poésie…

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L’automne et sa fraîcheur se profile enfin. C’est avec un plaisir enfantin que je retrouve son ambiance singulière. Entre premiers frimas et nature flamboyante de couleurs, je déambule et je flâne. Je regarde les gens courir partout et je me sens en décalage, comme en hibernation. Au milieu de cette fourmilière humaine, j’ose la lenteur. Et c’est comme en apesanteur que je suis tombée sur ce livre: « La petite robe noire et autre textes » de Françoise Sagan

Je connaissais le célèbre Bonjour Tristesse, ainsi que Les merveilleux nuages . Mais celui-ci m’était totalement étranger ! J’ai donc plongé  direct dedans avec curiosité. Et quel moment agréable et surprenant !

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Je m’étais attendue à un recueil de nouvelles. Mais non, c’est plus un patchwork d’article de presse. Ce fut une expérience assez déroutante, mais pas désagréable. En fait, j’ai eu l’impression de côtoyer Françoise Sagan, de la voir avec sa bouille de garçon manqué, son piquant et sa mélancolie. C’était une rebelle, une passionnée qui écrivait comme elle respirait ! Elle aimait Rimbaud, Proust, la musique classique, la vitesse et la vie nocturne. Elle avait une indéniable « patte », un univers bien à elle. Je l’ai trouvée fascinante, pleine de répondant et en même temps une nonchalance un peu blasée, qui m’a émue. Ce livre m’a même plus touchée qu’une biographie, parce que Françoise brûlait à chaque page, chaque mot, chaque tranche de vie, fictive ou réelle. 

J‘ai particulièrement aimé la façon dont elle dépeint les contemporains de son époque, notamment Catherine Deneuve, Isabelle Adjani et surtout Brigitte Bardot, pour laquelle j’ai pu lire une certaine admiration pour son dédain des paillettes. Cette femme savait lire entre les lignes, voir au-delà des articles et des rumeurs. J’ai terminé ce livre dans un état étrange, avec l’impression d’avoir fait un saut dans le temps. Fascinée avec l’envie de la lire encore !

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J’ai du coup très envie de lire ses autres livres comme « Aimez-vous Brams », « Un orage immobile » ou encore son oeuvre théâtrale ! Je suis également curieuse de la Biopic de Sagan avec l’incroyable Sylvie Testud dans le rôle titre ! La ressemblance est bluffante ! 

En tout cas, c’est de loin la lecture la plus déroutante, étrange et fascinante de ce début d’Octobre. À lire au chaud chez soi, en mode cocooning !

Dracula Untold (Gary Shore)

L’automne se profile, le froid s’installe. Le moment rêvé pour frissonner devant un bon film au coin du feu. Et j’ai voulu découvrir Dracula Untold, avec Luke Evans dans le rôle principal. Et ce fut une très, très bonne surprise !

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Résumé:

1462. La Transylvanie vit une période de calme précaire sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II propose de grossir les rangs de son armée par des enfants de son peuple dont son propre fils, le Destin du Prince changera de manière irréversible.

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Mon avis:

WOW. Voilà une relecture très originale du mythe de Dracula ! J’ai adoré le contexte de l’histoire ! Un homme prêt à tout pour sauver son peuple, même à l’impensable.

Vlad est un père de famille aimant et respecte ses soldats. Mais la situation tendue avec l’empire ottoman va lui faire prendre une décision dangereuse.

Le scénario est plus subtil qu’il n’y paraît. Et les thèmes abordés sont assez puissants. La dualité Bien et Mal. La Religion. Mais aussi les conséquence de nos choix. A-t-on  le droit perdre notre âme même pour sauver un peuple ? Pourquoi sacrifier des enfants dans la guerre ? L’amour peut-il traverser le Temps et les époques ? Gary Shore nous propose un Dracula des plus humains, tiraillé entre son devoir et son amour de père. Luke Evans est excellent, juste ce qu’il faut de muscle et d’intelligence, d’action et de sensibilité.

Côté ennemi, c’est Dominic Cooper qui interprète le sultan Mehmet II, un homme arrogant et perfide à la coiffure inattaquable ! Jamais vu des cheveux tenir aussi bien ! Ça m’a travaillée tout le long du film !

Blague à part, j’ai trouvé le film très équilibré dans sa mise en scène et ses combats. L’aspect surnaturel est particulièrement bien pensé ! J’ai notament adoré la fàcon dont Vlad se transforme en nuée de chasse-souris ! C’est rapide, fluide sans en faire trop. L’esthétique est belle tant dans les plans de nature que les effets surnaturel !

Un très bon cru pour les amateurs de fantastique ! Si vous aimez les relectures intelligentes, je recommande !

Drama du jour: Hotel Del Luna

Hello à tous !Je continue mes découvertes sur le thème du fantastique et de l’au-delà avec une magnifique curiosité ! Direction la Corée avec la drama « Hotel Del Luna »

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Résumé:

L‘Hôtel Del Luna est un lieu mystérieux situé dans la ville de Séoul.
Jang Man Wol est une très belle femme mais tout aussi colérique qui se trouve être la directrice des lieux. Suite à une grave erreur commise dans le passé, Man Wol ne peut pas quitter l’endroit, et s’en trouve prisonnière depuis plus de 1000 ans.

Gu Chan Seong est un jeune homme très intelligent, diplômé d’Harvard et qui n’oublie pas d’en être fier mais il est aussi un jeune prodige de l’hôtellerie que toutes les plus grandes chaînes d’hôtels s’arrachent. Bien qu’il semble être quelqu’un de très droit et réfléchi, il est avant tout un jeune homme foncièrement gentil qui n’hésitera pas à suivre son cœur plutôt que sa tête.

Suite à un pacte fait entre Man Wol et le père de Chan Seong il y a 20 ans, celui-ci va se retrouver manager de l’Hotel Del Luna, cependant un élément essentiel ne semble pas avoir été pris en compte, l’hôtel est uniquement fréquenté par des fantômes.

Et voici le somptueux générique qui semble jailir d’un conte de fée.

Mon avis:

Quel étonnant voyage ! J’ai complètement plongé dans cet univers très particulier. Certains éléments m’ont rappelé Violet Evergarden : une âme abîmée qui reprend vie au contact des autres. c’est ce qui arrive à Jang Man Wol la propriétaire des lieux.

L’esthétique est absolument magnifique. L’hôtel semble être un personnage à part entière avec une ambiance très changeante : hôtel de luxe ou maison hantée? Paradis ou Enfer ? Là est la vraie subtilité: on nage constamment entre les deux. Des thèmes universels sont abordés : jalousie, honneur, famille, mais aussi le pardon, la culpabilité et surtout la compassion. Chaque âme a son histoire et ses blessures, dont certaines semblent indélébiles. Notre héro devra apprendre à sortir des ses préjugés…et faire preuve de discernement. Car comme je l’ai dit, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. 

J’ai adoré cette idée d’hôtel pour fantômes qui ne sont en fait que des âmes errantes ou blessées. Des âmes qui ont besoin de reprendre des forces, de se libérer de leurs doutes, leurs peurs et leurs regret pour pouvoir « passer le pont » qui même à l’au-delà ! C’est aussi l’histoire d’une rencontre : Jan Man Wol et Gu Chan Seong. De prime abord completement opposés, les deux jeunes gens vont peu à peu apprendre à se comprendre et s’apprécier. Les dialogues, subtils et guindés, ont dû être très difficile à traduire !  Il y a aussi les employés de l’hôtel, eux-même fantômes qui ont du fil à retordre avec des âmes pas toujours dociles. Certaines sont éteintes, d’autres semblent sortir d’un film d’horreur, tout dépend de leur état d’esprit au moment de leur mort. Enfin petit détail qui m’a particulièrement touchée: les animaux y ont aussi leur place.

Le seul reproche que je ferai à cette série est la musique omniprésente et les plans sentimentaux qui durent des plombes ! Sans déconner, j’avais l’impression de voir un soap opéra dans ses moments. Mais l’univers et la culture très différente de la mienne m’ont completement envoutée ! Les acteurs sont d’une beauté incroyable et leur jeu d’acteur très intéressant. Si les expressions semblent aussi lisses que pour les japonais, leurs émotions semblent jaillir par « sursaut » quand elles sont trop réprimées. Ce qui peut donner des scènes assez cocasses ! Une légèreté qui équilibre l’aspect dramatique de l’histoire.

Et quel décor ! Comme je l’ai dit plus haut, l’estétique est particulièrement soignée et magnifique. Le luxe de l’hôtel, les costumes impeccables des employés. Et chaque fantôme est unique, ce qui donne l’impression déconcertante de passer d’un genre à l’autre, de l’enfant jovial au zombie à lunette accro au café, rien que ça ! Enfin, il y a le symbole universel de l’Arbre qui a ici une place bien particulière. 

Rédemption, réconfort, pardon et honneur, telles sont les belles valeur morales d’un drama envoûtant et unique en son genre ! 

The Good Place

J’ai toujours aimé les séries qui traitaient de la mort et de l’au-delà. J’avais adoré Dead Like Me, Pushing Daisies, ou dans un autre registre Ghost Wisperer. Je devais donc absolument parler de la série The Good Place

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Résumé:

Après avoir été percutée et tuée par un semi-remorque, Eleanor se réveille dans ce qui semble être la vie après la mort. Lorsque Michael, l’Architecte des lieux, lui apprend qu’elle est au « Bon endroit » compte tenu ses bonnes actions, elle réalise qu’elle a été confondue avec quelqu’un d’autre. L’arrivée d’Eleanor pourrait bien mettre en péril l’équilibre de ce monde où personne ne jure ou ne boit de l’alcool à outrance. La jeune femme va devoir travailler sur elle-même afin de devenir une meilleure personne si elle souhaite conserver sa place dans l’au-delà. Bien entendu, elle sera épaulée par de nouvelles connaissances à l’instar de Chidi, son « âme soeur » qui voit toujours le bon côté des gens, ses voisins un peu trop parfaits Tahani et Jianyu, et enfin Janet, véritable source de savoir ambulante…

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Mon avis:

Mais comment j’ai pu passer à côté de cette pépite ! Le réalisateur Michael Schur nous propose une comédie aussi grinçante qu’hilarante sur nos travers humain.

Nous faisons la connaissance d’Eleanor Shellstrop et elle tout sauf une gentille fille: égoïste et cynique, elle se retrouve dans ce qu’il semble être une ville parfaite où tout ses voisins sont de belles âmes. Ne voulant pas être démasquée, elle prend des cours de « bien » avec son âme-soeur Chidi, un ancien prof de philo aussi doux et gentil qu’elle est acerbe et désagréable.

Et Eleanor va avoir du fil à retordre car son arrivée provoque de drôles de choses dans cette ville paradisiaque. Entre fêtes et nouveaux amis, elle tente d’apprendre le dialogue, la bienveillance, l’empathie. Mais chassez le naturel…. il revient d’autant plus vite que The Good Place cache quelques secrets derrière ce vernis clinquant.

Kristin Bell (Véronica Mars) campe avec un plaisir évident cette anti-héroïne, qui assume plus volontiers ses défauts que ses qualités ! Chez ses amis, il y a Wiliam Jackson Harper, dans le rôle de Chidi, un jeune prof patient mais qui manque totalement de confiance en lui.

Jameela Jamil, incarne Tahani Al-Jami, la voisine glamour fashonista qui veut aider tout le monde… en faisant plein de fiestas ! Ben oui, comme la gueule de bois n’existe pas autant en profiter non? J’ai adoré sa relation avec Eleonor, une amitié totalement improbable mais au final plutôt bien imbriquée.

L’Architecte de la Good place n’est autre que Ted Danson, que j’avais déjà vu dans une autre série quand il était jeune. Ici, c’est un être de l’au-delà charismatique, maladroit, mais aussi mystérieux ! Il y a aussi Jianhu, (Manny Jacinto) un asiatique qui cache plus d’un tour sous sa tunique ! Son traitement est assez classique mais son évolution m’a beaucoup surprise ! Je ne m’y attendais absolument pas !

Enfin mon coup de coeur est sans contexte D’Arcy Carden qui interprète l’androïde Janet. Ce personnage est juste hilarant ! Elle a réussi un tour de force avec ce rôle qui paraît très rigide en apparence, mais qui cache de belles subtilités !

De beaux thèmes intemporels sont abordés dans cette série : l’amitié, la notion de bien et de mal, les regrets, les secrets.  L’intrigue est loufoque et en même temps très intelligente ! Chaque épisode a son lot de surprise !

Si vous aimez les situations improbables et le fantastique, « vous êtes au Bon Endroit » !