Défi écriture: le Cadeau

Hello à tous ! Pour clore le mois de Décembre, quoi de mieux qu’un petit défi d’écriture sur le thème des cadeaux ? 

Depuis le 1er décembre, toute la famille s’affaire pour préparer les fêtes. C’est la tradition depuis des générations. Toutefois, ce Noël 2020 n’a pas la même saveur que les autres…

Cette année, pas de cavalcades dans des magasins bruyants et sur-chauffés. Les bougies aux fenêtres ont remplacé les guirlandes électriques. Le repas sera simple : des pâtes en gratin avec des tomates et du fromage. Et des pommes au four, gracieusement offertes par un voisin.

Comme ils n’ont pas de cheminée, le petit dernier a eu la brillante idée d’en mettre une vidéo en plein écran sur la télé ! S’il manque la chaleur, il y aura au moins l’atmosphère. Les films de Noël, c’est bien sympa, mais ça finit par lasser !

Et puis, on s’est tout de même bien habillés pour l’occasion. Une belle robe rouge pour la maman, un pull gris pour le papa. L’ainé des enfants porte son pull spiderman préféré, tandis que sa petite soeur court partout dans sa salopette rose… Le benjamin lui, tout beau dans sa chemise blanche, préfère lire dans son coin.

Comme ils n’ont pas pu s’acheter des cadeaux « classiques », Ils ont décidé de les faire eux même, cette année. Pas de père Noël qui se tortille, pas de poupée qui crie « Maman »… Non le vrai Cadeau, cette année, c’est passer du temps ensemble sans technologie intrusive. Exit les portables, Facebook et autre communication dite « moderne ». La famille  s’est débranchée du monde pour se centrer sur elle seule.

C’est l’occasion de faire des dessins, des bricolages, chanter des chants de Noël (ou pas). C’est se fabriquer une bulle de bonheur, avec des plaisirs simples et gratuits. 

Ce sont ces petits riens dont on ne fait pas toujours attention au cours de l’année : des rires d’enfants, une promenade en forêt, un regard tendre. Se raconter des blagues; se remettre aux jeux de société ; raconter des histoires et se faire des câlins. Parce que le plus beau Cadeau à se faire cette année n’est dans aucun paquet.

C’est le Temps, suspendu comme dans une boule à Neige.

Voilà, j’espère que vous avez pu profiter de ces fêtes un peu particulière

« Interstella 555 » de Matsumoto/Daft Punk

Hello à tous ! Pour terminer l’année, place à une curiosité geek cultissime pour tous les fans de mangas/animé ! Interstella 5555: The Story of the Secret Star System est un film d’animation japonais musical de science-fiction, réalisé par Kazuhisa Takenouchi et par le studio Toei Animation, co-réalisé par Bernard Deyriès en 2003. Il allie le graphisme de Leiji Matsumoto, dessinateur dAlbator et la musique de l’album Discovery du groupe Daft Punk

Résumé:

Un groupe de musique extra-terrestre, se retrouve kidnappé par un homme aussi mystérieux qu’inquiétant. Ils se retrouvent à jouer comme des robots sur Terre, sans aucun souvenirs de leur vie d’avant. 

Mon avis:

Un véritable OVNI ! Je connaissais l’album Discovery de Daft Punk, mais j’ignorais tout de l’histoire de la conception de cet album. Ou plutôt des clips, qui, mis bout à bout donnent cette splendide animation !

L’idée du film est conçue par le groupe pendant les sessions d’enregistrement de son deuxième album, Discovery. Ils entrent ensuite en contact avec Leiji Matsumoto, le mythique créateur d’Albator pour le graphisme du film

Et j’ai beaucoup aimé l’histoire, qui est bien moins « enfantine » qu’il n’y paraît !

Durant l’un de leurs concerts sur leur planète natale, quatre musiciens extra-terrestres à la peau bleue, sont enlevés par une sorte de commando d’élite terrien. Sous la direction d’un mystérieux imprésario aux cheveux gris, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe The Crescendolls .

Mais cette célébrité est amère: drogués et amnésiques, ils ont été façonnés de manière à plaire à leur nouveau public. Le contraste entre la version d’origine et la version « formatée » terrienne est saisissante. Amorphe et inexpressifs, ce ne sont plus que des robots qui jouent pour enrichir un homme sans scrupule.

Je ne raconterai pas la suite pour ceux qui veulent voir l’animation. Mais j’ai beaucoup aimé le mélange de science-fiction et de satire du monde de l’industrie musicale. Il y a aussi un côté assez romantique. La jeune Stella, bassiste du groupe est très belle, même si sa version Alien, m’a fait penser à une version manga adulte de la shtroumfette !

Sinon, j’ai bien aimé le message sur la liberté, tant artistique qu’individuelle !

Cette animation nous montre aussi qu’il n’y a pas forcément besoin de dialogue pour faire une histoire divertissante et cohérente ! Le graphisme unique de Matsumoto donne la touche nostalgique à tous les fans d’Albator !

En bref, j’ai adoré !

La voix de la connaissance

Cette année 2020 aura marqué une unouvelle étape dans ma vie: je m’intéresse de plus en plus aux ouvrages ésotériques de tous horizons, la spiritualité, la médecine holistique. Je cherche une vision moins « mécanique » de moi-même et du monde en général.

Résumé:

Après le succès des Quatre Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz nous rappelle, dans ce nouvel ouvrage, une vérité profonde : le seul moyen de mettre un terme à notre souffrance émotionnelle et à recouvrer notre bonheur inné, c’est de cesser de croire aux mensonges – surtout à notre sujet. Ce livre, qui, se fonde sur l’antique sagesse toltèque, nous montre comment renouer avec notre foi en la vérité et revenir à notre sens commun. Don Miguel Ruiz montre comment on peut changer la perception que l’on a de soi-même et la façon dont on perçoit les autres. Il laisse ainsi entrevoir une réalité, celle que nous percevions quand nous avions un ou deux ans: une réalité de vérité, d’amour et de joie

Mon avis:

Je connaissais Don Miguel Ruiz pour son célèbre livre « Les 4 accords toltèques », mais c’est un ouvrage moins connu dont il est question dans cet article.

Dans « La voix de la Connaissance », il nous fait prendre conscience de l’éternelle « ruche »qui fourmille dans notre petite tête d’humain ! Et cette ruche n’est pas seulement remplie de pensées, d’émotions, de souvenirs ou d’expériences. C’est toute une mystification émotionnelle qu’il décortique de la façon suivante: si nous souffrons, c’est parce que nous croyons à nos propres mensonges. Et le plus puissant d’entre eux est notre imperfection.

À partir de sa propre expérience en tant que chirurgien, puis chamane, Don Miguel nous explique comment nous libérer de nos fausses croyances issues de celles de nos ancêtres pour mieux nous relier à notre propre « enfant intérieur » et de devenir l’Artiste de notre Vie. En fait, la « voix », c’est l’ensemble de toutes nos injonctions, plus ou moins négatives, qui, à force, finit par nous envahir. Du coup, nous ne sommes plus capables d’une bonne Communication, tant avec nous même qu’avec les autres.

J’ai beaucoup aimé sa façon de voir le monde. Cet homme nous invite à garder un recul salutaire, que ce soit pour nous même ou nos relations avec les autres. Comment écouter des avis diférents sans vouloir imposer le sien? Comment recevoir une critique sans se sentir agressé ou dévalorisé? En nous rappelant que chaque personne ne raconte pas l’histoire, mais son point de vue de l’histoire ! Nous sommes des êtres uniques avec nos propres expériences. Nous somme en constante évolution, tout au long de notre vie. 

Un livre passionnant et optimiste, qui a le mérite m’avoir aidée à ne plus chercher constamment l’aprobation des autres !

Poésie du jour: La Bûche de Noël

Noël ! la bûche est allumée !
Et je suis seul, chez moi, la nuit.
Causons avec le feu, sans bruit,
Porte fermée.
Il peut trouver longs mes discours ;
Moi, j’estime les siens trop courts.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Ô bûche de Noël, es-tu
Le rameau d’un cèdre abattu
Dans l’Idumée ?
Mais non ; je sais bien qu’autrefois
Tu fus un chêne dans les bois.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Parle-moi de nos jours heureux :
Tu descends des coteaux ombreux,
Tout embaumée,
Apportant dans notre cité
Les parfums du dernier été.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
As-tu vu des amants s’asseoir
En attendant l’heure du soir
Accoutumée ?
Chut ! on entend un bruit de pas…
Non : c’est un cerf qui fuit là-bas.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Viendrais-tu pas de la forêt
Où, sans se perdre, s’égarait
Ma bien-aimée ?
Les vieux chênes reverdiront,
La mousse au pied, la feuille au front.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Mais toi, tes destins vont finir :
Allez, bonheur et souvenir,
Cendre et fumée.
Adieu, ma bûche de Noël :
Tout rentre en terre ou monte au ciel.
Noël ! la bûche est consumée !

Gustave Nadaud

Enola Holmes

Hello à tous ! Alors oui, j’ai completement foiré mon challenge de Noël cet année ! Mais je continue tout de même de regarder des choses ! J’ai fini par voir Enola Holmes, l’adaptation du premier roman de la série du même nom !

Résumé:

Enola est la cadette de la famille Holmes et vit seule dans la campagne britannique avec sa mère, Eudoria. Elle l’éduque de manière peu orthodoxe et loin des codes de la société d’autrefois. Quand Eudoria disparaît brutalement, la jeune fille se retrouve obligée de contacter ses frères, Mycroft et Sherlock. Ce dernier étant un célèbre détective, Enola pense qu’il pourra retrouver la trace de sa mère. Et vivra une grande aventure !

Mon avis:

J’ai longtemps hésité à voir ce film… Et puis finalement, j’ai bien aimé cet univers alternatif de Sherlock Holmes !

Millie Bobby Brown était faite pour incarner Enola ! C’est une jeune fille vive, intelligente, qui a vécu les 16 premières années de sa vie avec sa mère. Toute les deux sont très proches. Toutefois, Eudoria Holmes n’est pas une femme ordinaire. Très féministe, elle tient à apprendre à sa fille l’antithèse de ce que devrait savoir une jeune fille de l’ère victorienne: jeux de logique, escrime, histoire… Elle lui apprend surtout à penser par elle-même !

Lorsqu’Eudoria disparaît, Enola n’a d’autres choix que de contacter son frère, le grand détective Sherlock Holmes. Mais les retrouvailles sont une douche froide pour la jeune fille. Engoncés dans les conventions sociales et dans leur désir d’en faire une « dame respectable », Sherlock et Mycroft veulent « l’éduquer » en l’envoyant dans un pensionnat pour jeune fille. 

Si Enola éprouve une certaine admiration pour Sherlock, il n’en est pas de même pour Mycroft, avec qui elle n’a aucune affinité. Il faut dire qu’il la prend de haut et ne voit en elle qu’une sauvageonne qui ignore tout du monde. Pour lui, la jeune fille gâche son avenir. Dans le rôle de celui-ci, le beau Sam Claflin (Avant toi), campe un homme particulièrement cinglant et…pas du tout sympathique ! J’étais plus sceptique pour Henry Carvil en Sherlock mais il s’en sort bien ! Le Sherlock de cette version est d’abord dérouté par cette jeune soeur fougueuse et exubérante. Mais, peu à peu, un certain respect se forme quant à ses talents de détective.

J’ai indéniablement apprécié le mélange d’aventure, d’énigme et de jeu de cache-cache ente Enola et ses frères ! L’enquête est plus mouvementée que je le pensais, avec une histoire de famille et de politique. Et notre petite Enola fait la connaissance d’un jeune comte, guère plus âgé qu’elle, au nom tellement imprononçable que je l’ai oublié ! Contrairement à d’autres, il est charmé par la personnalité de la jeune fille. Et lui aussi, partage avec elle une certaine rebellion malgré sa maladresse. Autre surprise concernant cette version: l’absence du docteur Watson ! Logique, étant donné que l’hitoire se focalise essentiellement sur Enola. 

Visuellement, c’est très joliment filmé, avec des costumes sympa, et surtout, l’héroïne s’adresse parfois directement au public, lors de ses reflexions, comme pour l’encourager à enquêter avec elle! Ce qui donne un ton ludique très rafraîchissant !

Enfin, le lien mère-fille illumine tout le film ! Et c’est Helena Boham Carter qui incarne cette femme de poigne, qui aime et respecte énormément sa fille, malgré sa conduite parfois déroutante. Elle est aussi mystérieuse. On ne sait au final pas grand chose d’elle et de sa vie. 

Mais la plus belle réussite de ce film est son message: c’est l’éclosion d’une jeune femme qui refuse qu’on lui dise comment vivre et se comporter. Et la jeune Millie est aussi mignonne que pétillante ! Une future Natalie Portman ! 

À voir au moins une fois, pour les amateurs ! 

Sahara de Breck Eisher

Hello à tous ! Je continue mon challenge avec un film d’aventure comme je n’en avais plus vu depuis la Momie et le roi Scorpion ! J’ai opté pour Sahara de Breck Eisher, sorti en 2005

Résumé:

Pour Dirk Pitt, explorateur, scientifique et aventurier, découvrir cette pièce de légende n’était que le premier pas vers l’aventure la plus risquée de sa vie et une incroyable légende historique…
Avec son inséparable partenaire et ami, Al Giordino, Dirk se lance dans une chasse au trésor qui va les conduire dans les régions les plus reculées d’Afrique, sur les traces d’un navire mystérieusement disparu avec sa cargaison secrète. Ils vont rencontrer le Dr. Eva Rojas, une femme médecin persuadée que le trésor caché a un lien avec une menace redoutable pour le monde…
Face aux obstacles, aux mystères et aux pièges, Dirk, Al et Eva ne pourront compter que sur eux-mêmes. Ce n’est pas à une énigme qu’ils s’attaquent mais à deux, et chacune peut leur coûter la vie…

Mon avis:

Sorti à la même époque que Batman Begins, ce film d’aventure est totalement passé à la trappe et quel dommage !

L’histoire commence comme un Indiana Jones. Dirk Pitt est une sorte de roturier chercheur de trésor, qui aime l’aventure, la recherche et la bagarre. Il est accompagné par son partenaire Al Giordino, un joyeux luron italien au look de vacancier. Il décide avec son équipe de chercher un navire disparu il y a tellement longtemps… que le désert à remplacer l’eau où il a sombré.

Parallèlement, Eva Rojas, une jeune infirmière, découvre une inquiétante maladie au sein des villageois affricains qu’elle soigne. Sa rencontre pour le moins mouvementée avec Dirk va l’amener à découvrir une sombre affaire d’eau polluée.

Entre chasse au trésor, catastrophe écolo et magouilles sans scrupule, le film ne manque pas de rythme, même si l’histoire est assez classique. J’ai bien aimé le mélange d’aventure, d’écologie, d’amitié et d’action. Le casting y est pour beaucoup.

Si Matthew McConaughey campe un Dirk assez (trop?) proche d’Indiana Jones, j’ai eu un vrai coup de coeur pour son acolyte, Al, interprété par Steve Zahn, plein d’humour et d’audace ! C’est un personnage très attachant…aux faux airs de Micheal JFox, par moment ! Autre surprise, Lambert Wilson, qui décidément, adore jouer les dandy coincés ! Son personnage sournois et lâche lui va à merveille !

Autre acteur, très connu pour ses seconds rôles, l’excellent William H. Macy, dans le rôle d’un amiral, qui fait office de « chef » à Dirk. Le voir avec une barbe le change complètement ! J’ai bien aimé son personnage discret mais non moins crucial dans l’histoire.

Enfin, Pénéloppe Cruz y joue un rôle assez sobre. Eva est aux antipodes d’une jeune fille en détresse. Elle s’adapte vite aux événements, et j’ai bien aimé son côté bad-ass ! Le gros plus de ce film, c’est aussi que les scènes « romantiques » ne sont pas nombreuses, mais insérées judicieusement dans l’histoire. Pénéloppe et Matthew ont une assez belle complicité, sans être pour autant le couple du siècle. Ils dégagent plus de « camaraderie » que de romance, j’ai trouvé !

Les décors sont bien faits, les cascades parfois un peu trop poussées mais vues au second degré, ça donne un côté très fun au film ! Visuellement, c’est très réussi !

Un film d’aventure sympathique, entre Indiana Jones et James Bond : de l’action, de l’humour, un brin de séduction et une musique d’enfer !

Joyeux Noël Mdagascar

Rien de tel qu’un petit Dreamworks spécial fêtes pour sortir de la morosité ! Cette année, c’est la bande de Madagascar qui reprend du service !

Résumé:

Le Père Noël et ses rennes se crashent sur l’île de Madagascar. Impossible pour eux de repartir : le Père Noël a perdu la mémoire ! Le lion Alex, le zèbre Marty, l’hippopotame Gloria, la girafe Melman et les manchots loufoques n’ont plus qu’une mission : sauver Noël…

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver notre petite troupe, à l’origine d’un zoo de New York, dans leur habitat naturel ! Mais ayant grandi parmi les humains, la vie sauvage les…ennuie parfois ! Et plus particulièrement Alex, qui a le blues de sa popularité au zoo ! Les pingouins ne sont pas en reste, ils végètent un peu dans leurs « entrainements militaires » ! Sans compter que le chafouin lémurien Julian n’en a pas fini avec eux ! 

Et voilà qu’un mystérieux personnage se crashe sur l’île: Le Père Noël, ni plus ni moins ! Le hic, c’est que le pauvre Klaus est amnésique et ne pense plus qu’à faire la fête sur cette île paradisiaque ! Pire: les rennes se révèlent être des être hautains, en guerre depuis des siècles contre…les pingouins du Pôle Nord dont ils ont pris le territoire ! Très bien vu cette rivalité inattendue, qui casse l’image bienveillante de ces créatures !

C’est du coup Alex et ses amis qui s’y collent pour la distribution des cadeaux, et ce n’est pas de la tarte ! De son côté, le père Noël découvre la personnalité sournoise du roi Julian et essaie, malgré son amnésie, de lui faire comprendre la joie d’offrir.

Toujours aussi colorés et plein d’humour, cette animation inédite donne la pêche et assène ici et là de jolis messages: la joie de donner et de recevoir, l’importance de l’amitié, la nostalgie d’un endroit aimé, le tout dans une belle ambiance festive!

À voir comme un épisode spécial, pour ceux qui ont déjà vu la saga des films !

Une immense sensation de calme

 En ce moment, je lis moins qu’à l’accoutumée. De dévoreuse de livres, je passe à « savoureuse » ! Je suis devenue plus exigeante dans mes choix de livres. De plus, j’ai des envies d’évasion, de nature, de rudesse. Et je suis tombée sur ce livre !

Résumé:

Au cœur d’une étendue enneigée, une jeune fille rencontre Igor, un être aussi étrange que magnétique. Presque sans échanger un mot, elle va le suivre à travers une nature souveraine et hostile, portée par ce que la jeunesse a d’insolence. Mais plus elle semble proche d’Igor, plus le mystère qui l’entoure s’épaissit. Jusqu’à ce qu’une tempête les précipite tous deux dans la tourmente, révélant les légendes et les souvenirs de ceux qu’illumine le côtoiement permanent de la mort et de l’amour.

Mon avis:

Quel voyage !  Cette chronique est difficile à écrire tant ce livre est singulier ! La nature sibérienne illumine le récit; c’est un pays âpre, glacial où les habitants parlent peu. L’héroïne de l’histoire (dont on ne connaît pas le nom), tombe en fascination devant Igor, un homme aussi sauvage que fascinant. Leur histoire d’amour est à l’image de leur pays:  rude, sans mots inutiles, tout dans l’instant, l’envie. L’autrice nous relie à notre propre animalité, à une vie simple, sans interrogations stériles.

Ce sont aussi deux histoire d’amour qui se croisent. Deux amours interdits, où les non-dit de famille affluent à la surface sans jamais dire tous leur secrets. Igor est un être pur et incompris, qui ne sent bien qu’en pleine nature. Sa présence en impose, et même la naratrice fait profil bas. Très intriguante aussi, la vieille Grishka, une « guérisseuse », trop belle en son temps de jeunesse. Un personnage fort et mélancolique, qui porte ses blessures avec dignité. Puis, progressivement, on bascule dans un monde quasi-mystique ! J’avais presque l’impression de lire du Jean Giono à la sauce scandinave !

L’écriture est magnifique dans sa fausse simplicité. Les mots sont choisis avec soin, nous emportant dans une tempête tant météorologique que sentimentale. Au début, l’ambiance est sèche, comme une sorte de désert froid. J’ai frissonné au milieu de cette terre hostile qui ne laisse aucun répit ! Et puis, plus l’histoire avance, et plus je me suis enfoncée dans une fascination qui ne m’a plus quittée jusqu’au dernier mot ! 

Un petit bijou de lecture hivernale, à savourer au coin du feu !

« L’Ascension » de Ludovic Bernard

Hello à tous ! Aujourd’hui, je devais regarder un film romantique pour mon challenge de films… mais rien ne me convenais vraiment. Et puis finalement, j’ai opté pour un film adapté d‘une histoire vraie !

Résumé:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là… D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Mon avis:

Une histoire digne d’un conte de Noël ! Ça fait tellement de bien de voir des parcours inspirants comme ça ! On dira ce que l’on veut, mais pour moi, ce film devrait faire partie des classiques à voir !

Samy Diakhaté est un jeune d’origine sénégalaise de la Cité des 4000 à La Courneuve. Comme beaucoup de ses copains, il est au chômage mais veut s’en sortir. Depuis le collège, il est amoureux de Nadia, employée du supermarché du quartier, d’origine maghrébine. Samy est un jeune homme gentil, d’une timidité adorable avec Nadia. Mais celle-ci reste sur la défensive, ce qui m’a d’abord un peu agacée, même si je comprends son point de vue.

Et voilà que sur une boutade, Samy fait un pari insensé: gravir l’Everest, le Toit du Monde ! Lui qui peine rien qu’à trouvé un boulot ! Sans avoir ni expérience de l’alpinisme ni même entraînement physique, il se jette dans l’aventure avec la ferme intention de prouver à sa belle qu’il n’est pas un tocard ! Le choc de la réalité du défi est rude. Mais il en faut plus pour le décourager.

Ce film est à la fois une leçon de courage et une jolie histoire d’amour. 

Pour Samy, son apprentissage est très dur mais aussi très intéressant. Il apprend l’endurance physique, l’importance de chaque souffle, l’instant présent perpétuel, indispensable à la survie. L’économie des mots, le poids du matériel. Le froid, la soif, le manque d’oxygène … Il découvre aussi une autre forme de solidarité, et les habitants du Népal, capables de porter des poids inimaginables !

Enfin, au milieu de tout ça, il s’accroche à son amour pour Nadia, qui lui donne la force d’avancer jusqu’au bout.

En parallèle, Nadia, en suivant les aventures de Samy, évolue, elle aussi. Elle doit affronter la colère de la mère de ce dernier, terrifiée de savoir son fils dans une épopée aussi dangereuse. Elle découvre aussi la solidarité de tout le quartier, ainsi que la radio locale !

 J’ai pu découvrir une autre facette d’Ahmed Sylla, dont je connais quelques sketchs. Ici, il nous offre ici une prestation touchante, sans être larmoyante. Son jeu sobre m’a beaucoup plu ! Un talent à suivre donc ! Quant à Nadia, elle prend les traits d’Alice Belaïdi, que je ne connaissais pas du tout, par contre ! Et là aussi, pas de trémolo, un jeu tout en douceur. J’ai bien aimé ce couple, bien qu’on le voie peu à l’écran ! Les paysages sont magnifiques, et la musique, parfaite. 

Un film inspirant, drôle et positif, qui change des romances guimauve et des films à Père Noël ! J’ai beaucoup aimé !