Vicky Rawlins: le land Art à son apogée

Pinterest est une véritable mine d’or pour découvrir des artistes hors du commun ! En grande fan de nature et plus particulièrement du Land Art, (voir article) je suis tombée sur une petite perle !

Vicki Rawlins est une fleuriste qui vit à Chicago. Dans un travail d’une finesse et d’une poésie hors pair, elle réalise de somptueux portraits végétaux… qu’elle prend ensuite en photo ! Le résultat est juste bluffant Que ce soit des scènes de la vie de tout les jours…

 

où de superbes portraits de femmes ,rien n’est fixé de quelques manière que ce soit. Du land art à son apogée ! Dans sa fiche de présentation, elle dit que cet art est au départ thérapeutique pour elle et qu’elle veut montrer tout ce que l’on peut faire avec « de l’éphémère » !

Une superbe artiste que je vous invite à découvrir sur le site  Sister Golden et bien évidemment Pinterest !

 

Défi de Noël: un jour, un film !

Ho ! Ho ! Ho ! à tous ! Cette année j’ai décidé de faire un Calendrier de l’Avent un peu spécial pour les fêtes: Un Calendrier de films ! Histoire de changer un peu !

1er Décembre : Un film de ton enfance

2 décembre : Une comédie de Noël

3 décembre : Un dessin animé (Disney ou non)

4 décembre : Un documentaire

5 décembre : Une comédie romantique (de Noël ou non)

6 décembre : Un film Fantastique

7 décembre : Un livre adapté en film

8 décembre : un film en Noir et Blanc

9  décembre : un épisode de Noël (série de ton choix)

10 décembre : film de science-fiction

11 décembre : une Biopic

12 décembre : un film se déroulant dans le désert (au moins un scène)

13 décembre : une comédie romantique ET fantastique

14 décembre : Un film en costume, pas forcément de Noël

15 décembre : un film musical

16 décembre : un film à voir à deux (romantique ou non)

17 décembre : un film qui fait (pas trop) peur

18 décembre : un film non jeunesse dont le héro est un enfant

19 décembre : un film que ton entourage déteste mais que tu adore

20 décembre : un film que ton entourage adore mais que tu déteste

21 décembre : un film dont tu as loupé la sortie ciné

22 décembre : un film dont tu as vu la sortie ciné

23 décembre : un court-métrage

24 décembre : un film où il y a de la cuisine

25 décembre : un film qui t’as fait pleurer

Je vous souhaite un bon visionnage !

« Respire ! » de Maud Ankaoua

Hello à tous ! En attendant mon défi de noël, (hâte de vous en parler !), je continue, tant bien que mal mes lectures.  Et, aujourd’hui , je vais vous parler d’un livre gracieusement offert par ma maman !

Résumé:

Malo, 30 ans, virtuose de la stratégie, est appelé à Bangkok pour redresser une entreprise en dificulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit ! Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de 30 jours de la vie du jeune homme, elle le met au défi . Sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences susceptibles de modifier le cours de son destin ?

Mon avis:

Il y a deux grande tendance littéraire depuis quelques années; Le roman « feel-good » et les manuels de développement personnel. Maud Ankaoua décide de mélanger les deux et nous donne une histoire… qui sent le réchauffé à plein nez !

Malo, 30 ans, est un petit génie de la finance à qui tout réussit, du moins, professionnellement. Séduisant et charismatique, il n’a pas son pareil pour rebooster les PDG en manque d’objectif. Mais son arrivée dans une entreprise de Thaïlande est plus corsée que prévue.

En effet, le patron, dépressif et alcoolique, en vient à maltraiter psychologiquement ses employés, rendant la vie au bureau intenable. Les semaines, puis les mois passent …

Le jeune cadre, s’il était confiant au début, est vite dépassé par l’ambiance stressante et oppressante de l’entreprise. Jusqu’au jour où il surprend une conversation qui le choque profondément.

Sa vie va être bouleversée de façon inattendue… par un petit bout de femme en apparence toute frêle, mais qui lui ouvrira de nouvelles perspectives de vie.

Des thèmes intemporels sont abordés, comme l’ambition dévorante, la famille, l’alcoolisme,  ou les regrets, pour ne citer qu’eux. Les personnages sont sympathiques… mais bien trop fades ! J’avais l’impression de voir une de ces tragi-comédies bien larmoyantes sur TF1 !

C’est d’autant plus frustrant que j’ai deviné le « twist » final à des kilomètres !

Dommage, car l’écriture est pétillante et donne des conseils de vie judicieux. Malheureusement, le côté « feel-good » du livre est poussé à un point tel, qu’il en efface le relief de certains personnages. Je pense notamment au père de Malo ! J’aurai aimé une confrontation père/fils plus… mordante, je sais pas !

J’ai en revanche adoré la « femme de ménage », qui noue une vraie complicité avec Malo. Leur relation m’a au final bien plus touchée que la vie amoureuse de ce dernier, complètement tarabiscotée ! En fait, Malo a un vrai problème de communication ! Un comble, vu son métier !

Même le cadre exotique du roman est peu mis en avant : alors qu’on est en Thaïlande, quand même ! Même si  la culture locale n’est pas le sujet principal, je m’attendais à un peu plus d’exotisme !

Un livre, pas déplaisant, mais pas innovant non plus ! Dans la même veine, j’ai préféré  Laurent Gournelle !

« Souvenirs de Marnie » de Ghibli (2014)

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à une nouvelle chronique Ghibli ! Je vais bien finir par tous les voir ! Cette semaine j’ai choisi Souvenirs de Marnie, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, de qui on doit le magnifique Arietty !

Résumé:

« Anna, une jeune fille solitaire, est envoyée en bord de mer pour soigner son asthme. Sur place, en se baladant, l’adolescente découvre une vieille maison délabrée au milieu des marais, qui, le soir venu, semble habitée. Elle y fait la connaissance de Marnie, une jeune fille blonde et mystérieuse… »

Mon avis:

Encore une fois, j’ai été envoûtée par cet animé ! L’histoire est inspirée du roman When Marnie Was There de Joan G. Robinson.

Anna, une jeune fille solitaire et timide, a perdu sa famille très jeune et vit avec ses parents adoptifs. Suite à des problèmes respiratoires, sa mère adoptive décide de l’envoyer chez des parents à elle : Setsu et Kiyomasa Oiwa, un couple jovial et sympathique qui vit en bord de mer. Mais l’intégration d’Anna est compliquée au village; entre son caractère fermé et ses yeux bleus d’occidentale, elle est vue comme une curiosité, ce qu’elle ne supporte pas. 

Un jour, en se promenant, Anna découvre une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Cette maison inhabitée a la réputation d’être hantée. Mais ce n’est pas ça qui fascine la jeune fille. Elle a déjà vu cette bâtisse, elle en est sûre ! Elle est d’autant plus troublée que le soir venu, il lui semble voir une jeune fille blonde à la fenêtre. Ainsi commence sa rencontre avec Marnie.

Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue. J’ai tout de suite adoré Anna, une jeune fille garçon manqué et sombre qui cache tant bien que mal un mal être profond. Sa rencontre avec Marnie, jeune fille diaphane et lunaire, va mettre en lumière un lien fort qui va au delà du temps et des mots. J’ai été très intriguée par cette jeune fille, qui semble sortir d’un roman de la comtesse de Ségur, tant dans son apparence que dans son histoire ! 

J’ai aimé aussi les personnes du village: un vieux marin mutique, une ado rondouillarde et curieuse, et Sayaka, une petite fille à couette fascinée par l’histoire de « La Maison du Marais ». Sa curiosité et son caractère vif sauve le film du trémolo et du pathos. Ce film parle d’amitié, de deuil, de non-dit, de famille et de pardon. Mais il y a aussi des scènes tendres et une pudeur touchante.

Le dessin est coloré et doux, surtout dans les scènes de nature. On reconnaît là la patte du réalisateur d’Arietty, qui m’avait éblouie avec ses jardins de fleurs ! 

Un très bel animé, tendre et touchant, qui fait réfléchir.

 

Voyage vers la Lune

Hello à tous ! En attendant mon prochain défi pour Les fêtes, j’ai voulu voir un petif film d’animation Netflix qui m’avait l’air plutôt original: Voyage vers la Lune, réalisé par Glen Keane et John Kahrs. On leur doit notamment l’excellent Raiponce de Disney et (pour John Kahr) l’émouvant court-métrage Paperman.

Résumé:

Aussi brillante que passionnée de science, une jeune fille déterminée construit une fusée pour se rendre sur la lune et prouver l’existence d’une légendaire déesse lunaire ! C’est alors qu’elle se retrouve embarquée dans une quête inattendue et qu’elle découvre un univers féerique peuplé de créatures fantastiques.

Mon avis:

Frustrant ! Ce film est frustrant ! Cette animation avait tout pour me plaire !

Fei Fei a perdu sa maman et ne supporte pas que son père ait trouvé une nouvelle compagne. Encore moins l’arrivée d’un « petit frère » turbulent et bien trop joyeux. Loin d’être heureuse pour son papa, Fei-Fei éprouve beaucoup de chagrin. Elle a l’impression d’être trahie. Aussi, elle décide de saisir le prétexte d’une légende locale pour empêcher son père de se remarier. Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu !

Ce film a indéniablement de nombreux atouts: Un univers coloré et poétique, des thèmes modernes comme la famille recomposée, le deuil et les souvenirs. C’est aussi la découverte d’une jolie légende chinoise, celle de Chang’E, la déesse de la Lune.

J’ai beaucoup aimé cette légende où une superbe princesse exilée sur la Lune, se languit de son amour perdu. Chang’E est un personnage, plus lunatique que lunaire, qui m’a fait penser à la Reine des Neiges ( la vraie, pas celle de Disney ). Un coeur tellement rongé de solitude et de chagrin, qu’il se coupe du monde et de ses proches.

Le face-à-face entre Chang’E et Fei-Fei est, en cela, très intéressant. Il y a d’abord la Joie de découvrir que la légende est vraie. Mais surtout la mise en miroir de sa propre Solitude, forgée dans le Chagrin…mais aussi la peur de l’oubli.

Fei-Fei doit non seulement affronter le deuil de sa mère mais aussi accepter l’arrivée d’une nouvelle famille qui ne demande qu’à la connaître. Pour ça, j’ai trouvé l’histoire intelligente et d’une belle modernité. 

Bref, l’histoire a, comme je l’ai dit, de bons filons à exploiter.

Mais problème: Ça chante quasiment tout le temps, plus que dans un Disney ! Et ça finit par gonfler à force !

Certains personnages auraient pu être mieux développés comme le père de Fei-Fei. Leur relation est très peu montrée au final, ce qui est dommage ! De même pour la (future) belle-mère, qui me semblait bien sympathique. Mais il y a tout de même le petit frère, plein d’énergie et une adorable lapine ! 

Bref, les chansons sont non seulement trop présentes… mais manquent cruellement d’émotion ! J’imaginais une Lune moins…disco dans son ambiance, un monde à la Princesse Kaguya, onirique et subtil avec des sons plus… asiatiques surtout !

Le contraste entre la musique pop et l’histoire aurait pu être fun… mais ça m’a vite gonflée, en fait ! J’ai trouvé que ça gâchait une belle histoire. 

Une petite déception, donc, car cette animation avait de bonnes bases et un très bel univers graphique !

Amélie Poulain

Hello à tous ! En ces temps un peu gris, (dans tous les sens du terme), j’ai décidé de mettre un peu de couleur! J’ai ainsi voulu redonner une chance au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet !

Résumé:

« La vie d’Amélie est semée d’évènements insolites et parfois traumatisants. Serveuse dans un bar de Montmartre, elle aime observer les gens et faire le bien autour d’elle. Elle invente pour cela toutes sortes de stratagèmes pour intervenir dans la vie des autres sans se faire voir. Au fil des rencontres, elle fait la connaissance de Nino, un drôle de jeune homme qui collectionne les clichés abandonnés dans les Photomatons. »

Mon avis:

Je retire toutes mes médisances sur ce film ! Plus qu’un joli décor désuet et rétro, Amélie est un conte frais et optimiste qui fait vraiment du bien ! Et au final, il n’est pas si niais que ça sous bien des égards. 

Déjà, Amélie a grandi dans une solitude telle qu’elle se réfugie dans son imaginaire fantasque pour ne pas souffrir davantage.  Elle aime les plaisirs simples et observer la vie des autres depuis le Café du Moulin où elle est serveuse. C’est une femme-enfant un peu paumée qui a du mal à se lier aux autres. Mais un événement inattendu va lui faire prendre une décision assez farfelue: puisqu’elle n’arrive pas à embellir sa vie, elle va s’occuper de celle des autres ! De confidences touchantes en revirement inattendu, Amélie va, peu à peu, s’ouvrir au monde…

J’ai bien aimé la façon dont Amélie observe le monde et les gens, sans cynisme, avec  beaucoup d’amusement. Au fil de l’histoire, le narrateur nous présente toute une série de personnages, parfois agaçants, parfois truculents, presque toujours attachants.

De la copine Hôtesse de l’air à la collègue « guérisseuse », de l’hypocondriaque buraliste à la concierge nostalgique, on s’amuse et on s’émeut de ces petites tranches de vie ordinaires. Cependant deux personnages ne sont pas aussi sympathiques. Il y a d’abord Joseph, un homme amer, posséssif et jaloux. Il n’en finit pas de ruminer ses aigreurs au point d’en devenir détestable. Mais ce n’est rien par rapport à Colignon, l’exemple type du franchouillard raciste et méchant. Il est le seul auquel Amélie refuse de « faire le bonheur ».

Enfin, il y a le mystérieux « Homme de verre », le vieux voisin d’Amélie qui passe son temps à peindre le même tableau de Renoir. En grand-père bougon et bourru, c’est lui qui va aider Amélie à faire le Grand Saut de sa Vie: oser aborder Nino, un jeune homme aussi rêveur et marginal qu’elle. 

Très joli personnage, ce Nino: timide, il parle peu, mais sa passion pour collectionner les trucs inutiles vont l’amener à une curieuse affaire de photo … et d’une jolie justicière en Zoro ^^.  Nous retrouvons des tête connues de l’univers Jeunet, notamment Dominique Pinon, parfaitement détestable dans le rôle de Joseph !

Bonne surprise pour Jamel Debbouze, qui nous fait un jeune homme bien plus sobre et sensible que dans ses autres rôle. Je regrette juste que le réalisateur lui ai donné un nom occidental dans le film ! Ç’aurait été plus réaliste s’il lui avait mis un nom arabe. L’impact raciste aurait été d’autant plus fort pour Colignon ! Dans le rôle de celui-ci, Urbain Cancellier se prête au jeu avec un plaisir sadique.

Mais j’ai aimé l’atmosphère, la photographie, les costumes et le romantisme du film.

En fait, je crois que si je l’ai autant aimé aujourd’hui, c’est  parce que j’ai, plus que jamais, envie de voir de la poésie dans des banalités de tous les jours, et de garder mon âme d’enfant.

En tout cas, j’ai adoré redécouvrir la beauté rétro et colorée de ce film. Ça m’a fait le plus grand bien en cette période  !

Poésie du jour

J’avais juste envie d’un peu d’air pur et de légèreté ! Voici un poème qui m’a beaucoup émue.

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire,  « Les Fleurs du mal »

Playlist de novembre

Hello à tous ! Aujourd’hui, petite playlist pétillante pour garder le moral.  Je vous envoie toutes les bonnes ondes possibles en ces temps troublés…

  • On commence avec une belle découverte électro française ! Elephanz et le génial Blowing like a Storm !

 

  • Dans un style plus country bad-ass, le jeune anglais Barns Courtney, m’a juste bluffée ! Je ne m’attendais pas à une voix pareille ! Voici le très bon Glitter and Gold !

 

  • Un petit classique avec Sting et An English Man in New YorkIndémodable 

 

  • Et on termine sur une note enfantine avec Evergreen et le très mignon Penguins & Moonboots ! Le clip est trop chou !

Et vous, vous écoutez quoi pour vous rebooster ?

Vincent Van Gogh

Hello à tous ! Aujourd’hui, j’ai eu envie de rendre hommage à un artiste que j’admire depuis des années.  J’ai toujours été fascinée par ses toiles et sa vie rude.

Vincent van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, près de la ville de Breda, aux Pays-Bas. Il grandit au sein d’une famille de l’ancienne bourgeoisie. Le père de Vincent, Théodore, est pasteur, et plusieurs de ses oncles sont marchands d’art à Bruxelles. Théodore et sa femme Anna Cornelia auront six enfants, dont l’un, Théodore (dit Théo, 1857-1891), jouera un rôle essentiel dans la vie du peintre.

Vincent sera d’abord scolarisé à l’école de son village, puis en internat, à Zevenbergen et enfin au collège Guillaume II de Tilburg à partir de 1866. Il quitte ce collège en 1868 pour revenir chez ses parents. Le caractère instable, mais doué pour le dessin du jeune homme incite ses parents à le placer en apprentissage à La Haye chez Goupil & Cie, filiale de l’entreprise parisienne, qui commercialise des dessins et reproductions artistiques. A la fin de son apprentissage, qui se déroule bien, Vincent van Gogh est embauché dans l’entreprise.

Il tentera de faire carrière à La Haye dans les filiales à Bruxelles, Londres et Paris. Après 5 années, il commence à avoir du dégoût pour le commerce de l’art et est congédié. S’isolant de plus en plus, il se tournera alors vers la religion.

De retour en Angleterre il est employé comme professeur suppléant dans un internat puis comme assistant dans une église méthodiste. Aux Pays-bas, il travaille dans une librairie, étudie la théologie, mais échoue aux examens. Il devient alors prédicateur et s’engage aux côté de mineurs de charbon du Borinage, près de Mons, en Belgique.

On découvre alors un homme engagé et fougueux, solidaire des ouvriers, se logeant aussi pauvrement qu’eux, descendant dans la mine et sauvant même un mineur à l’occasion d’un coup de grisou. Son comportement rebelle, plus proche d’un résistant politique qu’un membre du Clergé,  lui attire les foudres de l’Église et il devra renoncer à sa mission.

Son retour au domicile familial en 1879-80 lui donnera un période de dépression telle, qu’elle conduira à un conflit entre Vincent van Gogh et son père.

Durant les années écoulée, Vincent van Gogh a beaucoup dessiné sans avoir de véritable formation. Ce n’est qu’en 1880, qu’il s’inscrit à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles. Il travaille aussi dans l’atelier du peintre Anthon van Rappard (1859-1892).

Après un séjour de plusieurs mois chez ses parents fin 1881, il s’installe à La Haye où il reçoit les leçons du peintre Anton Mauve (1838-1888), son cousin par alliance: étude de la perspective et peinture à l’aquarelle d’abord, puis peinture à l’huile. Vincent van Gogh travaille, lit, apprend beaucoup à La Haye. Il envoie ses tableaux et ses dessins à son frère Théo qui travaille désormais à Paris pour Goupil & Cie et verse une pension à son frère. Mais Théo ne trouve pas le travail de Vincent assez abouti et celui-ci détruit de nombreuses créations.

De septembre à décembre 1883, Van Gogh vit seul à Drenthe, dans le nord des Pays-Bas. Il se consacre totalement à sa peinture qui est axée sur des scènes paysannes ou artisanales (tissage), des portraits de paysans et des paysages. Il rejoint ensuite ses parents qui vivent désormais à Nuenen. Il dispose d’un petit atelier où il poursuit son travail dans la même veine qu’à Drenthe. C’est la période sombre de Van Gogh, se caractérisant par une palette réduite ignorant totalement les couleurs vives. Mais, avec la maîtrise du dessin et le regard unique porté sur le monde, le grand artiste apparaît à cette époque. Évidemment, des influences conduisent le peintre vers cette peinture réaliste et pessimiste. C’est à cette époque que Van Gogh réalise un tableau désormais célèbre, Les mangeurs de pommes de terre.

Au cours de son séjour chez ses parents, Vincent s’éprend d’une voisine, Margot Begemann, qui tente de se suicider. Son père meurt en mars 1885 d’une crise cardiaque. Ces évènements tragiques l’amènent à repartir. Il séjourne quelques mois à Anvers fin 1885-début 1886, puis décide de rejoindre son frère Théo à Paris.

Théo, qui gère désormais à Montmartre la galerie Boussod, Valadon & Cie, loue un appartement à Montmartre où il accueille son frère. C’est par son intermédiaire que Vincent va  rencontrer de nombreux artistes, impressionnistes ou non. Parmi eux, citons Camille Pissarro, Georges Seurat, Henri Rousseau, Paul Cézanne. Les impressionnistes organisent en 1886 leur huitième et dernière exposition.

En 1886-87, van Gogh étudie à l’école de peinture de Fernand Cormon (1845-1924), professeur à l’École de Beaux-arts de Paris et qui avait créé une école privée appelée Atelier Cormon. Il y rencontre Émile Bernard et Henri de Toulouse-Lautrec qui lui fait découvrir la vie nocturne de Montmartre. Il entame une liaison avec Agostina Segatori (1841-1910), modèle de nombreux peintres et tenancière du Café Tambourin.

La découverte des tendances novatrices de la peinture française conduit Van Gogh à éclaircir considérablement sa palette. Impressionnisme, pointillisme, synthétisme bouleversent l’horizon des possibles chez le grand artiste, qui évolue à une vitesse prodigieuse, comme si le temps allait lui manquer. Il peint des natures mortes, des portraits, de scènes de rue, faisant exploser les couleurs. Mais les abus de la vie nocturne et de l’absinthe n’améliorent pas son état psychologique.

En février 1888, Van Gogh quitte Paris et s’installe à Arles. La lumière méditerranéenne réveille totalement le style du peintre. Il parcourt la région et réalise des paysages, des scènes de moissons, des vergers en fleurs, des portraits. La première série des tournesols date de cette période. Les tableaux sont envoyés à Théo à Paris mais ne trouveront toujours pas preneur. 

Gauguin vient rejoindre van Gogh à Arles en octobre 1888 dans le but de travailler ensemble. Mais tout oppose les deux artistes, style, personnalité, approche de la peinture. Le 23 décembre, van Gogh menace Gauguin avec un rasoir et s’automutile l’oreille droite. Théo fit le voyage depuis Paris pour assister son frère, qui fut hospitalisé. Dès le 7 janvier 1889, le peintre est à nouveau à son domicile où il peint Autoportrait à l’oreille bandée.

La célèbre Nuit étoilée, peinte durant son séjour à l’asile

Mais la santé mentale de van Gogh se dégrade rapidement. Il se plaint d’entendre des voix et doit être interné en mai 1889 à l’asile d’aliénés Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence. Malgré des crises de démence fréquentes, il continue à peindre, une pièce lui ayant été réservée au rez-de-chaussée pour y installer son atelier. Van Gogh quitte l’asile le 19 mai 1890 pour se rapprocher du docteur Gachet que lui conseille son frère Théo.

Outre son activité médicale, Paul Gachet (1828-1909) est aussi mécène et peintre (il signe Van Ryssel). Il est installé à Auvers-sur-Oise, à une trentaine de kilomètres de Paris. Van Gogh loue une chambre à l’auberge Ravoux et fréquente la maison du docteur Gachet qui le suit médicalement et apprécie son travail d’artiste.

Il parcourt la campagne et réalise environ soixante-dix toiles. Mais, eu égard aux connaissances psychiatriques de l’époque, sa maladie mentale n’est pas vraiment prise en charge.

Farms near Auvers 1890 Vincent van Gogh 1853-1890

Le 27 juillet 1890, alors qu’il peint un paysage en plein air, il se tire une balle de revolver dans la poitrine. Il est capable de revenir jusqu’à sa chambre. L’aubergiste, alerté par ses gémissements, prévient le docteur Gachet, dont les soins ne sont pas suffisants. Vincent van Gogh meurt le 29 juillet 1890, à l’âge de 37 ans, dans sa chambre de l’auberge Ravoux, son frère Théo étant à ses côtés.

Théo, atteint de syphilis, ne survivra pas longtemps à son frère. Il retourne aux Pays-Bas et décède à Utrecht le 25 janvier 1891

Outre la multitude de livres sur l’oeuvre de Van Gogh, on peut voir aussi quelques films où de nombreux acteurs ont incarné le peintre: Kirk Douglas, Jacques Dutronc, Wilem Dafae, Benedict Cumberbatch... et même une version animée sur l’enquête de sa mort !

Je reste toutefois sensible à la très émouvante version de Tony Curran, qui m’a fait pleurer dans la cinquième saison  du Docteur Who