« Un monde à portée de main » de Maylis de Kerangal

Il y a des livres comme ça, qui semblaient vous attendre. Une jolie couverture, un titre intriguant, un nom inconnu. J’ai trouvé ce livre par hasard, en flânant pour faire mes courses… et je suis tombée direct dedans !

Résumé:

À vingt ans, Paula entre dans le prestigieux Institut de peinture de Bruxelles. Elle y apprend à copier les surfaces qui composent le monde, à donner l’illusion des matières vivantes. Les nuits blanches s’enchaînent, les sentiments tournoient. Des studios de cinéma de Cinecittà, à Rome, au fac-similé de la grotte de Lascaux, elle s’immerge dans le travail. Sous son pinceau, les images enchevêtrent le passé et le présent, le loin et le proche, la fiction et la vie. Si Paula veut comprendre le monde qu’elle peint, il lui faudra d’abord le saisir de ses mains.

Mon avis:

Enfin, un livre où je peux m’identifier totalement au personnage principal ! 

Paula se découvre une âme d’artiste et entre dans une prestigieuse école de peinture à Bruxelles. Ses parents sont surpris de son choix mais elle n’en démord pas. Et là commence sa vie d’étudiante, entre peinture et cafés, loin de son confort parisien.

Elle apprend l’art du trompe-l’oeil, les heures de labeur, la complexité des nuances. J’ai adoré la façon dont la jeune femme s’immerge totalement dans son futur métier: la matière, la technique, la couleur, l’effet et surtout lobservation. La sévérité de sa formatrice ne la rend que plus endurante et tenace. 

Et il y a aussi ses ami(e)s. Kate, la rockeuse rebelle. Et enfin, le beau Jonas, le Pygmalion qui l’aide à s’ouvrir sur le monde pour mieux le peindre. Un jeune homme séduisant et discret, brillant et oui, un peu beau parleur par moment !

Paula se fond dans l’art avec apréhension d’abord, puis avec une passion presque dévorante. Elle découvre son propre Feu sacré. Elle ouvre grand les yeux, tente de montrer sa propre vision de la vie. Elle découvre ensuite les voyages, le marché du travail, les barrières de langues, la vie d’adulte, quoi.

J’ai adoré cette femme atypique, qui se forge sa propre place, sans regarder en arrière. Elle apprend l’indépendance, mais aussi la solitude et la précarité. Elle s’adapte, observe, agit en fonction de son ressenti, tout en se détachant des « conseils » plus ou moins utile de son entourage. 

J’ai vraiment adoré l’écriture ! Poétique, précise, riche. On pouvait presque « sentir » la peinture  ! J’aurais voulu au moins une centaine de pages en plus, voir comment Paula vieillirait. 

Mais ce n’en n’est pas moins une lecture envoûtante, un bel hommage à l’Art et aux questions qu’il suscite.

Une claque magistrale ! J’ai adoré !

 

 

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