Distance médiatique

La vie continue. Ces trois mois étranges auront eu un impact sur chacun(e). Même moi. Pourtant, au départ, je n’y ai pas vraiment cru. Et puis, je suis sortie et là, je suis passée par plusieurs émotions :

Tout d’abord l’incrédulité. Voilà qu’un virus nous empêche de sortir, de faire nos courses. De voir nos proches. Peu de voitures, port de masque obligatoires dans les lieu public. Les gens, déroutés, voire en pleine panique, dévalisent les supermarchés comme si c’était la fin du monde. Impossible de discuter sans passer par ce nouveau mot: Confinement.

Et chacun y va de sa petite idée: entre peur et rire jaune, indiférence et rébellion, chacun réagit en fonction de son vécu, sa personnalité, sa sensibilité. Et c’est normal !

En ce qui me concerne, je suis d’un naturel casanière, donc j’ai continué ma vie « normalement ». Il n’y a que le port du masque et l’attestation obligatoire qui ont changé mon quotidien.

Non, ce qui m’a le plus marquée, c’est la façon dont les médias ont relié les infos. Au lieu de nous rassurer, ils n’ont fait qu’ajouter de l’huile sur le feu de la paranoïa.

Un jour, les masques sont inutiles, puis le mois d’après obligatoires, un jour c’est blanc, un jour c’est noir.  Le défilé des journalistes et scientifiques nous ont pressé le citron à un point tel qu’on ne sait plus quoi penser. Pour moi, une seule solution s’impose: la distance médiatique.

Enfin du Silence. Pour penser, pour observer. Pour respirer, aussi.

Et pour la première fois, je découvre que ce que je croyais un défaut est une grande qualité: vivre l’instant présent. Car ma vie n’était pas si différente avant. Je n’ai jamais fait de projet à long terme par prudence et j’ai bien fait. Hé oui, ça sert d’être une introvertie casanière !

Je dispose d’un temps illimité où je peux faire ce que je veux: lire un livre, écrire un texte ou un poème, créer, profiter la nature. Et ça fait du bien d’entendre les oiseaux chanter, de ralentir le rythme, de vivre pleinement.

Les médias nous maintiennent dans la méfiance, la peur de l’avenir, le jugement, et (pire) l’apathie. Mais ça, pour moi, c’est terminé.

Aujourd’hui, place au Réveil. J’ai bien l’intention de réaliser mes projets, d’aimer la vie et les gens. Je continue d’écrire car j’aime ça.  Je lis, peins, dessine.

Et surtout, j’aimerais laisser un peu de magie dans ce monde.  Au moins pour un temps.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s