Kyan Khojandi: Pulsions (spectacle)

Hello à tous ! Pour débuter ce premier article sous mon nouveau nom, j’ai décidé d’enrichir ma rubrique spectacles: théâtre, comédie musicale, spectacle comique et autres moyen d’expression !

Kyan Khojandi, né le 29 août 1982 à Reims, est un humoriste, acteur, scénariste et réalisateur franco-iranien. Si je connaissais sa série Bref et Bloqués, c’est son spectacle « Pulsions », qu’il a mis en intégralité sur Youtube qui a retenu mon attention.

Pulsions est une plongée dans notre tête. Pourquoi déborde-t-on  d’énergie quand on est enfant? Pourquoi a-t-on des pusions sexuelles et amoureuses ? Pourquoi L’émerveillement disparait-il avec le temps?

Avec un humour potache, il partage evec nous des tranches de vies aussi hilarantes que touchantes. Nos réactions dans la vie quotidienne, les relations amoureuses 2.0, la vie, la mort, la famille.  Ses expressions (faciales et verbales) m’ont beaucoup fait rire ! 

J’ai été particulièrement touchée par l’hommage de Kyan à son père. Réussir à me faire rire en parlant d’un enterrement, fallait le faire !  

Il se dégage une véritable tendresse de ce spectacle.  J’ai pu découvrir un homme sensible, qui a son franc-parler, qui peut partir dans des délire loufoques, sans jamais tomber dans la vulgarité ou la lourdeur.

Son spectacle a aussi été adapté en livre avec la participation du dessinateur Boulet. J’ai très envie de me le procurer ! Si vous avez des films à me conseiller avec lui, je suis preneuse !

Bref. (rhô, oui, je sais, elle est facile !)  Chapeau bas, l’artiste !  

 

Blog en mue…

Ces derniers temps, j’ai des envie de changement… Ne pas toujours écrire sur des livres ou films ou musique. J’ai envie d’autres sujets.J’aime toujours écrire. Ça, ça ne change pas.  Mais j’aimerais élargir mon répertoire. Créer quelques textes peut-être. Parler, explorer d’autres thèmes, comme la spiritualité, les relations, l’énergie. Mettre un peu de poésie, de couleur. J’ai envie de m’affirmer, montrer ma vision du monde. Sans pour autant tomber dans  le piège du racontage de vie.

 

J’ai commencé ce blog en période de transition. Aujourd’hui, la mue s’achève enfin. Je sors de l’entre-deux Claire-Obscure, et je prends La plume et le Pinceau !

 

Rick et Morty (saison 1)

J’ai toujours aimé les dessins animés. Que ce soit animés japonais, Walt Disney ou même des animations françaises ! J’ai grandi avec les Simpson, Daria, Futurama… Cette fois-ci, j’ai tenté Rick et Morty, pour sortir de ma zone ce confort…et j’ai bien fait !

Rick et Morty est une série d’animation pour adultes américaine créée par Justin Roiland et Dan Harmon, diffusée depuis le 2 décembre 2013 sur Cartoon Network, dans la tranche fin de soirée Adult Swim.

La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

Mon avis:

Alors là ! Je n’aurais jamais pensé aimer ce genre d’histoire ! Mais j’étais curieuse pour le côté parodique de la série. Rick et Morty, c‘est au départ une parodie de Retour Vers le Futurqui part totalement en live !  

Ça commence par des Aliens presque mignons… aux planètes chelou, des couleurs psychédéliques et des bestioles toutes plus bizarres les unes que les autres !

Mais Rick et Morty, ce n’est pas que des aventures spatio-fantastiques. C’est surtout une famille foutraque et déglinguée. En effet, la famille de Morty tient plus de « Mariés deux enfants » que La fête à la Maison !

Tout d’abord, Rick, le « héro » grincheux de l’histoire: génie incompris, cynique et misanthrope, c’est l’anti-thèse d’un gentil Doc Brown. Il boit, il rote, jure comme un charretier. Il est aussi égoïste et irresponsable, n’hésitant pas à emmener son petit fils dès qu’il en a besoin. Dénué de toute morale, il peut se montrer intraitable envers Morty. Mais au fur et mesure, il finira par se prendre d’affection pour lui…à sa manière.

Morty est le personnage qui évolue le plus. Adolescent de 14 ans en plein crush amoureux pour sa camarade Jessica, il veut l’impressionner au moins autant que son grand-père. Mais celui-ce ne veut pas le savoir et l’entraine malgré lui dans des aventures aussi improbables que dangereuses. Au départ, il est timide, peureux, mais sa vie trépidante lui donnera plus de confiance en lui.

Beth est la mère de Morty et la fille de Rick: tout deux ont une relation aussi houleuse que compliquée. Elle est chirurgienne cardiaque pour chevaux et peut se montrer autoritaire avec ses enfants, surtout Morty, dont elle désapprouve les « sorties » avec son père. Mais ce n’est rien comparé à la relation déglinguée et immature qu’elle a avec son mari, Jerry.

Jerry est considéré comme un idiot par sa famille, et particulièrement par Rick. On lui reproche très souvent le fait qu’il soit chômeur, ce n’aide pas dans sa confiance en lui. Il faut dire qu’à la maison, c’est plutôt Beth, qui porte la culotte ^^

J’ai d’ailleurs bien aimé l’évolution de la relation parentale, assez réaliste vu le contexte. Jerry se sent écrasé par son beau-père, qui le méprise ouvertement. Mais tout les deux ont en commun une certaine maladresse. 

Enfin, il y a la soeur ainée de Morty, Summer. Alors elle, j’étais très sceptique, étant donné que c’est une jeune fille superficielle, accro au portable, ne pensant qu’a sa popularité. Sans être aussi niaise que Quinn dans Daria, elle a su cependant me surprendre par un côté bad-ass et rebelle. Elle dévelopera un certain cynisme, un point commun avec son grand-père, qui a pu colorer un peu plus le personnage.

Les épisodes sont presque impossibles à décrire tellement ça part en sucette !  

Voyages temprorels, planètes étranges, multivers invraisemblables, je ne comprenais rien à la trame de l’histoire ! Mais je voulais tellement voir jusqu’où irait le délire des scénaristes, que je me suis enfilée les 5 saisons en quatre jours ! Et certains épisodes étaient franchement gores !

C’est marrant comme le style horrifique passe mieux en dessins animés qu’en film pour moi ! Certaines bestioles n’ont rien à envier à Stranger Things ou Men in Black !

Une série pour public averti donc, que je conseille si vous aimez le trash, l’absurde et l’humour noir.

 

« Pompoko » de Isao Takahata

Je continue mes découvertes Ghibli avec un animé original qui n’est pas de Miyazaki, pour une fois !

Résumé:

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les Tanukis, emprunts d’habitudes frivoles, partageaient aisément leur espace vital avec les paysans. Leur existence était douce et paisible.
Mais le gouvernement amorce la construction de la ville nouvelle de Tama. On commence à détruire fermes et forêts. Leur habitat devenu trop étroit, les tanukis jadis prospères et pacifistes se font la guerre, l’enjeu étant de conserver son bout de territoire. Efforts dérisoires car la forêt continue de disparaître… à cause des Humains.

 

Mon avis:

Voilà un animé qui m’a beaucoup… déroutée !

Les Tanukis sont, dans la mythologie japonaise des Yokais : des Esprits de la forêt. À mi-chemin entre un chien et un raton-laveur, ils ont la faculté de changer de forme et mènent une vie prospère non sans guerre de clan et amours compliqués. 

Malheureusement, la forêt se raréfie de plus en plus à cause de leur voisins humains, qui n’ont pas conscience de la présence de ces créatures. Les humains, à force de se développer, tant dans la reproduction que l’urbanisation ont oublié leurs divinités et leur valeur première: l’Amour de la Nature !

Horrifiés de voir leur habitat détruit, certains Tanukis décident d’entrer en guerre contre ces bipèdes sans scrupules ! Nous sommes dans les années 60 et à l’époque, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont donc lancés, faisant disparaître les villages de jadis.

Je m’arrêterai là pour l’histoire. Ce que je peux dire, c’est que j’ai bien aimé la bouille de ces animaux mystiques et leur style de vie. À proximité des humains, ce ne sont que des animaux furtifs, presque invisibles. Chez eux, ils dégainent kimono, bâtons et transformation à gogo ! J’ai adoré découvrir la mythologie japonaise, pleine de mystère et d’étrangeté. L’esthétique est sympathique, même si j’ai trouvé qu’il manquait quelquechose pour être vraiment charmée.

Mais cet animé a surtout la grande particularité d’être à la fois drôle et triste, léger (dans sa forme) et grave (par son message). La fin, m’a particulièrement prise de court et m’a laissée sur un sentiment de honte quant à ma propre espèce ! Pan dans les dents !

Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai adoré, mais j’ai bien aimé cet animé pas si léger que ça !

« Lettre d’une inconnue » et « Le joueur d’échec » de Stefan Zweig

En ce moment, j’ai des envies de lecture pas trop longues. Et je me rend compte que je n’avais jamais chroniqué « Lettre d’une inconnue », suivi du « Joueur d’échecs » de Stefan Zweig: commençons par la lettre !

Résumé:

« À toi qui ne m’as jamais connue. » La lettre, anonyme s’adresse bien à lui, l’homme qu’il était et qu’il est demeuré, l’écrivain célèbre pour son talent, sa frivolité et ses conquêtes. Comment se souvenir de cette femme qui lui déclare sa passion de toute une vie, de cette adolescente de 13 ans qui l’épiait et l’adorait naguère en silence? Comment revoir le visage de cette inconnue qui se donnerait à lui, plus tard et de leur brève idylle dans Vienne enneigée?

Une bien belle et déchirante nouvelle ! Un écrivain célèbre reçoit une lettre anonyme. Et quelle lettre ! Ce n’est pas juste une déclaration. C’est une Claque Magistrale.

Cette lettre nous conte comment une jeune fille s’éveille à une passion telle, une idolâtrie si folle, que ces tourments la poursuivront toute sa vie. C’est d’abord une simple curiosité enfantine. Puis de la fascination romantique. Et enfin l’éveil des sens.

Et plus ses sentiments grandissent, plus la jeune fille s’y dissout. Elle s’oublie littéralement dans son amour pour cet homme inaccessible. Elle l’épie, l’espère, le désire. Mais elle ne recevra en retour que de petites miettes d’attention: un regard, un sourire, quelques belles paroles. La jeune fille grandit, devient elle-même une des conquêtes de cet homme. Mais jamais, il ne reconnaitra en elle la modeste jeune fille qu’il croisait tous les jours. 

Entre fantasme et déception, l’attente ardente devient frustration, amertume et surtout le pire sentiment qui soit: l’impression d’être invisible… Et pourtant, il n’y a aucune rancune dans ce texte. Juste une tendresse mélancolique. La fin m’a laissé un goût amer. Vous imaginez si Roméo avait oublié Juliette

L’écriture est très agréable, fluide, lyrique. J’ai adoré m’immerger dans la tête, le coeur, les tripes de cette femme.  Au point de trouver l’homme fade à côté. Lui, je ne l’ai pas trop aimé par contre. Ce n’est pas tant le fait qu’il ait des conquêtes. C’est plutôt la façon dont il vit complètement dans sa bulle sans se rendre compte des ravages qu’il peut faire sur les femmes qu’il convoite. Pour ça, la fin m’a beaucoup plue, car comme je l’ai dit au début, cette lettre, c’est une claque in the face !

Une histoire triste mais quel beau portrait de femme !

Le Joueur d’échecs

Résumé:

« Sur un paquebot reliant New York et Buenos Aire, une partie d’échecs entre deux passionnés que tout oppose et que le jeu réunit. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire aux allures de confession… »

Mon avis:

Autre histoire, autre ambiance ! Si la première était triste et romanesque, la deuxième est un huis clos psychologique des plus étouffant.

Le narrateur, un Autrichien en partance pour l’Argentine, est informé de la présence à bord du champion mondial des échecs, Mirko Czentović. Homme intelligent et passionné par la psychologie, il se met en tête de mieux comprendre ce curieux personnage.

Quel étrange gars que Czentovitz ! Orphelin élevé par le curé du village, les échecs sont tout ce qui l’intéresse: hermétique à toute autorité, il ne sait ni lire ni écrire, parle sans finesse et prend plaisir à battre froidement ses adversaires, surtout les bourgeois et autres intellos. C’est un homme froid, calculateur, méprisant. 

Mais voilà qu’un rival inattendu va lui donner plus de fil à retordre que prévu ! Un des spectateur de la dernière partie, M.B, se révèle extrêmement brillant pour contrer la stratégie de l’arrogant Czentowitz ! Grisés par le jeu, les spectateurs encouragent cet inconnu à enfin fermer le clapet de ce denier…

C’est là que l’histoire bascule dans une ambiance beaucoup plus oppressante ! En effet ce mystérieux M.B se révèle avoir un passé des plus tourmenté! Un passé où le jeu d’échec a une place bien particulière…et totalement différente.

Comme son rival, M.B a été obsédé par ce jeu, mais chez lui, c’était une question de survie ! Je n’en dirai pas plus sinon ceci: Pour Czentovitz, l’échec est un gagne-pain qui lui permet de se moquer de la haute-société. Pour M.B, c’était un refuge qui l’a sauvé par le passé. Mais le jeu lui est devenu aussi dangereux qu’un verre pour un alcoolique sévère.

La tension psychologique est suffocante dans cette nouvelle ! Il ne s’y passe  pas grand chose et pourtant, je suis restée fascinée par les stratégies d’échec ! Les parties sont décrites comme une sorte de « boxe mentale » où les coups les plus subtils sont permis ! Si je suis restée de marbre pour le taciturne Czentovitz, l’histoire bien tourmentée de M.B m’a fascinée autant que touchée.

Car des thèmes bien sombres sont abordés: l’arrogance, la peur, l’effet drogue que peut avoir le jeu, la compétition, la trahison. De plus, le cadre « confiné » de l’histoire m’a particulièrement remuée vu le contexte actuel.

Une histoire sombre et fascinante qui change de mes lectures habituelles ! 

Si vous avez d’autres romans/nouvelles de Stefan Zweig à me faire découvrir, je suis preneuse ! J’ai beaucoup aimé !

« Nausicaä de la vallée du vent » de Hayao Miyazaki

Hello à tous ! Aujourd’hui, petite chronique spéciale Gibli ! J’en regarde plein en ce moment ! Et j’ai opté pour Nausicaä et la Vallée du Vent ! Si le film a débarqué chez nous début 2000, il est sorti au Japon en 1984. 

Résumé:

Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d’humains a survécu. Menacée par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l’ampleur, cette poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaä, capable de communiquer avec tous les êtres vivants.

 

Mon avis:

Comme tous les Miyazaki, le conflit Nature/Humanité est la pierre centrale du film. Nausicaä, c’est un peu comme si Mad Max avait fusionné avec Princesse Mononoké !

Le décor est un univers post-apocalyptique, où les habitants survivent comme il peuvent suite à ce qu’ils appellent les Sept Jours de Feu. La forêt est devenu toxique pour les humains, les rappelant à leur « petitesse ». Cette nature sauvage est gardée et protégée par d’énormes insectes, les Ômus. Et surtout, cette forêt est vivante ! Elle s’étend, se propage, tente d’étouffer une humanité belliqueuse qui l’a fait souffrir trop longtemps.

La Vallée du Vent est un petit royaume agricole, protégé des spores toxiques par les vents marins. C’est là que nous rencontrons Nausicäa, la princesse de cette mini-communauté. Pilote casse-cou et pacifiste, c’est une guerrière inplacable quand la cause lui semble juste. Elle possède à la fois la force d’un adulte et la sagesse innocente d’une enfant. Elle a en outre, la particularité de respecter les Omus en opposision aux autres habitants qui les craignent. Son empathie extraordinaire lui permet de communiquer même avec les animaux.

Mais un jour, la « tranquillité » de la Valée du vent est perturbée par le naufrage d’un immense vaisseau, l’Empire Tolmèque pris pour cible par les Omus. Leur Chef, Kushana est déterminée à se débarasser des insectes de façon radicale…et d’envahir la Vallée du Vent par la même occasion. C’est l’exemple type de notre gouvernement sourd à la souffrance de notre planète. 

Entre conflits de territoires et la menace contante de la Forêt qui gagne de terrain, Nausicaa peine à donner de la voix. Elle a cependant la chance d’être respectée par son peuple, contrairement à Kushana, dont l’homme de main guette le moindre faux pas pour prendre sa place. Et oui, on ne change pas comme ça une humanité avide de de pouvoir. Pas sans en payer le prix fort.

En dehors de la bande-son qui a pas mal vieilli, (l’animé date de 1984, rappelons-le !), l’histoire reste moderne dans son message : La nature, qui nous fait payer notre attitude égoïste, l’horreur de la guerre et la valeur d’un coeur pur. Le nom de l’héroïne, Nausicaä, est un clin d’oeil à l‘Odyssée de Homère.

Coté graphisme, c’est très vintage, mais efficace ! Le désert aride qu’est devenu notre Terre m’a beaucoup rappelé Mad Max et Dune.

Les personnages sont expressifs sans en faire trop. Je ne connais pas la version française, mais la V.O  est excellente ! Les dialogues sont justes et l’action fluide.

Bref, j’ai bien apprécié cet animé SF, divertissant et introspectif.

Playlist d’été

Hello à tous ! Aujourd’hui, place à la musique ! Ça fait une éternité que je n’avais pas mis de playlist ! Voici donc ce que j’aime écouter en ce moment !

  • Deluxe Tum Rakak: une découverte française pleine de peps !

  • The CorrsWhat Can I Do : un clip simple et bucolique et un groupe irlandais que j’adore !

 

  • Shivaree Goodnight Moon : j’ai été une grande fan de ce groupe ! J’adore ce genre de voix !

 

  • Moriarty – : Jimmy : spendide balade folk ! Très sympa !

 

  • Selah Sue et son Raggamuffin, un peu plus de swing, ça fait toujour du bien !

 

  • Et enfin Olivia RuizElle panique. Parce qu’en tant qu’ancienne angoissée chronique, cette chanson me parle beaucoup !

 

Et vous , vous écoutez quoi ? 

Umbrella Academy (saison 1)

Parce que c’est LA série qui m’a fait m’abonner à Netflix ! Et honte à moi, je ne l’ai pas chroniquée ! Il est temps que je répare cette erreur !

Umbrella Academy est une série télévisée américaine développée par Steve Blackman pour Netflix.Il s’agit d’une adaptation de la série de bandes dessinées du même nom, créée par Gerard Way et Gabriel Bá et publiée par Dark Horse Comics.

Résumé:

En 1989, le même jour, quarante-trois bébés sont inexplicablement nés de femmes qui n’étaient pas enceintes et que rien ne relie. Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, adopte sept de ces enfants et crée The Umbrella Academy pour les préparer à sauver le monde. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Les enfants devenus adolescents, la famille se désagrège et l’équipe est dispersée. Les six membres toujours en vie, désormais trentenaires, se retrouvent à l’occasion de la mort de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère qui entoure la mort de leur père. La famille désunie se sépare cependant de nouveau, incapable de gérer des personnalités et des pouvoirs trop différents, sans même parler de l’apocalypse qui menace…

 

Mon avis:

Si les premiers épisodes m’ont parut un peu longs, la suite m’a totalement transportée !

Il faut dire que l’histoire , comme les personnages sont aussi denses que complexes. D’un certain point de vue, Umbrella Academy ressemble à l’école du professeur Xavier des X-Men, mais en plus sombre et ambigu.

Sir Reginald Hargreeves est un homme imprévisible, à la fois excentrique et rigide. Multi milliardaire , il décide d’adopter 7 enfants, nés dans des circonstances trop étranges pour être normales. Et chaque enfant se révèle avoir de prodigieux pouvoirs. Il décide donc d’en faire des armes pour « protéger le monde ».

Son éducation est dure, et d’autant plus compliquée que chaque enfant a un don particulier.

Allisonpar exemple, peut influencer les pensées des autres par une simple phrase; Diego est spécialiste des armes blanches et ne rate jamais sa cible; Luther est un colosse au grand coeur; Klaus peut communiquer avec les morts; Numéro Cinq peut se téléreporter dans le Temps, Ben;  Et Vania semble être la seule à n’avoir aucun pouvoir.

Entre éducation implacable et problèmes relationnels, le groupe de super-héro se dissout pour se retrouver des années plus tard à la mort de leur père adoptif. Mais est-il vraiment mort? J’ai beaucoup aimé l’ambiance, à la fois sombre (manoir inquiétant, pouvoirs étranges et/ou dangereux) et rock and roll (décors splendides, scènes bad-ass, et personnages de caractère).

Nos héros, devenus adultes ont fait chacun fait leur vie de leur côté.

Vania (Helen Page) est devenue Violoniste et donne des leçons à des particuliers, se contentant d’une vie simple et sans ambition autre que d’avoir un minimum d’attention de la part des autres enfants Hargreeves. Elle est selon moi, la plus humaine car elle a été exclue sous prétexte d’être « normale ». C’est aussi la plus sous-estimée. Elle est d’abord timide et dépressive. Elle pense trouver un soutien auprès d’un de ses élève, Leonard Peabodymais celu-ci ne pense qu’à la manipuler pour arriver à ses fins. Je l’ai dé-tes-té, ce mec ! C’était le personnage le plus cliché de la série !

Luther, lui, est un ours dont la force est plus handicapante qu’avantageuse. C’est aussi le plus doux en caractère. Contrairement aux autres, il est affecté par la disparition de leur père et veut comprendre ce qui s’est passé ! Dans le rôle, Tom Hopper, que j’avais remarqué dans la série Merlin ! J’ai beaucoup aimé son personnage !

Klaus est indiscutablement le plus déjanté et rock and roll de la troupe ! C’est aussi un rebelle car il se sert de la drogue pour ne plus parler au morts. Mais sous son cynisme, ce cache un homme torturé et terrifié par son pouvoir. 

J’ai aussi adoré l’évolution d‘Alison, qui a le don le plus subtil qui soit: changer les pensées de quelqu’un ! Ce pouvoir terrible l’a séparée de sa fille, ce qui la mine horriblement. Sous son vernis de star Hollywoodienne, on découvre une jeune femme blessée et amère. C’est aussi la seule qui se préoccupe de Vania, qu’elle aime beaucoup malgré ses maladresses.

Sa relation avec Luther est logique mais attendrissante ! Elle est interprété par la belle Emmy Raver-Lampmanque j’ai bien aimé découvrir ! 

La plus belle surprise est le mystérieux Numéro Cinq: en effet, c’est un adulte dans le corps d’un enfant ! Son histoire est tourmentée et troublante. En effet, il a vu le Futur ! et ce n’est vraiment pas beau à voir ! D’un caractère cinglant et sarcastique, il va tout faire pour empêcher la fin du monde, mais à sa manière. Le jeune acteurAidan Gallagher, est une révélation !

Le seul qui m’ait déçue a été Diego, interprété par David Castañeda. C’est un homme impulsif, rapide, mais aussi le moins convainquant. Pourtant le personnage a du potentiel ! Il a le sens de la justice mais déteste l’autorité. Il a une technique de combat rapide et musclée. C’est aussi le plus impulsif et colérique. J’espère qu’il sera plus développé dans la saison 2. L’acteur est bon, mais encore trop timoré, par rapport aux autres

L’intrigue de la série est bien ficelée, même si elle met du temps à se mettre en place. Il fallait planter le décor ! Le Manoir des Hargreeves est déjà un vrai mystère en soi, avec ses pièces sombre et son personnel…pour le moins inhabituel ! En effet, outre Reginald, il y a aussi une nourrice robot, et Pogo, un singe humanoïde qui tient lieu de valet, un peu à la Alfred (Batman). Ce personnage m’a énormément intriguée et j’espère vraiment savoir comment il a aterri là ! De même pour Mary J. Blige, qui se révèle excellente en agent secret blasé !

Il y a aussi une trame intéressante qui mélange voyage dans le temps, espionnage, amours et famille déglinguée ! Les acteurs sont tous très bons et chaque épisode s’affine dans les révélations.

Enfin, je tire mon chapeau à la magnifique bande originale de cette série que j’ai écouté en boucle pendant toute cette première saison.

Une première saison prenante, drôle et bad-ass ! Hâte de découvrir la suite