« Inception » de Christopher Nolan (2010)

À force d’en entendre parler, j’ai fini par me lancer ! Ça faisant un moment que j’hésitais à voir Inception, et puis au final, je n’ai pas pu résister ! Alors, verdict ?

Résumé:

« Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence. »

 

Mon avis:

Plus que le casting, c’est le thème du film qui m’intriguait. Peut-on influencer les rêves des autres?  Peut-on les contrôler ? Comment les distingue-t-on de la réalité? Et surtout, quels sombres secrets cache notre subconscient? 

Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) est un voleur d’un nouveau genre. Il va voler les idées des autres en se plongeant directement dans leurs rêves ! Ce nouveau concept, appelé le « rêve partagé »  ou « extraction » permet d’influencer l’inconscient d’une victime en semant la confusion dans son esprit. Autant dire la Manipulation Ultime ! Ce qui est particulièrement utile dans le monde de l’espionnage !

Mais Cobb a de plus en plus de mal à exercer son métier, son esprit étant troublé par un sombre secret concernant sa femme, Mal (Marion Cotillard). Secret qui le poursuit aussi dans la réalité car il ne peut plus voir ses enfants, ni mener une vie normale.

Pour redorer son blason et ne plus rester un fugitif, il décide, avec son équipe de faire une Inception: implanter une idée dans un rêve. Sa « cible » est Robert Fisher, (Cillian Murphy) le fils d’un riche chef d’entreprise. Son objectif: lui suggérer de liquider l’empire de son père. 

Pour ça, il se concocte une équipe de choc: Arthur (Joseph Gordon-Levitt ) son jeune associé sera l’organisateur de l’opération; Eames (Tom Hardy), un séduisant faussaire, Yusuf, (Dilep Rao) un spécialiste des sédatifs (l’opération se fait en rêve), et Ariane (Helen Page), une jeune architecte prometteuse, qui changera l’aspect du rêve pour brouiller les pistes.

Complexe comme un rubix-cube, Inception n’est pas le genre de film qui se voit une seule fois. Si les effets visuels sont renversants, c’est la tension psychologique qui fait son point le plus fort.

Les membres de l’équipe sont tous attachants. Il y a Arthur, tireur distingué et discret. Eames, le fonceur rebelle. Youssouf, le « chimiste » qui maintient l’équipe en sommeil par ses sédatifs. Mais surtout, il y a Ariane. Elle sera le garde-fou de Dom, son pied dans la réalité, son fil qui le guide. (Le Fil d’Ariane, vous me suivez?)

Helen Page est magnifique dans ce film, faisant de l’ombre à Cotillard, trop froide dans son jeu pour m’avoir marquée. Son personnage est cependant interessant. Mal est le symbole de nos peurs enfouies, nos doutes qui nous rongent jusqu’à la destruction, jusqu’à la folie. Ariane elle, est au contraire calme, lucide et en même temps créative, curieuse de l’esprit humain. Il y a aussi le grand Micheal Caine qui nous fait aussi une discrète mais subtile interprétation !

Quant à Di Caprio, rien à redire ! Toujours aussi juste dans son interprétation ! Son personnage est torturé, triste, plein de souffrance et de lassitude. Il faut dire qu’avec un secret aussi lourd et un job aussi particulier, il est difficile de discerner le rêve de la réalité ! Son combat intérieur est bouleversant. Et la fin est comment dire? Elle soulève des questions ! J’aime ce genre de conclusion qui laisse le spectateur à sa propre réflection !

Enfin, j’ai été envoûtée par la sublime musique de ce film, à la fois intense et profonde. J’en ai peu des frissons !

Un film culte, qui mérite entièrement sa renommée ! Une claque magistrale !

« De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles »

C’est la grosse mode en ce moment: les auteurs rivalisent d’originalité pour trouver les titres les plus longs et improbables ! Mais je dois dire que celui-ci m’a vraiment plu !

Résumé:

C’est l’histoire improbable d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héro peu ordinaire. Paul qui, derrière ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n’a jamais connu son père. Paul, que le hasard va de sa naissance va mener sur la route d’un célèbre androgyne: David Bowie. Fantaisiste et généreux, De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous détourne avec grâce des chemins tout tracés et nous fait goûter aux charmes de l’incertitude.

Mon avis:

Après sa vision personnelle de la fin de vie de Van Gogh, c‘est avec curiosité que je découvre ce livre de Jean-Michel Guenassia. Et quel beau roman d’apprentissage !

Paul vit dans une famille homoparentale aussi paumée que déglinguée.

Ses deux mères: Léna, la tatoueuse fan de Harley et Stella, une ancienne hôtesse de l’air, qui tient un restaurant-bar.

Si ses mères sont rebelles à souhait (surtout Léna), Paul lui, parait tout sage à côté d’elles. Sa rébellion à lui est plus subtile. Androgyne, il refuse de « choisir son camp », et ne se reconnaît pas dans la masculinité de ses camarades. Et je ne parle même pas du fait qu’il ait deux mères, ce qui lui a valu quelques bagarres.

Quittant le collège, il aide Stella en devenant pianiste à son restaurant, tout en cumulant petites boulots… Son allure androgyne fascine et déroute. Résultat, son entourage ne peut pas s’empêcher de le mettre « dans une case ». Pour son camarade d’école Alex, c’est un homo refoulé. Pour Caroline, une psy, Paul est un transsexuel qui veut se faire opérer…

Mais Paul s’en fiche. Il est comme il est. Ça l’amuse de voir les autre se creuser les méninges pour le « normaliser » selon leur critères. Car Paul n’est pas trans mais androgyne. Il n’est pas homo mais hétéro. Il n’aime pas le hard rock mais la variété française, ce qui va beaucoup l’aider pour son boulot de pianiste.

Ce roman est à la fois rageur, tendre et d’une certaine mélancolie.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Paul observe avant de réagir. Il y a ce manque de communication avec sa première mère Léna, qui prend une place importante. Léna est rebelle, colérique, écorchée vive. On a l’impression qu’elle en veut à la terre entière. Stella en revanche, parait beaucoup plus posée. Mais cet équilibre est encore précaire. J’ai beaucoup aimé Stella, qui a su donner un semblant de « normalité » dans le trio.

L’histoire m’a réservé une surprise de taille avec le célèbre David Bowie, qui a une place singulière dans la vie de nos héros cabossés. Pas étonnant qu’il en soit le titre ! Je n’en dirai pas plus !

Un roman qui fait réfléchir sur ce qu’est vraiment « la famille » et un coup de pied aux idéaux hétéro-normés ! À  découvrir !

Retour sur terre (Mélanie Rose)

Après la belle surprise qu’a été Coup de Foudre, j’étais curieuse de découvrir un autre roman de Mélanie Rose ! Mais là je suis plus mitigée !

Résumé:

Michaela Anderson, une jeune Anglaise de 25 ans travaillant dans une compagnie d’assurances, a accepté de participer avec quelques collègues à un baptême de saut en parachute.
Au moment de s’élancer dans le vide, la dernière, elle est emportée par une bourrasque qui l’éloigne des autres…
Quand elle retrouve la terre ferme, l’aérodrome est désert, sa voiture a disparu et il fait presque nuit. C’est alors qu’elle découvre avec stupeur sa photo sur des affichettes prétendant qu’elle a disparu… il y a six ans et demi !
Qu’a-t-il bien pu se passer ? Aurait-elle perdu la raison ? Serait-elle devenue amnésique ? A-t-elle été victime d’une faille spatiotemporelle ? Mais, surtout, qu’a-t-elle bien pu faire au cours de tout ce temps ?

Mon avis:

Qu’est-ce que je viens de lire, au juste ? Une romance à suspense ? Un polar ? Un fouillis surtout ! Je n’ai pas compris où Mélanie Rose voulait en venir ! En plus, la couverture suggère un roman léger, alors qu’il n’en est rien. Et cette mention « Les fans de Sophie Kinsella vont adorer… ». Heu…Comment dire ? Je suis très sceptique, là !

Une chose est sûre: cette histoire est bien plus sombre que je m’y attendais !

Michaela est une jeune femme ordinaire, avec son boulot, son mari. Un collègue qui l’attire un peu trop pour son bien… Elle travaille dans une compagnie d’assurance et décide de faire du sport extrême pour une vente de charité.

Si ce début m’a clairement fait penser à un pseudo-Marc Lévy, la suite s’avère bien plus tortueuse et sombre ! Mais pas dans le bon sens du terme !

C’est la Chute. Au sens propre comme au figuré. Si Michaela a pris le temps d’apprécier son saut, l’atterrissage va la plonger dans un abîme d’angoisse. Car il s’est passé six ans et demi en une nuit ! Pour elle, c’est juste impossible ! Elle n’est pas tombée dans le coma, ne se souvient de rien d’autres que ce dernier saut. 

Elle découvre un entourage bien different qu’à son départ. Un mari sur la défensive. Des collègues suspicieux. Seul son collègue, Matt, va l’aider à éclaircir son passé. Comme par hasard, il est le seul qui va la croire et à l’aider. Et comme par hasard, ils se font les yeux doux dès le premier chapitre. LA romance cousue de fil blanc, quoi !

L’écriture est sobre et les chapitres sont courts. Ce qui donne, au moins, un certain confort de lecture. C’est le seul point positif que j’ai trouvé à cette histoire !

Parce que les théories vont dans tous les sens. Comme je l’ai dit, c’est un fouillis ! Il y a de bonnes idées, mais l’autrice m’a tellement embrouillée, que ça m’a énervée, à force !

Et comme, en plus, l’histoire est à la première personne, nous somme aussi sonnés que notre pauvre Michaela, incapable de trouver des réponses claires.

Mais le pire, c’est la fin: tellement invraisemblable que je suis restée en mode WTF. C’est bien beau de vouloir se démarquer en mélangeant les genres mais là c’est juste trop. 

Un roman à grand potentiel, mais qui pour moi, a été un flop !

Sword Art Online (saison 1)

Hello à tous ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un nouvel animé ! Sword Art Online est à l’origine un roman de Reki Kawahara sorti en 2002, puis adapté en manga et enfin de la série animé dont je vais vous parler !

Résumé:

« En 2022, l’humanité a réussi à créer une réalité virtuelle. Grâce à un casque, les humains peuvent se plonger entièrement dans le monde virtuel en étant comme déconnectés de la réalité, et Sword Art Online (appelé aussi SAO), est le premier MMORPG a utiliser ce système. Mais voila que le premier jour de jeu, 10 000 personnes se retrouvent piégées dans cette réalité virtuelle par son créateur : Akihiko Kayaba. Le seul moyen d’en sortir est de finir le jeu. Mais ce ne sera pas facile de sortir de ce monde virtuel puisque si un joueur perd la partie, il meurt également dans la vraie vie. Kirito décide alors de partir à la conquête du jeu en solo, avec pour avantage le fait de faire partie des 1 000 ex-bêta-testeurs. »

 

Mon avis:

N’ayant pas lu l’oeuvre originale, je ne saurais me prononcer sur la qualité d’adaptation ! Je peux dire cependant que j’ai adoré l’univers et les questions qu’il soulève.

Sword Art Online est un Jeu de Rôle en Ligne Massivement Multijoueur en réalité virtuelle (VRMMORPG), sorti en 2022. Avec le NerveGear, un casque de réalité virtuelle, les joueurs peuvent contrôler leur personnage dans le jeu avec leur esprit. Le jeu est bêta-testé par 1000 joueurs puis est enfin commercialisé.

Le 6 novembre 2022, plus de 10 000 joueurs se connectent au jeu pour la première fois et découvrent plus tard qu’ils sont incapables de se déconnecter. Ils sont ensuite informés par Akihiko Kayaba, le créateur de SAO, qu’ils doivent atteindre le 100e palier de la tour du jeu et vaincre le boss final pour être libres. Cependant, si leurs avatars meurent dans le jeu, leurs corps mourront aussi… dans le monde réel.

Glaçant non? Parmi les joueurs, nous faisons la connaissance de Kazuto Kirigaya, connu alors sous le pseudonyme de « Kirito ». Il était l’un des « testeurs » de la version bêta du jeu, ce qui lui donne un avantage sur les autres, selon lui. Mais bien sûr, rien ne va se passer comme prévu ! Dans le bon, comme dans le mauvais sens !

Ils va se faire autant d’adversaires que d’amis, affronter des monstres énormes, perdre de nombreux camarades… Mais aussi tomber amoureux !

La joueuse qui partagera sa vie s’appelle Asuna, vice-commandante d’une guilde très puissante. Tous le deux vont vite se lier d’un amour très fort qui va transcender leur technique de combat et les sortir d’une solitude intenable dans le monde réel. 

Car le corps réel du joueur, en prend un coup. En effet, le NerveGear intercepte toutes les sensations. Autrement dit, la faim, la soif ou le sommeil d’un joueur dans le jeu n’a rien à voir avec l’état réel de son corps qui est dans une sorte de coma. Glaçant, non? 

C’est d’autant plus tragique que le monde de SAO a tout pour fasciner les joueurs: une esthétique à couper le souffle, des combats épiques, des quêtes à suivre… Plongés dans cet univers, certains joueurs changent de personnalité, et deviennent « rouges » c’est à dire maléfiques pour les autres. Et perdent tout contact avec la réalité, au grand désespoir de leur famille…

Cet animé est superbe ! Que ce soit graphiquement ou côté scénario. Kirito est un jeune homme timide dans la vie mais bad-ass dans le jeu. S’il est au début sûr de lui, il va se rendre compte que « jouer solo » n’est pas toujours la solution. Sa rencontre avec Asuna est assez mignonne et j’aime beaucoup leur romance à tout les deux ! 

Ils vont vivre une sorte de quête initiatique qui va donner un nouveau sens à leur vie. Et rencontrer l’énigmatique Akihiko Kayaba, le créateur de SAO.

Cet animé explore des thème importants, voire graves: la fascination des mondes virtuels, des familles éclatées, le manque de communication. Mais aussi l’amitié, la compétition, la jalousie et la créativité d’une technologie qui dépasse l’imagination.

Une très belle découverte, pour sûr, qui n’est pas si éloignée de la réalité !

« Gravity » d’ Alfonso Cuaron (2014)

Aujourd’hui, place à un film phénomène dont la bande annonce m’avait pas mal impressionnée lors de sa sortie ciné. Mais ce n’est que maintenant que je découvre ce chef d’oeuvre !

Résumé:

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Mon avis.

Quelle claque ! Au delà du cadre spectaculaire, Alfonso Cuaron nous conte un drame intime au coeur de l’espace sidéral.

Le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) est une femme marquée par la perte de sa fille et malgré sa maladresse, elle travaille avec détermination. Son incroyable aventure va la transformer pour toujours !

Matt Kowaski, interprété par George Clooney, est d’une étonnante sobriété. J’ai beaucoup aimé son personnage à la fois rassurant et sarcastique. Je ne suis pas spécialement fan de l’acteur mais là, il m’a agréablement surprise !

Privés de contact avec les leurs, nos deux naufragés sont pris en otage par leurs propres pensées et émotions. Les plans de l’espace sont aussi spectaculaire que vertigineux, comme pour faire écho à leur tourmente intérieure.

Pour rendre le film aussi réaliste que possible, Alfonso Cuarón, a pris une brillante décision: « pas de maquillage et pas de scènes de nu. »  

Ça change du voyeurisme habituel, qui utilise n’importe quel prétexte pour dévoiler un corps. Personnellement, ça m’a toujours mis mal à l’aise. (Voir ma chronique de Star Trek Into Darkness.)

Paradoxalement, c’est une autre « mise à nu » des personnages qui se met en place dans ce film. Plus dense et plus intime, quelques part.

Sandra Bullock, dans le rôle de Ryan Stone est juste magnifique, vulnérable et forte à la fois. Elle nous montre une toute autre facette, que j’aimerais voir plus souvent !

Même les professionnels du monde spatial ont loué le caractère réaliste du film, ce qui est exceptionnel ! Habituellement, c’est plutôt l’opposé !

Bref, Gravity est un film renversant, tant visuellement qu’émotionnellement. Très beau film ! Dans le même registre, je suis tentée par Seul sur Mars de Ridley Scott, avec Matt Damon !

 

Maudit Karma (David Safier)

Hello à tous ! Après ma déception de Marguerite Duras, j’ai voulu me détendre avec une lecture plus légère ! Et pour ça, rien de mieux que David Safier !

Résumé:

Animatrice d’un célèbre talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est foudroyée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a trop de mauvais Karma au cours de son existence. Non seulement, elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi; De ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnation !

Mon avis:

David Safier a le chic de trouver des histoires totalement loufoques tout en me faisant passer du rire aux larmes !

Kim est une working girl chevronnée, un vrai dragon dans son métier. Dans le milieu impitoyable de la télé, elle a les dents longues et elle aime ça. Il n’y a qu’avec sa fille Lilly qu’elle redevient « humaine ». Mais son mariage bat de l’aile et elle se sent très attirée par un collègue, Daniel. Et arriva ce qui devait arriver !

Et comme elle n’arrive pas à choisir entre ces deux vies, le Karma va s’en charger pour elle: telle Georgia Mass (Dead Like Me), elle perd la vie lamentablement en recevant sur la tête…les toilettes d’une navette spatiale !

Rencontrant Bouddha en personne, elle découvre qu’elle a une chance de se racheter en se réincarnant. Mais pour gagner du bon Karma, il faut sortir de son égoïsme et faire de bonnes actions et ça Kim n’en n’est pas (encore) capable.

Le retour sur Terre est un double choc pour la jeune femme: non seulement, elle s’est réincarnée en fourmi mais elle découvre que sa meilleure amie Nina a profité de sa mort pour mettre le grappin sur sa famille ! Un affront qui la met dans une colère noire !

Ce livre est une pépite ! Les aventures « animales » de Kim sont hilarantes et en même temps tellement touchantes. Elle se fera de nouveaux amis au cours de ses réincarnations dont  LE maître de l’Amour ultime : Casanova !

Safier réussit à insérer des thèmes très sérieux derrière son humour barré : les problèmes de couple, l’alcoolisme, les rapports mère-filles, la jalousie, le besoin de reconnaissance… Si je la trouvais franchement prétentieuse au début, j’ai adoré l’évolution de Kim. Elle est tenace, courageuse et s’accroche mordicus à son amour pour sa fille pour s’améliorer ! Un peu comme Scott Lang dans Ant Man !

Sa rivale Nina est aussi attachante, au final. Amoureuse d’Alex depuis longtemps, elle est tout l’inverse de Kim et veut se rapprocher de Lilly, mais celle-ci la rejette. J’ai eu de la peine pour elle. Quant à Alex, le mari, je l’ai trouvé trop fade pour Kim ! J’ai en revanche adoré la petite Lilly, trop mignonne, qui aime sincèrement sa mère malgré ses erreurs.

Enfin, il y a l’amant,  Daniel (Cleaver?!), un séducteur invétéré qui semble pourtant aimer sincèrement Kim… C’est le personnage qui m’a le plus surprise ! S’il a ses défauts, je l’ai trouvé plus vif et séduisant quAlex! Mais bon, la vie de famille, très peu pour lui ! Dommage !

L’écriture est fluide, bourrée d’humour et de références. C’est un vrai plaisir de lire ce genre de bouquin ! L’histoire est à la fois improbable, drôle et ironique. Au final, Kim Lange est le pendant féminin de Scrooge de Dickens: au départ imbuvable, ses différentes réincarnations vont lui enseigner à être meilleure…dans un Paradis qui n’est non pas au Ciel mais sur Terre, près des siens.

Une bouffée d’air frais que je recommande ! D’ailleurs, il y a une suite « Toujours maudit ! » qui m’intéresse grandement !