« Geisha » d’Arthur Golden

Bonjours à tous ! Aujourd’hui, place à un beau voyage au japon avec un livre que je voulais lire depuis longtemps ! 

Résumé:

« À neuf ans, Sayuri est vendue par son père à une maison de plaisirs à Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha: art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour; Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geisha les plus convoitées de la ville. Écrit sous forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. »

Mon avis:

Quel roman ! Moi qui adore la culture japonaise et les histoire fortes, j’ai été servie ! Toutefois, la traduction du résumé n’est pas toute à fait correcte dans la présentation de l’histoire. En effet, le vrai prénom de l’héroïne est Chiyo. Et, elle est loin d’être « docile » !

C’est une histoire déchirante:  

À la mort de leur mère, Chyo et sa grande soeur Satsu sont vendues par leur père, par l’intermédiaire d’un homme dont les allures semblaient respectables. Séparéé de sa grande soeur, Chiyo se retrouve à Kyoto, où elle mène une vie misérable: ses yeux bleus attisent la jalousie de la geisha principale de la maison, Hatsumomo, qui craint que la petite fille de pêcheur ne devienne plus influente qu’elle. Si cette femme est effectivement un véritable tyran, elle m’a parue moins cruelle que la jeune Pumpkinune servante, dont l’hypocrisie m’a levé le coeur ! Il existe pire qu’une rivale: une fausse amie !

C’est une rencontre aussi inattendue qu’inoubliable qui déterminera l’évolution de Chiyo: celle avec Iwamura Ken, président d’Iwamura Electric, une grande entreprise de matériels électriques. Celui-ci lui offre une glace, son mouchoir et quelques pièces. Extrêmement touchée par cet acte de gentillesse, Chiyo fait le serment de devenir geisha pour pouvoir se promener un jour au bras de l’homme qui a séché ses larmes de petite fille.

J’ai été impressionnée par la pression psychologique imposée à cette jeune fille, que ce soit par ses pairs ou sa « patronne ». Seul cet amour naissant lui donnera la force de continuer. Ne jamais sous-estimer le pouvoir d’un petit geste !

La roue fini par tourner grâce au soutien d’une autre geisha influente appelée Mameha, qui deviendra son amie. Chiyo deviendra alors Sayuri, l’une des geishas les plus célèbres du xxe siècle !

Mais c’est sans compter les rivalités, jalousies et chantages affectifs des autres geishas, dont les plans sont aussi tordus que celles des courtisanes de Versailles ! J’avais l’impression de lire l’Allée du Roi version japonaise !

Mais ce qui m’a le plus fascinée, c’est le métier lui-même. Une geisha n’est pas qu’une « courtisane de luxe »: danse, musique, cérémonie du thé, art de séduire d’un battement de cil, kimono, maquillage et coiffure étudiés au millimètre près… Pas de répit pour ces femmes !

J’ai été touchée et admirative devant le courage de Chiyo/Sayuri, qui a traversé la misère, la violence et les trahisons, mais qui a su continuer sa route, malgré tout !

Une très belle lecture, exotique et passionnante, que je recommande aux fans de culture japonaise, mais aussi aux autres ! Ce livre a aussi été adapté en film, mais je ne suis pas sûre de vouloir le voir, l’adaptation n’étant pas exactement fidèle au roman !

2 réflexions au sujet de « « Geisha » d’Arthur Golden »

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