Dvd du week-end: « Le goût des merveilles » d’Eric Besnard (2016)

Cette année, j’ai décidé de me faire plaisir côté ciné: je regarde ce qui me fait envie, films récents ou non. Et pour ce week-end j’ai opté pour un film français ! Je n’en vois pas assez et je compte bien en voir davantage !

Résumé:

« Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille. »

 

Mon avis:

C’est la critique de Kim et la jolie affiche qui m’a donné de voir ce film !

J’ai beaucoup aimé l’audace du réalisateur: une histoire d’amour entre une veuve et un homme atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme. Alors, oui, ça peut paraître improbable. Mais pourquoi pas ? 

Louise est une femme pleine de caractère qui se bat pour les siens, entre ses enfants et l’exploitation arboricole de son mari décédé. Derrière une façade douce, elle mène sa barque avec difficulté mais beaucoup de dignité.

Sa vie va être bouleversée par une rencontre inattendue: Pierre, un jeune homme étrange, toujours étriqué dans son costume, avec un débit de voix impressionnant, mais aussi un grand sens de l’observation et un émerveillement enfantin devant la nature.

Leurs rapports sont au départ très conflictuels: Louise est déroutée et même quelques peu agacée par ce jeune homme rigide et maniaque, d’autant qu’il s’installe chez elle contre son gré.

Mais peu à peu, elle s’attache à lui. Et comprend qu’il n’a pas choisi d’être ce qu’il est: autiste. La relation entre Pierre et les enfants de Louise est aussi très touchante. Ce sont eux, qui l’accueillent en premier sans le juger. Il va, sans le savoir, réussir à réunir cette famille éclatée par l’absence d’un père qui pèse encore lourd. Surtout pour Louise.

Côté casting, c’est un sans faute: Virginie Efira porte son rôle avec sobriété et douceur ! J’aime beaucoup cette actrice, simple et naturelle. J’ai très envie de la découvrir dans d’autres films ! Des suggestions ? 

Benjamin Laverhne, lui, est impressionnant. Beaucoup de dignité et de poésie chez cet homme-enfant, plein de tics et d’angoisses, mais intelligent et sensible. Et là aussi, sans jamais tomber dans la parodie. Un rôle pas évident ! Il se dégage de ce duo une jolie tendresse qui met du baume au coeur. 

Si le thème de l’autisme est abordé de façon intelligente, il est surtout question de famille, de sang et de coeur. Ces personnes qui nous aident et nous aiment inconditionnellement. J’ai particulièrement aimé la fin, toute en délicatesse, surtout dans la dernière scène.

Les plans de nature sont magnifiques, un bel hommage à la Drôme provençale et ses marchés, ses couleurs… En plus, l’histoire se passant durant les beaux jours, j’ai fait le plein de soleil !  C’est très agréable, surtout quand le temps est maussade chez soi !

La cuisine a une place particulière. D’où les Merveilles, spécialité du Sud-Ouest de la France, auxquelles le titre fait référence. J’en ai déjà mangé, c’est délicieux !

En tout cas, c’est un bien joli film, tendre et chaleureux, aux interprètes justes et aux superbes paysages !

Note: Pour le film, le réalisateur s’est beaucoup documenté sur l’autisme avec des ouvrages de Daniel Tammet (dont je suis en train de lire un des livres d’ailleurs) et de Josef Schovanec

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