Un air de famille

Alors non, je ne regarde (toujours) pas Game of Throne, mais quelle ressemblance ! Khall Drogo (Jason Momoa), c‘est juste la version humaine de Scar dans le Roi Lion !

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Demain les chats (Bernard Werber)

C’est toujours avec un mélange d’enthousiasme et d’appréhension que je lis un Bernard Werber. Les thèmes paraissent intéressants mais ont parfois tendance à tourner en rond … Mais comme j’aime les histoires de chats, je n’ai pas pu résister !

Résumé:

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la releve de la civilisation humaine.

Mon avis:

Si la trilogie Troisième Humanité m’a laissée sur ma faim, ce nouveau roman remonte l’auteur dans mon estime ! Les thème récurents sont certes toujours là, (évolution des espèces, histoire, opposition religion/sciences…)

Mais le point de vue félin est très intéressant, notamment le fait qu’ils nous voient comme leurs serviteurs. L’héroïne de l’histoire, qui porte le nom de la déesse égyptienne Bastet, est très déroutée par le comportement humain, surtout leur violence. Elle souhaite plus que tout les comprendre et s’est juré de réussir à entrer en contact télépathique avec eux !

Sa rencontre avec le mystérieux Pythagore, un chat de laboratoire dont la maîtresse a implanté une clé USB directement dans le cerveau va l’aider à mieux nous comprendre en lui racontant l’histoire de l’Humanité…et des chats ! Et il y a urgence !

Car l’Humanité devient folle et tombe dans une sorte de Troisième Guerre Mondiale, où la Peste fait son grand retour. Or les humains ont oublié que se sont les chats qui les ont sauvé de la dernière épidémie…en tuant les rats.

Malgré quelques incohérences, j’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance si particulière de Bernard Werber, qui a le mérite de dérouter le lecteur ! Ce qui pour moi est positif ! J’aime les livre qui interrogent, nous renvoient à notre propre comportement. Dans ce livre, la fascination de la télévision et ses images chocs est particulièrement alarmante et m’a, de ce fait, beaucoup fait penser à Fahrenheit 51, dans le sens où les images bloquent tout raisonnement et esprit critique. 

Et quelle étrange relation entre les hommes et les chats ! Tantôt vénérés (Bastet et autres divinités similaires), et maudits (les feux de la Saint-Jean où l’on brûlait les chats vivants). C’est une relation Amour-Haine qui m’a beaucoup intéressée. Le Chat fascine l’homme depuis des millénaires !

Un bon cru Werberien, qui se lit vite et nous fait avoir une nouvelle vision de nos amis félins ! J’ai bien aimé pour ma part, même si ce n’est pas un coup de coeur !

L’allée du Roi (Françoise Chandernagor)

Aujourd’hui, place à une histoire authentique, et une femme fascinante !

Résumé:

« Je ne mets point de borne à mes désirs », disait celle qui fut presque reine de France… De sa naissance dans une prison de Niort à sa mort dans le doux asile de Saint-Cyr, de l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d’un poète infirme et libertin à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos et de ses amants au parti pris de dévotion de l’âge mûr, quel roman que cette vie ! A partir d’une documentation considérable puisée aux sources les plus sûres et en recourant aux écrits, souvent inédits, de la Marquise de Maintenon, Françoise Chandernagor a su restituer, à travers des « mémoires apocryphes » qui ont le tour et la séduction de la langue du XVIIè siècle, le vrai visage d’une femme méconnue, témoin sans pareil d’une fascinante époque.

Mon avis:

Fascinante, c’est le mot ! Quelle envoûtante immersion dans la tête d’une femme peu commune ! Et quelle vie trépidante !

Cette biographie romancée raconte la vie de Madame de Maintenon, née Françoise d’Aubigné,  fille de Constant d’Aubigné — lui-même fils du célèbre poète et ami d’Henri IV, Agrippa d’Aubigné et de sa seconde épouse Jeanne de Cardilhac. Elle naît le 27 novembre 1635 rue du Pont dans la prison royale de Niort dans la geôle où son père est incarcéré pour dettes.

Celui-ci, après avoir abjuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première épouse et son amant en 1619, puis rapidement dépensé la dot de la deuxième, est soupçonné d’intelligence avec les Anglais avec qui il est en relation d’affaires et enfermé à la prison de Bordeaux puis de Niort.

Lorsque son père sort de la prison de Niort, la jeune Françoise passe les premiers mois de sa petite enfance chez Madame de Villette, sa tante huguenote, au château de Mursay, au nord de Niort. Elle passe les six années suivantes avec ses parents à la Martinique, dont elle garde un souvenir très fort, transmis à ses futurs époux, le poète burlesque Paul Scarron puis le roi de France Louis XIV, qui décide dès 1674 d’intensifier la culture de la canne à sucre en Martinique puis à Saint-Domingue.

Après une vie de pauvreté et la mort brutale de ses parents, son père d’abord; puis sa mère, elle rentre en France où, prise en charge par sa tante de Niort, Madame de Villette, fervente protestante.

Cependant, Madame de Neuillant, sa marraine catholique, obtient de la reine-mère Anne d’Autriche une lettre de cachet pour récupérer Françoise et lui permettre de pratiquer le catholicisme (en effet à sa naissance Madame d’Aubigné l’avait fait baptiser dans la religion catholique) et renier sa foi calviniste. Elle la place contre sa volonté au couvent des Ursulines de Niort, puis chez les Ursulines de la rue SaintJacques à Paris où, grâce à la douceur et l’affection d’une religieuse, sœur Céleste, la jeune fille renonce définitivement au calvinisme, condition indispensable pour pouvoir accompagner Madame de Neuillant dans les salons parisiens.

C’est à l’une de ces réunions mondaines qu’elle rencontre le chevalier de Méré qui se prend d’affection pour celle qu’il nomme « la belle Indienne » et s’offre de l’instruire convenablement.

Il fut son premier admirateur alors que la jeune fille n’avait que 15 ans ! Un an plus tard elle épouse un poète infirme: Paul Scarron.

Après la mort de son mari, Françoise devient la maîtresse de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, pendant trois ans, avant de mettre un terme à sa relation avec lui de façon brutale pour préserver sa réputation. Il restera de cette liaison une peinture réalisée par Mornay lui-même, et la représentant en déesse grecque, le sein nu, le regard fixé sur l’horizon, indifférente à son amant, représenté sous les traits de l’Amour tenant sa flèche. Cette toile est conservée dans la salle à manger du château de Villarceaux, dans le Val-d’Oise.

Elle se forge dès lors une image de femme pieuse et dévote, comme en atteste sa correspondance avec labbé Gobelin, son confesseur depuis 1666

Puis, de Paris, la jeune femme se retrouvera à Versailles où elle deviendra l’une des favorites du Roi Soleil, rien que ça ! Elle s’occupera aussi de l’éducation des « bâtards royaux » dans une demeure à l’écart !

J’ai été emportée par son histoire, d’autant plus passionnante que Françoise est une femme de caractère, dont la foi et le courage n’a d’égale que la beauté. De l’enfant vive et rebelle, elle deviendra une femme posée mais qui sait manier les mots autant que ses charmes !

L’écriture, précieuse à souhait, nous plonge dans une époque troublée dans ses extrêmes, de la pauvreté des paysans au faste des bals de Versailles. La religion a aussi un grand rôle politique pour le Roi, qui l’utilise dans sa prise de pouvoir sur le peuple.

Mais pour Françoise, c’est un code d’honneur et de respect, qui l’amènera à créer le couvent de Saint-Cyr, où elle recueillera et éduquera les jeunes filles. J’ai aimé sa force, qui l’incite à toujours penser aux plus faibles, mais aussi à s’adapter à son entourage et prendre sur elle. Ce côté empathique et ce « feu sous la glace » m’a beaucoup rappelé Jane Eyre, surtout dans sa relation complexe avec Louis XIV !

Nous découvrons en effet, un Roi très instable et coureur de jupons, dont les réactions démesurées m’ont déroutée plus d’une fois ! Sans parler des autres favorites de la Cour !

Une vie palpitante qui a fait l’objet d’un joli téléfilm, passé il y a quelques années sur France 2 ! J’avais adoré Dominique Blanc, absolument parfaite dans le rôle de cette femme, à la fois forte, sensuelle et mélancolique !

Une belle lecture, passionnante et finement écrite, que je recommande autant aux fans d’histoire que de glamour à la française !

 

 

 

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La Bromance: amitié ou amour?

Aujourd’hui, un article assez particulier sur un sujet qui m’intéresse beaucoup.

Que ce soit dans les livres, films ou série, j’ai toujours été plus touchée par les histoires d’amitié que d’amour, notamment entre personnes du même sexe. Et c’est par hasard sur un forum, que j’ai découvert ce nouveau mot: la bromance.

La bromance qu’est-ce que c’est ?

Étymologiquement, c’est la contraction de brother (frère) et romance, au sens de « relation » et non de lien romantique.

Une bromance est une amitié très forte, sans jeu de séduction ou attirance. Ce qui n’empêche pas les gestes d’affection. Et c’est justement ça qui peut prêter à confusion avec l’homosexualité, alors que ça n’a rien à voir. Les deux personnes s’aiment comme des frères sans avoir de lien de sang. 

J’ai toujours trouvé ce genre de relation très émouvante, plus même que les « romances » classiques. Pendant des années, on m’a bassiné avec le fait que l‘Amour était le sentiment le plus fort qui soit. Mais pas forcément, la bromance en est la preuve !

Exemple de « bromances » dans la fiction.

Sherlock Holmes et John Watson: j’ai choisi la version film de Guy Richtie, que personnellement, je préfère à la série ! Et puis, Jude Law en habit victorien, c’est quand même la classe !

Merlin et Arthur dans la série de la BBC. Ce duo s’est révélé aussi attachant qu’inattendu, et j’adore la façon dont ils veillent l’un sur l’autre. En plus j’ai trouvé cette réinterprétation des légendes Arhuriennes plutôt intéressante.

Spock et Kirk, (Star Trek) là aussi version film ! Leur relation est très différente de la série d’origine, qui était plus ambigüe. Ici, c’est une amitié qui se construit petit à petit, au fil des dangers encourus. Des « frères d’armes » en quelque sorte ! Je n’ai vu que le premier volet pour l’instant, mais j’ai hâte de connaître la suite !

Lee et Carter (Rush Hour): Parce que j’adore Jackie Chan et que ce film, c’est comme une cure de vitamines. Il me donne la pêche ! En plus les deux acteurs s’entendent aussi très bien ! Note: il existe aussi un reboot Série comme pour l’Arme Fatale ! Mais je suis sceptique !

Frodon et Sam (Le seigneur des anneaux): J’avoue avoir plus de réserve sur ces deux-là. Si les livres on montré une amitié magnifique, l’adaptation ciné a dérouté beaucoup de spectateurs, à cause de leurs gestes d’affections très prononcés. Ce qui m’a paru tout de même ambigu. 

Et je termine avec une bromance plus récente: Thomas et Newt (The Maze Runner)Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir Le remède mortel mais leur relation m’intrigue beaucoup !

Voilà, si vous avez d’autres exemple de bromance, je suis preneuse ! Un bien joli mot qui n’a, hélas, aucune traduction en français. Et c’est bien dommage ! 

 

Le mystère de la chambre jaune (Gaston Leroux)

En ce moment j’ai envie de me remettre aux romans policiers ! Et j’ai opté pour un classique qui m’intriguait depuis un petit moment !

Résumé:

La porte de la chambre fermée à clef « de l’intérieur », les volets de l’unique fenêtre fermés, eux aussi, « de l’intérieur », pas de cheminée…

Qui a tenté de tuer Mlle Stangerson et, surtout, par où l’assassin a-t-il pu quitter la chambre jaune ?

C’est le jeune reporter Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par « le bon bout de la raison, ce bon bout que l’on reconnaît à ce que rien ne peut le faire craquer », qui va trouver la solution de cet affolant problème, au terme d’une enquête fertile en aventures et en rebondissements.

Tenant en haleine le lecteur de la première à la dernière page, Le Mystère de la chambre jaune est devenu un classique du roman criminel.

Mon avis:

Une très belle lecture ! Un suspense soutenu, juste ce qu’il faut, des personnages aussi attachants que troubles, et surtout, un détective hors du commun ! J’ai tout simplement adoré Rouletabille, joli mélange de Sherlock Holmes, pour le sens de déduction, et de Tintin pour son côté jeune premier. Je l’ai trouvé impertinent et d’un certain caractère !

Tout commence au château du Glandier, avec une étrange tentative de meurtre dans une chambre fermée de l’intérieur. La victime, Mathilde Stangerson, faisait des expérience de chimie avec son père. C’est une femme assez mystérieuse, puisqu’on ne la voit au final que très peu dans l’histoire !

Toute l’intrigue repose sur une énigme à priori impossible: comment un homme peut-il s’enfuir d’une pièce fermée de l’intérieur?

Il y a tout d’abord le suspect principal, Robert Darzac, le fiancé de la victime. Tous les soupçons se tournent vers lui. Du moins concernant la police, car notre reporter, lui, est persuadé de son innocence. Il entre alors en compétition avec Frédéric Larsan, habile enquêteur de la police française. Leur rivalité ne fera que croître, tout le long de l’intrigue.

Il est aussi question d’amour destructeur, de jalousie, mais aussi de secret de famille. L’enquête est rythmée et pleine de rebondissement !

La dernière révélation, met la lumière sur le comportement, assez déroutant de Rouletabille au début de l’enquête ! Car notre reporter aussi, a ses zones d’ombres, qui seront développées dans la suite du livre: Le Parfum de la dame en noir !

J’ai d’ailleurs très envie de découvrir l’adaptation de Bruno Podalydèsdont on doit le très joli « Comme un avion » !

Bref, un classique qui n’a rien à envier à Conan Doyle et Agatha Christie !

 

 

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