Le petit prince (Mark Osborne)

On ne présente plus la célèbre histoire du Petit Prince de Saint-Exupery ! Et après avoir vu cette superbe bande annonce, j’étais vraiment curieuse de découvrir cette version !

Résumé:

« C’est l’histoire d’une histoire.
C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes.
C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi.
C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire. »

Mon avis:

Wow, quelle merveille !! C’est de loin la plus belle adaptation qu’il m’ait été donné de voir !

Tout commence par une petite fille dont la vie est réglée comme une horloge. En effet, sa mère est une carriériste pure et dure, qui prépare l’avenir de sa progéniture à entrer dans une célèbre école reconnue du monde des adultes : l‘Académie Werth.

Mais l’arrivée inattendue d’une lettre étrange, racontant l’histoire d’un petit prince va tout chambouler. La petite fille fait ainsi la connaissance de son voisin, un vieil aviateur fantasque qui, en lui racontant sa drôle de rencontre, l’ouvre au monde de l’imaginaire, de l’amitié et des étoiles.

Un univers d’une extrême poésie ! Cette histoire d’amitié entre une petite fille et un vieil homme est vraiment touchante et j’ai vraiment craqué sur le graphisme du petit prince et surtout du renard, que j’ai trouvé magnifique !

Le réalisateur rend un bel hommage aux dessins d’origine tout en gardant sa singularité ! Je trouve que cette animation dégage vraiment une lumière et une douceur qui émerveillera petits et grands enfants ! La musique est également magnifique ! 

Aussi beau qu’un Disney ou un Pixar, une belle alternative aux films de Noël  ! 

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Le lièvre de Vatanen (Marc Rivière)

Aujourd’hui, un film découvert totalement par hasard en farfouillant à la médiathèque ! Et vraiment, j’ai beaucoup aimé ! 

Résumé:

« Tom Vatanen, photographe vedette d’un grand magazine canadien, s’apprête à recevoir le grand prix du journaliste de l’année. A la demande de Peter, son rédacteur en chef, il accepte de couvrir un dramatique fait divers dans la banlieue de Montréal.
Sur la route du retour, la voiture de Peter heurte un jeune lièvre. Sans un mot, Tom descend du véhicule et s’enfonce dans la forêt à la recherche de l’animal.
De la rencontre entre cet homme et ce lièvre aux pouvoirs quasi magiques va naître une indéfectible amitié. Elle conduira les deux nouveaux compagnons à travers le Grand Nord canadien, dans une suite d’impressionnantes aventures aux allures de quête initiatique. »

Mon avis:

Quelle jolie découverte ! LE film doudou qui fait du bien ! Nous partons dans la belle montagne canadienne pour découvrir une surprenante histoire d’amitié !

Tom Vatenen est un journaliste et photographe de talent, qui mène une vie à cent à l’heure. Parti dans l’ouest canadien pour couvrir un fait divers, tout bascule lorsqu’il doit se rendre sur les lieux du drame. Bouleversé par le fait divers et écoeuré par le manque d’humanité de ses pairs, il refuse de prendre la photo. Ce qui dégénère en dispute avec son collègue qui en gros, le traite de chochotte.

C’est lors du trajet de retour que se produit un événement inattendu. Manquant d’écraser un lièvre, Tom saisit l’opportunité de dire MERDE une bonne fois pour toute à sa vie de journaliste à sensations en recueillant l’animal. Mieux même, il s’enfonce dans la foret où il découvre la beauté de la nature avec un émerveillement enfantin. Laissant en plan un collègue abasourdi et grincheux.

Tom a le courage de s’ouvrir à l’irrationnel et où un simple lièvre va lui montrer un autre bonheur, plus authentique. Il fera de belles rencontres et finira par trouver ce qu’il cherchait…

La relation entre le lièvre et Tom est assez déroutante, un peu naïve mais dans le bon sens du terme ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance rustique du film, loin des lumières aveuglantes des villes. Ici, place à la neige, les forêts, la montagne. Il y a aussi une certaine critique sociale et une jolie réflexion sur le sens que l’on donne à sa vie, à son travail, mais aussi le bonheur des petits riens.

On plonge dans une bulle de douceur et de poésie, loin du superflu, et j’ai vraiment aimé le côté très introspectif de l’histoire.

Le lièvre est un joli symbole, à la fois de liberté mais aussi, de spiritualité. Il fait référence à une légende indienne: Un guerrier arrogant s’est fait transformer en animal pour avoir causé la perte de sa tribu. Pour se racheter de sa faute, il doit guider les âmes perdues vers la Lumière

Les paysages sont somptueux et me donne juste envie de faire l’ermite au Canada !

Christophe Lambert est étonnant de douceur et de sensibilité, loin de ses rôles dramatiques. Je l’ai trouvé attendrissant et d’un certain potentiel romantique ! Il partage l’affiche avec Julie Gayet, qui incarne une garde forestière, un peu déroutée par cet ëmergûmène qui parcourt la forêt avec son lapin dans la doudoune ! 

Un joli conte pour toute la famille, à savourer comme un bon chocolat chaud ! Idéal pour se plonger dans l’ambiance hivernale !

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Sors de ce corps, William ! (David Safier)

Aujourd’hui, place à une lecture aussi savoureuse qu’inattendue ! Ça faisait un moment que je voulais tenter cet auteur et j’ai vraiment bien fait !

Résumé:

« C’était Roméo et Juliette et patatras ! C’est devenu Peines d’amours perdues… Plaquée par l’homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste des voyages dans le temps et retour d’affection … Mal lui en prend, car, sitôt ensorcelée, la jeune femme se réveille dans la peau de…William Shakespeare. Si la vie et l’amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes… »

Mon avis:

Un cocktail étonnant ce livre: chicklitt, confiance en soi et vie antérieure !

Rosa aurait pu être la soeur allemande de Bridget Jones: elle manque tellement de confiance en elle qu’elle en souhaite devenir quelqu’un d’autre ! Elle est aussi très influençable. C’est parce que son mec l’a surprise dans les bras d’un autre qu’il l’a plaquée. Rosa regrette amèrement son moment de faiblesse, mais le mal est fait et Jan s’est tourné vers une autre femme: une dentiste, comme lui.

Lors d’un rendez-vous avec David, un de ses amis qui la courtise sans jamais avoir pu aller plus loin, elle se rend à un spectacle de magie… qui va lui faire changer de vie…littéralement !

Prospéro est en effet un magicien assez particulier: il ne sort pas de lapin de son chapeau. Il fait vivre aux gens leur vies antérieures par hypnose  ! Et le plus souvent, ils sont dans la peau de personnes célèbres ! Troublée par sa démonstration, Rosa décide d’aller le voir.

C’est là que débutera son étrange aventure. Rêve ou réalité? Le fait est là:

Voilà que Rosa se réveille dans un autre temps, un autre corps: celui de William Shakespeare himself !

Plus déroutant, l’une des connaissance de ce dernier…est le sosie de Jan, l’homme de sa vie (qui l’a larguée au passage) dans son époque ! Ce qui va, il va sans dire, provoquer bien des quiproquos et situations embarrassantes !

Rosa ne sait qu’une chose: Elle ne pourra redevenir elle-même qu’en découvrant ce qu’est réellement l’Amour. Et par là, il ne s’agit pas de romance, d’aventure d’un soir mais d’un amour tout autre et pourtant essentiel.

S’il n’est pas aussi loufoque que ce que je croyais, « Sors de corps William » est cependant très divertissant ! Son héroïne est attachante et loin des clichés habituels (bien qu’elle dise le contraire). L’idée d’une femme dans le corps d’un homme est originale et plutôt bien exploitée ! J’ai ri à plusieurs reprises !

J’ai aussi beaucoup aimé la « collaboration » cérébrale entre Rosa et William, Le dramaturge va l’aider à comprendre cette étrange époque et réciproquement, Rosa va l’aider tourner la page d’un amour qu’il n’a jamais pu oublier.

Être ou ne pas être… soi-même pour aimer et être aimé en retour? Telle est la belle réflexion de cet ouvrage, qui a le mérite d’être à la fois léger et profond.

Une belle découverte, qui change des livres feel-good habituels !

 

La planète des singes (Pierre Boulle)

Oeuvre majeure de la science-fiction, La Planète des singes de Pierre Boulle a fait l’objet de beaucoup d’adaptations:

Le film de Franklin James Schaffner réalisé en 1968, que je recommande chaudement ! Cette adaptation est, de loin, la plus fidèle au livre ! En plus il s’y trouve dans le casting un certain Charlton Heston, vu dans les mythiques Dix Commandements ou encore le moins connu mais glaçant Soleil Vert !

Tim Burton a aussi tenté sa version en 2001, (sans grand succès d’ailleurs).

Se sera finalement Rupert Wyatt et Matt Reeves, qui donneront un nouveau souffle à cette histoire devenue culte. 

Le dernier volet, Suprématie étant sorti il y a peu, j’ai donc voulu remonter aux origines, donc au LIVRE !

Résumé:

« En l’an 2500, le professeur Antelle, Arthur Levain et Ulysse Mérou quittent la Terre. Ils s’embarquent sur leur vaisseau cosmique, direction la supergéante Bételgeuse. En la survolant, ils ont la surprise de découvrir des villes, des maisons, des forêts… Une planète jumelle de la Terre ? À une différence près : ici, les singes règnent en maîtres et les hommes vivent à l’état sauvage, quand ils ne sont pas en cage. Qu’est-il donc advenu de l’espèce humaine ? »

Mon avis:

Inspiré des travaux de Charles Darwin sur l ‘évolution des espèce, la planète des singes m’a fait me poser plein de questions ! Et je pense que c’est justement la justesse de ces questions qui fait que ce livre continue de fasciner et de traverser les générations !

Comment se passe l’Évolution? Comment un être qui au départ ne répond qu’à son « instinct primitif« , apprend à penser, parler, inventer des choses? Et si, au lieu des humains, c’était arrivé à nos cousins les singes?

Une réflexion aussi intéressante que dérangeante sur notre avenir et notre obstination à tout vouloir savoir et contrôler; tôt ou tard, le retour de bâton arrive. Et la révélation finale en est d’autant plus percutante ! 

Il y a aussi le thème de l’esclavage, l’instinct de survie, et les expériences scientifique (où l’homme a donc le rôle de l’animal). L’effet-miroir est d’autant plus saisissant que certains singes sont persuadés que « l’homme n’a pas d’âme » ! J’ai déjà entendu ça quelques part, pas vous?

Il y a aussi l’amour, car notre héros Ulysse(encore un, tiens !), va avoir les faveurs de deux femmes, l’une humaine…l’autre singe ! Et donc, fatalement, aura un rival ! Ce qui va beaucoup le dérouter !

C’est le genre de livre qui se relit bien différemment quand on connaît la fin ! Et jusqu’à présent, seuls Agatha Christie et Philippe Claudel m’avait fait cet effet-là !

C’est un livre glaçant, fascinant  et assez pessimiste car il pointe du doigt des thèmes encore d’actualité aujourd’hui ! Jusqu’où va aller l’humanité? 

 

 

L’Étranger (Albert Camus)

De tous les classiques français, l’Étranger était celui dont j’attendais le plus, étant donné sa célébrité. Et c’est avec le sentiment « étrange » (c’est le cas de le dire), que j’ai terminé ma lecture.

Résumé:

«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…»

Mon avis.

Quel livre étrange ! Je suis incapable de dire si j’ai aimé où non et c’est très frustrant !

Le récit se déroule en Algérie française.

Meursault (le narrateur) apprend par un télégramme le décès de sa mère et décide de se rendre à son enterrement. Il n’exprime ni tristesse ni émotion particulière, et ce durant tout le roman. À aucun moment, on ne le sent en phase avec le monde et je pense que c’est pour ça que le titre est ainsi. Meursault est « étranger » à la société, aux liens, aux normes.

Même avec Marie, une jeune dactylo avec qui il entretient une liaison, tout est froid, mécanique, distant. Il ne montre pas plus de sentiment ou d’affection qu’à l’enterrement de sa mère.

Il y a aussi son voisin, Raymond Sintès, connu pour sa silence envers sa maîtresse, qu’il bat régulièrement. jusqu’à l’intervention d’un agent. Si l’étranger se lie d’une certaine amitié pour lui, on sent qu’il ne se réveille pas pour autant.

Même quand il se fait arrêter. Même lorsqu’il est jugé et condamné par pendaison pour meurtre. Il se se révolte pas. Même lorsque le juge l l’accuse « d’avoir enterré une mère avec un cœur de criminel ». La justice ne cherchera même pas à comprendre les motivations de Meursault.

Le procureur se concentre sur son comportement, sa personnalité, sa vie dissolue (il engage une relation le lendemain des funérailles de sa mère dont il est indifférent), son athéisme, son caractère asocial. Dans le contexte politique de l’époque, l’Algérie gouvernée par la France coloniale.

La cour le décrit comme un personnage morne, apathique; glaçant d’indifférence. Meursault n’est pas pour autant un monstre. Je le qualifierais plutôt de fantôme. Il ne voit pas de logique dans l’existence au point d’en avoir anesthésié tout émotion, bonne ou mauvaise.

Meursault enverra cependant promener le prêtre venu lui soutirer un dernier mot. Il veut « prier pour lui ». Là seulement, il se réveille enfin en revendiquant son athéisme et l’absurdité d’une vie éphémère. Et là au final, il est soulagé de quitter un monde auquel il ne s’est jamais attaché. Et où personne n’a jamais tenté de le comprendre, et l’accepter tel qu’il est, dans ses forces et ses fêlures…

Un livre déroutant,  triste et absurde, qui m’a laissée sur un grand malaise.

 

La princesse-grenouille (1954)

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un des premier « non Disney » à avoir marqué mon enfance ! Il faut savoir qu’avant les animés japonais j’étais une grande fan de dessins animés russe !

La Princesse grenouille est dessin animé réalisé par Mikhaïl Tsekhanovski, adapté d’un conte russe qui est très différent de La Princesse ET la grenouille de Disney, qui lui, est une variante d’un conte de Grimm !

La princesse Vassilissa la très belle est kidnappée par Kochtcheï l’Immortel, sorcier maléfique, qui l’emmène dans son jardin où tous les êtres vivants sont changés en or. Kochtcheï tente en vain de séduire Vassilissa, qui se rit de lui lorsqu’il lui demande de l’épouser, car il est très laid. Furieux, le sorcier invite alors la princesse à se regarder dans un miroir ensorcelé, et il la transforme ainsi en grenouille pour trois ans et trois jours, après quoi il la chasse.

Dans un royaume à quelque distance de là, un tsar a trois fils. Afin de leur trouver des épouses, il leur demande de tirer chacun une flèche dans une direction différente et d’épouser la première femme qui ramassera leur flèche.

Les flèches des deux premiers fils sont ramassées par des femmes de bonne famille qui occasionnent de bons mariages. Mais la flèche d’Ivan se perd au loin, et, lorsqu’il la retrouve, seule une grenouille se trouve à proximité : c’est Vassilissa transformée, qui exige qu’Ivan la prenne pour épouse en suivant l’ordre du tsar. D’abord désespéré, Ivan se rend bientôt compte que la grenouille n’est autre qu’une princesse métamorphosée. Une princesse qui ne retrouve sa forme d’origine qu’à la nuit tombée (voir l’extrait)

Il reste à trouver un moyen de libérer Vassalisa de la malédiction: une énigme façon poupée-russe où chaque indice s’emboîte l’un dans l’autre. De son côté aussi, la princesse devra suivre quelques « épreuves » et prouver que son coeur est digne du prince.

Un pur enchantement ! Des couleurs somptueuses, une histoire belle et subtile. Une grâce particulière émane de ce dessin animé, qui mérite plus que jamais d’être découvert ! Il fait partie de mes classiques d’enfance et j’adore son ambiance très particulière, à la fois poétique et raffinée. Le sorcier entouré d’or m’a fait penser à une variante du mythe de Midas, plein de richesse mais sans coeur…

Si vous aimez les cultures différentes, les belles princesses et la non-3D, cette animation est ce qu’il vous faut !

Clip du jour: Within Temptation etTarja Turunen

Quand deux icônes du rock gothique se rencontrent ça donne une chanson puissante et un clip apocalyptique ! J’adore le contraste entre la douceur du timbre de Sharon den Adel, et le lyrisme de Tarja Turunen ! Superbe ! En plus, elles sont juste sublimes toute les deux !

There’s no sense, the fire burns
When wisdom fails, it changes all
The wheel embodies all that keeps on turning

Blood red skies, I feel so cold
No innocence, we play our roll
The wheel embodies all
Where are we going?

All in all
You expect the wise to be wiser
Fallen from grace and
All and all I guess we should have known better
‘Cause

What about us
Isn’t it enough
No we’re not in paradise
This is who we are
This is what we’ve got
No it’s not our paradise
But it’s all we want
And it’s all that we’re fighting for
Though it’s not paradise

You and us, or I and them
There comes a time to take a stand
The wheel is watching all it keeps on burning

The venom works, it’s like a curse
A trojan horse, when will we learn?
The wheel embodies all that keeps returning

All in all
You expect the wise to be wiser
Fallen from grace and
All and all I guess we should have known better
‘Cause

What about us
Isn’t it enough
No we’re not in paradise
This is who we are
This is what we’ve got
No it’s not our paradise
But it’s all we want
And it’s all that we’re fighting for
Though it’s not paradise

What about us
Isn’t it enough
No we’re not in paradise
This is who we are
This is what we’ve got
No it’s not our paradise
But it’s all we want
And it’s all that we’re fighting for

What about us
Isn’t it enough
No we’re not in paradise
This is who we are
This is what we’ve got
No it’s not our paradise
But it’s all we want
And it’s all that we’re fighting for
But it’s not paradise

What about us
What about us
What about us
Isn’t it enough

What about us
What about us
What about us
Isn’t it enough

What about us
What about us
What about us
Isn’t it enough

What about us
What about us
What about us
Isn’t it enough