Sophie et la princesse des loups (Cathryn Constable)

Juste une petite chronique sur ma dernière lecture de 2016. Noël étant passé plus dans le brouillard que la neige, j’avais envie d’une ambiance « conte d’hiver » ! J’ai donc opté pour « Sophie et la princesse des loups » de Cathryn Constable !

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Résumé:

« Pour Sophie et ses amies, le voyage scolaire en Russie prend un tour inquiétant. Abandonnées dans un train, les trois jeunes filles sont recueillies par la princesse Volkonski. Leur hôtesse, fascinante et effrayante, raconte de terribles histoires de révolution, de diamants disparus et de tragédies passées. Quels lourds secrets recèle son palais délabré? Ces loups blancs que Sophie semble être la seule à voir dans la forêt sont-ils bien réels? »

Mon avis:

Cathryn Constable a su me transporter avec une histoire plus familiale que fantastique !

Sophie Smith est une jeune orpheline qui s’ennuie à mourir dans son pensionnat de Londres. La jeune fille fait souvent le même rêve où elle revoit son père disparu au coeur d’une forêt enneigée. Elle n’a plus le moindre contact avec sa tutrice, trop occupée (et trop méprisante) pour s’occuper d’elle.

Mais voilà qu’une étrange femme débarque au pensionnat et semble très intéressée par la jeune fille… et qu’un voyage en Russie est organisé par l’école !

Il n’en faut pas plus à Sophie pour sortir de sa torpeur habituelle. Ce voyage à St Petersbourg, c’est l’occasion de quitter une ville qu’elle déteste et rejoindre les neiges de son rêve. C’est ainsi que les collégiennes partent pour la Russie.

Malheureusement, dès l’arrivée, rien ne se passe comme prévu !  Les trois amies se retrouvent à l’autre bout du pays, dans un palais délabré environné de loups. Et font ainsi la connaissance de la mystérieuse princesse Volkonski.  Qui est-elle? Quelle est cette histoire de diamant perdu? Pourquoi une telle froideur? 

Mais plus que les cette histoire de diamants et de manipulations, ce sera pour Sophie l’occasion de résoudre un autre mystère, qui la hante depuis toujours…

Même si l’intrigue est assez convenue, j’ai beaucoup aprécié ce livre. L’écriture est pleine de poésie et j’ai particulièrement adoré l’ambiance russe, énigmatique et fascinante. Sans parler de la Neige, qui illumine le récit. 

Mais c’est un très joli conte, qui fait découvrir en douceur la culture russe ! 

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Bilan de fin d’année

Et bien ça y est, 2016 tire à sa fin. Il est temps de faire le Bilan;

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Pour ma part, même si je n’en parle pas ici, l’année aura été très riche. Si je devais la résumer en trois mots, ce serait Joie, Surprises et Oportunités.

Je voulais vous remercier pour vos messages et votre fidélité. Ça me booste et m’inspire pour la suite. Si on m’avait dit, quand j’ai déparqué sur WordPress en 2009, que je serai encore là 7 ans plus tard !!!!

Chaque article est un défi et l’occasion de parler de ce qui m’anime. Pour l’avenir, j’espère leur donner un aspect plus personnel, sans tomber dans le privé. 

Que 2017 commence sur des bases sereines et que ce blog continue de vous divertir. 

Belle Nouvelle Année à Tous et à Toutes !!!

 

 

 

Et puis Paulette…

Aujourd’hui, une petite lecture mignonne, qui se lit très vite et qui fait du bien ! 

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Résumé:

« Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Il finit tout de même par aller la chercher. De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux… »

Mon avis:

J’ai découvert Barbara Constantine avec le livre « À Mélie, sans Mélo », que j’avais trouvé charmant. C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé sa plume simple et sans chichis, qui épingle nos petits travers avec tendresse mais non sans un certain piquant.

« Et puis Paulette… » c’est un peu le « Ensemble c’est tout » version troisième âge. Ferdinand est un grand-père qui se sent très seul sans vouloir le reconnaître. Pas par fierté ou pudeur. Mais parce qu’il ne sait pas trouver les mots. Le départ de ses enfants a été pour lui un déchirement et il trouve du réconfort dans un plaisir puéril: faire tourner en bourrique son entourage.

Quand sa voisine Marcelline se met à avoir des problèmes de toiture, il lui propose de vivre avec lui dans sa trop grande ferme, histoire d’avoir un peu de compagnie.

D’abord réticente face à ce vieux qui ne lui avait pratiquement jamais adressé la parole, Marceline finit par accepter. Et au fil des jours et des événements, la ferme revit…

Mais ce qui m’a le plus touchée, c’est que Barbara touche du doigt des sujets sensibles: l’isolement, la solitude/dépression des personnes âgée, le manque de dialogue dans les familles et surtout l’importance de garder un lien avec les autres, quel qu’il soit. L’amitié, la solidarité peut venir de personnes totalement inattendues dont on ne soupçonne pas la gentillesse. Ce livre est un bel exemple et ça fait du bien à lire, surtout par les temps qui courent.

Une lecture fraîche et pas si légère que ça. Je l’ai préféré à Mélie ! 

Les mille et une vies d’Ali Baba (2000)

Moins médiatisé que Les Dix commandements, Roméo et Juliette, ou le myhique Notre Dame de Paris, j’étais curieuse de voir ce spectacle ! Et j’ai bien aimé, à ma grande surprise !

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Les Mille et Une Vies d’Ali Baba est un spectacle musical produit par Pierre-Alain Simon, Jean-Claude et Annette Camus est écrit et composé par Fabrice Aboulker, Thibaut Chatel, Frédéric Doll et Alain Lanty.

L’action se déroule dans une cité perdue au milieu de sables. Cet endroit résolument moderne et semblant surgir de nulle part se transforme au fil du temps pour devenir la lumineuse scène de cette éternelle comédie humaine dont seul l’amour sortira vainqueur…

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Tout commence à Nova-Manganor avant dirigée par les Princes mais depuis la disparition de leur fille Yasmina, qui portait un médaillon royal, ils sont tous morts de chagrin au fil du temps. Quel est cet endroit ? Une ville, un village, une cité ? Peu importe.

C’est cette belle jeune femme et un médaillon au cou, qui va venir bouleverser l’ordre établi.

J’ai beaucoup aimé ce conte oriental qui mêle danse moderne, théâtre et un mélange de genres musicaux très varié ! Yasmina est une sorte de Cendrillon orientale, achetée comme bonne à tout faire par le couple de Cassim et sa femme. Cependant, c’est Ali, le frrère de ce dernier qui tombe sous le charme de la jeune fille. Leur amour est pur et simple tandi que Cassim est un époux soumis aux caprices de sa femme, avide de pouvoir.

Aussi, lorsqu’Ali lui propose de libérer sa belle domestique en échange d’un lingot d’or, elle le regarde avec un nouvel intérêt. Mais là où tout se complique c’est que Madame Cassim veut savoir où Ali a trouvé tout cet argent. Elle est en effet décidée à racheter le palais des Princes disparus et prendre ainsi la place vacante.

Entre ruses, traîtrise, appât du gain et personnages excentriques, le spectacle est rythmé et on entre facilement dans l’intrigue. 

Mais ce qui m’a agréablement surprise c’est l’humour et la mise en scène. Plus que la musique, c’est une vraie Comédie proche de l’opérette, (c’est la première fois que je vois un HOMME porter un bustier 0_o ) avec des dialogues comme au théâtre !

Les chanteurs ont un vrai jeu d’acteur et les décors sont colorés, sans être trop kitchs.  

Un divertissement original, qui prend des libertés quant au conte, mais que j’ai trouvé bien agréable à regarder ! Ça change de la version Gérard Jugnot ! Passez de bonnes fêtes !

 

 

D’où vient … le Poinsettia

Plante phare des fêtes avec sa belle couleur rouge, je me devais de parler du ‘Poinsettia’, appelé aussi « Étoile de Noël », qui pousse un peu partout chez nos amis fleuristes et magasins de déco…

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Le ‘Poinsettia’, de son nom latin Euphorbia pulcherrima, est originaire d’Amérique centrale et du sud du Mexique, région dans laquelle elle peut atteindre 4 à 5 mètres de haut.

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C’est en l’honneur du premier ambassadeur des États-Unis au Mexique, Joel Roberts Poinsett, qui a donné le nom populaire. L’homme était également botaniste et tomba sous le charme particulier de cette plante.

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Selon une légende Aztèque, cette plante serait née du chagrin d’amour d’une déesse: son coeur, saignant de douleur aurait donné sa couleur à cette plante.

Quant au nom dÉtoile de Noël, il vient du fait qu’après les conquistadores, cette plante fut prise les franciscains, pour symboliser l’étoile de Bethléem et le sang du Christ sur la croix… 

Je préviens cependant les personnes alergiques: cette plante possède des cannaux contenant un latex blanc proche du caoutchouc et contenant les mêmes protéines allergènes. Par conséquent, les personnes ayant une allergie au latex peuvent développer la même réactivité avec le Poinsettia !

Chaque année, aux États-Unis, en Espagne, aux Pays-Bas et dans de nombreux autres pays, l’étoile de Noël  est célébrée le 12 décembre.

Passez tous de très bonnes fêtes ! 

 

 

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans (2014)

En attendant la nouvelle version avec Emma Watson, je tenais tout de même à voir l’autre version, très critiquée de Christophe Gans avec Vincent Cassel dans le rôle de la Bête, Léa Seydoux en Belle, et André Dussollier. L’affiche m’avait intriguée !

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Résumé:

« 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père… »

Mon avis:

Alors, comment dire ? Je vais commencer par les points positifs:

Visuellement c’est assez plaisant. Très travaillé, tant au niveau des décors que des costumes. L’ambiance est sombre, plus proche de la version Jean Cocteau que de Walt Disney. Et l’histoire est plus basée sur l’histoire de la Bête que son Amour pour Belle, ce qui est un pari audacieux. J’ai trouvé intéressant le fait de montrer un homme loin des clichés du Prince Charmant. Personellement, j’ai toujours trouvé que Vincent Cassel dégageait quelque-chose d’un peu inquiétant.

Hélas, il y a un GROS hic, et pas des moindre: l’alchimie entre les acteurs !

Autant Vincent Cassel est surprenant et charismatique en « Bête », autant Léa Sédoux en Belle m’a vraiment, vraiment déçue ! Elle est belle oui. Mais d’une beauté froide ! Pire, il n’y a pas la moindre étincelle avec la Bête ! Ce qui décrédibilise tous les effors dans l’ambiance générale. 

C’est d’autant plus dommage que cette version nous change un peu de Walt Disney, nous renvoyant à l’aspect « adulte » des contes de fée. Pour le coup, j’ai envie de relire le conte d’origine ! 

Un film bancal et décevant, beau mais seulement du point de vue esthétique. 

 

L’Enchanteur (René Barjavel)

Pour ce début d’hiver, je me suis promis de sortir de mes lectures habituelles et de découvrir des univers diférents. Je connaissais René Barjavel surtout pour ses livres de Fantasy/SF tels que La nuit des Temps ou encore Le grand Secret. Mais c’est d’un tout autre livre dont il est question aujourd’hui.

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Résumé:

« Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu. »

Mon avis:

Quelle belle découverte ! Ce livre est très certainement la version la plus surprenante des légendes arthuriennes et surtout du magicien le plus mythique qui soit: Merlin. Et l’on est bien loin de l’image du vieux sage habituel.

Le Cerf Blanc: symbole de pureté, de sagesse et de connaissance. Une autre image de Merlin !

Merlin y est mystique, jeune et beau. Il puise sa puissance et sa jeunesse au coeur de la Forêt de Brocéliande, où il se promène sous la forme d’un Cerf Blanc, annonçant aux chevaliers du royaume de poursuivre une quête: le Graal ! 

Ses origines aussi sont différentes: Merlin y est ni plus ni moins que le fils du Diable !

Quand le Dieu unique venu de Jérusalem occupa le Continent, le Diable n’arriva plus à pervertir les hommes ; il mit enceinte une vierge dans le but de donner naissance à un antéchrist, mais Dieu, voyant que l’enfant avait hérité du cœur pur de sa mère, lui laissa ses pouvoirs diaboliques.

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Devenu adulte, Merlin utilise ses pouvoirs d’enchanteur pour trouver l’homme au cœur pur capable de trouver le Château Aventureux gardé par le Roi blessé afin d’en ramener le Saint Graal et, avec lui, le bonheur et la paix parmi les hommes.

Il implique dans cette quête de nombreux chevaliers, réunis autour de la table ronde du roi Arthur ; ceux en lesquels Merlin place le plus d’espoirs sont, successivement, Arthur, Perceval, et enfin Galaad plus connu sous le nom de Lancelot du Lac.

Ces trois personnages représentent les trois modèles de chevalier existants au Moyen Âge: le chevalier guerrier, le chevalier courtois et le chevalier en quête spirituelle.

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Cependant, Merlin, malgré ses pouvoirs et sa jeunesse éternelle, doute, souffre et succombe à l’amour de Viviane, la seule qui voit derrière l’Enchanteur l’être humain, la seule qu’il aimera et qui l’aimera pour ce qu’il est. Si l’on ne présente plus le célèbre trio amoureux Guenièvre/Arthur/Lancelot, la vie amoureuse de Merlin est beaucoup moins connue. Son amour pour la belle Viviane m’a d’autant plus passionnée ! 

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Viviane

Barjavel lui rend ses lettres de noblesse avec cette très belle histoire. Les origines de Viviane, surnommée la Dame du Lac sont aussi intéressantes: elle décendrait de Dianela déesse de la chasse dans la mythologie romaine. Ce serait Merlin lui-même qui lui aurait fait découvrir ses pouvoirs… J’ai adoré l’ambiance de la Forêt de Brocéliande, qui paraît hors du temps, avec ses arbres millénaires et sa magie cachée.

Chaque chevalier est différent et j’ai pris plaisir à les (re)découvrir, notamment Perceval, qui a été élevé en dehors de Camelot en pleine natureSa mère pressentait déjà une vie de guerre pour son enfant et l’en a écarté pour le protéger. Mais il sufira d’un brève rencontre avec un beau chevalier en armure pour sceller son destin et celui de son amour, Bénie, une jeune paysanne, aussi frêle et douce que sa mère, Bénigne est revêche et amère. 

Autre chevalier, autre caractère: Gauvain, le séducteur de ces dames ! J’ai tout de suite pensé à la version dEoin Macken sans la série Merlin ! C’est quelqu’un d’enthousiaste et d’une extrême loyauté, mais dont le penchant pour les jolies femmes constituera un frein dans la Quête du Graal.

Enfin, Lancelot, l’enfant sauvé et élevée par Viviane, qui surpassera beaucoup de chevalier mais sa relation adultère avec la Reine lui sera fatale. Un personnage assez subtil qui m’a agréablement surprise !

Quant à Guenièvre, c’est une jeune femme pleine de caractère (elle dirige quand même le royaume de Logres en l’absence d’Arthur ! ) mais aussi très seule. Pas étonnant, qu’elle ait  craqué pour le beau Lancelot, son mariage était plus par devoir. 

J’avais peur de tomber dans des descriptions assommantes à laTolkien, et bien pas du tout ! L’écriture est splendide: onirique sans tomber dans le niais ou la lourdeur. Les chapitres sont assez courts et je tournais les pages sans même m’en apercevoir. Autant vous dire que j’ai été « enchantée » par ma lecture. En plus, c’est la première fois que je me lance dans les légendes arthuriennes !

Entre Amour, combats, quête spirituelle et légendes mirifiques, L’Enchanteur est un livre étonnant qui m’a très agréablement surprise ! Pour le coup, j’ai envie de découvrir aussi Les Dames à la licorne du même auteur !