Troisième humanité tome 3: La voix de la Terre

Sonnez trompettes !!! Après des mois d’attente et une lecture progressive avec plusieurs pauses, ça y est: j’ai enfin lu le dernier volet de Troisième Humanité: La voix de la Terre !

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Résumé:

7 joueurs, 7 visions du futur.
Chacun tente d’influencer l’avenir.
Mais c’est sans compter sur le 8e joueur, notre mère la Terre, qui n’a pas dit son dernier mot.

La saga des micro-humains commencée avec « Troisième humanité » se poursuit sur fond d’apocalypse. Alors qu’une 3e guerre mondiale se profile à l’horizon, Gaïa, la Terre, semble vouloir se rebeller contre ses habitants. Humains et micro-humains prêteront-ils attention à sa voix ?

Mon avis:

L’idée était bonne. Très intéressante vraiment. Deux peuples opposés qui doivent apprendre à vivre ensembles. Une Terre qui parle, pense et ressent des émotions… Une version geek des aventures de Gullivers avec un mélange de réflexion écologique et de satire politique.

J’ai aimé l’intrigue sous forme de jeu stratégique: un jeu d’échec heptagonal (dessiné dans l’ouvrage) qui compte donc 7 joueurs.

JeuHeptagonal_big

Les blancs : les capitalistes.
Les verts : les religieux.
Les bleus : les geek (robots).
Les noirs : les spatiaux.
Les jaunes : les bicentenaires.
Les rouges : les féministes.
Les mauves : les emachs.

Puis c’est Gaïa, la Terre elle-même qui vient se greffer à l’échiquier, car elle a un message de la plus haute importance à faire passer à ses (Grands et Petits) habitants.

Les personnages principaux au début du roman sont David et Aurore, mais cette dernière est rapidement substituée par une nouvelle arrivée : Hypatie Kim.

En effet, à ce point de la trilogie, David Wells a la quarantaine, et marié à Aurore Kammerer. Ils ont trois enfants, des triplés. À 10 ans, ils ont déjà de forts débats sur l’avenir de la planète ! La relève est assurée !

Mais voila que son épouse le chasse en plein repas de famille pour éviter « qu’il ne périclite dans sa vie ». Elle veut qu’il redevienne le chercheur ambitieux et optimiste dont elle était tombée amoureuse. À partir de là, ouste ! On n’entend plus parler de l’ex danseuse-scientifique, du moins pendant un temps.

Une fois seul, David s’engage au côté de son élève Hypatie Kim afin d’aider les Micro-Humains et découvrir qu’une menace approche: un astéroïde est sur le point de s’écraser sur la Terre. Une nouvelle mission pour les Micro-Humains ! Mais la révolution couve au sein de Microland: certains Emachs son devenu anti-Grands, de la même manière que les Humains s’étaient rebélés contre leurs ancêtres géants disparus en Atlantide

Toujours aussi déroutant, Bernard Werber explore une intrigue mi-politique, mi-scientifique avec une pointe de mystique. Son livre m’a rappelé notament un livre de Christan Grenier, où là aussi, on avait le point de vue d’une planète et de ses réactions face à ses « habitants »…

Il y a aussi une réflexion sur la surpopulation et le danger d’une humanité trop centrée sur ses propres intérêts pour évoluer dans le bon sens, ainsi que l’hypocrisie des politiciens. Werber est très mordant sur ce point, je trouve !

J’aurais bien voulu qu’Aurore évolue differemment. Je ne la trouvais déjà pas spécialement attachante dans les autres tomes mais là, elle en est devenue trop caricaturale. Et au final très agaçante et surtout égoïste. 

Hypatie Kim en revanche, est la bonne surprise du livre. De prime abord assez réservée, la jeune femme aidera David à reprendre du poil de la bête. Si Aurore s’est intéressée au Amazones, Hypatie pense que les Pyramides sont des émetteurs récepteurs pour communiquer avec Gaïa, notre panète ! J’ai aimé son caractère posé et plus diplomate qu’Aurore. Son couple avec David est en fin de compte plus crédible et sain.

Cette trilogie a le mérite d’avoir un aspect plus féministe et engagé, nous amenant à réfléchir à l’Avenir de notre planète et comment pourrait évoluer l’espèce humaine au fil des siècles. Il y a de belles références féminines: les Amazones, les Femen mais aussi Hypatie d’Alexandriegrande savante égyptienne encore trop méconnue !

Et la fin est  digne d’un livre de science-fiction « à l’ancienne » de type « chroniques martiennes » ! Malheureusement, l’alternance avec les extraits de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, plombe inutilement le récit. C’est ce qui m’a le plus freiné dans ma lecture ! 

Mon avis est donc mitigé: s’il y a des aspects intéressants, les longueurs inutiles gâchent l’originalité de l’histoire. Et certains points auraient pu être mieux développé. Dommage !

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