Le salaire de la peur (George Arnaud)

Aujourd’hui, un livre que j’hésitais à lire depuis longtemps: relique de la bibliothèque familiale, il fait partie de ces ouvrages que je « croise » sans oser les lire. Et puis, suite à une chronique de Plius, j’ai tenté l’expérience…

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Résumé:

« Las Piedras, port d’échouage. Ils sont des centaines, venus d’on ne sait où, oublier sous les tropiques l’impasse de leur existence. Pour une poignée de dollars, ces sans-grade sont prêts à tout. Prêts à affronter des kilomètres de piste impraticables, au volant d’un camion délabré, pour convoyer de la nitroglycérine. Au moindre écart, au moindre choc, c’est la mort. Une épopée de l’angoisse pure… »

Mon avis:

Suffoquant. C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit à la fin de ma lecture. Des hommes blasés, las, sarcastiques. Des hommes qui en ont tellement bavé dans leur vie qu’un risque de plus ou de moins ne fait guère de différence. Et quel risque: transporter de la nitroglycérine dans un camion pas aux normes pour une haute somme d’argent.

Tout un groupe se masse pour tenter sa chance: l’étranger qui veut un visa pour s’installer, le vagabond, las de sa vie de misère, le business man toujours prêt pour prendre l’argent où il se présente. Mais ce n’est pas n’importe quel chargement. C’est une bombe qui peut exploser au moindre cahot… Seuls quatre personnes seront engagées pour deux camions chargés à bloc.

Première épreuve: conduire le camion d’une manière suffisamment lente et calme pour éviter le moindre choc. Ensuite, oublier les incompatibilités de caractère: Ce boulot, on l’a choisi, on l’assume, on va jusqu’au bout. Et surtout: contrôler la Peur qui accable et pèse, qui peut rendre fou et accompagne chaque conducteur.

Ce n’est pas du tout mon genre de lecture habituelle. Je ne peux même pas dire que j’ai aimé ce livre. Mais je ne pouvais plus m’arrêter de lire. Comme si j’étais moi-même passagère. J’ai frissonné, sursauté, je voulais savoir comment ça allait finir !

Un roman âpre, noir, poisseux. J’en suis ressortie sonnée et impressionnée de lire jusqu’où les hommes sont prêts à aller pour de l’argent. C’est effarant ! 

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