Il était une rivière

Il arrive parfois que le hasard fasse bien les choses ! J’ai acheté ce livre par pure impulsion, simplement parce que je trouvais la couverture jolie. Et là… BIM ! Coup de coeur !

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 Résumé:

« Une petite cité ouvrière du Michigan, dans les années 1970. Margo Crane y a vécu toute son enfance. Elle aime plus que tout nager dans la Stark, y naviguer, et elle sait aussi manier le fusil comme personne. Elle a seize ans lorsque son père, victime d’un voisinage familial nourri de haine et de violence, est tué. Margo décide alors de remonter la rivière à la recherche de sa mère, qui les avait quittés deux ans auparavant. Au fil de la rivière, son errance va se muer en voyage initiatique, au sein d’une nature parfois violente. Façonnée par de nouvelles rencontres et par l’éclosion des sentiments amoureux, la jeune fille sauvage et obstinée se transforme, se construit, et doit décider du prix à payer pour rester libre et trouver la paix intérieure. »

Mon avis:

Comme je l’ai dit lors de mon dernier article, oubliez la Margo de John Green ! Celle-ci est beaucoup plus intéressante ! C’est même probablement le plus beau personnage féminin qui m’ait été donnée de lire depuis Hester Day !

Ce livre m’a envoûtée, emportée comme la rivière dont il parle. Margo n’a rien à voir avec un perso Young Adult. C’est plutôt une cowgirl avec un mental d’indienne ! Avec elle, il faut savoir montrer patte blanche où alors elle vous plombe comme du gibier !

C’est une jeune fille qui ne se sent à sa place qu’en pleine nature, qui parle peu, chasse à la carabine et qui ne supporte pas qu’on lui dise quelle vie elle doit mener. Elle est à la fois sauvage et farouche, dure et calme. Il faut dire qu’avec une famille aussi disfonctionnelle, il y a de quoi: un oncle qui l’a violée lors d’une beuverie, une mère qui est partie vivre ailleurs, un grand-père aimant mais taciturne…

Quand son père meurt, victime d’un voisinage haineux, elle n’a d’autre choix que de partir à la recherche de sa mère. Ce qui m’a énormément plu, au delà de l’évolution de Margo, c’est la place d’une nature belle et rude, sauvage et rassurante à la fois. La rivière elle-même est une compagne vivante, vibrante, un point de repère. Elle est le plus grand amour de Margo.

Et au fil de ses rencontres, la jeune fille évolue, s’ouvre un peu plus, tout en se forgeant sa propre identité. J’ai aimé son côté sauvageonne, une sorte de Manon des sources américaine. Elle est d’ailleurs surnommée la Nymphe, l’enfant loup ou encore Elfe !

L’écriture est à la fois fluide et rugueuse; j’ai adoré l’ambiance sauvage, parfois sombre. Les personnages sont authentiques, dans leurs forces et leur faiblesses: il n’y a au fond, ni bons, ni méchants. Juste des personnes qui prennent leur décision en connaissance de cause, mais qui n’assument pas toujours les conséquences.

Un parcours digne d’une Odyssée, une héroïne atypique et un beau passage à l’âge adulte. Si vous avez aimé Into the wild et Huckleberry Finn, ce livre est pour vous !

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Dvd du week end: Les Noces Funèbres (Tim burton)

C’est avec grand plaisir que j’ai enfin découvert ce petit bijou made in Burton !

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Résumé:

« Au XIXe siècle, dans un petit village d’Europe de l’est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l’au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d’une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l’attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s’avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme. »

 

Mon avis:

J‘ai eu un grand moment de nostalgie devant ce film: on y retrouve en effet le même genre d’univers que pour l’Étrange Nöel de Mr Jack ! Décors sombres et travaillés, forêts nocturnes, manoir lugubre, un chien squelette, et un jeune héro aussi maladroit qu’attachant. Confronté à un mariage arrangé par sa famille, Victor est d’abord très réticent. Mais le coup de foudre avec Victoria, sa promise est immédiat.

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Cependant, la pression familiale est telle qu’il prend peur et part dans une forêt pour répéter ses voeux plus au calme. J’ai trouvé les parents de Victoria particulièrement hypocrites et prétentieux ! Heureusement, Victoria remonte un peu le niveau !

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Mais j’ai surtout adoré la mariée, Emily, mélancolique et sensible. Elle m’a énormément fait penser à Sally de « l’étrange noel de mr Jack » ! J’aurais vraiment voulu une histoire d’amour entre elle et Victor ! Je trouvais leur couple plus intéressant et touchant !

Enfin, j’ai complêtement déliré sur le monde des morts, aussi rock & roll que Beetlejuice ! 

L’histoire est basique, presque trop gentillette. Mais l’ambiance de conte sombre et décalé m’a énormément plu ! Les couleurs et le graphisme sont plein de poésie. On croirait vraiment voir des marionnettes et non des images de synthèse, ce qui donne une belle autenticité au film ! Les musiques sont tantôt entraînantes, tantôt mélancoliques. J’ai aimé aussi le  papillon bleu  qui est un beau symbole dans le film: la libération.

Bref, un Burton de très bon cru !!!

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  • Lorsque que j’apprend que je vais être tata…de jumeaux !!!

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  • Lorqu’une connaissance s’approche un peu trop de mon espace vital

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  • Lorsque cette même personne me sort l’éternelle rengaine « Bah alors, toujours pas casée/mariée ??? »

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  • …et qu’avant que je dise quoi que ce soit c’est ma mère qui lui rabat son claquet façon Brice de Nice

 

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  • Quand je décide de sortir les robes d’été -_-

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Arrow (saison 1)

À force d’en entendre parler, j’ai fini par me lancer dans la décoverte de la série Arrow. 

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Résumé:

Après un violent naufrage, le jeune milliardaire et playboy Oliver Queen, porté disparu et présumé mort depuis cinq ans, est découvert vivant sur une île isolée dans la Mer de Chine. Quand il rentre chez lui, à Starling City, sa mère dévouée Moira, sa sœur Thea et son meilleur ami Tommy l’accueillent chez lui, mais ils sentent qu’Oliver a changé.

Alors qu‘Oliver cache la vérité sur l’homme qu’il est devenu, il cherche désespérément à faire amende honorable pour les actions passées de son père grâce à une liste de noms d’individus ayant, selon les propres mots d’Oliver, « trahi leur ville », qu’il cherche à faire emprisonner. Il tente également de se réconcilier avec son ex-petite amie Laurel Lance qui a un nouveau prétendant.

Il devient alors un justicier qui va réparer les torts de sa famille, lutter contre les « maux de la société » et redonner à la ville de Starling son ancienne gloire. En tant qu’héritier de la multinationale Queen Consolidated, Oliver joue également le rôle d’un coureur de jupons riche, insouciant et négligeant afin de cacher son identité secrète. Cependant, le père de Laurel, l’inspecteur Quentin Lance, est déterminé à arrêter le justicier qui sévit dans sa ville…

Mon avis:

J’ai bien accroché, à ma grande surprise ! J’y suis pourtant allée à reculon, étant donné la grosse mode que suscite les super héros actuellement ! J’espérais ne pas tomber sur une série à la Smallville, à laquelle, je n’ai jamais vraiment accroché. 

Mais Arrow n’a rien à voir avec Smallville.

C’est une série plutôt efficace, dont le héro se dévoile par flash, alternant le passé et le présent. Oliver est un homme très intéressant, qui cache un grand traumatisme: ayant survécu à un naufrage, il en est sorti endurci et avec de nouvelles convictions. Grâce à un carnet appartenant son père défunt, il se débarasse des fripouilles et autres personnes peu recommandable pour redorer le blason de sa famille. Une sorte de Robin des Bois des temps modernes, mais en beaucoup plus sombre. 

Entre secrets de familles, suspicions, désir de justice et histoires d’amours compliquées, Arrow a su me réconcilier avec les super-héros grâce à une intrigue bien ficelée, des personnages fouillés et une ambiance sombre mais sans trop tomber dans le gore. L’histoire est plus focalisée sur l’évolution de chaque personnage. J’ai bien aimé par exemple la rivalité entre Oliver et l’inspecteur Lance, car ils ont en commun leur amour surprotecteur envers Laurel. Tommy, le meilleur ami d’Oliver est assez touchant.Très intriguant aussi… il a l’air d’en savoir plus qu’il ne le dit. J’ai hâte de voir l’évolution du personnage !

Une très bonne série donc ! J’espère que la seconde saison sera tout aussi réussie !

Le journal de Frankie Pratt (Caroline Preston)

Aujourd’hui, c’est avec un grand plaisir que je vais vous parler d’un superbe livre découvert grâce à Bénédicte: Le journal de Frankie Pratt

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Résumé:

« 1920.Frankie Pratt a 18 ans. Élève prometteuse, lectrice avertie, la jeune fille rêve de devenir écrivain. Avec une machine à écrire Corona et une fantaisie d’archiviste, elle se lance dans le récit de ses aventure sous forme de scrapbook. Tour à tour étudiante, danseuse de charleston amateur, rédactrice de potin à grand tirage, amoureuse éperdue de mauvais garçon, elle nous entraîne dans son sillage du New York de la Prohibition au Paris des Années Folles. »

Mon avis:

Superbe et très original ! Ce livre est un vrai trésor vintage, avec des gravures, des photos en noir et blanc, des dessins à la mode des années 20 et une héroïne pleine de fraîcheur ! L’histoire m’a fait penser à un  vieux livre que j’ai lu, il y a quelques années: Jeanne la Mince de Paul Guth, qui n’est pas un roman graphique, mais aborde le même thème: une sorte de chick-lit de nos grand-mères en somme ! 

Pour ce qui est de Frankie Pratt, on en prend plein les yeux: Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, menus glanés chez les antiquaires ou sur internet… Six cents pièces ont été nécessaires à la composition de ce scrapbook. Un travail d’orfèvre !

On y découvre donc, Frankie, une jeune fille qui rêve d’être écrivain. Issue d’une famille modeste, elle ira de l’université de Grassar à New York, en passant par Paris. Naïve et romantique, elle prend, au fil de ses rencontres, plus de caractère pour finalement trouver le bonheur et se raprocher de sa mère. C’est le genre de livre dont l’histoire se lit d’une traite, et puis que l’on prend plaisir à feuilleter, juste pour la beauté des images !

Un petit bijou, romanesque et inventif qui se savoure comme un bonbon ! À offrir à toutes les fans de Gatsby, Downton Abbey et de Bridget Jones !

L’armée des 12 singes (Terry Gilliam)

Parce que ça fait toujours du bien de revoir ses classiques ! L’Armée des douze singes (12 Monkeys en VO) est un film de science-fiction américain réalisé par Terry Gilliam sorti en 1995, librement adapté du court métrage La Jetée, de Chris Marker (1962). 

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Résumé:

Nous sommes en l’an 2035. Les quelques milliers d’habitants qui restent sur notre planète sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenue inhabitable à la suite d’un virus ayant décimé 99% de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe et la prévenir. C’est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission.

 

Mon avis:

Même s’il a vieilli visuellement, j’ai pris plaisir à revoir ce film d’anticipation ! Le thème est fort, très sombre, et l’histoire déconcertante. Elle traite du temps, de la folie humaine, et de notre perception du monde. J’ai été bluffée par Bruce Willis, qui réussi l’exploît d’interpréter un personnage imprévisible: à la fois dur, violent et extrêmement torturé psychologiquement. On est loin de ses rôles bad ass habituels. C’est cette sensibilité qui m’a le plus intéressée.

Madeleine Stowe, joue une psychiâtre enlevée par notre anti-héro. C’est elle qui apporte de la stabilité au héro, mais aussi à l’histoire elle-même. De plus, sa beauté éthérée, presque angélique donne une note plus douce plus humaine.

Enfin, Brad Pitt y tient un rôle plus modeste mais on ne peut plus impressionnant ! Son personnage hystérique est vraiment flippant ! L’acteur a d’ailleurs passé quelques semaines dans le service psychiatrique de l’hôpital de l’Université Temple de Philadelphie pour préparer son rôle. Et ce fut payant, puisqu’il a reçu un Golden Globe pour le meilleur second rôle. 

Il y a de nombreuses références dans ce film: Son titre, par exemple est inspiré du roman de Lyman Frank Baum le Magicien d’Oz dans lequel le magicien persuade douze singes de le servir comme soldats. Le film des Marx Brothers « Monnaie de singe », est diffusé à l’hôpital psychiatrique; Le film « Sueurs Froides », qui passe dans scène de cinéma, et « La Jetée », un film d’anticipation des années 60, dont s’est inspiré tout le film ! 

L’univers du film est brouillon, donne volontairement le tournis, à l’image de la confusion du personnage principal. Mais j’ai surtout été bluffée par la fin…pas spécialement innattendue mais que j’ai trouvée symbolique et terrifiante, par son pessimisme et son amertume.

Un film déroutant et glaçant, qui fouille les tréfonds de l’âme. Je n’ai jamais vu la nouvelle adaptation série: j’avoue avoir peur du résultat, par raport à un film aussi culte ! 

Version originale: Running Up that Hill

Aujourd’hui, un petit classique de Kate Bush: Running Up that Hill, de l’album Hound of Love sorti en 1985. Ce single a été récompensé en tant que meilleur single et meilleur clip, très étrange et original, il faut le reconnaître. 

Cette chanson a été joliment reprise par la suite en version piano/voix par le groupe Placebo. 

Traduction:

Running Up That Hill
(Montant Cette Colline En Courant)

It doesn’t hurt me
Ça ne me blesse pas
Do you want to feel how it feels ?
Veux-tu ressentir ce que ça fait ?
Do you want to know that it doesn’t hurt me ?
Veux-tu savoir que ça ne me blesse pas ?
Do you want to hear about the deal that I’m making ?
Veux-tu entendre le marché que je fais ?
You, it’s you and me
Toi, c’est toi et moi

And if I only could

Et si seulement je pouvais

I’d make a deal with God
Je ferais un marché avec Dieu
And I’d get him to swap our places
Et je le persuaderais d’échanger nos places
Be running up that road
Je monterais cette route en courant
Be running up that hill
Je monterais cette colline en courant
Be running up that building
Je monterais cet immeuble en courant

You don’t want to hurt me
Tu ne veux pas me blesser
But see how deep the bullet lies
Mais vois comme la balle repose profondément
Unaware I’m tearing you assunder
Inconsciente je te mets en pièces
Oh, there is thunder in our hearts
Oh, il y a du tonnerre dans nos cœurs
Is there so much hate for ones we love ?
Y a-t-il tant de haine pour ceux qu’on aime ?
Tell me, we both matter, don’t we ?
Dis-moi, nous comptons tous les deux, n’est-ce pas ?

You, it’s you and me
Toi, c’est toi et moi
It’s you and me feel unhappy
C’est toi et moi nous nous sentons malheureux

If I only could
Si seulement je pouvais
I’d make a deal with God
Je ferais un marché avec Dieu
And I’d get him to swap our places
Et je le persuaderais d’échanger nos places
Be running up that road
Je monterais cette route en courant
Be running up that hill
Je monterais cette colline en courant
Be running up that building
Je monterais cet immeuble en courant

Say, if I only could, oh
Dis, si seulement je pouvais, oh
You
Toi
It’s you and me
C’est toi et moi
It’s you and me feel unhappy
C’est toi et moi nous nous sentons malheureux

« C’mon, baby, c’mon, darling
« Viens, bébé, viens, chéri
Let me steal this moment from you now
Laisse-moi voler ce moment de toi maintenant
C’mon, angel, c’mon, c’mon, darling
Viens, mon ange, viens, viens, chéri
Let’s exchange the experience
Laisse s’échanger l’expérience
Oh… « 

If I only could
Si seulement je pouvais
I’d make a deal with God
Je ferais un marché avec Dieu
And I’d get him to swap our places
Et je le persuaderais d’échanger nos places

Be running up that road
Je monterais cette route en courant
Be running up that hill
Je monterais cette colline en courant
With no problems
Sans problèmes