Dans les forêts de Sibérie (Sylvain Tesson)

Aujourd’hui, place à une très jolie lecture qui a illuminé mon week-end.

911c08126c7dc4cc274c44fde30c6b29`Résumé:

«Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l’existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

À trente-huit ans,  Sylvain Tesson décide de faire une retraite en pleine nature, loin de la ville et des siens. Il part donc six mois en Sibérie dans une isba, (une cabane en bois rustique), au bord du lac Baikal. Au coeur d’une nature sauvage et rude, il retourne à des activités bûcheronne: pêche, cueillette, thé chaud, coupe de bois pour le chauffage… Une vraie vie d’ermite ! Sauf qu’il ne se contente pas de rester cloîtré et regarder par la fenêtre: il discute avec la population locale, il s’émerveille comme un gosse devant la beauté singulière de la Sibérie… C’est vrai que si l’on recherche le calme et une nature brute, ça fait rêver ! Voici le fameux lac Baikal dont il parle: 

Il lit aussi beaucoup ! J’ai d’ailleurs rajouté plein de livres à ma PAL pour le coup !

L’histoire est racontée sous forme de carnet de bord dans lequel il écrit ses journées. Ç’aurait pu être monotone, car il n’y a pas beaucoup d’action mais pas du tout.

L’écriture est fluide et d’une poésie bourue, dans un bel hommage à une nature intacte et préservée. Ce séjour est une pause hors du temps, loin des soucis citadins, à savourer des plaisirs simples: un repas chaud, un bon thé, un cigare, une longue promenade avec deux chiens dont l’affection désintéressée met du baume au coeur ! J’ai beaucoup aimé l’ambiance chaleureuse de ce livre, qui contraste avec ce pays si froid…

Cette retraite se termine enfin sur une note douce-amère comme un joli rêve blanc qui s’estompe… J’ai refermé ce livre avec un sentiment de douce nostalgie.

Un très beau livre à lire au coin du feu, pour finir l’hiver en douceur !

 

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6 réflexions au sujet de « Dans les forêts de Sibérie (Sylvain Tesson) »

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