Des codes bien barrés !

Connaissez-vous les codes-bares japonais ? Non ? C’est tout un art ! Pourquoi on n’a pas ça chez nous ???

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Bon bah ça y est: une nouvelle collection vient de voir le jour dans mes archives ^_^

 

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Le rocher de Tanios

Ce week-end, histoire de changer des romans dystopiques et contemporains, je vous ai choisi un roman…historique !

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Résumé:

« Le destin passe et repasse à travers nous, comme l’aiguille du cordonnier à travers le cuir qu’il façonne. »

Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque d’abord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la trop belle Lamia, des murmures courent le pays sur l’identité de son vrai père.

Le destin passera de nouveau, dans ces années 1830 où l’Empire ottoman, l’Égypte, l’Angleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où l’assassinat d’un chef religieux contraindra Tanios à l’exil… »

Mon avis:

Je n’avais plus lu de romans historique depuis La Pierre de Lumière de Christian Jacq ! Je ne connaissais pas du tout Amin Maalouf et ce fut une bien jolie découverte !

L’histoire de ce roman tourne autour d’un personnage connu dans tout le Moyen-Orient, et dont nul ne sait s’il fut réel ou légendaire. En effet, Tanios aurait été assassiné et transformé en rocher dans la région de Mont-Liban, rocher sur lequel les enfants ont interdiction de jouer. 

L’auteur mêle habilement l’histoire et la légende, s’inspirant d’un événement authentique: le meurtre d’un patriarche commis au dix-neuvième siècle par un certain Abou-kichk Maalouf, qui fut ramené dans son pays par un agent de l’émir pour être exécuté.

J’ai beaucoup aimé le côté politique du livre, nous montrant un Liban vulnérable, hésitant entre Orient et Occident. Il se rajoute, à travers la quête d’identité de Tanios, une belle histoire d’amour mais aussi de vengeance. 

L’écriture est limpide et poétique, sans longues description assommantes mais surtout, sans l’insupportable mièvrerie qui m’avait tant agacée dans l’Alchimiste de Paulo Coelho. 

Un très beau roman, qui a, à juste titre, obtenu le prix Goncourt de 1993

Mes Googleries (édition 2016!)

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas fait de palmarès ! Pour ceux/celles qui me lisent depuis peu, voici donc l’une de mes lubies: je collectionne les logos de Google ! Je trouve certains très artistiques ! Place donc aux Googleries Édition 2016 !

On commence avec le superbe hommage à Charles Perrault (ici, Cendrillon), coloré et poétique.

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Celui de Henrik Ibsen, un dramaturge norvégien. Je ne le connais pas du tout pour ma part, mais j’aime le côté rétro du dessin ^_^

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Le magnifique hommage à la cantatrice Maria Callas : il faudrait que je me procure sa biographie ! Elle m’intéresse beaucoup !

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Autre femme d’exception, l’ethnologue américaine Dian Fossey, qui s’est spécialisée dans l’étude du comportement des gorilles. Sa vie a d’ailleurs fait l’objet d’une biopic: « Gorilles  dans la brume » avec dans ce rôle, la charismatique Sigourney Weaver

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Et enfin je termine avec une de mes chanteuse préférée: Ella Fitzgerald, superbement illustrée ! J’aime beaucoup les couleurs !

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Et voilà ! N’hésitez à me dire quels sont vos préférés ! 

Coup de coeur chorale:Perpetuum Jazzile

Perpetuum Jazzile est une chorale slovène de musique populaire et de jazz. Elle est fondée en 1983 par Marko Tiran sous le nom de Gaudeamus Chamber Choir. En 2001, Tiran passe le flambeau de la direction de la chorale à Tomaž Kozlevčar qui, en 2011 le passe à son tour à Peder Karlsson.

Voici leur version impressionnante de Telephone (Lady Gaga & Beyoncé) qui m’a juste laissée sur les fesses !!! Aucun instrument. Que les voix !

site officiel

 

 

Dr. Horrible’s Sing-Along Blog

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Enfin ! Depuis le temps que je voulais voir la web-comédie-musicale-geek de Joss Whedon ! Et je ne regrette absolument pas !

Dr. Horrible est un OVNI, qui n’a rien à envier au blockbusters de Marvel ! Je l’ai même trouvé plus inventif et sombre que ces derniers !

Cette web-série raconte de façon humoristique l’ascension de Billy, alias le méchant Dr Horrible, aux prises avec son ennemi juré, Captain Hammer.

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Billy est un attachant, travailleur et timide super-vilain dont l’aspiration suprême est de parvenir à entrer dans l’Evil League of Evil qui regroupe les plus grands méchants du monde. Mais ses plans sont, comme il le confie par vidéo à son blog, souvent contrecarrés par son pire ennemi, Captain Hammer, super-héros imbu de lui-même et à l’intelligence limitée. Le pire affront est commis quand le Capitain séduit Penny, la jeune fille dont il est amoureux 

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Entre répliques cinglantes, romance, parodie de super-héro et comédie musicale sous acide, Joss Whedon nous dévoile une histoire bien ficelée, où le « gentil » est le pire connard qui soit et le « méchant » voulait juste arrêter le temps pour voler un moment avec la fille de ses rêves et gagner le respect de ses pairs…

Mais son rêve se réalisera d’une manière plus amère que prévue. Je ne spolierai pas mais je dirais juste que je ne m’attendais pas à une fin aussi … dark ! 

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Nathan Fillion s’éclate comme un gamin dans le rôle du Captain Hammer, prétentieux à mort. C’est bien simple, j’ai eu envie de le baffer du début à la fin !

Quant à Neil Patrick Harris, il est absolument parfait dans rôle du Doctor Horrible ! Je le qualifierais de tragi-comique, avec une pointe d’ironie et de romantisme ! La scène de la laverie est juste adorable

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Les fans de Big Bang Théory seront aussi comblés, puisque qu’on y trouve également Simon Helberg, qui ici, incarne Moist un des amis du Doctor Horrible. Enfin, Penny est incarnée par la pétillante Félicia Day ! Je suis de plus en plus fan de cette fille ! Son rôle tient plus de la parodie de la jolie fille un peu potiche mais mignonne. 

L’histoire est au final plus centrée sur la rivalité Hammer/Horrible, et j’ai aimé le contexte: un méchant sympatique et un héro détestable !  Enfin, je tiens à souligner la grande qualité musicale des chansons, toutes plus belles les unes que les autres !

Une petite pépite, pleine d’humour mais aussi d’une certaine noirceur que l’on retrouve aussi chez le Doctor Who. Je recommande !

Colline (Jean Giono)

J’ai décidé de lire plus de classiques du terroir, notamment dans la bibliothèque de mes parents ! J’ai ainsi redécouvert ce livre très particulier.

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Colline est le premier roman de Jean Giono,  alors âgé de 34 ans. Les deux romans suivants seront Un de Baumugnes, en 1929 également, et Regain en 1930. Ils s’inscrivent dans ce que l’auteur a nommé la « Trilogie de Pan. »

C’est l’histoire d’un hameau, les Bastides blanches, situé à l’ombre des monts de Lure, dans lequel vivent une douzaine de personnes, rassemblées dans les quatre maisons situées autour de la fontaine du village.

Le roman débute sur la venue d’un sanglier, que l’on essaie de tuer mais qui parvient à s’échapper.

Plus tard, lorsque la fontaine du hameau, qui avait alimenté les habitants depuis très longtemps, va se tarir, tout commence à aller mal. À cette même période, l’aîné du village, Janet, paralysé et alité, commence à parler de manière peu compréhensible.

Il ne faudra pas longtemps pour que les autres habitants pensent que Janet est à l’origine de leurs malheurs. En effet, en plus de la fontaine asséchée, une petite fille tombe malade, un incendie manque de raser le hameau.

Une atmosphère pesante, étrange, à la limite du surnaturel s’installe alors parmi les habitants du village. Le hameau doit donc expier les crimes que les hommes ont commis contre la Terre.

Giono, avec ce premier roman, a inventé une forme d’écriture nouvelle en utilisant le langage des hommes de la campagne.

Ce genre se teinte de ce que l’on appelle le réalisme merveilleux : des faits réalistes entremêlés de l’interprétation irrationnelle des personnages et de surnaturel.

L’écriture est fluide, coulant et zigzaguant, à l’image de cette source introuvable et mystérieuse. La fin est digne d’un conte philosophique teinté de mythologie.

Un livre étonnant, à l’ambiance sombre et déroutante, qui change des romans de « terroir » traditionnels !