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Parce que ça faisait longtemps ! 

 

Quand c’est ma mauvaise période du mois (gore, mais réaliste !)

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Lorsqu’il y a beaucoup plus de monde dans le bus que d’habitude…(rentrée scolaire oblige)

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Lorsque, dans le bus,  j’écoute une conversation d’étudiants sur leur cours et que leur jargon m’est inconnu…

 

Lorsque je rentre chez moi et que mon chat m’accueille comme il se doit !

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Quand je suis tellement plongée dans ma lecture que je n’entends pas mes parents m’appeler quand c’est l’heure de manger.

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Lorsque j’apprends qu’une de mes lectrices va lire un livre grâce à l’une de mes chroniques !

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Bonne semaine à tous !

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Le Cas Jack Sparks Saison 1: Été mutant

Ce dimanche, je vais vous parler d’une saga de Victor Dixen qui m’a été chaudement recommandée ! Si j’ai déjà remarqué cet auteur en librairie, bibliothèque et certains blogs, c’est la chronique très enthousiaste de Pitiponk qui a fini par me décider !

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Résumé:

« Quand Jack Spark, adolescent insomniaque de 15 ans, arrive au ranch de Redrock, dans le Colorado, il ignore que sa vie est sur le point de basculer. Car les méthodes de rééducation appliquées dans ce camp de vacances dédié aux « cas » difficiles ont des effets effroyables. Surtout chez Jack, dont le corps semble subir d inquiétantes mutations chaque fois qu’il est soumis aux séances de thérapie… Comment ce frêle garçon parviendra-t-il à survivre à l’enfer du camp de Redrock ? D’où viennent les bruits inquiétants que Jack entend la nuit, lorsque ses camarades dorment à poings fermés ? Et pourquoi la racine de ses cheveux a-t-elle subitement viré au bleu, est-ce un symptôme de son étrange métamorphose ? Homme ou monstre, Jack est à la croisée des chemins mais a-t-il vraiment le choix ? »

Mon avis:

Ne vous fiez pas à la couverture peu engageante: Le Cas Jack Spark est une excellente surprise ! Un mélange de fantastique, de fantasy et de dystopie. Comme ma copinaute citée plus haut, j’ai d’abord pensé à l’Ile de Crâne: un adolescent à problèmes, qui se retrouve dans un « ranch » plus proche d’une colonie pénitencière avec des « moniteurs » qui n’ont rien d’humains. Une ambiance mystérieuse et inquiétante.

J’ai adoré les autres pensionnaires de ranch. Si Jack souffre de simples insomnies et de cauchemars récurrents, ses amis ont des problèmes plus sérieux: ainsi, Doug, la grosse brute est réputé pour ses crises de colères. Ti-Jean, un Black assez costaud souffre du T.O.C. de propreté. La jolie Sinead, dont Jack est amoureux, est cleptomane. Son petit frère, Kevin est incontinent. Et enfin Josh, le plus calme, toujours habillé en noir, a des tendances suicidaires… C’est le camarade qui m’a le plus intriguée ! J’ai hâte de voir son évolution !

Notre petite bande est donc coltinée à des travaux rudes dans une atmosphère étouffante: équitation, plantations, mais aussi…couture et théâtre ! Un emploi du temps de ce genre est déjà en lui-même assez épuisant. Mais ajouté à cela, il y a les séances de Thérapie : une torture qui vide les adolescents de leur énergie… sauf Jack, qui, curieusement, reprend des forces et de la puissance ! Horrifié, l’ado se rend compte que d’étranges « mutations » s’opèrent en lui: ses sens se décuplent. S’il éprouve une forte colère, une Chaleur bouillonne en lui, prête à bondir. Et ses cheveux deviennent progressivement bleus ! 

J’ai beaucoup aimé le suspense et la façon dont l’ambiance s’assombrit au fil des chapitres ! Le lecteur plonge dans le feu de l’action de façon assez efficace et le héro est cohérent dans son évolution.

Mais il y a surtout, au delà de l’aspect fantastique, une sensibilisation éloquente à des pathologies bien réelles: les T.O.C. , la cleptomanie, les troubles alimentaires, ou encore la dépression. Cette dimension réaliste et sensible des personnages m’a beaucoup touchée !  

Je ne dirai rien de plus concernant l’intrigue sinon je risque de spolier toute l’histoire ! En tout cas, c’est un univers très original que je viens de découvrir ! Il y a de l’action, du suspense, un brin de romance et des références historiques très intéressantes ! Une première « saison » prometteuse !

Les Suprêmes d’Edward Kelsey Moore

Et voici mon coup de coeur littéraire de cet été ! Un livre que j’ai dévoré en même pas quinze jours !

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Résumé

Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970.
Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana.
Longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit. Rendez-vous avec vos futures meilleures amies.

Mon avis:

Quel beau moment de lecture ! Ce livre est un concentré d’optimisme et une magnifique histoire d’amitié féminine ! C’est aussi 3 voix:

Odette, l’intrépide née dans un sycomore… qui peut voir des fantômes. Clarice, l’épouse trompée qui se réfugie dans la lecture assidue de la Bible…ou la vodka suivant les nécessités.  Et Barbara Jean, une bimbo fille d’un alcoolique notoire, qui avance, clopinclopant (sur ses haut talons) dans son existence qui serait bien morne sans ses deux amies. Ce trio a été surnommé les Suprêmes (hommage au groupe des années 70) par Big Earl, le propriétaire du restaurant de leur petite ville de l’Indiana: Leaning Tree.

J’ai suivi avec plaisir ce sympathique trio au coeur d’une Amérique subissant les ravages de la ségrégation raciale, les années hippies, la difficile mise en route de “l’ascenseur social”, l’embourgeoisement, sous la houlette des promoteurs immobiliers, des quartiers naguère réservés aux Noirs. L’histoire d’une amitié indéfectible, qui va au delà des mots, des origines sociales et même de la couleur de peau. Lorsque Barbara Jean tombera amoureuse de Chick, le nouveau serveur (blanc) engagé par Little Earl, aucune des deux ne la jugera ! Il y a aussi Minnie, la diseuse de bonne aventure, prétentieuse, mais au final attachante dans sa maladresse. 

Le plus surprenant cependant est le style d’écriture: le livre alterne les point de vue des trois héroïnes dont l’une est rédigée à la première personne, contrairement aux deux autres. Et loin de me dérouter, j’ai trouvé que cette alternance donnait de la richesse à l’histoire, lui donnant une belle originalité dans le ton. 

Un livre-doudou, plein de joie de vivre, à lire lorsque le moral est en berne !

Version originale, round 5 : When you say nothing à all

Hello à tous!  Pour cette nouvelle édition de version originale, je continue mes recherches dans mes archives country: Après I Will Always Love You de Dolly Parton, voici « When you say nothing at all » de Keith Whitley, sorti à la fin des années 80.

 

Cette chanson avait joliment été reprise par deux fois: l’une en 1995, par la chanteuse Alison Krauss, Puis, en l’an 2000 par l’ex-membre du boysband irlandais Weslife, Ronan Keating, qui ne s’est pas si éloigné de la version d’origine dans son interprétation !

Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro)

Et voici un livre que je voulais lire depuis un moment ! Terminé cet été, je n’en fais la chronique que maintenant: parce que c’est le genre de livre qu’il faut « digérer » avant de chroniquer !

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Résumé:

« Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun.
Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes. Kazuo Ishiguro traite de sujets qui nous touchent de près aujourd’hui : la perte de l’innocence, l’importance de la mémoire, ce qu’une personne est prête à donner, la valeur qu’elle accorde à autrui, la marque qu’elle pourra laisser. Ce roman vertigineux, porté par la grâce, raconte une histoire d’humanité, de conscience et d’amour dans l’Angleterre contemporaine.
Ce chef-d’oeuvre d’anticipation est appelé à devenir le classique de nos vies fragiles. »

Mon avis:

La grande originalité de ce livre, c’est son réalisme. Le cadre parait idyllique. Les enfants, à priori, tout à fait ordinaires. Puis, au fur et à mesure, un malaise s’installe et ne m’a plus quitté jusqu’à la fin. Car il s’agit bien d’un roman d’anticipation. Mais sans le cadre « dystopie apocalyptique », ce qui rend le récit encore plus troublant.

Ce qui choque le plus, c’est que ni Kath, ni Ruth, ni même Tommy, ne se révoltent contre ce système. Les adultes ne leur ont jamais expliqué clairement la raison de leur présence dans ce monde. Ce qui m’a longtemps fait pensé qu’Hailsham était une sorte de secte. La réalité est plus déroutante encore. Les enfants de ce pensionnat pas comme les autres n’existent que dans un but bien précis: le don d’organes. Et dans ce but, ils doivent être en bonne santé.

Vivant en autarcie depuis leur naissance, ils ont été conditionnés pour faire leur dons et mourir dans la fleur de l’âge. Ils ne peuvent pas non plus avoir d’enfants. Mais ce se sont pas des robots pour autant. Ils ont des failles, des états d’âmes, des désirs et des jalousies…

Il y a aussi la Galerie, ce lieu mystérieux où chaque printemps, des « oeuvres » créés par les élèves (peintures, sculptures, poèmes) sont exposés. Pourquoi ? Et pourquoi cette dame, qui vient les voir chaque année semble si troublée, si effrayée par leur existence ?

Les mots me manquent pour décrire mon impression concernant ce livre. D’un côté, il y a un aspect assez engagé concernant le don d’organes. Mais le ton très ambigu m’a donné froid dans le dos. Je pense qu’il faut le lire plusieurs fois pour en saisir toute la profondeur.  

Un livre à la fois subtil et glaçant, qui pose beaucoup de questions.

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À voir aussi, l’adaptation ciné, réalisée par Mark Romanek, qui a parfaitement su retranscrire le climat malsain du livre: Avec une mention spéciale à Andrew Garfield, bouleversant !

Troisième Humanité Tome 1 (Bernard Werber)

Ouf !! Enfin ! Après une lecture des plus laborieuse, j’ai enfin réussi à terminer ce premier volet ! J’ai l’impression de faire un Triathlon et d’avoir gagné la première épreuve !

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Charles Wells, un paléontologue très connu, part en excursion avec son assistante et une journaliste explorer le lac Vostok en Antarctique. Là-bas, il fait une découverte pour le moins spectaculaire : il trouve deux squelettes d’humains de dix-sept mètres de haut et un corps de la même taille, parfaitement conservé dans la glace. Il réussit à dater les squelettes au carbone 14 et estime qu’ils ont vécu il y a 8000 ans. Malheureusement, il ne pourra pas faire profiter le monde de sa découverte : ses deux acolytes et lui meurent dans le lac. Ils sont retrouvés eux-même dans un immense bloc de glace !

Pendant ce temps, David Wells, le fils de Charles, présente à la Sorbonne son mémoire sur l’évolution par le rapetissement. Le jeune homme est en effet persuadé que l’humanité évoluera en diminuant de taille à l’instar des dinosaures (ancêtres des lézards et… des oiseaux !) des mammouths et des félins. C’est un homme calme et plein de bonne volonté, mais très maladroit, qui vit encore chez sa mère. Il a un côté « homme-enfant », un peu vieux garçon, ce qui le rend très attachant.

Parmi ses concurrents, Aurore Kammerer, une scientifique lesbienne spécialiste des abeilles, qui a écrit une thèse sur la féminisation du monde. Elle veut faire des recherches sur les Amazones, dont l’immunité face à de nombreuses maladies est due à leur connaissances des abeilles.  À l’inverse de David, c’est une femme forte et cynique, en grande partie à cause de sa mère, féministe engagée, (pour ne pas dire enragée !) qui l’emmenait dans toutes ses manifestations dans son enfance.

Au premier regard, David a l’impression de connaître cette femme, sans réussir à mettre le doigt dessus. 

Par un étrange concours de circonstances, ils vont être amenés à travailler avec le colonel Natalia Ovitz et le lieutenant Martin Janicot afin de créer une nouvelle humanité, dix fois plus petite que la nôtre et beaucoup plus résistante, dans le but de déjouer les plans d’attaque nucléaire du dictateur iranien Jaffar

Bernard Werber nous conte une sorte de « Voyage de Gulliver » version scientifique, mâtiné d’un féminisme bienvenu ! Si l’ouvrage n’est pas sans longueurs, j’ai bien aimé ses références : ça va de la Bible (particulièrement l’Apocalypse, vu que le livre a été écrit en 2012 !), à la mythologie grecque (David contre Goliath), en passant par d’authentiques découvertes scientifiques et de peuples ayant vraiment existé comme les Amazones, ou encore les derniers Pygmées .

Mais la vraie bonne surprise est qu’il donne la parole… à la Terre ! Les chapitres sont en effet entrecoupés des réflexions de notre bonne vieille planète, qui souffre du traitement de ses « locataires temporaires » comme elle les appelle ! Et qui réagit très violemment quand elle l’estime nécessaire: Séisme, pluie diluvienne ou encore éruption volcanique. Mais elle a aussi des moments de pitié: lorsqu’une épidémie de grippe mortelle s’abat sur le monde, elle la fait disparaître… par un hiver particulièrement rigoureux !

Un premier volet riche en découvertes, mêlant aventure scientifique, valeurs familiales et réflexion écologique. Laborieux mais passionnant ! 

Note: fait amusant, Bernard Werber, en plus des remerciement habituels à ses fans et autres sources d’inspiration, a écrit la playlist des artistes qu’il a écouté durant l’écriture de son pavé ! Ici, ça va des Doors à Antonin Dvorak, Hans Zimmer, ou encore… Iron Maiden ! Un vrai rocker en fait !